La Prière
La Prière
Georges André
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Généreusement mis à disposition et publié avec autorisation.
sans elle : «Vous n’avez pas, parce que vous ne demandez pas» (Jacq.
4:2). Ainsi nous avons une preuve continuelle que nous avons affaire
avec le Dieu vivant, et nos âmes sont amenées à une communion plus
profonde avec lui.
Nous nous adressons à un Dieu invisible, mais présent, dont la puissance
et la sagesse sont infinies, qui nous aime et s’intéresse à nous, à nos
problèmes. Il nous comprend et veut nous aider. Il nous a donné son Fils
et «nous fera don aussi, librement, de toutes choses avec lui» (Rom.
8:52).
Comme l’a écrit quelqu’un : «Mon bonheur consiste à lui exposer toute
chose dans le sentiment de ma dépendance, et à avoir la confiance que,
dans son amour, il fortifiera mon coeur, assuré que je suis que ses soins
incessants ne me feront pas défaut».
2 POURQUOI PRIER ?
Tout d’abord pour nous approcher de Dieu et communiquer avec Lui.
L’épître aux Hébreux est riche de ce verbe «approcher». Nous nous
approchons avec confiance du trône de la grâce (4:16). Nous nous
approchons de Dieu par Christ qui intercède pour nous (7:25). Nous
nous approchons par le chemin nouveau et vivant (10:19-22). Mais,
nous déclare Hébreux 11:6 : «Il faut que celui qui s’approche de Dieu
croie que Dieu est». Celui dont la foi est peut-être très faible, mais qui a
conscience de l’existence de Dieu, peut déjà s’approcher de Lui.
«Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous» (Jacq. 4:8). Asaph
autrefois disait déjà : «Pour moi, m’approcher de Dieu est mon bien»
(Ps. 73:28). Il avait d’abord pensé que Dieu était contre lui ; il ne pouvait
accepter la prospérité des méchants au regard de ses difficultés
personnelles. Mais quand il est «entré dans les sanctuaires de Dieu», il a
compris . Lorsque Jean questionne le Seigneur au sujet du traître, il s’est
«penché sur la poitrine de Jésus», lui «le disciple que Jésus aimait»
(Jean 13:23).
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Nous nous approchons de Dieu comme Créateur, «de qui sont toutes
choses, et nous pour lui» (1 Cor. 8:6) ; nous nous approchons du
Rédempteur, qui a tout ordonné pour nous délivrer de la puissance de
Satan et nous amener dans le royaume du Fils de son amour ; plus
encore, nous nous approchons du Père qui «Lui-même vous aime» (Jean
16:27), — et du Seigneur Jésus, «l’Ami plus attaché qu’un frère» qui
entre en sympathie dans toutes les circonstances des siens. Pour
l’Israélite, l’Éternel était derrière le voile (2 Chron. 6:1). Pour
l’Ecclésiaste, «Dieu est dans les cieux, et toi sur la terre : c’est pourquoi
que tes paroles soient peu nombreuses» (Eccl. 5:2). Mais pour les
enfants de Dieu, il est proche, comme s’il disait : Venez, approchezvous,
n’ayez pas peur. Nous le pouvons parce que nous avons un souverain
sacrificateur, qui «peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de
Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux» (Héb.
7:25). Christ est «entré dans le ciel même» (9:24), «ayant obtenu une
rédemption éternelle» ; mais parce qu’il a été sur la
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La prière
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POURQUOI PRIER ?
2.2 Demander
À travers les circonstances variées de la vie, il nous arrive bien plus
souvent de demander : nous avons tellement de besoins ! La Parole
nous parle de «toutes sortes de prières et de supplications en tout
temps» (Éph. 6:18). Cherchons à discerner quelles diverses sortes de
prières nous adressons à Dieu, tout en conservant la «toile de fond» de
l’action de grâces.
2.3 Intercéder
Intercéder, c’est prier en faveur des autres, spécialement en faveur des
croyants, mais aussi des âmes perdues, ayant de l’amour pour chacun.
Épaphras «combattait toujours pour vous par des prières, afin que vous
demeuriez parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu» (Col.
4:12). Samuel ne voulait pas «cesser de prier pour vous», disait-il à
Israël avant de remettre sa charge de juge. C’eût été «péché» de le faire.
Le Seigneur Jésus intercède pour nous ; le Saint Esprit intercède pour
nous ; n’intercéderions-nous pas pour nos frères ? Et tout d’abord pour
notre famille. Abraham priait pour Sodome à cause des justes qui
pourraient s’y trouver, mais surtout dans l’espoir que Lot en particulier
serait délivré. Les parents intercèdent tout spécialement pour leurs
enfants ; les enfants peuvent le faire aussi pour leurs parents, surtout
quand ils les voient dans la peine.
Job prie pour ses amis, malgré tout le tort qu’ils lui avaient causé. Dieu
rétablit son ancien état seulement après cette intercession, en lui
donnant le double de ce qu’il avait eu (Job 42:10).
Que de fois Paul intercède pour les assemblées, sujet de sollicitude qui
l’assiégeait tous les jours. Dans la plupart de ses épîtres il rappelle
comme il prie, parfois jour et nuit, pour ses correspondants.
On est appelé à prier pour l’Évangile d’une façon générale, pour que
Dieu «ouvre une porte», comme pour le salut d’une âme en particulier.
Et la Parole nous met tout spécialement à coeur de prier pour les
serviteurs de Dieu : «... et pour moi...» disait Paul (Éph. 6:19).
Aux Thessaloniciens l’apôtre écrivait : «Frères, priez pour nous» (5:25).
Le Seigneur Jésus lui-même invitait ses disciples : «Suppliez donc le
Seigneur de la moisson, de sorte qu’il pousse des ouvriers dans sa
moisson» (Mat. 9:38). Paul demandait aux Corinthiens de coopérer par
leurs supplications pour lui et ses compagnons, «afin que, pour le don
de grâce qui nous est accordé par le moyen de plusieurs personnes, des
actions de grâces soient rendues pour nous par plusieurs». L’assemblée
priait pour les serviteurs ; le Seigneur donnait sa grâce en réponse à
cette intercession ; le résultat en était des actions de grâces rendues par
plusieurs.
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POURQUOI PRIER ?
Mais le cercle s’élargit. Le Seigneur encourage les siens à prier «pour
ceux qui vous persécutent» (Mat. 5:44). Paul à Timothée (2:1) incite à
intercéder «pour tous les hommes», et «pour tous ceux qui sont haut
placés».
