Etude de Marche
Etude de Marche
Les études marketing fournissent des éléments d'information dont la finalité est de réduire le
risque de l'entreprise face à un avenir incertain.
L'obtention d'informations sur les marchés et sur leurs différentes composantes est
un préalable indispensable au choix judicieux et à la mise en œuvre efficace de la stratégie
marketing de l'entreprise.
M. François HUTTNER
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CHAPITRE 1. LES ÉTUDES DE MARCHÉ
I. DÉFINITIONS
NB: Il ne faut pas confondre l'étude de marché et l'étude du marché ("market research") qui
désigne une analyse qualitative et quantitative de l'offre et de la demande présente et future
d'un bien ou d'un service.
Traditionnellement, une étude de marché complète traite de six (6) grands types de
problèmes: l’étude de données socio-économiques, l’étude des consommateurs ou utilisateurs
du produit, l’étude du produit lui-même, l’étude de la distribution, l’étude de la
communication et l’étude de la concurrence.
Répondant aux besoins d'information qui apparaissent à chaque fois qu'une décision
commerciale risquée doit être prise, l'étude marketing a un contenu différent.
Ce sont l’étude du marché global, l’étude de la situation de l’entreprise, l’étude des
consommateurs, l’étude des produits, l’étude de la marque, l’étude de la distribution, l’étude
de la communication, l’évaluation de l’efficacité de la stratégie marketing, l’étude de la
clientèle, l’expérimentation, l’étude de positionnement, l’étude de concurrence, l’étude du
comportement d’achat, l’étude de satisfaction, l’étude d’image, etc.
M. François HUTTNER
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Les questions Les études correspondantes
Quel est le marché potentiel d'un Etude d'évolution du marché, quantification du
produit? marché, potentiel de croissance de la demande.
Quel (s) produit (s) lancer sur un Recherche de concept
marché?
Mon idée de produit est- elle Test de concept
intéressante?
Dois- je la réaliser et comment?
Je veux lancer un nouveau produit: Test de produit, de goût, d'utilisation, de
Correspond- il à un besoin? conditionnement, de prix
Comment le lancer?
Je veux mieux connaître mes clients Etude du profil de la clientèle,
Etude des comportements d'achat et de
consommation
Je veux rechercher un nom pour un Recherche de nom ou de marque
produit, une gamme ou mon entreprise
J'ai plusieurs noms possibles pour un Test de nom
produit, quel est le meilleur?
Comment mon entreprise (ou mon Etude d'image et de positionnement
produit)
est- elle perçue par l'extérieur?
Mon entreprise est- elle connue? Par Etude de notoriété
qui?
La fonction marketing dans mon Diagnostic marketing interne
entreprise est-elle organisée de manière
optimale ?
Comment l'améliorer?
Que dois-je mettre en avant dans ma Recherche d'axes de communication
communication?
Deux agences de publicité m'ont Pré-test publicitaire
proposé deux campagnes différentes,
laquelle choisir?
Quelle est la zone géographique où est Etude de la zone de chalandise
domiciliée la clientèle de mon
restaurant ou de mon point de vente ?
Je veux implanter un supermarché dans Etude d'implantation
une commune d'Abidjan, l'endroit que
j'ai sélectionné offre-t-il un potentiel
suffisant?
Comment mes produits sont-ils exposés Store check, merchandising
dans un canal de distribution?
M. François HUTTNER
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CHAPITRE 2. LES SOURCES D'INFORMATION
Pour réaliser une étude de marché, l'entreprise dispose de deux (2) grands types sources
d'information: les sources internes et les sources externes.
On peut citer comme sources internes : les statistiques de vente, les données comptables et
les contributions au bénéfice, les plans marketing et les tableaux de bord commerciaux, les
bases de données marketing ou le fichier clients, les rapports des vendeurs, les autres
membres de l'entreprise, les réclamations et les suggestions des consommateurs, la
bibliothèque des études antérieures, etc.
Les autres sources internes : l'organigramme de l'entreprise qui selon la place du département
marketing donnera une forte présomption sur la diffusion et l'importance de la culture
marketing, l'organigramme du département marketing qui montrera ses véritables missions et
la subordination des services, ventes, publicité, l’effectif du personnel marketing, la pyramide
des âges, les niveaux de formation, le livret d'accueil des nouveaux venus, les manuels de
procédures, les rapports à l'assemblée générale des actionnaires, les messages publicitaires
dans les différents médias pour étudier l'évolution des axes, des positionnement, les articles
journalistiques écrits sur l'entreprise (press book), les catalogues de produits, les barèmes de
prix et d'écarts (remises, etc.).
Elles sont disponibles hors de l’entreprise et permettent de recueillir aussi bien des
informations primaires que des informations secondaires.
Les sources externes sont: les organismes mondiaux et communautaires, les ministères, l’INS,
la chambre de commerce, les centres de documentation, les bibliothèques universitaires et
communales, la presse professionnelle et la presse des affaires, etc.
Ce sont des informations obtenues directement auprès des intervenants sur le marché et
particulièrement auprès des consommateurs ultimes.
Ces données de "première main" sont collectées durant la phase de terrain d'une étude
quantitative ou qualitative ad hoc.
Exemple: Interviews de consommateurs, observations d'achats, etc.
M. François HUTTNER
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2. Les informations secondaires
Ce sont des informations qui ont déjà été recueillies pour des études précédentes et qui
peuvent être utiles pour l’étude à réaliser. Elles préexistaient à l'étude, d'où leur appellation de
données de "seconde main". L'analyse documentaire se nourrit d'informations secondaires.
M. François HUTTNER
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CHAPITRE 3. L’ÉTUDE DOCUMENTAIRE
Elles sont ensuite complétées par la collecte d’informations primaires sur le terrain.
La quasi-totalité des études marketing débute par une étude documentaire, notamment lors
de la phase d’exploration.
- La deuxième (2ème) étape revient à réfléchir aux notions et aux concepts contenus ou induits
par le problème posé et à isoler plusieurs mots-clés en usant de la logique et de la créativité ;
Ce sont les catalogues et les bibliographies, les références bibliographiques dans les ouvrages
et les revues, les bases et banques de données.
1. Avantages
2. Insuffisances
- Les informations recueillies peuvent être inadaptées (par rapport au besoin) ou erronées (faute
de frappe, erreur méthodologique…) ou encore incomplètes (univers tronqué).
Pour pallier les insuffisances spécifiques à l’étude documentaire, il est recommandé de procéder
comme suit:
- Apprécier l’ordre de grandeur des éléments quantitatifs les plus significatifs par tout moyen
possible et pertinent ;
- Proposer des recherches complémentaires spécifiques dans les domaines qui restent sujets à
caution et qui paraissent déterminants dans la prise de décision finale.
M. François HUTTNER
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CHAPITRE 4. L’ÉTUDE QUALITATIVE
Appelées également études de motivations (ou études cliniques), elles répondent à deux (2)
objectifs différents :
- Explorer des comportements, des perceptions des attentes relatives à des cibles mal connues ;
- Le chargé de l'étude a encore des difficultés à poser avec pertinence le problème marketing ;
- Le chargé de l'étude ne sait pas ce qu'il doit chercher de façon précise.
