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Étude Morphopédologique Plaine Mbo

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RÉPUBLIQUE UNIE DU CAMEROUN

MIN ISTl·: Rr DL L.\(i RICLJ Lll ! RI ·

AMÉNAGEMENT DE LA PLAINE DES MBO

[Link].M.

ÉTUDE MORPHOPÉDOLOGIQUE DE DÉTAIL

RAPPORT

G. BOURGEON - Éd. LATRILLE

1979

I.R.A.T.
INSTITUT DE RECHERCHE$ AGRONOMIQUES
TROPICALES ET DES CULTURES VIVRl~RES

PÉDOLOGIE
TABLE DES MATIERES

Pages
Remerciements 1

Première partie: RESUME - CONCLUSIONS 3

I -Objectifs de l'étude 3
II -Réalisation pratique 4
III -Conclusions 7

Deuxième partie: LES DONNEES DU MILIEU PHYSIQUE 11

Chapitre I : LE CLIMAT 11

I -Caractéristiques générales 11
II -Les composantes du climat de la Plaine des Mbo 11
III -Conséquences pour l'agriculture 13

Chapitre II : GEOMORPHOLOGIE - HYDROLOGIE - PEDOLOGIE 15

I -Cadre géologique général 15


II -Le matériau 16
III -Régime hydrologique 18
IV -Pédologie 18

Troisième partie: LES UNITES MORPHOPEDOLOGIQUES 21

Chapitre I : LES UNITES DU NIVEAU FLUVIOLACUSTRE 23

I -La zone exondée 23

1. Unité 1 Bombements et zones bordant le ni-


veau fluvial 23
2. Unité 2 Dépressions à engorgement tempo-
raire de La partie inférieure du
profil 27
3. Unité 3 Dépressions à engorgement tempo-
raire de la partie inférieure du
profil, avec sols riches en accumu-
lation de ses-quioxydes 31
4. Unité 4 Dépressions à engorgement temporai-
re de l'ensemble du profil par la
nappe 33
5. Unité 5 : Cuvettes et axes d€primés 37

II -Le marécage de la Black Wata 40

1. Unité 6 Marigots et bordures des tourbières 41


2. Unité 7 Tourbières 41

Chapitre II : LES UNITES DU NIVEAU FLUVIAL 43

I. Uni té 8 La terrasse de recreusement 43


II. Unité 9 Dépôts alluviaux actuels 46

Chapitre III : LA CARTE DES SITES RECONNUS POUR L'EX-


TENSION DU PERIMETRE SODERIM 47

BIBLIOGRAPHIE 49

• 1

. ~
TABLE DES MATIERES

Annexe 1 Données climatiques

Tableau I températures de Santchou Mbo I (IRAF I)

Tableau II températures de Santchou Mbo II (IRAF II)


Tableau III pluviométrie de Santchou Mbo I (IRAF I)

Tableau IV p luvi omét ri.~ de Santchou Mbo II (IRAF II)

·, 'i~·
. •.:;;;
Annexe 2 Liste des profils décrits et analysés - Méthode d'analyses

Annexe 3 Profils: Fiches de description et d'analyses (profils 1 à 44)

Annexe 4 Analyses des minéraux argileux (profils 3, 10, 16, 24, 38)

Annexe 5 Détermination du point de charge nulle (ZPC) et de La capacité


d'échange cationique effective (profils 3, 6, 10, 13, 16, 24, 27,
30, 36, 40)

Annexe 6 Etude de L'azote (profils 3, 13, 30, 36, 40)

Annexe 7 Stabilité structurale (profils 3, 13, 30, 36, 40)

Annexe 8 Etude micromorphopédologique

Profil 9 p. 1
10 4
23 7
25 10
38 13
Conclusions générales-enseignements 17

Annexe 9 Mesures hydropédologiques

I But des mesures hydropédologiques 1


II Mise au point concernant le
vocabulaire utilisé 1
III Méthodes utilisées 3
IV Ré[Link]
...
- càpacité au champ, densité
apparente, pF 7
- Vitesse d'infiltrabilité MUNTZ
Profils: 8, 9, 10, 14, 16, 25,
26, 29, 31, 34, 36,38, 44 et
parcelles d'exploitation 8
1

REMERCIEMENTS

Nos remerciements s'adressent à l'ensemble des personnels de la SODERIM


et de l'IRAF, en particulier

- Pour la SODERIM:
MM. SOLEILLE et BORDERON, ses Directeurs successifs,
M. BLOND, Responsable du Service Expérimentation, pour sa connaissance
de la plaine et son accueil à notre arrivée.

- Pour l'IRAF

Notre confrère pédologue M. BOLI B., Directeur de la station IRAF de


DSCHANG,

Notre collègue, M. BIRIE-HABAS, basé dans la Plaine des Mbo.

Ils vont également aux agronomes et pédologues qui ont collaboré à cette
étude

- A la SATEC :
M. MAYER J., Agronome, Responsable SATEC du projet rizicole Mbo,

- A l'IRAT:
Pour leur participation directe à l'élaboration de la légende de la
carte
~. ·
M. KILIAN, pédologue, responsable du Service de Pédologie,
M. BERTRAND, pédologue-micromorphopédologie,
M. JACQUOT, agronome-riz,
M. NICOU, agronome-physique du sol,
M. PIERI, agronome-chimie des sols,
M. RAUNET, pédologue qui a participé avec M. GIGOU à la reconnaissance
de la plaine (1973),
M. VELLY, agronome-chimie des sols •

• Pour Leurs conseils :


M. AUBIN, agronome, anciennement en poste dans La plaine des Mbo
M. PICHOT, agronome-chimie des sols.
Pour Leurs travaux :
MM. BERTRAND, FOL, étude micromorphopédologique,

M. EGOUMENIDES, étude de L'azote,

M. FORTIER, détermination des pF,

MM. PIERI et MARGER, détermination des ZPC,

MM. ROSSEL!, BUISSON, GOUNEL, MOCCl, édition de La carte,

Mmes SOUBEYRAN, FORTIER et M. LORENTE, frappe et édition du rapport.

