Cour Vibration
Cour Vibration
I-Oscillateur harmonique
I-1-Définition
Dans la pratique, de tels oscillateurs ne sont que des cas idéaux pour lesquels les
forces dissipatives (frottement par exemple) sont négligées. Pour que leur amplitude reste
constante, il est nécessaire d'entretenir les oscillations en fournissant de l'énergie.
I-2-Exemple 1
Masse-ressort
1 2
𝐸𝑝 (𝑥) = 𝑘𝑥
2
𝐸0
𝐸𝑐
𝐸𝑝
−𝑥𝑚 0 𝑥 𝑥𝑚
Figure I-2 : Énergies potentielle et cinétique d’un oscillateur harmonique libre en fonction de
l’écart 𝑥 par rapport à sa position d’équilibre.
Le système est conservatif (pas de force de frottement), la force de rappel dérive d’une
énergie potentielle, à savoir
𝑑𝐸𝑝
𝑓(𝑥) = − (I-3-1)
𝑑𝑥
1 2
𝐸𝑝 = 2 𝑘𝑥 (I-3-2)
Si bien que si 𝐸0 est l’énergie initiale de la masse 𝑚, la conservation de l’énergie au cours du
mouvement s’exprime par
1 1
𝑚𝑥̇ 2 + 2 𝑘𝑥 2 = 𝐸0 (I-3-3)
2
Soit 𝑥̇ 2 + 𝜔02 𝑥 2 = 𝜔02 𝑥𝑚
2
(I-3-4)
1
où 2
𝑥𝑚 = 2𝐸0 ⁄(𝑚𝜔02 ) puisque 𝐸0 = 𝑚𝜔02 𝑥𝑚
2
,
2
𝑥𝑚 > 0 représente l’amplitude du mouvement.
Pendule simple
Le cas du pendule simple est très connu : le mouvement est approximativement
harmonique, avec comme conséquence l’indépendance presque parfaite de la période vis-à-vis
de l’amplitude imprimée au mouvement.
x
O l
⃗⃗
𝑇 𝑒𝑡
⃗⃗⃗⃗
T
θ A
m 𝑒⃗⃗⃗⃗⃗
𝑛
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑚𝑔 N
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑚𝑔
𝑚𝑡 (𝑃⃗⃗⁄∆) = (𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗). 𝑒⃗𝑧 = −(𝑙. 𝑒⃗𝑛 ∧ 𝑚𝑔 𝑠𝑖𝑛𝜃. 𝑒⃗𝑡 ). 𝑒⃗𝑧 = −𝑚𝑔𝑙 𝑠𝑖𝑛𝜃 (I-4-2)
𝜃3 𝜃5
𝑠𝑖𝑛𝜃 = 𝜃 − + ⋯
3! 5!
L’approximation harmonique donne :
𝑔
𝜃̈ + 𝑙 𝜃 = 0 (I-4-4)
où 𝜔0 = √𝑔⁄𝑙
Une oscillation amortie est une oscillation dont l’amplitude diminue progressivement
au cours du temps. Cette diminution résulte d’une perte d’énergie causée par le déplacement
dans un milieu visqueux (frottement visqueux).
II-1-Equation du mouvement
On représente empiriquement l’effet du frottement par une force opposée
proportionnelle à la vitesse : 𝑓𝑓 = −𝜆𝑥̇ , où 𝜆 est le coefficient d’amortissement visqueux.
Avec ce terme supplémentaire, le PFD, pour un ressort horizontal avec origine au
point de repos, s’écrit :
𝑚𝑥̈ = −𝑘𝑥 − 𝜆𝑥̇ (II-1-1)
Soit
𝑥̈ + 2𝛾𝑥̇ + 𝜔02 𝑥 = 0 (II-1-2)
𝜆
en posant 𝛾 = 2𝑚 et 𝜔0 = √𝑘⁄𝑚 (la pulsation en absence de frottement).
La résolution de cette équation consiste à chercher une solution exponentielle
𝑥(𝑡) = 𝑥0 . 𝑒 𝑟𝑡 , en permettant à 𝑟 d’être éventuellement complexe. Ce qui donne l’équation
caractéristique :
𝑟 2 + 2𝛾𝑟 + 𝜔02 = 0 (II-1-3)
2 2 2 (𝛼 2
qui selon les valeurs du discriminant (réduit) Δ′ = 𝛾 − 𝜔0 = 𝜔0 − 1), où 𝛼 = 𝛾⁄𝜔0
(facteur d’amortissement), on distingue trois cas.
𝑂 𝑡
Figure II-1 : Abscisse 𝑥(𝑡) pour un oscillateur amorti et son enveloppe ±𝑥𝑚 𝑒𝑥𝑝(−𝛾𝑡).
𝑥(𝑡) = 𝐴. 𝑒 𝑟1 𝑡 + 𝐵. 𝑒 𝑟2 𝑡 . (II-3-1)
𝑥(𝑡)
II-4-Amortissement critique (𝛼 = 1)
Les racines 𝑟1et 𝑟2 sont réelles et confondues, la solution s’écrit :
𝑥(𝑡) = 𝑒 −𝛾𝑡 (𝐴𝑡 + 𝐵). (II-4-1)
Ce cas correspond au retour le plus rapide à l’équilibre sans oscillation.
Pour maintenir l’amplitude des oscillations constante, il faut fournir une énergie
égale à celle perdue par les frottements à l’aide d’une force excitatrice qui impose
une fréquence d’où la naissance des oscillations forcées.
𝑙0 𝑙𝑒 𝑙
𝑘
𝜆
𝑥
𝑚
𝐹(𝑡)
0 = −𝑘(𝑙𝑒 − 𝑙0 ) + 𝑚𝑔 (III-2)
La solution de cette équation est la somme d’une solution du régime libre (solution
sans second membre) et d’une solution du régime permanent (une solution particulière avec
second membre). Cette dernière solution dépend de la nature de l’excitation.
