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Consultation interne, Service de Psychiatrie de Liaison

Patiente : / Date de naissance : / IPP :


Date / Heure : .2023,
Consultant : Dre Laura Domingues Viegas (65674)

Demande et contexte de la consultation :


Patiente de ans, en bonne santé habituelle, connue sur le plan psychiatrique pour / sans antécédents
psychiatriques connus, qui est hospitalisée dans le service de chirurgie plastique / générale /
cardiaque / septique / ORL / soins intensifs / médecine interne / maternité du CHUV depuis le en
raison de. Nous rencontrons la patiente à votre / sa demande en raison de / dans le cadre d’une prise
en charge multidisciplinaire au Centre romand des brûlés.

Anamnèse actuelle :
Lorsque nous la rencontrons,

Selon l’équipe médico-soignante/le médecin traitant/le CMS/la famille,

Sur le plan alcoologique / addictologique,

Antécédents psychiatriques :
Personnels :
Familiaux :
Pas d’antécédents psychiatriques connus.

Antécédents somatiques notables :


Nihil.

Anamnèse sociale et professionnelle :


Mme est une patiente de ans, d’origine, en Suisse depuis, en couple / mariée / célibataire / divorcée /
veuve, mère de enfants (âgés de ans) / sans enfants, qui travaille comme / actuellement au
chômage / au bénéfice du RI / au bénéfice d’une rente AI à % / ancienne x à la retraite, sous curatelle
de, qui vit avec / seule à domicile avec l’aide de son entourage / du CMS / en foyer / en EMS.

Habitudes (toxiques, alcool, autres) :


Nihil.

Traitement actuel :
Nihil.

Status psychiatrique :
Patiente de x ans, faisant plus / moins que son âge biologique, de petite / grande taille, maigre / en
surpoids / obèse (IMC de kg/m² avec une taille de m et un poids de kg), à l’hygiène corporelle et à la
tenue vestimentaire sans particularité / légèrement négligée / soignée / à l’hygiène corporelle sans
particularité, en tenue d’hôpital, allongée sur son lit / assise en fauteuil / assise sur son lit / vue en
salle d’entretien / vue dans un box aux urgences / veu dans un box aux soins intensifs.
Ralentissement psychomoteur / Accélération psychomotrice / Agitation / Hypomimie. Calme et
collaborante, entre facilement en contact avec l’interlocuteur / recherche la proximité avec
l’interlocuteur / méfiante / réticente à l’entretien / distante / oppositionnelle.
Vigilante, orientée aux 4 modes (dans le temps, l’espace, quant à la situation, quant à sa personne),
elle partage le focus d'attention. Légers troubles de la concentration et de la mémoire éprouvés et
observés / Pas de trouble majeur de la concentration, ni de la mémoire éprouvé, ni observé, non
testés formellement.
Discours spontané, cohérent et informatif (peu / non), normo-débité / débit accéléré / logorrhéique /
ralenti / laconique. Niveau de langage et ton sans particularité. / S’exprime aisément en français. /
S’exprime avec difficultés en français. / Vocabulaire riche et élaboré. Monotone / ton exalté / parle fort
/ chuchote. Mutisme.
Pas de trouble du cours, ni du contenu de la pensée. / Trouble du cours de la pensée avec
tachypsychie / bradypsychie / barrages / pensée circonstanciée / rétrécie / digressive / fuite des
idées / réponses à côté / coqs à l’âne.
Idées (pré-)délirantes (thématique, systématisation, implication affective). Pas de trouble des
perceptions, ni de trouble du Moi. Trouble de perceptions avec hallucinations / illusions visuelles /
acoustico-verbales / cénesthésiques / olfactives / gustatives. Trouble du Moi avec déréalisation /
dépersonnalisation / vol de la pensée / pensées imposées.
La thymie est globalement neutre / abaissée / élevée et s’accompagne d’aboulie, anhédonie,
réduction de l'énergie, augmentation de la fatigabilité, diminution de l'estime de soi et de la confiance
en soi, idées de culpabilité, d’insuffisance et de dévalorisation, attitude morose et pessimiste face à
l'avenir, labilité émotionnelle, irritabilité. Les affects sont congruents à l’humeur et bien modulés /
labiles / émoussés. Nous notons une certaine discordance (ideo-)affective.
Anxiété psychique éprouvée et observée avec tension interne / ruminations anxieuses / obsessions /
compulsions / phobies.
Absence d’idées ou comportements auto- ou hétéro-agressifs (idées suicidaires ou pas, scénarisées
ou pas de projet, menaces, comportement agressif ou violent).
Pas de signes d’imprégnation toxique lors de l’entretien (foetor alcoolique, marche ébrieuse, autres
signes d’imprégnation toxique, impact physique).
Pas de trouble du sommeil, ni de l’appétit. Troubles du sommeil avec difficultés d’endormissement,
plusieurs réveils pendant la nuit, réveil précoce, cauchemars. Augmentation de l’appétit avec prise
pondérale de / Perte d’appétit avec perte pondérale de. Symptômes gastro-intestinaux et cardio-
respiratoires.

