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2.examen Clinique en Parodontie 2023-2024 Abdallaoui L

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L’examen clinique en parodontie

Cours 3° année – Semestre 5


Module 27: Pathologie parodontale
EM1: Sémiologie et diagnostic en parodontologie
Année universitaire: 2023-2024
Pr L. Abdallaoui
Objectifs

› Comprendre l’intérêt de l’examen clinique dans la prise en


charge des patients en parodontologie
› Décrire les différentes étapes d’un examen clinique, leur
objectif et leur déroulement
PLAN

1. Définition- Intérêt
2. Aspects relationnels
3. Démarche de l’examen clinique

Conclusion
1. Définition- Intérêt
Examen clinique

› Terme « clinique » dérivant du grec kline, qui signifie « lit »


› L’examen clinique est par définition un examen qui se pratique
au chevet du malade et, par extension dans notre spécialité au
fauteuil, sans l’aide de moyens de laboratoire.
Intérêt de l’examen clinique

Rechercher un ensemble d’éléments cliniques afin de:


› Poser un diagnostic parodontal ++
› Déterminer les facteurs étiologiques
› Déterminer un pronostic provisoire
› Etablir un plan de traitement adéquat
2. Aspects relationnels
› 1° consultation est déterminante
› Les compétences relationnelles et techniques du praticien sont
appréciées par le patient
› Si réussie: confiance mutuelle et respect réciproques installés
entre patient et praticien
› Indispensable à toute réussite relationnelle et thérapeutique
› Le praticien doit appréhender le patient dans sa globalité
› Il doit s’adapter au langage du patient et à sa personnalité
› Il doit développer une écoute active et empathique
› Il a le devoir de répondre aux questions du patient:
Qu’est-ce que j’ai ? (Quel est le diagnostic ?)
Est-ce que c’est grave ? (Quel est le pronostic ?)
Que va-t-on me faire ? (Quelle sera la nature du
traitement ?)
Combien ça coûte ? (Quel sera le montant des
honoraires ?)
3. Démarche de l’examen clinique
3.1. L’anamnèse

3.2. L’examen exo-buccal

3.3. L’examen des muqueuses

3.4. L’évaluation de l’hygiène orale

3.5. L’examen de la gencive et du complexe muco-gingival

3.6. L’examen du parodonte profond

3.7. L’examen dentaire

3.8. L’examen de l’occlusion


3.1. Anamnèse
Anamnèse= Interrogatoire= Entretien oral

But:
› Établir le contact
› Mettre en confiance le patient
› Déterminer :
 Le motif de consultation
 Les facteurs étiologiques
 D’éventuels facteurs de risque généraux et/ou locaux
3.1.1. Etat civil
3.1.2. Motif de consultation
3.1.3. Etat de santé générale
3.1.4. Histoire de la maladie parodontale
3.1.5. Traitements dentaires et parodontaux antérieurs
3.1.6. Antécédents familiaux
3.1.7. Habitudes et facteurs de risque
3.1.8. Les habitudes de l’hygiène orale
3.1.1. Etat civil
On remplit la fiche du patient :

› Nom et prénom,
› Numéro de dossier,
› Age et année de naissance,
› Adresse et numéro de téléphone,
› Profession
3.1.2. Motif de consultation

› Identifier si le patient est adressé par un praticien ou un autre


service du CCTD ou s’il est venu de sa propre initiative
› Noter le motif de consultation exprimé en ses termes
› Recueillir tous les symptômes perçus par le patient:

• saignements • mobilités
• douleurs • Migrations dentaires
• sensibilités • Halitose
• abcès • Tassements alimentaires
• suppuration • Dénudations radiculaires
3.1.3. Etat de santé générale

La recherche de maladies générales a 3 objectifs :


› rechercher une maladie susceptible d’influer sur la progression
de la maladie parodontale ou sa thérapeutique
› rechercher des problèmes généraux/ ttt exposant le patient à
un risque (infectieux, hémorragique …) lors de l’intervention
parodontale ou lors de toute prescription.
› rechercher toute maladie contagieuse nécessitant la mise en
œuvre de moyens de prévention adéquats*.