1. Les avantages
- Elle est rapide à réaliser puisque les informations sont recueillies auprès d'un petit nombre de
personnes, de 10 à 50 maximum;
- Elle est moins coûteuse,
- Elle permet d'analyser un problème sans aucun à priori,
- Elle permet de faire l'inventaire des attitudes, des motivations, des comportements, des
processus de décision ;
- Elle permet d'étudier les niveaux les plus profonds de la conscience humaine: subconscient et
inconscient.
2. Les inconvénients
- Les résultats obtenus auprès d'un échantillon non représentatif ne peuvent pas être extrapolés
à l'ensemble de la population. Ce ne sont que des hypothèses qu'il faudra éventuellement
vérifier par un dénombrement (ou des preuves d'existence qu'il faudra quantifier avant d'en
inférer l'importance);
M. François HUTTNER
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II. DANS QUELS CAS FAIT-ON UNE ÉTUDE QUALITATIVE ?
Dans le déroulement d'une étude de marché, l'étude qualitative précède généralement l'étude
quantitative pour deux (2) raisons principales:
- L'étude qualitative est souvent moins coûteuse et moins longue à effectuer qu'une étude
quantitative ;
- Elle favorise la formulation précise des hypothèses à vérifier, aide à l'identification de toutes
les dimensions du problème posé et, en outre, facilite la rédaction d'un éventuel questionnaire
d'enquête quantitative.
Elles se basent sur la plus ou moins grande liberté laissée à la personne interrogée par
l'enquêteur.
On distingue:
- Les entretiens non directifs, dits également libres ou en profondeur qui laissent la grande
liberté possible à l'enquête;
- Les entretiens directifs qui s'appuient sur un questionnaire structuré composé uniquement
de questions ouvertes.
En pratique, pour gagner du temps, le chargé de l'étude peut recouvrir à des techniques
mixtes (entretien libre suivi d'un entretien semi-directif et enfin d'un entretien directif) :On
commence par interroger librement son interlocuteur, puis on continue dès que le
thème de départ est épuisé, par un entretien semi-directif et on conclut par un
entretien directif.
Selon les objectifs de l'étude de marché, on peut choisir tel ou tel mode d'interrogation suivant:
1.2. Les techniques basées sur le nombre de personnes interrogées par interview
Ici, on distingue les entretiens individuels (en face à face) des interviews de groupe (réunions
de groupe).
Alors que les entretiens individuels peuvent être libres, semi- directifs ou directifs, les réunions
de groupe (interviews de groupe ou focus group) adoptent généralement l'interrogation semi-
directive et sont très souvent associées à des techniques projectives.
Un focus groupest une technique d’étude qualitative qui consiste à rassembler une demi-
douzaine d’individus consommateurs ou prescripteurs pour comprendre en profondeur leurs
attitudes ou comportements à l’égard d’une offre.
Le focus group est réalisé à l’aide de différentes techniques d’animation de groupe (entretien
libre, directif ou semi-directif). Les focus groups sont généralement réalisés dans une salle mais
peuvent également être réalisés sur Internet.
M. François HUTTNER
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1.2.1 Les techniques individuelles d’interview
Ce sont :
- L'entretien semi- directif également appelé entretien centré ou entretien structuré, l'entretien
semi- directif est une interview au cours de laquelle après avoir proposé à l'enquêté une
consigne de départ, l'enquêteur doit obtenir les réactions de ce dernier sur un certain nombre
de thèmes.
L'enquêteur ne propose explicitement ces thèmes que si l'enquête ne les aborde pas
spontanément, et cela sans respecter un ordre prédéterminé ;
- L’entretien papier crayon qui s’apparente à une liste de points-clés que l’enquêteur doit
balayer durant l’interview.
L’enregistrement des réponses est réalisé manuellement par l’enquêteur durant l’interview.
Un guide d’entretien est un document utilisé lors d’un entretien qualitatif (étude) par
l’animateur et qui lui rappelle les différents termes devant être abordés. Le guide d’entretien
peut également être utilisé par un téléopérateur pour des études ou des actions de
télémarketing.
La réunion de groupe est une méthode psychosociologique d'enquête qualitative qui consiste à
réunir des personnes pour une discussion animée par un animateur sur un ou plusieurs
thèmes donnés.
Son intérêt réside dans les échanges de vue entre les différents participants (enchaînement et
association des idées, etc.) et dans les phénomènes qui interviennent dans un groupe
d'individus (besoin de se faire remarquer, agressivité, jeux de rôle, changement d'opinions par
pression groupale, etc.).
M. François HUTTNER
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En conclusion, le groupe doit donc être homogène, sur certains critères et hétérogènes sur
d'autres.
- Le groupe de discussion,
- Le groupe de réflexion ou le Focus group,
- Le groupe nominal et
- La méthode Delphi
Le groupe Delphi, le groupe nominal et le Focus group sont les plus structurés et les plus
directifs.
Pour les deux derniers, l'animateur dispose d'un "plan d'animation" ou guide
d’animation listant les principaux points à aborder.
En raison des forts coûts en argent et en temps des entretiens en face à face, individuels ou
en groupe, sont apparus ces dernières années: les entretiens à distance.
Les entretiens individuels se font parfois par téléphone. En plus de leur intérêt économique,
les entretiens qualitatifs par téléphone permettent, dans certain cas, d'obtenir des réponses
plus sincères et plus intimes que si l'interrogation se faisait en face à face.
Elles consistent à observer un éventuel décalage entre ce que les enquêtés disent et ce qu’ils
font.
On distingue :
- L’observation simple,
- L’observation verbalisée,
- L’observation appareillée.
Elles reposent sur l’hypothèse que face à une situation donnée (achat ou occasion de
consommation), l’interviewé interprète les informations en se fondant sur ses propres
préoccupations, en se fondant sur ses propres préoccupations, besoins et valeurs,
généralement inconscientes.
M. François HUTTNER
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Les tests projectifs sont administrés lors des entretiens individuels ou au cours de réunions de
groupe. Tous les tests reposent sur l'acte perceptif d'un support qui sert de stimuler ce
support est soit verbal, soit graphique, soit matériel et tangible.
Ils sont les moins coûteux et ils ont soit un support verbal, soit un support matériel.
Dans un premier cas, l'enquêteur pose une question telle que: "si je vous dis…, à quoi pensez-
vous?
Exemples:
"Si ce produit était une personne, de quel sexe serait- elle? Décrivez-la!
Que ferait- elle la vie? (Personnification du produit).
L'enquêteur demande aux interviews de citer les premiers mots (nom, verbes, adjectifs) qui
leur viennent à l'esprit à l'énoncé de mots inducteurs.
Exemple:
- Quand je vous dis "yaourt", quel est le 1er mot qui vous vient à l'esprit?
- Quel est l'adjectif qui convient le mieux à la marque x?
Les réponses dévoilent les tendances profondes de l'individu, ses préoccupations, ses craintes,
ses désirs, sa personnalité.
L'enquêteur présente une liste de qualificatifs et une liste de marque à l'interview auquel il est
demande d'indiquer le mot correspondant le mieux à chaque marque. Ce test est souvent
employé lors d'études d'images
On remet aux personnes interrogées de photographies ou des dessins sur des cartoons
représentant des éléments d'un univers connu (par exemple: l'homme d'affaire le petit
employé, le JCD, le père de famille, l'agriculteur, le fils à papa, l'étudiant, etc.) ainsi que des
photographies des éléments de l'univers à étudier (par exemple des marques de voiture).
