Cours de Maths: Premiere A
Cours de Maths: Premiere A
MATHS
PREMIERE A
1ère A
BY TEHUA
2025
MATHÉMATIQUES ___ PROGRESSION 1re A2 __ 2024-2025
Volume horaire annuel : 90 heures (3 heures par semaine)
Trimestre Mois Sem. Leçons Vol. hor. Taux d’exécution
1 3,57 % (3/84)
Septembre 2 1. Équations et inéquations dans ℝ 9h 7,14 % (6/84)
1er 3 10,71 % (9/84)
trimestre Régulation 1h 11,90 % (10/84)
4
14,28 % (12/84)
Octobre 5 17,86 % (15/84)
6 21,43 % (18/84)
7
2. Dénombrement 17 h
25 % (21/84)
8 28,57 % (24/84)
Devoir de 9 32,14 % (27/84)
niveau Régulation 1h 33,33 % (28/84)
Novembre 10
35,71 % (30/84)
11 39,28 % (33/84)
12
3. Généralités sur les fonctions 11 h
42,86 % (36/84)
13 46,43 % (39/84)
2e Déembre Régulation 1h 47,62 % (40/84)
trimestre 14
50 % (42/84)
15 53,57 % (45/84)
16 57,14 % (48/84)
Janvier 17
4. Dérivabilité et étude de fonctions 17 h
60,71 % (51/84)
18 64,28 % (54/84)
19 67,86 % (57/84)
Devoir de Régulation 1h 69,05 % (58/84)
Février 20
niveau 71,43 % (60/84)
21 75 % (63/84)
22
5. Suites numériques 9h
78,57 % (66/84)
79,76 % (67/84)
3e 23 Régulation 1h 80,95 % (68/84)
trimestre Mars 82,14 % (69/84)
24 85,71 % (72/84)
25
6. Statistique 9h
89,28 % (75/84)
91,66 % (77/84)
26
Régulation 1h 92,86 % (78/84)
27 7. Systèmes d’équations linéaires 96,43 % (81/84)
Avril 5h
Devoir de 28 dans ℝ × ℝ 98,81 % (83/84)
niveau Régulation 1h 100 % (84/84)
29
Mai Révisions 6h
30
NB : La régulation consiste à mener des activités de rémédiation relativement aux contenus de la leçon.
À cette occasion, le professeur mènera également des activités permettant d’évaluer et de renforcer les acquis des
apprenants.
C’est le cumul du temps de régulation qui fait 1h. Le professeur peut en faire des séances de travaux dirigés.
Remarque :
Le respect de la progression est obligatoire afin de garantir l’achèvement du programme dans le temps imparti et de
permettre l’organisation des devoirs de niveau.
Les volumes horaires indiqués comprennent les cours, les exercices et les travaux dirigés (75%) et IE, DS et comptes
rendus (25%)
Jean-Marie KOFFI
Nous espérons, par ce manuel, améliorer l’enseignement des Mathématiques en Côte d’Ivoire
et lutter efficacement contre l’échec scolaire.
Pour la rédaction de ce manuel, nous remercions tous les C.E et U.P de la région du
Gbêkê qui par leur contribution ont rendu possible la réalisation de cet ouvrage.
Les auteurs
1
SOMMAIRE
6 Statistique……………………………………………………………………… 71
EQUATIONS ET INEQUATIONS
DANS IR
COURS ------------------------------------------------------------------------------------------------- 5
TRAVAUX PRATIQUES------------------------------------------------------------------ 9
EXERCICES --------------------------------------------------------------------------------------- 11
COMMENTAIRE
Ce chapitre vise à résoudre des problèmes à l’aide d’équations et d’inéquations du second degré.
Dans les classes précédentes, les élèves ont résolu des équations et inéquations du second degré qui
peuvent se mettre sous la forme (a𝑥 + b)(c𝑥 + d) = 0 ou (a𝑥 + b)(c𝑥 + d) ≥ 0 en ayant recours aux
égalités remarquables. Le nouvel outil mis à leur disposition est le discriminant.
La forme canonique, la somme et le produit des racines ne sont pas des savoirs exigibles.
Les coefficients des polynômes du second degré doivent être des entiers relatifs.
Les équations bicarrées et les équations et inéquations avec des paramètres sont hors programme.
Les formules donnant les solutions d’une équation du second degré pourront être admises, de même que
la forme factorisée.
Dans la résolution de problèmes concrets, on évaluera séparément les deux étapes suivantes : la mise en
équation et la résolution des équations et inéquations obtenues.
Définition
On appelle discriminant de P(𝑥) ou de l’équation : 𝑥 ∈ IR, P(𝑥) = 0, le nombre réel ∆ défini par :
∆ = b2 − 4ac.
EXEMPLES
a) Calculer le discriminant du polynôme P(𝑥) = 3𝑥 2 − 5𝑥 + 1.
b) Calculer le discriminant de l’équation (E): 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, −𝑥 2 + 2𝑥 + 5 = 0.
c) Calculer le discriminant du polynôme Q(𝑥) = 2𝑥 2 + 3.
Résolution
a) Le discriminant du polynôme P(𝑥) est ∆ = (−5)2 − 4(3)(1) = 13.
b) Le discriminant de l’équation (E) est ∆ = (2)2 − 4(−1)(5) = 29.
c) Le discriminant du polynôme Q(𝑥) est ∆ = (0)2 − 4(2)(3) = −24.
Propriété 1
Les zéros de P(𝑥) peuvent être déterminés de la façon suivante :
– Si ∆ < 0 alors P(𝑥) n’a pas de zéro ;
b
– Si ∆ = 0 alors P(𝑥) admet un seul zéro : − :
2a
−b − √∆ −b + √∆
– Si ∆ > 0 alors P(𝑥) admet deux zéros : et .
2a 2a
EXEMPLES
Déterminer les zéros éventuels de chacun des polynômes P(𝑥), Q(𝑥) et R(𝑥) définis par :
P(𝑥) = 2𝑥 2 - 4𝑥 - 6, Q(𝑥) = −𝑥 2 + 2𝑥 - 3 et R(𝑥) = 9𝑥 2 − 12𝑥 + 4.
• Le discriminant du polynôme Q(𝑥) est ∆ = −8 . ∆ < 0 donc Q(𝑥) n’admet pas de zéro.
• Le discriminant du polynôme R(𝑥) est ∆ = (−12)2 − 4(9)(4) = 0 .
−𝑏 12 2
∆ = 0 donc R(𝑥) admet un seul zéro : 𝑥0 = = 18 = 3 .
2𝑎
EXEMPLES
Résoudre dans IR les équations suivantes :
a) -𝑥 2 + 6𝑥 -10 = 0 ;
b) 𝑥 2 + 4𝑥 - 21 = 0 ;
c) 9𝑥 2 + 6𝑥 + 1 = 0 .
a) Le discriminant de l’équation est ∆ = -4. ∆ < 0 donc l’équation n’admet pas de solution.
b) Le discriminant de l’équation est ∆ = 100.
∆ > 0 donc l’équation admet deux solutions : 3 et −7.
1
c) Le discriminant de l’équation est ∆ = 0. ∆ = 0 donc l’équation admet une seule solution : − 3.
Exercice
Résoudre dans IR les équations suivantes :
a) -𝑥 2 + 5𝑥 -6 = 0 ; b) 𝑥 2 - 4𝑥 - 21 = 0 ; c) 𝑥 2 + 6𝑥 + 9 = 0 ; d) 𝑥 − 1 − 3𝑥 2 = 0 ;
e) 2𝑥 2 − 11𝑥 + 14 = 0 ; f) 𝑥 2 + 2𝑥 − 1 = 0 ; g) 𝑥 2 − 𝑥 − 1 = 0.
III. FACTORISATION
Propriété 2
– Si ∆ < 0 alors P(𝑥) ne peut pas s’écrire comme produit de 2 polynômes du 1er degré.
b
– Si ∆ = 0 alors P(𝑥) = a(𝑥 − 𝑥0 )2 où 𝑥0 = − 2a .
EXEMPLES
Soit P(𝑥), Q(𝑥) et R(𝑥) les polynômes définis par :
P(𝑥) = −3𝑥 2 + 4𝑥 − 1 ; Q(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 − 6 ; R(𝑥) = −4𝑥 2 + 20𝑥 − 25 .
Ecrire P(𝑥), Q(𝑥) et R(𝑥) comme produit de deux polynômes du 1er degré.
5 5 2
• R(𝑥) admet un seul zéro : . Donc R(𝑥) = −4 (𝑥 − 2) .
2
Exercice
Ecrire si possible P(𝑥), Q(𝑥) , R(𝑥) et S(𝑥) comme produit de deux polynômes du 1er degré.
P(𝑥) = −3𝑥 2 + 4𝑥 − 1 ; Q(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 − 6 ; R(𝑥) = −4𝑥 2 + 10𝑥 − 25 ; S(𝑥) = 𝑥 2 +4𝑥+4.
Propriété 3
● Si ∆ < 0 :
𝑥 −∞ +∞
Signe de P(𝑥) Signe de a
● Si ∆ = 0 :
𝑥 −∞ b +∞
−
2a
Signe de P(𝑥) Signe de a 0 Signe de a
Signe de
Signe de a 0 Signe de –a 0 Signe de a
P(𝑥)
EXEMPLES
Étudier, suivant les valeurs de 𝑥, le signe du polynôme 𝑓(𝑥) dans chaque cas :
a) 𝑓(𝑥) = 8𝑥² + 8𝑥 + 2 ;
b) 𝑓(𝑥) = -2𝑥² + 3𝑥 + 2 ;
c) 𝑓(𝑥) = -𝑥² -3𝑥 - 10 .
Solution
Exercice 1
Étudier, suivant les valeurs de 𝑥, le signe de 𝑓(𝑥) dans chaque cas :
a) 𝑓(𝑥) = −3𝑥 2 + 4𝑥 − 1 ; b) 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 − 6 ; c) 𝑓(𝑥) = −4𝑥 2 + 10𝑥 − 25 ;
d) 𝑓(𝑥) = 𝑥²+4𝑥+4 ; e) 𝑓(𝑥) = 3𝑥² -4𝑥 + 5 ; f) 𝑓(𝑥) = 2𝑥² -5𝑥 + 2 ;
g) 𝑓(𝑥) = 4𝑥 − 4𝑥² −1 ; h) 𝑓(𝑥) = (2 − 𝑥)(𝑥 − 6) ; i) 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 4𝑥² ;
j) 𝑓(𝑥) = −5(2 − 𝑥)2 ; k) 𝑓(𝑥) = -𝑥² +4𝑥 − 5 ; l) 𝑓(𝑥) = 5𝑥 2 + 2𝑥 − 3 ;
m) 𝑓(𝑥) = −2 + 3𝑥 −𝑥 2 ; n) 𝑓(𝑥) = 100 + 60𝑥 2 .