En reportant cette expression dans (III-1-1) (sachant que 𝑥̅̈ = −𝜔2 𝑥̅ et 𝑥̅̇ = 𝑗𝜔𝑥̅ ), on obtient :
𝑓0
𝑥̅ (𝑡) = 2 2
𝑒 𝑗𝜔𝑡 (III-1-2)
𝜔0 −𝜔 +2𝑗𝛼𝜔0 𝜔
La solution du régime permanent est alors donnée par le module et l’argument de la relation
(III-1-2), soit :
0 2𝛼𝜔 𝜔
et arg(𝑥̅ ) = 𝜔𝑡 + 𝜑 = 𝜔𝑡 − 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 (𝜔2 −𝜔 2)
0
2𝛼𝜔 𝜔
𝜑 = −𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 (𝜔2−𝜔
0
2)
(III-1-5)
0
𝑑|𝑋̅ |
Dans ce cas < 0 |𝑥̅ | décroît pour variant de 0 à +¥.
𝑑𝜔
1
-Cas où 𝜔02 − 2𝛼 2 𝜔02 > 0, ⟺ 𝛼 < (amortissement assez faible)
√2
𝑑|𝑋̅|
= 0 pour 𝜔 = 𝜔𝑟 = [𝜔02 − 2𝛼 2 𝜔02 ]1⁄2 = 𝜔0 √1 − 2𝛼 2 ,
𝑑𝜔
𝑓0
̅ | = 𝑥𝑚𝑎𝑥 =
et |𝑋 .
2𝛼𝜔02 √1−𝛼 2
Ainsi :
𝑑|𝑋̅|
Pour < r ; >0
𝑑𝜔
𝑑|𝑋̅|
Pour > r ; <0
𝑑𝜔
On remarque que pour α<<1 (faible amortissement) r tend vers 0 et xmax devient grande :
𝑓
𝑥𝑚𝑎𝑥 ≈ 2𝜔02𝛼 (inversement proportionnelle à l’amortissement).
0
𝑥𝑚𝑎𝑥
Pour un amortissement assez faible, la zone de pour laquelle |𝑥(𝜔)| ≥ qui est
√2
Δ𝜔 = 𝜔2 − 𝜔1 (‘bande passante’), est proportionnelle à 𝛼 (∆𝜔 = 2𝛼𝜔0 , voir annexe 1).
Quand 𝛼 ⟶ 0 ⇒ 𝑥𝑚𝑎𝑥 ⟶ ∞ ; 𝜔𝑟 ⟶ 𝜔0 et Δ𝜔 ⟶ 0.
𝜔 1
On définit le facteur qualité 𝑄 par : 𝑄 = ∆𝜔0 = 2𝛼.
𝜆 𝑘
or 𝛼= , 𝜔0 = √
2𝑚𝜔0 𝑚
2𝑚𝜔0 𝑚 𝑘 √𝑘𝑚
𝑄= = √ =
2𝜆 𝜆 𝑚 𝜆
𝑄 est un nombre sans dimension, qui est d’autant plus grand que la résonance est étroite.
peu amorti
amorti
très amorti
fréquence
III-2-Excitation périodique
où = 2p/𝑇
𝑇
2 +
2
𝑏𝑛 = 𝑇 ∫ 𝑇 𝐹(𝑡) sin(𝑛𝜔𝑡) 𝑑𝑡 𝑛 = 1, 2, … .. (III-2-3)
−
2
𝐹(𝑡)
+𝐹0
−𝑇/2 0 +𝑇/2 𝑡
−𝐹0
𝑎0
Pour 𝑛 = 0 : 𝑚𝑥̈ 0 + 𝑘𝑥0 = 2
𝑎
La solution particulière est : 𝑥0 (𝑡) = 2𝑘0 (III-2-5)
Calcul de 𝑎𝑛 :
Calcul de 𝑏𝑛 :
𝑇
0 +
2 2 4𝐹0 𝑛𝜔𝑇
𝑏𝑛 = 𝐹0 [− ∫ sin(𝑛𝜔𝑡) 𝑑𝑡 + ∫ sin(𝑛𝜔𝑡) 𝑑𝑡] = [1 − cos ( )]
𝑇 −
𝑇
0 𝑛𝜔𝑇 2
2
4𝐹
𝑏𝑛 = 2𝜋𝑛0 [1 − (−1)𝑛 ]
Si 𝑛 = 2𝑝 𝑏2𝑝 = 0
4𝐹
Si n = 2p+1 0
𝑏2𝑝+1 = (2𝑝+1)𝜋
𝑎0 4𝐹0 1 𝑠𝑖𝑛[(2𝑝+1)𝜔𝑡]
d’où 𝑥(𝑡) = + ∑∞
𝑝=0
2𝑘 𝜋 (2𝑝+1) [𝑘−𝑚((2𝑝+1)𝜔)2 ]
III-3-Excitation quelconque
1 𝑠𝑖𝑛𝑏𝑡
On pose : 𝐺(𝑝) = (𝑝+𝛼𝜔 2 2 = 𝐿 [𝑒 −𝑎𝑡 . ] = 𝐿(𝑔(𝑡))
0 ) +𝜔𝑝 𝑏
1
d’où 𝑋(𝑝) = 𝑚 𝐹(𝑝). 𝐺(𝑝) + (𝑝 + 2𝛼𝜔0 ). 𝑥(0). 𝐺(𝑝) + 𝑥̇ (0). 𝐺(𝑝)
Sachant que :
1 𝑠𝑖𝑛𝑏𝑡 𝑝+𝑎
(𝑝+𝑎)2 +𝑏2
= 𝐿 [𝑒 −𝑎𝑡 . ]; (𝑝+𝑎)2 +𝑏2
= 𝐿[𝑒 −𝑎𝑡 . 𝑐𝑜𝑠𝑏𝑡]
𝑏
Par suite, les deux derniers termes n’apparaissent que pendant une phase transitoire
très courte et ont une influence moins importante que le premier terme ; d’où la solution
permanente se réduit à :
1 𝑡
𝑥(𝑡) = 𝑚𝜔 ∫0 𝑓(𝜏)𝑒 −𝛼𝜔0 (𝑡−𝜏) 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑝 (𝑡 − 𝜏)𝑑𝜏.