Au GERDAT:

r1. ROCHE, Directeur du Centre et auteur d'une étude sur La fertilité des sols de
La Plaine des Mbo (1977).

Les · laboratoires des sols.

Nous ne saurions oublier notre assistant, M. NGATIA Maurice qui a effectué Les
mesures hydrodynamiques sur Le terrain.
PREMIÈRE P~RTIE .:5

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

I • OBJECTIFS DE L'ETUDE
La présente étude s'inscrit dans le cadre du projet de développement de
La riziculture dans la Plaine des Mbo (Cameroun). Jusqu'en 1978, le projet
était basé sur des essais agronomiques poursuivis depuis 1970 essentiellement
à Santchou I (IRAF I), et consistait en L'exploitation des sols exondés en
mono-culture de riz pluvial, à raison de deux cycles par an (1).

L'intérêt des sols exondés avait été mis en évidence par une reconnaissance
morphopédologique au 1/50.000 réalisée par l'IRAT en 1973 au titre des études
de faisabilité. Cette reconnaissance avait également distingué des sols inonda-
bles et inondés en permanence, mais offrant des possibilités agricoles limitées.
De son côté, l'expérimentation agronomique avait fait ressortir les poten-
tialités rizicoles certaines de ces sols exondés.

Or, la mise en valeur progressive de ces sols par la MIDERIM puis par la
SODERIM a revélé une baisse de rendement dont l'importance a été jugée pré-occu-
pante pour la rentabilité de L'opération. Diverses causes ont été incriminées: ·
déficiencesen alimentation minérale et hydrique, difficultés d'exécuter certains
travaux culturaux ••• ; elles ont fait L'objet de plusieurs missions d'experts
depuis 1977.
Une réorientation du projet a donc été décidée en 1977. Elle a pris en
considération L'intérêt d'une [Link] [Link] qui aurait l'avantage de
remédier à certaines des causes d'insuccès. Elle a envisagé aussi les possibilités
d'une diversification des cultures en sols strictement exondés pour éviter la
mono-culture du riz : rotation céréales-légumineuses. C'est dans ce contexte
qu'a été proposée une reclassification des sols, ou plus exactement une étude
détaillée des sols à un niveau compatible avec le parcellaire.

La reconnaissance morphopédologique, comme c'était son objectif, avait fait


ressortir les grands types de sol en les classant en fonction du régime hydrolo-
gique, s~lon qu 0 il y avait exondation ou inondation, permanente ou temporaire.
Mais son échelle ne pouvait prendre en considération pour les J.>oi.J.> exondéJ.> la
.~pos:i~i~n,[Link] ~e la nappe ~ar ra~p.o rt_à leur __ s~rface. Or c~ez [Link]
c·ons,deres a ce niveau comme etant a cvz.ainage_mecUoCJte, la presente etude de
détail a revélé une cUveN.>lié de J.>liuation du Jtég..[Link] de nappe phJc..é[Link],
beaucoup plus grande que ne le laisse supposer L'apparente planitude de la zone
exondée de la plaine,avec des répercussions sensibles sur la culture du riz
lorsque celle-ci est conduite de façon uniforme.

(1) A partir de 1977, l'exploitation est passée à un cycle par an.


4

L'étude de détail demandée se propose donc deux objectifs

- · cartographier la diversité des sols du niveau exondé,

- mettre en évidence ceux de ces sols qui pourront faire l'objet d'une
riziculture aquatique et qui pour cela exigeront un niveau imperméable à
faible ou moyenne profondeur.

Un troisième objectif lui a été assigné en cours de réalisation, à savoir une


caractérisation analytique poussée des principaux types de sols pour préciser les
problèmes d'alimentation minérale: ~arence, toxicité, ••••
~ ~

Une telle étude doit permettre par ailleurs d'aider au choix de deux parcellés
expérimentales de 30 ha chacune, destinées aux tests riziculture pluvi~le -
riziculture aquatique se(on le sol en présence.

II. REALISATION PRATIQUE

1. Localisation de l'étude

La Plaine des Mbo est située à l'Ouest du Cameroun, à 200 km au NNE de


DOUALA. Vaste cuvette alluviale d'origine tectonique sise à 710 m d'altitude,
elle est entourée au SSW par le massif du Manengouba, au NNE par les monts
Bombouto et à L'E. par les hauteurs de Bafang, lesquels culminent entre 1200
et 2800 m. A hauteur de Mélong, un seuil rocheux verrouille la plaine, servant
de niveau de base à son réseau hydrographique (Nkam et Ménoua).

2. Surface étudiée

Le périmètre étudié concerne 1200 hectares, dont 1000 sont actuellement


exploités directement ou indirectement par la SODERIM, en majeure partie situés
sur la rive droite du Nkam entre le bras Nord de la Black Wata et le Nkam, soit
tout ou partie des parcelles: IRAF I, M'Bomi 1, M'Bomi 2, M'Bomi 3, M'Bomi 4,
M'Bomi 5, M'Bomi 6, M'Bomi 7, M'Bomi 8, M'Bomi 9, Sekou 1, Nzok 4, Nzok 5,
Nzok 6 < Black Wata).

Y ont été adjoints 200 ha, répartis en trois échantillons de zones suscep-
tibles de servir d'extension, entre la Black Wata, le Nhé et le Manengouba (1).

