Côte d’Ivoire Tourisme
Bilan des activités conduites entre
2013 et 2018
COTE D’IVOIRE TOURISME, OFFICE NATIONAL DU TOURISME – PLACE DE LA REPUBLIQUE IMMEUBLE Ex. EECI – 01 BP 8538 ABIDJAN 01
TEL : (+225) 20 25 16 00 / FAX : (+225) 20 32 03 88 – Web : www.cotedivoiretourisme.ci – Email : [email protected]
« La Côte d’Ivoire : un véritable scandale touristique »
« La Côte d’Ivoire est un véritable scandale touristique » tels sont les mots prononcés par le
Vice-Président ivoirien, M. Kablan Duncan, à l’ouverture de l’édition 2018 du SITA, le Salon
international du tourisme d’Abidjan, en référence à la diversité d’expressions touristiques, à la
richesse du potentiel national, mais aussi au formidable bond qualitatif qui a fait passer la
contribution du tourisme au PIB ivoirien de 0,6% en 2011, puis 1,8% en 2013, à +7% en
2016/2017.
Les statistiques impressionnantes du secteur ces cinq dernières années, relayées par la Banque
mondiale, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le Conseil mondial du tourisme et des
voyages (WTTC), ou d’autres références telles que le Groupe Accor, montrent que la
destination ivoirienne se classe dans le « Top 5 en Afrique » et qu’Abidjan en particulier, fait
partie des trois pôles les plus prisés en matière de tourisme d’affaires sur le continent.
Aujourd’hui, après les pages sombres de la période post-crise de 2012 ou même l’attentat de
Grand-Bassam en mars 2016, le tourisme ivoirien a su rebondir pour engranger des dividendes,
et séduire les grandes enseignes de l’hôtellerie internationale, embrasser la révolution
numérique, capter les investissements étrangers et nationaux, au point de devenir, dans la
stratégie nationale de développement, l’un des piliers du développement économique de la Côte
d’Ivoire.
Mais que de chemin parcouru depuis 2013 et les affres de la période post-crise. Que d’efforts,
de détermination et d’abnégation pour en arriver à ce résultat. Revenons sur les ingrédients de
ce succès, sur la stratégie impulsée par le gouvernement et portée par le ministère du tourisme,
et surtout sur les actions menées entre 2013 et 2018 par son « bras armé », son instrument de
promotion « Côte d’Ivoire Tourisme ».
Les grandes articulations des actions de
Côte d’Ivoire Tourisme
L’année 2013 a été charnière pour Côte d’Ivoire Tourisme, l’office national du tourisme. A mi-
chemin entre la période post-crise de 2012 et la restructuration complète de l’office en 2014,
2013 a été l’année d’un état des lieux, d’un changement de vision et d’une révolution stratégique
avec l’arrivée à la tête de Côte d’Ivoire Tourisme de M. Jean-Marie SOMET.
Constat en 2013 et Etat des lieux
Le constat initial en 2013 était sévère : la crise post-électorale de 2010-2011 et les affres de
2012 avaient terni, voire sapé, l’image de la destination. Comme l’a rappelé M. SOMET dans
une interview en 2017 avec AFP, « stratégiquement, il fallait repositionner la Côte d’Ivoire (…)
nettoyer cette image négative du pays » (Source : AFP, 2017). Il s’agissait donc de redorer
l’image de la destination et de relancer le tourisme ivoirien en s’appuyant sur un riche potentiel
culturel et touristique à promouvoir (balnéaire, agrotourisme, écotourisme, tourisme d’affaires,
etc.) mais aussi sur des acquis à renforcer, notamment le Code des investissements (2012) et le
Code du tourisme (finalement adopté en 2014).
