Approches Marketing et Création de Valeur
Approches Marketing et Création de Valeur
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Une fois le marché étudié et les forces et faiblesses de l’entreprise analysées, cette dernière peut définir
des choix stratégiques, les segments à cibler et le positionnement à privilégier (ex. : choix d’un
positionnement luxe).
2. Les objectifs
La veille permet d’identifier de nouvelles opportunités : nouveaux prospects, marchés, distributeurs… Elle
permet de mieux connaître les clients et partenaires. Enfin, elle aide à anticiper les actions des concurrents.
3. Les moyens
La veille peut être opérée selon différents procédés d’études : études documentaires, qualitatives et
quantitatives.
Les sources d’informations peuvent être internes ou externes à l’entreprise.
Celle-ci dispose de nombreux outils pour mener à bien la veille. En effet, les nouvelles technologies ont
permis le développement de nouveaux outils de veille :
– Pour la collecte d’informations (ex. : Google Alertes, Twitter, flux RSS…).
– Pour l’analyse des informations (ex. : cartes heuristiques…).
– Pour la diffusion des informations (ex. : plateformes collaboratives, de partage…).
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
1. L’innovation
Selon Schumpeter, le caractère cyclique de l’économie trouve son origine dans l’innovation. Les
entrepreneurs innovent, mettant ainsi en difficulté les anciennes activités qui ne sont plus viables d’un point
de vue économique. C’est le processus de « destruction créatrice ».
L’innovation est le premier moyen pour créer de la valeur dans les entreprises. Elle peut porter sur :
– Le produit/service : cela correspond à la création d'un produit nouveau (bien ou service) ou à la
transformation significative d'un produit existant en y incorporant une nouveauté.
– Les procédés : la production, la distribution, le système d’information et de communication, la
gestion des relations avec les fournisseurs, l’organisation du travail, la gestion des ressources
humaines …
On distingue deux types d’innovation (source e-marketing) :
– L’innovation de rupture : L’innovation de rupture est fondamentalement différente de ce qui existe
sur le marché. Elle finit pourtant par remplacer la technologie dominante, alors qu’en règle générale,
elle est moins performante à l’origine que la technologie existante.
– L’innovation incrémentale : Caractéristique d’une innovation qui ne modifie pas profondément les
modalités de fonctionnement existant au moment de son apparition. Elle ne remplace pas la
technologie dominante, et n’a d’ailleurs généralement pas été conçue pour cela. Si elle apporte une
amélioration pour que l’on puisse parler d’innovation, celle-ci est souvent graduelle.
Par exemple, avec son modèle économique, Vinted a réinventé la vente d'occasion sur le marché de
l'habillement, en permettant la revente simple et rapide de vêtements et accessoires qui ont déjà été portés.
Vinted est devenu le premier vide-dressing en ligne en Europe, grâce à l’utilisation d’une application ultra
simple et une conscience environnementale grandissante.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Le chapitre s’intéresse aux différentes ressources qu’une entreprise doit mobiliser pour produire un
bien ou un service. La première partie du chapitre est ainsi consacrée aux notions de ressources
tangibles et intangibles ① ; la deuxième partie traite des ressources financières ② et la troisième
partie des ressources humaines ③.
Produire nécessite de mobiliser une combinaison de ressources tangibles (A) et intangibles (B). Une
typologie des ressources a été étudiée en classe de première, et la catégorisation des ressources
tangibles et intangibles permet d’enrichir cette classification.
L’approche par les ressources, prolongement théorique des travaux d'Edith Penrose, utilise la plupart
des concepts du modèle stratégique des ressources et compétences (Resource Based View – RBV) et
se sert des mêmes mécanismes explicatifs de la croissance des firmes. La définition des ressources que
propose Edith Penrose a le mérite d’être simple : les ressources correspondent à tout ce qui engendre
des flux de services et à tout ce qui crée de la valeur.
Les ressources de l’entreprise peuvent donc être définies par des actifs matériels, financiers et
humains, qu’ils soient tangibles ou intangibles.
Elles peuvent être définies comme des actifs non physiques figurant au bilan d’une société tels que la
propriété intellectuelle ou les licences. Elles sont par nature immatérielles et par conséquent plus
diffuses, mais n’en constituent pas moins une richesse pour l’entreprise. Les ressources intangibles
couvrent un large champ et comprennent le capital relationnel de l’entreprise, l’expertise de ses
salariés (compétences), les talents managériaux des décideurs, mais aussi la (e-)réputation, l’image, la
légitimité, l’ensemble des connaissances, les ressources technologiques, la marque et le nom
commercial.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Le recours aux fonds propres peut se faire au moyen de l’autofinancement et/ou au moyen de
l’augmentation de capital.
b) L’augmentation de capital
Lorsqu'une entreprise a besoin d'augmenter ses ressources stables, elle peut recourir à une
augmentation de capital. Le capital de l'entreprise va alors être augmenté via la création
de nouvelles parts sociales (dans le cas d’une SARL, par exemple) ou d’actions (dans le cas
d’une Société Anonyme (SA)). Ces nouvelles parts sociales (ou actions dans le cas d’une SA)
peuvent être achetées par les associés (ou actionnaires pour la SA) déjà présents dans
l'entreprise ou bien par de nouveaux associés/actionnaires. Comme pour la constitution du
capital, les apports nouveaux peuvent se faire en numéraire ou en nature. Cette
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
augmentation de capital peut aussi prendre la forme d’une incorporation de réserves (part
du résultat non distribuée), bénéfices ou provisions.
2. Le financement externe
Les entreprises peuvent recourir à un financement de leur activité en faisant appel à des acteurs
externes. Les financements externes peuvent être regroupés en deux catégories en fonction des
modalités de mise en œuvre du financement. Ils peuvent en effet être accordés par des établissements
financiers (banques) ou collectés directement sur les marchés financiers.
La forme la plus classique et la plus simple est le recours à l’emprunt. L’entreprise contacte sa banque
pour qu’elle lui octroie un crédit (on parle aussi de prêt bancaire) à court, moyen ou long terme en
fonction de ses besoins et de ses projets (notamment de financement d’investissements). Rappelons
que le découvert bancaire est un crédit à court terme.
Le crédit-bail est tout à la fois un contrat de location (assorti d'une promesse de vente à échéance du
contrat) et une méthode de financement. Le crédit-bail permet en effet à une entreprise d'acquérir
des biens immobiliers (terrains, bâtiments, locaux…) ou mobiliers (véhicules, machines, parc
informatique…) à l'issue d'une période de location. Dans ce contrat, l’établissement bancaire est
nommé « le bailleur » et l’entreprise qui loue est « l'occupant ». C’est elle qui utilise le bien mis à sa
disposition durant la période du crédit-bail sans en être propriétaire. Ce n’est qu’à l’issue du contrat
de crédit-bail qu’elle peut en devenir propriétaire.