𝑝
Soit un système masse-ressort non amorti, soumis à la force 𝐹(𝑡) donnée par la
figure III-4 :
𝐹(𝑡)
+𝐹0
0 𝑡
Ainsi :
1 𝑡 𝑘
𝑥(𝑡) = 𝑚𝜔 ∫0 𝐹(𝜏)𝑠𝑖𝑛𝜔0 (𝑡 − 𝜏)𝑑𝜏 où 𝜔0 = √𝑚
0
1 𝑡 𝐹0
𝑥(𝑡) = 𝐹 ∫ 𝑠𝑖𝑛𝜔0 (𝑡 − 𝜏)𝑑𝜏 = [1 − 𝑐𝑜𝑠[𝜔0 (𝑡 − 𝜏)]] pour 𝑡 ≥ 𝜏.
𝑚𝜔0 0 𝜏 𝑘
Posons (𝑚′) = (𝐵)𝑡 (𝑚)(𝐵) et (𝑘′) = (𝐵)𝑡 (𝑘)(𝐵) : deux matrices diagonalisables.
Multiplions (IV-1-2) à gauche par (𝑚′)−1 = (𝐵)−1 (𝑚)−1 ((𝐵)𝑡 )−1, on obtient :
On constate que la matrice cherchée (𝐵) est celle qui diagonalise (𝐴) :
Les éléments diagonaux de (Δ) sont des valeurs propres de la matrice (A) et les vecteurs
propres correspondants sont les éléments colonnes de la matrice (B).
(𝑚)(𝑋̈) + (𝑘)(𝑋) = 0
𝜔12 0 0
où : (𝛥) = ( 0 … …)
0 … 𝜔𝑛2
Les valeurs propres de la matrice (𝐴) donnent les carrés des pulsations 𝜔𝑖2 et les
vecteurs propres de (𝐴) donnent les vecteurs colonnes de (𝐵). Connaissant les 𝑞𝑖 et la
matrice (𝐵) on peut calculer les solutions (𝑋) d’après (𝑋) = (𝐵)(𝑞).
Donc tout revient à chercher les valeurs propres 𝜔𝑖2 de la matrice (𝐴) et leurs vecteurs propres
correspondants 𝜙𝑗 qui sont les vecteurs colonnes de (𝐵).
Les valeurs propres 𝜔𝑗2 , élément diagonaux de la matrice (𝛥), leurs correspondent les
vecteurs propres 𝜙𝑗 sont les n solutions de l’équation caractéristique suivante :
IV-2-Exemple 1
𝑚1 𝑚2
𝑘1 𝑘 𝑘2
𝑥1 𝑥2
𝑘2 +𝑘 𝑘
𝑚2 𝑥2̈ = −𝑘2 𝑥2 − 𝑘(𝑥2 − 𝑥1 ) 𝑥̈ 2 + 𝑥2 − 𝑥 =0
𝑚2 𝑚2 1
Le couplage est assuré par le ressort de raideur 𝑘 qui est un couplage élastique.
𝑘1 + 𝑘 𝑘 𝑘1 + 𝑘 𝑘
− −
𝑚1 𝑚1 𝑚1 𝑚1
(𝑋̈) + (𝑋) = (0) ⟹ (𝐴) =
𝑘 𝑘2 + 𝑘 𝑘 𝑘2 + 𝑘
− −
( 𝑚2 𝑚2 ) ( 𝑚2 𝑚2 )
Les valeurs propres de (𝐴) sont les carrés des pulsations propres :
Les vecteurs propres correspondants (𝜙𝑗 ) servent à construire (𝐵), donc à déterminer les
solutions générales.
2𝜔2 −𝜔02
(𝐴) = ( 02 )
−𝜔0 2𝜔02
où 𝜔0 = √𝑘⁄𝑚
2𝜔02 − 𝜔2 −𝜔02
|(𝐴) − 𝜔2 𝐼| = 0 ⇒ | |=0
−𝜔02 2𝜔02 − 𝜔2
⇒ (2𝜔02 − 𝜔2 )2 − 𝜔04 = 0
Soit pour 𝜔1 = 𝜔0
2𝜔2 − 𝜔2 −𝜔02 𝑎1 0
( 0 2 0 2 2 ) ( 𝑏1 ) = (0) ⇒ 𝑎1 = 𝑏1 = 𝛼
−𝜔0 2𝜔0 − 𝜔0
pour 𝜔2 = √3𝜔0
𝛼 𝛽
La matrice de passage est donc (𝐵) = ( )
𝛼 −𝛽
𝑥1 𝛼 𝛽 𝑞1
Les solutions sont (𝑥 ) = ( ) (𝑞 )
2 𝛼 −𝛽 2
où 𝑞1 (𝑡) = 𝐵1 cos(𝜔1 𝑡 + 𝜑1 )
et 𝑞2 (𝑡) = 𝐵2 cos(𝜔2 𝑡 + 𝜑2 )
D’où
et
𝑥2 (𝑡) = 𝐴1 cos(𝜔1 𝑡 + 𝜑1 )−𝐴2 cos(𝜔2 𝑡 + 𝜑2 )
IV-3-Exemple 2
𝐹⃗ (t)
𝑘1 𝑚1 𝑘2 𝑚2
𝑥1 𝑥2
Figure IV-2 : Ressorts couplés, la masse 𝑚2 est soumise à une force extérieure sinusoïdale.