3. Méthode de cartographie

L'étude de reconnaissance ayant été réalisée selon la démarche de l'IRAT,


dite mo~phopédologique, ~e présent travail est en quelque sorte une précision
de cette reconnaissance,~ l'aide d'un réseau très serré d'observations, sur
la base d'une 6o~~e pait [Link]/te.

(1) Les zones étudiées sont situées


la première au S. de Mbomi 6, sur la rive gauche de la Black Wata
(figuré sur la carte)
la seconde au SW. de Sekou 1, sur la rive droite du Nhé,
- la troisième au pied du Manengouba au S. de Sékou 1
Les deux dernières zones figurent seulement dans le rapport en cartes hors
texte.
5

Compte tenu de l'acquis de la recherche rizicole da ns la plaine des Mbo


ou ai l leurs dans des situations semblables, un aval. ag~onomlque a été adjoint
à la légende morphopédologique du document cartographique publié. Etabli en
collaboration avec des agronomes IRAT et SATEC-SODER!M, cet aval consiste en
des propositions effectives pour le développement ~et des suggestions pour des
études complémentaires, spécifiques pour certaines à 2-haque unité, communes
pour. d'autres. Ainsi sont mises en évidence Les Liaisons étroites qui existent
nécessairement entre le milieu naturel et L'agronomie • .

4. Observations et déterminations

1200 observations ont été faites sur fosses creusées à 1~20 mètre et
implantées tous les 100 mètres sur la base d'un layonnage à mailles carrées
de 100 mètres de coté.

44 profils au Lieu de 12 à L'origine ont été décrits en détail selon les


normes du glossaire de pédologie (1969) et prélevés à trois niveaux pour
analyses.

Les déterminations sont nombreuses et diverses (voir annexe 2).

- Analyses courantes sur la plupart des échantillons prélevés


• granulométrie,
• carbone et azote
• phosphore total, phosphore assimilable
• complexe absorbant
• pH
aluminium extractible, aluminium échangeable.

- Analyses spécifiques sur Les profils Les plus représentatifs

• éléments totaux Al, Fe, Si, Mn, K


éléments amorphes Al, Fe, Si
• silice assimilable
manganèse facileme nt réductible
-~'- '·
- Analyses en nombre limité, effectué~s à titre indicatif

• argiles (diffraction X, analyses thermiques, fluorescence x)


• point de charges nulles (Z.P.C.), capacité d'échange effective
• azote .: formes, minéralisation
• stabilité structurale.

+ Vé:t~n~oYIJ.> [Link]édologique;., sur les profils l es plus représentatifs


• vitesse d'infiltrabilité aux anneaux doubles de MUNTZ
conductivité hydraulique PORCHET (en nombre limité)
• densité apparente
• capacité au champ (méthode du cy',lindre)
• pF
6

~ Etude [Link]édologiqu~ en lame..o mlnc.e..o

5. Déroulement de L'étude
L'étude de terrain s'est déroulée du 20 Novembre 1978 au 5 Février 1979, selon
le planning suivant :
20 Novembre - 8 Décembre reconnaissance préliminaire, information pédolo-
gique et hydropédologique pour le choix des deux unités expérimentales de
30 ha, établissement des critères de prospection.

Le choix des deux unités expérimentales a exigé la reconnaissance de


plusieurs sites dans l'unité morphopédologique "niveau exondé" (1973). Ceux-ci
.· .. ·- i~·
~

ont été proposés par la SODERIM, successivement sur les parcelles Mbomi 5,
Nzok 5, Mbomi 2, Mbomi 1, Mbomi 8, Nzok 6 ("Black Wata"). Un casier ekpédmental
de 100 m2 a été instalLé · j proximité du Nkam en Mbomi 1.
Les premières conclusions ont insisté sur

- La peAméab,i1lté nelativement élevée de.o -6o.l6 quel.6 qu'Le.6 -6oient,


- Le nôle de n-lveau impenméable que devna jouen la nappe en c.a..6 de
[Link] aqua..üque à [Link]:tlon qu'elle ne -6oU pM tltop éloignée
de la -6WL6ac.e du -6ol,
- l'.ln6luenc.e du niveau a.:[Link] pan le toU de la nappe -6Wt le dévelop-
pement de l' hydnomonphie, -6elon -6a [Link] pM nappolt:t à la -6Wt6ac.e
du -6ol,
10 Décembre - 5 Février : Etude de détail

Tout au Long de cette phase d'étude, les pédologues ont bénéficié de


contacts fructueux avec Les ingénieurs de la SODERIM et de l'IRAF pour leur
connaissance de La plaine. On citera en particulier celui établi à l'occasion
du passage de M. MAYER, responsable SATEC du projet, du 15 au 16 Décembre,
au cours duquel ont été précisés les détails de la prospection, confirmés les
résultats de la reconnaissance préliminaire des pédologues, et choisi l'empla-
cement des deux parcelles expérimentales de 30 hectares, sises l 0 une à Mbomi 3
(riz pluvial), L'autre à Mbomi 2 (riz aquatique).

L'établissement de la carte et La rédaction du rapport ont eu lieu à


Montpellier. La Légende a été arrétée dans sa forme définitive au cours d'une
réunion regroupant autour de M. MAYER (SATEC), des pédologues et agronomes
IRAT; elle a été ensuite soumise aux ingénieurs oeuvrant sur le terrain (IRAF-
SODERIM).
6. Documents utilisés' ·

Les pédologues ont eu ·à Leur disposition:

- l'étude morphopédologique de reconnaissance au 1/50.000 de GIGOU J. et RAUNET M.