Les subventions
Les entreprises peuvent percevoir des aides sous forme de subventions d’exploitation ou
d’investissement. Les subventions d’exploitation ont vocation à soutenir les entreprises pour leur
permettre de faire face à leurs charges ou à compenser l’insuffisance de certains produits, alors que
les subventions d’investissement sont des fonds versés aux entreprises et destinés à financer, comme
leur nom l’indique, des investissements, comme l’acquisition d’un véhicule ou de matériel
informatique par exemple. Les subventions d’investissement ne sont pas destinées à être remboursées
et sont définitivement acquises à l’entreprise.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
• La subvention ne sera accordée que lorsque l’entreprise aura satisfait à des conditions
techniques (condition suspensive).
La caractéristique de ce mode de financement est qu’il se fait sans les intermédiaires que sont les
banques, acteurs traditionnels du financement. On dit qu’il est dit désintermédié. L'émergence des
plateformes de financement participatif a été rendue possible grâce à Internet et aux réseaux sociaux,
complétant ou remplaçant la traditionnelle souscription. La tendance au financement participatif
s'inscrit dans le mouvement plus global de la consommation collaborative et de la production
participative.
Du fait de son fonctionnement quotidien, courant (cf. cycle d'exploitation), l’entreprise engage un
certain nombre de dépenses principalement d’approvisionnement, de stockage (de matières
premières, d’en-cours, de produits finis, de marchandises) ainsi que de distribution des produits. Elle
ne récupère des moyens financiers (sous la forme de disponibilités) qu’au moment où elle encaisse le
montant des ventes de ses produits finis, de ses marchandises ou des prestations de service, en
fonction de l’activité qu’elle exerce.
Lorsque l’entreprise a une activité de production ou de transformation de biens, elle acquiert des
matières premières, puis démarre sa production et verse, en fin de mois, les salaires à ses employés.
Tout cela constitue des besoins de financement. Ce n’est qu’à l’issue de son processus de production
(elle disposera alors de produits finis), qu’elle pourra enfin procéder à la commercialisation de ses
produits et se faire payer (générant des encaissements).
Lorsque l’entreprise a une activité commerciale, elle constitue des stocks de marchandises (qu’il faut
donc financer) qu’elle va placer dans ses rayons, ses réserves et ses entrepôts. C’est donc
postérieurement que les clients achèteront et paieront ces marchandises.
Lorsque l’entreprise a une activité de services, elle est amenée à effectuer un certain nombre de jours
de travail et à prendre en charge ses propres frais avant de pouvoir facturer ses clients et se faire payer.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Enfin, il est fréquent que l’activité de l’entreprise l’oblige à accorder à sa clientèle des délais et facilités
de paiement. Dans ce cas, les montants redevables à l’entreprise par sa clientèle (après livraison)
forment ce qu’on appelle des « créances clients ».
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
a) L’établissement du bilan fonctionnel consiste en une « réduction » du bilan comptable en un bilan très synthétique qui se résume en six grandes
masses :
- du côté de l’actif : emplois stables, emplois circulants et trésorerie active
- du côté du passif : ressources stables, dettes circulantes et trésorerie négative
Prenons l’exemple fictif de l’entreprise Coppernic pour illustrer le passage d’un bilan comptable au bilan fonctionnel.
Stocks et en cours
TOTAL I 845 000 388 500 456 500
Bilan fonctionnel de Coppernic
Mat. Prem. Et autres approv. 45 000 5 000 40 000
Produits finis 195 000 195 000 845 000 889 800
Créances d'exploitation Emplois stables Ressources stables
Clients et comptes rattachés 225 000 12 000 213 000
Créances diverses 23 000 23 000
496 000 476 200
Valeurs mobilières de placement
Autres titres 8 000 8 000
Emplois circulants Dettes circulantes
Disponibilités 25 000 25 000
TOTAL II
ACTIF -TOTAL GÉNÉRAL
521 000
1 366 000
17 000
405 500
504 000
960 500
Trésorerie active 25 000 Trésorerie négative --
PASSIF Montants
Total
Capital
Réserve légale
300 000
29 000 Total 1 366 000 1 366 000
Réserves statutaires 34 800
Autres réserves 17 000
Report à nouveau 5 000
Résultat net de l'exercice après impôt 25 000
TOTAL I 410 800
Provisions pour risques 8 000
TOTAL II 8 000
Dettes financières
Emprunts et dettes auprès d'établissements de crédit 65 000
Emprunts et dettes financières diverses 500
Dettes d'exploitation
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 426 800
Dettes fiscales et sociales (1) 49 400
TOTAL III 541 700
PASSIF - TOTAL GÉNÉRAL 960 500
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Détail des formules permettant d’établir les grandes masses du bilan fonctionnel :
Emplois stables = Total I de l'actif (brut) ou dit autrement, Emplois stables = Actif immobilisé brut
Emplois circulants = Total II de l'actif (brut) – Disponibilités (brut) ou dit autrement, Emplois circulants = Stocks et en-cours (brut) + Créances (brut)
(du bilan fonctionnel) (du bilan comptable) (du bilan fonctionnel)
Trésorerie active = Disponibilités (solde des comptes « Banque » et « Caisse »)
1
CBC : Concours bancaires courants, plus communément appelé découvert bancaire.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Emplois stables
Ressources stables
FRNG
Emplois circulants
Dettes circulantes
L’entreprise dispose de ressources stables, qui peuvent être internes (capitaux propres,
amortissements et provisions) ou externes (dettes financières).
Ces ressources stables servent normalement à financer des emplois stables
(immobilisations).
Toutefois si l’entreprise est bien gérée, elle disposera de ressources stables supérieures à
ses emplois stables, afin de dégager un fonds de roulement qui lui permettra de financer
son fonctionnement (cycle d’exploitation).
Le fonds de roulement net global correspond donc à l’excès de ressources stables sur les
emplois stables :
FRNG = Ressources stables – Emplois stables (ou actif immobilisé brut)
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
• La trésorerie nette
La trésorerie nette est la différence entre la trésorerie active et la trésorerie passive
Trésorerie nette = Trésorerie active – Trésorerie passive
Du fait des équilibres entre les masses du bilan fonctionnel, on peut retrouver la trésorerie
nette avec le FRNG et le BFR.
Trésorerie nette = FRNG – BFR
③ Quelles sont les conséquences des choix de production sur les ressources
humaines (RH) ?
Les choix de production ont des conséquences sur les besoins en RH. Les organisations doivent donc
prévoir les qualifications et les compétences individuelles dont elles auront besoin pour produire : c’est
le rôle de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) que d’adapter les RH aux
besoins immédiats et futurs de l’organisation tant au niveau quantitatif que qualitatif (A).
Afin de répondre aux évolutions de l’environnement et d'accroître leur flexibilité, les organisations
mobilisent différentes formes juridiques pour redéfinir la relation de travail (B). Les transformations
numériques de la société s’imposent comme un levier incontournable d’accompagnement de ces
nouvelles formes de relation de travail (C).