En régime libre :
𝑘1 +𝑘2 𝑘
𝑚1 𝑥1̈ = −𝑘1 𝑥1 − 𝑘2 (𝑥1 − 𝑥2 ) 𝑥̈ 1 + 𝑥1 − 𝑚2 𝑥2 = 0
𝑚1 1
𝑘 𝑘
𝑚2 𝑥2̈ = −𝑘2 (𝑥2 − 𝑥1 ) 𝑥̈ 2 + 𝑚2 𝑥2 − 𝑚2 𝑥1 = 0
2 2
𝑘1 + 𝑘2 𝑘2
−
𝑥1̈ 𝑚1 𝑚1 𝑥1
(𝑥̈ ) + (𝑥 ) = (0)
2 𝑘2 𝑘2 2
−
( 𝑚1 𝑚2 )
𝑘1 +𝑘2 𝑘
− 𝑚2
𝑚1 1
avec (𝐴) = ( 𝑘2 𝑘2 )
−
𝑚1 𝑚2
|(𝐴) − 𝜔2 𝐼| = 0,
𝑘 +𝑘 𝑘 𝑘2
( 1𝑚 2 − 𝜔2 )) (𝑚2 − 𝜔2 ) − 𝑚 𝑚2
=0 (IV-3-2)
1 2 1 2
𝑘 +𝑘 𝑘 𝑘 𝑘
𝜔4 − ( 1𝑚 2 + 𝑚2 ) 𝜔2 + 𝑚1𝑚2 = 0
1 2 1 2
𝑘 +𝑘 𝑘 𝑘 𝑘
Le polynôme Δ = 𝜔4 − ( 1𝑚 2 + 𝑚2 ) 𝜔2 + 𝑚1 𝑚2 possède deux pôles distincts 𝜔1 et 𝜔2
1 2 1 2
En régime forcé :
𝑘1 + 𝑘2 𝑘2
− 𝜔2 − 0
𝑚1 𝑚1 𝑥̅1 𝐹
( ) = ( 0 𝑒 𝑗𝜔𝑡 )
𝑘2 𝑘2 𝑥̅2
− − 𝜔2 𝑚2
( 𝑚2 𝑚2 )
𝑘1 +𝑘2 𝑘2
− 𝜔2 −
𝑚1 𝑚1
On pose 𝑀 = ( 𝑘 𝑘2 )
− 𝑚2 − 𝜔2
2 𝑚2
𝑥̅ 0
( 1 ) = (𝑀)−1 ( 𝐹0 𝑒 𝑗𝜔𝑡 )
𝑥̅2 𝑚 2
𝑘2 𝑘2
𝑡 − 𝜔2
𝑐𝑜𝑚(𝑀) 1 𝑚2 𝑚1
(𝑀)−1 = =
det(𝑀) det(𝑀) 𝑘2 𝑘1 + 𝑘2
− 𝜔2
( 𝑚2 𝑚1 )
det(𝑀) = ∆= (𝜔2 − 𝜔12 )(𝜔2 − 𝜔22 )
𝑘1 +𝑘2
où 𝜔𝑎 = √ qui est la pulsation de l’antirésonance (|𝑥̅2 | → 0) et 𝜔1,2 sont les pulsations
𝑚1
|𝑥̅ |
|𝑥̅2 |
|𝑥̅1 |
𝜔1 𝜔𝑎 𝜔2 𝜔
0.5
𝑡
10 20 30 40 50 60
-0.5
-1
𝐹 = Force 𝑉 = tension
𝑞 = charge électrique
𝑥 = déplacement
𝑥̇ = vitesse 𝑞̇ = 𝑖̇ = intensité
𝑥̈ = accélération 𝑑𝑖
𝑞̈ =
𝑑𝑡
𝜆 = coefficient de frottement
𝑅 = résistance
𝑘 = constante de raideur
1
= inverse de la capacité
𝐶
𝑃 = 𝑅𝐼 2 : effet Joule
𝑓 = −𝜆𝑥̇ : force de frottement
1 𝐿
√𝑘𝑚
𝑄 = 𝑅 √𝐶 = Facteur Qualité
𝑄= = Facteur Qualité
𝜆
I-Introduction
On parle de propagation d’une onde chaque fois qu’il y a propagation d’une vibration
ou d’une perturbation de l’état physique d’un milieu ; c’est le cas notamment pour les ondes
électromagnétiques, les ondes élastiques dans les fluides et les solides.
décrit la propagation sans déformation d’une quantité appelée onde qui dépend de la position
𝑥 et du temps 𝑡.
Les ondes électromagnétiques sont transversales : 𝐸 (ou 𝐵) vibre dans une direction
perpendiculaire au sens de propagation défini par 𝑘.
K : sens de propagation
Les ondes acoustiques (ou sonores..) sont longitudinales : déformation parallèle au sens de
propagation) : la surpression dans un tuyau de gaz est parallèle à la propagation.
𝜕2 𝑠(𝑥,𝑡) 1 𝜕2 𝑠(𝑥,𝑡)
= (II-1)
𝜕𝑥 2 𝑣2 𝜕𝑡 2
se réduit à
𝜕2 𝑠(𝑝,𝑞)
= 0. En effet :
𝜕𝑝𝜕𝑞
𝜕2 𝜕 𝜕 𝜕 𝜕𝑝 𝜕 𝜕𝑞 𝜕
∆= 2 = [ ]= [ + ]
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑝 𝜕𝑥 𝜕𝑞
𝜕𝑝 𝜕 𝜕𝑝 𝜕 𝜕𝑞 𝜕 𝜕𝑞 𝜕 𝜕𝑝 𝜕 𝜕𝑞 𝜕
= [ + ]+ [ + ],
𝜕𝑥 𝜕𝑝 𝜕𝑥 𝜕𝑝 𝜕𝑥 𝜕𝑞 𝜕𝑥 𝜕𝑞 𝜕𝑥 𝜕𝑝 𝜕𝑥 𝜕𝑞
où
𝜕𝑝 1 𝜕𝑞 1
= − 𝑒𝑡 =
𝜕𝑥 𝑣 𝜕𝑥 𝑣
D’où
𝜕2 1 𝜕2 𝜕2 𝜕2
= [ + − 2 ]
𝜕𝑥 2 𝑣 2 𝜕𝑝2 𝜕𝑞 2 𝜕𝑝𝜕𝑞
𝜕2 𝜕2 𝜕2 𝜕2
=[ + +2 ].
𝜕𝑡 2 𝜕𝑝 2 𝜕𝑞 2 𝜕𝑝𝜕𝑞
Finalement
𝑓
⃗⃗
𝑉
𝑋1 𝑋2
𝑡1
T1 𝑡2
Les deux fonctions 𝑓 et 𝑔 sont doublement périodiques dans le temps et dans l’espace. 𝑇 est la
période temporelle et 𝜆 est la période spatiale ou la longueur d’onde liées par la relation :
𝜆 = 𝑣𝑇.
