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Droit des sociétés en Afrique (Ohada)

La 3e édition de cet ouvrage constitue, comme celles qui l’ont précédée, un exposé très complet du
droit des sociétés dans l’espace Ohada, en ses différentes composantes.
Fidèle à l’inspiration qui a jusqu’alors guidé son auteur, à savoir offrir aux praticiens, avocats,
notaires, juristes d’entreprises, mais aussi aux étudiants, la présentation la plus claire et la plus
complète possible, des règles fondamentales qui gouvernent le droit des sociétés dans les 17 États
parties de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires.
Cette nouvelle édition se distingue de la précédente en ce qu’elle présente dix nouveaux chapitres
consacrés respectivement :
- au statut personnel de l’administrateur ;

Droit
- aux comités du conseil d’administration ;
- au compte courant d’associé ;
- au droit international privé des sociétés ;

des sociétés
- aux entreprises publiques et sociétés d’état ;

en Afrique (Ohada)
Droit des sociétés
- aux entreprises à statut particulier ;
- aux règles d’éthique et de conformité ;
- au nantissement des droits d’associés et valeurs mobilières ;

en Afrique
- au règlement intérieur du conseil d’administration ;
- à la transformation de la société.
Par ailleurs, cette nouvelle édition fait référence à près de 100 nouvelles décisions de jurisprudence,
rendues depuis 2016, tant par la Cour commune de justice et d’arbitrage que par les cours d’appel

(Ohada)
nationales, dans le contentieux du droit des sociétés, ainsi qu’à de nombreux articles de doctrine
publiés depuis cette date, notamment au Recueil Penant.
L’importance de ces ajouts a entraîné la refonte de plusieurs chapitres afin de faire de cette 3e édition
un ouvrage de référence indispensable à tout praticien du droit africain des affaires.

A. FÉNÉON
Alain FÉNÉON est avocat honoraire au Barreau de Paris. Il a participé, dès son origine, à l’élaboration
et à la rédaction des Actes uniformes de l’Ohada. Il exerce aujourd’hui en qualité d’arbitre international
et de médiateur. Il a enseigné le droit des affaires à Science Po Paris, ainsi qu’à l’Université Paris-
Panthéon-Assas dans le cadre du diplôme universitaire de Droit international économique. Il dirige
par ailleurs les Éditions JurisAfrica, éditeur notamment du Recueil Penant.

Alain FÉNÉON 3e édition

[Link]
ISBN 978-2-275-11033-2 95 E

DROITS AFRICAINS - Droit des sociétés en Afrique OHADA - 3e [Link] 1 13/10/2022 15:51
Alain FÉNÉON
Avocat honoraire
Arbitre – Médiateur international
Ancien Maître de conférences Sciences Po Paris

Droit des sociétés


en Afrique
(Ohada)
3e édition
Du même auteur
Commentaires de l’Acte uniforme Ohada sur l’arbitrage, Edicef, 1999.
Droit de l’arbitrage dans l’espace Ohada, en collaboration avec le
Pr. Paul-Gérard POUGOUE et le Pr. Jean-Marie TCHAKOUA, Presses universitaires
d’Afrique, 2000.
Droit des sociétés en Afrique (Ohada), LGDJ/EJA, 1re éd., 2015.
Guide de l’administrateur de société anonyme en droit Ohada, LGDJ/EJA, 2016.
Droit des sociétés en Afrique (Ohada), LGDJ/EJA, 2e éd., 2017.
Le nouveau droit de l’arbitrage et de la médiation en Afrique (Ohada), en collaboration
avec le Pr. Jean-Marie TCHAKOUA et Narcisse AKA, LGDJ/EJA, 2018.
Formulaire de droit des sociétés en Afrique, LGDJ/EJA, 2020.

