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Disparités et enjeux de l'ASEAN

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P.

106-7

1. Les principaux contrastes de l’ASEAN


L’ASEAN est marquée par de fortes disparités. Économiquement, le PIB par
habitant varie de 1 326 $ au Myanmar à 13 265 $ à Singapour. Sur le plan du
développement humain, des écarts notables existent, avec un IDH élevé à
Singapour (> 0,80) mais faible au Cambodge et au Laos (< 0,70). La puissance
économique est inégale : Singapour et l’Indonésie dominent, tandis que des
pays comme le Myanmar restent marginaux. Enfin, bien que la pauvreté ait
globalement diminué (de 38 % en 2000 à 14 % en 2015), ces progrès sont
inégalement répartis.

2. Les objectifs de l’ASEAN


L’ASEAN vise à assurer la croissance économique et réduire les inégalités
sociales en Asie du Sud-Est. L’un de ses objectifs majeurs est de promouvoir
une coopération régionale pour la paix et la stabilité, en créant une zone de
libre-échange et en favorisant l’intégration économique. Elle ambitionne
également de renforcer la place de ses membres sur la scène internationale en
unissant leurs forces, tout en respectant leur souveraineté. L’ASEAN agit ainsi
comme un moteur de développement et un cadre pour des relations pacifiques
dans une région historiquement instable.

3. Les résultats et limites de l’ASEAN


En 50 ans, l’ASEAN a réussi à réduire significativement la pauvreté, passant de
38 % en 2000 à 14 % en 2015, tout en stimulant le développement
économique, notamment à Singapour et en Indonésie. Cependant, ses limites
sont évidentes : les inégalités entre États restent profondes, et l’intégration
politique est freinée par le respect strict de la souveraineté nationale. De plus,
les priorités divergentes entre les membres limitent la capacité à créer une
véritable union, comme l’Union européenne. Malgré tout, l’ASEAN demeure une
force clé pour la coopération régionale.

P. 108

1. L’ASEAN attire les grandes puissances comme la Chine, le Japon et l’Inde


grâce à sa position stratégique au cœur de l’Asie du Sud-Est, un carrefour des
échanges maritimes et terrestres mondiaux. Elle possède également des
infrastructures de transport clés et un accès direct aux ressources naturelles.
De plus, ses marchés en expansion et sa zone de libre-échange offrent des
opportunités économiques majeures (doc. 5, 7). En 2018, 32 % des
exportations de l’ASEAN étaient destinées à la Chine, l’Union européenne et les
États-Unis, témoignant de son rôle essentiel dans le commerce mondial (doc.
8).
2. La Chine renforce sa position dominante grâce à ses investissements massifs
dans les « nouvelles routes de la soie », qui financent des projets
d’infrastructures stratégiques reliant les pays de l’ASEAN à ses réseaux (doc.
7). Elle exerce également une influence militaire et maritime en revendiquant
des zones en mer de Chine méridionale et en y installant des bases (doc. 6).
Sur le plan commercial, elle est le premier partenaire de l’ASEAN, représentant
22 % des importations et 14 % des exportations totales de la région en 2018
(doc. 8), ce qui confirme son poids croissant.

3. Quelle politique l’ASEAN semble-t-elle mener vis-à-vis de ces


puissances ?
L’ASEAN cherche à équilibrer les influences des grandes puissances en
adoptant une stratégie de coopération tout en préservant son autonomie. Elle
négocie avec la Chine un code de conduite en mer de Chine méridionale et
participe à des manœuvres navales conjointes (doc. 6). Sur le plan
économique, elle profite des investissements chinois tout en s’ouvrant à
d’autres partenaires comme le Japon et l’Inde pour limiter sa dépendance (doc.
5, 7). Cette politique pragmatique lui permet de tirer parti des opportunités
offertes tout en évitant les conflits directs.

P. 112-3

1. Les territoires les plus intégrés en Russie sont les grandes métropoles
comme Moscou, Saint-Pétersbourg et Ekaterinbourg, qui concentrent des
activités économiques majeures, des sièges d’entreprises et des
investissements étrangers (doc. 1 et 2). La région de la Sibérie occidentale est
également intégrée grâce à ses ressources énergétiques (gaz, pétrole), tout
comme le corridor asiatique vers Vladivostok, qui connecte la Russie aux
marchés asiatiques (doc. 1).