II-2-Solution sinusoïdale
2𝜋
⃗⃗ = 𝑘𝑢
𝑘 ⃗⃗ = 𝑢
⃗⃗
𝜆
𝛼, 𝛽 et 𝛾 sont les composantes de 𝑢
⃗⃗ dans le repère (𝑂, 𝑥, 𝑦, 𝑧).
Une onde sinusoïdale pure du genre (II-2-2) n’existe pas (onde monochromatique de
durée infinie). Les signaux réels (trains d’onde) sont de durée finie 𝛿𝑡 donc d’étendue limitée
𝛿𝑥 = 𝑣𝛿𝑡 dans l’espace. De tels signaux, d’après l’analyse de Fourier, sont décomposables en
signaux sinusoïdaux de pulsation appartenant à un intervalle spectrale d’étendue 𝛿 et
d’amplitude 𝐹(). 𝑓(𝑥, 𝑡) peut se mettre sous la forme :
Si v ne dépend pas de (milieu non dispersif) tous les signaux composant 𝑓(𝑥, 𝑡) se
déplacent avec la même vitesse de phase
𝑣 = 𝜔/𝑘 (II-3-1)
Si 𝑣 dépend de (milieu dispersif), alors chaque signal composant 𝑓(𝑥, 𝑡) se déplace à une
vitesse de phase différente.
𝑑𝑘
⟹ 𝑓(𝑥, 𝑡) = ∫ 𝐹(𝜔)𝑒 𝑗(𝜔𝑡−𝑘𝑥) 𝑑𝜔 = ∫ 𝐹(𝜔0 + 𝜉) 𝑒 𝑗(𝜔0 𝑡−𝑘0 𝑥) 𝑒 𝑗𝜉(𝑡−𝑑𝜔𝑥) 𝑑𝜉
𝛿𝜔 𝛿𝜉
𝑑𝑘
= 𝑒 𝑗(𝜔0 𝑡−𝑘0 𝑥) ∫𝛿𝜉 𝐹(𝜔0 + 𝜉)𝑒 𝑗𝜉(𝑡−𝑑𝜔𝑥) 𝑑𝜉 (II-3-2)
𝑣𝑔 = 𝑑𝜔/𝑑𝑘 (II-3-3)
Dans un milieu non dispersif la vitesse de phase v est indépendante de 𝑘 (ou de 𝜆 = 2𝜋/𝑘 :
longueur d’onde) alors 𝑣𝑔 = 𝑣. (vitesse de phase = vitesse de groupe).
III-Ondes mécaniques
III-1-Corde vibrante
III-1-1-Mise en équation
𝑦 Ty(x+dx) ⃗⃗(x+dx,t)
𝑇
𝛼(𝑥 + 𝑑𝑥)
-Tx(x) Tx(x+dx)
𝑑𝑙
𝑢
⃗⃗𝑦 𝛼(𝑥)
−Ty (x)
⃗⃗(𝑥, 𝑡)
-𝑇
𝑥
O 𝑥 𝑥 + 𝑑𝑥
Le système est formé d’une corde de masse linéique tendue sous l’action d’une tension 𝑇
⃗⃗.
Hypothèses :
-Le mouvement lorsque la corde est pincée s’effectue le long de l’axe 𝑂𝑦.
-En mouvement la corde reste très proche de sa position d’équilibre horizontale 𝑂𝑥 de sorte
que 𝑑𝑙 𝑑𝑥 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑖𝑛(𝑥) 𝑡𝑔(𝑥) (𝑥).
𝜕2 ⃗⃗
𝜕𝑇
𝜇 𝑑𝑥 𝑦(𝑥, 𝑡)𝑢 ⃗⃗(𝑥 + 𝑑𝑥, 𝑡) − 𝑇
⃗⃗𝑦 = 𝑇 ⃗⃗(𝑥, 𝑡) ≃ 𝑑𝑥 (III-1-1-1)
𝜕𝑡 2 𝜕𝑥
𝜕2 𝜕 𝛼(𝑥,𝑡)
L’équation (III-1-1-2) 𝜇 𝑦(𝑥, 𝑡) = 𝑇
𝜕𝑡 2 𝜕𝑥
𝜕𝑦
comme 𝑡𝑔𝛼 = 𝜕𝑥 ≃ 𝛼 (𝛼 petit)
d’où
𝜕2 𝜕2 𝑦(𝑥,𝑡)
𝜇 2
𝑦(𝑥, 𝑡) = 𝑇 (III-1-1-4)
𝜕𝑡 𝜕𝑥 2
soit encore :
𝜕2 1 𝜕2 𝑦(𝑥,𝑡)
2
𝑦(𝑥, 𝑡) = (III-1-1-5)
𝜕𝑥 𝑣2 𝜕𝑡 2
𝑇
Avec : 𝑣 = √
𝜇
qui est l’équation d’onde à laquelle obéit l’ébranlement 𝑦(𝑥, 𝑡) qui a lieu perpendiculairement
au sens de propagation : l’onde résultante est transversale.
III-1-2-Ondes stationnaires
𝑦(𝑥, 0) = 0 𝑥 (III-1-2-1)
𝑑2 𝐹(𝑥) 1 𝑑 2 𝐺(𝑡) 2
𝑑 2 𝐹(𝑥) 𝑑 2 𝐺(𝑡)
𝐺(𝑡) = 𝐹(𝑥) ⟺ 𝑣 =
𝑑𝑥 2 𝑣2 𝑑𝑡 2 𝐹(𝑥)𝑑𝑥 2 𝐺(𝑡)𝑑𝑡 2
𝑑2 𝐺(𝑡) 𝑑2 𝐺(𝑡)
= 𝐶𝑡𝑒 ⟹ − 𝐶𝑡𝑒. 𝐺(𝑡) = 0 (III-1-2-5)
𝐺(𝑡)𝑑𝑡 2 𝑑𝑡 2
Si la Cte > 0, les solutions sont en exponentielle qui ne satisfont pas les conditions aux
limites et initiales. Donc obligatoirement Cte < 0 , on la note Cte = −ω2 .