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Premier chantier : restructurer et repositionner Côte d’Ivoire Tourisme
Pour mener à bien cette relance, il était nécessaire comme préalable de repenser en profondeur
l’office national du tourisme, ses missions, ses attributions, son fonctionnement. Les réflexions
et travaux initiés dès 2013 ont abouti en janvier 2014 à la restructuration de cet établissement
public (Cf. décret n°2014-08 du 8 janvier 2014). Au cours de la même année, en avril 2014,
l’organisation s’est dotée d’un document de planification stratégique triennale 2014-2017,
rebaptisé 2015-2017. Côte d’Ivoire Tourisme, l’office national du tourisme, ainsi restructurée
et forte d’une nouvelle vision d’être la structure de référence de la promotion de la destination
Côte d’Ivoire, pouvait déployer une stratégie offensive de relance du tourisme ivoirien.
Stratégie de relance initiée depuis 2014
La stratégie de relance, initiée dès 2014, comprend quatre (4) grands volets : l’image, la
communication, les partenariats, l’ancrage.
L’image. D’abord, il fallait redorer l’image de la Côte d’Ivoire, en prônant nos richesses et nos
valeurs de stabilité, de diversité culturelle, notre tradition d’accueil ; en mettant en avant le riche
potentiel culturel et touristique (balnéaire, agrotourisme, écotourisme, sportif, religieux,
tourisme d’affaires, etc.) ; en promouvant les acquis, notamment le Code des investissements
(2012), et le Code du tourisme (2014).
La communication. Il fallait aussi communiquer et marquer fortement notre présence à
l’international, sur les grands événements internationaux du tourisme, notamment les
principaux marchés émetteurs (France, Espagne, Allemagne, Angleterre), et de nouveaux
marchés (Chine, Brésil, Autriche, Emirats Arabes). Dans ce cadre, plusieurs voyages de
familiarisation ou « éductours » ont été organisés à l’attention de diverses cibles et acteurs du
tourisme, notamment les tour-operators espagnols (2015), les agents de la Banque africaine de
développement (BAD), les sénateurs américains, les tour-operators chinois (2018), etc. Il faut
aussi souligner la présence marquée sur différents salons majeurs (ITB Berlin, FITUR Madrid,
Top Résa Paris, BITE Beijing, WTM Londres, etc.). Enfin l’outil phare, le SITA, Salon
International du Tourisme d’Abidjan, qui a été rendu plus professionnel, passant d’environ
10 000 visites en 2015 et un pays à l’honneur, à plus de 72 000 visites en 2018, et 18 pays
invités. Le SITA est aujourd’hui devenu le deuxième plus grand salon du tourisme en Afrique
et le premier en Afrique de l’Ouest.
Les partenariats. Parallèlement, Côte d’Ivoire Tourisme s’est appuyé sur différents
partenariats, avec la signature de plusieurs conventions, avec des acteurs nationaux (OIPR,
CEPICI, INS, IHAAA, ISTC, CCI-CI, CGECI, Air Côte d’Ivoire, SNDI, RTI, des Maisons de
presse, et des médias, etc.) ; avec d’autres offices africains (Nigéria, Maroc, etc.) ; avec des
acteurs internationaux (Tour-operators européens, tour-operators chinois, agences de voyages,
compagnies aériennes, chaînes hôtelières, etc.)
L’ancrage. Enfin, il fallait un ancrage avec des signaux forts pour consolider ces acquis et les
pérenniser. Parmi ces signaux forts, Côte d’Ivoire Tourisme s’est engagé dans une démarche
qualité et a obtenu en avril 2018, la certification ISO 9001 version 2015 gage de la qualité de
son système de management, ce qui est une première en Afrique de l’ouest voire même en
Afrique pour ce type d’établissement. Il faut enfin mentionner l’affiliation en novembre 2018
de Côte d’Ivoire Tourisme comme membre à part entière de l’Organisation Mondiale du
Tourisme.