Dans la même collection


AKA N., FÉNÉON A., TCHAKOUA J.-M., Le nouveau droit de l’arbitrage et de la médiation
en Afrique (Ohada), Commentaires de l’Acte uniforme relatif au droit de l’arbitrage, du
Règlement d’arbitrage de la CCJA et de l’Acte uniforme relatif à la médiation, du
23 novembre 2017, 2018.
BEN HAMIDA W., NGWANZA A., HARELIMANA J.-B., Un demi-siècle africain au CIRDI :
regards rétrospectifs et prospectifs, 2019.
DIAWARA O., MARTOR B., Le financement de projet en Afrique, 2022.
FÉNÉON A., Droit des sociétés en Afrique (Ohada), 3e éd., 2022.
FÉNÉON A., Guide de l’administrateur de société en droit Ohada, 2016.
FÉNÉON A., Formulaire de droit des sociétés en Afrique (Ohada), Modèles d’actes, contrats-
types et tableaux de synthèse, 2020.
KEMFOUET KENGNY E. D., Les juridictions des organisations d’intégration économique en
Afrique, 2018.
KONATÉ M. I., Guide des procédures collectives d’apurement du passif en droit Ohada,
2019.
KONATÉ M. I., L’avocat dans l’espace Ohada, avec le concours de A. FÉNÉON, 2020.
LAURIOL T., RAYNAUD E., Le droit pétrolier et minier en Afrique, 2016.
MBA-OWONO Ch., Droit communautaire des affaires de la CEMAC, 2016.
M. OUATTARA, D. BANGALI, La protection des données à caractère personnel en Afrique
francophone, Guide pratique, 2020.
PIETTE-COUDOL T., Le numérique au service du droit de l’OHADA et des États parties,
2016.
TCHIKAYA B., Droit de l’Union africaine, 2019.

© 2022, LGDJ, Lextenso


1, Parvis de La Défense
92044 Paris La Défense Cedex
[Link]
EAN : 9782275110332
Remerciements et présentation
de cette troisième édition

L’auteur tient à remercier particulièrement Yasmine Azar pour sa relecture


attentive de la première édition et ses observations toujours pertinentes qui
ont permis de parfaire cet ouvrage.
L’auteur remercie également pour leurs contributions à la première édition
Angeline Pagop (†), Mayatta Mbaye, Amandine Ogoubi et Aziade Zemirli.
L’auteur remercie également François Nouvion, avocat fiscaliste au Barreau
de Paris, pour son apport pertinent à la refonte dans la seconde édition des
dispositions relatives à la fiscalité des sociétés et au régime fiscal des dividen-
des, sujets dont il est l’un des éminents spécialistes.

*
* *

Pour cette troisième édition, l’auteur remercie tout particulièrement


Lextenso pour sa confiance ainsi renouvelée et Olivier FILLE-LAMBIE
pour sa collaboration éclairée à la rédaction du nouveau Chapitre consa-
cré au nantissement des valeurs mobilières.
La troisième édition de cet ouvrage constitue, comme celles qui l’ont pré-
cédée, un exposé systématique du droit des sociétés dans l’espace Ohada,
dans ses différentes composantes.
Fidèle à l’inspiration qui a jusqu’alors guidé son auteur, à savoir offrir aux
praticiens, avocats, notaires, juristes d’entreprises, mais aussi aux étudiants
un exposé, le plus clair et le plus complet possible, des règles fondamenta-
les qui gouvernent le droit des sociétés dans les 17 États parties de l’Organi-
sation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires.
6 DROIT DES SOCIÉTÉS EN AFRIQUE (OHADA)