Évaluation du potentiel suicidaire :


Urgence : non évaluable / faible / moyenne / élevée (pas d'idées suicidaires, pas d'intention de
passer à l'acte, patiente qui s'engage à ne pas passer à l'acte et à demander de l'aide en cas de
recrudescence d'idées suicidaires).
Danger : non évaluable / faible (pas d'idées suicidaires, pas de scénario) / moyenne / élevée.
Risques actuels :
Risque épidémiologique : faible / moyen / élevé (âge, antécédents suicidaires, dépression, anxiété,
abus/dépendance à l'alcool et aux drogues, jeux excessif, trouble du comportement alimentaire,
troubles psychotiques, PTSD, troubles de conduites, trouble de la personnalité, pauvre estime de soi,
impulsivité, agressivité, problèmes somatiques, douleurs chroniques, IVG, orientation sexuelle,
violence physique ou sexuelle, fugue, violence, abus physique, psychologique ou sexuel, relation
conflictuelle avec les parents ou enfants, négligence de la part des parents ou des enfants, conflits
avec le partenaire ou familiaux, comportements suicidaires chez un parent ou enfant, problèmes de
santé mentale d'un parent, enfants ou conjoint, difficultés économiques persistantes, isolement social
et affectif, séparation, rupture, perte récente de liens importants, deuil, placement dans un foyer
d'accueil, en institution, en EMS ou dans un centre de détention, difficultés scolaires ou
professionnelles, mise à la retraite, effet de contagion (suivant le suicide d'un proche, d'un camarade
d'école, d'une célébrité), problèmes d'intégration sociale, migration, déménagement).
Facteurs protecteurs : famille, amis, religion.

Diagnostic(s) (CIM - 10) :