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Les activités du plan stratégique triennal 2015-2017
et de l’année 2018 de Côte d’Ivoire Tourisme
Le plan stratégique triennal (PST) 2015-2017 a été élaboré quelques mois après la
restructuration de l’Office décidée par le gouvernement en janvier 2014 (cf. décret n°2014-08
du 8 janvier 2014), et avec pour défi soutenir la vision d’une Côte d’Ivoire émergente en 2020.
L’environnement interne de l’office était alors marqué par plusieurs anomalies aux niveaux
organisationnel et fonctionnel. Au niveau externe, le secteur du tourisme était caractérisé par
un potentiel mal exploité et une offre peu connue. De plus, l’office devait faire face à une quasi-
concurrence regroupant plusieurs types d’acteurs, ce qui impliquait une stratégie multi-acteurs.
Cette situation appelait des actions fortes pour traduire en réalité la vision générale de faire de
Côte d’Ivoire Tourisme la structure de référence de promotion de la destination Côte d’Ivoire
aux plans national et international. Poursuivant cette vision, l’Office s’est ainsi doté de son plan
stratégique triennal 2015-2017 qui visait la couverture des missions de promotion mais aussi la
redynamisation et un meilleur repositionnement de Côte d’Ivoire Tourisme. Exécuté à 94%, ce
plan décliné en trois (3) résultats stratégiques, dix (10) axes stratégiques et trente-quatre (34)
actions phares, a permis d’obtenir des résultats marquants.
Résultats marquants
Une première série de résultats est relative au fonctionnement interne de Côte d’Ivoire
Tourisme qui a été renforcé et dynamisé. Le personnel a ainsi connu une évolution quantitative
et qualitative grâce à une politique de recrutement et un plan ambitieux de renforcement des
capacités. Cette ambition s’est aussi traduite par la volonté de s’engager dans la démarche
qualité pour la certification à la norme internationale de management ISO 9001 version 2015.
Côte d’Ivoire Tourisme est d’ailleurs depuis avril 2018, le premier office de tourisme en
Afrique à obtenir le certificat d’excellence ISO 9001 version 2015.
Une autre série de résultats s’apprécie en termes de notoriété et d’actions à destination des
acteurs du secteur du tourisme. A ce titre, il faut souligner que Côte d’Ivoire Tourisme est de
plus en plus reconnue au plan national, communautaire et international et que les acteurs du
secteur travaillent en plus grande harmonie avec l’Office. Entre 2015 et 2017, puis 2018, on
enregistre ainsi une très forte sollicitation de Côte d’Ivoire Tourisme aux niveaux technique,
matériel et institutionnel pour l’organisation de manifestations majeures à portée nationale et
internationale organisées en Côte d’Ivoire (Femua, Popo Carnaval à Bonoua, Abissa à Grand
Bassam, Paquinou à Tiébissou, Foire carnaval à Bouaké, Festival des fruits de mers à
Jacqueville, etc.).
De plus, en ligne avec les actions menées pour un meilleur positionnement au plan national et
international, plusieurs centaines d’artisans d’art ont été assistés dans la promotion de leurs
produits (Quinzaine ivoirienne, Marché des mères, Dizaine commerciale, etc.) ; et des
collectivités locales ont été accompagnées dans le développement et la promotion du tourisme :
PADVTCI avec la mise en œuvre du plan stratégique de développement du tourisme dans la
région du Sud-Comoé, projet qui doit être répliqué dans les régions d’Abengourou et du Loh
Djiboua. Il faut aussi noter la forte croissance annuelle des demandes d’informations
touristiques émanant des divers acteurs professionnels ou du grand public.
