Marketing 2 2
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Marketing
2
Chargé de cours
CHAPITRE I : LA POLITIQUE DE PRODUIT
INTRODUCTION
1
Par ailleurs l’on peut définir le produit comme la finalité ou le résultat de
l’activité de l’entreprise ou encore comme la réponse à une demande
exprimée sur le marché.
- De la marque,
- Du design,
- De la qualité,
- Du conditionnement,
- De l’emballage,
- De l’étiquette.
C’est l’ensemble des éléments d’un produit qui participent à son identification.
2
2-La marque
Elle peut être un nom, un sigle, un symbole, un dessin ou toute combinaison de
ces éléments servant à identifier les biens ou services d’une entreprise et à les
différencier des concurrents.
3-Le design
C’est l’ensemble des éléments qui affectent l’aspect et le fonctionnement du
produit du point de vue de son utilisateur. Pour le client, le produit doit être
agréable à regarder, facile à ouvrir, à installer, à utiliser à repérer.
Généralement, le design a trait à l’esthétique donc à la forme, à la couleur tout
en gardant la tradition observée par l’entreprise.
Pour conquérir les clients, les entreprises sont amenées à jouer la carte de
l’esthétique. Le design ou l’esthétique ou encore la stylique est une recherche
de personnalisation du produit qui vise à concilier efficacité, confort et beauté.
Il a pour objectif d’offrir des produits attrayants, pratiques, suggestifs et
émotionnels. Il permet de :
4-La qualité
C’est la capacité d’un produit à satisfaire un ou plusieurs besoins. Quelques
critères permettent de mesurer la qualité :
- Le rapport qualité & prix : quand q/p > 1, le produit a une qualité
supérieure au prix.
3
5-Le conditionnement
C’est l’enveloppe matérielle qui contient le produit.
- La conception du conditionnement
La conception d’un conditionnement doit tenir compte de plusieurs
paramètres :
4
6-L’emballage
C’est l’ensemble des enveloppes successives qui contiennent le
conditionnement.
7-L’étiquette
C’est l’ensemble des mentions figurant sur l’emballage d’un produit et
permettant aux consommateurs d’identifier le nom du produit, le nom du
fabricant, de connaître le prix du produit, l’origine du produit, sa date de
fabrication, la date de péremption, son mode de fabrication, et enfin permet de
promouvoir le produit.
Durée de vie
Périssable : détruit après le premier Alimentation
usage
Réparation, spectacle, assurance
Service : prestation immatérielle
5
Produits de spécialité : produit Electroménager
fortement différencié (forte image de
marque) ou possédant des caractéristiques
spécifiques,
Parfum de luxe, chaîne haute-fidélité
Bateaux, bijoux
Bien de luxe : E très élevée
1-La définition
La gamme de produit est l’ensemble des produits liés entre eux du fait qu’ils
fonctionnent de la même manière, s’adressent aux mêmes clients, ou sont
vendus dans les mêmes types de points de vente, ou dans la même zone prix.
Elle peut être également définie comme toutes les variétés de produits
fabriqués et vendus par l’entreprise. Elle est composée d’une ou plusieurs
lignes.
6
2-Les dimensions de la gamme
C’est encore égale à la largeur multipliée par profondeur (quand les lignes
ont la même profondeur).
Une référence
La largeur= 6 lignes
La profondeur : PL1=7 ; PL2=6 ; PL3= 5 ; PL4= 4 ; PL5= 3 ; PL6= 3
La longueur= PL1+PL2+PL3+PL4+PL5+PL6
= 7+6+5+4+3+3
La longueur= 28 références
7
4-La structure de la gamme
a.L’étendue de la gamme
Pour répondre aux attentes de sa clientèle, l’entreprise propose un ensemble
de produits qui constituent sa gamme. Cette gamme peut être composée d’un
plus ou moins grand nombre de produits.
Quel que soit l’option retenue, chaque choix comporte des avantages et
des inconvénients.
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c- Les différents niveaux de gamme
On peut distinguer 3 types de gamme qui reposent essentiellement sur le prix
et la qualité :
le bas de gamme,
le milieu de gamme
et le haut de gamme.
9
c-2 - Le milieu de gamme
Précisons tout d'abord qu'un produit haut de gamme n'est pas forcément un
produit de luxe.
Le marketing des produits hauts de gamme et de luxe est particulier :
10
3-Avantages et inconvénients des gammes courtes et des gammes
longues
Avantages Inconvénients
Le cycle de vie d’un produit identifie les différentes phases dans l’histoire
commerciale du produit. On identifie en général quatre (4) phases :
1
L'entreprise doit prendre garde au risque de cannibalisation entre ses produits. On parle de cannibalisation lorsque la
vente d'un nouveau produit va se faire au détriment d'un autre produit de la gamme...
11
c-La phase de maturité
Pendant cette phase, l’entreprise atteint l’optimum des ventes. Mais les ventes
connaissent pendant cette phase un ralentissement de la croissance puis
amorcent le déclin. Le profit est maximal puis commence à décroître face à des
dépenses marketing engagées pour lutter contre la concurrence. Les parts de
marché se stabilisent, la lutte concurrentielle s’exacerbe.
(Ventes)
Phase de
Gestation
Lancement Croissance Maturité Déclin
du nouveau
Produit
12
Ex : Maalox
Produits à cycle de vie multiple après la
relance
Phases
13
Mise au Extension de la Différenciation Contraction
point gamme. Modification De la
Produit (qualité, Optimum de Gamme.
Performanc technique et Certains Innovation
e) qualitatif attributs Technique
Gamme de relance
étroite
Fonction Évolution Forte baisse
de la (Baisse en Baisse des des prix
Prix stratégie Fonction de prix
Choisie la concurrence)
mais
généralem
ent élevée
Axée sur la Communication Réduction des Réduction
nouveauté, Intensive Budgets des
Communicat L’innovatio adaptée à la Publicitaires, Budgets
ion n. cible le plus Maintien Publicitaire
Objectif : large possible. partiel des Maintien
faire Objectif : Budgets partiel des
connaître. persuader promotionnels Budgets
Elle vient promotionn
en soutien els
aux
distributeu
rs
Constructio Distribution Réduction du Réduction
n de extensive : réseau : du réseau :
réseaux de élargissement compression compressio
distribution du réseau des coûts de n des coûts
Distribution . distribution de
Distributio distribution
n sélective Distribution
sélective
Développer Développer la Fidélisation Se retirer
Objectif la demande de la à la marque ou se
demande marque maintenir
globale
VI- INNOVATION
1-Définition
C’est une stratégie qui permet de donner une image de dynamisme et de
performance technologique au produit ou à l’entreprise et de conquérir des
marchés nouveaux.
14
2-Le nouveau produit et le produit nouveau
Un produit nouveau est un produit qui n’existait pas sur le marché. Il est rare
de percevoir un produit réellement nouveau.
3-Pourquoi innover ?
Les raisons qui poussent les entreprises à lancer des produits nouveaux
peuvent être regroupées en quatre catégories :
15
I-DEFINITION
16
Le prix joue un rôle essentiel car de façon quasi-systématique le
consommateur associe une qualité supérieure à un prix élevé.
L’importance du prix dans la gestion d’une entreprise se justifie par
plusieurs raisons :
17
III-LES CONTRAINTES DE FIXATION DE PRIX
18
IV-LES STRATEGIES DE PRIX
TYPE DE CONDITIONS
DEFINITION OBJECTIFS
STRATEGIE DE REUSSITE
Elle consiste à fixer le -Conquête rapide d’un Élasticité-prix par
prix assez bas pour marché. rapport à la demande
toucher dès le -Acquérir des parts de élevée (sensibilité au
Pénétration lancement du produit marché importantes prix)
une part importante
de la clientèle
potentielle
Elle consiste à fixer un Marges élevées, des -élasticité de la
prix élevé supérieur à profits importants, demande par rapport
celui de la plupart des obtenir une rentabilité au prix faible (pas de
concurrents afin de rapide sensibilité au prix)
toucher un segment -produit innovant et
limité de clientèle à ayant une forte image
Ecrémage
fort pouvoir d’achat de marque
-les clients ont
d’autres critères
d’achat différents du
prix
Cette décision peut s’expliquer par la hausse des coûts de revient, par la
volonté d’augmenter les profits ou encore de modifier son image de marque.
Dans ce dernier cas, la hausse des prix doit s’accompagner d’une modification
du produit.
L’alignement
19
C’est le suivi systématique des variations des prix de la concurrence ou du
principal concurrent.
Ex : le loyer de l’entrepôt.
PVHT −PAHT
Taux de marge= x 100
PAHT
Marge commerciale
Taux de marge= x 100
PAHT
MC = PVHT – CAHT
MC : marge commerciale
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Exercice d’application
Un commerçant achète en hors taxe des produits au prix unitaire de 1500 FCFA
et il les revend toute taxe comprise à 3 000 FCFA l’unité, taux de la TVA : 18%.
PVHT −PAHT
Taux de marque= x 100
PVHT
Margecommerciale
Taux de marque= x 100
PVHT
Exercice d’application
Si le prix de vente d’un produit est de 2000 f et que le coût d’achat est de
1500f, quel sera le taux de marque ?
1
PVHT= x prix d ' ac h at
1−taux de marque
Exercice d’application
21
Prixd ' ac h at
PVHT =
1−taux de marque
CAxCF
SR en valeur=
CA−CV
CA : chiffres d’affaires
CF : coût fixe
CFT
SR en quantité=
PVU −CVU
SR en durée
SRenvaleur
N= x 12 , dans ce cas, le seuil de rentabilité s’exprime en mois
CA
SRenvaleur
N= x 360 , dans ce cas, le seuil de rentabilité s’exprime en jour
CA
CA = PVU x Q
CV = CVU x Q
Exercice d’application
Soit une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 540000f ; la marge sur coût
variable totale est de 190000f et les coûts fixes de 140000f.
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NB : la marge sur coût variable global = chiffres d’affaires – coûts variables
totaux.
M/CV = CA –CVT
Q 1−Q 0
Q0
e=
P 1−P 0
P0
Q0 = demande initiale à P0
Exercice d’application
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Si une montre se vend à 200f l’unité et qu’à ce prix le commerçant en vend
1000, quel sera le coefficient d’élasticité si à la suite d’une hausse de 100f, le
commerçant en vend 500.
b-L’élasticité croisée
Elle mesure la variation relative de la demande d’un bien "A" sur la variation
relative du prix d’un bien" B".
Q 1 A−Q 0 A
Q0A
eA/B=
P1 B−P 0 B
P0B
Fondement de la méthode
-une limite inférieure qui dépend d’un effet qualité. Le consommateur refuse
de payer à un prix moins élevé car il craint d’acquérir un produit de mauvaise
qualité.
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Principes de la méthode
-En dessous de quel prix n’achèteriez-vous pas le produit parce que le jugeant
de mauvaise qualité ?
EXERCICE D’APPLICATION
110 0 190
120 60 60
130 90 30
140 130 0
150 160 0
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160 60 0
Exercice d’application 1
Un produit est vendu TTC à 951.80f. Son prix d’achat hors taxe est de 432.70f.
La TVA est de 18%.
Exercice d’application 2
Le prix d’achat d’un produit est de 1580€. Le taux de marque de 30%. La TVA
est de 18%.
TAF :1- Quel est le coefficient permettant d’obtenir le prix de vente TTC ?