En Ésaïe 59:16, devant le mal croissant qui envahit son peuple, l’Éternel
s’étonne «qu’il n’y ait personne... pas d’intercesseur». Sommes-nous
des intercesseurs pour l’assemblée locale à laquelle nous nous
rattachons ? En plus d’un endroit, des frères consacrent quelques
minutes chaque jour, si possible à peu près à la même heure, pour prier
pour le rassemblement. Et certainement le Seigneur répond et donne la
bénédiction et le discernement nécessaire.
réciproque. Cette confession des fautes (Nous dirions surtout des fautes
morales comme celles reprises en Éph 4:25-31 ou 1 Pierre 2:1,
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COMMENT PRIER ?
par contraste avec Éph. 5:3.) implique une discrétion absolue de la part
de celui qui la reçoit. Elle peut être une aide pratique réelle pour
prévenir une nouvelle chute. En réponse à la prière d’intercession, la
«guérison» n’est pas seulement physique ; elle revêt aussi un aspect
spirituel, comme dans Hébreux 12:13.
3 COMMENT PRIER ?
Comment, de quelle manière, s’approcher de Dieu ?
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La prière
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COMMENT PRIER ?
attention sur la prière. Ésaïe 58:3-7 donne des instructions particulières
à l’égard du jeûne dans sa portée morale.
En aucun cas il ne faudrait faire du jeûne un mérite. Si l’on se sent
conduit par le Seigneur à l’observer à l’occasion, pour gagner du temps
pour la prière ou s’y consacrer entièrement, ce sera toujours dans le
sentiment de la seule grâce de Dieu et de sa bonté, qui répondront à
nos demandes selon sa sagesse.
Ils ont soigneusement à veiller que rien dans leur attitude réciproque ne
vienne «interrompre leurs prières». Si c’était le cas, il importerait de
venir d’abord au Seigneur pour confesser ses fautes, puis, les
reconnaître l’un envers l’autre ; alors, dans la reconnaissance, prier de
nouveau ensemble.
Remarquons enfin qu’il y a des cantiques, ou certaines strophes, qui
sont de véritables prières. Chantons-les dans un esprit de prière. Vous
les découvrirez aisément.
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COMMENT PRIER ?
comme il convient dans les circonstances particulières où nous nous
trouvons, individuellement, collectivement, ou en assemblée.
On trouve en Jacques trois états d’âme en rapport avec la prière : on ne
demande pas (4:2), ou on demande mal (4:3), ou bien on demande avec
foi (1:6). Dans la même épître, le croyant prie spécialement, s’il est
«maltraité» (5:13), ou «malade» (5:14), et, — comme nous l’avons déjà
vu, — «l’un pour l’autre» (5:16). Élie avait les mêmes passions que nous,
mais aussi le même Dieu ! (v. 17). La vraie prière est intimement liée à la
foi, la confiance en la bonté de Dieu, mais aussi la certitude que lui seul
est à même de répondre. Si nous recherchons sa volonté, il peut nous
communiquer l’assurance de l’exaucement. Il est le Dieu qui «donne».
Il est important aussi de prier avec une bonne conscience : «Si j’avais
regardé l’iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m’aurait pas écouté»,
dit le psalmiste (Ps. 66:18). Jésus lui-même souligne combien le manque
de pardon envers son frère est un obstacle à la relation avec Dieu (Marc
11:25-26). Ésaïe disait : «Son oreille n’est pas trop appesantie pour
entendre ; mais vos iniquités ont fait séparation entre vous et votre
Dieu» (59:2). Lorsque le péché a été reconnu et vraiment confessé,
«tout homme pieux te priera au temps où l’on te trouve» (Ps. 32:6).
L’apôtre se sentait libre de demander les prières des frères, car, dit-il,
«nous croyons que nous avons une bonne conscience» (Héb. 13:18).
Si nos prières paraissent sans écho, ne devons-nous pas en rechercher
l’obstacle ? Peut-être de l’orgueil, un refus de pardon, une mésentente
avec autrui, ou comme Jacob un «marché» avec Dieu : «Si Dieu est avec
moi et me garde dans ce chemin où je marche... l’Éternel sera mon
Dieu» (Gen. 28:20-21). Que d’années de discipline il a fallu pour que le
patriarche apprenne que tout est grâce (Gen. 48:15). Contraste avec la
prière de Jahbets : «Si tu me bénissais abondamment et si tu étendais
mes limites, et si ta main était avec moi, et si tu me mettais à l’abri du
mal en sorte que je fusse sans douleur !» Il exposait ses requêtes à Dieu
avec la confiance en sa bonté, s’appuyant sur les promesses faites aux
pères (Gen. 28:13-15), «et Dieu fit arriver ce qu’il avait demandé» (1
Chron. 4:10).
Mais nos fautes ne devraient jamais être un obstacle durable à la prière.
Avant de commettre la faute, Satan insuffle : Ce n’est pas grave. Après la
faute, il tourmente la conscience en insinuant : C’est trop grave. À cause
du sang de Jésus, à cause de son oeuvre et de son sacrifice, nous
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La prière
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COMMENT PRIER ?
répétition de phrases connues, qu’il s’agisse d’actions de grâces ou de
requêtes. Quelques mots très simples venant du coeur, avec foi, seront
bien plus efficaces et heureux.
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La prière
4 QUAND PRIER ?
Nous professons connaître le Seigneur et respecter ses droits sur nous,
mais s’il venait demander à chacun : «Quand t’adresses-tu à moi ?
quand pries-tu ?» que lui répondrions-nous ?
Sa parole nous enseigne ce qu’il attend des siens :
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QUAND PRIER ?
qu’une fois» ; mais sa prière durait la journée entière. Pour nous, il suffit
parfois que le chemin devienne plus facile, et voilà que la prière se
relâche, la communion avec le Seigneur s’interrompt. Et le temps
passe... Il ne se rattrapera pas. Il peut être difficile de retrouver cette
régularité dans la prière, non pas une redite, mais une prière
intelligente, entrant dans le détail des choses.
Prier sans cesse — mais en élargissant nos coeurs : oublierions-nous les
enfants de la famille de la foi et particulièrement ceux qui, tentés,
s’éloignent du chemin du Seigneur, ou même se sont égarés ? C’est
notre seule ressource pour eux ; mais la prière persévérante peut
permettre le retour de la brebis perdue.
4.1.2 Prier en tout temps — Éph. 6:18
La Parole nous parle de trois dispositions qui devraient être
permanentes dans l’âme de tout fidèle :
— la louange : «Je bénirai l’Éternel en tout temps ; sa louange sera
continuellement dans ma bouche»
— la confiance : «Confiez-vous en Lui, en tout temps, répandez votre
coeur devant Lui : Dieu est notre refuge»
— la prière ; déjà le Seigneur recommandait : «Veillez, priant en tout
temps» (Luc 21:26).