Exercice 2
Résoudre dans IR chacune des inéquations :
a) 𝑥 2 − 5𝑥 + 6 < 0 ; b) 4𝑥 2 − 12𝑥 + 9 ≥ 0 ; c) 𝑥 2 + 𝑥 + 1 ≤ 0 ;
d) 𝑥 2 − 5𝑥 + 6 < 0 ; e) 10𝑥 − 25𝑥 2 − 1 > 0 ; f) -2𝑥 2 − 𝑥 + 6 ≤ 0 ;
g) 3𝑥 2 − 5𝑥 > 0 ; h) 5 − 𝑥 2 ≥ 0 ; i) 𝑥 2 − 𝑥 − 1 ≤ 0;
j) 3𝑥 2 − 4𝑥 + 5 < 0 ; k) 2𝑥 2 − 5𝑥 + 2 ≤ 0 ; l) −4𝑥 2 + 4𝑥 − 1 < 0 .
EXERCICE RÉSOLU 1
3𝑥−4
Résoudre dans IR, l’équation : 2𝑥+1 = 0.
Solution
▪Ensemble de validité D
1
Condition : 2𝑥 + 1 ≠ 0 c’est-à-dire 𝑥 ≠ − 2 .
1
Donc D = IR− {− 2}.
▪ Soit 𝑥 ∈ D.
3𝑥−4
= 0 ⇔ 3𝑥 − 4 = 0
2𝑥+1
4
⇔𝑥=3.
4
Donc l’ensemble des solutions de l’équation est {3}.
EXERCICE RÉSOLU 2
2−𝑥
Résoudre dans IR, l’inéquation : 𝑥+3 ≤ 0.
Solution
2−𝑥
Soit (I) l’inéquation 𝑥 ∈IR, : 𝑥+3 ≤ 0.
▪Ensemble de validité D
Condition : 𝑥 + 3 ≠ 0 c’est-à-dire 𝑥 ≠ −3 . Donc D = IR−{−3}.
2−𝑥
▪ Soit 𝑥 ∈ D. Etudions le signe de 𝑥+3 .
2 − 𝑥 = 0 ⇔ 𝑥 = 2.
𝑥 −∞ -3 2 +∞
2−𝑥 + + 0 −
𝑥+3 − 0 + +
2−𝑥 − + 0 −
𝑥+3
Donc l’ensemble des solutions de l’inéquation (I) est : S = ]−∞; −3[ ∪ [2; +∞[.
EXERCICE RÉSOLU 3
Un grossiste propose à Moussa un certain nombre de boîtes de lait identiques dont le coût total est
de 59400 F.
Il met ces boîtes de lait dans un gros sac.
Solution
Soit x le prix d’une boîte de lait et y le nombre de boîtes de lait qu’il a achetés.
𝑥𝑦 = 59400
On a : {
(𝑥 − 90)(𝑦 + 5) = 59400
59400
𝑥𝑦 = 59400 donc 𝑦 = .
𝑥
𝑥1 = −990 𝑒𝑡 𝑥2 = 1080 .
Seule la solution positive répond à la question.
59400 59400
Donc 𝑥 = 1080 et 𝑦 = = = 55.
𝑥 1080
Le prix d’une boîte de lait est égal à 1080 F et le nombre de boîtes de lait qu’il a achetés est 55.
s) 3𝑥 2 − 18𝑥 + 27 = 0 ; m) 1 − 𝑥 2 ≤ 0 ;
a) 𝑥 2 − 2 < 0 ; b) P(𝑥) ≤ 0.
b) 3𝑥 2 + 1 < 0 ;
11 Soit P(𝑥) le polynôme défini par :
c) −𝑥 2 − 5 < 0 ;
P(𝑥) = 2𝑥 3 + 3𝑥 2 − 14𝑥.
d) 4𝑥 2 + 16 ≥ 0 ;
1 Justifier que pour tout nombre réel 𝑥:
2
e) 4𝑥 + 2𝑥 − 2 < 0 ;
P(𝑥) = 𝑥(𝑥 − 2)(2𝑥 + 7).
f) 2𝑥 2 + 5𝑥 + 3 ≤ 0 ;
2. Résoudre dans IR, l’inéquation
2
g) −𝑥 + 8𝑥 − 7 > 0;
P(𝑥) > 0.
2
h) −3𝑥 − 𝑥 − 12 < 0;
i) 𝑥 2 + 𝑥 − 1 > 0;
j) −𝑥 2 − 𝑥 + 1 ≥ 0 ;
k) 𝑥 2 − 2𝑥 + 3 > 0;
Association des Professeurs de Mathématiques de la Région de Gbêkê Equations et
12
Inéquations dans IR
12 Soit 𝑓(𝑥) le polynôme défini par : Quel est l'âge de Clément ?
𝑓(𝑥) = −2𝑥 3 + 5𝑥 2 − 5𝑥 + 3.
17 Avec 5 km/h de plus le train mettrait
1 Justifier que pour tout nombre réel 𝑥: 2 heures de moins sur un trajet de
𝑓(𝑥) = (2𝑥 − 3)(−𝑥 2 + 𝑥 − 1). 300 km.
2. Résoudre dans IR, l’équation Quelle est sa vitesse?
Rappel fondamental L = v . T .
𝑓(𝑥) = 0.
3. Résoudre dans IR, l’inéquation 18 Les longueurs des côtés d’un triangle
𝑓(𝑥) ≥ 0. rectangle sont des nombres consécutifs.
Quels sont ces nombres ?
13 1. Résoudre dans IR, l’équation :
−3𝑥 2 + 𝑥 + 4 = 0. 19 Un champ de forme rectangulaire a
2. Soit 𝑓(𝑥) le polynôme défini par : pour aire 308 m² et la longueur mesure 8
mètres de plus que la largeur.
𝑓(𝑥) = −3𝑥 3 − 5𝑥 2 + 6𝑥 + 8.
Quelles sont les dimensions de ce champ ?
a) Justifier que pour tout nombre réel 𝑥:
20 La somme de l’âge de Sita et de sa
𝑓(𝑥) = (𝑥 + 2)(−3𝑥 2 + 𝑥 + 4).
petite sœur est égale à 29 et le produit de
b) Résoudre dans IR, l’équation, 𝑓(𝑥) = 0. leur âge est égale à 285.
c) Résoudre dans IR, l’inéquation, Quel est l’âge de la petite sœur de Sita ?
𝑓(𝑥) > 0. 21 Une ficelle longue de 89 cm est fixée à
ses extrémités par deux clous A et B
14 Un parent d’élèves achète des cahiers distants de 65 cm.
pour 8 000 F.
Avec 4 cahiers de plus, pour le même prix
total, chaque cahier aurait coûté 100 F de
moins.
Combien de cahiers ce parent d’élèves
a- t-il achetés ?
DENOMBREMENT
COURS ------------------------------------------------------------------------------------------ 17
TRAVAUX PRATIQUES----------------------------------------------------------- 25
EXERCICES ---------------------------------------------------------------------------------- 28
COMMENTAIRES
► Ce chapitre vise à :
- consolider les techniques de dénombrement vues dans les classes antérieures ;
- organiser des données pour dénombrer à l’aide de modèles mathématiques adaptés.
► L’utilisation des tableaux, arbres de choix, … dans le dénombrement en 2nd A sera poursuivie en
1ère A et formalisée à l’aide des modèles que sont les p-listes, les arrangements, les combinaisons et les
permutations.
► Le milieu socioculturel de l’élève sera largement valorisé.
► La mise en place des différents modèles se fera progressivement à partir d’exercices simples et
appropriés.
► Dans la résolution des exercices, on mettra l’accent sur la modélisation (tableaux, diagrammes,
arbres de choix et autres outils mathématiques).
► On évitera l’usage abusif et mécanique des formules combinatoires.
► On s’efforcera de donner du sens aux activités et aux exercices en les puisant dans l’environnement
des élèves.
Les notions élémentaires de dénombrement peuvent être mise en situation de manière standard en
imaginant un tirage de boules dans une urne. On identifiera alors :
- tirages successifs avec remise et p-listes ;
- tirages successifs sans remise et arrangements ;
Oui
Oui
Permutations
n!
ACTIVITÉ 1
Un enfant possède 4 cartons portant respectivement les lettes P, A, I, X.
1. Utiliser un arbre de choix pour citer tous les mots commençant par A qu’il peut former.
2. Déduire le nombre de mots qu’il peut former à l’aide de ces 4 cartons.
ACTIVITÉ 2
Un restaurant propose chaque midi 2 plats : Riz ou Foutou et 4 sauces :
graine, aubergine ,arachide et pili-pili .
De combien de façons un client peut-il passer une commande d’un repas ?
ACTIVITÉ 3
Moussa désire composer un code PIN de 4 chiffres distincts pour sécuriser son téléphone
cellulaire. Combien peut-il former de codes PIN distincts ?
ACTIVITÉ 4
Combien existe-t-il de numéros de téléphone composés de 8 chiffres commençant par 05
ou 07 ?
ACTIVITÉ 5
Un joueur possède deux dés : un rouge et un vert. Les faces de chaque dé sont numérotées de
1 à 6.
Il lance ces deux dés et note la somme des deux numéros obtenus.
Combien de résultats donnent une somme égale à 9 ?
ACTIVITÉ 6
Une urne contient 5 boules rouges (numérotées de 1 à 5), 2 boules jaunes (numérotées de 1 à
2) et 3 boules vertes (numérotées de 1 à 3).
On tire successivement avec remise 3 boules de l’urne.
1. Combien y-a-t-il de tirages possibles ?
2. Combien y-a-t-il de tirages comprenant une rouge, une jaune et une verte dans cet ordre ?
3. Combien y-a-t-il de tirages comprenant une rouge, une jaune et une verte ?
4. Combien y-a-t-il de tirages comprenant au moins une rouge ?
5. Combien y-a-t-il de tirages comprenant au plus une rouge ?
I. PRODUIT CARTÉSIEN
Définition
Soit A et B deux ensembles finis.
On appelle produit cartésien de A par B, noté A×B, l’ensemble des couples (a, b), où a est
élément de A et b est élément de B.
EXEMPLE
Soit A = {0; 1} et B = {𝑎; 𝑒, 𝑖, 𝑢} .
Citer tous les éléments de A×B en utilisant un tableau .
Solution
a (0, 𝑎)
Les éléments de A×B sont :
e (0, 𝑒)
0 (0, 𝑎), (0, 𝑒), (0, 𝑖),(0, 𝑢),(1, 𝑎), (1, 𝑒), (1, 𝑖),(1, 𝑢).
i (0, 𝑖)
u (0, 𝑢) Card(A×B) = 8.
a (1, 𝑎)
e (1, 𝑒)
1
i (1, 𝑖)
u (1, 𝑢)
Propriété
Soit A et B deux ensembles finis.
Card(A×B) = Card(A) × Card(B) .
Remarques
• Ce résultat se généralise au produit cartésien de p ensembles finis E1,…, Ep, p ≥ 1.
Card(E1×···× Ep) = Card(E1) × Card(E2) ×…× Card(Ep).