Quel prix les clients attendent-ils ? A ce prix, quel volume peut-on espérer ?
26
I-DEFINITION
27
II-LES DIFFERENTS TYPES DE CIRCUITS DE DISTRIBUTION
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4-Le circuit court contractuel
a-La concession
Le contrat de concession peut être libre ou exclusif.
b-La franchise
C’est une méthode de collaboration contractuelle entre une entreprise
franchisante d’une part et d’autre part une ou plusieurs entreprises
franchisées. Le franchiseur met à la disposition du franchisé un savoir-faire, un
mode de commercialisation spécifique, une marque, un procédé. En
contrepartie, le franchisé s’acquitte d’un droit d’entrée et d’une redevance
périodique. Il s’engage par ailleurs à distribuer les produits conformément aux
prescriptions du franchiseur contenues dans la bible, document qui résume le
savoir-faire du franchiseur.
On distingue :
IV-Les intermédiaires
Les grossistes ;
Les semi-grossistes ;
Les détaillants.
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1-Le grossiste
2-Le semi-grossiste
Le choix d’un circuit dépend aussi des objectifs que le producteur se fixe quant
au niveau quantitatif, qualitatif et des ressources financières (pour le
versement des droits d’entrée par exemple) et des moyens de contrôle du
réseau dont il dispose. Mais l’entreprise doit aussi juger si le distributeur :
30
Le choix d’un circuit nécessite donc une mise en parallèle (et un contrôle
permanent des variables marketing et de gestion) des objectifs de l’entreprise
avec l’état du marché. Par ailleurs, le choix d’un circuit de distribution par le
producteur dépend de ses moyens, objectifs et du coût de distribution et du
contrôle qu’il veut exercer sur les intermédiaires.
Avantages
Elle permet de faire connaître le produit et est aussi indispensable pour les
produits de grande consommation.
Inconvénients
Avantages
Inconvénients
31
Stratégie mise en mal par la grande distribution.
Avantages
Inconvénients
b-L’allotissement
Elle correspond à la constitution de lots homogènes et suffisamment
importants à destination des intermédiaires.
c-Le fractionnement
C’est l’éclatement nécessaire de la production en lots de taille réduite adaptée
au consommateur.
d-Le stockage
Cette fonction permet l’ajustement temporel de l’offre à la demande.
a-L’assortiment
Cette fonction consiste à transformer des lots de produits en lots de ventes.
L’assortiment est l’ensemble des produits ou gamme de produits
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commercialisé par un point de vente. Cette fonction permet de proposer à la
clientèle des produits adaptés aux besoins de celui-ci.
33
L’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) définit la marque
comme étant un signe, un symbole, un nom ou une combinaison de ces
éléments qui servent à distinguer les produits ou les services d’une entreprise
de ceux des autres entreprises.
- un nom : Ford
- un terme : façonnage
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a-3/Les fonctions de la marque
- internationalisable
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- Elle doit ensuite être non déceptive c’est à dire les marques qui comportent
des indications propres à tromper le public sont interdites.
Elle doit avoir une disponibilité totale c’est à dire une marque pour être
enregistrée doit être libre (non déposée) et ne doit pas ressembler à une autre
marque du même secteur d’activité.
- Enfin la non utilisation d’une marque pendant cinq ans peut entraîner la
déchéance des droits du propriétaire.
Exemple : - la vache sérieuse a été interdite pour copie de la vache qui rit.
- Les fromageries Bel ont été déchues de leur droit sur la marque Aperi
pour non utilisation pendant cinq ans.
- objectifs marketing
- objectifs commerciaux
- objectifs de communication
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Ils sont les suivants :
Les cibles sont l’ensemble des personnes que l’on veut toucher par la publicité
du produit. Il existe souvent une différence entre cible générale et cœur de
cible.
a- Les objectifs
L’entreprise se trouve confrontée à un environnement sans cesse en évolution
(concurrence ; rachat, fusion) qui créé des confusions dans l’esprit du public.
Ainsi, l’entreprise se doit de communiquer sur toutes les phases de son
développement et de donner une image positive de ses produits ; de ses
dirigeants ; et d’elle-même. Le but de cette communication est donc de:
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- développer une image de l’entreprise
L’image, c’est l’ensemble des traits de personnalité que possède une marque,
un produit, une entreprise dans l’esprit des consommateurs. Elle se compose
de caractères objectifs (exemple : la performance, la robustesse, etc.) et
subjectifs (exemple : féminin, masculin, vieux) attribués par les
consommateurs. Selon Joan Nis, elle se compose de cinq composantes à
savoir :
b-Les cibles
De façon générale, la communication institutionnelle qui vise à modifier les
opinions sur l’entreprise s’adresse à l’opinion publique. Derrière ce terme, il
s’agit d’identifier les groupes de manière plus précise. En effet selon les
objectifs, la cible peut être :
- le grand public, les citoyens dont l’opinion peut influencer les pouvoirs
publics. Il peut s’agir d’une démarche offensive pour légitimer l’entreprise et
son action, soit défensive pour justifier l’action de l’entreprise en cas de crise.
38
Cette communication nécessite :
- d’être crédible
d-4/ Le mécénat
39
C’est l’ensemble des opérations de soutien matériel et financier par une
entreprise à une manifestation, à une association ou une fondation ayant pour
objet la mise en valeur d’œuvres ou d’organismes d’intérêt général ayant un
caractère humanitaire ; sportif, concourant à la mise en valeur du patrimoine
artistique, à la défense de l’environnement naturel, à la diffusion de la culture
et des connaissances scientifiques.
Les foires sont des manifestations commerciales locales périodiques (la foire
commerciale de Bouaké).
40
CHAPITRE V: LES PREMIERES ETAPES DE LA VENTE
La vente est définie comme une convention par laquelle l’un s’oblige à livrer une chose, et l’autre à
la payer. Elle joue un rôle important dans la vie d’une entreprise car c’est grâce à elle que l’entreprise pourra
atteindre ses objectifs commerciaux. De manière générale, la vente implique un contact entre un acheteur et
un vendeur donc une relation entre le vendeur et l’acheteur, une relation qui doit être mutuellement
bénéfique pour les deux parties. La vente relève de la négociation commerciale qui est un échange entre deux
parties afin d’aboutir à un accord satisfaisant pour les deux parties.
- La prise de contact,
- La découverte des besoins du client,
- L’argumentation,
- La réfutation des objections,
- La conclusion de la vente,
- La prise de congé.
La période qui précède le premier entretien fait partie intégrante de la vente ou du moins le devrait-elle
l’être, en ce sens qu’elle est, pour le vendeur, le temps de la préparation de son face à face avec le client.
Pour augmenter ses chances de conclure, celui-ci doit tout particulièrement rechercher les informations qui
lui manquent pour orienter ses choix et préparer ses actions.
Pour décider de façon efficace, tout collaborateur commercial doit, à la fois, être persuadé de
l’importance de la phase de la recherche de l’information et être capable de chercher la bonne information.
Cette préparation s’inscrit donc dans la logique <<connaître pour décider>>, que certains pourront
considérer comme triviale, peut-être, mais dont la non-prise en compte explique bien des infortunes en
matière de vente, car un produit fut-il juger ‘’bon’’ par ses concepteurs, ‘’ne se vend pas tout seul !’’
Sous cet angle, la réussite de la vente apparait donc comme clairement conditionnée par un détour
productif préalable bien connu, celui de l’étude du marché.
41
Pour être efficace, cette connaissance ne doit toutefois pas être accidentelle. Le vendeur, directement
ou par l’intermédiaire d’un service compétent de l’entreprise, doit être en permanence à l’écoute du marché
de façon, à la fois, à être en mesure de prévoir et de s’adapter aux différentes situations auxquelles il peut
être confronté dans l’exercice de sa profession.
42
- Ses éléments d’identification : Les éléments d’identification du produit (nom, modèle, catégorie,
marque, origine, etc.)
- Le produit et son cycle de vie.
b-Connaître l’entreprise
Pour agir avec efficacité, le vendeur doit avoir une connaissance efficace de son entreprise. Quel
qu’il soit en effet, sédentaire ou amené à parcourir les routes pour rencontrer ses clients actuels et potentiels
(vendeurs itinérants), le vendeur est toujours l’ambassadeur de son entreprise. Il est un media à travers lequel
cette dernière peut être bien ou mal perçue, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer en termes
d’image, d’une part, et d’activité, d’autre part. Vendre un produit c’est également vendre son entreprise,
c’est-à-dire, en fait rassurer le client en lui donnant toutes formes de garantie sur celle-ci et ce faisant,
souligner le crédit qu’on peut lui accorder, une telle procédure s’inscrit bien dans une stratégie de fidélisation
de la clientèle.
2.L’esprit ‘’maison’’ : -Adapter son comportement dans - Journal interne -Direction générale
-Image que veut donner la société la bonne direction - Directives et notes de services, -Direction des ventes
-Style de direction et règles -Faciliter ses rapports rapport -Direction marketing
internes de comportement interpersonnels et se sentir à - Plans de développement de
hiérarchique l’aise marketing et produits nouveaux
-Style de direction et règles -Favoriser ses chances de succès - Réunion de la force de vente
budgétaires en les évaluant
-Systèmes de rémunération et de -Se sentir ‘’le représentant’’ de la
stimulation individuelle. société devant son client.
-Place de la formation
individuelle
-Système de contrôle de gestion
et d’évaluation des résultats
personnels
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- Organisation commerciale : les - Donner au client le sentiment de - Catalogues des autres produits
hommes en place et les confiance et d’efficacité commercialisés par la société.
procédures administratives
- Autres produits commercialisés
par la société
5. les services ‘’tiers’’ - Favoriser la compréhension des - Journées ou note de formation - Direction financière
-Le rôle des services financiers et conséquences de l’action de vente - Réunions ou notes - Direction du personnel
comptables (trésorerie et les sur le plan financier d’information
relations bancaires en particulier) - Prévenir le risque de certains - Organigramme
-Les principes de bases de la conflits et d’un mauvais climat
comptabilité analytique pratiqués - Favoriser les relations et le
par la société. dialogue avec les autres services
en cas d’incident (mise au
contentieux, facturations)
- Permettre une meilleure
compréhension des bases
d’appréciation du rapport
performance/coût de la force de
vente
44
de façon identique, en effet, ses propres clients (pour leur faire acheter davantage ou autre chose dans sa
gamme de produits) et ceux des concurrents ou les non-consommateurs relatifs. Il faut dans chaque cas une
approche appropriée.
Pour être efficace le vendeur doit aussi avoir une connaissance précise de l’offre, c’est-à-dire de l’ensemble
des entreprises susceptibles de fournir aux consommateurs visés un bien ou un service comparable. Cette
offre doit être étudiée tant sur le plan de son importance que sur ceux de sa structure et de la variété des
formes de la concurrence à laquelle l’entreprise est confrontée.
- Si l’offre est importante, le volume de produits qui en découle place le vendeur devant une difficulté,
à savoir que le consommateur, ayant un large choix, a une tendance à être plus exigeant et de ce fait
plus difficile à convaincre. A contrario, lorsque le nombre de biens proposés est inférieur à la
demande, le consommateur à un choix limité, ce qui de façon générale simplifie la tâche du vendeur.