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Il s’agit de bien poser que la GPEC est une démarche de gestion qui vise constamment à anticiper
l’évolution des compétences nécessaires à la bonne marche de l’entreprise, en général, et de la
fonction production, en particulier. À ce titre, l’entreprise met en place une politique de formation
(repérage des besoins de formation, puis mise en place d’actions de formation) pour faire évoluer les
compétences internes. Elle peut aussi faire appel à de compétences spécifiques externes en procédant
à des recrutements. Dans les grandes entreprises, la DRH organise un vrai marché interne du travail
permettant une mobilité (dans ce cas, les recrutements sont internes).
La flexibilité peut relever d’une organisation du travail souple mais elle peut aussi prendre de nouvelles
formes du travail.
Dans les formes souples et flexibles de travail, on peut citer les horaires flexibles, le télétravail (qui a
été pratiqué à une vaste échelle à l’occasion de la crise du Covid-19), la pluriactivité, le temps partagé
entre plusieurs entreprises ou projets.
De nouvelles formes de travail ont vu le jour avec l’avènement de l’économie de plateforme. En effet,
plutôt que d’embaucher des salariés, bon nombre de plateformes de mise en relation ont fait appel à
une main-d’œuvre non salariée de la plateforme, constituée d’autoentrepreneurs.
Dans le même esprit, certains travailleurs indépendants exercent une activité en free-lance et
facturent des entreprises clientes (sans en être salariés). Enfin, certaines structures
d’accompagnement à la création d’entreprise proposent du portage salarial pour permettre à
l’entrepreneur d’exercer une activité tout en étant juridiquement couvert.
Alors que d’aucuns ont chanté les louanges de l’économie de plateforme, d’autres en ont expérimenté
les limites. Plusieurs décisions de justice en France mais aussi dans d’autres pays (y compris les USA)
ont requalifié les relations de travail considérant qu’elles relevaient, en réalité, de contrats de travail
déguisés. À titre d’exemple, on peut citer la plateforme Uber.
Sur un plan plus sociologique, on observe que ces nouvelles formes de travail flexibilisent l’entreprise
mais au prix d’une diminution de la protection de leurs collaborateurs « autoentrepreneurs ». En effet,
ceux-ci n’étant pas salariés de la plateforme ne relèvent pas du régime général des salariés mais de
celui des indépendants, beaucoup moins protecteur en matière de couverture sociale.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Les outils digitaux, plus ou moins nouveaux, utilisés par les RH sont les suivants : formation en ligne,
Mooc (Massive Online Open Course), Spok (Small Private Online Course), Cooc (Corporate Online Open
Course), le big data, les plateformes pour mieux gérer les talents et intégrer de nouveaux
collaborateurs, la réalité virtuelle, le digital learning (apprentissage nomade avec un mobile, une
tablette un peu partout) et les LMS (learning management systems), les robots intelligents, les
chatbots…
Mais ces changements ne sont pas sans risque dans la mesure où les salariés peuvent légitimement se
sentir esseulés et souffrir d’un manque de relations humaines. Le dispositif technique s’accompagne
alors d’un sentiment de déshumanisation de la relation de travail.
Conclusion
Ce chapitre s’appuie sur plusieurs réflexions conduites en classe de première, en enseignement de
spécialité de sciences de gestion et numérique. En évoquant les différentes ressources de l’entreprise
(tangibles, intangibles, financières, humaines), le chapitre montre l’importance de combiner ces
ressources et met par là même en lumière le lien existant entre elles. La mise en œuvre d’une stratégie
doit donc tenir compte de tous ces facteurs, clés pour la réussite de l’entreprise sur son secteur
d’activités.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Le chapitre interroge les méthodes de production à adopter. Elles doivent être toujours plus flexibles, afin de
mieux adapter l’offre de l’entreprise à la demande des clients (dit autrement, à leurs besoins). Il faut aussi
mettre en œuvre des méthodes de distribution nouvelles ou considérablement améliorées, pour accroître la
performance.
Les choix stratégiques portent ainsi sur :
– Les modes de production de biens ou de services à mettre en œuvre ①.
– La gestion/pilotage de la chaîne logistique ②.
– Le contrôle de la qualité ③.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
en continu opère un renversement dans la temporalité du travail car le rythme de travail (et donc la
productivité) est imposé par un flux extérieur à l’ouvrier (la vitesse d’écoulement de la coulée continue
d’acier, le débit d’un fleuve qui entraîne des roues à aubes…). Aujourd’hui, on trouve aussi ce mode
d’organisation dans les secteurs de la pétrochimie, des industries gazières ou la production de verre.
Sur la base de cette définition, il est possible de décliner plusieurs types de services (classification de
Christopher Lovelock) :
Personnes Biens
Les services se caractérisent non seulement par la présence fréquente des clients au moment de la
production, mais aussi par leur participation active au processus même de production du service.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Exemple : lorsque vous prenez l’avion, vous avez souvent votre carte d’embarquement dématérialisée sur
votre smartphone, et vous pouvez réaliser le check-in en ligne. Vous participez vous-même à la production
du service.
Le client devient ainsi partie intégrante du processus de service et donc tout changement dans l’interaction
avec lui a une incidence sur l’entreprise.
(Exemple de TripAdvisor pour une participation intensive du client !)
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
doit permettre de gérer les relations de l’entreprise avec tous ses partenaires : en amont avec les
fournisseurs, les fournisseurs des fournisseurs ; en aval avec les clients, distributeurs, consommateurs.
Pour une entreprise, un bon pilotage de la chaîne logistique est une garantie de réactivité, un gage de
qualité, l’assurance de pouvoir répondre aux attentes des clients et la possibilité de se démarquer des
concurrents.
Au quotidien, la gestion de la chaîne logistique se hisse parmi les premières préoccupations des chefs
d’entreprise. Il s’agit, étape par étape, d’estimer la juste valeur ajoutée à apporter au produit en fonction
des attentes du client et des contraintes internes et externes. En étant capable de proposer les meilleurs
produits au coût le plus bas, l’entreprise utilise sa chaîne logistique comme un véritable atout compétitif.
(Exemple de DHL)
Notons pour finir que la mise en œuvre d’une gestion intégrée et optimisée des flux est aujourd’hui facilitée
par l’évolution des technologies de l’information, particulièrement en matière de communication et
d’optimisation.
– doit démontrer son aptitude à fournir constamment des produits et services conformes aux
exigences des clients et aux exigences légales/réglementaires applicables ;
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
S’engager dans une démarche qualité est générateur de gains concrets. Du point de vue de la relation aux
partenaires et aux clients, cela permet en effet de :
– satisfaire ses clients, renforcer la relation de confiance, fidéliser la clientèle et attirer de nouveaux
clients ;
– renforcer la crédibilité de l’entreprise : l’amélioration de la qualité est visible pour la clientèle, la
concurrence, les autorités de contrôle, les financeurs, etc.