Enfin sur cette période 2015-2017, mais aussi en 2018, les autres résultats marquants
concernent l’attractivité de la destination nationale. La destination Côte d’Ivoire est en effet
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plus attractive et fréquentée de plus en plus massivement par les touristes nationaux et
internationaux. De plus depuis cinq (5) ans, la destination Côte d’Ivoire a été réhabilitée sur
l’échiquier international, et cela s’apprécie à travers plusieurs facteurs. Tout d’abord,
l’accroissement continu des arrivées de touristes internationaux à l’aéroport Félix Houphouët-
Boigny, passant de 380 000 en 2013 à 829 761 en 2016 selon le rapport 2017 de la Banque
mondiale. Ensuite l’organisation de plusieurs congrès internationaux : la 58ème réunion de
l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le sommet Union Africaine–Union Européenne,
la conférence ICASA, les VIIIèmes jeux de la Francophonie, la 14ème conférence des
parlementaires Afro-Arabes, etc. ou encore les « éductours » ou visites de familiarisation de
l’offre touristique effectuées par plusieurs Tours-operators, agences de voyage et autres groupes
de voyages pour découvrir le potentiel touristique ivoirien. Enfin, la signature de conventions
avec plusieurs partenaires internationaux en 2016 : Brussel Airlines, Reed-expo, Corsair, IFTM
Top Résa, l’Office nigérian du tourisme, etc. A ce titre, la convention la plus remarquable est
celle signée avec l’Etat chinois, car cette convention ouvre la destination Côte d’Ivoire aux
touristes de ce pays (Chine) avec la visite initiale dès 2018 de plus de 20 Tour-opérateurs
chinois et la visite prochaine de 300 touristes pour un circuit-découverte.
Taux d'exécution des activités Performances des
entre 2015 et 2018 activités 2017 et 2018
96%
93% 91%
90%
83%
80%
68%
2015 2016 2017 Moyenne 2018 2017 2018
PST 2015-2017
Figure 1- Taux d’exécution et performances des activités entre 2015 et 2018
(Source : Côte d’Ivoire Tourisme, 2015, 2016, 2017, 2018)
2018 : Année de la consécration
Ouvrant les pages d’un nouveau plan stratégique triennal 2018-2020, après le succès du plan
précédent, l’année 2018 apparait déjà comme celle de la consécration. Exécuté à plus de 93%,
avec une performance globale de 91% en termes d’atteinte des cibles, le plan opérationnel 2018
a permis de poursuivre dans la dynamique des succès précédents. En effet, 2018 a été marquée
par plusieurs résultats forts : la Certification ISO 9001 version 2015 (avril 2018) avec comme
corollaires au niveau du fonctionnement l’amélioration des procédures de travail clairement
élaborées dans le cadre du Système de Management de la Qualité ainsi que l’amélioration de la
qualité des prestations traduite par la satisfaction accrue des partenaires.
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Au niveau de la notoriété de Côte d’Ivoire Tourisme, il faut noter plusieurs reconnaissances au
plan national dont le Prix du meilleur partenaire événementiel de l’année 2017 décerné par la
RTI ; le nombre croissant de sollicitations des opérateurs pour un accompagnement technique
et institutionnel des activités à caractère touristique ; et aussi l’Affiliation à l’Organisation
Mondiale du Tourisme (OMT) (novembre 2018). Il faut aussi préciser que le label de qualité et
l’expertise Côte d’Ivoire Tourisme s’exportent et sont reconnus en Afrique de l’Ouest,
notamment par le Système Ouest Africain d’Accréditation (SOAC/WAAC) – organe régional
de l’UEMOA et de la CEDEAO créé sous l’impulsion de l’ONUDI pour la promotion de la
qualité dans tous les secteurs d’activités et dans les PME/PMI – ; et aussi par plusieurs pays de
la sous-région qui sollicitent son expertise et son assistance technique.