(1973)
7

- les photographies aériennes de la couverture 75-CAM-065/100 UAG 290


en panchromatique et infra-rouge noir et blanc. Les photos utilisées corres-
pondent aux numéros: 32 à 38, 53 à 61, 85 à 93, 108 à 115 et 219 à 224.

- le fond topographique au 1/10.000 de la plaine, d'un · intérêt quelque peu


limité du fait d'une densité d'observations inférieure à celle de l'étude
morphopédologique, ~

- les cartes topographiques au 1/200.000 (feuilles Bafoussan et Manfé) et au


1/50.000 (feuilles Fossong-Wetcheng, Foumban 1a, Mélong 2b et Bafoussan 1c).

7. Documents publiés
Deux documents ont été publiés

- Un rapport accompagné d'une annexe, consacré aux données météorologiques,


analytiques, hydropédologiques, micromorphopédologiques et aux descriptions
de profils,

- une carte dite "ealz.:l:e monpho-pédologique - pnopoJitlon poun l'a66e~on


d~ t~~ aux cli.66éne~ typ~ de [Link]:tlur.e~ éditée en contours-indices,
noir . et blanc. Cette carte regroupe les unités morphopédologiques, les contrain-
tes y afférant et les propositions en découlant pour La mise en valeur.

La densité et la répartition systématique des observations ont permis de


tracer les limites des unités du nivea~ fluvio-lacustre exondé, la photointer-
prétation avec les photographies aériennes disponibles étant d'une aide limitée,
au contraire des autres unités mieux individualisées parce qLl'imprimées" en
creux dans la plaine.

III. CONCLUSIONS

L'étude morphopédologique de détail au 1/10 000 du périmètre rizicole exploi-


té en pluvial par La SODERIM dans La plaine des M'Bo, a identifié et caractérisé
L'hétérogénéité des situations agricoles du niveau d'"alluvions Lacustres ancien-
nes" qui constitue L'essentiel du périmètre •

. •~ette hétérogénéité, que La reconnaissance n'avait pu cartographier au 1/50 000


-e:w f'a'it de L'échelle, devait être rapi"dement révélée par la mise en valeur commen-
cée en 1974. Elle est due à la position relative du toit de la nappe en saison des
pluies par rapport à la surface du modelé de détail, Lui-même irrégulier malgré
son apparente planitude. Quatre situations ont été retenues (cf. coupe schématique
sui vante) :

- La nappe reste toujours à plus de 100 cm de profondeur (unité 1)

- La nappe atteint La partie inférieure du profil : 50-100 cm Cunités2-3)

- La nappe est subaffleurante; Localement il y a submersion par affleurement


de La nappe et crues de La Black Wata (unité 4)

... / ...
8

- La nappe affleure et il y a submersion du seul fait de la nappe (unité>)


ou du fait également des crues des rivières (unité 8).
En réponse aux objectifs proposés pour une réorientation du projet qui prévoit
entre autres Le développement de la riziculture aquatique, on préconisera

- La riziculture pluviale sur la seule unité 1, à sols exondés vrais, en rota-


tion avec une légumineuse (soja),

- La riziculture aquatique sur .. Les unités 2, 3, 4, 5 et 8, avec aménagement en


casiers à diguettes en courbes de niveau.
·' W

Le critère de choix pour la riziculture aquatique repose sur la proximité de


La nappe phréatique qui . ~oit être suffisante pour lui permettre de jou~r le rôle
de niveau imperméable, l'e matériau s'avérant en fait avoir une perméabilité élevée
due à une porosité elle-même élevée.

Sur les unités 2, 3 et les parties hautes de 8, on devrait pouvoir envisager


une riziculture aquatique par irrigation avec contrôle total de l'eau, à condition
de recourir à des techniques d'imperméabilisation de la surface du sol pour limiter
Les apports d'eau. Une telle riziculture éliminera rapidement les possibilités de
diversification des cultures en premier cycle pluvial, du fait de l'incompatibilité
entre les techniques culturales en irrigué et en pluvial.

A l'inverse sur les unités 4, 5 et 8~ La riziculture aquatique sera en fait


pluviale, accompagnée de submersion; elle sera délicate à conduire du fait des
aléas de la submersion: fréquence, durée, hauteur, extension.

Ainsi à l'uniformité apparente quasi-générale du périmètre, succède une hétéro-


généité spatiale qui constituera une contrainte pour la grande mécanisation, et amè-
nera à envisager le développement de la riziculture en petits périmètres.
La légende de la carte dégage des propositions pour La mise en valeur et des
thèmes de recherche complémentaires établis en fonction des contraintes des unités
morphopédologiques et des résultats acquis par l'expérimentation de 1971 à 1978.

L'expérimentation à mettre en place pour accompagner cette mise en valeur


doit être adaptée à chaque cas.

Les périmètres expérimentaux mis en place en 1979 par la SODERIM consti-


tuent autant de tests en vraie grandeur. Cependant L'expérimentation classique
thématique doit être associée à ces tests, sur le même milieu physique.

De nombreuses mesures complémentaires doivent être effectuées (hydrologiques,


topographiques ••• ). Elles permettront de compléter l'acquis actuel pour reconsi-
dérer dans une campagne ' L'ensemble du problème de mise en valeur et vraisembla-
blement lui apporter de& modifications.

Nous conseillons vivement l'observation de parcelles de comportement sur Les


unités qui ne feront pas l'objet de tests en vraie grandeur cette année, en par-
ticulier sur chacune des unités dont le matériau est fortement influencé par les
apports volcaniques (unité 3 notamment).