- La structure de l’offre (concurrence, oligopole, monopole) doit également retenir l’attention du
vendeur, car en le renseignant sur le nombre et la taille des entreprises offrant un bien ou un service
comparable au sien, elle peut le guider dans certaines de ses grandes décisions vis-à-vis de sa (ses)
clientèle(s).
Une entreprise Monopolistique Le client n’a pas le choix de l’entreprise. Le vendeur le conseille dans le choix de sa
gamme de produits et prend les commandes
Un grand nombre concurrentielle La concurrence est très importante, le vendeur a un rôle déterminant de négociateur
d’entreprises (conditions de vente, prix, etc.) et doit persuader le client de la qualité et de l’image de
marque des produits qu’il vend.
Les éléments de connaissance utiles à la décision acquis, le vendeur doit préparer son action. Il lui faut alors
adopter une démarche, s’organiser et prendre contact avec le client visé.
45
L’organisation rationnelle du travail effectué, des principes étant d’assurer l’efficience la plus grande du
travail effectué, des principes de bases sont à respecter, six plus particulièrement :
- Principe 1 : ne pas subir les événements (sauf cas d’espèce), mais les provoquer
- Principe 2 : regrouper les tâches répétitives par nature, à heure fixe si possible
- Principe 3 : équilibrer son emploi du temps entre les travaux de la pensée et ceux de l’action
- Principe 4 : savoir économiser sa fatigue et sa mémoire
- Principe 5 : assurer périodiquement le contrôle de son travail
- Principe 6 : savoir choisir les ordres de priorité.
46
2-Rapport de la préparation
Connaitre sa société
Analyser le développement
Contrôler
47
3-La check-list
Une bonne check–list facilite et améliore la préparation des visites. Elle pose les questions indispensables,
invite à effectuer les recherches nécessaires, stimule les réflexions souhaitables et crée un entrainement
mental préalable à la négociation.
5- Définition des tâches, des désirs, des problèmes du client que veut le client ?
11- Livraison /prix/conditions quels prix, quelles conditions, quels délais proposer ?
La relation gagnant-gagnant permet à chacun des deux interlocuteurs vendeur et acheteur d’être satisfait du
résultat obtenu, cette relation permet d’obtenir un compromis satisfaisant pour les deux parties et d’entretenir
des relations durables dans le cadre des activités commerciales de l’entreprise.
Le vendeur doit mettre dans le plateau de la balance les éléments qui répondent à l’attente du client, en
termes de solution.
Et l’argent demandé sert à payer :
• la solution ;
• le savoir-faire et les structures de l’entreprise.
C’est ce qui explique que le prix est la conséquence de l’offre.
Le bon vendeur est un « offreur de (bonnes) solutions » dans une relation gagnant/gagnant.
Le client Le vendeur
A de l’argent A un savoir-faire
48
Exercice d’application
Cochez la ou les affirmations correspondant à la bonne relation acheteur/vendeur, en d’autres termes,
repérez la situation Gagnant-Gagnant parmi ces trois situations.
1. Le vendeur vend un produit en stock en faisant une remise importante et visiblement ce
produit n'était pas tout à fait celui correspondant au besoin du client
2. L'acheteur dit : j'ai fait une affaire au lieu de dire j'ai acheté le salon qui va embellir ma
maison dans laquelle j'aurais plaisir à m'asseoir.
3. L'acheteur dit : "Le vendeur a vraiment compris mon choix sur le plan technique et il m'a
vendu l'article au meilleur rapport Qualité / Service / Prix".
L’objectif général visé est bien sûr d’être reçu par l’entreprise à laquelle on s’adresse. Mais en fait, ce que le
vendeur recherche est beaucoup plus précis. Son souhait est certes d’être reçu, mais :
- Au moment lui convenant le mieux, car il a de nombreuses autres personnes à rencontrer,
- Le plus rapidement possible, parce qu’il a des quotas à réaliser,
49
- Par la personne qui a véritablement le pouvoir de la décision d’achat, afin d’éviter des visites
inutiles,
- Par un interlocuteur suffisamment libre pour être vraiment attentif à ses propos.
Autrement dit, comme l’individu contacté par l’entreprise est évidemment libre de son choix, le
collaborateur commercial doit lui vendre ce rendez- vous, à la fois dans son principe général et dans les
détails de sa réalisation. Cela demande un savoir-faire que même les vendeurs chevronnés ont dû apprendre
et développer.
Pour gagner en efficacité le vendeur doit procéder avec méthode, ce qui implique de sa part, de procéder par
étapes.
3 D’un bloc-notes De pouvoir noter toutes les informations données par l’interlocuteur
5 D’une certaine tranquillité dans son bureau De ne pas être indisposé durant l’entretien téléphonique
50
Mais pour vendre son rendez-vous à une personne qui peut, à priori, n’avoir aucune envie de le
recevoir, le vendeur doit aussi être en forme. Il faut, en effet, rappeler que, certains cadres étant
sollicités sans cesse par des commerciaux de tous les horizons, ils ont tendance à refuser toute
communication.
Le sachant, le vendeur doit avoir préparé son entretien, c’est-à-dire :
- Sa première phrase ;
- La logique de son exposé
- Le type d’arguments qu’il utilisera ;
- Le ton qu’il aura à adopter selon les cas ;
- Le vocabulaire qu’il lui faudra utiliser, etc.
Tout le temps consacré à ces détails n’est pas perdu. C’est un investissement indispensable à l’heure où le
nombre des appels téléphoniques va grandissant.
L’entretien téléphonique
o Comment parler au téléphone
- Tout d’abord, il ne faut pas parler d’une façon monotone (et savoir changer de registre) ni parler trop
haut (une voix agréable est plutôt basse qu’élevée).
- Le débit de la parole ne doit être trop lent, trop élevé (150 mots/minute environ) et il faut savoir
varier le rythme du discours (les mots ou les phrases les plus importants doivent être prononcés plus
lentement et distinctement). Il est également indispensable de ne pas faire trop de longues phrases.
- Il faut ensuite parler aimablement, sourire (car le sourire s’entend) et bien écouter, ainsi que
reformuler les propos les plus importants de son interlocuteur.
- Il faut faire montre d’une grande courtoisie à l’égard de son interlocuteur.
- Il faut s’attacher à toujours appeler le client potentiel par son nom
- Enfin, il est nécessaire d’identifier le registre sensoriel de l’interlocuteur pour pouvoir utiliser le
même et éviter des transactions croisées.
51
L’appel téléphonique étant souvent perçu comme une source de dérangement, il convient donc d’en
atténuer le désagrément, autant que faire se peut. (confère les conseils)
Pour être tout à fait complet dans sa présentation, le vendeur doit :
- Tout d’abord s’appliquer à vérifier qu’il est en communication avec la bonne personne, et doit donc,
avec courtoisie, s’assurer de l’identité de son interlocuteur.
Exemple : <<Allo, Monsieur KONE ?>>
- Puis se présenter de façon claire, par son prénom et son nom de famille suivi du nom de la société
qui l’emploie :
Exemple : <<Bonjour, Monsieur KONE, …Léopoldine KOUADIO de la société
Léforfèlèfor à l’appareil,… je me permets de vous appeler …>>.
L’interlocuteur étant en général une personne que l’on dérange dans son travail, il importe donc que
la première phrase puisse éveiller son attention, et non l’agacer.
Pour ce faire, le vendeur doit éviter tout particulièrement :
De commencer par s’excuser du dérangement occasionné par l’appel téléphonique ;
D’adopter la forme négative dans ses propos ;
De développer une argumentation.
Dès sa première phrase, il doit mettre en avant un élément susceptible d’éveiller la curiosité du client, une
information importante pour son type d’activité, etc. Ainsi, le vendeur a plus de chance d’intéresser son
interlocuteur, de l’amener à réagir positivement à son égard.
Dans cette perspective, il est évident que le mode d’expression du vendeur est un facteur important
de la réussite de la prise de rendez-vous. En adoptant un débit lent, il a en effet davantage de chance
de plaire qu’en procédant avec précipitation.
L’obstacle de la présentation franchi, le vendeur peut poursuivre
Quelques principes de base doivent alors absolument être respectés
Ne pas perdre de vue que le but est l’obtention d’un rendez-vous et non pas autres choses
Ne pas développer d’argumentation, dans la mesure où il ne s’agit que d’éveiller l’attention
du client potentiel et non pas de lui vendre un produit au telephone.
Toujours préférer le ‘’vous’’ au ‘’je’’.
Eviter les mots : problèmes, difficultés, etc. ; et les expressions :’’je pense que’’, ‘’il n’est
pas impossible que’’, etc. (Eviter les termes emprunts de doute)
Répondre clairement aux objections mais sans jamais déflorer le sujet pour la présentation
détaillée duquel un rendez-vous est sollicité.
Donner l’impression à l’interlocuteur qu’il maitrise la date de rendez-vous, ne ‘’lui forcer
pas trop la main’’, etc.
Pour parvenir à une prise réelle de rendez-vous, il est préconisé d’influencer les choix du client en
procédant rapidement par une question alternative de type :’’quand voulez-vous que nous nous
voyions : mardi à 10h30, ou préférez-vous jeudi vers 16h30 ?’’
52
En cas d’hésitation ou de non-disponibilité de sa part aux jours et heures suggérés, il faut proposer d’autres
dates et petit à petit amener l’interlocuteur à prendre une décision précise et positive.
Quelques exemples de questions alternatives :
Préférez-vous le matin ou l’après-midi ?
Préférez-vous en début ou en fin de semaine ?
Préférez-vous cette semaine ou la semaine prochaine ?
Préférez-vous mercredi à 11h30 ou jeudi … ?
L’accord obtenu sur un jour et une heure, la conclusion de l’entretien téléphonique consiste essentiellement :
A faire en sorte qu’on ait bien le temps de noter le tout sur un agenda (date, nom,
etc.)
Et à prendre congé en le remerciant chaleureusement.
En définitive, pour ne pas commettre d’erreurs, le vendeur peut constituer une check-list de ce qu’il faut faire
ou éviter. Il lui faut impérativement préparer son entretien tant au plan de la démarche à suivre, des propos à
tenir, qu’au niveau des moyens à utiliser.
53
b-Grille type de prise de rendez-vous
Société X ?
Je vous le passe
C’est à quel sujet ?
Je vous passe sa M. SOUMAHORO est absent
secrétaire
54
Vous pensez bien M.SOUMAHORO qu’on peut définir cela sans avoir pris
Disons plutôt lundi 10 heures connaissance de façon précise de votre consommation ? C’est pour cela que je
SIMULATION
Sujet :
LEFORFELEFOR est une entreprise spécialisée dans l’exportation de fèves de café, et de cacao.
Elle a son siège à Abidjan au plateau et plusieurs grandes plantations à l’intérieur (San-pédro,
Bonoua, Gagnoa, Daloa). Cette structure est animée par 30 cadres qui exercent au siège et 250
employés qui travaillent dans les différentes plantations. Le Directeur Général se nomme Arthur
Evariste KOUASSI.
c-Le télédisque et les principales réponses proposées par P. Rataud
Télédisque : ne jamais dire non, accepter les réticences, il faut vendre un rendez-vous, n’argumentez pas.
OUI NON
Pouvez-vous me
donnez des
Oui, Monsieur X, bien sûr, mais je ne pourrais vous donner que des précisions ?
indications incomplètes par téléphone, c’est la raison pour laquelle, je vous
propose de nous rencontrer le … à … ou le … à …
Je comprends bien, Monsieur X, que vous
ne puissiez pas être intéressé par une
(application) que vous n’avez pas encore eu
Cela ne l’occasion d’étudier. C’est justement
m’intéresse pourquoi je vous propose de venir vous voir
pas … le … ou le … ?