Enfin, au niveau de la promotion, outre l’assistance à plus de 297 artisans dans la promotion de
leurs produits durant certaines manifestations (Prosuma) ; la visite découverte en Côte d’Ivoire
d’une agence de voyage de Paris, lauréate du jeu concours organisé par Côte d’Ivoire Tourisme
au Salon Top Résa 2017 à Paris ; ou la participation de la représentante Afrique de l’OMT et
de 18 pays au SITA 2018 ; il faut surtout noter la promotion de la destination Côte d’Ivoire par
la presse chinoise. Il faut aussi souligner l’engagement de l’OMT, de l’Union Africaine, et de
l’UEMOA aux côtés de Côte d’Ivoire Tourisme et du SITA dès l’édition 2019. Le SITA est
aussi reconnu comme le 2ème plus grand salon d’Afrique du tourisme, et le premier en Afrique
de l’Ouest.
Ces résultats réalisés en 2015-2017 et en 2018 sont certes encourageants, mais Côte d’Ivoire
Tourisme reste conscient de la nécessité de les prolonger d’une part en veillant au maintien du
certificat ISO 9001 version 2015 pour renforcer la notoriété et la visibilité de l’Office afin de
rendre plus crédibles ses actions aux yeux des partenaires ; et d’autre part en prospectant de
nouveaux marchés internationaux en plus de ses cibles traditionnelles (France, Espagne,
Allemagne, Chine, …) afin de diversifier et d’accroitre le flux de touristes internationaux à
destination de la Côte d’Ivoire.
Le SITA un salon au rang des plus importantes
rencontres du tourisme en Afrique
Ces cinq dernières années, l’outil phare, le SITA, Salon International du Tourisme d’Abidjan,
a été rendu plus professionnel, passant d’environ 10 000 visites en 2015 et un pays à l’honneur,
à plus de 72 000 visites en 2018, et 18 pays invités. Le SITA est aujourd’hui le deuxième plus
grand salon du tourisme en Afrique et le premier en Afrique de l’Ouest.
Dès l’édition 2019, l’OMT, l’Union Africaine, et l’UEMOA ont décidé de s’engager aux côtés
de Côte d’Ivoire Tourisme et du SITA, et de faire du SITA une vitrine panafricaine.
Cyrille NOMEL, Directeur Côte d’Ivoire de Jumia Travel, a salué « le dynamisme et le
leadership de Jean-Marie SOMET, DG de Côte d’Ivoire Tourisme qui, en quelques années est
parvenu à hisser le SITA au rang des rencontres les plus importantes liées au tourisme sur le
continent africain. » (Source : La générale de presse, sept. 2018 ; Jumia, 2018)
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Salon International du Tourisme d'Abidjan (SITA)
(Evolution 2015 - 2018 des nombres de visites, d'exposants, de pays
participants et du taux de satisfaction)
90 93%
80 92% 92%
70 91% 91%
60 90% 90%
50 89%
40 88%
30 87%
18
20 86%
9
10 1 3 85%
0 84%
2015 2016 2017 2018
Visites ('000) Exposants ('0) Pays participants % Satisfaction
Figure 2- Evolution du SITA (visites, exposants, pays participants, taux de satisfaction) entre 2011 et 2017
(Source : Ministère du tourisme, 2018)
Autres perspectives (du SITA) 2019
Le SITA 2019, qui aura pour thème : « synergie du tourisme en Afrique, une force
économique », présentera une innovation majeure : la tenue d’un forum d’investissement
(FITA) organisé par l’OMT avec les participations de haut niveau des chambres de commerce
françaises et allemandes.
Les agences de voyages, Tour-opérateurs, compagnies aériennes, hôteliers et restaurateurs,
transporteurs terrestres et fluviaux-lagunaires, loueurs de véhicules, guides touristiques,
organisateurs de festivals, foires et salons, opérateurs culturels, médias et agences de
communication…, en somme des représentants de tout l’écosystème du tourisme en Côte
d’Ivoire, se sont engagés à travailler en synergie pour maintenir le cap d’un secteur dont le
dynamisme suscite toutes les attentions. L’objectif étant de surpasser les records de 2018.