Cette nouvelle édition se distingue de la précédente en ce qu’elle offre


dix nouveaux chapitres consacrés respectivement :
– au statut personnel de l’administrateur ; l’acceptation d’un mandat
d’administrateur suppose la connaissance de la règlementation appli-
cable, et en l’espèce, s’agissant d’exercer ce mandat dans des sociétés
soumises au droit Ohada, la connaissance des dispositions de l’Acte
uniforme sur le droit des sociétés commerciales du 30 janvier 2014 ;
– aux comités du conseil d’administration ; les comités ont pour mission de
préparer les travaux du conseil d’administration ; leur rôle se révèle de
plus en plus important ;
– au compte courant d’associé ; l’avance de fonds faite par un associé à la
société est soumise à des règles souples, mais nécessaires ;
– au droit international privé des sociétés ; c’est le droit de la diversité des
droits ;
– aux entreprises publiques et sociétés d’État ; leur importance en Afrique,
en tant qu’opérateurs économiques, n’est plus à démontrer ;
– aux entreprises à statut particulier ; création de l’article 916 de l’AUDSC,
leur statut suscite encore de nombreuses interrogations ;
– à l’éthique et la gouvernance ; des préoccupations d’une grande actualité
pour la gestion économique et sociale des États africains ;
– au nantissement des droits d’associés et valeurs mobilières ; des sûretés de
droit commun indissociables du droit des sociétés ;
– au règlement intérieur du conseil d’administration ; il précise et complète
les dispositions statutaires ;
– à la transformation de la société ; opération par laquelle les associés chan-
gent la forme d’une société, notamment dans le cadre d’une restructu-
ration.
Par ailleurs, cette nouvelle édition fait référence à près d’une centaine de
nouvelles décisions de jurisprudence, rendues depuis 2016, tant par la Cour
commune de justice et d’arbitrage que par les cours d’appel nationales,
dans le contentieux du droit des sociétés, ainsi qu’à de nombreux articles
de doctrine publiés depuis cette date, notamment au Recueil Penant.
L’importance de ces ajouts a entraîné la refonte de plusieurs chapitres afin
de faire de cette troisième édition pour les prochaines années un ouvrage
de référence indispensable à tout praticien du droit africain des affaires.
Préface

La préface donnée à un ouvrage est un texte de présentation et d’introduc-


tion du manuel ou du traité qu’elle concerne.
Celle qui est proposée ici est d’autant plus utile, voire nécessaire, mais
agréable à écrire et présenter aux lecteurs, que le présent ouvrage traite
d’un domaine juridico-économique important – le droit africain uniforme des
sociétés commerciales – et que son auteur est un éminent juriste spécialiste de
cette matière.
Alain Fénéon est un avocat parisien spécialisé en droit uniforme des affaires
de l’Ohada (Organisation de l’harmonisation du droit des affaires en
Afrique) qui regroupe dix-sept États africains1.
Le droit africain des sociétés commerciales a été longtemps imprégné des
textes français dans les États africains francophones et n’a conquis son ori-
ginalité qu’avec la rédaction des Actes uniformes de l’Ohada dont un (celui
du 17 avril 1997) a été entièrement consacré à cette matière (Sociétés com-
merciales et groupement d’intérêt économique) à travers 920 articles.
Bien qu’exerçant sa profession d’avocat en France, l’auteur s’est très vite
accoutumé au droit uniforme des affaires de l’Ohada parce qu’il a été l’au-
teur ou le coauteur de nombre de ses textes et de nombreux commentaires
sur eux comme en témoigne sa bibliographie.
La prolifération de la jurisprudence africaine relative au droit des sociétés
commerciales ainsi que celle des opinions doctrinales quant à l’adjonction
ou au renouvellement des formes de sociétés dans le monde des affaires a
nécessité une révision de cette législation à travers l’Acte uniforme du
30 janvier 2014 qui a respecté, autant que possible, la structure du texte pré-
cédent pour ne pas désorienter ses utilisateurs.
C’est cette dernière mouture du texte sur le droit africain des sociétés com-
merciales qui est exposée et expliquée ici avec beaucoup de méticulosité,

1. Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Comores, Congo (Brazzaville),
Congo (RDC), Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, Sénégal,
Tchad, Togo.
8 DROIT DES SOCIÉTÉS EN AFRIQUE (OHADA)

de profondeur, d’exemples et d’explications qui révèlent autant l’expé-


rience professionnelle de l’auteur que ses qualités pédagogiques.
Cet ouvrage, par sa taille et sa facture, est destiné aussi bien aux praticiens
des affaires qu’aux enseignants et étudiants auprès desquels, j’en suis cer-
tain, il aura un grand succès.
Joseph ISSA SAYEGH
Professeur honoraire
Liste des abréviations