𝑛𝜋 2𝜋 𝑛𝜋 𝜔𝑛 𝑛𝜋
𝑘𝑛 = ⟺ = ⟺ =
𝐿 𝜆𝑛 𝐿 𝑣 𝐿
Autrement dit les, longueur d’onde, nombre d’onde et pulsation sont quantifiés et prennent
donc des valeurs discrètes telles que :
𝜆𝑛 𝑛𝜋 𝑛𝜋𝑣 𝜔𝑛 𝑛𝑣
𝐿=𝑛 ; 𝑘𝑛 = ; 𝜔𝑛 = ⟹ 𝑓𝑛 = = (III-1-2-7)
2 𝐿 𝐿 2𝜋 2𝐿
𝑛𝜋 𝑛𝜋𝑣
La solution 𝑦𝑛 (𝑥, 𝑡) = 𝐴𝑛 𝑠𝑖𝑛(𝑘𝑛 𝑥)𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑛 𝑡) = An sin ( 𝐿 𝑥) sin ( 𝑡) est une solution
𝐿
d’onde stationnaire puisque le maximum (respectivement le minimum) ne se déplace pas.
C’est le mode de vibration n qui peut être imposé par les conditions expérimentales. En
général, le mouvement est une combinaison de modes propres :
𝑛𝜋 𝑛𝜋𝑣
y(x, t) = ∑n An sin ( 𝐿 𝑥) sin ( 𝑡) (III-1-2-8)
𝐿
Les 𝑓𝑛 sont les fréquences propres qui correspondent aux modes de vibration 𝑛 qui sont des
fréquences multiples (harmoniques) de la fréquence fondamentale
𝑣
𝑓𝑛 = 𝑛𝑓 𝑜ù 𝑓 = 2𝐿 (III-1-2-9)
III-1-3-Aspect énergétique
𝐸 = ∑𝑛 𝐸𝑛 (III-1-3-1)
Dans le mode 𝑛, chaque élément de la corde de longueur 𝑑𝑥, de masse 𝑑𝑥, situé entre les
positions 𝑥 et 𝑥 + 𝑑𝑥 peut être considéré comme un oscillateur harmonique d’amplitude :
𝑛𝜋 𝑛𝜋𝑣
An sin ( 𝐿 𝑥) et de pulsation 𝜔𝑛 = 𝐿
1 2 2 2
𝑛𝜋 1 𝑛2 𝜋 2 𝑣 2 2 2 𝑛𝜋
𝑑𝐸𝑛 = 𝜇𝑑𝑥𝜔𝑛 𝐴𝑛 𝑠𝑖𝑛 ( 𝑥) = 𝜇 𝐴𝑛 𝑠𝑖𝑛 ( 𝑥) 𝑑𝑥
2 𝐿 2 𝐿2 𝐿
L’énergie totale de la corde pour le mode 𝑛 est :
𝐿 𝐿
1 𝑛𝜋 1 𝑛2 𝜋 2 𝑣 2 2 𝐿 2 𝑛𝜋
𝐸𝑛 = ∫ 𝑑𝐸𝑛 = ∫ 𝜇𝑑𝑥𝜔𝑛2 𝐴2𝑛 𝑠𝑖𝑛2 ( 𝑥) = 𝜇 𝐴𝑛 ∫ 𝑠𝑖𝑛 ( 𝑥) 𝑑𝑥
0 0 2 𝐿 2 𝐿2 0 𝐿
𝑛𝜋 1 nπ
or 𝑠𝑖𝑛2 ( 𝐿 𝑥) = 2 [1 − cos (2 x)] ⟹
L
1 𝑛2 𝜋 2 𝑣 2 2 𝐿 1 nπ 1 𝑛2 𝜋 2 𝑣 2 2
𝐸𝑛 = 𝜇 𝐴𝑛 ∫ [1 − cos (2 x)] 𝑑𝑥 = 𝜇 𝐴𝑛
2 𝐿2 0 2 L 4 𝐿
𝑇
En remplaçant 𝑣 2 = 𝜇 (𝑇 étant la tension) on trouve :
L’énergie du mode 𝑛 est 𝑛2 fois plus grande que celle du mode fondamental.
IV-Ondes sonores
IV-1-Equation de propagation
Une compression créée par un piston plan en 𝑂, dans un fluide de masse volumique ,
provoque une perturbation qui se propage suivant l’axe 𝑂𝑥 (figure III-2-1). L’onde qui en
résulte est longitudinale. La perturbation est parallèle à la direction de propagation.
Considérons la tranche de fluide de section 𝑆 comprise entre les plans d’abscisses 𝑥 et
𝑥 + 𝑑𝑥 et soumise aux pressions 𝑃(𝑥, 𝑡) et 𝑃(𝑥 + 𝑑𝑥, 𝑡).
𝑢(𝑥) 𝑢(𝑥
+ 𝑑𝑥)
𝑃(𝑥) 𝑃(𝑥 + 𝑑𝑥)
O 𝑥
𝑥 𝑥 + 𝑑𝑥
∂2 u(x, t) 𝜕𝑃(𝑥, 𝑡)
ρ0 Sδx 2
= 𝑆. 𝑃(𝑥, 𝑡) − 𝑆. 𝑃(𝑥 + 𝛿𝑥, 𝑡) = −𝑆. 𝛿𝑥.
∂t 𝜕𝑥
𝜕2 𝑢(𝑥,𝑡) 𝜕𝑃(𝑥,𝑡) 𝜕𝜋(𝑥,𝑡)
⟹ 𝜌0 =− =− (III-2-1)
𝜕𝑡 2 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑢(𝑥, 𝑡)
𝑢(𝑥 + 𝛿𝑥, 𝑡) − 𝑢(𝑥, 𝑡) = 𝛿𝑥
𝜕𝑥
Et par suite le volume varie de la quantité :
𝜕𝑢(𝑥,𝑡) 𝜕𝑉 𝜕𝑢(𝑥,𝑡)
𝛿𝑉 = 𝜕𝑥
𝑆𝛿𝑥 ⟹ 𝑉0
= 𝜕𝑥
(III-2-5)
avec : 𝑉0 = 𝑆𝛿𝑥.