Du point de vue de l’organisation et du management interne de l’entreprise, la démarche qualité permet
de :
– structurer l’organisation et améliorer le fonctionnement quotidien, définir les rôles et les fonctions
de chacun, connaître ses responsabilités, améliorer la communication interne et les échanges entre
membres de l’équipe, être réactif face à un imprévu ;
– professionnaliser et fédérer son équipe, susciter la motivation, concilier qualité de service et bien-
être du personnel ;
– optimiser les ressources humaines, financières, matérielles ;
– pérenniser sa structure et accroître son activité.
Mais l’enjeu d’une démarche qualité, c’est aussi et surtout « l’image de marque » de l’entreprise ! Les signes
de la qualité fonctionnent ainsi comme des facteurs distinctifs, de différenciation des concurrents. D’un
point de vue plus marketing, on sait que le positionnement de l’entreprise influe directement sur son image
de marque. Développer, travailler puis pérenniser la qualité de ses produits ou services est un marqueur fort
en matière de positionnement qui a des répercussions directes sur l’image de l’entreprise, sur son chiffre
d’affaires et donc sur sa réussite !
Dans le cadre de services publics, la qualité est d’abord évaluée à travers la satisfaction de l’usager (qualité
de l’information, réponse aux besoins, etc.). Elle dépend à la fois du cadre dans lequel le service est mis en
œuvre, mais aussi de la relation avec l’agent ou le fonctionnaire qui représente l’institution publique (écoute
et amabilité, réduction des délais d’attente, etc.).
En conclusion de ce chapitre, synthétisons les différents avantages des systèmes de production flexibles :
– réponse rapide aux variations du marché (et de la demande) via une variété de produits, une
quantité précise à produire, une modification du produit ;
– amélioration de la qualité via une réduction des rebuts et retouches, une qualité constante ;
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
– réduction des coûts de production via une diminution des délais, des stocks, des charges directes et
indirectes, une meilleure utilisation des équipements, un meilleur contrôle de la production, une
réduction des coûts de la non-qualité.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Quel choix d’organisation de la production pour concilier flexibilité, qualité et maîtrise des coûts ?
Le chapitre approfondit la notion de coût et met en évidence l’importance, pour une entreprise, de les
maîtriser, notamment ses coûts de production. En effet, l’évaluation de la performance d’une entreprise se
mesure notamment grâce au contrôle des coûts.
Les méthodes retenues pour le calcul d’un coût dépendent du contexte de l’organisation et de ses objectifs.
Aucune organisation n’échappe à la question du suivi de ses coûts.
Les différentes méthodes traitées dans ce chapitre sont la méthode des coûts complets et la méthode des
coûts spécifiques ① ; il est aussi question de la gestion du cycle de vie des produits (ou Product Lifecycle
Management - PLM) ②.
Deux méthodes sont abordées dans cette première partie : la méthode des coûts complets (A) et la méthode
des coûts spécifiques (B).
– Un coût est un ensemble de charges qui s’appliquent à un produit (ou un service) ; par exemple, le coût de
production du produit A, le coût de l’atelier B, etc.
– Un prix est l’expression monétaire de la valeur d’une transaction ; par exemple, le prix d’achat, le prix de
vente.
– Il existe différents types de coûts ; en fonction des objectifs stratégiques de l’entreprise, on fera référence
soit aux coûts complets, soit aux coûts partiels :
- les coûts complets incorporent des charges de la comptabilité générale avec ou sans retraitement ;
- les coûts partiels ne prennent en compte que certains types de charge (par exemple les charges
directes ou les charges variables).
– Une marge est une différence entre un prix de vente et un coût ; par exemple la marge commerciale.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
– Les charges indirectes sont liées aux différents centres de production et imputées au coût du produit
considéré en fonction d’une clé de répartition. Elles nécessitent un calcul intermédiaire.
La méthode des coûts complets est ainsi fondée sur l’utilisation de nomenclatures pour les consommations
physiques et de gammes pour la main-d’œuvre directe (MOD), afin de rattacher directement des charges aux
produits. A contrario, les charges indirectes concernent plusieurs produits ou l’ensemble de l’entreprise.
Produit 1 Produit 2
Charges directes
Matières Premières A B
MOD D E
Charges indirectes
Centre de production X G
Centre de production Y H
Cette méthode des coûts complets dépasse le simple cadre du contrôle des coûts liés aux opérations de
production, elle revêt une dimension stratégique de maintien d’une position concurrentielle en supposant
une certaine stabilité de l’environnement.
– les charges variables fluctuent proportionnellement à l’activité mesurée par la production ou le chiffre
d’affaires (elles peuvent être directes ou indirectes) ;
– les charges fixes, également appelées charges de structure, sont indépendantes de l’activité de l’entreprise
(par exemple, les loyers, les amortissements).
Pour chaque produit, la méthode consiste à déterminer une marge sur coût variable. La marge sur coût
variable totale (tous produits confondus) désigne le surplus/la marge dégagé(e) par l’activité une fois qu’on a
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
tenu compte des charges variables. C’est elle qui contribue à l’absorption des charges fixes globales et doit
donc être supérieure aux charges fixes pour dégager un bénéfice.
Une représentation simplifiée, de la méthode et des différents calculs, pourrait être la suivante. Cette
représentation simplifiée est en réalité un compte de résultat différentiel :
Cette distinction charges variables/charges fixes permet notamment de calculer plusieurs indicateurs clés pour
la maîtrise des coûts : le seuil de rentabilité et le point mort.
Le seuil de rentabilité correspond au CA total (tous produits confondus) pour lequel l’entreprise ne dégage ni
profit, ni perte (il désigne donc le CA pour lequel le résultat est égal à 0).
(𝐶𝐶𝐶𝐶 × 𝐶𝐶ℎ𝑟𝑟𝑟𝑟𝑎𝑎𝑆𝑆𝑎𝑎 𝑓𝑓𝑆𝑆𝑓𝑓𝑆𝑆𝑎𝑎)
𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑆𝑆 𝑟𝑟𝑆𝑆𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑟𝑟é =
𝑀𝑀𝑟𝑟𝑟𝑟𝑎𝑎𝑆𝑆 𝑎𝑎𝑆𝑆𝑟𝑟 𝑐𝑐𝑐𝑐û𝑟𝑟 𝑣𝑣𝑟𝑟𝑟𝑟𝑆𝑆𝑟𝑟𝑟𝑟𝑆𝑆𝑆𝑆
Le point mort représente quant à lui la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint.
𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑆𝑆 𝑟𝑟𝑆𝑆𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑟𝑟é
𝑃𝑃𝑐𝑐𝑆𝑆𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑚𝑚𝑐𝑐𝑟𝑟𝑟𝑟 =
𝐶𝐶𝐶𝐶 𝑚𝑚𝑐𝑐𝑚𝑚𝑆𝑆𝑟𝑟 𝑗𝑗𝑐𝑐𝑆𝑆𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑟𝑟
[Remarque : le CA moyen journalier est le plus souvent calculé sur la base de 360 jours par an (ou 30 jours par
mois). Mais cette information doit être précisée ; dans l’énoncé ou par l’entreprise.]