AEF Afrique-Équatoriale française


AGE Assemblée générale extraordinaire
AGO Assemblée générale ordinaire
ANB Antenne nationale de bourse
AOF Afrique-Occidentale française
APE Appel public à l’épargne
AUA Acte uniforme du 11 mars 1999 relatif au droit de
l’arbitrage
AUC Acte uniforme du 15 décembre 2010 relatif aux sociétés
coopératives
AUCE Acte uniforme du 26 janvier 2017 relatif au droit comptable
et à l’information financière
AUDCG Acte uniforme du 15 décembre 2010 portant
sur le droit commercial général
AUDSC Acte uniforme sur le droit des sociétés commerciales
et du groupement d’intérêt économique adopté le
30 janvier 2014
AUPC Acte uniforme du 10 septembre 2015 portant organisation
des procédures collectives d’apurement du passif
AURVE Acte uniforme du 18 avril 1987 portant organisation
des procédures simplifiées de recouvrement
et des voies d’exécution
AUS Acte uniforme du 15 décembre 2010 portant organisation
des sûretés
AUSC Acte uniforme du 17 avril 1997 relatif au droit des sociétés
commerciales et du groupement d’intérêt économique
BOC Bulletin officiel de la cote
BRVM Bourse régionale des valeurs mobilières
CAE Code des activités économiques
CCJA Cour commune de justice et d’arbitrage
10 DROIT DES SOCIÉTÉS EN AFRIQUE (OHADA)

CEMAC Communauté économique et monétaire de l’Afrique


centrale
CGI Code général des impôts
CIMA Conférence interafricaine du marché des assurances
COCC Code des obligations civiles et commerciales
CREPMF Conseil régional de l’épargne public et des marchés
financiers
EPA Établissement public à caractère administratif
EPIC Entreprise à capitaux publics à caractère industriel et
commercial
FCFA Franc des Communautés financières d’Afrique
GIE Groupement d’intérêt économique
OAPI Organisation africaine de la propriété industrielle
Ohada Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit
des affaires
OPCVM Organismes de placements collectifs en valeurs mobilières
RCCM Registre du commerce et du crédit mobilier
SAS Société par actions simplifiée
SAU Société anonyme unipersonnelle
SCS Société en commandite simple
SEP Société en participation
SGI Société de gestion et d’intermédiation
SGP Société de gestion de patrimoine
SNC Société en nom collectif
UDEAC Union douanière et économique de l’Afrique centrale
UEMOA Union économique et monétaire ouest-africaine
Sommaire

Remerciements et présentation de cette troisième édition ...................... 5


Préface ............................................................................................................................... 7
Liste des abréviations .................................................................................................. 9
Chapitre 1. Acte uniforme Ohada ....................................................................... 15
Chapitre 2. Actions ...................................................................................................... 39
Chapitre 3. Administrateur (statut individuel) .............................................. 55
Chapitre 4. Administrateur général (SA) ......................................................... 79
Chapitre 5. Administration provisoire et administration ad hoc ............ 87
Chapitre 6. Appel public à l’épargne ................................................................. 123
Chapitre 7. Apports ..................................................................................................... 153
Chapitre 8. Assemblées d’actionnaires (SA) ................................................... 163
Chapitre 9. Assemblées d’associés (SARL) ...................................................... 225
Chapitre 10. Augmentation et réduction de capital dans les SA .......... 259
Chapitre 11. Augmentation et réduction de capital dans les SARL .... 315
Chapitre 12. Capital social ....................................................................................... 327
Chapitre 13. Les comités du conseil d’administration ............................... 337
Chapitre 14. Commissaires aux comptes .......................................................... 343
Chapitre 15. Comptabilité financière ................................................................. 359
Chapitre 16. Compte courant d’associé ............................................................ 369
Chapitre 17. Conseil d’administration ............................................................... 377
Chapitre 18. Conventions réglementées ........................................................... 403
Chapitre 19. Dénomination sociale ..................................................................... 423
Chapitre 20. Dirigeants sociaux dans la société anonyme avec conseil
d’administration ...................................................................................................... 427
12 DROIT DES SOCIÉTÉS EN AFRIQUE (OHADA)

Chapitre 21. Dissolution – Liquidation .............................................................. 443