Les grandeurs volume et masse volumique ne s’écartent pas trop de leurs valeurs à
l’équilibre :
𝛿𝑉 ≪ 𝑉0 ⟹ 𝑉 = 𝑉0 + 𝛿𝑉 ≈ 𝑉0
𝛿𝜌0 ≪ 𝜌0 ⟹ 𝜌 = 𝜌0 + 𝛿𝜌0 ≈ 𝜌0
𝛿𝜌 𝛿𝑉
puisque =− (III-2-6)
𝜌0 𝑉0
𝛿𝜌 𝜕𝑢(𝑥,𝑡)
alors =− (III-2-7)
𝜌0 𝜕𝑥
𝜕𝑃 𝜕𝑢(𝑥,𝑡)
(III-2-4) et (III-2-7) ⟹ p(𝑥, 𝑡) = −𝜌0 (𝜕𝜌) 𝜕𝑥
𝜌0
𝜕𝑢(𝑥,𝑡)
Soit : p(𝑥, 𝑡) = −𝜌0 𝑣 2 𝜕𝑥
(III-2-8)
∂P
où 𝑣 2 = (∂ρ) (III-2-9)
ρ0
𝜕2 𝑢(𝑥,𝑡) 1 𝜕2 𝑢(𝑥,𝑡)
− =0 (III-2-10)
𝜕𝑥 2 𝑣2 𝜕𝑡 2
On fait l’hypothèse qu’il n’y a pas d’échange de chaleur entre les tranches successives
(c.à.d. transformation adiabatique réversible). Dans ce cas le coefficient de compressibilité
adiabatique est :
1 𝜕𝑉
𝜒=− (III-2-12)
𝑉 𝜕𝑃
1 𝜕𝑉 𝜕𝜌
La relation (III-2-12) peut s’écrire encore: 𝜒 = −
𝑉 𝜕𝜌 𝜕𝑃
𝜕𝑉 𝑉0 𝑉 1 𝜕𝜌
et d’après (III-2-6) : ( =− ≈− ) ⟹𝜒=
𝜕𝜌 𝜌0 𝜌 𝜌0 𝜕𝑃
1 ∂ρ
et d’après ((III-2-9) ⟹ = ( ) ) on obtient alors:
𝑣2 ∂P ρ0
1
𝑣=√ (III-2-13)
𝜌0 𝜒
Dans le cas où le gaz peut être considéré comme parfait (cas de l’air par exemple) : la
transformation adiabatique donne :
𝜕𝑃
𝑃𝑉 𝛾 = 𝐶𝑡𝑒 ⟹ 𝑃 = 𝑉 −𝛾 𝐶𝑡𝑒 ⟹ = −𝛾𝑉 −𝛾−1 𝐶𝑡𝑒
𝜕𝑉
𝑉𝜕𝑃 1 𝜕𝑉 1 1
⟹− = 𝛾𝑉 −𝛾 𝐶𝑡𝑒 = 𝛾𝑃 et 𝜒 = − 𝑉 𝜕𝑃 = 𝛾𝑃 ≈ 𝛾𝑃 = 𝐶𝑡𝑒 ;
𝜕𝑉 0
1 𝛾𝑃0 𝛾𝑉𝑚 𝑅𝑇
soit alors : 𝑣2 = 𝜌 = = 𝑃0 = 𝛾 (III-2-14)
0𝜒 𝜌0 𝑀 𝑀
et on peut toujours choisir l’origine des temps telle que l’amplitude complexe 𝑉̅𝑖 soit réelle et
positive.
𝑘⃗⃗𝑡 𝑘⃗⃗𝑡
(2)
𝑘⃗⃗𝑟 𝑂 (1)
𝑘⃗⃗𝑟
𝑘⃗⃗ 𝑘⃗⃗
Figure V-1 : Schéma représentant les deux milieux fluides avec les vecteurs d’ondes incident,
réfléchi et transmis.
Sur l’interface, qui constitue un obstacle, apparaît une onde réfléchie et seulement une
partie de l’onde incidente est transmise dans le second milieu. Les champs de ces deux ondes
s’écrivent :
⃗⃗𝑟 = 𝜔𝑟 𝑢
avec : 𝑘 ⃗⃗
𝑐 1
de même :
Pour orienter les vecteurs d’onde, on peut utiliser de simples considérations de symétrie.
Les fluides étant isotropes par suite aucune direction autre que celle de 𝑘 ⃗⃗ n’est définie. En
⃗⃗ , pour l’onde réfléchie ou transmise
effet, si on observait une déviation par rapport à celle-ci 𝑘
d’où l’existence d’une direction privilégiée. Donc 𝑢 ⃗⃗ ′ ne peuvent être que colinéaires à 𝑢
⃗⃗ et 𝑢 ⃗⃗𝑧 .
On en déduit : 𝑢
⃗⃗ = −𝑢
⃗⃗𝑧 et 𝑢
⃗⃗′ = 𝑢
⃗⃗𝑧
D’où :
et
Ensuite, l’interface ne se déplaçant pas, il y a égalité des pressions de part et d’autre, on peut
donc écrire :
𝑃0 + 𝑝𝑖 (𝑧 = 0, 𝑡) + 𝑝𝑟 (𝑧 = 0, 𝑡) = 𝑃0 + 𝑝𝑡 (𝑧 = 0, 𝑡)
* −𝑉̅𝑟 > 0 si 𝑍1 > 𝑍2 la réflexion sur un milieu d’impédance acoustique plus faible
n’introduit pas de déphasage.
* −𝑉̅𝑟 < 0 si 𝑍1 < 𝑍2 la réflexion sur un milieu d’impédance acoustique plus élevée
introduit un déphasage de p sur la vitesse, c. à. d. il y a inversion de champ.