Voilà qui laisse peu de place pour murmurer ou laisser errer sa propre
volonté ! Même si la charge de travail est grande, ou les circonstances
particulièrement adverses, il y a place pour la louange, pour la
confiance, pour la prière ; c’est peut-être même le vrai refuge dans de
tels moments !
Pour prier en tout temps, il faut une discipline personnelle, veillant au
choix des occupations, à l’emploi méthodique des heures, sans
dispersion ou distractions inutiles, sinon vaines et nuisibles. N’attendons
pas que les circonstances elles-mêmes nous contraignent à prier.
L’invitation de l’apôtre Paul à «prier en tout temps» en Éphésiens 6:10
peut paraître étrange, s’adressant à quelqu’un qui vient de revêtir
l’armure complète de Dieu ; en réalité, être à l’abri des machinations de
l’ennemi, libère un tel croyant de ses propres besoins, élargit son coeur,
et lui permet d’entrer dans les circonstances des autres et les nécessités
de tous les saints ; «priant par toutes sortes de prières... et des
supplications pour tous les saints, et pour moi» écrit l’apôtre lié de
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La prière
chaînes dans la prison. N’oublions pas, selon qu’il a pu être dit, que la
moitié du combat contre les puissances de méchanceté dans les lieux
célestes se fait par la prière : elle porte quelquefois plus de fruit qu’un
travail extérieur ayant le même objet.
4.1.3 Prier «en toutes choses» — Phil. 4:5
Il s’agit ici d’exposer nos requêtes à Dieu, sans demander un
exaucement particulier. Le faisons-nous «en toutes choses» ? — Les
petites comme les grandes, les heureuses comme les pénibles, celles qui
paraissent aisées comme les difficiles, les secrètes comme les plus
connues, détails visibles de la vie extérieure, comme aussi secrets
cachés de l’âme, car «toutes choses travaillent ensemble pour le bien de
ceux qui aiment Dieu» (Rom. 8:28). Ayons cette disposition d’esprit qui
place devant Dieu tout ce qui survient dans le chemin et le lui remet en
confiance.
Quand le fardeau a été déposé, la paix est éprouvée comme un premier
exaucement, cette paix qui peut garder nos coeurs et nos pensées dans
le Christ Jésus. Les réponses aux demandes viendront plus tard, quand
et telles que le Seigneur, selon sa divine sagesse, le voudra pour notre
bien.
4.1.4 Prier «en tout lieu» — 1 Tim. 2:8
Il n’est pas besoin, comme certains le croyaient ou même le croient
encore, d’aller prier dans un lieu consacré. Prier en tout lieu, c’est au
travail comme à la maison, chez ses amis et avec eux comme dans son
bureau, en voyage et dans les lieux de vacances où l’on est plus exposé
qu’ailleurs. Paul priait avec ses compagnons au moment du départ
(Actes 21:5) ; le psalmiste aimait à souligner que l’Éternel «gardera ta
sortie (ou ton départ) et ton entrée (ou ton arrivée) dès maintenant et à
toujours» (Ps. 121:8).
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La prière
Elkana n’avait pas pensé ni à prier pour sa femme, ni avec elle. Isaac, lui,
avait prié pendant vingt ans au sujet de Rebecca. car elle était stérile
(Gen. 25:20-21, 26).
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DIVERS HOMMES ET FEMMES DE PRIÈRE DE LA BIBLE
Anne ne cherche pas à se dresser contre Peninna. Elle accepte
douloureusement la situation où elle se trouve ; mais dans l’amertume
de son âme, sa ressource va être la prière.
Discrètement, après qu’on eût mangé, après qu’on eût bu à Silo, elle se
lève sans déranger la fête, et va à l’entrée du temple de l’Éternel où elle
prie et pleure abondamment. Sans doute avait-elle déjà pleuré pendant
bien des années. Cette fois, dans la présence même de Dieu,
longuement elle épanche son âme, parlant dans son coeur ; «ses lèvres
seulement remuaient, mais on n’entendait pas sa voix». Elle fait le voeu
que si l’Éternel lui accorde un fils, elle le lui donnera pour tous les jours
de sa vie ; il portera le signe du nazaréat (Nomb. 6). Lorsque Éli lui fait
une remarque déplacée, elle répond simplement, avec respect et
déférence, qu’elle est une femme à l’esprit accablé : «Je répandais mon
âme devant l’Éternel». Bien des siècles plus tard l’apôtre exhortera les
Philippiens à exposer leurs requêtes à Dieu par des prières et des
supplications. Le psalmiste dira : «Je disposerai ma prière devant toi, et
j’attendrai» (Ps. 5:3). Le sacrificateur peut répondre à la femme : «Va en
paix». «Elle s’en alla son chemin ; et elle mangea, et elle n’eut plus le
même visage». «La paix de Dieu gardait son coeur». Pourtant elle n’avait
pas encore reçu l’exaucement de sa prière, mais sa foi se reposait sur
Dieu.
Quand les jours sont révolus, Anne enfante un fils qu’elle appelle Samuel
: Demandé à Dieu, ou Dieu a exaucé. Elle ne tarde pas à accomplir son
voeu. Quand l’enfant est encore très jeune, elle monte avec lui à Silo et
l’amène à Éli. Elle rappelle au sacrificateur l’époque où elle s’était tenue
près de lui pour prier l’Éternel : «J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel
m’a accordé la demande que je lui ai faite». Pour tous les jours de sa vie,
Samuel sera prêté à l’Éternel, malgré tout ce qu’il en coûtait à sa mère.
Elle compose alors la prière du chapitre 2, où elle dit sa joie, sa
reconnaissance, et célèbre bien plus le Donateur que le don.
D’année en année, elle vient voir le petit garçon qui grandit, en lui
faisant chaque fois une petite robe adaptée à son âge (2:19). Que de
soins elle y a mis sans doute ! Que d’amour ! Ce vêtement ne nous
parle-t-il pas des prières que nous pouvons adresser à Dieu pour nos
enfants qui se développent, les adaptant à leurs besoins qui se
modifient ? Demandons au Seigneur de savoir nous aussi nous adapter,
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La prière
et les élever dans une ambiance qui corresponde à leur âge et tourne
leurs regards vers le Seigneur lui-même.
Anne avait prêté à l’Éternel l’enfant de son coeur pour toute sa vie, — et
l’Éternel lui donne trois fils et deux filles ! (2:21). Le Seigneur ne rend-il
pas abondamment ce que l’on abandonne pour lui ? (Marc 10:2930). Si
cette page de la Bible a été consacrée à Anne, n’est-ce pas parce qu’elle
était une femme de prière ?