* La mise en place des précautions standard s’applique à tous les patients quel que soit leur statut
infectieux mais ceratines précautions supplémentaires peuvent être prises. EX: …
Entretien oral + formulaire écrit* de questionnaire médical, rempli,
signé et daté par le patient + carnet de santé en complément

L’interrogatoire médical permet de recueillir différentes informations:


 Particularités physiologiques: grossesse, allaitement, sujet âgé…
Allergies (alimentaires, médicamenteuses, environnementales)
Antécédents médicaux et chirurgicaux
Etat général, type de pathologies et complications
Traitements médicamenteux passés, en cours et prévus
(biphosphonates, anticoagulants, immunosuppresseurs, chimiothérapie
anticancéreuse…)
Niveau de contrôle médical effectué par le médecin (documenté)

Il faut le réactualiser à chaque nouvelle série de soins!!!


Exemple type 1 de questionnaire médical écrit
3.1.4. Histoire de la maladie parodontale

Les principaux points à relever sont les suivants :


› Début des douleurs, saignements, la survenue ou non d’épisodes
infectieux,
› L’histoire de la maladie parodontale permet de se faire une idée
sur l’évolution de la maladie depuis sa découverte par le patient.
3.1.5. Traitements dentaires et parodontaux antérieurs
Fréquence de visites chez le dentiste, nature des traitements
Traitements parodontaux, leur nature et leur fréquence
 Restaurations; prothèses; implants
 Thérapeutiques endodontiques
 Thérapeutiques orthodontiques
 Interventions chirurgicales buccales, suites post-opératoires et
cicatrisation
 S’il y a des dents absentes, pour quelles raisons elles ont été
extraites (mobilité, carie…)
3.1.6. Antécédents familiaux

 A rechercher d’éventuelles atteintes parodontales


chez les ascendants et les collatéraux:
facteur de risque héréditaire
 Maladies héréditaires (hémophilie, diabète..)
3.1.7. Habitudes et facteurs de risque

› Tabac +++
Facteur de risque majeur sur le parodonte
Demander si le patient est fumeur, depuis quand, et consommation par
jour (cigarette, cigare, pipe, e-cigarettes, tabac sans fumée..)
› Autres addictions: consommation d’alcool, drogues illicites..
› Autres habitudes: bruxisme, onychophagie et autres tics, irritations
d’ordre professionnel,
› Respiration buccale, sécheresse buccale, pulsion linguale
› Stress, dépression, anxiété
3.1.8. Les habitudes de l’hygiène orale
Les points suivants sont à noter :
› Le nombre et le moment des brossages dentaires,
› Type de brosse à dents (souple, moyenne,) et son ancienneté,
› Méthode de brossage (satisfaisante ou inefficace),
› Type de dentifrice,
› Utilisation éventuelle de révélateur de plaque,
› Utilisation d’accessoires d’hygiène : fil de soie ou autres accessoires
d’hygiène,
› Utilisation de bains de bouche,
A préciser
Dans une séance ultérieure, le patient devra apporter le
matériel qu’il utilise habituellement ainsi que celui que
nous lui aurons prescrit.

L’enseignement des techniques d’élimination de la


plaque sera fait avec son instrumentation.
3.2. Examen exobuccal
› ATM
› Muscles
Inspection
› Face
Palpation
› Aires ganglionnaires
› Sourire
Examen de l’ATM

A la recherche
› de syndromes douloureux ;
› de bruits articulaires (claquements ou
crissements) ;
› de sensations de ressaut;
› de troubles de la motilité
mandibulaire comme les limitations
de l’ouverture buccale et un trajet
d’ouverture dévié ou en baïonnette.
Examen des muscles
Temporal, Masseter, Ptérygoide
médial et latéral, muscles du cou
› Douleur
› Tonicité, contracture
› Volume
Examen de la face
Noter:
› Parallélisme des plans du visage de la face
› L’équilibre entre les 3 étages de la face
› Symétrie
Examen des téguments
› Coloration anormale
› Présence de cicatrice, fistule
› Tuméfaction/ulcération
Examen des aires ganglionnaires

Palpation des aires ganglionnaires cervicofaciales:

1. Ganglions pré-auriculaires
2. Ganglions rétro-auriculaires
3. Ganglions parotidiens
4. Ganglions occipitaux
5. Ganglions sub-mandibulaires
6. Ganglions sub-mentonniers
7. Chaîne spinale
8. Ganglions cervicaux postérieurs
9. Ganglions cervicaux profonds
10. Ganglions cervicaux antérieurs
11. Ganglions supra-claviculaires

Adénopathies: siège, caractéristiques: nombre/ Uni/bilatéral,


taille, sensibilité, consistance, caractère inflammatoire ou
non, mobilité par rapport aux plans profonds
GG occipitaux Gg rétro-auriculaires Gg pré-auriculaires Gg sous-mentonniers

Gg sous-mandibulaires Gg cervicaux prof et ant Gg cervicaux post Gg supra-claviculaires


Examen du sourire/ analyse esthétique
› Examen de la lèvre: longueur,
tonicité, compétence labiale

› Evaluation de la ligne des lèvres


au repos et lors d’un sourire
normal puis forcé
• Juger de la visibilité des tissus
dentaires et parodontaux
• Harmonie des festons gingivaux
3.3. Examen des muqueuses
Examiner :

Face interne des joues

Lèvres, commissure labiale,


muqueuse labiale,

Plancher buccal

Langue

Palais, oropharynx
+ flux salivaire et consistance salive
L’examen des muqueuses doit rechercher:

› les ulcérations, vésicules, bulles


› les lésions blanches,
› les pigmentations,
› les tuméfactions,
› et les tumeurs.
But:
› Détecter des manifestations
buccales et parodontales de
maladies générales
› Dépister des lésions malignes.
Analyse minutieuse des lésions si elles existent

• Identification des lésions élémentaires (érythèmes, macules,


papules, vésicule, bulle, ulcérations…)

• Taille

• Disposition (linéaire, annulaire…)

• Topographie

• Mode évolutif
3.4. Evaluation de l’hygiène
bucco-dentaire
L’évaluation de l’hygiène orale comprend:

3.4.1. Evaluation de la plaque


3.4.2. Evaluation du tartre
3.4.3. Evaluation des colorations
3.4.5. Evaluation de l’halitose
3.4.1. Evaluation de la plaque
Indice de plaque de Silness et Loë (1964)
D M V L Score
• 0 : pas de plaque.
• 1 : mince film de plaque visible 16
seulement après exploration à la
sonde. 12
• 2 : accumulation modérée de plaque , 24
dépôts visibles à l’oeil nu.
36
• 3 : grande accumulation de plaque au
contact de la gencive marginale ; 32
présence de plaque dans les 44
espaces interdentaires.
T/24=
Indice de plaque d’Oleary (1972)
Indice binaire
Présence/absence de plaque sur les surfaces dentaires

1 1 0 1 1 1 0 0 1 0 0 0 0 0
0 1 0 00 01 1 0 10 1 0 0 0 0 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0
0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
1 1 1 1 1 01 1 1 1 1 01 0 1 0 1 1 1 1 0 0 0 0 0 01 1 1 0 1 1
0 1 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 1 0 1 0

I : indice de plaque d’O’Leary (%)


= Nombre de faces avec plaque/Nombre total de facesX100
= 55/128 x 100 = 43 %
3.4.2. Evaluation du tartre

Les dépôts tartriques doivent être évalués en fonction :

› de leur situation : supragingivale ou sous


gingivale
› de leur quantité : faibles, modérés ou
importants;
› de leur localisation : localisés ou
généralisés .
NB: Pour détecter le tartre sous-gingival:

› Image sombre à
l’illumination d’une gencive
fine.
› Projection d’air comprimé
par la seringue à air.
› Palpation à l’aide d’une
sonde 17.
3.4.3. Evaluation des colorations

L’origine des colorations doit être


déterminée:
› Intrinsèques
› Extrinsèques:
tabac, café, thé, bains de bouche à la
chlorhexidine, pigments alimentaires
3.5. Examen de la gencive
et du complexe muco-
gingival
3.5.1. Examen de la gencive
› Inflammation:
 Signes (couleur, volume, consistance,
texture)
 Topographie (papillaire, marginale ou diffuse)
 Sévérité (légère, modérée ou sévère)
 Localisation (localisée ou généralisée)
 Exsudat (transparent, saignant, purulent)
 Tuméfaction collectée ou diffuse (abcès?)
 Douleur + saignement lors du sondage
 Pigmentations gingivales
 Lésions gingivales non induites par la plaque:
Saignement
Indice de saignement gingival: BoP (Ainamo et al. 1975)