Pour rappel, l’édition 2018 a réuni plus de 72 728 visiteurs dont 60% de professionnels,
250 exposants (agences de voyages, tour-opérateurs, compagnies aériennes, équipementiers,
artisans, hôteliers, écoles de formations...) ; 15 pays africains et 5 pays d’autres continents ;
30 délégations internationales et 200 journalistes accrédités. (Source : FratMat, 2018)
Compétitivité du tourisme en Côte d’Ivoire :
Qu’avons-nous réussi entre 2013-2017 ?
L’indice de compétitivité du tourisme en Côte d’Ivoire entre 2013 et 2017, montre une
évolution significative en comparaison avec le Nigéria, le Ghana et le Sénégal. Alors classée
131ème en 2011 derrière le Sénégal (104ème), le Ghana (108ème) et le Nigéria (130ème), la Côte
d’Ivoire avec les actions entreprises connait une amélioration de son indice de compétitivité
entre 2013 et 2017 pour se hisser en 2017 à la 109ème place devant ces trois pays.
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2011 2013 2015 2017
(indice de compétitivité du tourisme)
104
107
108
109
111
112
Rang mondial
117 117
120 120
126
127
129
130
131 131
Côte d'Ivoire Sénégal Ghana Nigéria
Figure 3- Evolution du classement (indice de compétitivité) du tourisme entre 2011 et 2017
(Source : Rapport sur la compétitivité 2017, Forum Economique Mondial)
Impact sur le secteur du tourisme
et apports pour la Côte d’Ivoire
Les actions entreprises entre 2013 et 2018 pour l’amélioration de la compétitivité du tourisme
ivoirien et une meilleure attractivité de la destination Côte d’Ivoire ont eu un ensemble
d’impacts positifs sur le secteur touristique national, mais aussi des apports significatifs pour
l’évolution du secteur du tourisme et plus largement des effets induits dans l’ensemble de
l’économie nationale.
L’impact direct des actions entreprises entre 2012 et 2017 sur le secteur du tourisme s’apprécie
à différents niveaux. D’abord l’évolution des arrivées de touristes, avec une forte croissance
annuelle moyenne de 24% sur 2012-2017 des arrivées par voie aérienne et une accélération sur
2015-2017 de la croissance des arrivées par voie terrestre (route et chemin de fer) qui passe
d’un taux de 5,2% entre 2015-2016 à un taux de 13,7% entre 2016-2017 (Cf. figure 4). Il faut
d’ailleurs saluer l’effort fait dès 2015 pour l’estimation des arrivées de touristes par voie
terrestre.
Ensuite concernant l’hébergement, le nombre d’hôtels qui augmentait en moyenne de 3,8% par
an sur 2011-2014 – passant de 1788 hôtels en 2011 à 2000 hôtels en 2014 – progresse à un taux
annuel moyen de 8,3% sur 2014-2017, pour atteindre 2531 hôtels en 2017. Cette variation
reflète la hausse significative des investissements dans les réceptifs hôteliers sur la période
2014-2017.
De grandes enseignes hôtelières (Radisson, Azalaï, Onomo, Chain, Noom, Seen, etc.)
investissent certes le marché ivoirien sur cette période 2014-2017, mais une part importante de
ces nouveaux investissements dans l’hôtellerie concerne de petits réceptifs. En effet, en termes
de capacité, pour une évolution de 23 141 chambres en 2011, 30 471 chambres en 2014, à
39 030 chambres en 2017, le nombre de chambres qui augmentait en moyenne de 10,6% par an
sur 2011-2014, n’augmente que de 9,4% par an en moyenne sur 2014-2017. Cet engouement
8
des petits investisseurs montre leur confiance dans le secteur hôtelier, mais il traduit surtout
l’atmosphère générale de regain de confiance dans le tourisme qui est perçu de plus en plus
comme une industrie.