. .. / ...
~
·' .
.:,.•

Unités
m«p.'lopédo:Ogiques

--- B~o[Link]-- 1_:__· -~_-~-~ t ?t _?__t6r··_-t___4=~-fr·f~~~~~fT5_r 4_! __2:~~--~ 4 ____t~~------------1 8 1 9 LAil.


________/ ------- -·· -------·----- ---------------------·---------=-=-- _ _:_- r,~c~a I

~:~~~--~~--~~ ~
COUPE SCHÉMATIQUE

Unité 1 11
[Link] et zones bordant 1e ni veau fluvial 11 , à nappe n I atteignant . pas 1es 100 premiers
centimètres du profil,

Unité 2 "dépr~ss i ans à engorgement temporaire de 1a partie i nférj eure du profil ( 50-100 cm), 11

Unité 3
.
"dépressions à engorgement temporaire de la partie inférieure du profil (50-100 cm),
Ni veau fl uvi o- avec accumulation importante de manganèse,"
1acustre
Unité 4 "dépressions à engorgement temporaire de 1 'ensemble du profi 1 , avec submersion 1oca 1emenl: 11

Unité 5 "cuvettes et axes déprimés, à submersion temporaire par remontée de la napp~",

Unité 6 :"marigots et bordures des tourbières 11 ,


' I.

Unité 7 .. "tourbières 11

Unité 8 :"terrasse de recreusement, à submersion par les crues (et par remontée de nappe_ ?),
Ni veau fl uvi a 1
Unité 9 "dépôts alluviaux actuels.

Répartition des unités morphopédologiques en fonction de la _position du toit de la nappe


par rapport à la surface de chaque unité.
9

La comparaison entre elles de ces différentes parcelles, la référence aux


autres zones, devraient permettre de cerner des problèmes spécifiques s'ils
existent et de dégager les thèmes d'une recherche ultérieure.
Les différentes hypothèses émises pour expliqùer -~~s chutes de rendement :
existence de toxicités aluminique et manganique, carence en silice, effet dé-
favorable de l'évolution de la matière organique, n'ont été ni confirmées, ni
infirmées par cette étude; elles devront l'être par des tests spécifiques.
Il est probable que la pratique de la riziculture aquatique va atténuer certains
de ces problèmes.
Enfin nous conseillons un suivi analytique de parcelles témoins dans chaque
unité pour suivre notamment l'évolution du pH, de la matière organique, de la
structure,du potassium, le relèvement des teneurs en phosphore, calcium, magné-
sium,en fonction des systèmes de culture en place (1).

~.-

:1) L'examen des résultats d'analyse ne montre ·pas de différences nettes entre
les parcelles selon l'ancienneté du défrichement de celles-ci, et ce quel-
que soit l'unité. Seul le suivi agronomique proposé permettra de faire res-
sortir l'influence de l'ancienneté du défrichement.
DEUXIEME PARTIE 11
LES DONNEES DU MILIEU PHYSIQUE

CHAPITRE I

LE CLIMAT

I - CARACTERISTIQUES GENERALES

Le climat général de la Plaine des MBO - 5°15' de latitude N - est du


type é[Link] QameJtourilen, sous la dépendance du front de convergence inter-
tropical CF.I.T.).

Cependant la présence du Mont Cameroun et des massifs montagneux avoi-


sinants (Rumpi Hills, Mont Koupé, Massif du Manengouba) atténuent fortement La
petite saison sèche de Juillet, caractéristique des climats équatoriaux.
L'éloignement de la plaine par rapport à ces reliefs entraine une diminution
nette des précipitations annuelles, et l'altitude (710 m) "tempère" relativement
le climat en abaissant les températures.

II - LES COMPOSANTES DU CLIMAT DE LA PLAINE DES MBO

Les postes climatiques de La plaine des MBO sont trop récents (Mbo I
1971 - Mbo II 1974) pour disposer de valeU!L6 [Link]-6 obtenues sur un minimum
de trente années. Aussi, pour encadrer ~les valeurs disponibles, a-t'on eu recours
à celles de Nkongsamba, Dschang et Bafang (Servi ce Hydromété[Link] ·1973),
sachant cependant leur spécificité respective quant à leur situation géographique.

1. Les températures (1)

Du fait de l'altitude, les températures sont modérément élevées:


moyenne annuelle: 22,9°C (Mbo I). Il n'y a pas de mois torrides (> 30°C) ni
de mois frais(< 20cc). L'amplitude diurne moyenne est assez élevée: 7 à 15°C,
mais celle annuelle lui est inférieure: 5,2 à 6,4°C. La saison [Link] (février
à Juin: 23-24°C) se . distingue assez mal de celle [Link]-Janvier: 22-
230C). Aussi, malgré L'altitude peut-on considérer le climat de la plaine des
MBO comme Q~[Link], selon la caractérisation que donne J. TRICART - 1974 "des
régions chaudes.
. ~:: .·

2. Les précipitations (1)

Les précipitations annuelles moyennes de Mbo I et Mbo II sont respecti-


vement de 1857,7 mm et 1757,6 mm, tombant en près de 180 jours, valeurs assez
proches de celles de Dschang (1843,2 mm, 184 jours). Les relevés disponibles
indiquent pour Mbo I une pluviométrie annuelle moyenne supérieure à celle de
Mbo II. La cause pourrait être une différence de situation par rapport aux
hauteurs environnantes:

(1) Voir en annexe 1 Les relevés décadaires, mensuels et annuels.


12

Mbo I est influencé plus directement par celles-ci que Mbo II placé -
dans l'axe de la vallée de la Ménoua.
Les valeurs mensuelles moyennes indiquent un reg,me de pluies opposant
une longue -0a.L6on d~ plui~ de huit mois, de Mars à Octobre (1701,7 mm) et
une eoWtt.e -0a.L6on -0èehe de Novembre à Février (156 mm), presque absolue en
Décembre-Janvier (21,1 mm). Les pluies s'installent plus lentement (Février-
Mars) qu'elles ne s'arrêtent (Novembre).