Démence de la maladie d’Alzheimer (F00)
Démence vasculaire (F01)
Démence, sans précision (F03), avec symptômes comportementaux et psychologiques dans les
démences (SCPD)
Délirium (F05) / État confusionnel aigu (ECA)
Trouble cognitif léger (F06.7)
Troubles neurocognitifs, sans précision (F06.9), à investiguer
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation d'alcool, intoxication aigue (F10.0)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation d'alcool, utilisation nocive pour la santé
(F10.1)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation d'alcool, syndrome de dépendance (F10.2)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation d'alcool, syndrome de sevrage (F10.3)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation d’opiacés, syndrome de dépendance (F11.2)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation d’opiacés, syndrome de dépendance, suit
actuellement un régime de maintenance ou de substitution, sous surveillance médicale (F11.22)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation d’opiacés, syndrome de sevrage (F11.3)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de cannabis, intoxication aigue (F12.0)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de cannabis, utilisation nocive pour la santé
(F12.1)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de cannabis, syndrome de dépendance
(F12.2)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de sédatifs, syndrome de dépendance
(F13.2)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de cocaïne, utilisation nocive pour la santé
(F14.1)
Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de tabac, syndrome de dépendance (F17.2)
Schizophrénie paranoïde (F20.0)
Schizophrénie, sans précision (F20.9)
Trouble psychotique aigu et transitoire, sans précision (F23.9)
Trouble délirant persistant, sans précision (F22.0)
Trouble schizo-affectif, sans précision (F25.9)
Trouble affectif bipolaire, épisode actuel hypomaniaque (F31.0)
Trouble affectif bipolaire, épisode actuel maniaque sans symptômes psychotiques (F31.1)
Trouble affectif bipolaire, épisode actuel maniaque avec symptômes psychotiques (F31.2)
Trouble affectif bipolaire, épisode actuel dépressif léger ou moyen sans syndrome somatique
(F31.30)
Trouble affectif bipolaire, épisode actuel dépressif léger ou moyen avec syndrome somatique
(F31.31)
Trouble affectif bipolaire, épisode actuel dépressif sévère sans symptômes psychotiques (F31.4)
Trouble affectif bipolaire, épisode actuel dépressif sévère avec symptômes psychotiques (F31.5)
Trouble affectif bipolaire, en rémission (F31.7)
Trouble affectif bipolaire, sans précision (F31.9)
Épisode dépressif léger sans syndrome somatique (F32.00)
Épisode dépressif léger avec syndrome somatique (F32.01)
Épisode dépressif moyen sans syndrome somatique (F32.10)
Épisode dépressif moyen avec syndrome somatique (F32.11)
Épisode dépressif sévère sans symptômes psychotiques (F32.2)
Épisode dépressif sévère avec symptômes psychotiques (F32.3)
Épisode dépressif, sans précision (F32.9)
Trouble dépressif récurrent, épisode actuel léger sans syndrome somatique (F33.00)
Trouble dépressif récurrent, épisode actuel léger avec syndrome somatique (F33.01)
Trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen sans syndrome somatique (F33.10)
Trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen avec syndrome somatique (F33.11)
Trouble dépressif récurrent, épisode actuel sévère sans symptômes psychotiques (F33.2)
Trouble dépressif récurrent, épisode actuel sévère avec symptômes psychotiques (F33.3)
Trouble dépressif récurrent, en rémission (F33.4)
Trouble dépressif récurrent, sans précision (F33.9)
Dysthymie (F34.1)
Agoraphobie sans trouble panique (F40.00)
Agoraphobie avec trouble panique (F40.01)
Phobie sociale (F40.1)
Phobie spécifique (isolée) (F40.2)
Trouble panique (anxiété épisodique paroxystique) (F41.0)
Anxiété généralisée (F41.1)
Trouble anxieux et dépressif mixte (F41.2)
Trouble anxieux, sans précision (F41.9)
Trouble obsessionnel-compulsif (F42)
Trouble de l’adaptation, réaction aigue à un facteur de stress (F43.00)
État de stress post-traumatique (F43.1)
Trouble de l’adaptation, réaction mixte anxieuse et dépressive (F43.22)
Trouble de l’adaptation, réaction perturbation mixte des émotions et des conduites (F43.25)
Trouble dissociatif (de conversion) (F44)
Somatisations (F45.0)
Syndrome douloureux somatoforme persistant (F45.4)
Trouble somatoforme, sans précision (F45.9)
Anorexie mentale (F50.0)
Anorexie mentale atypique (F50.1)
Boulimie (bulimia nervosa) (F50.2)
Boulimie atypique (F50.3)
Troubles mentaux et du comportement légers associés à la puerpéralité, non classés ailleurs (F53.0).
Symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD) (F54)
Trouble de la personnalité paranoïaque (F60.0)
Trouble de la personnalité émotionnellement labile de type borderline (F60.31)
Trouble de la personnalité, sans précision (F60.9), à traits paranoïaques, schizoïdes, dyssociaux,
émotionnellement labiles de type impulsif/borderline, histrionique, anankastique, anxieuse (évitante),
dépendante, narcissique
Trouble mixte de la personnalité (F61)
Retard mental, sans précision (F79)
Trouble envahissant du développement, sans précision (F84.9)
Lésion auto-infligée délibérée (X84.9)
Effets indésirables des psychotropes, sans précision (Y49.9)
Examen psychiatrique général (Z00.4)
Difficultés liées à l’emploi et au chômage (Z56)
Difficultés liées au logement et aux conditions économiques (Z59)
Difficultés d’adaptation (étape de vie) (Z60.0)
Solitude (Z60.2)
Difficultés liées à une enfance malheureuse (Z61)
Difficultés avec conjoint ou partenaire (Z63.0)
Difficultés avec parents ou beaux-parents (Z63.1)
Décès d’un membre de la famille (Z63.4)
Séparation et divorce (Z63.5)
Autres difficultés liées à l’entourage (Z63.8)
Accentuation de traits de personnalité (Z73.1)