Puis, on demande aux répondants de disposer les cartes de l'univers connu devant celle de
l'univers à étudier auxquelles celles -ci leur font penser.
M. François HUTTNER
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Les associations sont alors interprétées et permettent parfois de mettre en évidence des
jugements inconscients.
Ces techniques consistent à faire terminer par les personnes interrogées une courte histoire
inachevée ou une phrase sans fin. Elles sont d’utilisation aisée et donnent d’excellents
résultats lorsque le chargé d’études a pris la précaution de tester les stimuli eux-mêmes avant
de les proposer.
Dans cette technique, une série de tableaux, de planches, de dessins, de photographies, etc. ;
choisis et souvent créés spécialement pour l’étude de marché, est présentée à l’enquêté.
Celui-ci doit interpréter ces images, généralement ambiguës et de signification imprécise, pour
éviter l’induction des réponses. Il décrira la situation d’ensemble et imaginera les sentiments,
les pensées, etc. de chaque personnage présent à l’écran ainsi que ce qui s’est passé avant
ou après la scène représentée.
On peut aussi citer les bandes dessinées, l’autoportrait photographique, la liste d’achats, la
palette symbolique, les jeux de rôles (psychodrames), les dessins et graffitis et le
questionnaire chinois (aussi appelé « portrait chinois », qui consiste à demander à un sujet de
se décrire lui-même, ou un objet de son entourage).
L'attitude peut se définir comme une tendance ou une prédisposition à évaluer d'une certaine
façon un objet ou le symbole lié à cet objet.
L'évaluation des opinions est une des manières d'appréhender les attitudes.
En fait, une opinion se caractérise par trois éléments: son objet, sa direction et son intensité.
En marketing, les échelles les plus utilisées et les plus faciles à mettre en œuvre sont
principalement la sémantique différentielle de Charles OSGOOD et l'échelle additive de Rensis
LIKERT.
Le principe de cette technique consiste à demander aux personnes interrogées de définir les
caractéristiques d'un élément donné (marque, produit, consommateur, etc.) en plaçant cet
élément sur une droite graduée comprise entre deux pôles extrêmes formés par des mots de
sens opposé.
Exemple illustratif simplifié: Une personne interrogée a situé de la façon suivante trois
marques concurrentes "X", "Y" et "Z" sur les échelles proposées:
La graduation proposée est généralement constituée de sept (7) intervalles égaux (ou supposés
comme tels), d'intensité croissante ou décroissante, entre les deux propositions antinomiques.
À chaque intervalle, on fait correspondre une valeur numérique, par exemple de 1 à 7 ou de -3
à +3, en vue d'effectuer des calculs statistiques ultérieurs.
M. François HUTTNER
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Exemple:
Solide Fragile
1 2 3 4 5 6 7
L’une ou
Valeurs l'autre
3 2 1 0 -1 -2 -3 échelle
Extrêmement Extrêmement
Solide Fragile
Le principe de l'échelle de LIKERT est de faire cocher par le répondant la case qui correspond à
son degré d'approbation face à une opinion donnée.
En général, le nombre de degré est égal à cinq (5) et une valeur est attribuée à chaque degré.
M. François HUTTNER
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Exemple: Si l'on vous dit: "la marque "X" offre une gamme de produit très large, vous êtes:
Les items correspondent aux propositions sur lesquelles le répondant doit exprimer son opinion
(dans l'exemple précédent, l'item est: "la marque "X" offre une gamme de produits très large").
1. Le brainstorming
Le principe de base consiste à réunir une dizaine de personnes, sous la conduite d’un meneur
de jeu et d’un adjoint qui joue le rôle de secrétaire.
2. La matrice de découverte
Cette méthode consiste à « rechercher l’interaction de deux listes l’une sur l’autre, et à
examiner les problèmes - plus exactement les cellules - qui émergent d’une classification à
double entrée ».
Elle se fonde sur l’observation du produit, complétée par un questionnaire administré auprès
des consommateurs.
4. Les analogies
Les méthodes les plus utilisées sont : le résumé, l’analyse de contenu et l’analyse sémiologique.
1. Le résumé
Dans un résumé, les phrases les plus significatives, appelées verbatim, sont reprises entre
guillemets et les avis de tous les répondants doivent figurer même s’ils se contredisent. Les
relations mutuelles entre les différentes opinions, les différentes motivations, les avis
divergents, etc. sont alors à mettre en relief.
M. François HUTTNER
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La rédaction d’un résumé est souvent nuancée par des ‘‘la plupart’’, ‘‘la grande majorité’’,
‘’toutefois, l’un d’entre eux’’…
2. L’analyse de contenu
C’est une technique d'analyse d'un "discours" (article, interview document, etc.) fondée sur un
ensemble de procédures structurées. Elle permet de justifier les jugements portés sur l'émetteur
du discours, sur le message lui-même, et le cas échéant, sur l'audience du message.
Elle n'est pas une technique exclusivement réservée à l'entretien individuel, mais peut tout aussi
bien servir à analyser une réunion de groupe qu'à décoder un message publicitaire.
3. L'analyse sémiologique
Elle cherche à identifier et à interpréter directement les signes émis par un émetteur (exemple:
le message émis par une marque) ; elle ne cherche pas à étudier l'interprétation, la perception
de ces signes par le public auquel ils sont destinés.
L’expert en sémiologie (ou sémiotique) exprime les relations entre les signes (ou « signifiant»)
et le sens (ou « signifie») ; il décode, analyse un message, indépendamment de la façon dont
celui-ci est reçu. Une telle analyse dépend de la compétence de celui qui la réalise et permet
d'émettre des hypothèses à vérifier, par exemple, à l'aide d'une enquête par sondage.
N.B. Un guide d’animation est une " pense-bête" qui permet à l'animateur de s'assurer que
l'ensemble des facettes du thème étudié a été abordé au cours de la discussion. Il se construit
de la même manière qu'un guide pour un entretien individuel de type semi-directif ou entretien
"papier - crayon".
M. François HUTTNER
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CHAPITRE 5. LES ÉTUDES QUANTITATIVES
Les études quantitatives permettent de dénombrer les opinions et jugements des personnes
interrogées dans le cadre d’une enquête.
Lorsque l’on veut étudier les caractéristiques d’une population, deux (2) catégories d’enquête
sont envisageables : le recensement et le sondage.
I. LE RECENSEMENT
C’est une méthode d’enquête quantitative qui consiste à interroger tous les individus d’une
population donnée et à dénombrer leurs caractéristiques et opinions.
II. LE SONDAGE
C’est une enquête effectuée sur un sous-ensemble ou échantillon d’une population dont on veut
connaître les caractéristiques et/ ou opinions sur un sujet donné en n’interrogeant qu’un nombre
limité de ses membres.
- Constitution de l’échantillon,
- Détermination du mode d’administration du questionnaire,
- Rédaction du questionnaire,
- Conduite de l’enquête,
La base de sondage correspond à la population que l'on veut étudier (la population -mère).
C'est une liste exhaustive des éléments de la population à étudier, à partir de laquelle il est
possible de constituer un échantillon représentatif, le plus souvent, soit en procédant à un tirage
systématique, soit en utilisant une table de nombres au hasard.
