Le mystérieux phare des Brumes
Il était une fois, au bord d’une mer souvent enveloppée de brume, un vieux phare
perché sur une falaise escarpée. Le phare, nommé Luminor, était réputé pour guider
les marins à travers les eaux traîtresses. Mais il était aussi entouré de légendes.
On racontait que, par certaines nuits, une étrange lumière bleutée jaillissait du
sommet du phare, bien différente de la lueur habituelle. Cette lumière, disait-on,
ne guidait pas les bateaux, mais les égarait vers des endroits inconnus.
Un jeune garçon du village voisin, Elias, fasciné par ces histoires, rêvait de
percer ce mystère. Une nuit où la brume était plus dense que jamais et où personne
n’osait s’aventurer dehors, il décida de monter au phare.
À son arrivée, il trouva le gardien, un vieil homme au regard sage, occupé à polir
la lentille. Mais ce qui attira l’attention d’Elias, c’était une petite porte
métallique, ornée d’un symbole étrange, qu’il n’avait jamais remarquée auparavant.
— Qu’y a-t-il derrière cette porte ? demanda Elias.
Le gardien hésita, puis répondit doucement :
— Un secret que seuls les plus courageux peuvent découvrir.
Curieux et un peu effrayé, Elias insista. Le gardien, finalement, ouvrit la porte.
Elle donnait sur un escalier en colimaçon qui descendait profondément sous le
phare.
Elias descendit, son cœur battant la chamade. Au bout du chemin, il découvrit une
vaste salle remplie de miroirs étincelants. Au centre, une sphère lumineuse
flottait, irradiant cette fameuse lumière bleutée.
— C’est l’âme du phare, expliqua le gardien, qui l’avait suivi. Elle n’est active
que pour ceux qui cherchent un nouveau départ. La lumière bleue ne perd pas les
navires… elle les emmène vers une vie meilleure.
Émerveillé, Elias comprit que le phare était bien plus qu’un simple guide pour les
marins. C’était une passerelle entre les mondes, un secret que seuls les cœurs
aventureux pouvaient découvrir.
Depuis ce jour, Elias devint le protecteur du phare, veillant à ce que son secret
reste préservé tout en continuant d’inspirer les âmes perdues à chercher leur
lumière.