De quoi s’agit-il ?
N’insistez pas ! permettrez-vous alors de vous rappeler
dans quelques semaines ?
d.L’organigramme de P. Chevalier
- Saluer
Oui ‘’Allo bonjour M. ou Mme …’’
Avez- vous le nom Demander le poste du responsable
du responsable ? ‘’Pourrai-je parler à M …
Non
Non
Non Oui
2ème objection de la part
Ne pas insister
du responsable
Non
Ne pas aller au-delà de
deux objections
- Proposer une alternative positive : ‘’préférez-vous que nous
nous rencontrions le … ou le …
56
Cette étape suppose un contact physique et un contact verbal. Elle a pour objectif une analyse du client de
façon à faire apparaitre ses véritables besoins et motivations.
- Le contact physique
Il ne faut jamais oublier que le contact visuel est le tout premier contact lorsque deux personnes se
rencontrent. L’apparence physique a donc une importance considérable pour la relation de communication
qui va s’établir. Elle reflète les références matérielles de chacun des interlocuteurs. L’apparence physique
doit donc se soigner autant que le discours commercial. En fait, on n’a qu’une seule fois l’occasion de faire
bonne impression et lorsqu'on sait qu'un consommateur vous juge en quelques secondes sur vos premiers
gestes, il est fondamental d'adopter immédiatement la bonne attitude que l'on dénomme la "règle des 4 x 20".
Sur quoi se construit la première bonne impression?
La règle des 4 x 20 :
Elles conditionnent toute la négociation. C’est sur cette première impression que le prospect vous jugera.
Bien entendu, la négociation ne se limite pas à ces 20 secondes, mais si votre entrée est mal perçue, vous
partez avec un lourd handicap. Première chose à faire donc, vous assurez que votre « apparence » est en
adéquation avec le type de client auquel vous vous adressez et que votre présentation est soignée.
On estime en effet que le jugement que l’on a d’un individu se base à 80% sur la voix ou le visuel . En fait, il
vous faut attirer la sympathie du prospect. Pour y parvenir, concentrez-vous sur votre démarche et votre
attitude : ayez l’air sûr de vous. Adoptez toutefois de préférence un comportement mesuré plutôt qu'une
attitude faussement à l'aise : vous n’êtes pas en terrain conquis, c’est le prospect qui décide.
Nos déplacements, nos gestes doivent être naturels, chaleureux et surtout pas raides et guindées. Plus
généralement, tâchez d’avoir des gestes d’ouverture, de vous montrer disponible dans votre attitude :
évitez par exemple de croiser les bras ou les jambes. Ces attitudes sont clairement considérées comme des
signes de rigidité et de difficulté à aller vers les autres. Par ailleurs, vos gestes doivent être en phase avec ce
que vous dîtes et ce que vous dégagez.
57
Le contact verbal commence dès le début de l’entretien. Saluez votre interlocuteur d’un « Bonjour
Monsieur ! » ou « Bonjour Madame ! ». Attention à votre voix : elle doit être à la fois assurée, claire et
douce. Pensez aussi à bien articuler : il n’y a rien de plus crispant qu’un vendeur qui s’exprime de façon
inintelligible. Dans le même esprit, assurez-vous à ce que votre vocabulaire soit positif et accessible. Ce sont
les vingt premiers mots qui donneront ou non l’envie au client d’écouter les suivants.
Salutations
Présentation
Identification de l’interlocuteur
Entrée en matière
Pour le vendeur, le but de ce début d’entretien est de créer un climat favorable. On considère en général que
ce climat se crée dans les cinq premières minutes de l’entretien.
Par ailleurs, il faut noter aussi qu’en laissant parler le futur client, vous gagnez du temps pour réfléchir à ce
que vous direz ensuite.
Vous devez vous concentrer sur le visage de votre interlocuteur. C'est là que tout se joue, au niveau de ses
yeux. Votre devoir : le regarder bien en face (regard franc, ouvert, accueillant), avec un sourire franc, naturel
et direct. Et si vous êtes mal à l’aise, regarder ses sourcils. L'objectif principal étant de vous montrer attentif
à votre futur client et non pas de le braver du regard.
Le rendez-vous téléphonique ayant été obtenu, le vendeur doit ensuite faire en sorte que son premier contact
avec le client soit le plus efficace possible en vue d’une vente finale.
Dans cette perspective, il doit impérativement s’organiser pour éviter toute erreur, d’emblée, et pour
rapidement intéresser son interlocuteur.
Sans prétendre aucunement à l’exhaustivité, dans la mesure où les situations et les individus sont très divers,
on peut malgré tout dégager quelques grandes préconisations pour augmenter les chances de succès du
vendeur, comme le montre le tableau suivant.
58
Les points importants Ce qui en fait des facteurs de succès ou Des idées pour une maitrise accrue de ces
d’échec différents points
C’est le vendeur qui a été demandeur du Rappeler par un courrier que l’on sera là
rendez-vous tel jour à telle heure :
Etre ponctuel traduit de sa part le respect Arriver un peu à l’avance pour se faire
de ses engagements à l’égard d’autrui annoncer.
Règles no 1
Etre à l’heure le place dans une position Amener l’interlocuteur à présenter des
Une ponctualité à respecter
plutôt favorable pour le reste de excuses pour avoir fait attendre le
l’entretien vendeur.
Avouer en toute simplicité que l’on a
horreur d’être en retard
Il faut clairement exprimer par la qualité ‘’l’habit ne fait pas le moine, mais’’.
de sa présentation physique l’importance Dans ce contexte trop d’originalité ne
que l’on accorde à l’entrevue avec la peut que nuire.
Règle n02
personne. Il est important de tendre une carte de
Une présentation à soigner
Il faut précisément et simplement décliner visite dès que possible.
son identité et celle de son entreprise. Pour faciliter l’entretien, il convient d’être
souriant, mais sans exagération.
Règle no 5 Il faut adapter son comportement et ses Ne pas être ‟une bouche cousue dans le
Un lieu à intégrer premières paroles au lieu dans lequel on couloir‟.
se trouve : Ne pas s’impatienter ostensiblement
- Certaines choses peuvent en effet Ne pas chercher à forcer l’entrée du
être dites dans le couloir ; bureau.
- D’autres ne peuvent être abordées Faire montre d’éducation en s’adaptant
qu’à l’intérieur du bureau ;
- D’autres encore ne peuvent l’être
qu’à l’intérieur du bureau, une fois
59
assis.
Les six règles proposées précédemment sont en somme les conditions minimales à respecter pour ne pas
hypothéquer d’emblée ses chances de concrétiser une vente, elles ne constituent toutefois pas une condition
suffisante pour réussir. Le vendeur ayant sollicité un rendez-vous, force arguments, auprès d’une personne
qui pouvait bien consacrer ce temps à autres choses, il se doit d’intéresser le plus possible son interlocuteur.
60
Dans le bâtiment
‟voudriez-vous Madame KOBENAN, économiser 30% sur votre note de
chauffage ?‟
‟Aimeriez-vous, ZAKPA, gagner vingt minutes à chaque pause ?‟
En bureautique
‟Monsieur TOTO, souhaitez-vous relancer vos clients trois fois plus souvent ?‟
‟Monsieur GBOSSIO, pourriez-vous m’indiquer maintenant, de mémoire, qui sont
vos deux petit clients ?‟
La découverte des besoins du client consiste à procéder par questionnement en vue cerner ses attentes.
61
I-LE QUESTIONNEMENT DES CLIENTS
Il est évident que la pratique de la découverte du client se réalisera en appliquant les principes dans la
deuxième partie. Une bonne découverte satisfera trois objectifs :
- Connaître le client et son désir,
- Le valoriser
- Se crédibiliser en tant que professionnel
Pour cela, il faut :
1-Savoir questionner
Besoin d’être servi rapidement J’espère que le vendeur va rapidement déceler et me proposer ce dont
j’ai besoin.
Besoin d’être servi avec compétence J’espère que le vendeur connait bien ses produits et qu’il saura bien me
conseiller au mieux de mon intérêt et non du sien.
Besoin d’être à l’aise J’espère que je passerai un moment agréable dans ce magasin.
Besoin d’être compris J’espère que le vendeur arrivera à comprendre réellement ce dont j’ai
besoin.
Besoin de se sentir important J’espère que le vendeur sera suffisamment compétent pour arriver à me
satisfaire.
Besoin d’être apprécié J’espère que le vendeur décèlera le connaisseur, l’homme sympathique
que je suis.
Besoin d’être respecté J’espère que le vendeur saura tenir ses distances.
62
La liste des mots imprécis est extrêmement vaste et dépend des produits vendus : « on, ils, certains, ...court,
long, lourd, léger, lent, fiabilité, confort, sécurité, salissant, travail bien fait… »
Le vendeur doit toujours avoir en permanence à l’esprit que la signification de ces mots sera différente selon
chaque client.
La généralisation hâtive
Le client a tendance à généraliser à partir d’une ou de deux expériences, ou à partir de ce qui s’est produit
dans d’autres circonstances et à d’autres personnes, etc.
Client : « les modèles vendus par les détaillants spécialisés sont toujours plus chers »
Vendeur : « vraiment toujours ? » ou « les mêmes modèles ? »
A chaque fois que le vendeur entend ˝toujours˝, ˝la plupart du temps˝, ˝tous˝, …il lui faudra découvrir sur
quels faits précis cette généralisation est basée.
Les relations de cause à effet
Le client crée parfois des liens entre 2 ou plusieurs expériences.
S’il existe des expériences « universelles » et réelles (exemple : « quand je porte du synthétique, je
transpire »), d’autres au contraire sont à vérifier, car elles ne sont probablement que le fruit de l’imagination
du client.
Client : « il faut que vous prépariez ma robe pour demain matin »
Vendeur : «que se passerait-il si elle n’est pas prête à cette date ? »
Client : « je ne peux acheter de matériels japonais »
Vendeur : «qu’est-ce qui vous en empêche ? »
Rechercher un fait précis « Est-ce pour offrir ? » Les questions fermées peuvent
Permettre de fixer l’accord du « C’est pour combien de paraître brutales, si on en pose
Fermée client sur un fait précis personnes ? » trop.
« Combien de surfaces avez-
vous ? »
63
Reformulation de vérification « Donc vous recherchez le plus A utiliser au moins une ou deux
silencieux possible qui vous fois durant la phase de
permette de tondre votre pelouse questionnement.
Reformulation stricte
en une heure »
Permettre d’approfondir les Client : « il me faut surtout un A utiliser pour clarifier un propos
propos du client et de montrer modèle dans lequel je sois
Echo qu’on l’écoute parfaitement à l’aise »
Vendeur : « Parfaitement à
l’aise …?
Clarifier un propos en demandant Client : « Je veux quelque chose A utiliser uniquement sur les
au client une comparaison de performant » critères très importants
conditionnant l’achat Vendeur : « Performant par
rapport à quoi ? »
Comparaison
Client : « Je veux un produit
fiable »
Vendeur : « Comparé à quel autre
produit ? »
Chercher à éviter une question. Client : « Est-ce que je pourrai la A utiliser au maximum une fois
Permettre de connaître les porter réellement dans toutes les par entretien de vente.