Pour obtenir une base de sondage : on peut soit acheter, soit louer un fichier auprès des sociétés
d’études.
M. François HUTTNER
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Les deux (2) principes de base du choix d'un fichier sont :
- Utiliser un fichier qui couvre une population plus large que la population à étudier.
Car tout sous- échantillon d'un échantillon représentatif peut être considéré comme
représentatif de sa population.
L’unité de sondage est constituée par les éléments de la population à étudier (l'individu, le
ménage, l'entreprise, un point de vente, la commune, etc.).
- Si la population à étudier est divisible en groupes (par exemple : les PME d'un côté, les
grandes entreprises de l'autre ; par sexe : homme / femme ; par âge : -25 ans
à - 50 ans), on fera un sondage stratifié;
- Le temps imparti qui, compte tenu des difficultés à interroger une personne nominativement
désignée, défavorise quand il est court les méthodes probabilistes par rapport aux méthodes
empiriques.
Tout dépend du fichier, s’il existe on peut utiliser une méthode probabiliste ou
aléatoire.
Si le fichier n’existe pas, on utilise une méthode empirique
La qualité de l'information que l'on obtient sur une population à partir d'un échantillon dépend
d'abord de la qualité de l'échantillon.
La représentativité de l'échantillon dépend des méthodes de prélèvement, c'est-à- dire de la
façon dont ont été sélectionnées les unités de sondage.
M. François HUTTNER
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Deux (2) catégories de méthodes existent :
Elles consistent à tirer au sort l'échantillon dans la population à étudier, donnant à chaque
élément (unité de sondage) de celle-ci une probabilité connue, non nulle, d'être sélectionné.
Ces méthodes sont les seules à respecter les principes de la loi des grands nombres c'est-à-dire
les seules qui permettent de calculer en toute rigueur la marge d'erreur de l'estimation à un
certain seuil de confiance.
Il n'est réalisable que lorsque le consultant dispose de la liste exhaustive des éléments
composant la population- mère (la base de sondage).
Or, il n'existe dans aucun pays, une base de sondage à la fois accessible à un homme de
marketing indépendant et disposant d'une liste exhaustive des unités de sondage.
- Le tirage systématique,
- L'utilisation d'une table de nombres au hasard.
Exemple : on veut sélectionner 200 entreprises (unité de sondage) sur une base de sondage
(ou fichier) de 999 entreprises ivoiriennes.
Imaginons que ce soit le 3ème, les unités de sondage retenues seront les : 3e - 8e - 13e - 18e -
23e …de la liste.
Dans une suite arithmétique de premier terme U 1et de raison r, le terme de rang n
est obtenu par la relation : Un = U1 + (n-1) r
Le terme Un de rang n est égal au précédent Un-1 augmenté de la raison r
Un = Un-1 + r
Exemple : On veut sélectionner 500 individus sur la base de 10 000 personnes par la
méthode du tirage systématique.
Le premier numéro tiré au sort est 3 et la raison est 5.
La suite obtenue est 3 + r, 8+ r, 13+ r, 18+ r, 23+ r, etc.
On pourrait s’interroger sur le numéro de la 100 ième et la 120 ième personne faisant partie de
l’échantillon. On aura donc les personnes ayant les numéros :
U100 3 + (100 1) x 5 U120 3 + (120 1) x 5
U100 3 + (99x 5) U120 3 + (119 x 5)
U100 498 U120 598
NB : Le tirage systématique est une procédure à ne retenir que si l'ordre d'apparition des
noms est aléatoire. En revanche, il est très dangereux lorsqu'il existe une régularité cyclique
dans les listes, ce qui est souvent le cas quand elles sont ordonnées par âge, par ordre
d'arrivée, par chiffre d'affaires, etc.
Ainsi, lorsque le tirage systématique peut introduire un biais lié à l'ordonnancement du fichier,
on lui préférera l'emploi d'une table de nombres au hasard.
Ces tables se présentent sous la forme de listes des nombres dont le tirage a déjà été effectué
aléatoirement.
M. François HUTTNER
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Pour extraire 200 noms d’un fichier de 9000 entreprises, il convient :
- Numéroter chaque entreprise de 000 à 8999,
- Choisir au hasard dans la table une ligne et une colonne par exemple 3e ligne première
colonne ;
- De lire par groupe de quatre (4) chiffres les nombres sélectionnés de gauche à droite.
Dans cet exemple, on retient donc les entreprises ayant les numéros :
1064, 4170, 4304, 2746, 2158, 6993, 3962, 6805, 7921, 4755, 9104.
9104 est supérieur à 8999, donc on retient le reste de la division de 9104/8999 soit 0,105 –
2789.
Les numéros qui pourraient se répéter sont simplement éliminés.
Il consiste à tirer au sort un certain nombre (plus de 30) de groupes d'unités statistiques
appelées "grappes" puis à interroger toutes les unités appartenant aux grappes retenues.
Cette méthode consiste à choisir aléatoirement des sous-groupes (appelés grappes) parmi la
population mère est à interroger toutes les unités de chaque grappe : le nombre de grappe
doit être au minimum de 30 individus, lorsque les grappes soient constituées de zones
géographiques, le sondage est dit aréolaire, il consiste à découper le territoire ou l’enquête est
menée en quartier ou zone de taille équivalente, puis à procéder au tirage au hasard de ses
quartiers, il suffit ensuite d’établir la liste des unités statistiques y résidants et de les
interroger.
Exemple : Une entreprise est une grappe de salariés, un ménage est une grappe de personnes
physiques, un immeuble est une grappe de logements.
C'est une méthode d'échantillonnage probabiliste en grappes qui consiste à découper en zones
géographiques, un territoire déterminé et à tirer au sort un certain nombre de ces zones et à
interroger tous les individus statistiques y résidant.
NB: Le chargé d'étude doit prendre la précaution de ne pas tirer au sort des zones
très proches sociologiquement au risque de biaiser les résultats.
Pour réduire les risques du "mauvais hasard", il faut augmenter le nombre de grappes en
découpant les zones géographiques pour ne pas augmenter le nombre de personnes à
interroger.
Cette méthode consiste à effectuer à différents niveaux successifs un tirage aléatoire : on tire
au sort dans une base de sondage centralisatrice des unités primaires, dans celles-ci, on tire
des unités secondaires, et ainsi de suite, jusqu'au tirage au sort des personnes physiques ou
morales à interviewer.
L’échantillon dans chaque strate n'est pas proportionnel à sa taille dans la population.
Cette méthode consiste à appliquer un taux de sondage différent pour chacune des strates
définis préalablement.
Elle est utilisée lorsque la population-mère est hétérogène (c’est le cas pour les enquêtes au
milieu industriel, ou des différences de taille d’activité de chiffres d’affaires parmi les
entreprises à interroger, on peut appliquer aux grandes entreprises un taux de sondage
supérieur à celui appliquer aux petite entreprises.
𝐍𝐢
. i
𝐍
ni n × avec i = écart-type de la strate i
𝐍𝐢
. i
𝐍
4.2. Les méthodes d'échantillonnage empiriques ou sondages par choix raisonné
Les méthodes empiriques sont souvent préférées aux méthodes probabilistes en raison de leur
faible coût et de leur facilité d'application.