V-2-Etude énergétique
2𝑍1 2𝑍2 𝑍1
𝑣⃗𝑡 = 𝑍 𝑉𝑖 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 − 𝑘𝑡 𝑧)𝑢
⃗⃗𝑧 , 𝑝𝑡 = 𝑍 𝑉𝑖 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 − 𝑘𝑡 𝑧)
1 +𝑍2 1 +𝑍2
(𝑍1 − 𝑍2 )2 2
𝑅⃗⃗𝑟 = 𝑝𝑟 𝑣⃗𝑟 = −𝑍1 𝑉 𝑐𝑜𝑠 2 (𝜔𝑡 + 𝑘𝑧) 𝑢
⃗⃗𝑧
(𝑍1 + 𝑍2 )2 𝑖
4𝑍12 𝑍2
𝑅⃗⃗𝑡 = 𝑝𝑡 𝑣⃗𝑡 = 𝑉 2 𝑐𝑜𝑠 2 (𝜔𝑡 − 𝑘𝑡 𝑧) 𝑢
⃗⃗𝑧
(𝑍1 + 𝑍2 )2 𝑖
𝑍1 𝑉𝑖2
𝐼𝑖 = ̅̅̅̅̅
〈𝑅⃗⃗𝑖 〉 = ,
2
𝐼𝑟 (𝑍1 − 𝑍2 )2
𝑅= =
𝐼𝑖 (𝑍1 + 𝑍2 )2
𝐼𝑡 4𝑍1 𝑍2
𝑇= =
𝐼𝑖 (𝑍1 + 𝑍2 )2
On vérifie que : R + T = 1.
On constate que ces deux coefficients sont inchangés par inversion des impédances d’où le
transfert de puissance sonore ne dépend pas du sens de traversée d’une surface.
NB :
𝑋(𝜔𝑟 )
𝑋(𝜔1 ) = 𝑋(𝜔2 ) =
√2
𝜔1 et 𝜔2 satisfont donc l’équation suivante :
1 1
=
2𝛼𝜔02 √2 √(𝜔02 − 𝜔 2 )2 + 4𝛼 2 𝜔02 𝜔 2
1 1 𝜔 4 𝜔 2
= 𝜔 𝜔
⇒ ( ) + (4𝛼2 − 2) ( ) + (1 − 8𝛼2 ) = 0
2𝛼 √2 𝜔 𝜔
√(1−(𝜔 )2 )2 +(2𝛼 𝜔 )2 0 0
0 0
∆′ = (1 − 2𝛼 2 )2 − (1 − 8𝛼 2 )
𝜔 2
( ) = 1 − 2𝛼 2 ± 2𝛼 √1 + 𝛼 2
𝜔0
𝜔 2
𝛼≪1 1 − 2𝛼 2 ≃ 1 et 1 + 𝛼2 ≃ 1 (𝜔 ) ≃ 1 ± 2𝛼
0
𝜔 2 𝜔 2
Alors (𝜔2 ) − (𝜔1 ) = 4𝛼
0 0
En effet :
𝜔2 − 𝜔1 = ∆𝜔
𝜔2 + 𝜔1
= √1 + 2𝛼 + √1 − 2𝛼
𝜔0
𝜔2 +𝜔1
très petit ≃ 1+𝛼+1−𝛼 =2
𝜔0
∆𝜔 𝜔 1
d’où 4𝛼 = 2 𝜔 ∆𝜔 = 2𝛼𝜔0 et 𝑄 = ∆𝜔0 = 2𝛼
0
2𝑚𝜔0 𝑚 𝑘 √𝑘𝑚
𝑄= = √ =
2𝜆 𝜆 𝑚 𝜆
Q est appelé facteur qualité est un nombre sans dimension, qui est d’autant plus grand que la
résonance est étroite.
Vitesse acoustique
𝜕𝑢(𝑥,𝑡)
𝑣𝑎 =
𝜕𝑡
𝜕𝜋 𝜕2 𝑢 𝜕𝑣𝑎
= −𝜌0 𝑣 2 = −𝜌0 𝑣 2 (*)
𝜕𝑡 𝜕𝑥𝜕𝑡 𝜕𝑥
𝜕2 𝑣𝑎 (𝑥,𝑡) 1 𝜕2 𝑣𝑎 (𝑥,𝑡)
− =0
𝜕𝑥 2 𝑣2 𝜕𝑡 2
Impédance acoustique
En effet, l’équation d’onde admet comme solution des ondes planes progressives :
𝑥 𝑥
𝑢(𝑥, 𝑡) = 𝑓 (𝑡 − 𝑣) + 𝑔 (𝑡 + 𝑣) = 𝑓(𝑝) + 𝑔(𝑞)
𝜕𝑓 𝜕𝑝 𝜕𝑔 𝜕𝑞
𝜋(𝑥, 𝑡) = −𝜌0 𝑣 2 ( + )
𝜕𝑝 𝜕𝑥 𝜕𝑞 𝜕𝑥
où
Soit encore :
où
𝜕𝑓 𝑥 𝜕𝑔 𝑥
𝐹(𝑝) = 𝜕𝑝 = 𝐹(𝑡 − 𝑣) 𝐺(𝑞) = 𝜕𝑞 = 𝐺(𝑡 + 𝑣)
de même
𝜕𝑢 𝜕𝑓 𝜕𝑝 𝜕𝑔 𝜕𝑞
𝑣𝑎 (𝑥, 𝑡) = (𝑥, 𝑡) = + 𝜕𝑞 𝜕𝑡 = 𝐹(𝑝) + 𝐺(𝑞)
𝜕𝑡 𝜕𝑝 𝜕𝑡
d’où
𝑣 𝐹(𝑝)−𝐺(𝑞)
𝑍𝑎 = 𝜌0
𝑆 𝐹(𝑝)+𝐺(𝑞)
Puissance acoustique
La puissance acoustique, fournie par l’onde sonore, est définie comme le produit de la force
acoustique par la vitesse acoustique :
Soit encore
𝜋 2 (𝑥,𝑡)
𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑐𝑜𝑢𝑠𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 = 𝑆 2 . 𝑍0𝑎 . 𝑣𝑎 2 (𝑥, 𝑡) = 𝑍0𝑎
Intensité acoustique
C’est la puissance acoustique moyenne par unité de surface. Pour une onde libre :
〈𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒〉 〈𝜋 2 〉
𝐼𝑎 = = 𝜌0 𝑣. 〈𝑣𝑎2 〉 =
𝑆 𝜌0 𝑣