• Soit A un ensemble fini et p un entier supérieur ou égal à 2.
Le produit cartésien A×A×…×A ( p fois) est noté Ap : Card(Ap ) = (Card(A))p .
Solution
Notons :
E l’ensemble des trois entrées disponibles, E = {E1; E2; E3}. Card (E) = 3.
P l’ensemble des deux plats disponibles, P = {P1; P2} . Card (P) = 2 .
D l’ensemble des quatre desserts disponibles, D = {D1; D2; D3; D4} . Card (D) = 4 .
Un menu est constitué d’un triplet ordonné de trois éléments choisis respectivement dans E, P
et D.
Chaque menu est donc un élément du produit cartésien E × P× D .
Le nombre de menus que l’on peut composer est donc égal à
Card (E)×Card (P)×Card (D) = 3×2×4 = 24 . On peut donc composer 24 menus différents.
Exercice
1. Combien de mots de 6 lettres peut-on former à l’aide des lettres de l’alphabet ?
2. Parmi ces mots, combien se terminent par une voyelle ?
II. P-LISTES
Définition
Soit E un ensemble fini et p un entier naturel non nul.
On appelle p-liste de E tout élément (x1, . . . , xp) de 𝐸 𝑝 .
Remarques
• Dans une p-liste, on peut répéter les éléments et l’ordre compte.
• Situation type : « tirages successifs avec remise ».
EXEMPLE
Soit E l’ensemble des chiffres.
(4, 3, 0, 5, 7), (0, 6, 0, 2, 4), (3,3,3,3,3) sont des 5-listes de E.
Propriété
Soit n un entier naturel et p un entier naturel non nul.
Le nombre de p-listes d’un ensemble à n éléments est np.
Solution
1. Un tirage est une 3-liste de trois éléments choisis parmi 9 éléments.
Le nombre de tirages possibles est donc égal à 93 = 729.
2.a) Un tirage est une 3-liste de trois éléments choisis parmi les 5 jetons verts.
Le nombre de tirages possibles est donc égal à 53 = 125.
b) Un tirage est une 3-liste de trois éléments choisis parmi les 4 jetons rouges.
Le nombre de tirages possibles est donc égal à 43 = 64.
c) Utilisons un tableau pour dénombrer le nombre de tirages possibles :
Il y a 5 ×4 ×4 = 80 tirages possibles.
Il y a 4 × 5 ×4 = 80 tirages possibles.
Il y a 4 ×4 ×5 = 80 tirages possibles.
Solution
Exercice
Un numéro de téléphone en Côte d’Ivoire est formé de 8 chiffres .
Combien de numéros peut-on fournir ?
III. ARRANGEMENTS
Définition
Soit E un ensemble fini et n et p deux entier naturels tels que : 1≤ p ≤ n.
On appelle arrangement de p éléments de E toute p-liste d’éléments de E deux à deux
distincts.
Remarques
• Dans un arrangement, les éléments sont différents et l’ordre compte.
• Situation type : « tirages successifs sans remise ».
EXEMPLE
Soit E l’ensemble des entiers naturels pairs.
(4, 2, 0), (2, 4, 0), (6,2,4) sont des arrangements de 3 éléments de E.
Propriété
Soit n et p deux entier naturels tels que : 1≤ p ≤ n.
Le nombre d’arrangements de p éléments d’un ensemble à n éléments est
𝐴𝑝𝑛 = n × (n − 1) × ··· × (n − p + 1) ( p facteurs).
EXEMPLE 1
A37 = 7 × 6 × 5 = 210 ; A17 = 7 ; A77 = 7 × 6 × 5 × 4 × 3 × 2 × 1 = 5040 .
Solution
Chaque mot formé est un arrangement de 5 lettres choisies parmi 26 lettres.
Donc le nombre de mots possibles est 𝐴526 = 26 × 25 × 24 × 23 × 22 = 7893600.
EXEMPLE 3
18 jeunes filles de Bouaké se présentent à la présélection du concours Miss. On doit désigner
la Miss et ses 2 dauphines.
Combien y a-t-il de podiums possibles ?
Solution
Chaque podium est un arrangement de 3 éléments choisis parmi 18 éléments.
3
Le nombre de podiums possibles est donc 𝐴18 = 4896.
Exercice
1. Combien de nombres de 3 chiffes distincts peut-on former à l’aide des six chiffres
2 ;3 ;5 ;6 ;7 ;9 ?
2. Combien de ces nombres sont pairs ?
IV. PERMUTATIONS
Définition
Soit E un ensemble fini de cardinal n (n ≥1).
On appelle permutation de E tout arrangement des n éléments de E.
EXEMPLE
Soit E = {𝑎, 𝑏, 𝑐}.
Les permutations de E sont : (a,b,c), (a,c,b), (b,a,c), (b,c,a), (c,a,b), (c,b,a).
Propriété
Soit E un ensemble fini de cardinal n (n ≥1).
Le nombre de permutations de E est le nombre noté n! (factorielle n) :
n! = n × (n − 1) × ··· 2×1 ( n facteurs).
EXEMPLE 1
5 ! = 5× 4 × 3 × 2 × 1 = 120.
EXEMPLE 2
On appelle anagramme du mot BOUAKE tout mot de 6 lettres formé à l’aide des 6 lettres qui
composent le mot BOUAKE.
Exemples : BOUAEK, OBKUEA, KBUOAE.
Combien le mot BOUAKE admet-il d’anagrammes ?
Solution
Chaque anagramme est une permutation des 6 lettres du mot BOUAKE.
Le nombre d’anagrammes possibles est donc 6! = 720.
Exercice
Une réunion sous régionale regroupe 7 pays de la CEDEAO.
1. De combien de façons peut-on disposer les drapeaux de ces pays à l’entrée de la salle de
cérémonie ?
2. De combien de manières peut-on faire assoir les hautes autorités de ces pays à la longue
table de séance si le pays hôte doit être au centre ?
V. COMBINAISONS
Définition
Soit E un ensemble fini et p un entier naturel.
On appelle combinaison de p éléments de E toute partie de E à p éléments.
EXEMPLE
Soit E = {𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑}.
Les combinaisons de 3 éléments de E sont : {𝑎, 𝑏, 𝑐}, {𝑎, 𝑏, 𝑑}, {𝑏, 𝑐, 𝑑}, {𝑎, 𝑑, 𝑐}.
Remarques
• Dans une combinaison, on ne peut pas répéter les éléments et il n’y a pas d’ordre.
• Situation typique : « tirage simultané de p objets parmi n ».
EXEMPLE 1
Un jeu de 32 cartes compte 4 as. On en extrait une main de 8 cartes.
Déterminer :
a) le nombre total de mains possibles.
b) le nombre de mains ne contenant aucun as.
c) le nombre de mains contenant exactement 2 as.
Solution
a) Lorsqu’on extrait une main, Il n’y a pas d’ordre et pas de répétition : un tirage est donc
8 𝐴8
une combinaison de 8 cartes parmi 32. Il y a : 𝐶32 = 8!32= 10518300 mains différentes.
8
b) Il y a façons 𝐶28 de choisir 4 cartes parmi les 28 autres.
IL y a donc 3108105 mains possibles.
6
c) Il y a façons 𝐶42 de choisir 2 as parmi 4 puis, pour chacune de ces façons, il y a 𝐶28 façons
de choisir 8 cartes parmi les 28 autres cartes.
6
Le nombre de mains recherchées est donc : 𝐶42 × 𝐶28 = 2260440.
EXEMPLE 2
Une urne contient 5 boules numérotées 1, 2, 3, 4 et 5 .
On tire simultanément 2 boules de l’urne.
1. Dénombrer tous les cas possibles.
2. Déterminer le nombre de tirages dont la somme est un multiples de 3.
Résolution
1. Soit A l’ensemble des tirages possibles. On tire simultanément 2 boules parmi 5.
D’où Card(A) = 𝐶52 = 10. Il y a donc 10 tirages possibles.
2. Citons tous les cas qui conviennent : {1; 2} , {1; 5} , {4; 2} , {4; 5}. Ainsi, Il y a donc 4
tirages permettant d’obtenir 2 numéros dont la somme est un multiple de 3.
EXEMPLE 3
Dans une classe de Première, il y a 45 élèves dont 30 filles.
L’éducateur de niveau choisit 3 élèves qui devront participer à une formation sur le Sida.
1. Combien y a-t-il de choix possibles ?
2. Les élèves Minata et Moise font partie de cette classe.
a) Si un seul de ces deux élèves a été désigné pour participer à la formation, combien y a-t-il
de choix possibles ?
b) Si l’un au moins de ces deux élèves a été désigné pour participer à la formation, combien y
a-t-il de choix possibles ?
EXERCICE RÉSOLU 1
Un sac contient trois jetons : un vert, un noir, un rouge.
On tire successivement trois jetons du sac de la façon suivante : après avoir tiré un jeton du
sac et noté sa couleur, on remet le jeton tiré dans le sac.
1. Combien y a-t-il résultats possibles à l’issue de ce tirage ?
2. Combien y en a-t-il contenant exactement 2 jetons de la même couleur ?
V (V,V,V)
V N (V,V,N) *
R (V,V,R) *
V (V,N,V) *
V N N (V,N,N) *
R (V,N,R)
R V (V,R,V) *
N (V,R,N)
R (V,R,R) *
V (N,V,V) *
V N (N,V,N) *
R (N,V,R)
V (N,N,V) *
N N N (N,N,N)
R (N,N,R) *
R V (N,R,V)
N (N,R,N) *
R (N,R,R) *
V (R,V,V)*
V N (R,V,N)
R (R,V,R) *
V (R,N,V)
R N N (R,N,N) *
R (R,N,R) *
R V (R,R,V) *
N (R,R,N) *
R (R,R,R)
Il y a 27 résultats possibles.
2. Notons dans le tableau ci-dessous une astérisque à côté des résultats où il y a exactement
deux jetons de la même couleur. Il y a donc 18 résultats possibles.
Il y a 80 possibilités.
EXERCICE RÉSOLU 3
Dans une classe de 60 élèves dont 36 garçons et 24 filles, on choisit un comité de 3 personnes.
1. Dénombrer tous les cas possibles.
2. Déterminer le nombre de comités comprenant exactement 2 garçons.
3. Déterminer le nombre de comités comprenant au plus 1 fille.
4. Déterminer le nombre de comités comprenant au moins 1 fille.
Résolution
1. Soit A l’ensemble de tous les comités possibles. Un comité est une combinaison de 3
personnes d’un ensemble à 60 éléments.
3
D’où Card(A) = 𝐶60 = 34220.
Il y a donc 34220 comités possibles.
2. Soit B l’ensemble des comités comprenant exactement 2 garçons . On doit
choisir 2 garçons parmi 36 et compléter par 1 fille choisie parmi 24.
EXERCICE RÉSOLU 4
Une classe de TC compte 5 filles. Dans cette classe, il y a 10 tables-bancs numérotés de 1
à 10.