Discussion :
Il s’agit d’une patiente de ans, connue pour, hospitalisée en raison de, que nous voyons à votre / sa
demande en raison de.

L’évaluation psychiatrique est limitée en raison de la brièveté de notre observation. Nous retenons
comme hypothèse diagnostique principale un. Nous n’avons pas suffisamment de critères pour retenir
un diagnostic de.

En cas d’ECA :

Nous relevons comme éléments en faveur d’un ECA : début soudain et fluctuation des symptômes
(par rapport à l’état cognitif habituel de la patiente ; évolution d’un jour à l’autre ou au cours de la
même journée) ; troubles de l’attention (la personne est distraite, a plus de difficultés à retenir les
informations, perd le fil de ses idées, a de la peine à garder le focus sur la discussion, diminution de
la concentration) ; désorganisation de la pensée / propos incohérents (contenu du discours décousu
et inapproprié, flou dans le cours des idées sans rapport avec la question, la personne passe d’un
sujet à l’autre de manière imprévisible et inhabituelle) ; altération de l’état de conscience [fluctuation
entre un état d’alerte normal, léthargique (personne somnolente mais se réveille facilement),
stuporeux (difficilement réveillable) et / ou hypervigilant (avec une sensibilité accrue aux stimuli de
l’environnement)]. Nous relevons comme facteurs prédisposants : âge avancée, démence, limitations
fonctionnelles, comorbidités, troubles visuels, troubles auditifs, dépression, troubles cognitifs légers,
anomalies au bilan sanguin, abus d’alcool. Nous relevons comme facteurs précipitants : nouvelle ou
augmentation récente de la médication (sédative, anticholinergique), chirurgie, anesthésie, niveau de
douleur élevé, infection, maladie aigue, exacerbation de maladie chronique.

Propositions (à adapter et utiliser aussi en cas de patiente agitée hors ECA) :

 Évaluation par score CAM ;


 Évaluation, contrôle et traitement des causes réversibles (p.ex., traiter la douleur, qui est un
facteur précipitant, mais rester attentif au fait que certains antalgiques, dont la Morphine,
favorisent la survenue d’un ECA) ;
 Favoriser mesures symptomatiques non médicamenteuses :
o Réafférence (se présenter et rappeler régulièrement la patiente d’où elle est et
pourquoi ; mettre en place des références visuelles concernant la date, l’heure, la
localisation et la situation) ;
o Réassurance avec passage régulière, même si brève (si patiente qui sollicite
beaucoup l’équipe, prévoir des passages « d’office » afin de ne pas multiplier les
interventions) ;
o Si agressivité, utilisation de techniques de désescalade verbale ;
o Régulation de la stimulation environnementale (vers une hypostimulation ou une
hyperstimulation, selon la situation) ;
o Mobilisation (p.ex., mise au fauteuil pour les repas) ;
o Utilisation de prothèses auditives/visuelles, si indiquées ;
o Hydratation ;
o Mesures d’hygiène du sommeil (éviter inversion du cycle nycthémérale) ;
o Encourager échanges avec l’entourage (visites quand possible, vidéo, téléphone) et
activités plaisantes.
o Utiliser le tapis sonnette ;
o Éviter la contention physique et chimique, si possible.
 Sur le plan médicamenteux :
o Simplifier le traitement sédatif (n’utiliser qu’une seule molécule, comme p.ex.
Clométhiazol 192 mg 3x/j en réserve si anxiété) ;
o Éviter benzodiazépines à demi-vie longue et des médicaments à effet
anticholinergique (p.ex., Hydroxyzine) ;
o N’utiliser des neuroleptiques que si strictement nécessaire et favoriser un atypique
plutôt qu’un typique (p.ex. Quétiapine 12.5 mg 3x/j si agitation ou symptômes
psychotiques) ;
o Éviter neuroleptiques, notamment les typiques (p.ex. Halopéridol), en cas de
parkinsonisme ou de maladie à corps de Lewy ;
o Favoriser toujours l’administration p.o. en première intention et administrer i.m.
seulement si la patiente refuse / ne peut pas prendre le traitement p.o.
o Contrôle ECG avant et 5 jours après introduction du traitement pour exclure un
allongement de l’intervalle QTc.
 Prévoir un bilan neuropsychologique complet en ambulatoire (Centre Leenaards de la
Mémoire, Lausanne, 021 314 51 51 / Centre Mémoire de la Côte, Rolle, 021 821 42 20) ou en
CTR, à distance de l’épisode aigu, afin d’investiguer les troubles cognitifs présentés, ainsi
que de mieux cibler les difficultés et besoins de la patiente.