Mais l’apport le plus significative tient dans la hausse remarquable des hébergements avec un
nombre de nuitées en nette augmentation entre 2012 et 2015 – passant de 4,8 millions de nuitées
à plus de 8,7 millions de nuitées en 2015 – même s’il faut déplorer un léger ralentissement sur
la période 2016-2017 principalement lié aux affres de l’attentat de Bassam de mars 2016. Cette
forte fréquentation des réceptifs hôteliers est reflétée par l’évolution des taux d’occupation des
chambres, notamment dans le district d’Abidjan avec 53% en 2011, 69% en 2014 pour culminer
à 70% en 2016 et 2017, même si à l’échelle nationale ce taux connait une légère baisse entre
2016 et 2017, passant de 60% à 55%. (Cf. figure 5).
Les actions entreprises entre 2013 et 2018 ont aussi contribué à l’évolution du secteur avec des
effets induits dans l’ensemble de l’économie nationale. Ainsi la contribution globale du
tourisme au PIB qui était de 4,8% en 2013, et même de 4,4% en 2014, a fait un bond prodigieux
à 7,5% en 2016, puis à 8,3% en 2017 (Cf. figure 6). Cette évolution a eu des retombées directes
sur l’emploi : alors que sur 2013-2015, ils ne représentaient que 4% de tous les emplois, dès
2016, les emplois directs et indirects dans le tourisme contribuent à 6,4% des emplois. (Cf.
figure 7)
2018/2019 : Malgré les avancées considérables,
de grands défis demeurent
L’analyse du secteur du tourisme montre qu’en dépit des avancées considérables enregistrées
sur la période 2013-2018, le secteur fait encore face en 2018/2019 à de grands défis. Ainsi, la
Côte d’ivoire occupe la 109ème place (sur 136) au classement de l’indice de compétitivité de
WTTC. Par rapport à 2015, le pays a amélioré son ouverture sur l’extérieur (94ème, +36 places)
par sa nouvelle politique de visa. Le pays a également amélioré le niveau de qualification de sa
main d’œuvre (122ème, +16 places), son indice de sécurité (96ème, +9 places) et son indice
concernant les TIC (104ème, +7 places).
Toutefois, le secteur du tourisme et du voyage n’est pas encore bien développé. Le transport
aérien n’est toujours pas optimal (91ème), l’offre de services touristiques (101ème) est limitée,
et les ressources culturelles (120ème) ne sont pas suffisamment valorisées. Les conditions
sanitaires et d’hygiène (134ème), à cause notamment de la malaria et du VIH sida, ont
également un impact négatif sur l’attractivité du pays.
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Impact sur le secteur
et apports pour la Côte d’Ivoire
Tourisme récepteur 2012-2017
Arrivées de touristes
1800
1600
1400
Chemin de fer
1200 ('000)
1000
Route
800 ('000)
600
Air
400
('000)
200
0
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Figure 4- Tourisme récepteur : Evolution des arrivées de touristes entre 2012 et 2017
(Source : WTTC, 2017 ; OMT, 2018)
Hébergement entre 2011 - 2017
(Capacité - Nuitées - Taux d'occupation)
12000 69,4% 69,7% 70%
65,0%
10000 60,2% 60%
57,5%
53,3% 54,5%
50%
8000
40%
6000
30%
4000
20%
2000 10%
0 0%
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Hôtels Chambres Hébergement % Occupation
('0) ('000 nuitées)
Figure 5- Evolution des données sur l’hébergement (capacité, nuitées, taux d’occupation) entre 2011 et 2017
NB : Jusqu’en 2015, le taux d’occupation concerne uniquement le district d’Abidjan ; il s’agit d’une moyenne nationale pour
les années 2016 et 2017. (Notons que le taux moyen d’occupation en 2016 et 2017 était de 70% pour Abidjan.)