Sachant que deux filles ne doivent pas s’assoir sur le même table-blanc, combien y a-t-il de
dispositions possibles ?
Résolution
Pour la 1ère fille, il y a 10 choix possibles.
Lorsque la 1ère fille s’est assise, il reste 9 choix possibles pour la 2e fille.
IL reste 8 choix possibles pour la 3e fille.
IL reste 7 choix possibles pour la 4e fille.
IL reste 6 choix possibles pour la 5e fille.
COURS ----------------------------------------------------------------------------------------- 36
EXERCICES ---------------------------------------------------------------------------------- 40
COMMENTAIRES
► Ce chapitre vise à étudier les propriétés de symétrie de la représentation graphique d’une fonction.
Il s’agit de poursuivre l’étude de la représentation graphique d’une fonction amorcée en 2nde A, en
mettant en exergue, les éléments de symétrie.
Les fonctions au programme en 1ère A sont les fonctions homographiques ou polynômes de degré
inférieur ou égal à 3.
Dans ce thème, seules la lecture graphique et l’utilisation de formules explicites sont exigées.
Dans l’étude de la parité, on se limitera aux fonctions définies sur IR ou IR*.
► Les définitions et les propriétés seront introduites à partir d’exemples simples.
► Propriétés pour démontrer :
- qu’un point est centre de symétrie :
On considère le point A(a, b) et 𝑓 une fonction définie sur IR ou sur IR-{𝑎}.
A est centre de symétrie de (𝐶𝑓 ) si la fonction g définie par g(𝑥) = 𝑓(𝑥 + 𝑎) − 𝑏 est impaire.
- qu’une droite est axe de symétrie :
Le plan est rapporté à un repère orthogonal.
On considère la droite (D) d’équation 𝑥 = 𝑎 et 𝑓 une fonction définie sur IR ou sur IR-{𝑎}.
(D) est axe de symétrie de (𝐶𝑓 ) si la fonction g définie par g(𝑥) = 𝑓(𝑥 + 𝑎) est paire.
► En utilisant la propriété pour démontrer qu’un point est centre de symétrie ou qu’une droite est axe
de symétrie, on ne demandera pas aux élèves de déterminer l’ensemble de définition de la fonction g
après qu’il est établit l’ensemble de définition de 𝑓.
► L’étude de la parité se faisant sur IR ou IR*, on n’exigera pas des élèves la condition
« si 𝑥 ∈ 𝐷𝑓 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 − 𝑥 ∈ 𝐷𝑓 ».
On adoptera les définitions suivantes :
- Définition d’une fonction paire
Soit 𝑓 une fonction définie IR ou IR*. On dit que 𝑓 est paire si pour tout élément de 𝐷𝑓 , on a :
𝑓(−𝑥) = 𝑓(𝑥).
Association des Professeurs de Mathématiques de la Région de Gbêkê Généralités sur
34
les fonctions
- Définition d’une fonction impaire
Soit 𝑓 une fonction définie IR ou IR*. On dit que 𝑓 est impaire si pour tout élément de 𝐷𝑓 ,
on a : 𝑓(−𝑥) = −𝑓(𝑥).
I. FONCTION PAIRE
Définition
Soit 𝑓 une fonction définie sur IR ou sur IR*.
On dit que 𝑓 est paire si pour tout élément de 𝐷𝑓 , on a : 𝑓(−𝑥) = 𝑓(𝑥).
EXEMPLE
Soit 𝑓 la fonction de IR vers IR et définie par : 𝑓(𝑥) = −3𝑥 2 .
Démontrer que 𝑓 est paire.
Solution
𝑓 est une fonction polynôme donc 𝐷𝑓 =IR.
Pour tout 𝑥 de 𝐷𝑓 , on a : 𝑓(−𝑥) = −3(−𝑥)2 = −3𝑥 2 = 𝑓(𝑥).
Donc 𝑓 est paire.
Propriété
Dans un repère orthogonal, une fonction 𝑓 est paire si et seulement si l’axe des ordonnées est
un axe de symétrie de sa courbe représentative.
EXEMPLE
Soit la représentation graphique (C) ci-dessous d’une fonction 𝑓. Justifier que 𝑓 est paire
Solution
L’axe des ordonnées est un axe de symétrie de (C) donc 𝑓 est paire.
Exercice 2
Ci-dessous sont représentées graphiquement deux fonctions, l’une est paire ; laquelle ?
L’autre n’est pas paire ; pourquoi ?
Définition
Soit 𝑓 une fonction définie sur IR ou sur IR*.
On dit que 𝑓 est impaire si pour tout élément de 𝐷𝑓 , on a : 𝑓(−𝑥) = −𝑓(𝑥).
EXEMPLE
Soit 𝑓: 𝑥 ↦ −2𝑥 3 + 7𝑥
Démontrer que f est impaire.
Solution
𝑓 est une fonction polynôme donc 𝐷𝑓 = IR.
Pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, on a : f(−𝑥) = −2(−𝑥)3 + 7(−𝑥) = 2𝑥 3 − 7𝑥
et −𝑓(𝑥) = −(−2𝑥 3 + 7𝑥) = 2𝑥 3 − 7𝑥 .
Donc pour tout 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, on a : f(−𝑥) = −f(𝑥). D’où f est impaire.
Propriété
Une fonction 𝑓 est impaire si et seulement si l’origine du repère est un centre de symétrie de
sa courbe représentative.
1. Axe de symétrie
Le plan est muni d’un repère orthogonal (O,I,J).
Propriété
On considère la droite (D) d’équation 𝑥 = 𝑎 et 𝑓 une fonction définie sur IR ou sur IR-{𝑎}.
(D) est axe de symétrie de (𝐶𝑓 ) si la fonction g définie par g(𝑥) = 𝑓(𝑥 + 𝑎) est paire.
EXEMPLE
Soit 𝑓 la fonction définie sur IR par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 + 3𝑥 et (C) sa courbe représentative dans le
plan muni d’un repère orthogonal (O,I,J).
3
Démontrer que la droite (𝒟) d’équation : 𝑥 = − 2 est un axe de symétrie de (C).
Solution
𝑓 est une fonction polynôme donc 𝐷𝑓 = IR.
3
Soit 𝑔(𝑥) = 𝑓 (𝑥 + 2). Démontrons que 𝑔 est paire.
3 3 2 3 9
On a : 𝑔(𝑥) = 𝑓 (𝑥 − 2) = (𝑥 − 2) + 3 (𝑥 − 2) = 𝑥 2 − 4 .
9 9
On a : 𝑔(−𝑥) = (−𝑥)2 − 4 = 𝑥 2 − 4 = 𝑔(𝑥). D’où 𝑔 est paire .
La droite (𝒟) est donc un axe de symétrie de (C).
Propriété 4
On considère le point A(a, b) et 𝑓 une fonction définie sur IR ou sur IR-{𝑎}.
A est centre de symétrie de (𝐶𝑓 ) si la fonction g définie par g(𝑥) = 𝑓(𝑥 + 𝑎) − 𝑏 est impaire.
EXEMPLE 1
2𝑥 + 1
Soit 𝑓 la fonction de IR vers IR et définie par : 𝑓(𝑥) = 4−𝑥 et (C) sa courbe représentative
dans le plan muni d’un repère orthogonal (O,I,J).
Démontrer que le point A(4; −2) est un centre de symétrie de (C).
Solution
𝑥 ∈ 𝐷𝑓 ⇔ 4 − 𝑥 ≠ 0.
Donc : 𝐷𝑓 = IR−{4} .
Démontrons que le point A est un centre de symétrie de (C).
On a : a = 4 et b = -2.
2(𝑥+4) + 1 2𝑥+9 9
Soit g la fonction définie par g(𝑥) = 𝑓(𝑥 + 4) + 2 = 4−(𝑥+4) + 2 = −𝑥 + 2 = − 𝑥 .
Démontrons que g est impaire.
9
On a : g(-𝑥) = 𝑥 = −g(𝑥). Donc g est impaire.
Donc le point A est un centre de symétrie de (C).
EXEMPLE 2
Soit g la fonction de IR vers IR et définie par : g(𝑥) = 2𝑥 3 + 1 et (C) sa courbe
représentative dans le plan muni d’un repère orthogonal (O, I, J).
Démontrer que le point J est un centre de symétrie de (C).
Solution
On a : 𝐷g = IR .
Démontrons que le point J(0 ;1) est un centre de symétrie de (C).
On a : a = 0 et b = 1.
Soit h la fonction définie sur IR par : ℎ(𝑥) = g(𝑥 + 0) − 1 = 2𝑥 3 .
Démontrons que h est impaire.
On a : h(-𝑥) = 2(−𝑥)3 = −2𝑥 3 = −h(𝑥). Donc h est impaire.
Donc le point J est un centre de symétrie de (C).
a)
d)
b)
e)
DERIVABILITE – ETUDE DE
FONCTIONS
COURS ------------------------------------------------------------------------------------------- 45
TRAVAUX PRATIQUES------------------------------------------------------------- 52
EXERCICES ----------------------------------------------------------------------------------- 56
COMMENTAIRES
► Ce chapitre vise à compléter l’étude des fonctions entamées en classe de seconde A par la mise en
place des notions de nombre dérivé et de fonction dérivée.
► Les fonctions aux programme en 1ère A sont les fonctions polynômes de degré inférieur ou égal à 3
et les fonctions homographiques.
u
► Les formules des dérivées des fonctions du type u + v, au, uv et v
seront admises.
► La notion de limite n’est pas au programme.
► Pour la mise en place de la notion intuitive du nombre dérivé d’une fonction en a, le professeur
pourra utiliser l’une des trois approches suivantes :
- approche graphique à l’aide de la tangente ;
- approche cinématique à l’aide de la vitesse ;
- approche numérique, en calculant le taux d’accroissement pour des valeurs suffisamment
proches de a.
► Pour établir le nombre dérivé de chacune des fonctions 𝑥 ↦ 𝑘, 𝑥 ↦ 𝑥, 𝑥 ↦ a𝑥 + b, 𝑥 ↦ 𝑥2,
𝑥2
(C) est la courbe représentative de la fonction f définie sur IR par : 𝑓(𝑥) = + 1.
4
A est le point de (C) d’abscisse 2 et M est un point de (C) distinct de A et d’abscisse 𝑥.
Lorsque M se rapproche le plus près possible de A, la droite (AM) atteint une position
limite (T).
La droite (T) est appelée la tangente en A à (C).
𝑓(𝑥)−𝑓(2)
Pour tout 𝑥 ≠ 2, on pose m(𝑥) = .
𝑥−2
m(𝑥) est le coefficient directeur de la droite (AM).
1. Simplifier m(𝑥).
2. En déduire vers quel réel tend m(𝑥), lorsque 𝑥 tend vers 2.
Définition
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle I et a un nombre réel de I.
𝑓(𝑥)−𝑓(a)
On dit que 𝑓 est dérivable en a lorsque tend vers un nombre réel quand 𝑥 tend
𝑥−a
EXEMPLE
Soit la fonction 𝑓 définie sur IR par : 𝑓(𝑥) = 3𝑥 2 − 1 .