› Pour 6 sites dentaires (disto-


vestibulaire, vestibulaire, mésio-
vestibulaire, disto- linguale,
linguale, et mésio-linguale):
déterminer si le saignement est Intérêt :
absent ou présent lors du sondage*. • Déterminer si état parodontal sain
› L’indice est calculé selon la ou stabilisé (réévaluation++)
formule suivante : • Différentier entre une gingivite
Nombre de sites avec localisée et une gingivite
saignement/nombre de sites observées généralisée
x100= …% • Intérêt moindre pour le diagnostic
d’une parodontite non encore
* Pression légère entre 0,2 et 0,25 N traitée
L’indice gingival de loe et Silness (IG)

› 0 : aucun signe d’inflammation D M V L Score


› 1 : modification de couleur
› 2 :inflammation modérée et 16
saignement provoqué au sondage
12
› 3 :inflammation sévère et tendance
au saignement spontané 24
36
L’IG est mesuré sur 6 dents 32
sélectionnées (16, 12,24 ; 36,32 et
44) sur les faces V, P/L, M et D 44
(tableau ). T/24=
3.5.2. Examen du complexe muco-gingival

La gencive adhérente

Les récessions gingivales

Les insertions frénales


3.5.2. Examen du complexe muco-gingival

La gencive adhérente

Les récessions gingivales

Les insertions frénales


1: Bord marginal de la gencive
2: fond du sulcus
3: crête osseuse
4/: Ligne muco-gingivale
1
Gencive marginale A 2
Gencive Kératinisée B

Gencive attachée C

4
Ligne muco-gingivale

Muqueuse D
alvéolaire
Vestibule 54
La gencive adhérente
Comment mesurer sa hauteur?
Etape 1: localiser la ligne muco-gingivale (LMG)
 visuellement par la démarcation de la
couleur entre la gencive et la muqueuse
alvéolaire ;

 ou par la technique du rouleau : placer une


sonde parodontale graduée au fond du
vestibule horizontalement et faire rouler la
muqueuse alvéolaire jusqu’à la ligne muco-
gingivale.
Etape 2: mesurer la hauteur de la gencive kératinisée

› Poser la sonde verticalement pour mesurer la hauteur


de la gencive kératinisée
› = distance du bord marginal de la gencive à la LMG ;

Etape 3: mesurer la hauteur de la gencive libre

Insérer la sonde dans le sillon gingivo-dentaire pour


mesurer la profondeur du sulcus qui correspond à la
hauteur de la gencive libre
Etape 4: mesure de la hauteur de gencive attachée

La hauteur de gencive attachée


=
(hauteur de la gencive kératinisée )
Moins
(hauteur de la gencive libre )

57
Exercice 1

Localisation de la LMG Hauteur de la gencive= Profondeur du sulcus =


2mm 2mm

Absence de gencive attachée


58
Exercice 2

GK

MA

GK: gencive kératinisée= 5mm


PS: profondeur de sondage = 1mm
MA: muqueuse alvéolaire
GA: gencive attachée=

59
Comment mesurer son épaisseur?

Le test d’évaluation de l’épaisseur


gingivale consiste à placer une
sonde parodontale colorée dans le
sulcus

sa visibilité à travers les tissus fait


considérer la gencive comme fine.
Classification du phénotype parodontal
(EFP /AAP (2017)
3 phénotypes parodontaux:
› Parodonte épais et plat (a)
› Parodonte fin et festonné (b)
› Parodonte épais et festonné © a

c
b

61
3.5.2. Examen du complexe muco-gingival

La gencive adhérente

Les récessions gingivales

Les insertions frénales


Hauteur de la récession Largeur de la récession
Classification des récessions gingivales selon Miller (1985)