Comme à Dschang, la saison des pluies présente dans la plaine des


MBO deux maxima: le premier en Avril, à peine perceptible au niveau des préci-
pitations mensuelles, le second en Septemére bien marqué (> 300 mm). Ceci .·~;. ·, i ~-
traduit une situation intermédiaire entre Nkongsamba à un seul maximum
,;
(Août)
et Dschang à deux maxima (Avril et Septembre).

La p~ê.-6e.n;ta,t.,lon déeadaiJte de la pluviométrie visuplise mieux ces deux


maxima. Elle fait apparaitre un minima "pluvieux", ou petite -0a.L6on -0èehe,
plus ou moins prononc~ mais limité dans le temps entre le 15 Juin et le 15
juillet. Elle indique également que la saison des pluies démarre en fait vers
le 15 Mars et se termine début novembre, ce que SEGUY L. et Al - 1976 avaient
déjà noté.

Selon ce dernier auteur, il y a lieu d'opposer :

le ~éghne o~ageux de M~ à Juin, à précipitations peu abondantes (660 mm


environ) ; les pluies principales de courte durée tombent en fin de soirée
et dans la nuit,

- et le ~é[Link] de plui~ peJUnanent~ de Juillet à Octobre à précipitations


abondantes (1050 mm environ en plus de 20 jours par mois); les pluies de
longue durée tombent de jour et de nuit.

[Link] des relevés met en évidence une [Link] vaJLiabili.;t:é [Link].-


le dans les précipitations. La moyenne étant assez proche de la médiane et en
se référant à la pluviométrie de Dschang, on peut penser que près d'une année
sur deux la pluviométrie est inférieure à la normale, certaines années étant
même nettement inférieures (Mbo I : 1528,8 mm en 1972). Seule une étude fréquen-
tielle des pluies permettrait d'analyser cette variabilité et d'en apprécier
l'importance. Impossible pour Mbo I et encore moins pour Mbo II, en raison de
leur insuffisance d'anciennté, cette étude pourrait être approchée à partir
du poste de Dschang, sous réserve que les caractéristiques pluviométriques
journalières des périodes de référence commune (1971-1978) soient aussi sembla-
bles que possible.

3. Autres comppsantes: Insolation, évaporation, évapotranspiration

De l'avis de tous les observateurs, il y a deux saisons d'in-0ola.,li,on


d'intensité différente · que l'insuffisance de relevés ne permet pas de connaitre
avec précision :

• de Novembre à Juin, l'insolation est relativement élevée, dépassant


5 heures par jour,

• de Juillet à Octobre, elle est beaucoup plus basse, inférieure à


4 heures par jour, pouvant descendre en-dessous de 3 heures.
TABLEAU 1 DONNÉES CLIMATIQUES DE LA PLAINE DES MBO

J F M A J J A s 0 N D Année
"'
.!:, BAFANG (Normale)* 1180 m 14,3 43,9 10~,2 175,9 163,6 181,4 244,1 288,5 369,7 252,3 68,8 18,5 1925
Q. 1 4 10 15 15 16 19 20 24 20 7 3 153
~ ,," OSCHANG (Normale)* 1407m 17,9 43,9 130,8 206,3 165,1 203,2 223,6 241,2 326,0 229,6 43,4 12,2 1843,2
..."'"' ·L.
11K
ut 1 4 12 19 23 23 21 26 26 22 4 3 184
!lg
..,.-., ...._ P'IBO I +(1971-1978) 718 m 5,3 70,8 111,2 177,8 181,9 188,5 200,8 225, 1 309,3 307, 1 64,1 15,8 1857,7
!_, ,, + (1973) 3 4 14 22 19 24 20 24 23 23 15 3 194
CL " P'IBO II (1974-1978) 711 m 21,1 91,0 94,6 175,8 I 154,4 161,6 175,9 227,8 296,0 283,3 70,0 6,1 1757,6
"
L.
Jl NKONGSAMBA (Normale)* 816m 13,9 49,8 145,5 187,11224,3 250,6 420,8 490,0 479,4 342,4 105,1 18,1 2727,1
1 3 6 14 7 19 30 21 29 26 25 6 2 188

11180 I (1972 - 1978) Moy. 22,4 23,6 24,0 23,9 23,8 23,2 22,4 22,4 22,3 22,6 22,5 22,0 22,9
Min. 16,2 17 ,8 18,3 19,0 19, 1 19,0 18,8 18,8 18,5 18,4 17,9 16,3 18,2
en Max. 28,5 29,3 29,6 28,8 28,4 27,3 25,9 26,0 26,1 26,8 27,0 27,8 27,6
"':li11K
... ,... A,rpl i t. 12,3 11,5 11,3 9,8 9,3 8,3 7, 1 7,2 7,6 8,4 9,1 11,5 9,4
C
11K
t
...~
MNO II (1974 - 1978) Moy. 22,4 23,5 24,1 23,9 23,2 23,0 22,3 22,5 22,7 23,0 22,9 22,2 23, 1
"' Min. 15,1 17;5 18,3 18,6 18,6 18,4 18,2 18,4 18,3 18,3 17,5 15,3 17,7
Max. 29,6 29,4 29,8 29, 1 27,7 27,5 26,4 26,5 27,0 27,6 28,2 29, 1 28,4
Amplit 14,5 11,9 f1,5 10,5 9,1 9, 1 8,2 8,1 8,7 9,3 10,7 13,8 10,7