Démontrer que 𝑓 est dérivable en 4 et calculer 𝑓 ′ (4).
Solution
On a 𝑓(4) = 47 .
𝑓(𝑥)−𝑓(4)
Pour tout 𝑥 ≠ 4, posons m(𝑥) = .
𝑥−4
3𝑥 2 −1−47
On a : m(𝑥) = = 3(𝑥 + 4).
𝑥−4
Lorsque 𝑥 tend vers 4, m(𝑥) tend vers 24.
On en déduit que f est dérivable en 4 et que 𝑓 ′ (4) = 24 .
Exercice 1
1
Soit la fonction 𝑓 définie sur IR* par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 .
Démontrer que 𝑓 est dérivable en -1 et calculer 𝑓 ′ (−1).
Exercice 2
2𝑥−3
Soit la fonction g définie de IR vers IR par : g(𝑥) = .
𝑥+1
Démontrer que g est dérivable en 3 et calculer g ′ (3).
Exercice 3
Soit la fonction h définie de IR vers IR par : h(𝑥) = 3 − 4𝑥 .
Calculer le nombre dérivé de h en 0.
EXEMPLE
Soit la fonction 𝑓 définie sur IR par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 .
On désigne par (C) sa courbe représentative dans le plan muni d’un repère orthogonal
(O, I, J).
Déterminer une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse -2.
Solution
𝑓(𝑥)−𝑓(−2) 𝑥 2 −4
On a pour tout 𝑥 ≠ −2, = =𝑥−2.
𝑥+2 𝑥+2
Donc 𝑓 ′ (−2) = −4.
Une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse -2 est :
𝑦 = 𝑓 ′ (−2)(𝑥 + 2) + 𝑓(−2).
Soit : 𝑦 = −4(𝑥 + 2) + 4
Soit : 𝑦 = −4𝑥 − 4.
Exercice 1
3 1
Soit la fonction 𝑓 définie sur IR − {− 2} par 𝑓(𝑥) = 2𝑥+3 et on désigne par (C) sa courbe
représentative dans le plan muni du repère (O, I, J).
Déterminer une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse 0.
Exercice 2
Soit la fonction g définie sur IR par g(𝑥) = 1 − 2𝑥 2 et on note (C) sa courbe représentative
dans le plan muni du repère (O, I, J).
Déterminer une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse -3.
Opérations
u et v sont deux fonctions dérivables sur un intervalle I et k un nombre réel.
Commentaires
fonction 𝒇 Dérivée 𝒇′
u+v u′ + v′
ku ku′
uv u′ v + uv′
u si v ne s’annule pas sur I
u′ v − uv′
v v2
EXEMPLES
a) Soit 𝑓 la fonction définie sur IR par 𝑓(𝑥) = 𝑥 3 + 5𝑥 2 − 𝑥 + 6 .
∀ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 ′ (𝑥) = 3𝑥 2 + 10𝑥 − 1 .
b) Soit 𝑓 la fonction définie sur IR par 𝑓(𝑥) = (3𝑥 2 + 𝑥)(4𝑥 − 1) .
∀ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 ′ (𝑥) = (6𝑥 + 1)(4𝑥 − 1) + (3𝑥 2 + 𝑥)(4) .
∀ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 ′ (𝑥) = 36𝑥 2 + 2𝑥 − 1 .
Exercice
Calculer la dérivée de la fonction 𝑓 dans chaque cas .
g) 𝑓(𝑥) = 1 − 2𝑥
3
h) 𝑓(𝑥) = 2𝑥+4
3 i) 𝑓(𝑥) = 𝑥(2𝑥 − 3)2
3 5 𝑥3 𝑥2
j) 𝑓(𝑥) = − 𝑥 k) 𝑓(𝑥) = 7 l) 𝑓(𝑥) = − .
3 2
EXEMPLE 1
Soit 𝑓 la fonction de IR vers IR et définie par : 𝑓(𝑥) = −3𝑥 + 5 .
Etudier les variations de la fonction 𝑓 et dresser son tableau de variation.
Solution
𝐷𝑓 = IR car 𝑓 est une fonction polynôme.
∀ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 ′ (𝑥) = −3. Donc ∀ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 ′ (𝑥) < 0.
Donc 𝑓 est décroissante sur IR.
𝑥 −∞ +∞
𝑓′(𝑥) −
𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥)
−9
EXEMPLE 3
Soit 𝑓 la fonction définie sur IR par : 𝑓(𝑥) = −𝑥 3 + 3𝑥 2 + 9𝑥 + 5.
Etudier les variations de 𝑓 et dresser son tableau de variation.
Solution
∀ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 ′ (𝑥) = −3𝑥 2 + 6𝑥 + 9.
𝑓 ′ (𝑥) = 0 ⟺ −3𝑥 2 + 6𝑥 + 9 = 0 .
Les zéros de 𝑓(𝑥) sont -1 et 3.
Le tableau de signe de 𝑓 ′ (𝑥):
𝑥 −∞ -1 3 +∞
𝑓′(𝑥) - 0 + 0 -
′ (𝑥)
∀ 𝑥 ∈ ] − ∞; −1[∪]3; +∞[, 𝑓 < 0;
∀ 𝑥 ∈ ] − 1; 3[, 𝑓 ′ (𝑥) > 0;
Donc :
f est décroissante sur ] − ∞; −1] 𝑒𝑡 𝑠𝑢𝑟 [3; +∞[;
f est croissante sur [−1; 3].
Tableau de variation de f
𝑥 −∞ -1 3 +∞
𝑓′(𝑥) − 0 + 0 −
32
𝑓(𝑥)
0
Propriété
Soit 𝑓 une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I et 𝑥0 un nombre réel de I.
Si 𝑓′ s’annule en 𝑥0 en changeant de signe, alors 𝑓(𝑥0 ) est un extremum relatif de 𝑓 sur I.
Remarques
𝑥 c 𝑥 c
𝑓′(𝑥) − 0 + 𝑓′(𝑥) + 0 −
f(c)
𝑓(𝑥) 𝑓(𝑥)
f(c)
EXEMPLE 1
Soit une fonction 𝑓 définie sur IR connue par son tableau de variation:
𝑥 −∞ -4 +∞
𝑓′(𝑥) − 0 +
𝑓(𝑥)
1
EXEMPLE 2
Soit la fonction 𝑓 définie sur IR par : 𝑓(𝑥) = −𝑥 3 + 3𝑥.
1. Dresser le tableau de variation de 𝑓.
2. Déterminer les extremums relatifs de 𝑓.
Solution
1. ∀ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 ′ (𝑥) = −3𝑥 2 + 3.
𝑓 ′ (𝑥) = 0 ⟺ −3𝑥 2 + 3 = 0 .
Les zéros de 𝑓(𝑥) sont -1 et 1.
Donc
∀ 𝑥 ∈ ] − ∞; −1[∪]1; +∞[, 𝑓 ′ (𝑥) < 0;
∀ 𝑥 ∈ ] − 1; 1[, 𝑓 ′ (𝑥) > 0.
D’où : f est décroissante sur ] − ∞; −1] 𝑒𝑡 𝑠𝑢𝑟 [1; +∞[ et est croissante sur [−1; 1].
Tableau de variation de f
𝑥 −∞ -1 1 +∞
𝑓′(𝑥) − 0 + 0 −
2
𝑓(𝑥)
-2
Dans les exercices ci-dessous 𝑓 est une fonction numérique et (C) désigne sa courbe
représentative dans le plan muni du repère orthogonal (O, I, J).
EXERCICE RESOLU 1
Solution
𝑥 −∞ 2 +∞
𝑓′(𝑥) + 0 −
5
𝑓(𝑥) −∞
−∞
2 • Les points d’intersection de (C) avec (OI) sont les points d’abscisses x tels que f(x) = 0.
𝑓(𝑥) = 0 ⟺ −𝑥 2 + 4𝑥 + 1 = 0.
Le discriminant de l’équation est ∆= 20.
Les solutions de l’équation sont : 𝑥1 = 2 − √5 𝑒𝑡 𝑥2 = 2 + √5 .
Les points d’intersection de (C) avec (OI) sont donc : A(2 − √5; 0) et B(2 + √5; 0).
• Le point d’intersection de (C) avec (OJ) est le point d’abscisse nulle.
f(0) = 1. Le point d’intersection de (C) avec (OJ) est donc le point K(0 ;1).
4. Le tableau de valeurs suivant et les points d’intersections de (C) avec (OI) et (OJ)
permettent de tracer (C).
(C)
I x
EXERCICE RESOLU 2
𝑥3
Soit 𝑓 la fonction définie sur IR par 𝑓(𝑥) = − + 𝑥 2 + 1.
3
1. Etudier les variations de 𝑓 et dresser son tableau de variation.
1
2. Déterminer une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse .
2
3. Tracer (T) et (C) sur [−2; 4] dans le plan muni d’un repère orthonormé .
Solution
1. 𝑓 est dérivable su IR. ∀ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑓 ′ (𝑥) = −𝑥 2 + 2𝑥 .
𝑓 ′ (𝑥) = 0 ⟺ 𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑥 = 2 .
D’où :
∀ 𝑥 ∈ ] − ∞; 0[∪ ]2; +∞[, 𝑓 ′ (𝑥) < 0;
∀ 𝑥 ∈ ]0; 2[, 𝑓 ′ (𝑥) > 0.
Par conséquent :
𝑥 −∞ 0 2 +∞
𝑓′(𝑥) − 0 + 0 −
+∞ 7
1 3
𝑓(𝑥) −∞
1 1 1
2. Une équation de la tangente (T) est : 𝑦 = 𝑓 ′ (2) (𝑥 − 2) + 𝑓(2 )
1 3 1 29
On a 𝑓 ′ (2) = 4 et 𝑓 (2) = 24 .
3 5
Une équation de la tangente (T) est donc : 𝑦 = 4𝑥 + 6 .
3. Figure.
y
(C)
(T)
I x
EXERCICE RÉSOLU 3
2𝑥 + 1
Soit la fonction 𝑓 de IR vers IR et définie par : 𝑓(𝑥) = .
𝑥 + 1
1. Déterminer l’ensemble de définition 𝐷𝑓 de la fonction 𝑓.
2. Etudier les variations de 𝑓 et dresser son tableau de variation.
3. Tracer (C) sur [−7; 8] dans le plan muni d’un repère orthonormé .
Solution
1. Df = IR−{−1} = ]−∞; −1[ ∪ ]−1; +∞[ .
𝑥 −∞ -1 +∞
𝑓′(𝑥) + +
2
𝑓(𝑥)
2
(C)
I x
𝑥 -∞ 0 +∞
𝑓′(𝑥) + 0 -
-4
𝑓(𝑥)
SUITES NUMERIQUES
COURS ------------------------------------------------------------------------------------------ 65
TRAVAUX PRATIQUES----------------------------------------------------------- 67
EXERCICES ---------------------------------------------------------------------------------- 68
COMMENTAIRES
► Ce chapitre vise à présenter la notion de suite numérique. Il s’agira :
- d’initier les élèves à la notion de suites numériques ;
- de familiariser les élèves avec la notation indicielle.