5.2 Samuel
Samuel, comme sa mère, sera un homme de prière. Tout petit il s’était
prosterné devant l’Éternel (1:28). N’avait-il pas souvent vu Anne dans
cette attitude, et appris comme elle à s’incliner devant Dieu ? Ce
premier acte a pour pendant, à la fin de son ministère, l’autel qu’il bâtit
dans sa maison à Rama (7:17), où, bien sûr, il adorait l’Éternel. Au
psaume 99:6, Samuel est particulièrement mentionné «parmi ceux qui
invoquent le nom de l’Éternel», auquel ils crient et lui leur répond. La
prière a jalonné toute sa carrière.
Auprès de l’Éternel, Samuel grandit ; il le sert. Vient un jour où Dieu se
révèle à lui ; dans la nuit la Voix se fait entendre : Samuel, Samuel !
Instruit par Éli, le jeune garçon va prononcer la première prière qui nous
soit rapportée de lui : «Parle, car ton serviteur écoute» (3:10). Éli avait
dit : «Parle, Éternel...». Samuel dans son émoi, oublie le Nom essentiel
de la prière ! Mais Dieu ne lui en tient pas rigueur et répond quand
même. Quel encouragement pour les jeunes parfois empruntés dans
leurs expressions !
Bien des années ont passé. Dans la bataille, les deux fils d’Éli sont
morts ; le vieillard s’est brisé la nuque en apprenant la perte de l’arche.
Celle-ci est ramenée et entreposée dans la maison d’Abinadab. «Il se
passe un long temps, vingt années» (7:2), jusqu’à ce qu’Israël recherche
son Dieu. Samuel est alors disponible : «Attachez fermement votre
coeur à l’Éternel, et servez-le-lui seul... Assemblez tout Israël à Mitspa et
je prierai l’Éternel pour vous... Et les fils d’Israël dirent à Samuel : Ne
cesse pas de crier pour nous à l’Éternel, notre Dieu... Et Samuel cria à
l’Éternel pour Israël, et l’Éternel l’exauça». Retrouver la communion
perdue après une chute grave, n’est pas une petite affaire. Il y faut un
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DIVERS HOMMES ET FEMMES DE PRIÈRE DE LA BIBLE
long travail de coeur et de jugement de soimême ; les dieux étrangers
doivent être ôtés. La prière y joue un rôle primordial.
Sitôt après l’intercession du prophète et l’offrande de l’holocauste, Dieu
donne la victoire d’Eben-Ézer ; Samuel peut dire : «L’Éternel nous a
secourus jusqu’ici» (7:12).
Le juge a blanchi. Israël désire à sa place un roi. «La chose fut mauvaise
aux yeux de Samuel» (8:6). Que faire ? — «Et Samuel pria l’Éternel».
Dieu donne au prophète des instructions pour le peuple, mais ceux-ci
refusent d’écouter sa voix ; ils insistent pour avoir un roi. Samuel revient
auprès de l’Éternel, et lui rapporte leurs paroles. Israël aura son roi, mais
avec la discipline qui s’y rattachera (Osée 13:11). Quant à Samuel il
accepte humblement la situation ; il accueille Saül, l’oint, parle à son
coeur. Il fait, un peu plus tard, ses adieux au peuple : «Vous m’avez dit :
Non, mais un roi régnera sur nous, — et l’Éternel votre Dieu, était votre
roi. Et maintenant, voici le roi que vous avez choisi, que vous avez
demandé ; et voici l’Éternel a mis un roi sur vous» (12:13). Devant
l’orage qui se déchaîne, le peuple dit à Samuel : «Prie l’Éternel ton Dieu
pour tes serviteurs». Samuel de leur répondre : «Quant à moi, loin de
moi que je pèche contre l’Éternel, que je cesse de prier pour vous. Et je
vous enseignerai le bon et le droit chemin». Il ne sera plus le
conducteur, mais au lieu d’en prendre ombrage, de se retirer dans son
village et de ne plus s’occuper d’eux, il va continuer ce service essentiel
de la prière. Il restera à disposition pour leur enseigner le chemin de
l’Éternel (v. 23).
Longtemps après, lorsque Dieu lui dit : «Je me repens d’avoir établi Saül
pour roi» (15:11), Samuel fut fort attristé, mais que pouvait-il faire ? Une
fois de plus, et c’est la dernière qui nous soit rappelée, «il cria à l’Éternel
toute la nuit». Il avait accepté que Saül fût roi ; il avait cherché à l’aider,
à le guider, mais il avait été plus souvent rebuté qu’écouté ; nous ne
voyons nulle part qu’il ait pu prier avec lui. Une longue carrière
s’achève, toute de dévouement à l’Éternel et à son peuple, où la prière a
marqué la communion de Samuel avec Dieu ; où il a intercédé
fidèlement pour les autres ; où, dans le chagrin, il a pu, comme sa mère,
répandre son âme devant Lui et trouver la paix et la consolation qu’il a
promises.
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La prière
5.3 Élie
L’histoire publique d’Élie commence abruptement en 1 Rois 17 par
l’annonce de la sécheresse : «Il n’y aura ces années-ci ni rosée, ni pluie,
sinon à ma parole». Élie avait précisé au roi Achab qu’il se tenait
«devant l’Éternel». Jacques (5:17) nous donne le secret de cette vie
intérieure : «Il pria avec insistance». Élie avait l’habitude de se tenir
dans la présence de Dieu. Il avait compris que ce jugement devait
s’abattre sur Israël, qu’il était dans la ligne de la pensée de Dieu ; il prie
donc avec insistance, et peut ensuite déclarer publiquement que le
châtiment nécessaire pour ramener le peuple va venir.
La prophétie est «comme une lampe qui brille dans un lieu obscur».
Nous savons ce qu’elle annonce, dans la mesure où le Seigneur nous l’a
révélé. Nous ne demandons pas les jugements, mais nous pouvons
avertir ceux qui ne croient pas au Seigneur Jésus du sort qui les attend.
Élie fait diverses expériences. Vivant dans la maison de la veuve de
Sarepta, il en connaît toutes les circonstances ; lorsque la maladie et la
mort entrent dans le foyer, il peut prier avec intelligence. Avec quelle
délicatesse il prend l’enfant, le couche sur son lit, et supplie l’Éternel
pour lui. Trois fois il s’étend sur le petit corps (et pourtant tout contact
avec un mort rendait impur) et crie à l’Éternel de faire revenir l’âme de
cet enfant au-dedans de lui. Dieu l’écoute. Quelle joie et quelle
reconnaissance pour Élie de prendre le jeune garçon, le descendre de la
chambre haute et le «donner à sa mère» ! Des siècles plus tard, le
Seigneur Jésus lui-même, ému de compassion envers la veuve de Naïn,
après avoir ressuscité son fils, «le donna à sa mère». Dans les deux cas,
combien Dieu a été glorifié (1 Rois 17:24 ; Luc 7:16).