En cas de démence :

Mme présente un déclin cognitif significatif dans plusieurs domaines (mémoire, idéation, orientation,
compréhension, calcul, capacité d'apprendre, langage, jugement), un obscurcissement de la
conscience et une détérioration du contrôle émotionnel, du comportement social et de la motivation.
Cette symptomatologie interfère avec l'indépendance dans les activités quotidiennes, ne se produit
pas exclusivement dans le cadre d'un délirium et n’est pas mieux expliquée par un autre trouble
mental, raison pour laquelle nous retenons un diagnostic de démence, sans précision. Mme présente
dans ce contexte des symptômes comportementaux et psychologiques dans les démences (SCPD).

En cas de trouble de l’adaptation :

Etat de détresse et de perturbation émotionnelle, entravant habituellement le fonctionnement et les


performances sociales, survenant au cours d'une période d'adaptation à un changement existentiel
important ou un événement stressant. Le facteur de stress peut entraver l'intégrité de l'environnement
social du sujet (deuil, expériences de séparation) ou son système global de support social et de
valeurs sociales (immigration, statut de réfugié); ailleurs, le facteur de stress est en rapport avec une
période de transition ou de crise au cours du développement (scolarisation, naissance d'un enfant,
échec dans la poursuite d'un but important, mise à la retraite). La prédisposition et la vulnérabilité
individuelles jouent un rôle important dans la survenue et la symptomatologie d'un trouble de
l'adaptation; on admet toutefois que le trouble ne serait pas survenu en l'absence du facteur de stress
concerné. Les manifestations, variables, comprennent une humeur dépressive, une anxiété ou une
inquiétude (ou l'association de ces troubles), un sentiment d'impossibilité à faire face, à faire des
projets, ou à continuer dans la situation actuelle, ainsi qu'une certaine altération du fonctionnement
quotidien. Elles peuvent s'accompagner d'un trouble des conduites, en particulier chez les
adolescents. La caractéristique essentielle de ce trouble peut consister en une réaction dépressive,
de courte ou de longue durée, ou une autre perturbation des émotions et des conduites.

En cas d’épisode dépressif :

Nous observons les symptômes dépressifs suivants : abaissement stable de l'humeur, diminution de
l'intérêt et du plaisir (pour des activités habituellement agréables), réduction de l'énergie,
augmentation de la fatigabilité, diminution de l'activité, diminution de la concentration et de l'attention,
diminution de l'estime de soi et de la confiance en soi, idées de culpabilité et de dévalorisation,
attitude morose et pessimiste face à l'avenir, idées ou actes auto-agressifs ou suicidaires,
perturbation du sommeil, diminution de l'appétit, manque de réactivité émotionnelle à des
événements ou à des circonstances habituellement agréables, réveil matinal précoce, dépression
plus marquée le matin, ralentissement psychomoteur ou agitation psychomotrice marqués, perte de
poids, diminution marquée de la libido.