2. Quels moyens de transport permettent aujourd’hui à la Russie de s’intégrer


dans les flux du commerce mondial ?
La Russie développe des infrastructures variées : des pipelines pour
l’exportation d’hydrocarbures, des ports en mer Baltique et en mer Noire, et
des nouvelles routes maritimes en Arctique. Le Transsibérien joue un rôle clé
dans le transport terrestre entre l’Europe et l’Asie (doc. 1 et 4).

3. Pourquoi la Russie cherche-t-elle à diversifier son économie ?


L’économie russe dépend fortement des hydrocarbures, qui représentent 60 %
des exportations (doc. 4). Cette dépendance la rend vulnérable aux
fluctuations des prix mondiaux. La diversification vise à développer d’autres
secteurs comme l’industrie automobile et les technologies pour assurer une
croissance durable (doc. 5).
4. Quelles sont les conséquences spatiales de cette intégration dans la
mondialisation ?
Cette intégration a renforcé les inégalités régionales. Les grandes métropoles
et les régions riches en ressources comme la Sibérie occidentale attirent les
investissements, tandis que d’autres territoires restent en marge, notamment
en Russie orientale (doc. 1 à 3).

Forces et faiblesses de l’intégration russe


• Facteurs d’intégration : Richesse en hydrocarbures, vastes
infrastructures de transport (pipelines, Transsibérien, ports), et position
stratégique entre l’Europe et l’Asie.
• Handicaps : Forte dépendance aux hydrocarbures, sanctions
économiques internationales, inégalités régionales et manque d’innovation
dans certains secteurs.
• Pôles et axes d’intégration : Moscou, Saint-Pétersbourg, Vladivostok,
la Sibérie occidentale, le Transsibérien, et les routes maritimes de l’Arctique.

P.114

2- Les relations entre la Russie et la Chine se caractérisent par une coopération


stratégique et économique croissante. Les échanges commerciaux dépassent
100 milliards de dollars depuis 2018, avec un rôle clé du secteur énergétique,
où la Chine est un importateur majeur. Ce partenariat s’étend au domaine
militaire, avec des patrouilles conjointes et la vente d’armements russes comme
les missiles S-400. Sur le plan technologique, la Russie se rapproche de
Huawei pour le développement de la 5G.

Ce partenariat s’explique par des intérêts communs face aux pressions des
États-Unis et par une complémentarité économique. La Chine soutient la Russie
sur la scène internationale, tandis que cette dernière intègre ses projets,
comme l’Union économique eurasiatique, aux Nouvelles Routes de la Soie.
Ainsi, cette alliance repose sur une convergence stratégique plutôt que sur une
concurrence directe.

P.120-1

1. Exemples de régions très intégrées dans les deux formes de


mondialisation
Les États-Unis et l’Europe de l’Ouest (notamment l’Allemagne) sont des régions
très intégrées dans les deux formes de mondialisation, commerciale et
numérique. Ces territoires, identifiés sur la carte, dominent les échanges de
produits innovants et manufacturés complexes grâce à leurs entreprises
transnationales (FTN). En parallèle, ils disposent d’une très forte pénétration
d’Internet (95 % pour l’Europe de l’Ouest et 90 % pour l’Amérique du Nord),
soutenue par des infrastructures numériques rapides (ex. débit de 109 Mbps
aux États-Unis). Ces caractéristiques reflètent leur rôle central dans la
connectivité mondiale et les flux économiques.
2. Exemple de région peu intégrée dans les deux formes de mondialisation
L’Afrique orientale est un exemple de région peu intégrée à la mondialisation.
Sur la carte, cette région est marquée par une faible participation aux échanges
mondiaux, concentrée sur des produits de base (miniers et agricoles). Par
ailleurs, la pénétration d’Internet y reste extrêmement faible (12 %), et le débit
moyen y est parmi les plus bas au monde. Ces facteurs traduisent un manque
d’infrastructure et de diversification économique, limitant son intégration dans
les échanges globaux et les réseaux numériques.
3. Exemples de pays des Suds de plus en plus intégrés dans la
mondialisation
Le Vietnam, le Bangladesh, et la Chine illustrent l’intégration croissante des
pays des Suds. Ces pays connaissent une forte croissance des exportations
(14,6 % pour le Vietnam, 9,8 % pour le Bangladesh entre 2008 et 2018),
notamment dans des secteurs comme le textile ou les équipements
électroniques. De plus, le Vietnam profite d’une amélioration de ses
infrastructures numériques, le positionnant comme un acteur dynamique des
flux économiques mondiaux. Ces exemples montrent comment certains pays
des Suds s’insèrent progressivement dans les chaînes de valeur mondiales.

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