Mais une épreuve bien plus grande attendait le prophète. Deux fois déjà
il avait entendu l’injonction de l’Éternel : «Va» (17:9). Il s’était tenu
devant Lui bien avant la période de sécheresse. Au Kérith et à Sarepta, il
était encore dans le secret, à l’écart, en communion avec Dieu. Après
bien des jours, la parole de l’Éternel vient à lui, la troisième année ; de
nouveau le Seigneur dit : «Va». Il s’agissait cette fois de se montrer à
Achab ! Élie n’avait pas craint d’annoncer la sécheresse, parce qu’il se
tenait devant l’Éternel. Mais se montrer à Achab qui l’avait cherché dans
tout le pays pour le mettre à mort, était encore bien autre chose.
Pourtant sans hésiter il va. Quand il rencontre le roi, il a toute l’autorité
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DIVERS HOMMES ET FEMMES DE PRIÈRE DE LA BIBLE
morale pour demander le grand rassemblement au Carmel : quatre cent
cinquante prophètes de Baal, quatre cents prophètes des ashères. Cette
foule se retrouve sur la montagne ; chacun fait un autel, les prophètes à
Baal, Élie à l’Éternel. Les prophètes crient à leur dieu, sans obtenir
aucune réponse. Mais à l’heure où l’on offre le gâteau, Élie s’approche
de l’autel qu’il a dressé, sur lequel on a mis l’holocauste et le bois, et
devant tout le peuple rassemblé, prononce la troisième prière qui nous
soit rapportée : «Éternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac, et d’Israël...
Réponds-moi Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple sache que toi,
Éternel, tu es Dieu, et que tu as ramené leurs coeurs» (18:3637). Le feu
de l’Éternel tombe et consume l’holocauste, et le bois, et les pierres, et
la poussière, et lèche l’eau qui était dans le fossé. Tout le peuple
reconnaît que «l’Éternel, c’est lui qui est Dieu».
Dans le secret, le prophète avait appris à s’identifier avec les intérêts de
Dieu, et avec ceux de son peuple, en étant délivré de lui-même et de ses
propres problèmes. À nouveau sa prière est pour la gloire de Dieu.
Puis il monte au sommet du Carmel, se courbe jusqu’à terre, et sept fois
de suite prie pour que la pluie vienne, maintenant que — au moins
extérieurement — le peuple est revenu à l’Éternel : «Il pria de nouveau,
et le ciel donna de la pluie et la terre produisit son fruit» (Jacq. 5:18 ; 1
Rois 18:42-45).
Mais Élie était «un homme ayant les mêmes passions que nous» (Jacq.
5:17). Après la tension du Carmel, la course à Jizreël, n’aurait-il pas dû se
retirer sans tarder à l’écart pour se replonger dans la communion de son
Dieu ? À la menace de mort de Jézabel, il s’enfuit dans le désert pour sa
vie (1 Rois 19:3). Il y prononce une cinquième prière : «C’est assez !
Maintenant Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que
mes pères». C’est l’heure du découragement, jusqu’à demander d’être
retiré de ce monde. Quel contraste avec le triomphe du Carmel, où
peut-être il s’était cru «meilleur que ses pères» !
Dieu a compassion de lui ; il envoie l’ange qui, à deux reprises, le
fortifie ; puis il se révèle à lui à Horeb par la «voix douce, subtile» : «Que
fais-tu ici, Élie ?». Mécontent, le prophète, en une sixième prière se met
en avant et accuse le peuple : «Ils ont abandonné ton alliance... et je
suis resté moi seul» (v. 14). C’est la seule faute d’un homme de Dieu de
l’Ancien Testament que le Nouveau relève, parce qu’il a «fait requête à
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31
La prière
Dieu contre Israël» (Rom. 11:2). Dès lors, nous ne voyons plus Élie en
prière !
N’est-ce pas parfois un danger, aussi dans notre temps, d’avoir une
attitude similaire, de penser : Je suis resté moi seul fidèle... nous seuls,
nous sommes fidèles ? — «Mais que lui dit la réponse divine ? Je me
suis réservé sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant
Baal» (Rom. 11:4). Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, la plupart du
temps ils nous sont inconnus. La Parole nous invite à nous retrouver
avec «ceux qui invoquent le Seigneur d’un coeur pur» (2 Tim. 2:22),
mais sans prétention d’aucune sorte, et en étant bien plutôt
profondément affligés de l’état dans lequel se trouve l’assemblée de
Dieu comme témoignage sur la terre ; nous sommes engagés à prier
«pour tous les saints», en demandant au Seigneur de produire quelque
restauration, quelque réveil, qui soit à sa gloire.
Une quatrième fois l’Éternel dit à son serviteur : «Va», mais il ajoute :
«Retourne». Il faut refaire en arrière le chemin par lequel on s’est
éloigné de Dieu, comme autrefois Abraham à son retour d’Égypte. Élie
va oindre comme «prophète à sa place» Élisée. Pourtant Dieu se servira
encore de lui dans l’affaire de Naboth (1 Rois 21) ; puis pour reprendre
Achazia (2 Rois 1:16). Dans ce cas, l’ange ne dit plus «va», mais
«descend» ! (comme déjà en 1 Rois 21:18). Au soir de la vie, le prophète
doit encore apprendre le chemin de l’humilité ; dans son dernier voyage
avec Élisée, de nouveau ils «descendent», à Béthel, à Jéricho et au
Jourdain. L’Éternel accorde alors à son serviteur cette grâce suprême
d’être enlevé au ciel sur un char de feu.
5.4 Moïse
La foi des parents de Moïse avait discerné qu’il était divinement beau
(«beau à Dieu», Actes 7:20 ; Héb. 11:23). Après qu’il eût été exposé sur
le fleuve, Dieu avait dirigé les choses pour que pendant un temps il soit
élevé dans sa famille. Tout petit il y a entendu parler de l’Éternel. Passé
ensuite dans l’ambiance de la fille du Pharaon, il fut instruit «dans toute
la sagesse des Égyptiens» (Actes 7:22). Qu’allait-il rester de l’éducation
première ? Serait-ce celle des Égyptiens ou celle des parents qui
prévaudrait ? — «Devenu grand, Moïse refusa d’être appelé fils de la
fille du Pharaon et choisit plutôt d’être dans l’affliction avec le peuple de
Dieu» (Héb. 11:24-25).
32
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DIVERS HOMMES ET FEMMES DE PRIÈRE DE LA BIBLE
Il possédait seulement des lueurs de la connaissance de Dieu ; elles
suffisent une première fois pour orienter sa vie. Pendant les quarante
années en Madian, il n’a encore qu’une bien faible relation avec Dieu
lui-même. Quand l’Éternel l’appelle du milieu du buisson, il cache son
visage, et craint de regarder vers lui. Pourtant Moïse est devenu un des
plus grands hommes de Dieu, un homme de prière. La semence
déposée dans son coeur par ses parents a germé lentement,
progressivement ; elle a permis à Dieu de se révéler à lui toujours
davantage, jusqu’à ce qu’ «il parle avec lui bouche à bouche» (Nomb.