En retour motivations cachées occasions ?
Vendeur : « Mais vous, qu’en
pensez-vous ? »
Permettre de ne pas répondre soi- Le vendeur à la femme du client : A utiliser essentiellement lors de
même à la question. « Madame vous donnera la vente en couple.
Relais
Permettre de valoriser un tiers. certainement son point de vue sur
ce sujet … »
Amener le client à préciser sa « Donc d’après vous, ce qu’il y a Cela peut servir de reformulation.
De contrôle pensée de mieux sur le marché, c’est
Permettre de relancer le dialogue. …»
Permettre une interrogation « Que pensent en général les Questionnement très intéressant,
adoucie, en donnant l’impression membres de votre club VTT, de car le client « se livre » d’autant
Généralisante
au client qu’il ne parle pas cette marque VTT » plus, qu’il considère s’exprimer
réellement de lui au sein d’un « collectif ».
64
Client : « De toute façon, j’en ai marre de la voir, de me casser les reins à la démarrer, j’ai l’air d’un … à
marcher derrière elle, surtout quand le voisin me regarde fièrement de son magnifique autoporté… et puis
les prix des autoportés sont maintenant très compétitif … »
Ce besoin l’amènera à entrer dans un magasin avec un certain nombre de motivations d’achat.
Ces motivations d’achat très diverses, peuvent généralement se classer et s’analyser facilement grâce à la
méthode SONCAS (le client, il faut penser à son cas !).
S comme sécurité :
Sécurité d’utilisation, fiabilité dans le temps, qualité de fabrication, compétence du service après-
vente, etc. Exemple pour un autoporté : sécurité d’utilisation (conduite, problème de lame, fiabilité du
moteur, ramassage de l’herbe coupée, etc.).
O comme orgueil :
Dans ce cas, le client désire obtenir le plus gros, le plus grand, le plus beau, le plus moderne, le plus
rapide, le plus cher, la marque la plus prestigieuse, etc. Exemple pour un autoporté : puissance du moteur,
vitesses automatiques, couleur dynamique, marque de prestige, matériel professionnel, etc.
N comme nouveauté :
Procédé exclusif, dernier modèle, technologie de pointe, modèle de la prochaine saison, nouveau
procédé de fabrication, etc.
C comme confort
Ici, le client recherche confort, facilité d’utilisation, facilité d’entretien, facilité de transport et de
stockage, etc.
Exemple pour un autoporté : bruit, vibrations, rapidité de tonte, facilité de conduite et d’utilisation, etc.
A comme argent :
Economie à l’achat, à l’entretien, dans le temps, etc.
Exemple pour un autoporté : consommation d’essence, prix compétitif ou promotionnel, remise, etc.
S comme sympathique :
C’est toute la sympathie dégagée par le vendeur et par l’entreprise (ambiance sympathique).
Le client se sent bien et a envie d’acheter-là plutôt qu’ailleurs.
S comme séduction :
C’est le coup de foudre, le coup de cœur que déclenchera chez le client, le produit et qui sera une
motivation d’achat.
Le vendeur devra donc en écoutant et en posant des questions judicieuses connaître la ou les motivations
principales du client.
65
IV-Savoir-faire formuler l’objectif d’achat par le client
V-Ecoute active
Pour bénéficier des informations livrées par le client, il ne suffit pas de poser des questions. Il faut en plus
« écouter » les réponses qui y sont faites.
L’erreur que commettent en général les vendeurs débutants, comme certains autres d’ailleurs, est de croire
que pour vendre, il faut parler sans cesse. A la vérité, la parole ne sert qu’à faire parler, comme on l’a vu
précédemment. Bien vendre consiste alors à garder le silence, tant que l’interlocuteur s’exprime, ce qu’il faut
bien en convenir, n’est pas toujours très simple. Un apprentissage et un entrainement sont donc
nécessaires pour acquérir le savoir-faire en la matière. Le premier pas décisif est celui qui conduit le
vendeur à comprendre et à intégrer le fait que le silence est d’autant plus performant qu’il est utilisé à bon
escient. En effet, il n’est point question d’être constamment silencieux, car cela pourrait perturber
l’interlocuteur, mais se taire quand cela s’avère vraiment utile, durant l’entretien.
L’usage du silence, loin d’être une stratégie d’attente, voire de repli, correspond bien au contraire à une
action productive. Lorsque le vendeur se tait, le client ne cherche pas en général à progresser dans sa
négociation.
Pratiquer efficacement le silence nécessite donc de bien faire la différence entre « entendre » et « écouter »,
et de tout mettre en œuvre, au plan des techniques, pour que l’écoute qui est le comportement à privilégier,
soit la plus performante possible.
66
2-L’écoute active à proprement parler
Cette méthode, étudiée par C.Rogers et T.Gordon, consiste essentiellement pour le vendeur, à écouter
attentivement la totalité du message adressé par le client, et à lui renvoyer ce qu’il pense avoir reçu de sa
part.
Dans cette perspective, il doit de façon générale :
- Etre très attentif à tout ce que le client exprime verbalement, gestuellement, etc.,
- S’interroger sans cesse sur la véritable signification de ce que ce dernier a exprimé ;
- L’inciter à préciser sa pensée
Sur le plan pratique, le vendeur doit apprendre et s’exercer, en particulier :
- À maîtriser les formules qui aident à préciser ses propos initiaux, comme par exemple,
« Si je vous ai bien compris… »
« Vous semblez penser que… »
- À éviter de le perturber par un comportement contradictoire ou moraliste,
- À être concentré au maximum de ses possibilités.
Le schéma suivant résume assez fidèlement la logique qui peut être suivie pour améliorer ses performances.
Le schéma suivant résume assez fidèlement la logique qui peut être suivie pour améliorer les performances
du vendeur.
Origine Ecoute
Réponse écoute
active
Oui Non
Oui
Non
Exprimer le désaccord 67
VI-Les questions à ne jamais poser
Un plan de découverte est l’inventaire plus ou moins complet des questions généralistes à poser au client
pour cerner son besoin ou ses besoins. Il est toujours utile de procéder à la réalisation de cette liste car cela
évite’’ les trous de découverte’’.
68
- Comment procéder ?
Ecouter toutes les personnes
Déceler le plus rapidement possible le décideur, le prescripteur et l’utilisateur
Quelquefois c’est facile, l’homme disant à sa femme ‘’de toute façon, tu fais ce que tu veux…c’est toi qui
décides !’’, d’autres fois c’est flou, il faut donc faire appel à beaucoup de psychologie, etc.
Eviter et gérer les conflits
Exemple : la vendeuse évitera de susciter la jalousie de l’épouse du client à son égard en s’adressant trop à
l’homme, surtout si le produit est d’utilisation féminine (exemple : lave-linge).
IX-Les erreurs à ne pas commettre
- Préjuger des motivations ;
- Préjuger du niveau de richesse et tomber dans le cliché :
Client à l’allure ‘’ pauvre’’ : produit bas de gamme
Client à l’allure ‘’ riche’’ : produit haut de gamme
- Voir les motivations du client à travers ses propres motivations pour le produit
- Poser trop de questions fermées ;
- Ne pas clarifier les propos du client
- Ne pas connaître de plan type de découverte
- Poser des questions trop techniques ;
- Poser une question en croyant connaître au préalable la réponse ;
- Et surtout entendre mais ne pas écouter.
69
CHAPITRE VII : L’ARGUMENTATION
Une fois la phase de la découverte des besoins du client achevé, le vendeur connaissant les attentes de ce
dernier doit mettre en avant les arguments susceptibles de le persuader d’acheter les produits.
I-DEFINITIONS
Exemple :
70
Le vendeur fait toucher
2 « C’est de la vachette huilée, c’est une matière
une manche au client qui
II-LA SELECTION DES PRODUITS
Il faut essayer de sélectionner 2 à 4 produits à présenter au client. Lors de la présentation, le produit doit
naturellement être mis en valeur par une présentation l’avantageant au maximum.
Cette seconde grande phase de l’entretien de vente nécessite également un savoir-faire avéré, dans la mesure
où, d’une part, un client potentiel non convaincu par le vendeur n’achètera pas, ce qui est regrettable pour les
résultats de l’entreprise et où, d’autre part, il est beaucoup de clients très difficile à convaincre. Pour aider les
collaborateurs à progresser, les spécialistes mettent tout particulièrement l’accent sur l’argumentation.
71
III-SAVOIR ARGUMENTER
Pour convaincre un client, tout vendeur doit argumenter, c’est-à-dire ensemble de ressources du vocabulaire
et de l’expression pour l’amener à prendre une décision favorable à son offre. Autrement dit, il doit parvenir
à le persuader que son produit est celui qui lui apportera le plus de satisfaction eu égard au besoin à
satisfaire. Sa tâche n’est pas simple. Tous les professionnels le savent. Un savoir-faire est nécessaire.
Pour être efficace, un vendeur ne débutera son argumentaire qu’après avoir découvert son client et, plus
précisément, après avoir acquis la conviction que son client partage bien l’essentiel de sa propre analyse
de la situation. Dans cette logique générale, certains spécialistes proposent de suivre un plan d’action.
- Pour R. Moulinier par exemple, « chaque argument doit être structuré solidement pour être perçu par
la sensibilité et par la raison de ses clients »
Dans cette perspective, le vendeur doit successivement (Méthode CAP) :
Enoncer une ou des caractéristiques physiques du produit ;
Décliner cette ou ces caractéristiques en avantages exclusifs ou généraux ;
Apporter la preuve de l’avantage ou des avantages mis en avant ;
En déduire une conséquence concrète et personnalisé pour le client ;
Evaluer immédiatement l’effet de son argument sur le client.
La proposition de B. Juillet suit la même logique. Le plan préconise au vendeur de procéder selon cinq
étapes (Méthode MA-S-P-A C) :
- S’assurer de la nature du besoin ou du mobile d’achat du client par une question conçue à cet effet :
« Votre revenu est bien insuffisant, n’est-ce pas ? »
« ce que vous recherchez, c’est un mode de financement plus souple n’est-ce- pas ? », …
- Proposez une solution dans le droit fil du besoin que le client souhaite satisfaire :
« Eh bien, j’ai quelque chose à vous proposer pour améliorer votre revenu. »
« Notre société a mis en place une formule de financement qui va tout à fait dans le sens de
ce que vous recherchez. », etc.
- Apporter la preuve que la solution proposée va bien dans le sens du besoin à satisfaire :
« Je vous propose concrètement le moyen de gagner 100 000 francs de plus »
« Avec la formule que je vous propose, vous ne paierez que … », etc.
- Développer les avantages de la solution proposée, pour le client :
« Ainsi vous disposerez de moyens supplémentaires pour … »
« Cette souplesse vous permettra en particulier de … », etc.
- Procédez au contrôle de l’adéquation « produit offert » - « besoin à satisfaire », afin d’obtenir un
« oui » de la part de la part de l’interlocuteur :
« C’est une somme appréciable, n’est-ce pas ? »
« C’est un avantage important, n’est-ce pas ? »
72
Selon cette logique, le vendeur doit chercher à progresser pas à pas, souvent sous la forme interrogative, à
l’aide de question type :
« N’est-ce pas au fond ce que vous souhaitez ? »
« Avec cette solution vous ne gagnerez peut-être que 50 000 francs, mais ne sont-ils quand même
pas mieux dans votre poche ? »
Etc.