:NSOLATION• MBO I + (1976) 5,4 4,8 4,9 6,0 5,0 2,9 3,6 3,9 4,5 5,4
'. heure/jou~ + (1977> 3,3 2,6 4,4 3,2 6,3 6,7

MBO I (1973) 95,2 108,9 133,9 90,0 62,5 65,5 62,9 62,2 54,2 69,3 95,8 92,7

HUMIDITE 0 h 89,1 87,3 88,2 87,5 87,2 86,1 85,8 84,3 84,4 88,5 87,9 85,1 86,7
RELATIVE ·86,2
00* 6 h 91,3 87,8 89,6 88,1 86,9 · 86,3 85,0 84,6 88,3 88, 1 85,6 87,3
OSCHANG (1974) 12 h 38,4 52,0 57,4 58,9
•. 36,7 59,8 66,5 67 ,5 59,9 63,5 45,0 33,2 53,2
18 h 73,7 70,5 75,0 77, 1 78,8 81,0 81,1 79,9 80,8 85,6 81,5 80, 1 78,7
·- . -
-~'- '·
ETP *
OSCHANG (Normale) 81 73 87 81 71 66 56 56 54 68 66 62 820
THORNTH-
WAITE NKONGSAl18A C~lormale) 102 95 h09 102 105 93 87 81 72 90 96 87 1119
(mm)
---- -

* Ces données sont signalées à titre indicatif en ra·ison soit de l'insuffisance de leur ancienneté, soit de
leur inexistance dans la Plaine des 1'180.
SANTCHOU-M BO 1 ( IRAF 1)

.DIAGRAMME OMBRO-THERMIQUE (P. BIROT)

Pmm r·c
)

25

(mm)
PLUIES- Etp.(TtlCmHUWAITE)

~40
llO
1,0

110
IOO
to
ao
JO


-~,.. so ~~ .·

40
,0

ao
10
0

J F

~ Pluios dôcodoiros médionos 1971 • 1978 ~ Plu~s décodoires minimol~s absofuos

~ Etp (R6Mrenco N~ONGSAM8l~ normale) ...... ·. + Etp/2

~ So;s::>n ur:lo dos p/u,o,

fililllllilllilll ' Soi g M ShC h0


13

L'é[Link],Vtation PICHE est faible, croissant quelque peu en saison


sèche.

En l'absence de possibilités de détermination pour les postes Mbo,


l'é[Link].)p,[Link] a été approchée à partir de cellè~ de N'Kongsamba et
Dschang, déterminée par la formule de THORNTHWAITE (Service de l'Hydrométéo-
rologie 1973).

III - CONSEQUENCE POUR LES SOLS ET L'AGRICULTURE

1. Les sols
La faiblesse de l'évaporation comme de l'évapotranspiration en saison
des pluies au regard de l'importance des précipitations favorise l'alimentation
de la nappe phréatique en eau.
La fin relativement rapide de la saison des pluies (Novembre) entraine
une baisse rapide du niveau de l'eau dans le N'Kam et la Ménoua et de la nappe
phréatique dans la plaine (voir chapitre suivant). Ceci, lié à une saison sèche
brève mais très prononcée, crée des conditions favorables à l'oxydation du fer
et du manganèse, voire à leur précipitation •

Quant à la chaleur, elle reste favorable aux processus d'altération.

2. L'agriculture

Le bilan P - ETP (précipitations décadaires - évapotranspiration,


graphique ) permet une première approche de la dUJc.ée de la J.>ttlJ.,on u:ti.R..e del.>
plui~ poWt l'agJt,{.QuLtu/te.
Eu égard donc les données disponibles et compte-tenu que pendant la
période semis - levée - début tallage, le bilan P - ETP/2 suffit, cette saison
commence en moyenne à la troisième décade de Février, le 20, pour s'achever
dans le courant de la première décade de Novembre, soit une durée de 8 mois et
demi. Ce bilan rejoint assez bien celui proposé par le diagramme ombrothermique.
Et, vu l'importance des précipitations d'octobre, la faiblesse du ruissellement
et la réserve en eau utile du sol CR.U.) supposée exister en début de saison
.sè&.he, il est probable que l'on doit pouvoir gagner au moins une décade de plus,
-~i ta seconde de Novembre, d'où [Link] 1.>a.LÙm moye~ne de QuLtwte de 9 mo..l.6.

Cependant, l'intérêt d'une telle longueur de saison utile des pluies


est limité par l'importance de la variabilité interannuelle des précipitations;
ceci est particulièrement grave pendant le premier cycle de pluies, de Mars à
Juin, où la probabilité d'avoir un bilan P - ETP + RU négatif est grande, notam-
ment au moment des phases critiques de besoin en eau de la plante. Aussi les
cultures pérennes ou pluriannuelles, telles le caféier, l'igname, le manioc
supportent-elles mieux les éventuels déficits d'alimentation hydrique que celles
annuelles à cycle limité de quelques mois, tels le riz, le mais •••
14

Ainsi pour Le riz voit-on que seule La seconde saison des pluies
(deuxième décade de Juillet - dernière décade d'octobre, voire Juin en prenant
en compte ETP/2) permet d'assurer un cycle sûr. Les minima connus étant
toujours supérieurs à ETP/2 puis à ETP. La première saison est au contraire
très aléatoire comme en avaient déjà conclu SEGUY L. et AL - 1977: les rende-
ments en riz ont pourtant toujours été meilleurs.