12:8).
Nous ne pourrons nous arrêter à toutes les prières de Moïse qui nous
sont relatées, mais une chose nous frappe : il écoute Dieu beaucoup
plus qu’il ne prie. On retrouve bien plus souvent l’expression : l’Éternel
dit à Moïse, que : Moïse dit à l’Éternel.
5.4.1 Comment priait Moïse ?
Revenons à Nombres 7:89, déjà considéré brièvement ; nous y trouvons
le secret de toute la vie de prière de cet homme de Dieu. Moïse
«entrait». Il allait à l’écart, comme plus tard le Seigneur luimême, afin
d’avoir un entretien personnel avec Dieu. Il entrait «pour parler avec
Lui», d’abord pour l’écouter, ensuite lui parler. L’entretien avait lieu en
présence du propitiatoire, de l’arche et des chérubins. Le propitiatoire
ne nous parle-t-il pas de l’oeuvre de Christ, — l’arche, (entre autres) de
la Parole de Dieu qu’elle contenait — et les chérubins, de la sainteté de
Dieu ? Ces trois éléments sont essentiels en rapport avec nos prières.
Nous nous approchons sur la base de l’oeuvre de Christ ; pour que nos
prières soient selon la volonté de Dieu, il faut que sa Parole demeure en
nous ; il est essentiel de ne jamais perdre de vue que Dieu est saint.
Il ne s’agit pas, quand nous prions «dans notre cabinet», de simplement
«vider notre coeur». Se mettre à genoux dans sa chambre, c’est tout
d’abord écouter ce que Dieu veut nous dire. Après lui avoir demandé de
garder nos pensées, lui laisser le temps de s’adresser à notre esprit.
Avoir une Bible sous la main pour rechercher le verset qu’il pourrait
nous rappeler. Après avoir écouté, «parler», mais parler dans le
sentiment de la grandeur de Dieu, de sa sainteté, comme de son amour.
En persévérant dans cet entretien avec Dieu, ce dialogue avec lui, nous
apprendrons à mieux discerner sa volonté et son plan pour nous. Ainsi
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33
La prière
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DIVERS HOMMES ET FEMMES DE PRIÈRE DE LA BIBLE
faut garder cela à l’esprit : il n’y a pas de situation neutre. Le combat de
la vallée dépend de la prière sur la montagne.
Moïse s’est fatigué. Nous aussi, dans l’intercession, nous pouvons
parfois baisser les bras. Il est bon qu’il y ait Aaron et Hur. Sans doute le
type a-t-il une double signification : Aaron nous parle du Seigneur Jésus,
toujours vivant pour intercéder, et qui ne se fatigue jamais. Sous un
autre angle, les deux hommes peuvent aussi représenter nos frères,
avec lesquels nous pouvons partager la prière, et nous encourager les
uns les autres à ne pas y manquer.
Nous ignorons les paroles que Moïse a prononcées, mais nous en
connaissons le résultat : la victoire du peuple de Dieu.
[Link] Le veau d’or (Ex. 32:7-14) — Les douze espions (Nomb. 14:11-
20)
Un certain parallélisme se dégage dans l’intercession de Moïse lors de
ces deux épisodes ; nous les considérerons ensemble.
Quand l’Éternel annonce à son serviteur le jugement qu’il va exécuter
sur le peuple, il ne veut pas simplement mettre Moïse à l’épreuve, mais
il parle solennellement du châtiment que sa justice demande.
L’intercession du législateur amène Dieu à se repentir, à retarder
l’exécution de son jugement, à en modifier l’action, et même à
pardonner. Telle est la puissance de l’intercession (Ex. 32:14 ; Nomb.
14:20). L’Éternel écoute Moïse et retient son propre bras ! N’est-ce pas
extraordinaire ? La souveraineté de Dieu est telle qu’il peut décider une
chose et en décider une autre ensuite, selon l’état du coeur de celui qui
est devant lui.
S’il a pardonné, des conséquences graves de la rébellion ont néanmoins
subsisté : après le veau d’or, trois mille tués ; après le refus d’entrer en
Canaan, trente-huit ans d’errance à travers le désert, et la mort de toute
une génération. Fondamentalement Dieu a pardonné, mais son
gouvernement a dû quand même s’exercer, toutefois avec mesure pour
que, finalement, Israël entre en Canaan.
Il est instructif de voir quelle fut la demande de Moïse : les deux prières
sont similaires. Dans l’un et l’autre cas, Dieu propose à son serviteur de
faire de lui le père d’une grande nation, après avoir détruit les tribus
révoltées. Qu’aurions-nous répondu ? Peut-être aurions-nous dit : Ce
sont des rebelles, ils ont bien mérité d’être anéantis ; si tu veux faire de
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La prière
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DIVERS HOMMES ET FEMMES DE PRIÈRE DE LA BIBLE
dit qu’il les eût détruits, — si Moïse, son élu, ne s’était pas tenu à la
brèche devant lui, pour détourner sa fureur, de sorte qu’il ne les
détruisit pas». Sommes-nous prêts à nous «tenir à la brèche» pour les
assemblées, pour nos familles, pour l’oeuvre du Seigneur, pour ses
serviteurs ? Dieu en cherche de tels, et «s’étonne» qu’il n’y en ait pas
davantage.
5.4.3 La découverte progressive par Moïse de qui est Dieu
À travers sa carrière et ses nombreuses prières, Moïse a fait des progrès
dans la connaissance de Dieu. Il en est de même pour nous : Dieu se
révèle aux siens d’une manière progressive, sans doute en première
ligne par sa Parole, mais aussi dans une vie de prière où l’on apprend à
mieux connaître et sa puissance et son amour.
La première rencontre de Dieu avec Moïse est au buisson ardent (Ex.
3:1-14). Il se présente à lui comme le Dieu de son père (v. 6), le Dieu des
promesses. Il est aussi l’Éternel qui agit : J’ai vu, j’ai entendu, je suis
descendu (v. 7). Pas seulement une providence lointaine, mais un Dieu
qui veut opérer dans la vie des siens. Il se révèle à lui comme celui qui
est : «Je suis celui qui suis». C’est le premier élément de la foi «Dieu est»
(Héb. 11:6).