Chapitre 22. Dividendes ............................................................................................ 487
Chapitre 23. Droit international privé des sociétés ..................................... 519
Chapitre 24. Entreprises publiques et sociétés d’État ................................. 529
Chapitre 25. Entreprises à statut particulier (art. 916 AUDSC) ............ 539
Chapitre 26. Éthique et gouvernance ................................................................. 551
Chapitre 27. Expertise de gestion ........................................................................ 561
Chapitre 28. Formation (société en) .................................................................. 569
Chapitre 29. Fusion, scission et apport partiel d’actif ................................ 575
Chapitre 30. Gérance (SARL) ................................................................................ 609
Chapitre 31. Groupes de sociétés ......................................................................... 631
Chapitre 32. Groupement d’intérêt économique ........................................ 689
Chapitre 33. Impôt sur les sociétés ...................................................................... 699
Chapitre 34. Information des actionnaires et associés ............................... 707
Chapitre 35. Infractions pénales ........................................................................... 719
Chapitre 36. Les nantissements des valeurs mobilières ............................. 735
Chapitre 37. Nationalité des sociétés .................................................................. 751
Chapitre 38. Nullités ................................................................................................... 771
Chapitre 39. Objet social .......................................................................................... 785
Chapitre 40. Obligations ........................................................................................... 789
Chapitre 41. Pacte d’actionnaires ......................................................................... 799
Chapitre 42. Prévention des difficultés des entreprises ............................. 817
Chapitre 43. Procédure d’alerte ........................................................................... 841
Chapitre 44. Procédures de redressement judiciaire et de liquidation
des biens ...................................................................................................................... 849
Chapitre 45. Protection des minoritaires .......................................................... 885
Chapitre 46. Publicité (formalités de) ............................................................... 905
Chapitre 47. Règlement intérieur du conseil d’administration ............. 923
Chapitre 48. Responsabilité civile et pénale des dirigeants sociaux .... 931
Chapitre 49. Société par actions simplifiée ...................................................... 945
Chapitre 50. Société anonyme ............................................................................... 963
Chapitre 51. Société en commandite simple .................................................. 983
SOMMAIRE 13

Chapitre 52. Sociétés coopératives ....................................................................... 993


Chapitre 53. Société de fait et société créée de fait .................................... 1003
Chapitre 54. Société en nom collectif ................................................................ 1011
Chapitre 55. Société en participation ................................................................. 1023
Chapitre 56. Société à responsabilité limitée .................................................. 1035
Chapitre 57. Société unipersonnelle ................................................................... 1075
Chapitre 58. Statuts ..................................................................................................... 1089
Chapitre 59. Succursale et bureau de représentation ................................ 1099
Chapitre 60. Transformation de la société ...................................................... 1115
Chapitre 61. Valeurs mobilières ............................................................................ 1123
Index alphabétique ...................................................................................................... 1139
Table des matières ....................................................................................................... 1149
CHAPITRE 1
Acte uniforme Ohada

Section 1. Le droit des sociétés commerciales en Afrique


avant l’AUDSC .............................................................. 16
§ 1. Les sociétés commerciales avant l’Ohada ................ 16
A. Le droit des sociétés commerciales avant 1960 ...... 16
B. L’évolution législative depuis les indépendances .. 17
§ 2. L’Acte uniforme du 17 avril 1997 relatif au droit
des sociétés commerciales et du GIE (AUSC) ....... 19
A. Règles générales applicables à toutes les sociétés
commerciales ................................................................... 20
B. Dispositions particulières aux sociétés
commerciales ................................................................... 22
Section 2. L’acte uniforme sur le droit des sociétés
commerciales du 30 janvier 2014 (AUDSC) ......... 23
§ 1. Les dispositions générales sur la société
commerciale ..................................................................... 25
A. Sur la constitution de la société .................................. 26
B. Sur l’appel public à l’épargne ..................................... 29
§ 2. Les dispositions particulières à chaque type
de société commerciale ................................................. 30
§ 3. Les dispositions transitoires ......................................... 33
§ 4. Les limites de la réforme .............................................. 34
Section 3. Les autres actes uniformes concernant
les sociétés ..................................................................... 35
16 DROIT DES SOCIÉTÉS EN AFRIQUE (OHADA)