► La notion de suite numérique est nouvelle pour les élèves de Première. On fera comprendre le
fonctionnement d’une suite en calculant et en représentant quelque termes.
► L’élève est en phase d’initiation au concept de suite. On portera un accent particulier sur :
- la découverte dans des situations concrètes ;
- la visualisation du concept ;
- le modèle mathématique ;
- les notations ;
- la démarche inductive ;
- la conjecture.
► On se limitera aux suites récurrentes de la forme 𝑢𝑛+1 = a𝑢𝑛 + b, (a ∈ 𝒬 ∗ 𝑒𝑡 b ∈ 𝒬).
► On privilégiera les exemples de suites arithmétiques et géométriques sans les nommer.
► On présentera des situations faisant appel aux pourcentages en continuité avec le programme de
2nde A (taux d’intérêt, augmentation, réduction…).
► Les points suivant sont hors programme :
- l’étude spécifiques des suites arithmétiques et géométriques (définitions et propriétés) ;
- le raisonnement par récurrence.
► On introduira les suites à partir d’exemples simples de la vie courante en évitant toute théorie.
► Pour les problèmes de la vie courante dont la résolution fait intervenir les suites arithmétiques ou
Rang n 0 1 2 3
P𝑛
b) Justifier que : P𝑛+1 = 1,026P𝑛 .
c) Calculer la population de ce village au 1er janvier 2022.
I. DÉFINITION
Définition
Une suite numérique est une fonction de IN vers IR.
Notations et vocabulaire.
Soit la suite u: IN ⟶ IN
𝑛 ⟼ 𝑢(𝑛)
𝑢(𝑛) se note 𝑢𝑛 .
𝑢𝑛 est appelé le terme de rang n ou encore terme d’indice n .
Si E est l’ensemble de définition de la suite u alors la suite u est notée (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐸 ou (𝑢𝑛 ) .
𝑢𝑛 est appelé terme général de la suite (𝑢𝑛 ).
EXEMPLE
Soit la suite (un ) définie sur IN par : un = 2n − 5.
Calculer les trois premiers termes.
Calculer le terme d’indice 21 de cette suite.
Solution
𝑢0 = −5, 𝑢1 = −3 , 𝑢2 = −1 .
𝑢21 est le terme de rang 21 . 𝑢21 =37.
EXEMPLE
2𝑛−5
Soit la suite (an ) définie sur IN par : an = .
𝑛+1
Calculer les 4 premiers termes.
Solution
3 1 1
𝑎0 = −5, 𝑎1 = − 2 , 𝑎2 = − 3 ; 𝑎3 = 4 .
Remarque :
la relation 𝑢𝑛+1 = 𝑓(𝑢𝑛 ) ne définit une suite que si 𝑢𝑛 ∈ 𝐷𝑓 pour tout entier naturel n.
EXEMPLE
𝑢0 = −2
Soit la suite (𝑢𝑛 ) définie par : {
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = 3𝑢𝑛 + 5
a) Calculer les 3 premiers termes de cette suite .
b) Calculer le terme d’indice 4 de cette suite.
Solution
a) 𝑢0 = −2 ; 𝑢1 = 3𝑢0 + 5 = −1 ; 𝑢2 = 3𝑢1 + 5 = 2.
b) 𝑢3 = 3𝑢2 + 5 = 11 ; 𝑢4 = 3𝑢3 + 5 = 38.
Exercice
Pour toutes les suites (un) définies ci-dessous, calculer les 4 premiers termes .
𝑢0 = 4 b) 𝑢1 = −1 et
a){ 1 ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 ∗ , un+1 = 𝑢𝑛 +1
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = − 2 𝑢𝑛
𝑢0 = 0 𝑢0 = 9
d){ e){ 2 4
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = 2 − 3𝑢𝑛 ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = 3 + 3 𝑢𝑛
Exercice 1
𝑢0 = 10
Soit la suite (𝑢𝑛 ) définie par : { 2
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = 3 𝑢𝑛 + 1.
2
Soit (C) la représentation graphique de la fonction 𝑓 : 𝑥 ⟼ 3 𝑥 + 1 dans le plan muni du
repère orthonormé (O,I,J) et (D) la droite d’équation y = 𝑥 .
Exercice 2
𝑢0 = −3
Soit la suite (𝑢𝑛 ) définie par : {
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = −𝑢𝑛 .
Représenter graphiquement les termes 𝑢0 , 𝑢1 , 𝑢2 sur l’axe des abscisses dans un repère
orthonormé (O,I,J).
Exercice 3
𝑣0 = 8
Soit la suite (𝑣𝑛 ) définie par : { 1 .
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑣𝑛+1 = 2 𝑣𝑛
Représenter graphiquement les termes 𝑣0 , 𝑣1 , 𝑣2 , 𝑣3 , 𝑣4 sur l’axe des abscisses dans un
repère orthonormé (O,I,J).
a) ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛 = 2𝑛 − 5
2 Soit la suite u définie par :
2𝑛 − 3
b) ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛 = 2𝑛 ∀ 𝑛 ∈ IN, 𝑢𝑛 = 𝑛 .
+ 1
Calculer 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 .
1 𝑛
c) ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛 = 2 − 3 (2)
3 Soit la suite u définie par :
d) ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛 = (−1)𝑛 ∀ 𝑛 ∈ IN, 𝑢𝑛 = −𝑛2 + 2𝑛 + 4 .
Calculer 𝑢1 − 𝑢0 .
𝑛
e) ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛 = 𝑛2 +1
4 Soit la suite u définie par :
1 3 𝑛
𝑢 =1 ∀ 𝑛 ∈ IN, 𝑢𝑛 = 2 (5) .
f) { 0
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = 2𝑢𝑛 − 3
𝑢𝑛+1
1. Calculer .
𝑢𝑛
𝑢1 = 3
g) { 1 2. En déduire que ∀ 𝑛 ∈ IN, 𝑢𝑛+1 < 𝑢𝑛 .
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 ∗ , 𝑢𝑛+1 = − 2 𝑢𝑛
5 Dans le plan muni d’un repère
𝑢0 = −1 orthonormé (O, I, J), représenter sur (OI) à
h) {
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = 3 − 𝑢𝑛 l’aide de la droite d’équation y = x les 5
premiers termes de la suite u.
i) ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛 = 3(−2)𝑛 𝑢0 = −2
a) { 2
∀ 𝑛 ∈ IN , 𝑢𝑛+1 = − 3 𝑢𝑛 + 4
j) ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛 = 2𝑛2 − 𝑛 + 5
2
𝑢1 = 1
k) ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 ∗ , 𝑢𝑛 = − 𝑛 b) { 1
∀ 𝑛 ∈ IN ∗ , 𝑢𝑛+1 = 2 𝑢𝑛 + 3
𝑢0 = −6 𝑢0 = 0
l) { c) {
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = 2𝑢𝑛 ∀ 𝑛 ∈ IN , 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 + 2.
𝑢0 = 4 𝑢0 = 1
m) { d) {
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 − 3 ∀ 𝑛 ∈ IN , 𝑢𝑛+1 = 3 − 𝑢𝑛
n) ∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛 = 3 + 4𝑛 𝑢0 = 0
e) {
∀ 𝑛 ∈ IN , 𝑢𝑛+1 = 2𝑢𝑛 + 1
1 1. Calculer u2 et u3 .
𝑢0 = 2
g) { . 2. Calculer un+1 en fonction de un .
∀ 𝑛 ∈ IN , 𝑢𝑛+1 = −2𝑢𝑛
10 On dit qu’un capital est placé à intérêt
6 Soit (𝑢𝑛 ) la suite définie par composé quand, à la fin de chaque année,
𝑢 =8 les intérêts produits s’ajoutent au capital
{ 0
∀ 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, 𝑢𝑛+1 = 2𝑢𝑛 − 3 pour former un nouveau capital qui
et (𝑣𝑛 ) la suite définie sur IN par : produira lui aussi des intérêts.
𝑣𝑛 = 𝑢𝑛 − 3. Monsieur OUATTARA a placé 200 000 F
Calculer 𝑣0 , 𝑣1 et 𝑣2 . sur un compte bancaire à un taux d’intérêt
composé de 8%.
7 Soit (𝑎𝑛 ) la suite définie
1. Calculer la valeur de son capital au bout
sur IN par : 𝑎𝑛 = −3𝑛 + 7.
de 1 an.
1. Calculer 𝑎0 , 𝑎1 et 𝑎2 . 2. Pour tout entier naturel n, on note Cn la
2. Démontrer que pour tout entier naturel valeur de son capital au bout de n années.
n, on a : 𝑎𝑛+1 = 3 + 𝑎𝑛 . Ainsi C0 = 200 000 F.
a) Justifier que, pour tout entier naturel n,
8 Mr KOUAME loue un appartement au on a : Cn+1 = 1,08Cn .
1er janvier 2014 ; le loyer annuel payé pour b) Calculer la valeur de son capital au bout
l’année 2014 est L0 = 400000 F. de 2 ans.
Pour chacune des années qui suivent, le 3. On admet que, pour tout entier
loyer annuel subit une augmentation de naturel n, on a :
10% par rapport au loyer de l’année Cn = (1,08)𝑛 ×200000 .
précédente. a) Calculer C3 et C4 .
On appelle Ln le loyer versé pour l’année b) Calculer la valeur de son capital au
2014+n. bout de 10 ans.
1. Calculer le loyer versé en 2015, en 2016.
2. On admet que, pour tout entier naturel n,
11 Au 1er janvier 2010, un village
on a :Ln = 400000 × (1,1)𝑛 .
comptait 10 000 habitants.
Calculer le loyer versé en 2023.
Vu la sécheresse qui se prolonge, ce
4. On appelle S le montant total du loyer
village voit sa population diminuer
versé par Mr KOUAME pendant 10 ans.
régulièrement de 5% par an.
Calculer S.
1. Calculer la population de ce village au
9 Une enquête étudie le nombre de clients 1er janvier 2012 si la calamité qui frappe le
dans un supermarché. village se poursuivait.
On constate que chaque mois 70% des 2. On note P𝑛 la population de ce village
clients du mois précédent restent fidèles à au 1er janvier 2010+n, si la calamité qui
ce supermarché et que 3000 nouveaux frappe le village se poursuivait .
clients apparaissent. a) Exprimer P𝑛+1 en fonction de P𝑛 .
On note un le nombre de clients venus au b) Calculer la population de ce village au
STATISTIQUE
COURS ------------------------------------------------------------------------------------------- 73
EXERCICES ----------------------------------------------------------------------------------- 80
COMMENTAIRES
Ce chapitre vise à consolider les acquis de la classe de seconde A et à les compléter par :
- l’introduction des caractéristiques de dispersion ;
- le traitement des données regroupées en classes.