Moïse doit apprendre à connaître Dieu plus profondément. En Exode
19:16-21, le peuple est à Sinaï où l’Éternel se manifeste dans une vision
effrayante. Le législateur va découvrir bien plus qu’au buisson la sainteté
de Dieu ; on ne peut s’approcher de lui n’importe comment. La gloire de
l’Éternel descend sur le sommet ; il appelle Moïse, il lui parle ; mais le
peuple doit se tenir loin. Pendant six jours le conducteur reste sur la
montagne recouverte «comme d’un feu dévorant» ; «le septième jour, il
appelle Moïse du milieu de la nuée» (24:16).
La troisième découverte que Moïse fera de Dieu est celle de sa bonté
(Ex. 33). Le serviteur a demandé : «Fais-moi voir, je te prie, ta gloire». Et
Dieu répond : «Je ferai passer toute ma bonté devant ta face». Sur la
montagne, l’Éternel, après l’avoir mis dans la fente du rocher, passe
devant lui et crie : «L’Éternel, l’Éternel ! Dieu miséricordieux faisant
grâce, lent à la colère et grand en bonté et en vérité, gardant la bonté
envers des milliers de générations, pardonnant l’iniquité...». Dans sa
prière du psaume 63, David demande de voir la force et la gloire de
Dieu. Mais, il apprend comme Moïse : «Ta bonté est meilleure que la
vie». La gloire viendra plus tard ; la bonté est goûtée déjà maintenant.
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La prière
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DIVERS HOMMES ET FEMMES DE PRIÈRE DE LA BIBLE
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La prière
6.2.1 aa
En nous donnant ce que nous demandons. La prière était selon sa
volonté, telle que Jésus l’aurait exprimée, dans les mêmes
circonstances.
6.2.2 bb
La réponse peut être différée jusqu’au moment où Dieu juge bon de
l’accorder.
6.2.3 cc
Il nous exauce selon sa sagesse, pas nécessairement dans la forme
demandée, mais de manière à atteindre le but recherché.
6.2.4 dd
Enfin il peut répondre : Non, — comme il le fit à Paul qui avait supplié
trois fois le Seigneur au sujet de l’écharde qui était un obstacle dans son
ministère ; mais l’apôtre a reçu une assurance qui a encouragé tant de
chrétiens à travers les siècles : «Ma grâce te suffit» (2 Cor. 12:9). N’était-
ce pas un exaucement remarquable, même si l’écharde subsistait ?
Aussi le Seigneur Jésus dit-il à ses disciples : «Demandez, et vous
recevrez, afin que votre joie soit accomplie» (Jean 16:24). Cette joie est
liée à l’obéissance (15:11), surtout à la vision de Lui-même par la foi
(16:22 et 14:19).
La délivrance de Pierre de la prison est survenue au dernier moment
(Actes 12:4). Lorsque l’apôtre libéré, se présente à la porte de la maison
de Marie, la jeune servante Rhode est pleine de joie, mais les autres ne
veulent pas croire jusqu’à ce qu’ils aient vu (cf. Jean 20:29). Alors ils
furent «hors d’eux» (v. 14-16).
L’incrédulité enlève la joie. Sara n’avait pas de communion avec
Abraham dans la prière. Une oeuvre particulière de Dieu a été
nécessaire pour qu’elle «reçoive la force» (Héb. 11:11). Avant qu’Isaac
puisse être donné, il fallait aussi que l’état du coeur des deux époux soit
mis à jour, que leur convention de mensonge (Gen. 20:13) soit
confessée. Dieu peut alors bénir. De la joie qu’elle en a, Sara appelle
l’enfant Isaac (rire) (21:6), comme l’Éternel l’avait annoncé à Abraham
(17:19).
Zacharie et Élisabeth s’étaient résignés à rester sans enfant. Et pourtant
que de fois ils avaient prié pour en avoir un. Quand l’ange dit au vieillard
40
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LES RÉSULTATS DE LA PRIÈRE
: «Tes supplications ont été exaucées... Jean sera pour toi un sujet de
joie et d’allégresse», le sacrificateur est incrédule ; il restera muet
jusqu’à la naissance du fils promis. Alors, rempli de l’Esprit Saint, il
bénira le Seigneur (Luc 1:13-14 ; 67-79).
Silencieusement, en présence du roi, Néhémie avait prié le Dieu des
cieux. Tout de suite est venue une réponse favorable. Combien
l’échanson est reconnaissant de constater que «la bonne main de mon
Dieu était sur moi» (Néh. 2:5 et 8).
Parlant des fils de l’étranger qui s’attachent à l’Éternel pour le servir et
aimer son nom, celui-ci dit : «Je les rendrai joyeux dans ma maison de
prière» (Ésaïe 56:7).
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41
La prière
6.4 La communion
Dans l’assemblée de Laodicée, le Seigneur n’a plus sa place ; il est
dehors. Dans sa grâce il frappe encore à la porte : «Si quelqu’un entend
ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui
et lui avec moi» (Apoc. 3:20). Communion bénie avec Celui qui vous a
mis à coeur d’ouvrir la porte de votre coeur.
En 2 Rois 4, comme nous l’avons vu, la femme avait fermé la porte sur
elle et ses enfants ; dans le secret du foyer, les vases s’étaient remplis
d’huile. Quelle communion entre mère et fils ! Exemple de la foi
partagée dans une famille qui a prié ensemble et s’attend au Seigneur
pour la réponse, dans une circonstance particulière, dans un choix à
faire, dans l’épreuve ou dans le deuil.
Communion entre deux époux, «ensemble héritiers de la grâce de la
vie» (1 Pierre 3:7) ; communion entre amis, comme Pierre et Jean qui
montaient ensemble au temple à l’heure de la prière (Actes 3:1) ;
communion dans l’assemblée, lorsqu’ «ils élevèrent d’un commun
accord leur voix à Dieu» (Actes 4:24).
6.5 La patience
Après avoir disposé sa prière devant Dieu, le psalmiste dit : «J’attendrai»
(Ps. 5:3) — «C’est une chose bonne qu’on attende, et dans le silence, le
salut de l’Éternel», dit Jérémie (Lam. 3:26) ; silence de l’esprit qui s’agite
souvent, silence du coeur porté à murmurer. Quand le Seigneur Jésus
exhorte ses disciples à «toujours prier et ne pas se lasser», et les engage
à la persévérance, il ajoute : «Dieu... use de patience avant d’intervenir»
(Luc 18:1 et 7). Il exerce la foi, le fruit n’est pas encore mûr,
l’enseignement de l’épreuve doit d’abord être accepté.
6.6 Le dévouement
Quand Anne a reçu la réponse à sa prière, elle «prête» l’enfant à
l’Éternel pour tous les jours de sa vie. Ce n’est pas peu de chose pour
une mère de donner son fils, pour le service du Seigneur au loin, ou
pour toute autre occasion qu’Il place devant lui !