Dans le cadre des méthodes non probabilistes, le choix des personnes à interroger est dit
"raisonné" et respecte des règles concernant, soit les caractéristiques des individus (méthode
de quotas), soit les lieux et les moments d'enquête (méthode des itinéraires ou Random Route
ou méthode POLITZ du nom de son inventeur, méthode d'échantillonnage sur place).
Très utilisée dans le domaine commercial, la méthode des quotas consiste à définir à priori la
structure de l'échantillon comme étant identique à celle de la population - mère sur un certain
nombre de critères tels que le sexe, l'âge, la CSP, lieu d'habitation, etc.
M. François HUTTNER
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Cette méthode passe par quatre (4) étapes :
Exemple :
Soit une population de 10 000 habitants.
L'analyse de cette population montre qu'elle est constituée selon le schéma suivant :
Elle consiste à imposer aux enquêteurs un itinéraire précis dans une zone géographique
donnée et les points d'enquête sur le trajet où ils procéderont à une interview.
Pour réduire les biais, elle est souvent couplée à d'autres méthodes d'échantillonnage: la
méthode aréolaire pour choisir les zones d'enquête, la méthode des quotas pour sélectionner
les répondants, l'échantillonnage temporel (choix raisonné ou tirage au sort des moments
d'enquête).
Exemple : Les stations d'essence, les gares routières, les halls d'aéroports, sorte d'un
magasin, caisses d'une grande surface.
Malgré le biais qu'il engendre, il est parfois utilisé pour choisir des zones d'enquête plutôt que
de les sélectionner aléatoirement (sondage aléatoire).
M. François HUTTNER
25
5.1. La taille de l'échantillon dans le cas d'une moyenne
t22
n =
e2
avec q = 1 - p
P représente la proportion des individus présentant une caractéristique donnée que l’enquêté
est chargé d’estimer et Q = 1- P, représente la proportion des individus ne représentant pas la
dite caractéristique.
Quand dans la plupart des cas, cette proportion est inconnue, on prend l’hypothèse la plus
défavorable pour laquelle la population se répartie en part égale soit p = q = 50 %.
t2p q
n =
e2
Où
T est coefficient de confiance dont dépend la valeur dépend du seuil de confiance ou degré de
confiance
P est la fréquence observée dans l'échantillon
q=1-p
e est la marge d'erreur que l'on peut tolérer dans l'estimation.
5.3. La taille de l'échantillon dans le cas d'un sondage aléatoire non exhaustif
Un sondage est dit non exhaustif si le taux de sondage (n/N) < 1/7 avec n 30,
M. François HUTTNER
26
La taille minimale de l'échantillon est donnée par la formule suivante :
𝐭²𝐩𝐪
𝐧=
𝐞²
En ce qui concerne les valeurs de p et q, 2 cas se présentent :
1er cas : si le chargé d'études a réalisé une pré- enquête sur un échantillon de taille
au moins égale à 30 pour estimer la valeur de p, la taille minimale de l'échantillon est :
𝐭²𝐩𝐪
𝐧=
𝐞²
2e cas : si le chargé d’études n’a pas réalisé une pré-enquête, on décide alors que
𝟏 𝟏
𝐭² ×
𝟐 𝟐
P= 0,5 et q= 0,5; la taille minimale de l’échantillon 𝐧=
𝐞²
𝐭² x 0,5 x 0,5
Où n =
𝐞²
Pour simplifier la formule, on prend t = 2, au seuil de confiance de 95%, ainsi
42 ½ ½ 1
n= =
e 2
e2
1
n=
e2
Un sondage est dit exhaustif si le taux de sondage n/N 1/7 ou 14,3%, la taille minimale
de l'échantillon est :
n N
n' =
n N
- On calcule d'abord la taille de l'échantillon comme dans le cas d'un échantillon nonexhaustif ;
- Ensuite, on calcule la taille minimale à l'aide de la formule suivante :
n N
n' =
nN
M. François HUTTNER
27
6. La détermination du coefficient de confiance t
Si n 30 (grand échantillon), la population - mère suit la loi normale avec un écart- type
inconnu, l'estimation ponctuelle de la moyenne et celle de l'écart - type (racine carrée de la
variance ou moyenne des carrés des écarts par rapport à la moyenne.
L'écart type caractérise la dispersion des individus d'une population) se font avec un
coefficient de confiance t est lu dans la table de la loi normale à l'aide de la formule suivante :
2 (t) - 1 = seuil de confiance
t = ligne + colonne
Quelques valeurs du coefficient de confiance t selon les seuils de confiances ont les suivantes :
La marge d'erreur permet de juger du degré de précision et de la validité d'un résultat fourni
La formule est la suivante:
𝐩𝐪
𝐞 = ±𝐭√
𝐧
Où est 𝑒 la marge d'erreur que l'on peut tolérer dans l'estimation,
p est la fréquence observée dans l'échantillon
q=1-p
n est la taille de l'échantillon
N.B. Dans le cas d’une méthode empirique, il est recommandé d’utiliser le coefficient de
correction de Kish en multipliant la valeur de la marge d’erreur par le coefficient 1,4.
𝛔
=𝐗
̅±𝐭
√𝐧
Ou encore
𝛔 𝛔
= [𝐗
̅−𝐭 ̅+𝐭
;𝐗 ]
√𝐧 √𝐧
Où ̅
Xest la moyenne de l'échantillon prélevé,
t est le coefficient de confiance,
𝛔 est l'écart type connu de la population ou son estimation.
n est la taille de l'échantillon
8.2. L’estimation par intervalle de confiance de la fréquence
𝐩𝐪 𝐩𝐪
Ou encore = [𝐩 − 𝐭√ 𝐧 ; 𝐩 + 𝐭√ 𝐧 ]
M. François HUTTNER
29
où
p est la fréquence observée dans l'échantillon prélevé
t est le coefficient de confiance
n est la taille de l'échantillon
Dans le cas d'un sondage exhaustif, c'est-à-dire n/N 1/7 ou 14,3%, l'écart-type des
𝟏
(𝐍−𝐧) 𝟐
moyennes d'échantillon doit être corrigé par le coefficient d'exhaustivité [(𝐍−𝟏)]
L'intervalle de confiance devient alors :
𝟏
𝛔 (𝐍−𝐧)
= 𝐗 ± 𝐭
𝟐
[ ]
√𝐧 (𝐍−𝟏)
Dans le cas d'un petit échantillon (n < 30), la valeur de t est lue dans la table de
Student-Fischer avec
ou p = 1 - seuil de confiance
v = n - 1 degrés de liberté.
t est la valeur qui se trouve à l'intersection de la ligne et de la colonne.
Budget du commanditaire
n=
Coût d'un questionnaire
Ou encore
M. François HUTTNER
30
10. La conception du questionnaire
Un questionnaire, dans son fond comme dans sa forme, doit inciter le répondant à coopérer, à
se sentir impliqué et à donner des réponses complètes et exactes aux questions qui lui sont
posées.
Un mauvais questionnaire posé à 1000 personnes est certainement moins instructif qu’un bon
questionnaire posé à 200 personnes seulement. La phase de rédaction est donc essentielle
dans la réussite du projet d’enquête.
L’idée principale qui doit guider la conception du support d’enquête est la suivante : un bon
questionnaire doit permettre un bon traitement.