Le programme de Première est essentiellement axé sur le traitement, la représentation et
l’interprétation des données regroupées en classes.
On se limitera aux cas d’effectifs cumulés croissants et de fréquences cumulées croissantes.
La mise en place des nouvelles notions doit s’effectuer à travers des exemples simples.
On choisira des exercices permettant d’illustrer l’utilité des mathématiques dans l’étude des
situations réelles.
On ne s’arrêtera pas aux résultats calculés, mais on en donnera une interprétation chaque fois que
cela est possible.
On initiera les élèves à l’utilisation des fonctions statistiques de la calculatrice.
Les caractéristiques de position et de dispersion permettent de comparer deux séries statistiques.
Exemple
Les notes de deux élèves sont réparties de la façon suivante :
Elève A 1 10 19
Elève B 9 10 11
Ces deux élèves ont la même moyenne 10, mais l’élève B est plus constant que l’élève A. Ce fait est
traduit par l’écart type de la série B(0,82) qui est inférieur à celui de la série A(7,35). On dit que la
série A est plus dispersée que la série B.
Lors des évaluations :
- On exigera des élèves les différentes étapes des calculs (tableaux et formules) ;
- Pour la construction d’un histogramme, les unités sur les axes seront données ;
- La question de la construction d’un diagramme circulaire sera précédée d’une question relative au
COURS
EXEMPLE
Le relevé de notes suivant est le résultat d'un devoir d'un groupe de 17 élèves: 12 ; 8 ; 12 ; 15 ;
12 ; 8 ; 18 ; 10 ; 14 ; 5 ; 14 ; 8 ; 14 ; 9 ; 14 ; 5 ; 20.
1. Mode
Définition
On appelle mode d’une série statistique toute modalité qui a le plus grand effectif.
Remarque
Une série statistique peut avoir plusieurs modes.
2. Moyenne
Définition
La moyenne ̅ X de p nombres 𝑥1 , 𝑥2 , ..., 𝑥𝑝 affectés respectivement des coefficients n1, n2, ...,
np est égale à :
𝑛1 𝑥1 + 𝑛2 𝑥2 + ...+ 𝑛𝑝 𝑥𝑝
̅
X= .
𝑛1 +𝑛2 +⋯+𝑛𝑝
EXEMPLE
Pour les 17 notes, On a :
5×2+8×3+9×1+10×1+12×3+14×4+15×1+18×1+20×1 198
̅
X= = .
17 17
̅ ≈ 11,65 .
X
3. Médiane
Association des Professeurs de Mathématiques de la Région de Gbêkê Statistique
73
EXEMPLE
Rangeons les termes de la série précédente dans l’ordre croissant.
La série des notes devient : 5 ;5 ;8 ;8 ;8 ;9 ;10 ;12 ;12 ;12 ;14 ;14 ;14 ;14 ;15 ;18 ;20.
La note 12 sépare les 17 notes en deux groupes de 8 notes. 8 élèves ont une note inférieure à
12, et 8 élèves ont une note supérieure à 12.
On dit que 12 est la médiane de la série statistique.
Définition
La médiane M d’une série statistique est la modalité tel que la moitié de la population étudiée
prend une valeur inférieure ou égale à M et la moitié prend une valeur supérieure ou
égale à M.
Remarques :
● Lorsque la série a pour effectif total un nombre impair, la médiane est donnée par la valeur
du terme « central » de la série.
● Lorsqu’une série a pour effectif total un nombre pair, la médiane est donnée par la moyenne
des valeurs des deux termes « centraux » de la série.
4. Quartiles
Une série statistique peut être étudiée plus finement en exploitant des données autres que la
médiane, tout en répartissant les valeurs de cette série en groupes ; on utilise la notion de
quartile.
Définition
● Le premier quartile d’une série statistique est le plus petit élément Q1 des modalités de la
série tel qu’au moins 25 % des données soient inférieures ou égales à Q1 .
● Le troisième quartile d’une série statistique est le plus petit élément Q3 des modalités de la
série tel qu’au moins 75 % des données soient inférieures ou égales à Q3 .
EXEMPLE
● 17 × 25 % = 4,25. le premier quartile est donné par la 5e note ; il s’agit de 8.
Au moins 25% des élèves ont 8 au maximum.
● 75 % ×17 = 12,75 ; le troisième quartile est donné par la 13e note, qui est 14.
Au moins 75% des élèves ont 14 au maximum.
5. Décile
EXEMPLE
Pour les 17 notes, la moyenne ̅ X = 11,65 .
a) Compléter le tableau suivant :
Notes 𝑥𝑖 5 8 9 10 12 14 15 18 20
Effectifs 𝑛𝑖 2 3 1 1 3 4 1 1 1
𝑛𝑖 (𝑥𝑖 − ̅
X)2
̅ )2 +𝑛2 (𝑥2 −X
𝑛1 (𝑥1 −X ̅ )2 +⋯+𝑛9 (𝑥9 −X
̅ )2
b) Calculer .
17
Définitions
● La variance de la série statistique (𝑥𝑖 , 𝑛𝑖 ) est le nombre réel V(X) défini par
2
̅ )2 +𝑛2 (𝑥2 −X
𝑛1 (𝑥1 −X ̅ )2 +⋯+𝑛𝑝 (𝑥𝑝 −X
̅)
V(X) = N
où N est l’effectif total.
● L’écart type de la série statistique (𝑥𝑖 , 𝑛𝑖 ) est le nombre réel 𝜎(X) défini par
𝜎(X) = √V(X) .
EXEMPLE
Justifier que l’arrondi à l’entier de l’écart type de la série des 17 notes est égal à 3.
EXEMPLE
A partir du relevé des notes des 17 élèves, on a établi le tableau suivant :
Définition
● On appelle classe modale d’une série statistique, toute classe qui a le plus grand effectif.
● L’amplitude d’une classe [a ;b[ est : b- a .
a+b
● Le centre de la classe [a ;b[ est égale à .
2
Remarques :
● Les classes [a ;b[, [a ;b], ]a ;b[, ]a ;b] ont même amplitude et même centre.
● Pour les séries statistiques regroupées en classes :
- la moyenne : X ̅ = 𝑛1 𝑥1 + 𝑛2 𝑥2 + ...+ 𝑛𝑝 𝑥𝑝 ;
𝑛1 +𝑛2 +⋯+𝑛𝑝
2
̅ )2 +𝑛2 (𝑥2 −X
𝑛1 (𝑥1 −X ̅ )2 +⋯+𝑛𝑝 (𝑥𝑝 −X
̅)
- la variance : V(X) = où N est l’effectif total ;
N
- L’écart type : 𝜎(X) = √V(X) .
Les nombres 𝑥1 ; 𝑥2 ; . . . ; 𝑥𝑝 représentent les centres respectifs de chaque classe.
EXEMPLE
La répartition des tailles en cm de 36 élèves d’une classe de première donne le tableau
suivant :
Taille [150;155[ [155 ; 160[ [160;165[ [165 ;170[ [170 ;175[ [175 ;180]
Effectifs 3 5 6 8 8 6
3×152,5+5×157,5+6×162,5 +8×167,5+8×172,5+6×177,5
- La moyenne : ̅
X= .
36
̅ ≈ 166,81.
X
3(152,5−166,81)2 + 5(157,5−166,81)2 +⋯+6(177,5−166,81)2
- La variance : V(X) = .
36
V(X) ≈ 58,55 .
- L’écart type : 𝜎(X) ≈ 7,65 .
Taille [145;155[ [155 ; 160[ [160;165[ [165 ;170[ [170 ;175[ [175 ;185]
Effectifs 3 5 6 8 8 6
Effectifs 3 8 14 22 30 36
cumulés
croissants
Dans le plan muni d’un repère orthogonal (O,I,J). Unités : 1 cm pour 10 en abscisse et 1 cm
pour 3 en ordonnées, on a placé les points de coordonnées
(145;0),(155; 3),(160; 8), (165; 14), (170; 22), (175 ;30), (185 ;36).
La ligne brisée passant par ces points est appelée le polygone des cumulés croissants
36
33
30
27
24
21
18
15
12
(D1)
9
3
B
A
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160
M170 180 190 200x
-3
Remarque :
Le polygone des effectifs cumulés croissants permet de retrouver la médiane, les quartiles et
les déciles.
Dans le cas du polygone des effectifs cumulés croissants :
N
- la médiane M est l’abscisse du point de ce polygone qui a pour effectif ;
2
N
- le 1er quartile 𝑄1 est l’abscisse du point de ce polygone qui a pour effectif ;
4
N
- le 1er décile 𝐷1 est l’abscisse du point de ce polygone qui a pour effectif .
10
Ici, M ≈ 67 ; 𝑄1 ≈ 161 .
2. Histogrammes
Association des Professeurs de Mathématiques de la Région de Gbêkê Statistique
77
Définition
On représente une série statistique dont les termes sont regroupés en classes de même
amplitude par un histogramme ; les abscisses représentent des classes de même amplitude et
les ordonnées correspondent aux effectifs.
EXEMPLE
Effectifs
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
[145;155[ [155 ; 160[ [160;165[ [165 ;170[ [170 ;175[ [175 ;180]
EXEMPLE
La structure de la population en Côte D’Ivoire est donnée par le tableau ci-dessous.
Age (an) [0; 15[ [15; 65[ [65 ;110]
Fréquence (%) 39,8 57,2 3
V . SÉRIE CHRONOLOGIQUE
Définition
Une série est dite chronologique ou chronique lorsqu’elle est constituée de données prises
sur une variable au cours d’un temps assez long ,les données ayant été récoltées à intervalle
de temps constants tous les mois ou tous les ans par exemple.
EXEMPLE
Le tableau suivant établit la production d’acier dans un pays européen en millions de tonnes
pendant 11 années consécutives:
Rang x 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
An 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Prix y 66,6 84,9 88,6 78 96,8 105,2 93,2 111,6 88 ,3 117 1 ,
2
1. Représenter la série chronologique dans un repère orthogonal ; Unité 1cm pour 1 an en
abscisse et 1cm pour 10 millions de tonnes d’acier en ordonnées.
2. Analyser la tendance générale de cette série et l’influence des variations accidentelles.
Solution
1.
2 . La tendance générale de cette série est à la croissance. Cette série comporte des
variations accidentelles en 2003 , 2006 et 2008 dues assurément aux crises économiques
mondiales des années 2000 .
]70; 80] 68
2 Tableau : EVOLUTION DES
EFFECTIFS ELEVES DANS LE ]80; 90] 22
SECONDAIRE GENERAL ]90;100] 3
Ann [2010 ; [2011 ; [2012 ; [2013 ;
ée 2011[ 2012[ 2013[ 2014] 1. Calculer le volume moyen acheté par un
Effe 1 126 1 132 1 215 1 321 client. (On arrondira le résultat au dixième)
ctifs 835 464 672 556 2. Construire l’histogramme de cette série
RAPPORT D’ANALYSE STATISTIQUE 2013-2014 -
MENET/DPES/SDS&E statistique.