L’intérêt de cette méthode est que l’entreprise peut déterminer, dans une gamme de produits, l’opportunité
de maintenir ou d’abandonner un des biens. Elle abandonnera un bien si sa contribution à la couverture des
charges fixes n’est pas suffisante (si sa marge sur coût variable est négative).
La méthode des coûts spécifiques tient au constat qu’il existe en réalité des charges fixes directes et indirectes.
L’originalité de cette méthode va donc consister à imputer à chaque produit les charges fixes directes qui lui
sont propres (dit autrement, les charges de structure qui le concernent ; par exemple, l’amortissement des
biens d’équipement liés au produit lui-même). Cette méthode s’est développée dans le cadre d’un contrôle
des coûts opérationnels en environnement plus instable.
– de coûts variables (directs et indirects), comme dans la méthode des coûts variables ;
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Une représentation simplifiée, de la méthode et des différents calculs, pourrait être la suivante :
L’intérêt de cette méthode est identique à celui de la méthode des coûts variables : l’entreprise peut
déterminer, dans une gamme de produits, l’opportunité de maintenir ou d’abandonner un des biens. La
différence avec la méthode précédente réside dans le fait que la contribution d’un bien se mesure par rapport
à sa couverture des charges indirectes (fixes).
Un contexte comportant une problématique de suivi des coûts est proposé à l’élève. Ce contexte servira de « fil
rouge » à la partie ① et sera ainsi décliné dans les deux sections A et B. Il s’agit d’interroger la composition
d’un coût selon la méthode retenue (coûts complets ou coûts spécifiques) afin d’en montrer les intérêts et les
limites.
Les simulations par tableur sont propices à sensibiliser les élèves aux conséquences d’une augmentation de tel
ou tel coût, de tel ou tel choix qualitatif sur la structure générale du coût d’un produit ou d’un service. L’exercice
« fil rouge » de la partie ① sera donc disponible au format Excel.
La gestion du cycle de vie des produits ou Product Lifecycle Management (PLM) est une méthode de gestion
des produits (et des connaissances qui y sont liées) permettant de raccourcir le délai de leur mise sur le
marché, de garantir leur conformité et leur intégration dans la supply chain (voir chapitre précédent), tout en
stimulant de meilleurs rendements pour l’entreprise.
Les questions liées au développement durable dans les processus de production (recyclage des déchets
générés lors du cycle « approvisionnement – production – distribution ») et à la gestion de la fin de vie des
produits constituent une problématique réelle dans la détermination des coûts.
Cette partie ② reviendra donc tout d’abord sur des éléments de définition du PLM (section A) avant
d’aborder le développement durable dans les processus de production ainsi que la problématique de gestion
de la fin de vie des produits (section B).
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Étape 1 Conception – Il s’agit de la définition du concept de base du point de vue du client, de l'entreprise, du
marché et de la loi. Cette étape permet notamment de définir l'esthétique et les fonctionnalités de base du
produit en utilisant des logiciels de CAO/CAD (conception assistée par ordinateur / computer-aided design).
Étape 2 Développement – Il s’agit ici de développer les premiers prototypes issus de la phase de conception.
Cette phase est gérée la plupart du temps par des ingénieurs qui utilisent là aussi des logiciels de CAO pour
effectuer des tests plus approfondis sur le produit (simulations, optimisations, etc.), le but étant de proposer
finalement les composants individuels du produit.
Étape 3 Production – Une fois la méthode de production définie (voir chapitre précédent), les outils et les
instructions nécessaires à la production sont pensés via un logiciel de type CAM (Computer-aided
Manufacturing). Un deuxième logiciel définit la mise en place au niveau de l'usine de production, et un
troisième détermine si les composants individuels sont conformes à ceux proposés par le développement.
Étape 4 Services – Cette dernière étape organise le « suivi » du produit. Il est ici question de générer une
documentation, fournie aux différents services de l’entreprise, concernant le produit (en cas de réparation par
exemple), son recyclage, etc.
Il est important de noter qu’un projet (ici la création d’un produit) se fait rarement de manière linéaire ; il y a
souvent des allers-retours entre les différentes étapes ! C’est l’interaction entre les différentes étapes qui
permet d'adapter et d'optimiser le processus et donc d’être dans une réelle démarche de PLM.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
– L’allongement de la durée d’usage des produits par le recours à la réparation, à la vente ou à l’achat
d’occasion, par le don, dans le cadre du réemploi et de la réutilisation.
– L’amélioration de la prévention, de la gestion et du recyclage des déchets, y compris en réinjectant et
réutilisant les matières issues des déchets dans le cycle économique.
Aujourd’hui, le principal défi est celui de la mobilisation de tous – citoyens, collectivités, entreprises,
associations, administrations, acteurs de la recherche et du développement dans tous les territoires – pour un
réel passage à l’acte. Les entreprises sont donc directement concernées ; la mise en place d’un système de
PLM va dans ce sens !
Conclusion
En abordant les différentes méthodes de calcul d’un coût, leurs intérêts et limites, puis en traitant des
questions liées au PLM et au développement durable dans les processus de production, ce chapitre soulève
d’importantes questions relatives aux problématiques actuelles de détermination des coûts.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Le chapitre s’intéresse aux transformations numériques et à leurs effets sur les entreprises, et plus
particulièrement sur leur activité de production. En effet, l’automatisation du système de production est
permise par ces transformations numériques et par l’exploitation de données de gestion qui crée de
l’information. L’analyse de ces informations peut ensuite être conduite grâce au système d’information de
gestion.
La première partie du chapitre revient ainsi sur la façon dont les systèmes d’information de gestion ont une
incidence sur le système de production ① ; la seconde partie présente les différentes technologies, nouvelles
notamment, qui enrichissent désormais les systèmes de production ②.
L’exploitation de données de gestion exige le recours à des systèmes d’information de gestion (SIG). Ces
dispositifs permettent l’automatisation du système de production (section A). Les progiciels de gestion
intégrés (PGI) jouent un rôle majeur dans l’interface du système de production et du système de gestion
(section B).
Atteindre ces objectifs nécessite des systèmes de production ayant la capacité d’une part de s’adapter
rapidement aux changements de caractéristiques des produits à fabriquer (en reconfigurant la circulation des
produits et des opérations), d’autre part de répondre dans les plus brefs délais aux variations du volume des
commandes, sans créer des stocks inutiles.
L’automatisation du système de production permet donc à l’entreprise d’améliorer son processus de
production et in fine sa compétitivité (coûts des produits, qualité, adaptabilité à la demande...).
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Différentes technologies enrichissent désormais les systèmes de production. Par exemple, le développement
d’objets connectés permet de collecter des données (par le biais de capteurs, dont des caméras) qui étoffent
les systèmes de production et qui améliorent de fait les processus de l’entreprise.
Mais plus largement, les systèmes de production s’appuient désormais sur deux nouvelles
technologies/innovations majeures : l’informatique en nuage ou cloud computing (section A) et l’Intelligence
Artificielle (IA) (section B).