La question doit permettre de collecter une information fiable, précise, qui ne présente aucune
ambiguïté.
Le vocabulaire et le style utilisés pour la rédaction d’un questionnaire doivent être ceux employés
par les répondants et non ceux du rédacteur.
Le style de rédaction est également important, car il est fréquemment source de biais, soit dans
la compréhension des questions, soit directement dans les réponses.
Le vocabulaire doit être :
- adapté à la population enquêtée,
- précis
Dans une enquête grand public, il faut utiliser un vocabulaire correct mais simple, compris de
tous ;
Dans une enquête auprès d'adolescents, le vocabulaire peut être plus proche d'eux, le ton plus
familier.
M. François HUTTNER
31
Les questions doivent être formulées non dans le référentiel sémantique du demandeur de
l'étude, mais dans celui de l'enquêté.
Les questions doivent être claires, faciles à comprendre et précises. Elles doivent être
comprises par toutes les personnes interrogées.
Les mots employés doivent avoir le même sens pour tout le monde (attention aux mots
pseudo- scientifiques, aux expressions régionales, aux adverbes dont la signification est floue
et variable comme souvent, parfois, etc.).
Pour les questionnaires administrés oralement, il faut utiliser la langue parlée.
Il faut éviter :
- Les questions formulées dans une phrase trop longue,
- Les formulations trop vagues,
Il faut s'interdire :
- d'utiliser des phrases avec une double négation : Ne pensez-vous pas qu'il ne faudrait pas de
publicité à la télévision ?
- de poser deux questions dans la même phrase : Quelle est la marque de votre voiture et
quel est son kilométrage ?
- d'utiliser des questions tendancieuses qui suggèrent une réponse ou présupposent une
situation, un jugement de valeur : Estimez-vous qu'aujourd'hui on est suffisamment ou
insuffisamment protégé par la police ?
Cette question présuppose qu'on a besoin d'être protégé. Ou bien : Quelle marque de lessive
préférez-vous ?
Les questions qui font appel à la mémoire, ne doivent pas demander un effort trop important
à l'enquêté : Qu'avez-vous regardé à la TV, il y a quinze jours ?
Enfin, la question ne doit pas provoquer de réponses biaisées.
M. François HUTTNER
32
Exemples de questions à éviter :
En fonction de leur degré de directivité, on distingue deux (2) grandes catégories de questions:
les questions ouvertes et les questions fermées.
Les questions ouvertes laissent la personne interrogée libre de répondre comme elle l'entend
et aussi longtemps qu'elle le souhaite.
Les questions fermées sont des questions auxquelles l'enquêté ne peut répondre qu'en
choisissant parmi un nombre limité de réponses prédéterminées lors de la rédaction du
questionnaire.
Selon le mode d'enregistrement des réponses ou l'échelle de mesure choisie par le rédacteur
du questionnaire, la question fermée sera dichotomique, à choix multiple, avec échelle
d'attitude, avec classement, ou encore, avec notation.
La question ouverte permet une réponse spontanée alors que la question fermée est à réponse
assistée.
À moins d'avoir des logiciels appropriés et fiables, les questions ouvertes doivent être utilisées
avec parcimonie et, plus encore, quand :
- Le questionnaire est auto-administré,
- L'échantillon est de grande taille,
- La réponse est ni nominale, ni à réponse numérique.
En revanche, les questions ouvertes à réponse nominale (exemple : Pouvez-vous citer les
marques de bières sans alcool que vous connaissez ?) sont utiles pour mesurer la notoriété
spontanée.
De même, les questions ouvertes à réponse numérique peuvent permettre certains calculs
statistiques.
Elles sont très souvent utilisées pour mesurer la notoriété spontanée à la place des questions
ouvertes nominales.
Un bon questionnaire doit contenir tous les éléments nécessaires à un traitement pertinent des
données, dans une organisation visant à optimiser le recueil de réponses sincères de la part des
personnes interrogées.
Pour rassurer la personne interrogée et obtenir des réponses fiables, il convient de procéder en
"entonnoir” en partant des questions les moins engageantes aux questions les plus personnelles
et du général au particulier.
Pour rassurer la personne interrogée et obtenir des réponses fiables, il convient de procéder
en "entonnoir” en partant des questions les moins engageantes aux questions les plus
personnelles et du général au particulier.
Exemple :
« Bonjour Madame ou Bonjour Monsieur, Je m’appelle XYZ et réalise, pour l’institut ABC, une
étude dont le but est de mieux connaître les relations des consommateurs avec leurs
commerçants.
Nous accordons une importance toute particulière à votre opinion, et nous aimerions vous
poser quelques questions à ce sujet. Cela ne nous prendra que quelques minutes»
En principe, il est souhaitable de cacher le thème exact de l’étude, dès lors que l’annonce de
celui-ci risque de provoquer un biais, soit de réponses de façade, soit de dissimulation ou de
refus de réponse pur et simple.
- Phase 2 : Questions d’introduction
Elles sont très générales et formulées de manière à ce que la personne puisse répondre et/ou
que sa réponse soit positive. L’information fournie peut, et c’est le seul endroit « autorisé »
dans le questionnaire, ne pas être utile. Le but de cette (ces) question(s) est de s’attirer les
bonnes grâces du répondant et de l’intéresser au questionnaire qui va suivre.
M. François HUTTNER
34
Exemple : « Quelles sont vos couleurs préférées ?
Elles n’ont lieu d’être que si l’on a besoin de savoir si l’individu possède l’information
recherchée et servent d’aiguillage. Leur forme est plutôt dichotomique.
C’est le cœur du questionnaire. Les questions doivent amener les informations les plus
importantes pour l’étude. A ce stade, le répondant est « chaud » : il s’est imprégné de l’esprit
de l’étude et a noué une relation de sympathie avec l’enquêteur. On peut donc lui demander
des efforts de réflexion et/ou des informations personnelles. La garantie de réussite n’est
certes pas totale, mais de toutes façons meilleure que si l’on avait posé ces questions dès le
début. De manière générale, par exemple, tout ce qui a trait aux motivations, aux opinions,
aux jugements personnels…, doit être inclus à cet endroit.
Elles décrivent les répondants. On peut utiliser deux types de critères d’identification : les
variables sociodémographiques classiques sexe, âge, profession…) et des éléments plus
psychologiques (tels que les valeurs personnelles, l’implication pour la catégorie de produit, les
traits de personnalité…). Cette partie fournit les informations qui serviront à classer les
répondants en groupes distincts. En d’autres termes, il s’agit de variables de segmentation.
Elle est réalisée dans les conditions réelles de l’étude, c’est-à-dire procéder à un premier pré-
test en face-à-face, c'est-à-dire au moyen d’enquêteurs, si possible chevronnés.
Une bonne solution est d’inclure le concepteur du questionnaire parmi ces enquêteurs. Celui-
ci, en effet, repère assez bien les dysfonctionnements de son travail, dus à des mauvais choix
de vocabulaire, de modalités de réponses, d’enchaînements de questions, etc.
Eventuellement, cette première opération peut associer d’autres chargés d’études : leur
objectivité est utile pour l’évaluation des documents.
Les discussions engagées obligent en outre le concepteur à justifier la présence de chaque
question par rapport aux objectifs de l’investigation.