Il faut toutefois souligner que procéder selon un plan ne doit pas être entendu comme l’invitation à
adopter une démarche rigide vis-à-vis de son client. Loin s’en faut.
Pour réussir son argentation, il faut au contraire s’adapter à son interlocuteur et, dans cette perspective, il
convient de faire montre d’une grande souplesse, d’un réel souci de s’adapter au cas à traiter ; ce qui n’exclut
en rien l’idée de rigueur.
Convaincre étant souvent difficile, tout ce qui peut renforcer l’efficacité de la phase d’argumentation est
considéré par les vendeurs comme intéressant.
Ce dont il faut être persuadé, dès l’abord, est qu’il n’est de bons arguments que d’arguments qui
entrainent chez l’interlocuteur, successivement :
- L’écoute,
- La compréhension,
- L’adhésion,
- La mémorisation
- L’action.
Pour y parvenir, tout argument doit donc respecter certaines règles. Quatre paraissent fondamentales.
Règle N°1 Etre personnalisé - Etre conçu sur la base des On s’adresse à un individu, pas
attentes du client, à un segment de marché
-Donner l’image du « sur
mesure » ;
- Etre exprimé dans le langage du
client.
Règle N°2 Etre crédible -S’appuyer sur des faits ; Ne pas confondre argument et
- Ressortir d’une logique ; boniment
- Etre soutenu par des documents.
Règle N°3 Arriver au bon moment -N’être présenter que lorsque le La vente est un processus
client parait à même de le
recevoir ;
- Arriver après que le vendeur ait
bien reformulé l’essentiel des
73
attentes de son interlocuteur ;
- Etre clairement inscrit dans une
démarche de progression.
Règle N°4 Voir son impact contrôlé -Etre suivi de question de L’objectif est de vendre, pas
contrôle ; d’informer
- Pour une maitrise du
déroulement de la vente
- Par un traitement instantané des
réponses apportées.
Il ressort de façon peu contestable, des règles énoncées, qu’une bonne argumentation ne peut être le fruit que
d’un apprentissage rigoureux et d’un entrainement régulier. Convaincu de cela, le vendeur peut alors
progresser sur un plan particulièrement important pour convaincre, celui de la preuve. Celle-ci peut être
apportée diversement. En s’inspirant des propositions de M. Corcos, on peut préconiser quatre façons de les
utiliser.
Types de preuves Caractéristiques principales Exemple de formulations
Par la référence -Consiste à prendre appui sur la satisfaction « Vous savez ce modèle, je l’ai déjà vendu à
des clients ayant déjà acheté les produits, …, et vous connaissez leur exigence
- Le poids de l’argumentation est d’au tant lorsqu’ils achètent. »
plus fort que les clients actuels sont nombreux « écoutez, je n’ai rien à vous cacher, voilà
et connus. mes ventes du mois. »
Par l’expérience acquise -La preuve est fondée sur des chiffres, des «Tenez Monsieur, rappelez-vous le modèle
évolutions, des comparaisons, etc. Y, savez-vous combien j’en ai vendu ? »
- Le vendeur argumente à partir de tableau, de « voilà les ventes de l’année écoulée. »
graphique, etc.
Par analogie -Porter à l’attention du client des solutions « Pour que vous ayez une idée, j’ai fait un
assez voisines de la sienne qui ont donné tout placement de financement du même type à
à fait satisfaction à des concurrents, monsieur untel, que vous connaissez, voilà
- Cette preuve est principalement utile dans la ce qu’il a décidé. »
vente de service. « Non, je n’ai pas encore fait d’étude sur les
produits de la mer. Mais dans le secteur
agro-alimentaire, j’ai par exemple … »
« tenez voilà le dossier »
Par déduction -Consiste à procéder à partir d’essais réalisé « Ce que, je peux vous dire, c’est qu’avant
en laboratoire, de lancer ce modèle, nous avons fait des
- Il faut que l’interlocuteur accorde de tests précis sur … »
l’importance aux tests réalisés « Nos derniers tests montrent clairement
…»
Toutes ces preuves n’ont toutefois de réelle efficacité que si le vendeur est clair et précis durant son
entretien.
Dans cette perspective, les spécialistes s’accordent pour lui conseiller tout particulièrement :
- De n’avancer qu’une idée à la fois,
- D’être bref et concis,
74
- D’éviter tout langage sophistiqué,
- D’illustrer son propos,
- De ne pas glorifier ses produits,
- De ne pas affirmer, mais de prouver.
Certains vendeurs, à leur début surtout, sont tentés d’essayer de vendre en prenant appui sur la concurrence.
L’idée est en soi, intéressante dans la mesure où l’acheteur procède en général par comparaison entre
plusieurs marques. Son application peut toutefois conduire à l’échec, si d’aventure l’interlocuteur perçoit
dans la démarche du vendeur une volonté de dévaloriser un concurrent.
Argumenter selon une démarche comparative nécessite donc de procéder par « contournement » et non de
façon « frontale ». L’habileté consiste alors à faire admettre au client que si ses choix précédents étaient
certainement fondés, ce qui lui est proposé à présent l’est davantage encore.
Comme nous l’avons indiqué précédemment, il est impératif de centrer son argumentation sur ce qui
préoccupe le client que l’on a « en face de soi » et pas un autre, il l’est tout autant de s’adresser à lui selon la
forme qui convient, sous peine de connaître l’insuccès.
Quelques conseils sur ce plan peuvent aider le vendeur à gagner en performance, comme nous y invite M.
Corcos, par son expression : « les fils de fer de barbelés de l’argumentation ».
9 types d’expressions à éviter Leurs caractéristiques Quelques exemples illustratifs Nos préconisations aux
dominantes vendeurs
1. Les expressions négatives Suscitent une réponse négative « Ne souhaitez-vous pas … ? » Toujours s’adresser aux clients
de la part du client. « N’attendez- vous pas … ? » de façon positive.
2. Celles qui font peur Créent l’inquiétude chez « je suis d’accord avec vous, User les mots les plus valorisant
l’interlocuteur au lieu de le c’est très cher. » pour celui ou celle à qui ils sont
mettre en confiance. « Vous verrez bien, je ne pense destinés.
pas que ce soit une mauvaise
affaire. »
3. Les formes conditionnelles N’incitent pas le client à agir « Si vous aviez à choisir … ? » Utiliser toujours le présent, c’est
dans le sens de l’achat. « Si vous le souhaitez, nous plus direct.
pourrions… ?»
4. Les expressions dubitatives Sont susceptibles d’éveiller des « Il me semble que … ? » Mettre en avant uniquement ce
doutes chez l’interlocuteur. « Je crois que … ? » dont le client est persuadé.
5. Les références personnelles Le vendeur parle de lui au lieu « Je trouve que … » Bannir le « je ».
de centrer la discussion sur son « Mon opinion sur ce point… »
interlocuteur.
6. Les expressions Prennent le contre-pied de ce « Je ne suis pas d’accord … » Toujours rester en retrait.
« repoussoirs » que dit le client « Vous vous trompez
complètement sur … »
7. Les formules sans consistance Appauvrissent les arguments « Vous pouvez me croire … » Etre beaucoup plus direct face à
présentés au client « Croyez-moi, je … » l’interlocuteur.
8. Les expressions Créent le flou. « J’en parlerai aux personnes Etre plus précis pour gagner en
impersonnelles compétentes. » crédibilité.
75
« On verra ce que l’on peut
faire »
9. Les formules excessives Font perdre sa crédibilité à « Je puis vous assurer qu’en 20 Ne pas confondre « Prouver » et
l’argumentation. ans nous n’avons jamais eu le « Exagérer »
moindre problème. »
« Vous savez, nos clients
achètent ce produit sans même
le regarder, tant il est partout
apprécié. »
Bien que de nombreux spécialistes y soient plutôt opposés, on peut envisager de bâtir un argumentaire avant
une vente et de le suivre durant celle-ci. Si la démarche est souvent critiquée, c’est du fait de la rigidité
qu’elle risque d’introduire durant l’entretien.
La critique parait fondée. Malgré tout, il semble qu’un entrainement sur ce plan ne puisse pas nuire, dans la
mesure où le vendeur apprend ainsi à suivre une démarche logique. Il lui appartient de ne pas s’y limiter.
Pour aider, les débutants dans cette voie, un exemple peut être utile à présenter.
76
Exemple :
Propos du vendeur
Entrée en matière
Question ouverte
Réponse positive
- Le nom de la société
- Le montant des garantis
Réponse négative
Propos du vendeur
Propos du vendeur
Je suis chargé par ma société, la compagnie X …, de vous exposer un plan qui vous aidera
Je vous remercie. Au revoir Madame ou au revoir
à résoudre deux problèmes importants qui se posent à tout le monde, mais que tout le
Monsieur
monde n’est pas capable de résoudre : celui des garanties en cas de « coup dur » et celui
d’un placement sûr dont vous aurez besoin plus tard.
Question fermée 77
Le premier concerne les garanties dont vous bénéficierez en cas de malheur et qui sont insuffisantes (selon le cas, sécurité sociale, etc.).
Actuellement, tout se passe bien dans votre foyer, parce que vous travaillez… vous pouvez le faire car vous êtes en bonne santé.
Mais que se passerait-il si un jour, vous étiez victime d’une maladie grave ou d’un accident ?
Hélas, vous le savez comme moi, ce sont des choses qui arrivent au moment où l’on s’y attend le moins. Regardez autour de vous.
Les maladies graves, les accidents de circulation…Alors votre femme se trouverait dans l’embarras et l’avenir de vos enfants serait compromis.
Question fermée
Réponse positive
Propos du vendeur
Le deuxième concerne l’épargne pour les vieux jours. La retraite dont vous bénéficiez risque d’être insuffisante.
Question fermée
Ce n’est pas à 60 ans qu’il faudra y penser, mais maintenant. Ma société a résolu ces deux questions graves, et je vais vous l’exposer sur cette feuille de
papier. Rassurez-vous ce ne sera pas long.
Supposons que vous preniez un capital de 1000 000 f au départ. Vous ferez votre choix tout à l’heure.
Le plan que je vous soumets se divise en trois grandes parties et comporte trois avantages différents :
Propos du vendeur
- A partir du 61ème jour d’incapacité de travail nous ne vous demandons plus aucun paiement et épargnons à votre place,
- En plus, si vous êtes définitivement invalide à 66% (donner des exemples) non seulement vous n’avez plus rien à payer, mais nous vous remettons la totalité du capital auquel
vous aurez souscrit soit 1000 000 de francs revalorisés et pas seulement le montant de votre épargne
Question fermée
Réponse positive
Propos du vendeur
La disparition prématurée du chef de famille est la chose la plus grave qui puisse survenir. Bien sûr, j’espère que cela ne vous arrivera pas, mais il vaut mieux prévoir.
Réponse positive
Propos du vendeur
En cas de disparition par maladie, nous mettrions à la disposition de Mme Pierre le capital, soit 1 000 000 de francs revalorisés.
Si cette disparition étaient due à un accident, ce capitale serait doublé soit 2 000 000 de francs plus revalorisation.
S’il s’agit d’un accident de circulation, chose trop fréquente de nos jours, ce capital est multiplié par trois, Mme Pierre toucherait donc 3 000 000 de
francs revalorisés.