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
Le cloud computing facilite donc la R&D, le design et le développement de nouveaux produits, ce qui favorise
l’innovation, réduit les coûts de développement des produits et le temps de mise sur le marché.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
De la chaîne de production à la relation client, en passant par la logistique ou encore les ressources humaines,
l’intelligence artificielle impacte les entreprises. Associée à d’autres technologies, l’IA fournit une vision 360°
des clients (traitement de données ouvertes ou de big data par exemple), délivre des analyses prédictives, ou
apporte des réponses contextualisées en puisant dans toutes les données, structurées ou non.
Au niveau de la chaîne de production, l’IA permet de prévoir ou de simuler le comportement d’un équipement,
ce qui peut être utile dans le cadre de la maintenance de cet équipement par exemple. Une fois que le produit
est mis sur le marché, l’IA intervient par la mise en place d’assistants virtuels (type Siri ou chatbots) pour
recueillir des données clients en les interrogeant sur leurs problématiques, leurs frustrations ou leur niveau
de satisfaction. Ainsi, l’IA transforme la collecte de données en connaissance clients et anticipe leurs attentes.
Il est alors possible d’améliorer le système de production en récoltant en temps réel les avis et les données
des consommateurs (profil type, etc.).
Conclusion
Ce chapitre s’appuie sur la réflexion conduite en classe de première en enseignement de spécialité de sciences
de gestion et numérique (voir thème 2 du manuel de première). Il s’agit de montrer aux élèves que l’acquisition
des données et la production d’informations grâce à un système de gestion intégré permettent le partage du
patrimoine informationnel entre les différentes parties prenantes et évoluent avec l’usage de nouvelles
technologies.
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
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Thème 1 – Les organisations et l’activité de production de biens et services
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Thème 2 – Les organisations et les acteurs
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Thème 2 – Les organisations et les acteurs
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Thème 2 – Les organisations et les acteurs
La qualité de vie au travail (QVT) est une démarche participative mise en œuvre plutôt dans les entreprises,
avec le soutien du management, pour permettre aux salariés de s’exprimer et d’agir sur les facteurs
influençant la qualité de vie et le bien-être au travail.
La QVT permet de réfléchir collectivement à tous les facteurs qui favorisent le bien-être au travail : relations
de travail, climat social, contenu du travail, santé au travail, compétences et parcours professionnels, égalité
professionnelle, management participatif et engagement.
La QVT agit sur la motivation et l’implication personnelles dans le travail. Elle améliore la performance
individuelle et collective des salariés, et développe à terme la performance sociale et économique de
l’entreprise.
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Thème 2 – Les organisations et les acteurs
L’étude du comportement des consommateurs est un élément majeur de la réflexion stratégique des
organisations. Aujourd’hui, le secteur public se rend compte de l’intérêt de cette démarche auprès de ses
usagers.
Si l’administration utilise de plus en plus ces techniques empruntées au secteur privé, il convient néanmoins
de distinguer le consommateur de l’usager.
A De l’usager au consommateur :
Même si aujourd’hui la frontière entre le consommateur et l’usager n’est plus aussi évidente, il est pourtant
important de distinguer ces deux notions.
L’usager est un individu qui fait usage d'un bien ou d'un service, c'est-à-dire qui l'utilise sans pour autant en
avoir la propriété. Il se distingue du simple utilisateur par le caractère habituel de son utilisation du bien ou
du service concerné. Exemple : les usagers des transports en commun.
On utilise le terme usager principalement dans le cadre de services publics. De ce fait l’usager n’a (la plupart
du temps) pas le choix ni la possibilité de faire jouer la concurrence. Contrairement au consommateur qui
réalisera son acte d’achat principalement pour satisfaire un désir.
B Le processus d’achat à l’ère du numérique
Traditionnellement, lorsqu’un consommateur souhaite effectuer un achat, une démarche linéaire s’applique.
Naissance du besoin, le consommateur se rend au magasin proposant une solution, choisi le produit qui lui
semble le plus pertinent, puis achète et évalue son achat.
Avec l’arrivée du numérique dans ce processus d’achat, de nouvelles possibilités ont été créées. Que ce soit
depuis son smartphone, sa tablette, etc., le consommateur peut à présent rechercher en ligne des solutions à
ses besoins. Il peut également éprouver de nouveaux désirs engendrés par des promotions ou des suggestions,
ou encore via des boutons poussant à un achat plus impulsif... Exemple : « j’en profite », « je me lance », « je
fonce », etc.
Les organisations adaptent donc le parcours client et intègrent de plus en plus les outils numériques dans les
magasins physiques.
L’administration utilise le principe du parcours client en le déclinant en parcours usager afin d’utiliser les
nouvelles technologies et les bénéfices qu’elles procurent tant du point de vue usager, que du point de vue
administration.
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Thème 2 – Les organisations et les acteurs
Les objectifs sont nombreux, de la réponse au besoin jusqu’à la création d’un désir et en passant par la
fidélisation.
• Les motivations
La motivation est un des critères les plus importants dans l'étude du comportement du
consommateur. C'est elle qui va véritablement pousser le consommateur à effectuer, ou non, les
achats.
La classification d’H. Joannis :
– Motivation hédoniste : se faire plaisir.
– Motivation oblative : faire plaisir aux autres.
– Motivation d’auto-expression : s’affirmer, exprimer ce que l’on est.
• Les freins
À l'inverse des motivations, les freins empêchent le consommateur de réaliser certaines actions :
achats, recherches d’infos, réservations etc… Ceux-ci agissent comme des pulsions négatives. Ce sont :
– Les inhibitions : difficultés à agir en contradiction avec ses valeurs morales.
– Les risques : éventualité d’événements défavorables liés à l’achat : risque social (opinion des autres),
risque physique (santé), risque financier (perte d’argent), etc.
– Les peurs : réelles ou imaginaires, liées à la difficulté d’utilisation du produit ou à la réalisation du
service.
• Les attitudes
Les attitudes correspondent à l'ensemble des comportements (positifs et négatifs) qu'adopte
naturellement un individu envers un produit ou une marque.
L'attitude peut être divisée en trois composantes : la composante cognitive, qui résulte des
connaissances du consommateur, la composante affective axée sur les sentiments, et la composante
conative liée à la volonté du consommateur de réaliser certaines actions pour satisfaire ses besoins.
Le digital influence de manière incontestable la relation client. La connaissance du consommateur passe par
la récupération de ses données personnelles.
Les informations qui peuvent être collectées en temps réel et la multiplication des expériences client orientent
de plus en plus la relation client vers la personnalisation.
Les organisations mettent donc en place des parcours client/usager en utilisant des outils digitaux
(applications, espaces personnels, réseaux sociaux…). Ces outils permettent de récolter une masse
considérable de données, d’affiner la connaissance du consommateur et ainsi d’établir une relation client
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Thème 2 – Les organisations et les acteurs
efficace et pertinente. C’est le cas également pour les administrations qui utilisent de plus en plus la relation
usager dans leurs interactions avec les citoyens.