Un second pré-test intervient ensuite dans les conditions réelles de l’étude. Son but est de
déceler les problèmes spécifiques à la méthode choisie. Mais la lourdeur de cette solution,
excellente en théorie, la rend peu applicable dans la pratique commerciale.
Il n’y a pas de véritable règle absolue. Si la population est très petite, par exemple les entreprises
parrainant le cyclisme professionnel, un pré-test de cinq (5) questionnaires est déjà important.
Pour une enquête grand public, la taille recommandée va de quinze (15) à trente (30)
personnes.
14.1.3. L’échantillonnage
Il est essentiel que les individus interrogés pour le pré-test soient issus de la même population
que ceux de l’échantillon définitif.
De manière générale, le tirage de l’échantillon du pré-test doit être réalisé avec la même
méthode que celle de l’échantillon définitif.
Les répondants ne comprennent pas ce que l’on attend d’eux et demandent fréquemment des
explications à l’enquêteur.
M. François HUTTNER
36
[Link]. Le mauvais choix de modalités de réponses
Lorsque pour une variable donnée, 80 % des réponses se concentrent sur une seule modalité,
ou sur la modalité « autre » ou « ne sait pas », on a affaire à cette situation. Il s’agit de
réexaminer les résultats de la phase exploratoire, ou de songer à en faire une si cette étape a
été éludée.
Certains renvois peuvent être inexistants ou erronés suite à une modification préalable du
questionnaire. En outre, les « aiguillages » peuvent ne pas tenir compte de toutes les
situations.
Ceci concerne surtout les questionnaires auto-administrés, notamment par voie postale. Si les
instructions d’emploi ne sont pas claires ou pas complètes, le répondant risque de mettre très
vite le questionnaire au panier. Le pré-test avec enquêteurs est le seul moyen de repérer ce
type d’erreurs.
Aucune méthode n'étant idéale, le chargé d'études possède généralement à une analyse
avantages/ inconvénients.
Il est assez rare, sauf pour les travaux universitaires, que l’administration d’une enquête soit
réalisée par son concepteur. Dans les instituts d’études, même importants, l’administration est
souvent sous-traitée auprès de sociétés spécialisées dans le « terrain ». Le réalisateur du terrain
est responsable de la qualité du terrain : il la vérifie par des contrôles spécifiques. Pour garantir
ce sérieux, quatre points sont importants : la sélection, la formation, le contrôle sur le terrain
et l’évaluation a posteriori des enquêteurs.
Chaque questionnaire doit d’abord être vérifié scrupuleusement et être éliminé s’il est
incomplet ou suspect (réponses aberrantes à des questions pièges de vérification). Une fois ce
travail est achevé, il va falloir procéder à la préparation du plan de dépouillement (ou
codification).
Lorsque l’outil informatique est utilisé (tableurs ou logiciels spécialisés du types Chadoc ou
Sphinx), ce travail préparatoire va consister à concevoir une codification pour chaque question
et chaque réponse et à prévoir les traitements statistiques à réaliser (types de tri,
d’analyses,…).
Une fois le plan de dépouillement prévu initialement mis en place, il faut coder chaque
questionnaire.
Il est donc souhaitable de prévoir, lors de sa conception, une zone de codage pour chaque
question.
La saisie informatique suit la phase de codage. Elle doit impérativement faire l’objet d’un
contrôle rigoureux.
M. François HUTTNER
38
Un bon codage se compose de quatre (4) composantes :
- Identification de la, ou des, variable(s) à chaque question,
- Identifier et coder les modalités de réponse aux questions,
- Prévoir un code pour les « non réponses »,
- Prévoir l’identification individuelle du questionnaire, de l’enquêteur et de la personne interrogée
Selon le plan de dépouillement prévu initialement, il peut comprendre : un tri à plat, et, en
fonctions des informations recherchées, un tri croisé, et d’autres traitements statistiques.
Ils sont établis, pour chaque question, en classant les réponses selon les possibilités retenues
à priori (question fermée ou semi-ouverte) ou a posteriori (question ouverte) puis en les
dénombrant (distribution de fréquences absolues) et en calculant le "poids", en pourcentage
(fréquence relatives), de chaque éventualité soit par rapport au nombre des personnes
interrogées soit par rapport au nombre des répondants à la question (en particulier en cas de
questions filtres).
Les tris ou tableaux croisés comparent les réponses à une question selon la réponse donnée à,
au moins, une autre question. Autrement dit, ils permettent d'étudier la répartition des éléments
observés (les individus interrogés) selon au moins deux caractères.
Exemple: On veut savoir si le fait de fumer des cigarettes varie selon le sexe des individus,
partant de l'hypothèse que les femmes doivent moins fumer que les hommes.
Question x
M. François HUTTNER
39
À partir de ce tableau de fréquences absolues, il est possible de calculer des pourcentages.
Généralement, le chargé d'études procède aux calculs en ligne et en colonne, ce qui lui permet
d'avoir deux lectures différentes :
Commentaire: les fumeurs sont 66% de sexe masculin et à 34% sexe féminin.
Parmi les non-fumeurs, il y a 66% de femmes.
Compte tenu de la répartition de la population entre les deux sexes (49/51), on peut conclure
que les hommes fument relativement que les femmes.
Il faut prendre garde lorsque les pourcentages sont calculés dans le sens de la variable
causale à ce que l’échantillon soit représentatif de la population-mère par rapport à cette
variable (ex : le critère de sexe).
Il est souvent utile de croiser plus e deux variables, de rechercher un troisième, voire un
quatrième facteur qui amélioreraient la compréhension des causalités et, donc, du phénomène
étudié.
Lorsqu'un enquêteur a terminé son travail, il arrive que les quotas de ses questionnaires ne
correspondent pas correctement à ceux demandés.
M. François HUTTNER
40
Trois (3) méthodes de redressement sont possibles :
- Le calcul du taux de redressement,
- Le redressement par extraction,
- Le redressement par substitution.
Lorsque les quotas des questionnaires d'un enquêteur ne correspondent pas exactement à ceux
demandés, on a alors affaire à deux échantillons :
L'échantillon théorique et l'échantillon réel.
Avant d'extrapoler les résultats à la population - mère, il faut redresser l'échantillon, c'est-à-dire
diminuer les réponses des individus sus- représentés (par rapport à ce qui était demandé) et
augmenter les réponses des sous - représentés grâce à un taux de redressement :
Échantillon théorique
Exemple : Sur un échantillon de 1000 personnes, vous constatez que vous avez 60% de
femmes et 40% d'hommes, alors que vous savez que dans votre base de sondage, il n'y a que
55% de femmes.
Dans notre exemple, il y a trop de femmes. Pour que les 400 hommes enquêtés représentent
bien la proportion recherchée de 45%, il ne faut retenir que
400 x 0,55 / 0,45 = 488 enquêtes de femmes
112 questionnaires seront éliminés de manière aléatoire.
Cette méthode satisfaisante sur le plan statistique, présente l'inconvénient de réduire la taille
de l'échantillon (888 au lieu de 1000). Des enquêtes sont administrées inutilement (112).
Dans cette méthode, on remplace l'individu en surnombre par un individu sous – représenté.