D’autre part, si après vous Mme Pierre venait elle aussi à disparaître en laissant un enfant de moins de 21 ans, nous verserions un capital
supplémentaire de 1 000 000 revalorisés.
Toutes ces garanties vous sont acquises même si n’avez effectué qu’un seul paiement trimestriel, donc versé une somme minime.
Je m’excuse de parler de malheurs, mais ces choses n’arrivent pas qu’aux autres.
Arrivé en bonne santé au moment de la retraite, ce que je vous souhaite, supposons 60 ans, vous trouverez alors l’épargne que vous avez constituée.
Elle arrivera au bon moment.
En outre, pour compenser l’augmentation du coût de la vie, notre Société a prévu une revalorisation automatique du capital et des primes. Si cela
n’est pas suffisant, vous pourrez toujours augmenter le montant de votre contrat.
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Question ouverte
Réponse
Le 06-07-19…
Propos du vendeur
Eh bien, en supposant une revalorisation automatique de 4,50% par an, le capital de départ de 1 000 000 francs deviendrait : 3 745 300 de francs que nous vous
remettrions à 60 ans.
Question fermée
Réponse positive
Propos du vendeur
En ce qui concerne la prime, maintenant, le plan de sécurité et d’épargne que je vous propose ne vous demandera qu’un effort financier très modeste.
Je m’adresse maintenant au ministre des Finances, n’est-ce pas Madame ? Je suis sûr que sans vous gêner, vous pouvez mettre de côté la somme de 100 francs par jour, soit, en chiffres
ronds 10 000 francs par trimestre. Cela correspondrait à un capital de décès de 1 000 000 de francs.
Question alternative
Conclusion de la vente
80
CHAPITRE VIII : LE TRAITEMENT DES OBJECTIONS OU LA REFUTATION DES
OBJECTIONS
Une fois l’argumentation avancée, le client exprime son point de vue, souvent en opposition avec les propos
de l’interlocuteur. Pour convaincre et donc pour vendre, le vendeur doit prendre en compte les objections qui
lui sont adressées et les traiter avec toute l’efficacité requise. Dans cette perspective, une bonne pratique du
traitement de celles-ci est nécessaire.
I-DEFINITIONS
Par souci de concision, deux points doivent principalement retenir l’attention du commercial : d’une part, la
nature des objections qui sont susceptibles de lui être faites et, d’autre part, le type d’attitude à développer à
leur égard pour parvenir à convaincre les clients.
Il est important de rappeler, tout d’abord qu’une objection n’est pas une réclamation. En effet si cette
dernière a pour origine un fait concret et fondé, l’objection est plus généralement l’expression de la
subjectivité de l’interlocuteur ou d’une sous information de sa part sur un problème donné.
De ce fait, s’il est indispensable de traiter toute réclamation sur le champ, afin d’apaiser les esprits, il est
souvent conseillé de laisser l’objection s’exprimer, se préciser. En procédant ainsi, le vendeur se donne le
temps de bien cerner le type d’objection qui lui est adressé, et ainsi, de mieux y répondre.
La seconde remarque a donc trait à la variété des objections que le vendeur doit bien connaître afin
d’apporter à chacune d’elles la réponse la plus adaptée. Les spécialistes se sont penchés sur ce
problème.
De ce fait, si les objections susceptibles d’être adressées par un client sont nombreuses, c’est que les raisons
de s’opposer aux propos du vendeur le sont aussi.
Le client peut, en effet, marquer une opposition pour des raisons diverses :
- Par réaction circonstancielle ;
- Par esprit critique ;
- Pour faire montre d’importance ;
- Par crainte de céder trop rapidement ;
- Pour se convaincre du bon choix, etc.
Une fois l’argumentation avancée, le client exprime son point de vue, souvent en opposition avec les propos
de son interlocuteur. Pour convaincre et donc pour vendre, le vendeur doit prendre en compte les objections
qui lui sont adressées et les traiter avec toute l’efficacité requise. Dans cette perspective, une bonne pratique
du traitement de celle-ci lui est nécessaire.
81
Si l’on se réfère au dictionnaire, une objection doit être considérée comme ce que l’on oppose à une
proposition, à une affirmation, etc., pour les réfuter. Une objection est donc un argument contraire à une
proposition. L’objection peut être énoncée par le client :
- Sous forme d’affirmation : « c’est un tissu salissant » ;
- Sous forme de question, d’interrogation : « n’est-ce pas salissant ? » ;
- Par un « non-dit ». Dans ce cas, le client, par timidité, par lassitude, par politesse, etc. ne dira rien. Il
se contentera de penser l’objection.
Demande d’informations
ou
Objection =
Demande d’argumentation
Exemple : « Et puis cet imperméable court ferait double emploi avec mon imperméable classique » peut
signifier « convainquez-moi que c’est mon intérêt d’acheter ce deuxième imperméable ! »
Cette définition met clairement l’accent sur le fait que tout ce que le vendeur dit à son client est susceptible
de provoquer chez ce dernier une réaction d’opposition et donc de faire échouer la vente. On comprend ainsi
l’utilité d’inscrire d’emblée l’entretien de vente dans une démarche de communication afin d’éviter tout
comportement négatif de la part du client.
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Vendeur : « Si cela ne tenait qu’à vous, vous prendriez ce produit maintenant ? »
83
Vendeur : « je suis content de constater que vous savez apprécier la qualité d’une chaussure…comme vous le
savez certainement, le cousu ‘’good year’’ donne de la durabilité car la semelle de marche n’est pas un
élément de construction de la chaussure qui peut donc être ressemelée…du confort car.. »
1-Ecouter
Ne jamais s’opposer brutalement à l’objection, ni mettre en doute ouvertement ce que le client vient de dire.
Toujours commencer sa réponse par des propos apaisants, dédramatisant et atténuants.
Citons :
« Je comprends parfaitement ce que vous voulez dire mais… »
« J’ai eu au départ moi aussi cette impression, mais… »
« Je comprends que vous attachiez de l’importance à ce point mais »
« Il est normal que vous pensiez cela »
« Vous avez raison de vous intéresser à … »
Etc.
3-Chercher à comprendre
C’est-à-dire :
84
- Savoir si l’objection est sincère ou non
- Identifier clairement l’objection
Ceci n’est pas toujours simple, les clients partant parfois dans des monologues confus et digressant. En cas
de doute sur la réalité de l’objection, il faudra impérativement reformuler pour vérifier.
Exemple :
Client : « de toutes les façons, avec vous les vendeurs, c’est toujours la même chose, le produit est toujours
de bonne qualité… c’est comme ma précédente paire de mocassins… vous me direz que je ne l’ai pas
achetée ici,… et bien au bout de 6 mois, j’avais déjà la semelle qui se détachait…là sur le côté…vous me
direz ce que vous voudrez, je ne trouve pas cela normal !... »
Vendeur : « Je suis d’accord avec vous, en fait si j’ai bien compris ce que vous recherchez c’est une paire de
mocassins de très bonne qualité qui vous fasse un usage de plusieurs années ? »
L’appui « L’ouverture de ce sac à main n’est pas « Tout à fait, cela permet une sécurité
facile… » maximum contre les pertes d’objets à la suite
Transforme l’objection du client en argument d’ouvertures malencontreuses
85
La diversion « C’est trop cher… » « La couleur vous plaît ?...et la coupe… ? »
La reformulation affaiblie « C’est pas trop salissant ? » « vous avez raison de penser à l’entretien…
disons que ce sera un peu plus salissant
Diminue la force de l’objection quand celle- qu’une matière classique. »
ci est fondée.
Le « oui mais… » « Ce bois doit être très fragile » « Oui mais, c’est moins fragile qu’une matière
classique. »
À employer à chaque fois que le vendeur à la
tentation de dire NON.
Le témoignage «Ça doit se froisser très rapidement… » « Demandez à Mme Durand que vous
connaissez, elle possède quelque chose dans la
Appuyer la reformulation en faisant référence même matière…»
à d’autres clients.
Le coussin amortisseur «Non, c’est vraiment trop excentrique, je ne « Les deux clients à qui j’ai vendu les deux
pourrai jamais porter cela… » autres tailles ont eu au départ la même
Evite l’affrontement avec le client en ne lui réaction que vous, et après l’avoir porter… »
répondant pas directement.
La compensation « Cette machine à écrire ne dispose pas de « Elle est équipée d’une mémoire de 16 lignes
correcteur d’orthographe… » de 80 caractères, d’une fonction liste
Eliminer une objection mineure en donnant d’adresses pour les publipostages et d’un
des avantages importants. didactique pour l’apprentissage… »
La sélection «Je n’aime pas la couleur et ça ne se lave pas, « Nous avons un grand choix de coloris, tenez
il faut payer le nettoyage à sec… » regarder… »
Dans une série d’objections, le vendeur
choisit de répondre à celle qui est la plus
facilement réfutable.
Le disque rayé « Et c’est quand même cher… » « Oui, mais c’est un modèle unique de
86
Réfuter des objections différentes avec le production artisanale…»
même argument si celui-ci correspond à une
motivation d’achat importante pour le client. « Oui, mais vous ne retrouverez ce modèle sur
« Et puis ça ne se porte pas tous les jours… »
le dos de personne… »
« Quant à l’entretien, c’est le pressing
« OUI, mais c’est un modèle unique, c’est
obligatoire… »
presque une œuvre d’art… »
Il ne faut naturellement jamais parler de prix en premier (à moins que cela soit un argument de vente). Il faut
toujours laisser au client cette initiative. Il abordera généralement le sujet durant la phase de l’objection. Le
client demandera le prix ou s’il le connaît (par l’étiquette, notamment), dira une première fois « c’est
cher !... ». Il faut dans ces situations savoir vendre le prix.
Il existe 7 techniques qui permettent de mieux faire accepter le prix par le client en relativisant.
1-La soustraction
On énumère les avantages perdus par le client s’il n’achète pas le produit.
Exemple : « sur les autres modèles moins cher, vous ne disposez pas de bluetooth, wi-fi, … »
3-La division
On divise le prix du produit par une durée d’utilisation, de façon à en atténuer l’impact.
Exemple : « En fait cet appareil sur dix ans d’utilisation ne vous reviendra qu’à 6 000 francs par an,… ». On
peut ajouter « Soit 500 francs par mois ».
4-L’addition
5-La comparaison
Le vendeur compare le prix avec celui d’un autre produit pour obtenir un effet de contraste.
« Ça ne représente en fait qu’un plein d’essence d’une voiture moyenne…»
6-La minimisation
La différence de prix entre deux produits est présentée en pourcentage, pour en atténuer l’impact.
« En fait, ce modèle vaut seulement 12% de plus que celui-ci… »
87
7-Le chiffon rouge
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- Puisse éventuellement justifier sa décision (aux autres ou à lui-même)
Pour cela, il faut lui suggérer habilement les arguments de justification.
Exemple : Promotion= affaire intéressante financièrement
Produit qui ne pourra que prendre de la valeur=placement
Occasion festive= il faut savoir se faire plaisir, etc.
- Ait réellement le pouvoir de décision
C’est tout le problème de l’achat ne pouvant se faire qu’avec l’accord du conjoint, par exemple.