Ainsi, les organisations ont la possibilité de rester en permanence connectées à leurs clients/usagers et de
toujours mieux les connaître afin de pouvoir pleinement les satisfaire.
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Thème 2 – Les organisations et les acteurs
Pour toute organisation, la communication interne s'avère nécessaire et même stratégique. Il s’agit de toutes
les formes de communication au sein d’une entreprise, que ce soit une communication descendante (de la
hiérarchie vers les salariés), ascendante (des salariés vers leur hiérarchie) ou horizontale / transversale (entre
des salariés du même niveau hiérarchique).
Toutes ces formes sont des outils qui visent à améliorer l'efficience de l'organisation, à développer un
sentiment d’appartenance, à stimuler la motivation, l'enthousiasme, l'efficacité et la capacité d'innovation des
salariés.
La communication interne fait partie intégrante de la culture d’entreprise puisque c’est par son biais que
seront véhiculées les valeurs que l’entreprise souhaite faire partager à tous ses salariés.
La communication interne permet également à l’organisation de travailler sur la notion de « marque
employeur », qui vise à recruter les profils de salariés les plus pertinents, mais également à les fidéliser et à
les pousser à devenir eux-mêmes des ambassadeurs de l’entreprise.
L’affirmation d’une identité ou la cohésion de des membres de l’organisation sont autant de raisons qui
donnent une dimension stratégique à la communication interne.
B La communication externe :
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Thème 2 – Les organisations et les acteurs
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Thème 3 – Les organisations et la société
Les mouvements de fond issus de la société civile (gilets jaunes, animalisme, défenseurs de
l’environnement, féminismes…) font désormais partie intégrante de l’environnement des
organisations et celles-ci ne peuvent plus les ignorer. En effet, les frontières entre l’entreprise et la
société sont poreuses : d’un côté, de nombreuses organisations sont à la pointe des raisonnements
éthiques et de la transparence et peuvent apparaître presque comme en avance sur l’évolution de la
société. D’un autre côté, les organisations qui ne se préoccupent que trop peu de l’éthique ou qui ne
respectent pas leurs engagements s’exposent à un désintérêt des consommateurs, voire à une mise
en accusation publique, comme nous l’avons vu dans le cadre de « l’affaire Lactalis » ou le Dieselgate.
Il s’agit donc ici de se demander pourquoi et comment les entreprises s’approprient cette notion
d’éthique et s’inscrivent de plus en plus dans des démarches citoyennes.
1 La notion d’éthique
L’éthique est l’ensemble des règles morales observées par un individu ou une organisation. Si la
morale répond à la question « que dois-je faire ? » et énonce souvent des interdictions, l’éthique
répond à la question « comment dois-je faire ? ».
La déontologie est l’ensemble de règles dont se dote une profession, ou une partie de la profession,
au travers d’une organisation professionnelle, qui devient l’instance d’élaboration, de mise en œuvre,
de surveillance et d’application de ces règles.
Ainsi si l’éthique repose plutôt sur des valeurs observées au niveau de la société, la déontologie
correspond à un ensemble de règles qui s’appliquent à une profession. Autrement dit la déontologie a
une dimension contraignante que n’a pas l’éthique, qui repose sur la bonne volonté des acteurs et leur
morale.
2 Éthique et RSE
Transposé à l’entreprise, le concept d’éthique est lié à la responsabilité des entreprises, qui induit que
celle-ci doit répondre de ses actions et les justifier en fonction des valeurs et des normes morales en
vigueur, voire d’en supporter les conséquences. Cette responsabilité est désormais parfaitement
intégrée dans les logiques stratégiques des entreprises, à travers la RSE (Responsabilité Sociale des
Entreprises).
Ainsi, la RSE regroupe l’ensemble des pratiques mises en œuvre par les entreprises dans le but de
respecter les principes du développement durable, c’est-à-dire d’être économiquement viables,
d’avoir un impact positif sur la société mais aussi de mieux respecter l’environnement. Aux dimensions
économique, sociale et sociétale, on ajoute deux autres piliers, à savoir la bonne gouvernance et
l’éthique des affaires. Ces différents aspects visent à assurer une meilleure transparence pour
l’entreprise vis-à-vis de ses parties prenantes : clients, fournisseurs, salariés, actionnaires, banques,
État, syndicats, grand public. …
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Thème 3 – Les organisations et la société
Depuis quelques années, tous les secteurs s’intéressent à l’éthique et à la RSE, y compris désormais les
banques et les assurances (investissements socialement responsables ou investissements verts), le
luxe (accusé d’une mauvaise gestion des invendus et des déchets), la grande consommation (par
exemple Carrefour a anticipé l’interdiction des pailles et couverts jetables en proposant des
alternatives sans plastiques ; Tefal propose à travers sa nouvelle gamme Ressource des poêles 100 %
recyclées contribuant ainsi à l’économie dite circulaire).
Finalement, les entreprises qui œuvrent en faveur de l’éthique le font aussi parce qu’elles ont à y
gagner, même si cela doit correspondre à une réalité. Celles au contraire qui ne sont pas assez
responsables s’exposent à des risques.
Bénéfices pour les entreprises éthiques Risques pour les entreprises qui se soucient d’éthique
ou celles qui manquent d’éthique
• Augmentation du chiffre d’affaires • Désintérêt des clients voire boycott d’une
• Amélioration de l’image et de la marque qui commet une erreur stratégique ou
notoriété de marketing (exemple de Danone au Maroc
• Amélioration du bien-être des salariés qui pratique des prix trop élevés sur le lait).
• Amélioration de la rentabilité • Mise en cause médiatique (Volkswagen et le
Avantage concurrentiel Dieselgate).
• Difficultés à maintenir la responsabilité en
phase de croissance de l’entreprise (exemple
actuel de la marque écolo de baskets Veja).
• Greenwashing ou écoblanchiment = situation
dans laquelle une entreprise entretient un
discours écologique qui n’est pas suivi
d’effet (utilisation abusive des labels ou de la
couleur verte sur les packagings…). Le même
phénomène s’est développé récemment sur
les discours supposés féministes des marques
(on parle alors de women washing /
Femwashing/ Pink Washing).
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Thème 3 – Les organisations et la société
Tous ces scandales à répétition ont poussé les entreprises à rendre leurs activités financières plus
transparentes vis-à-vis de leurs investisseurs.
Pour plus de transparence, les normes comptables IFRS sont éditées par le bureau des standards
comptables internationaux et permettent de standardiser la présentation des résultats comptables
dans les grandes entreprises. L’objectif est de proposer une information comptable qui soit
« pertinente, intelligible, fiable et d'une importance relative ». Elle repose sur de grands principes que
doivent respecter les entreprises, comme la neutralité ou la prudence.
Toujours dans cette logique de transparence, un rapport annuel destiné aux actionnaires est établi
chaque année après la clôture d'un exercice comptable. Il comprend les principaux documents
comptables d'une société (bilan ou encore compte de résultat) et des informations variées relatives à
l'activité de la société au cours de l'exercice, ses perspectives d'avenir, sa stratégie, les événements
marquants de l'exercice. Il est obligatoire dans les SA, les SARL et les SNC.