1. Le concept de la société commerciale. – « La société est un contrat par


lequel deux ou plusieurs personnes conviennent de mettre quelque chose
en commun en vue de partager les bénéfices qui pourraient en résulter »
(art. 1832 du Code civil français).
En reprenant la définition légale du Code civil, on constate la réunion de
trois éléments essentiels à la création et au fonctionnement d’une société, à
savoir, la mise en commun de biens et d’énergie en vue de réaliser, par les
opérations que les associés font ensemble, des bénéfices partageables ou
encore pour profiter de l’économie qui pourrait en résulter.
Par ailleurs, la société est une personne juridique, c’est-à-dire une personne
morale distincte de celle des associés à laquelle est affectée la chose mise en
commun et qui est dotée de la capacité juridique d’agir au nom et dans
l’intérêt de la collectivité des associés.
Cette personne juridique mène une vie indépendante, possède, contracte
et agit par l’intermédiaire de ses représentants. Pour reprendre la défini-
tion du doyen Ripert : « La personne morale assimilée à une personne phy-
sique est considérée comme exerçant une profession ; si cette profession
rentre dans la catégorie des professions commerciales, la société est com-
merciale ». Aujourd’hui les sociétés commerciales sont les principaux
acteurs du monde des affaires. Certes, le développement des sociétés est
moins marqué dans les pays dits « en voie de développement » ; aussi, le
législateur africain se voit aujourd’hui assigner la tâche de participer, par
la rédaction d’un droit des sociétés harmonisé, simple, moderne et adapté,
à l’essor et à la sécurisation des activités économiques, ainsi que l’y invite le
préambule du traité de l’Ohada du 17 octobre 1993.

Section 1. — Le droit des sociétés commerciales en Afrique


avant l’AUDSC

§ 1. Les sociétés commerciales avant l’Ohada

A. Le droit des sociétés commerciales avant 1960


2. Le principe de la spécialité législative. – Avant leur indépendance, les États
africains étaient entièrement soumis au principe de la spécialité législative :
les lois françaises ne s’appliquaient que si elles avaient fait l’objet d’une
extension particulière.
Ce principe, instauré dès le XVIIIe siècle, se justifiait par les particularités géo-
graphiques, économiques et ethniques des territoires d’outre-mer.
ACTE UNIFORME OHADA 17

Or, de nombreux textes du droit français des sociétés ne devaient pas être
étendus en Afrique et ceux qui avaient été étendus faisaient l’objet de diverses
réserves contenues dans des décrets d’application.
Au surplus, cette extension n’obéissait pas à des règles identiques dans tous
les territoires.
3. Le droit des sociétés commerciales en AOF et AEF. – Le Code de com-
merce français avait été déclaré applicable au Sénégal par la loi du 7 décem-
bre 1850 puis en Côte d’Ivoire par le décret du 16 décembre 1896. Il a
ensuite été étendu à l’ensemble de l’AOF par le décret du 6 août 1901.
Par ailleurs, ce même Code de commerce français avait été déclaré appli-
cable au Gabon par la loi du 1er juin 1878, puis au Congo par la loi du
28 septembre 1897.
Il a enfin été étendu à l’ensemble de l’AEF par décret du 15 janvier 1910.
Plus tard, les décrets du 22 mai 1924 ont étendu au Congo et au Cameroun
la totalité du droit commercial promulguée en AEF avant cette date.

B. L’évolution législative depuis les indépendances


4. Une activité législative limitée. – Le droit des sociétés par actions était au
moment de l’indépendance de la plupart des États africains constitué par
la loi de 1867, plusieurs fois modifiée. Par ailleurs, la loi du 7 mars 1925,
introduisant en France la société à responsabilité limitée, avait été déclarée
applicable aux colonies.
Les modifications successives de ces deux textes furent plus généralement
déclarées applicables outre-mer par le décret nº 56-1144 du 13 novembre 1956.
Au regard de cette situation, l’activité du législateur africain à partir de l’in-
dépendance en matière de sociétés commerciales devait demeurer relative-
ment réduite.
Les seuls apports notables furent les textes relatifs à la création de sociétés
d’État ou concernant la prise de participation de l’État dans l’entreprise1,
ainsi que les textes imposant aux sociétés étrangères la filialisation de leurs
succursales et de leurs établissements africains2.
5. La refonte du droit sénégalais des sociétés. – Par une loi nº 85-40 du 29 juil-
let 1985, le législateur sénégalais a été le premier à procéder à une refonte
importante du droit des sociétés. Cette loi, exclusivement consacrée au
droit des sociétés commerciales a constitué la quatrième partie du Code
des obligations civiles et commerciales.