› Classe I : récession ne dépassant pas la ligne de jonction


mucogingivale. Pas de perte des tissus parodontaux proximaux.
› Classe II : récession atteignant ou dépassant la ligne de jonction
mucogingivale. Pas de perte des tissus parodontaux proximaux.
› Classe III : récession atteignant ou dépassant la ligne de jonction
mucogingivale associée à une perte des tissus parodontaux
proximaux ou à une malposition de la ou des dents.
› Classe IV : Récession du tissu marginal atteignant ou dépassant la
ligne dejonction mucogingivale. La perte des tissus parodontaux
proximaux et/ou la malposition est trop importante pour espérer un
recouvrement
INTÉGRITÉ DES SEPTA INTERDENTAIRES

OUI NON

•Tissu gingival Les tissus


Récession Récession proximal coronaire proximaux se
n’atteint pas la atteint la LMG par rapport à la base situent au niveau
LMG de la récession de la base de la
récession et
•Malposition Celle-ci intéresse
plus d’une face de
Cl I Cl II la dent

CI III Cl IV
Défauts muco-gingivaux Récessions liées à des parodontites
65
B. Classification des récessions gingivales (Cairo et coll 2011)

› Récession de type 1 (RT1): récession gingivale sans perte


d’attache interproximale ni en M ni en D

› Récession de type 2 (RT2): récession gingivale associée à


une perte d’attache proximale.
La perte d’attache interproximale est ≤ perte d’attache V

› Récession de type 3 (RT3): récession gingivale associée à


une perte d’attache proximale.
La perte d’attache interproximale est >perte d’attache V
66
RT1

(a)Récession gingivale V sur 23. (b)La perte d’attache clinique V est de 3mm. ©
La JAC interproximale n’est pas détectable: Récession de type 1 (RT1)

67
RT2

(a) Récession gingivale V sur 23. (b ) La perte d’attache clinique V est de 4 mm. © La
perte d’attache clinique interproximale est de 3mm: Récession de type 2 (RT2)

68
RT3

a)Récession gingivale V sur 22. (b )La perte d’attache clinique V est de 6 mm. © La
perte d’attache clinique interproximale est de 8mm: Récession de type 3 (RT3)
69
3.5.2. Examen du complexe muco-gingival

La gencive adhérente

Les récessions gingivales

Les insertions frénales


Classification de l’attache des freins (Placek et coll 1974)

Attache muqueuse:
insertion du frein appartient à la muqueuse
alvéolaire et se situe à la limite de la LMG

Attache gingivale:
Insertion du frein se noie dans la gencive attachée

71
Attache papillaire:
Le frein est inséré dans la gencive papillaire. La
mobilisation de la lèvre (test de traction)
entraine une ouverture du sillon gingivo-
dentaire

Attache
interdentaire:
le frein labial sup rejoint le
sommet du septum gingival et
se confond avec la papille
bunoïde; situation souvent
associée avec la persistance du
diastème interincisif

72
Test de chaput
› Action réelle du frein sur le
parodonte
› Il est positif lorsque la Traction
du frein mobilisation de la
gencive marginale ou papille
avec blanchiment de la gencive
3.6. Examen du parodonte
profond
MOYEN: sondage parodontal

3.6.1. Quels sont les éléments à mesurer?


3.6.2. Quand sonder?
3.6.3. Comment sonder?
3.6.4. Quels sont les facteurs influençant le sondage?
3.6.5. L’examen parodontal de base (BPE)
3.6.1. Quels sont les éléments à mesurer?

› La profondeur du sulcus, des poches parodontales


› Le niveau de perte d’attache
› La hauteur des récessions gingivales
› Les atteintes de furcation interradiculaires
La profondeur du sulcus, des poches parodontales

= hauteur mesurée du bord marginal (BM)de la gencive au fond du sillon gingivo-dentaire


De combien s’enfonce ma sonde dans le sillon gingival à partir du BM?
Le niveau de perte d’attache

Rebord marginal de la Profondeur de


gencive poche
JAC

Perte d’attache

Fond de la poche

Partie la plus Lyse osseuse


apicale de l’EJ
EJ: épithélium de jonction
JAC: jonction amélo-cémentaire
78
Hauteur des récessions gingivales