En cas de trouble de la personnalité :

Nous observons que Mme présente un fonctionnement interpersonnel particulier marqué par des
perturbations du contrôle des impulsions et de l’affectivité. Ce dysfonctionnement existe depuis le
début de l’âge adulte, apparaît dans plusieurs domaines de sa vie, notamment dans le domaine
sentimental, familial et professionnel, et engendre une souffrance significative. De manière plus
spécifique, nous relevons des traits de personnalité de type… Il serait souhaitable de poursuivre
l’investigation d’un possible diagnostic de trouble de la personnalité en dehors du contexte de crise.

Nous retenons comme diagnostic principal un trouble de la personnalité, sans précision / mixte /
spécifique de type… Nous observons que Mme présente un fonctionnement interpersonnel
particulier marqué par des perturbations du contrôle des impulsions et de l’affectivité. Ce
dysfonctionnement existe depuis le début de l’âge adulte, apparaît dans plusieurs domaines de sa
vie, notamment dans le domaine sentimental, familial et professionnel, et engendre une souffrance
significative. De manière plus spécifique, nous relevons des traits de personnalité… Les symptômes
anxieux et dépressifs présentés par la patiente peuvent être mis en lien avec le contexte de crise
actuel et peuvent s'inscrire dans les perturbations typiques de l'affectivité présentées par des
patients souffrant d'un trouble de la personnalité.

En cas d’évaluation de la capacité de discernement :

D’un point de vue psychiatrique, Mme est asymptomatique le jour de l’entretien. Notre observation ne
met pas en évidence d’éléments psychopathologiques particuliers pouvant faire évoquer une
symptomatologie dépressive, anxieuse ou psychotique en cours. Il n’y a pas d’éléments cliniques
faisant suspecter un état confusionnel en cours ou une démence sous-jacente. Nous n’avons donc
pas mis en évidence des éléments qui nous fassent suspecter une perte de la capacité de
discernement à l’heure actuelle par rapport aux questions posées.

Lors de notre évaluation, nous avons mis en évidence… La psychopathologie présentée peut
influencer négativement la capacité de discernement. Dans ce contexte, nous estimons que la
patiente n’a pas sa capacité de discernement en ce qui concerne…

Pour rappel, l’évaluation de la capacité de discernement se fait toujours par rapport à une question
précise, à un moment précis, et doit porter la capacité de compréhension liée à son diagnostic, la
capacité d’apprécier la situation dans laquelle la patiente se retrouve, la capacité de raisonner et de
comparer les alternatives, les risque et les bénéfices de chaque option, et la capacité d’exprimer et
maintenir son choix.

Propositions en cas de sevrage à l’alcool :

 Poursuite de la surveillance des scores CIWA.


 Poursuite de la substitution vitaminique.
 Poursuite du traitement d’Oxazépam en schéma dégressif, à arrêter si possible avant la sortie
(risque d’abus, dépendance, confusion, troubles cognitifs).
 Informations données à la patiente sur les modalités de traitement en alcoologie.
 La patiente est / n’est pas motivée pour un séjour en postcure actuellement. Nous prenons
contact avec la liaison hospitalière du Service de médecine des addictions (021 314 84 00) /
le Dispositif Cantonal d’Indication et de Suivi en Addictologie (DCISA, 021 803 67 47) afin de
débuter les démarches.
 Poursuite / Mise en place d’un suivi ambulatoire en alcoologie, en parallèle au suivi en
médecine générale avec le Dr. Coordonnées de la Fondation Vaudoise contre l’Alcoolisme
(021 623 84 84) / Policlinique d’addictologie du CHUV (021 314 84 00) / Pôle addictologique
de Prangins (021 314 87 00) remises à la patiente.

Sur le plan médicamenteux :

Sur le plan médicamenteux, nous vous proposons de. Nous demandons un avis
psychopharmacologique à nos collègues de la Consultation de psychopharmacologie clinique du
CHUV (021 314 2707), qui proposent.