1. Par exemple, loi nº 74-18 du 5 déc. 1914 au Cameroun.


2. Par exemple, loi de finances nº 30/74 du 30 déc. 1974 au Congo.
18 DROIT DES SOCIÉTÉS EN AFRIQUE (OHADA)

Ce texte a été modifié par une loi nº 93-07 du 10 février 1993 afin, selon son
exposé des motifs, « d’améliorer les cadres juridiques dans lesquelles les
sociétés commerciales devaient développer leurs activités pour sécuriser
davantage aussi bien les associés que les tiers ».
6. Le Code des activités économiques en Guinée. – Le droit des sociétés com-
merciales fut réglementé par la loi nº L/92/043/CTRN du 8 décembre
1992 portant code des activités économiques, et cela quelle que soit leur
forme ou leur objet (art. 50 CAE). Ce concept de droit des activités écono-
miques correspondait en fait à la création de sociétés d’État dans les diffé-
rents secteurs de l’économie et par voie de conséquence à la réduction du
domaine des entreprises privées. Ces sociétés d’État se sont vues octroyer le
monopole des opérations commerciales dans tous les domaines de l’activité
économique.
7. L’évolution du droit des sociétés commerciales dans les autres États. – Dans
le même temps, plusieurs États devaient apporter quelques modifications
aux lois de 1867 et 1925, notamment dans le cadre de la réglementation
relative à l’exercice des sociétés commerciales.
Il en était ainsi au Bénin3, au Burkina Faso4, ou en République centrafricaine5.
D’autres États devaient aller plus loin dans ces efforts de réformes, ainsi au
Cameroun, la loi nº 61-20 du 27 juin 1961 devait imposer la forme notariée
pour tout acte constitutif de sociétés commerciales ; en Côte d’Ivoire, une loi
du 24 juillet 1974 devait réglementer le statut des sociétés faisant appel public
à l’épargne ; ultérieurement une loi nº 83-789 du 2 août 1983 modifiée la loi
de 1867 sur certains aspects de la gouvernance des sociétés anonymes.
Enfin, au Gabon, la loi nº 10-73 du 20 décembre 1973 instituait le régime du
président-directeur général pour les sociétés anonymes et prévoyait un cer-
tain nombre de dispositions applicables à toutes les formes de sociétés.
8. Le projet UDEAC. – Courant 1980, le Secrétariat général de l’UDEAC s’est
vu confier une étude en vue de la réforme du droit des sociétés commercia-
les en Afrique centrale (Cameroun, Gabon, Guinée-Équatoriale, Répu-
blique centrafricaine, Congo et Tchad).
Cette étude devait déboucher sur un projet de loi uniforme s’inspirant lar-
gement des lois françaises du 24 juillet 1966 et du 4 janvier 1978.
L’une des particularités de ce projet tenait au renforcement du contrôle de
gestion des sociétés commerciales et du contrôle des comptes par des audi-
teurs indépendants. Ce projet ne devait malheureusement pas aboutir.

3. Loi nº 90-005 du 15 mai 1990.


4. Loi nº 15-72 du 30 déc. 1972 et ordonnance du 26 août 1981.
5. Ordonnance nº 83-083 du 31 déc. 1983.
ACTE UNIFORME OHADA 19

Il en était différemment de l’acte nº 4/70 de l’UDEAC du 27 novembre 1970


portant statut des experts-comptables, ainsi que de l’acte nº 5/82 de l’UDEAC
324 du 18 décembre 1982 portant statut des commissaires aux comptes.