= hauteur mesurée du bord marginal de la gencive à la JAC


De combien est la hauteur de la racine dénudée?
1: JAC; 2: BM bord marginal de la gencive
Hauteur de
récession Perte
gingivale d’attache
Profondeur de
sondage

récession gingivale+Profondeur de sondage= PA: perte d’attache


Exercice 1

RG= 4 mm
PS= 8 mm
PA= ? mm 4mm
PA?
8mm
Exercice 2

profondeur de poche = Récession gingivale


5 mm = 2mm

Perte d’attache = ?
Les atteintes de furcation
› L’examen des furcations est réalisé par un sondage
horizontal au niveau des zones de séparation radiculaire à
l’aide d’une sonde de Nabers.
› Cet examen s’effectue en vestibulaire, en mésio-palatin et
en disto-palatin au niveau des pré-molaires et molaires
supérieures
› et en vestibulaire et en lingual pour les molaires inférieures
Examen de la
furcation MP
de la 16

Examen de
la furcation
en L de la 46
Sonde de Nabers
3.6.2. Quand sonder?

Lorsque les conditions sont optimales:


› Inflammation faible
› Moins d’obstacles avec les dépôts
tartriques
› Diminution de la bactériémie
(intérêt du rinçage pré-opératoire à la
chlorhexidine surtout chez les cardiaques)

NB. Une séance de motivation à l’hygiène orale associée à un


détartrage est fréquemment utile avant le sondage
3.6.3. Comment sonder?
Sondes parodontales graduées

Sonde Université
Sonde de WIlliams de Caroline du
Sonde PCP
(periodontal colored Sonde OMS (WHO-E) Nord CP15
probe) 1ère Bande colorée de
(Sonde à plages colorées) 3.5 à 5.5
WHO-C

CP-15
3.6.3. Comment sonder?
Bon éclairage, aide optique (loupe) si possible
› en insérant la sonde dans le sillon gingival
› le plus parallèlement possible au grand axe de la dent.
› en inclinant la sonde légèrement en interdentaire pour éviter le
point de contact,
› et en gardant le contact avec la racine jusqu’au fond de la poche,
› En exerçant une force contrôlée ne dépassant
pas 0,25N (25g) jusqu’au fond du sulcus
Démonstration de la pression appropriée exercée lors du
sondage: Légère dépression de la paume du pouce notée
Axe d’insertion
• parallèle à l’axe de la dent
avec maintien d’un contact
dentaire

• Angle de 25° au niveau des


surfaces proximales pour
atteindre le fond du sulcus
en dessous de la surface de
contact
Sondage circonférentiel (6 sites par dent)
6 points (DV, centro-V, MV, ML, centro-L, DL) sont mesurés et répertoriés sur
le schéma de sondage (périogramme ou charting).
Lecture de la sonde

Si le rebord marginal de la gencive apparaît entre 2 graduations, noter la


graduation la plus haute.
6 points (DV, centro-V, MV, ML, centro-L, DL) sont mesurés et répertoriés
sur le schéma de sondage (périogramme ou charting).
3.6.4. Quels sont les facteurs influençant le sondage?

› la force appliquée ;
› le diamètre et la forme de la sonde
› L’angulation de la sonde
› l’état inflammatoire des tissus ;
› la position de la gencive marginale
› la présence de tartre sous gingival
› l’accès et la forme de la couronne
› Le nombre de sondages
› la tolérance/sensibilité du patient
3.6.5. Basic Periodontal Examination (BPE) ou
Examen parodontal de base

Examen de dépistage pour les nouveaux patients qui détecte ceux nécessitant
une évaluation parodontale détaillée et donne une orientation globale du
traitement à prodiguer ≠ ce n’est PAS un outil diagnostic

• La denture est divisée en 6 sextants


• Toutes les dents de chaque sextant sont examinées et un
score leur est attribué, le score le plus élevé obtenu est
retenu et enregistré pour chaque sextant
A gauche sonde OMS-E (épidémiologique): 3,5- 5,5mm
A droite sonde OMS-C: clinique +(8,5-11,5 mm)
+Saignement + Tartre Poche de Poche de 6mm
au Sondage 4-5mm ou plus