(Source : WTTC, 2017 ; OMT, 2018)
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Evolution du secteur du tourisme
et impact dans l’économie
Impact du tourisme sur l'économie
250 9%
8,3%
7,5%
200 4,8% 4,5%
4,4% 4%
150
-1%
100
-6%
50
0 -11%
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Investissements Contribution directe Contribution globale Contribution globale
(milliards FCFA) ('0 milliards FCFA) ('0 milliards FCFA) au PIB (%)
Figure 6- Impact du tourisme sur l’économie (Investissement, contribution PIB, recettes) entre 2012 et 2018
(Source : WTTC, 2017 ; OMT, 2018)
Emplois directs et indirects dans le tourisme
Evolution entre 2012 et 2018
700 6,4% 6%
600 4,2% 4,0% 4%
3,8%
3,1%
500 2,1% 1,9% 1,9% 2%
400 0%
300 -2%
200 -4%
100 -6%
0 -8%
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Emplois directs Emplois directs et indirects
('000) ('000)
Emplois directs Emplois directs et indirects
(% emplois) (% emplois)
Figure 7- Emplois directs et indirects dans le tourisme : Evolution entre 2012 et 2018
(Source : WTTC, 2017 ; OMT, 2018)
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Plusieurs récompenses et
de nombreuses distinctions engrangées
Les actions conduites durant la période 2013-2018 ont été récompensées et distinguées :
Awards « meilleur stand » obtenus lors de la participation de Côte d’Ivoire Tourisme
aux éditions 2016, 2017 et 2018 du Salon Beijing International Tourism Exhibition
(BITE) ;
Le Salon International du Tourisme d’Abidjan (SITA) a été reconnu en 2018 comme
le deuxième salon dédié au tourisme en Afrique ;
Le SITA qualifié de « véritable hub de l’offre touristique africaine, ne serait-ce que
subsaharienne, avec au moins, la participation de 30 pays du Continent, ainsi que des
pays émetteurs tels que l’Allemagne, l’Espagne, la France, la Chine… » (Source :
FratMat, 2018)
Côte d’Ivoire Tourisme est sollicité pour une assistance technique par le Sénégal, le
Burkina Faso, Guinée Conakry, etc. qui souhaitent bénéficier de son expertise ;
M. Jean-Marie SOMET, reçoit le Prix de la Qualité Performance 2017 dans la
catégorie « Leadership » décerné par la structure Qualitas CI en février 2018 ;
Plusieurs reconnaissances au plan national dont le Prix du meilleur partenaire
événementiel de l’année 2017 décerné par la RTI ;
Côte d’Ivoire Tourisme a, depuis avril 2018, obtenu la certification ISO 9001 version
2015, une première pour une structure de ce type en Afrique de l’Ouest, gage de la
qualité de son système de management. Cette certification a été attribuée à l’office
pour la qualité de l’accueil et l’information, la promotion et la communication,
l’organisation et l’évènementiel autour de l’activité touristique (Source : AIP, 2018) ;
Côte d’Ivoire Tourisme est devenu depuis novembre 2018, membre affilié à part
entière à l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) ;
L’OMT, l’Union Africaine et l’UEMOA s’engagent à faire du SITA, la vitrine
panafricaine, dès l’édition 2019 qui s’annonce comme celle de la convergence de
l’offre touristique du Continent avec l’appui d’organisations internationales (Source :
FratMat, 2018) ;
Côte d’Ivoire Tourisme : certification et label de qualité
Avec la certification à la norme ISO 9001 version 2015 obtenue en avril 2018, performance
unique en Afrique, Côte d’Ivoire Tourisme a renforcé sa notoriété et son rayonnement
international. Cette performance unique en Afrique, lui a valu d’avoir l’onction du Système
Ouest-Africain d’Accréditation (SOAC/WAAC), qui est un organisme régional mis en place
par les commissions de l’UEMOA et de la CEDEAO, sous l’impulsion de l’ONUDI, pour aider
au déploiement du label qualité dans tous les secteurs d’activité, tout en l’adaptant aux
spécificités des PME/PMI. (Source : FratMat, 2018)
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