M. François HUTTNER
41
20. La rédaction d’un rapport d’étude
Les résultats sont regroupés dans un support écrit, appelé rapport d’étude, rédigé par le chargé
d’études. Ce document est remis au commanditaire du travail (client extérieur ou service interne
de l’entreprise).
Il dépend bien sûr de la complexité de l’étude et la finesse des analyses effectuées. Pour fixer
un ordre de grandeur, 40 à 80 pages (hors annexes) constituent un volume usuel.
Le format A4 (ou pleine page de 21 x 29,7 cm) est la règle. Pour faciliter la lecture du rapport,
une bonne solution consiste à mettre le texte en page de droite, et les schémas, tableaux ou
figures en regard sur la page de gauche.
La reliure cartonnée, de préférence en dos carré cousu-collé, est plus prestigieuse, mais
impose un façonnage relativement onéreux. L’avantage réside dans la possibilité d’inscrire sur
la tranche le titre de l’étude, ce qui facilitera le classement et le repérage ultérieur du rapport.
Si on opte pour un dos carré collé simple. Il convient d’être très vigilant sur la qualité du
collage, pour éviter de voir le rapport se transformer rapidement en feuilles volantes…
M. François HUTTNER
42
20.2.2. Résumé (1 à 3 pages)
Le résumé est indispensable, car, les responsables d’entreprises ne lisent fréquemment, faute
de temps, que cette partie. Les points essentiels sont : le rappel des objectifs, les trois ou
quatre résultats majeurs obtenus et les principes conclusions.
Les objectifs de l’étude sont brièvement rappelés, ainsi que le contexte et les éventuelles
hypothèses de travail. Les hypothèses renvoient à diverses éventualités qui, si elles se
réalisent, conduisent à des conclusions différentes. Par exemple, les conclusions seront
différentes, selon le taux de croissance du marché retenu ou selon le niveau de concurrence.
Les contraintes correspondent à des conditions prérequises pour que les conclusions figurant
dans le rapport soient valides : il s’agit en quelque sorte de réserves qu’émet le rédacteur, par
exemple :
Si une étude documentaire, ou des résultats d’un travail antérieur, ont été utilisés, ils ont
brièvement présentés, car ils orientent la démarche ultérieure.
Certains chargés d’études précisent à ce niveau les limites de leurs investigations, c'est-à-dire
les éléments susceptibles de modifier les conclusions, qui ont été volontairement exclus,
généralement pour des raisons de budget ou de temps.
Enfin, si des termes particuliers ont été utilisés (mots techniques, concepts marketing…), une
définition claire et simple doit être fournie. Par exemple, on indiquera ce que l’on entend par
prescripteur, cœur de cible, score d’impact, marché potentiel, etc.
Une bonne approche consiste à construire le rapport part grands thèmes, sur la base des
différentes questions posées au départ. Les questions traitant d’un même thème sont
regroupées afin de dégager une synthèse. Seuls les chiffres bruts correspondant à quelques
questions jugées fondamentales sont fournis dans le corps du rapport. Il est préférable de
renvoyer dans une annexe spécifique les résultats complets de chaque question.
M. François HUTTNER
43
Les tableaux et graphiques (attention ni trop, ni assez !) facilitent la compréhension et la
mémorisation. Nous consacrons le paragraphe 4 à une présentation des principales techniques
graphiques. Chaque tableau ou graphique est accompagné de son titre, d’une légende et d’un
numéro de référence. N’oublions pas que, si les illustrations permettent d’alléger le texte, elles
ne le suppriment pas : il est indispensable de commenter les tableaux et figures (ou les plus
importants d’entre eux) et de préciser les informations ou les conclusions majeures.
Il est utile de produire, sous forme d’encadré à chaque fin de page, ou toutes les deux ou trois
pages, un résumé des résultats et des conclusions partiels tirés de l’analyse des informations.
La figure 14-4 donne un exemple : la partie de gauche est réservée aux graphiques, le texte
et l’encadré récapitulatif sont en page de droite.
Cette partie, très importante, fournit au client les éléments de synthèse nécessaire à la prise de
décision. Les conclusions répondent, point par point, aux différentes questions qui ont motivé
l’étude. Elles s’appuient, soit sur les seuls faits observés, soit sur des scénarios (réactions des
concurrents, état de la demande, etc.) jugés plausibles. Le chargé d’étude n’interprète pas le
sens des résultats et ne fournit pas d’informations sur la nature de la décision que le client peut
prendre au vu des résultats, du type : « comme c’est un excellent résultat, il est logique de
lancer le produit ». Tout au plus, il indique s’il s’agit d’un bon ou d’un mauvais résultat. Nous
développerons dans la figure 14-5 (page suivante), un exemple illustratif.
20.2.7. Annexes
Les annexes allègent le corps du rapport et servent à l’exposé des aspects techniques d’une
méthode ou à la présentation d’analyses ou de tableaux secondaires. Lues par un petit
nombre de personnes, mais souvent spécialistes du thème développé, elles ne sont pas un
moyen commode d’étoffer un rapport succinct, mais plutôt des éléments destinés à renforcer
la crédibilité du travail entrepris. En cas d’annexes volumineuses, il convient de prévoir un
document distinct du rapport principal.
20.3.1. Recommandations
Les recommandations sont une traduction des conclusions en termes de choix marketing, plus
ou moins élaborées selon l’ampleur de l’étude. Elles se justifient par l’expérience accumulée :
grâce aux études antérieures similaires ou comparables, l’analyste est capable de dégager des
normes pour apprécier les résultats. Par exemple, l’expérience montre que, pour les tests de
concept d’un nouveau produit, en moyenne 60 à 80 % des personnes enquêtées se déclarent
systématiquement intéressées par l’idée : donc, si pour un produit donné, le score n’est que
de 70 %, l’analyste émettra des doutes sur les chances de succès du produit et
recommandera de modifier telle ou telle caractéristique.
M. François HUTTNER
44
Lors d’une recommandation, le chargé d’études précise à son client les informations jugées les
plus solides, c'est-à-dire les données « dures » qui conduisent à des décisions sans risques, et
celles qui sont plus délicates à interpréter, peut-être à cause de biais dans les réponses ou
d’autres facteurs explicatifs non contrôlés dans l’étude. La valeur ajoutée d’une bonne
recommandation est forte, parce qu’elle permet au décideur de hiérarchiser la qualité des
informations fournies, et parce qu’elle oblige le chargé d’études à « faire parler les résultats.
20.3.2. Conseils
Le conseil suppose une implication plus grande encore : c’est le « service après-vente » du
rapport d’étude. Il indique quels types d’actions marketing doivent être mis en œuvre.
L’homme d’études se substitue au manager (acheteur de l’étude) en indiquant quelle
stratégie, plan ou tactique marketing il pratiquerait, s’il était à sa place.
Pour produire des conseils de bonne qualité, il est impératif de disposer d’une vue globale des
forces et des faiblesses de l’entreprise sur les plans financier, humain et technologique. La
culture des managers, leur autonomie dans la prise de décision et le degré de risque jugé
tolérable sont autant d’éléments à considérer. Ainsi, on ne donnera pas les mêmes conseils à
une filiale d’un groupe multinational qu’à une PME, quand bien même leurs résultats seraient
identiques.
M. François HUTTNER
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BIBLIOGRAPHIE
M. François HUTTNER
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