Bande noire Bande noire *Atteinte de


partiellement invisible furcation
Bande noire entièrement visible
visible

• Pour les patients portant les codes 0, 1 ou 2, le BPE doit être enregistré lors de chaque examen
de routine

• Pour les patients dont le code BPE est 3 ou 4, un dossier parodontal plus détaillé est nécessaire
Score BPE =3: sondage de tout le sextant
Score BPE=4: sondage de tous les sites de toute la bouche
Guide d’interprétation des scores BPE

= IHO+ISR Traiter selon le


Aucun Instructions = idem code 1 + = idem code 2+
Instrumentation +évaluer besoin code BPE(0-4)
traitement d’hygiène Elimination des
de la surface en traitement évaluer besoin en
parodontal orale IHO facteurs de
radiculaire ISR complexe et traitement
rétention de
n’est requis complexe et
plaque incluant adresser à un
spécialiste si adresser à un
tartre supra et
indiqué spécialiste peut
sous-gingivale
être indiqué
Limites du BPE
• BPE n’est pas utile SI:
Présence de signes visibles de parodontite: récessions gingivales interdentaires
(RG ID), malpositions secondaires à la maladie parodontale, Perte osseuse Rx, ..)

• Ne dispense pas d’un sondage complet (toute la cavité buccale) à partir


d’un secteur avec un code 4 (parodontite)

• Risque de faux négatifs pour les cas avec perte d’attache sans poches
parodontales (PS<4mm) surtout en l'absence de RG ID visibles (pouvoir de
discrimination plus faible de la profondeur de poche comparativement à la
perte d'attache pour le diagnostic des parodontites)

• Ne distingue pas entre vraie poche et fausse poche


3.7. Examen dentaire
Evaluation de la mobilité dentaire
Indice de mobilité (Miller modifié par Nyman 1975)
•0 : mobilité physiologique
•1 : mobilité horizontale entre 0,2 et 1mm
•2 : mobilité horizontale≥ à 1 mm
•3 : mobilité horizontale et mobilité verticale
Noter les dents absentes et la cause
de l’extraction
Les sensibilités radiculaires pouvant
résulter d’une récession gingivale ou d’une
typologie physiologique atypique de la
jonction émail-cément
Les lésions cervicales non carieuses
Les égressions, migrations
dentaires
Les facteurs de rétention de plaque (facteurs de risque
locaux)
› Les restaurations prothétiques et dentaires défectueuses
(débordement ou surcontour, sous-contour, rugosité, non-respect
de l’espace biologique
› Les malpositions dentaires;
› Les caries (principalement les caries proximales et cervicales),
› Les fractures, les fissures dentaires et les sillons palatins
› Les dispositifs de contention ou les appareillages orthodontiques.
Malpositions-diastèmes-Migrations dentaires

Inflammation gingivale associée à un surcontour des prothèses ant.


3.8. Examen de l’occlusion
Examen des rapports occlusaux
Les anomalies occlusales= facteurs de risque fonctionnels pouvant aggraver
une maladie parodontale pré-existante ou entraver son succès thérapeutique
› Déterminer la classe d’Angle ;
› Noter les facettes d’usure résultant d’une
parafonction telle qu’un bruxisme nocturne;
› En occlusion d’intercuspidie
maximale (OIM) : noter la correspondance
des lignes interincisives, évaluer le surplomb
et le recouvrement et chercher les
prématurités;
› En occlusion dynamique : déterminer le type
de guidage et chercher des interférences lors
de la propulsion et des mouvements de
latéralité droite et gauche ;
Test de fremitus

On applique délicatement un doigt


sur la face vestibulaire d'une dent
isolée, ou de deux dents voisines,
l’une tenant lieu de référence

La mobilité (fremitus) (vibration)doit


être testée en demandant au patient
 de claquer les dents (OIM),
effectuer des mouvements de
propulsion et latéralité.
Conclusion
L’examen clinique est une étape primordiale pour l’établissement
du diagnostic parodontal
Cependant, il n’est pas toujours suffisant .
L’examen radiographique permet souvent de confirmer ou
d’affiner le diagnostic dans les cas d’atteinte du parodonte
profond

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