- L’interlocuteur se rapproche ;
- Il vous regarde plus souvent ;
- Ses yeux s’agrandissent ;
- Il sourit ;
- Il a des hochements de tête positif ;
- Ses lèvres se relaxent ;
- Ses bras sont relaxés et ses mains « paumes ouvertes » en votre direction ;
- Ses jambes sont décroisées ;
- Il se frotte le menton, une joue ou les mains ;
- Inconsciemment, il porte la main vers son chéquier ou son portefeuille ;
- Il calcule mentalement ou sur un papier ou vous demande d’additionner ;
- Il change de comportement : le bavard devient silencieux, le silencieux devient bavard ;
- Il touche et retouche le produit ;
- Il réfléchit en silence en regardant dans le vide ;
- Le couple se regarde.
Le client adopte l’attitude du propriétaire : il agit et parle comme si le produit était acquis, en avançant lui-
même les mêmes arguments.
Exemple : « Et puis, il irait parfaitement bien avec le mobilier du salon… »
Le client pose des questions de détail (conditions précises de règlement, moyen de livraison, point de
détail sur le produit ou sur son fonctionnement, service annexe au produit comme installation, entretien,
dépannage…).
Exemple : « Et quel est le prix du ressemelage complet ? »
- Le client approuve
89
Il est d’accord avec tout ce que vous dites, il fait des remarques positives, il répond sans retenue, avec des
décontractions…
Exemple : « il est évident que c’est de l’excellente fabrication… »
- Le client réclame un avantage supplémentaire : remise, livraison gratuite, etc.
- Le client avance une objection non sincère, qui a pour mission de lui donner une raison de ne pas
céder à son envie d’acheter.
Exemple : « Et mon ancien imperméable pourrait encore faire sans problème 1 ou 2 hivers de plus »
- Le client fait intervenir un tiers, auquel, il demande son avis.
Exemple : « Et toi qu’en pense tu, ça te parait valable ? »
- Le client revient sur l’argument le plus important à ses yeux pour l’entendre une fois de plus et se
justifier ainsi son achat.
Exemple : « Et avec une telle poêle, vous m’avez bien dit que l’on chauffait au moins 100 m 2 avec deux
stères2 de bois par mois de chauffe… »
- Le client accepte la réfutation d’une objection importante
Exemple : « Oui, vous m’avez convaincue, il n’y a pas de difficulté d’entretien particulière avec ce
produit… »
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Le vendeur doit connaître la fourchette de tolérance et naturellement être incité à n’utiliser qu’en dernier
recours afin de ne pas perdre la vente.
Devant la demande du client, il faut :
- Sourire ;
- Défendre le bon rapport qualité/prix qui est « bien placé », et si le client insiste;
- Proposer éventuellement un cadeau ou ;
- Accepter directement l’accord d’une remise mais TOUJOURS EN LA JUSTIFIANT :
C’est bientôt l’anniversaire de l’entreprise ;
C’est bientôt les soldes ;
C’est un tarif « quinzaine commerciale, foire… » qui a eu lieu, qui va avoir lieu ;
C’est parce que vous avez moins de 25 ans, etc.
Naturellement, si le vendeur est, par la suite soumis à la demande de remise d’un autre client, sous prétexte
que l’on a fait x% de remise à untel, il doit être évasif « vous êtes sûr ? C’était certainement une période de
soldes, c’était un modèle bien particulier de la saison précédente… »
91
IV-SAVOIR UTILISER LES TECHNIQUES DE CONCLUSION
1-L’école douce
Elle considère que le client ne doit pas subir la moindre pression, en un mot c’est à lui de prendre l’initiative
de l’achat dans un environnement serein, sans que le vendeur n’exerce aucune manœuvre pour l’influencer
ou pour le brusquer dans sa décision.
2-L’école normative
Elle va utiliser certaines techniques qui permettront d’obtenir plus facilement et plus rapidement l’accord du
client :
- L’invitation directe : qui est la formulation par le vendeur de l’accord afin d’obtenir l’adhésion du
client :
Exemple : En faisant mine de commencer à emballer le produit ou de ranger les autres :
« C’est donc bien ce modèle…
o Que vous avez choisi …
o Que vous prenez…
o Qui correspond à ce que vous recherchiez …
o Qui vous plaît ? »
Ou
Vendeur : « Il vous plaît ? »
Client : « Oui. »
Vendeur : « Eh bien, prenez-le… »
- L’alternative qui suppose l’accord du client obtenu et lui donne le choix entre deux propositions
favorables :
« Vous prenez le bleu ou le fuschia ? »
« Vous le porter tout de suite ou je vous fais un paquet ? »
« Vous l’emporter ou c’est à livrer chez vous »
92
Etc.
- La peau de l’ours qui consiste à se comporter comme si le client avait pris sa décision d’acheter :
« Bien, regardons maintenant s’il est nécessaire d’effectuer quelques petites retouches… »
- La récapitulation qui résume tous les avantages admis par le client :
« Vous avez constaté que ce modèle est particulièrement léger, facile à manipuler et d’une esthétique
novatrice… c’est donc ce qu’il vous faut, n’est-ce pas ? »
3-L’école forcing
Elle influencera le client en faisant monter fortement la pression psychologique pour forcer sa décision.
- Le ballon ou l’appât : il s’agit d’un avantage que l’acheteur n’obtiendra plus, s’il ne se décide pas
immédiatement.
« C’est le dernier au tarif N, après ce sera le tarif N+1 soit 5% de plus… »
« Jusqu’à ce soir, c’est le tarif ‘’foire’’ ou ‘’anniversaire’’ ou ‘’promo’’ ou …c’est-à-dire
qu’à partir de demain je ne pourrai plus vous le faire ! »
- La remise supplémentaire : il s’agit d’octroyer au client un avantage financier supplémentaire
présenté comme exceptionnel :
Vendeur : « Madame, Monsieur, avez-vous réellement envie de faire une affaire ? … Si vous vous décidez
immédiatement, je suis prêt à réduire ma marge… »
OUI NON
Proposition d’une remise « Et bien, pourquoi ne souhaitez-
supplémentaire « exceptionnelle » vous pas faire des affaires ? »
Ces deux méthodes pouvant être plus ou moins dramatisées avec l’entrée en scène du directeur de
l’entreprise ou du directeur régional ou de toute autre personne « exceptionnelle » qui donnera l’illusion au
client que c’est une proposition « extraordinaire » , qui n’est pas faite à tout le monde et qu’il doit
immédiatement saisir.
- La manipulation : c’est souvent le dernier combat des ventes forcing. Le vendeur essaie de
provoquer l’orgueil du client afin que celui-ci se sentant vexé, diminué… décide d’acheter.
« Vous voulez que je vous dise, Monsieur, vous n’achèterez jamais de salon, vous n’êtes pas
capable de vous décider et de faire une affaire… »
Ou alors l’intervention du réel ou pseudo-directeur de l’entreprise qui dit au vendeur : « Laisse
tomber M. SERI, tu vois bien que ce monsieur n’achètera jamais de cuisine aménagée…il n’est
pas capable de se décider, il a peur de se décider… »
93
CHAPITRE X : LA VENTE ADDITIONNELLE ET LA PRISE DE CONGÉ
Le client a pris la décision d’acheter … dans quelques instants le vendeur va quitter le client…c’est le
moment de tenter …ou non une vente additionnelle.
La vente additionnelle peut se réaliser :
- Afin d’anticiper le renouvellement d’une pièce d’usure (ex : sac pour aspirateur…) ;
- Pour permettre le fonctionnement du produit (ex : pile pour appareil en nécessitant…) ;
- Pour favoriser l’entretien du produit (ex : produit d’entretien…)
- Pour améliorer la qualité du produit (ex : extension de garantie).
Globalement, la vente d’un produit complémentaire revêt une dimension de service rendu au
consommateur. Elle doit être traitée avec discrétion, en mettant en avant cette notion de service.
Exemple :
- Le vendeur, qui est en train de préparer le produit ou de réaliser l’encaissement, déclare : « J’en
profite pour vous informer que nous disposons d’une gamme complète de crêmes de soin adaptées à
chaque type de cuir… »
Ou « Avez-vous un produit d’entretien adapté à ce type de cuir (couleur) ?... »
Le vendeur doit également avoir conscience de la difficulté à vendre un produit complémentaire à prix
modeste, si le produit principal est d’un prix élevé ! En effet, le client utilisera souvent le contraste de prix
(ex : télécoque de protection de télécommande à 6555 franc par rapport à un téléviseur de 656 000 francs)
pour demander gratuitement le produit complémentaire, ce qui mettra le vendeur dans une situation délicate.
94
2-Sur un produit supplémentaire
L’idéal est de pouvoir suggérer la vente additionnelle durant l’entretien de vente, si l’occasion apparaît (cela
peut d’ailleurs être un argument ou une réfutation d’objection…).
Exemple1 :
Client : « Ce n’est garanti qu’un an »
Vendeur : « Je comprends que vous recherchiez la plus totale sécurité, c’est pour cela que nous proposons
une extension de garantie de 3 ans à un coût extrêmement raisonnable… »
Exemple 2 :
Client : « Je crains que l’entretien soit difficile… »
Vendeur : « Vous avez raison de parler de l’entretien, en fait il est très simple, car nous disposons d’un
produit spécial vendu exclusivement en maroquinerie et qui permet de … »
Exemple 3 :
Client : « Ça me plait mais c’est pas facile à accorder … »
Vendeur : « Regardez ce chemisier, on dirait qu’il a été créé pour aller avec… tenez, passez-le… »
En tout état de cause, la vente additionnelle doit être naturelle, conviviale, et ne jamais remettre en cause ou
compromettre la vente principale. Elle ne se réalisera donc qu’après l’accord ferme et définitif sur l’achat du
produit principal.
Un client n’étant pas définitivement acquis ou perdu, il faut savoir le quitter. Pour ce faire, il faut procéder de
la façon suivante :
- Pas d’empressement ;
- Pas de changement d’attitudes ;
- Pas de nervosité… même si le bureau du client est encombré ;
La prise de congé idéale :
- Consolide l’ambiance et l’image de la vente en aménageant un temps après la conclusion pour parler
de choses autres que la vente autour des centres d’intérêts du client ;
- Laisse au client l’initiative de la prise de congé, afin qu’il ne se sente en aucun cas poussé dehors
dans le cas d’une vente dans les locaux du vendeur. S’il y a du monde dans l’entreprise du vendeur,
le client le ‘’sentira’’ et partira vite de lui-même ;
95
- Accompagne le client jusqu’à la sortie de l’entreprise : ne raccompagne-t-on pas un ami jusqu’à la
porte de sa maison ?
- Aide le client à transporter ses produits, au besoin jusqu’à son véhicule ;
- Rassure le client sur l’excellence de son choix et sur la satisfaction qu’il retirera de l’utilisation du
produit :
« Vous avez parfaitement eu raison d’opter pour ce modèle qui vous va parfaitement… »
« Vous verrez comme votre ami(e) sera content(e) avec ce cadeau très original… »
« Vous voici maintenant tranquille pour plusieurs années avec un tel modèle… »
- Prépare déjà le prochain retour du client et donc la prochaine vente.
Il faut donc remettre la carte de fidélité et inciter le client à revenir :
« Tenez voici notre carte de fidélité et je vous rappelle qu’à partir de… la collection de printemps sera
arrivée… »
Sécurisation Remerciement
Vous avez bien fait de choisir ce modèle
Echantillon ou
Félicitations carte de visite
« Je suis heureux de vous compter parmi mes
nouveaux clients »
Salutations
Remerciement
(de l’accueil)
Salutation
« Au revoir et bonne journée »
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