Au vu du risque possible de torsades de pointe sur allongement QT, merci d'effectuer un ECG avant
et une semaine après l'introduction du traitement. Au vu du risque d'effets secondaires métaboliques,
merci d'effectuer les contrôles suivants avant et un mois après l'introduction du traitement: poids,
IMC, tour de taille, TA, glycémie, profil lipidique.

Nous ne retenons pas d’indication à l’introduction / changement du traitement antidépresseur /


psychotrope à l’heure actuelle.

Il serait souhaitable de diminuer progressivement le traitement de benzodiazépines, car celui-ci


augmente de risque de troubles cognitifs, confusion, chute et dépendance.

Il nous semble surtout important de continuer à mobiliser la patiente sur le plan social, physique et
occupationnel, l’aider à mobiliser ses ressources, l’aider à développer des stratégies non
médicamenteuses de gestion des symptômes (donner exemples) et favoriser des activités plaisantes.

En cas de suivi ou hospitalisation psychiatrique :

Mise en place d’un suivi psychiatrique de soutien à l’étage pendant le séjour. Nous repasserons le à
et nous restons à disposition en attendant. En cas d’absence du médecin référent pendant la
semaine, vous pouvez solliciter le piquet de la psychiatrie de liaison au 66929. En cas d’urgence
pendant la nuit, le weekend ou jour férié, vous pouvez solliciter le médecin de garde des urgences
psychiatriques au 66490.

Mise en place à la sortie d’un suivi de crise à l’Unité urgences et crise du CHUV (021 314 11 11),
avec un premier rendez-vous avec le Dr prévu le.

Mise en place à la sortie d’un suivi par l’équipe mobile de psychiatrique de la personne âgée du
Secteur Ouest (021 314 37 00 / [email protected]) / Centre (021 314 35 14) / Nord (021 314
50 60 / 079 556 83 90), en accord avec le médecin traitant.

La patiente se montre demandeuse d’un suivi psychiatrique et psychothérapeutique ambulatoire et


nous lui transmettons une liste de thérapeutes installés avec qui elle pourra prendre contact afin de
débuter un suivi.

Mme n’est pas demandeuse d’un suivi psychiatrique à l’heure actuelle. Nous restons à disposition.

Coordonnées de l’Unité accueil orientation crise de l’Hôpital de Prangins (021 314 36 00), de l’Unité
urgences et crise du site principal du CHUV (021 314 11 11), numéro des Urgences psychiatriques /
Détresse psychologique du canton de Vaud (0848 133 133) remises à la patiente et à son entourage,
qui s’engagent à prendre contact le cas échéant.

Hospitalisation en mode volontaire / sous PLAFA médical à l’hôpital de Prangins / Cery / CPNVD / La
Métairie / Fondation de Nant. Cadre unité strict / CSI jusqu’à réévaluation par le médecin référent.
Objectifs de l’hospitalisation : stabilisation sur le plan psychique, approfondissement de l’investigation
diagnostique, adaptation du traitement médicamenteux, bilan social, mise en place d’un suivi
ambulatoire adéquat, discuter d’un signalement à la Justice de Paix / demande de curatelle /
demande d’AI / placement.

Concernant le projet pour la suite, nous vous proposons d’effectuer un réseau avec la patiente, sa
famille et les intervenants de l’ambulatoire (médecin traitant, psychiatre, CMS, curateur…) afin de
bien évaluer les besoins et difficultés de la patiente et de son réseau, discuter les possibilités de suite
de prise en charge et prendre une décision conjointe.

Nous proposons également un bilan social / la mise en place d’un suivi par le Centre de médecine
intégrative et complémentaire (CEMIC) (021 314 20 40) / la mise en place d’un suivi par le service
d’aumônerie (021 314 50 35).

Attitude :
(Résumé des propositions)

Merci de bien prendre note que les informations contenues dans ce rapport son confidentielles et qu’il
faut l’autorisation explicite de la patiente afin de pouvoir les transmettre à des tiers.

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