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Thème 3 – Les organisations et la société
homme et l’accès des femmes aux postes à responsabilités, ou encore au respect de la différence (liée
au handicap, ethnique, sexuelle, religieuse…). Par exemple, de nombreuses professions et entreprises
mettent en place des réseaux sociaux de femmes (physiques et/ou virtuels) destinés à promouvoir
l’égalité salariale et un accès équitable aux mêmes opportunités. Cela permet aussi un partage
d’expérience et une entraide entre les femmes qui en font partie.
Désormais, le défenseur des droits inclut également, au titre des discriminations, les difficultés d’accès
aux services publics comme le refus d’accès aux soins ou le refus d’inscription à la cantine. Cela montre
une fois de plus que cette question ne touche pas seulement les entreprises.
Enfin, les organisations œuvrent en faveur de la démocratie participative en leur sein, en permettant
à leurs collaborateurs ou membres d’exprimer la diversité de leurs opinions. Cela peut passer par des
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Thème 3 – Les organisations et la société
formes de management plus participatives ou collaboratives, par exemple en mobilisant les outils
numériques.
Aussi, le projet de loi sur la croissance des entreprises, dit « loi Pacte », prévoit de renforcer la présence
des représentants salariés dans les conseils d'administration, ce qui vise à préserver les intérêts des
salariés dans les orientations stratégiques définies par les entreprises et validées par leurs
actionnaires.
Toutefois, l’expression des salariés est aussi permise par la démocratisation de tout un ensemble
d’outils managériaux comme les boîtes à idées qui apparaissent désormais sous forme numérique.
L’idée peut en effet émerger n’importe où, indépendemment de la hiérarchie. L’entreprise doit
toutefois veiller à ce que ces outils ne soient pas dévoyés au profit de l’entreprise, sans quoi la
confiance avec les salariés risquerait d’être rompue.
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Thème 3 – Les organisations et la société
Les aspirations des travailleurs et des consommateurs ont évolué avec le temps et ces évolutions ont entraîné
des changements modes de vie :
– Les travailleurs souhaitent désormais bénéficier d’un temps libre accru pour parvenir à l’équilibre
entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle. Ils aspirent aussi à donner plus de sens à leur
travail.
– Les consommateurs souhaitent consommer mieux, de façon plus responsable et solidaire. Ils
attendent des produits de meilleure qualité, personnalisés, mais respectant l’environnement.
②Quelles sont les incidences des nouveaux comportements et modes de vie sur les
organisations ?
Toutes les organisations sont influencées par les nouveaux comportements et aspirations des individus, tant
sur leur lieu de travail que dans leurs comportements de consommation. En parallèle, l’utilisation des outils
numériques et connectés s’est largement développée, aussi bien dans le cadre du travail que dans la vie privée
des individus.
Ces nouvelles tendances ont un impact sur le fonctionnement et le mangement des organisations. On peut le
constater par la mise en place :
– de nouvelles organisations du travail avec de nouvelles méthodes (télétravail, travailleurs
indépendants…), de nouveaux espaces de travail (coworking, open spaces…), de nouvelles
méthodes de management modifiant les rapports à la hiérarchie (entreprise libérée, plus
d’autonomie pour les travailleurs sur leurs horaires, leurs congés…) ;
– des économies alternatives telles que l’économie de la fonctionnalité (un produit + 1 service),
l’économie collaborative grâce aux plateformes d’intermédiation, l’économie du partage…
– de nouvelles méthodes de production : production personnalisée ou à la demande, production
responsable (respect de l’environnement, limitation de la pollution, politique antigaspis,
recyclage, fournisseurs locaux, glanage…) ;
– de nouvelles méthodes de distribution : plateformes et applications permettant la vente en ligne
avec livraison à domicile ou dans des points « relais » et luttant contre le gaspillage alimentaire…
– de nouvelles lois pour un respect de la santé et de la vie privée des individus avec le droit à la
déconnexion, la loi contre le gaspillage alimentaire pour renforcer la solidarité et diminuer le
gâchis de nourriture…
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Thème 3 – Les organisations et la société
La protection des données s’envisage à deux niveaux : la protection des données personnelles d’une
part, et la protection des données des organisations d’autre part.
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Thème 3 – Les organisations et la société
Les organisations traitent ces données à chaque fois qu’elles en collectent via un questionnaire,
qu’elles mettent à jour un fichier client, ou qu’elles créent un fichier fournisseur. Avec le RGPD, elles
s’engagent à ne les traiter que dans un cadre prédéfini, avec un objectif précis, comme par exemple
celui de gérer au mieux leur relation client.
Ainsi, cela génère de nouvelles responsabilités pour les organisations, car le non-respect du RGPD est
en soi un nouveau risque juridique. C’est pourquoi les organisations doivent faire un état des lieux de
leur système de traitement des données, et vérifier qu’elles sont véritablement en mesure d’assurer
la sécurité des données dont elles disposent.
Pour ce faire, elles peuvent désigner un DPO, délégué à la protection des données, dont le rôle est à la
fois de contrôler le respect du RGPD, mais aussi de conseiller l’entreprise pour sa conformité ou encore
de répondre aux sollicitations de personnes qui souhaitent exercer leurs droits. Elles doivent en outre
mettre en œuvre des procédures internes permettant d’évaluer les risques et de mener si besoin des
actions correctives pour améliorer la gestion des données.
3 Sanctions
Les usagers mécontents du traitement de leurs données peuvent faire un signalement sur le site de la
CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Les médias peuvent également faire
remonter des manquements, et la CNIL peut également s’autosaisir pour effectuer des contrôles.
S’ensuit un processus assez complexe qui peut aboutir, entre autres :
- à une mise en demeure de mise en conformité dans un délai de 6 à 12 mois maximum ;
- à une sanction qui peut être publiée ou non, pécuniaire ou non.
Lorsque la sanction est pécuniaire, elle s’élève au maximum à 4 % du CA mondial pour une entreprise
ou 20 millions d’euros. À ce jour, la plus grosse amende liée au RGPD a été infligée par la France à
Google en 2019 et s’élève à 50 millions d’euros.
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Thème 3 – Les organisations et la société
Il existe toutefois des exceptions à ce régime de secret des affaires, notamment lorsque la divulgation
a pour but de protéger l’intérêt général en révélant une activité illégale. C’était en effet l’inquiétude
des lanceurs d’alerte au moment des débats autour de cette directive et de cette loi particulièrement
controversée.
Les entreprises font face à une demande croissante de transparence et de sécurisation des données.
La transparence des algorithmes et la blockchain sont à même de répondre, en partie, à ces défis.
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Thème 3 – Les organisations et la société
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Thème 3 – Les organisations et la société
② Quels sont les effets des organisations sur leur écosystème territorial ?
Les décisions stratégiques des organisations ont des impacts multiples sur les territoires, tant en ce
qui concerne le choix de leur lieu d’implantation, qu’au niveau de leurs activités.
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