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LES RÉSULTATS DE LA PRIÈRE
Pierre avait dit à Jésus (sa première prière) : «Retiretoi de moi, car je
suis un homme pécheur». Le Seigneur n’a pas exaucé cette demande ; il
a simplement répondu : «Ne crains pas». Quel en fut le résultat ? «Ils
quittèrent tout et Le suivirent» (Luc 5. 8-11).
6.8 La délivrance
À cause de l’impatience des tribus dans le désert, l’Éternel avait envoyé
parmi eux des serpents brûlants qui les mordaient ; il en mourut un
grand nombre (Nomb. 21:6). Ils reconnaissent avoir péché et
demandent à Moïse : «Prie l’Éternel, qu’il retire de dessus nous les
serpents». Moïse élève le serpent d’airain sur une perche ; quiconque le
regardait vivait (Jean 3:14).
Dans sa prière, Salomon prévoit plusieurs manquements, soit
individuels, soit collectifs ; mais il demande à Dieu que lorsque le ou les
coupables se tourneront vers Lui et reconnaîtront leurs fautes, «alors toi
écoute et pardonne», refrain tant de fois répété dans cette prière (1 Rois
8:30-50).
Même lorsqu’un Manassé, le pire des rois de Juda, revient «et s’humilie
beaucoup devant le Dieu de ses pères, et le prie, l’Éternel se laisse
fléchir par lui et écoute sa supplication, et le ramène à Jérusalem» (2
Chron. 33:12-13).
En Actes 4:24, la première prière d’assemblée, la hardiesse est donnée
en réponse à leur supplication. En Actes 12, c’est la délivrance de Pierre.
En Philémon 22, Paul, prisonnier, demande qu’on lui prépare un
logement, «car j’espère que, par vos prières, je vous serai donné».
Mais Dieu, dans la sagesse de ses voies, ne délivre pas toujours. Le
psaume 138:3 nous présente un encouragement remarquable : «Au jour
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La prière
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LES RÉSULTATS DE LA PRIÈRE
seulement la vue physique ; mais les yeux du futur grand apôtre des
nations commencent à s’ouvrir sur les merveilles de la révélation divine.
Nous pourrions multiplier les exemples de ces remarquables résultats
de la prière, lorsque la foi est dans le coeur et la confiance s’attend à la
bonté d’un Père. Chacun pourrait aussi relater bien des expériences
personnelles.
Tout spécialement dans les choses spirituelles, si le Seigneur répond à
nos prières, nous donne des encouragements, des enseignements par
sa Parole, n’en faisons pas seulement un profit égoïste, mais sachons
aussi les transmettre à d’autres : «Vous, donnez-leur à manger» disait
Jésus aux disciples (Mat. 14:16). Pour pouvoir nourrir la foule, ils
devaient d’abord apporter au Seigneur les cinq pains et les deux
poissons. Mais quand il les a multipliés, «il les donna aux disciples, et les
disciples aux foules». «Vous avez reçu... donnez» (Mat. 10:8). David a
tant prié dans sa vie ; il a reçu tant d’exaucements et de directions, et,
jusqu’au bout de la course, il a fait l’expérience de la grâce de Dieu qui
pardonne et restaure. L’Éternel exauce enfin sa prière pour que Salomon
le remplace sur le trône. Le vieux roi compose alors le psaume 72, peut-
être son dernier, et le termine par ces mots : «Les prières de David, fils
d’Isaï, sont finies».
7 L’EXEMPLE SUPRÊME
Bien des hommes ont prié, soit dans l’Ancien, soit dans le Nouveau
Testament. Nous avons eu un aperçu de leurs prières, de la foi qui les a
motivées, et de leurs résultats. Mais il est un exemple suprême, celui du
Fils de l’homme, Dieu manifesté en chair, dont tout le chemin a été
marqué par la prière. Les Évangiles avant tout nous le montrent
s’adressant ainsi à Dieu, au Père. Déjà, dans l’épître aux Hébreux
(10:59), «en entrant dans le monde» n’avait-il pas prononcé pour ainsi
dire une première prière : «... Tu m’as formé un corps... voici je viens,
pour faire, ô Dieu, ta volonté» ? Et tout au long des jours de sa chair, il
pouvait dire : «Je me suis adonné à la prière» (Ps. 109:4).
L’Évangile de Luc, celui du Fils de l’homme, présente plus spécialement
le Seigneur Jésus en prière. Nous l’y trouvons ainsi en sept occasions qui
marquent ce chemin d’abaissement et d’amour ; une huitième prière est
prononcée à Gethsémané ; une dernière, sur la croix. Remarquons en
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La prière
passant que dans l’Évangile de Jean, celui du Fils de Dieu, Jésus ne prie
pas, sauf «à cause de la foule» (11:41) et, bien sûr, au chapitre 17 où il
s’entretient avec son Père.
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L’EXEMPLE SUPRÊME
Trois événements, relatés aussi ailleurs, sont, dans Luc seulement,
accompagnés de la prière : le baptême, le choix des disciples, la
transfiguration.
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La prière
choix. Seul Luc nous dit, non seulement que le Seigneur a prié, mais
qu’il passa «toute la nuit» à prier Dieu, — seule occasion où cette
expression soit employée. Il passa toute une nuit à prier ! Nous ne
fatiguons jamais Dieu dans nos prières individuelles ; nous pouvons
répandre longuement notre âme devant lui. En public c’est différent.
Nos prières peuvent lasser et l’auditoire, et Celui qui les écoute, surtout
quand on veut «enseigner par la prière» !
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L’EXEMPLE SUPRÊME
apparaissent comme dans les autres évangiles ; mais seul Luc rapporte
le sujet de leur entretien avec le Seigneur : «Ils parlaient de sa mort qu’il
allait accomplir à Jérusalem». Les deux hommes s’étaient trouvés
autrefois dans la présence de Dieu sur une autre montagne. À Horeb, la
loi avait été donnée ; la voix douce et subtile s’y était fait entendre. Ici
on est au centre des conseils de Dieu. Par la bouche même de celui qui
va les accomplir, les apôtres sont placés en présence de la croix.
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L’EXEMPLE SUPRÊME
8 Sommaire
1 INTRODUCTION : Qu’est-ce que la prière ?
2 POURQUOI PRIER ?
2.1 Remercier et adorer 5
2.2 Demander 5
2.2.1 Dans le besoin pressant : supplier 6
2.3 Intercéder 9
2.4 Confesser nos fautes 10
3 COMMENT PRIER ? 11
3.1 Attitude extérieure 11
3.2 Avec qui prier ? 13
3.3 Attitude morale 14
4 QUAND PRIER ? 17
4.1 La disposition à la prière 17
4.1.1 Prier sans cesse — 1 Thess. 5:16 17
6.2.2 bb 35
6.2.3 cc 35
6.2.4 dd 35
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