3. a) Construire le polygone des effectifs
Construire l’histogramme et le diagramme cumulés croissants.
circulaire de cette série statistique. b) Déterminer graphiquement la médiane,
le 1er quartile et le 3e quartile de cette série
3 Tableau : Évolution de la population
statistique et donner une signification de
d’âge scolaire et totale du pays pour 2020
ces résultats.
Age 3- 6-11 12-15 16-18 c) Retrouver la médiane par un calcul.
5ans ans ans ans
Effectifs 2 4 2 1
(milliers) 477,5 239,4 375,2 577,9
Source : Institut National de la Statistique et ajustements par les
5 Une étude des achats d’un échantillon
auteurs, 2006 de 460 clients d’une grande surface a
donné, un vendredi soir, les résultats
Construire le diagramme semi-circulaire de
suivants :
cette série statistique.
[160;165[ 6
1. Calculer le montant moyen des achats et
[165 ;170[ 8
l’écart type.
2. a) Construire le polygone des effectifs [170 ;175[ 8
cumulés croissants.
[175 ;180] 6
b) Déterminer graphiquement la médiane
de cette série et en donner une
signification. 1. Représenter cette série par
c) Retrouver la médiane par un calcul. l’histogramme des effectifs et le
diagramme circulaire.
2. Construire le polygone des effectifs
6 1. Représenter par un histogramme la cumulés croissants.
répartition des salariés d’une entreprise 3. Déterminer graphiquement la médiane
suivant leur salaire mensuel net ( en de cette série statistique puis interpréter le
dizaine de milliers de francs). résultat.
Salaire
[8; 10[ [10; 12[ [12; 14[ [14; 16] 8 Les résultats d’un test de durée de vie de
100 ampoules électriques sont consignés
Effectif
24 20 9 8 dans le tableau ci-dessous.
1. Calculer la vitesse moyenne, en km/h, 7. Sachant que sur route, la vitesse est
SYSTEMES LINEAIRES
TRAVAUX PRATIQUES------------------------------------------------------------ 85
EXERCICES ----------------------------------------------------------------------------------- 90
COMMENTAIRES
Ce chapitre vise à résoudre des problèmes à l’aide des systèmes de deux inéquations du 1er degré
dans IR×IR.
Ce chapitre complète l’étude des systèmes de deux équations du 1er degré dans IR×IR faite en
classe de 2nde A en introduisant les systèmes de deux inéquations du 1er degré dans IR×IR.
Dans la mesure du possible, tous les exemples de systèmes traités dans le cadre de ce chapitre,
seront tirés de situations de la vie courante.
On traitera quelques exemples de programmation linéaire.
La programmation linéaire n’est pas un savoir-faire exigible.
Dans la résolution de problèmes concrets aboutissant à un système d’équations ou d’inéquations du 1er
degré dans IR×IR, on évaluera séparément les deux étapes suivantes : la mise en système d’équations
ou d’inéquations et la résolution des systèmes.
Parmi les personnes qui ont visité le zoo ce jour-là, quel est le nombre d'enfants ? Quel est le
nombre d’adultes ?
Solution
Soit 𝑥 le nombre d’enfants et 𝑦 le nombre d’adultes qui ont visité ce zoo.
108 personnes ont visité ce zoo donc 𝑥 + 𝑦 = 108.
La recette est 70 200 F donc 400𝑥 + 1000𝑦 = 70 200.
On obtient :
𝑥 + 𝑦 = 108
{
400𝑥 + 1000𝑦 = 70200
On a :
𝑦 = 108 − 𝑥
{ .
400𝑥 + 1000𝑦 = 70200
𝑦 = 108 − 𝑥
Donc { .
400𝑥 + 1000(108 − 𝑥) = 70200
𝑦 = 108 − 𝑥
Donc { .
−600𝑥 = −37800
𝑥 = 63
Donc { .
𝑦 = 45
Exercice résolu 2
Une mère de famille voudrait acheter des poulets et des pintades pour la fête du nouvel an.
Sachant que chaque poulet coûte 2700 F et chaque pintade coûte 3500 F, combien de volailles
de chaque sorte pourrait-elle acheter si elle souhaite ne pas dépenser plus de 22 000 ?
Solution
Soit 𝑥 le nombre de poulets et 𝑦 le nombre de pintades que cette mère de famille pourrait
acheter.
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 x
-1
-2
𝑥 et 𝑦 étant des entiers naturels non nuls, les solutions sont : (1; 1), (1; 2), (1; 3), (1; 4),
(1; 5), (2; 1), (2; 2), (2; 3), (2; 4), (2; 5), (3; 1), (3; 2), (3; 3), (3; 4), (4; 1), (4; 2), (4; 3),
(5; 1), (5; 2), (6; 1).
Exercice résolu 3
Une élève se rend à KOKO le jour de marché pour acheter au moins 10 habits composés de
camisoles et de jupes.
Sachant qu’une camisole est vendue ce jour-là à 400 F et une jupe à 700 F .
Combien de jupes et de camisoles pourra t’elle s’offrir avec 5000 F CFA ?
Solution
Notons 𝑥 le nombre de camisoles achetées qui lui reviennent à 400𝑥 F et 𝑦 le nombre de
jupes achetées qui lui reviennent à 700𝑦 F.
On obtient :
𝑥 + 𝑦 ≥ 10
{ .
400𝑥 + 700𝑦 ≤ 5000
𝑦 ≥ 10 − 𝑥
Donc : { 50 4 .
𝑦 ≤ 7 − 7𝑥
Soit (𝐷) la droite d’équation : 𝑦 = 10 − 𝑥 .
50 4
Soit (𝐷′) la droite d’équation : 𝑦 = 7 − 7 𝑥 .
Les solutions de l’inéquation 𝑦 ≥ 10 − 𝑥 « sont au-dessus de (D) ».
50 4
Les solutions de l’inéquation 𝑦 ≤ 7 − 7 𝑥 « sont au-dessous de (D’) ».
Les solutions de l’inéquation sont les coordonnées (𝑥; 𝑦) des points situées dans la région
non hachurée tels que 𝑥 ∈ IN* et 𝑦 ∈IN*.
y
10
-2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 x
-1
-2
Conclusion : 𝑥 et 𝑦 étant des entiers naturels non nuls, les solutions sont : (7; 3), (8; 2),
(9; 1), (9; 2), (10; 1).
Exercice résolu 4
2𝑥 + 3𝑦 + 6 > 0
Résoudre le système ( 𝐼 ): (𝑥; 𝑦) ∈ 𝐼𝑅 × 𝐼𝑅, { .
−3𝑥 + 𝑦 − 3 < 0
Solution
2
2𝑥 + 3𝑦 + 6 > 0 𝑦 >− 𝑥−2
{ ⇔{ 3
−3𝑥 + 𝑦 − 3 < 0
𝑦 < 3𝑥 + 3
Soit ( 𝐷 ) et ( 𝐷′ ) les droites d’équations respectives 2x + 3y + 6 = 0 et – 3x + y -3 = 0 .
-6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 x
-1
-2
-3
-4
-5
Exercice résolu 5
Un étudiant demande à un de ses amis de lui enregistrer une conférence. La conférence doit
durer au plus 6 heures. Il ne peut se procurer que 7 cassettes de 60 mn à 1600 F l’une et 3
cassettes longues durée de 90 mn à 2400 F l’une.
L’étudiant veut déterminer le nombre de cassettes x de 60 mn et le nombre y de cassettes de
90 mn qu’il doit acheter pour couvrir la conférence et que la dépense soit minimale.
1. Déterminer le système d’inéquations portant sur x et y traduisant les contraintes de ce
problème.
2. Dans le plan (P), montrer le domaine des contraintes.
3. Exprimer en fonction de x et de y le prix pour l’achat de x cassettes de 60 mn et de y
cassettes de 90 mn.
Déterminer graphiquement, en expliquant votre méthode, les deux couples (x1 ; y1) et
(x2 ; y2) donnant une dépense minimale puis calculer cette dépense.
La solution est représentée ci-dessus, en fait, les coordonnées entières des points du domaine
en blanc y compris les frontières.
Ici, il est assez facile de dresser l’ensemble des solutions : (2 ;3) ;(3 ;3) ;(4 ;3) ;(5 ;3) ;(6 ;3)
;(7 ;3) ;(3 ;2) ;(4 ;2) ;(5 ;2) ;(6 ;2) ;(7 ;2) ;(5 ;1) ;(6 ;1) ;(7 ;1)(6 ;0) ; (7 ;0).
3) Notons P(x ;y) le prix d’achat de x cassettes de 60mn et de y cassettes de 90mn.
On a : P(x,y)= 1600x + 2400y .
Traçons la droite (D) d’équation : P(7 ;3)= 1600x + 2400y ou encore 2x + 3y = 23.
Pour avoir tous les prix possibles, nous traçons des droites parallèles à (D) vers le bas en
restant parallèle à cette droite. Nous recherchons parmi ces droites celle qui a la position la
plus basse pour avoir une dépense minimale.
Ici la droite cherchée est celle qui passe par R(3 ;2) et S(6 ;0) .
Donc le prix d’achat minimum est P(3 ;2) = 1600(3) + 2400(2) = 9600 F. Nous aurons donc
deux solutions coûtant 9600F : 3 cassettes de 60 mn et 2 cassettes de 90 mn ou bien 6
cassettes de 60 mn.
EXERCICES
11 Une couturière fabrique des pantalons couturière fait un bénéfice de 1500 FCA et
Elle dispose de 15 m de tissu par semaine de 1000 FCFA. On suppose qu’elle vend
PARTIE B
Un artisan fabrique des portes de placard.
Les unes sont en bois rouge, les autres en
bois bété.
En raison de contraintes liées à
l’approvisionnement, cet artisan ne peut
pas produire plus de 9 portes en bois bété
par semaine.
La fabrication d’une porte en bois rouge
dure 4 h et nécessite 2 m2 de bois. Celle
d’une porte en bois bété dure 2 h et
nécessite 3 m2 de bois.
L’artisan ne travaille pas plus de 48 heures
par semaine et il ne peut pas entreposer
plus de 36 m2 de bois dans son atelier.
Soit 𝑥 le nombre de portes en bois rouge
fabriquées et y le nombre de portes en bois
bété fabriquées par semaine
1. Déterminer, en justifiant les réponses, le
système d’inéquations traduisant les
contraintes de la production
hebdomadaire de l’artisan.
2. Utiliser le graphique réalisé dans la
partie A pour répondre aux questions
suivantes.
a) Si l’artisan produit 3 portes en bois
rouge, combien de portes en bois bété
peut-il fabriquer ?
b) Si l’artisan produit 5 portes en bois bété,
combien de portes en bois rouge peut-il
fabriquer ?
3. L’artisan fait un bénéfice de 3 000
FCFA sur une porte en bois rouge et de
2 000 FCFA sur une porte en bois bété.
a) Exprimer en fonction de 𝑥 et de y le
bénéfice total réalisé, lorsque 𝑥 portes en