§ 2. L’Acte uniforme du 17 avril 1997 relatif au droit des sociétés


commerciales et du GIE (AUSC)
9. Le traité de l’Ohada. – Le 17 octobre 1993, quatorze États d’Afrique de
l’Ouest et de l’Afrique centrale adoptaient le traité relatif à l’harmonisation
du droit des affaires en Afrique. L’article 2 du traité procédait à l’énuméra-
tion des huit matières rentrant dans le champ du droit des affaires en
Afrique, dont le droit des sociétés commerciales adopté à Cotonou le
17 avril 1997 et publié au Journal officiel de l’Ohada le 11 octobre 1997 ; cet
Acte uniforme devait entrer en vigueur le 1er janvier 1998.
Ce code de 920 articles constitue à l’évidence une œuvre législative incon-
testable. Sa rédaction était en effet complète et détaillée, dans le souci d’évi-
ter le recours à des textes réglementaires d’application, constituant en
outre un ouvrage pédagogique en évitant les renvois et en privilégiant
ainsi la compréhension immédiate de ses dispositions.
Sur le fond, l’Acte uniforme apportait incontestablement la sécurité juri-
dique attendue en adaptant le droit africain des affaires aux impératifs de
l’économie moderne.
10. Domaine d’application de l’AUSC. – L’Acte uniforme s’applique à toutes les
sociétés commerciales par la forme ou par l’objet ainsi qu’aux groupements
d’intérêt économique.
Les sociétés commerciales à statut particulier, mais commerciales par leur
forme et par leur objet, demeurent également régies par l’Acte uniforme. Il
s’agit notamment des sociétés anonymes de banque ou d’assurance.
Les régimes particuliers ne s’appliquant que dans la mesure où ils ne sont
pas contraires à l’acte.
De même, l’Acte uniforme s’applique à toutes les sociétés commerciales
dans lesquelles un État ou une personne de droit public est associé ; c’est
ainsi que les sociétés d’État, les sociétés nationales, les sociétés à capitaux
publics, et sociétés d’économie mixte sont également régies par l’Acte uni-
forme, et ce quel que soit le niveau de participation de l’État.
Des établissements publics administratifs, quels que soient leur spécificité et
leur degré d’autonomie, demeurent hors du champ d’application de l’Acte
uniforme.
Il en est de même des sociétés civiles ainsi que des sociétés coopératives et
des mutuelles.
20 DROIT DES SOCIÉTÉS EN AFRIQUE (OHADA)

11. Efficacité de l’AUSC. – Conformément à l’article 10 du traité, l’Acte uni-


forme relatif aux sociétés commerciales est directement applicable et obli-
gatoire dans les États parties nonobstant toutes dispositions contraires de
droit interne, antérieures ou postérieures.
Renforçant ce principe, l’article 2 de l’AUSC précise que ces dispositions sont
d’ordre public, sauf dans les cas où l’Acte uniforme autorise expressément
l’associé unique ou les associés, soit à lui substituer les dispositions dont ils
sont convenus, soit à les compléter par des stipulations propres.
Ainsi toute autre substitution aux dispositions de l’AUSC est réputée non
écrite ou frappée d’une nullité absolue.

A. Règles générales applicables à toutes les sociétés commerciales


12. Définition de la société commerciale. – Reprenant la définition de la
société telle qu’elle était admise dans certaines législations, tel le Code des
obligations civiles et commerciales du Sénégal ou l’ordonnance du 17 mai
1985 en Guinée, l’article 4 de l’Acte uniforme définit désormais la société
comme : « étant créée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent,
par un contrat, d’affecter à une activité des biens en numéraire ou en
nature, dans le but de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie
qui pourra en résulter ».
Ce même article précise que les associés s’engagent à contribuer aux pertes
et que la société commerciale doit être créée dans leur intérêt commun.
Cette disposition rappelle ainsi que l’affectio societatis constitue une exigence
spécifique du contrat de société.
13. Identification du siège social. – La modernisation du régime des sociétés
commerciales supposait notamment qu’il soit fait obligation aux sociétés
commerciales de disposer d’un siège social, fixé au choix des associés, soit
au lieu du principal établissement de la société, soit à son centre de direc-
tion administrative et financière.
Désormais le siège social ne peut plus être constitué uniquement par une
domiciliation à une boîte postale. Il doit être localisé par une adresse ou
une indication géographique suffisamment précise.
14. Clarification des règles de fonctionnement des sociétés commerciales. – La
réforme du droit des sociétés Ohada a mis fin à l’insécurité qui apparaissait
dès la constitution de la société.
Ainsi, la personnalité morale des sociétés court désormais à compter de
leur immatriculation, et non plus de la signature des statuts.
Le même souci de sécurité des tiers se retrouve dans la clarification du
régime des actes intervenus au nom de la société avant son immatriculation,

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