On mesure donc toute l'importance qu'il y a de prendre en compte


d'une part la longueur du cycle des variétés, étant donné que pour Le riz par
exemple; la floraison doit se faire vingt jours avant la fin des possibilités
d'alimentation de la plante en eau,. d'autre part les ressources en eau
réserve du sol, assistance par la nappe, irrigation, etc, et enfin les
délais de mise en place des cultures. ··

Une eo:Umati..on .6Ji.é.[Link]. du, [Link].) d' [Link]:tlon hydluqu.e.


à partir des données pluviométriques de~Dschang permettrait une approche non
négligeable de ces conditions dans le cas de la plaine des .Mbo, compte-tenu
de la réserve faite ci-dessus.

Mais si les conditions pluviométriques de culture sont les meilleures


en seconde saison des pluies pour le riz, il n'en est pas de même de celles
d'ensoleillement. éertains auteurs, tel NICOU (1978), lui attribuent un rôle
important, au point de recommander d'effectuer les semis avant le 1er Août.

Quant à la température elle reste favorable aux cultures tout au long


de l'année.

/
15

CHAPITRE II

GÉOMORPHOLOGIE - HYDROLOGIE - PÉDOLOGIE

La plaine des Mbo a été L'objet de plusieurs études :


t"
- B. GEZE en 1943, dans "Géographie physique et géologie du Cameroun 0cc,. d enta,
dresse le cadre géologique régional;

- G. BACHELIER en 1952 fait une première étude pédologique; son rapport accom-
pagné d'une carte donne déjà les grands traits des différentes formations;

- enfin, M. RAUNET et J. GIGOU (1973) ont fait une reconnaissance morphopédo-


logique au 1/50 000, dans le cadre du projet rizicole actuel. Leur cartographie
débouchait sur le choix de systèmes de riziculture adaptés aux principaux types
de milieu en fonction notamment des différents régimes hydrologiques e}:istant
dans la plaine.

Intervenant au 1/10 000 pour compléter et affiner cette d~rnière étude,


nous en avons conservé le canevas général. Le nombre et la densité de nos obser-
vations nous ont permis de préciser les données relatives aux sols et à leur
régime hydrologique; l'acquis des agronomes du projet servant à réorienter le
choix d'un système cultural adapté.

I. CADRE GEOLOGIQUE REGIONAL

L'histoire géologique de la plaine des Mbo, pour ce qui nous intéresse,


commence vraisemblablement au Crétacé par l'effondrement d'une partie du [Link]
g~anlto-gne.,lt,Jique.
La dépression qui en résulte est ensuite fermée par une ou plusieurs coulées
de lave issues de l'écü.6ice volcanique du Manengouba, donnant un lac.

Ce Lad est ensuite comblé par des alluvions; il est fort probable que la
-~,phâ~e de comblement n'ait pas été unique; plusieurs coulées, situées en des
points différents ont pu faire office de [Link]: celles du pont du Nkam qui
forment le niveau de base actuel, celle dont on trouve la trace au Nord de Mélong
à proximité de la Ménoua, et peut-être d'autres qui ne sont plus observables
actuellement.

La complexité de la mise en place du matériau alluvial est attestée par des


niveaux tourbeux enterrés sous les alluvions argileuses, par des niveaux sableux
grossiers sous l'argile des tourbières de la Black Wata en certains points.
16

Les couches supérieures des alluvions lacustres semblent avoir été mises
en place très récemment, quelques milliers d'années au plus (Etude micromorpho-
logique ci-jointe - R. BERTRAND, annexe 8).
Ensuite les dépots lacustres ont été réentaillés par le réseau alluvial :
"terrasse de recreusement". L'origine de ce recreusement n'est pas connue:
certains auteurs ont voulu y voir le signe d'une activité épirogénique récente,
B. GEZE pense plutôt à un phénomène de capture. Quelle qu'en soit la cause
profonde, ce recreusement n'est possible que si . l'on admet un abaissement
rapide du seuil du Nkam.
Signalons enfin que le tracé des bras dù marécage de la Black Wata suggèr.~ ·, ,~.
une ancienne organisation du réseau hydrographique vers la Black Wata. Nous ne~
pouvons étayer cette hypothèse par aucune preuve.

II. LE MATERIAU
1. Stratigraphie et épaisseur des dépôts alluviaux

Aucune donnée précise relative à l'épaisseur des sédiments lacustres n'est


disponible, leur puissance est ce~tainement de plusieurs dizaines de mètres;
il est ·possible que des coulées soient interstratifiées dans les alluvions en
profondeur.

Les sondages profonds effectués au cours de cette prospection n'ont pas


revelé d'hétérogénéités importantes dans les couches traversées, sauf au niveau
du marécage de la Black Wata :

horizon tourbeux enfoui au niveau de la parcelle Black Wata; cet


horizon rencontré à 4 m de profondeur n'a pas été daté.

- horizon sableux grossier vers 4 m de profondeur (aspect de "gros sel")


sous le bras nord de la Black Wata (profil n° 18).

Nous avons signalé plus haut les conséquences que l'on pouvait tirer de telles
observations sur la mise en place des matériaux.

Le réseau systématique des fosses pédologiques nous a permis de distinguer


localement des passées de sable grossier,mais cette caractéristique n'a pas été
cartographiée.

2. Nature des alluvions

Le caractère le plus important au niveau du matériau est la contribution


plus ou moins grande des appo!Lt6 voleanique-6 à sa constitution. G. BACHELIER
17

avait fait de ce caractère l'un des critères de sa classification des sols;


nous avons pu l'observer au cours de la prospection et ces observations ont été
confirmées par l'examen de lames minces (annexe 8).

Macromorphologiquement, cette distinction est ~fondée sur

- la présence locale de couches de cinérites dans les profils de la zone


la plus influencée par les apports volcaniques,

- une texture généralement plus fine et des dépôts de manganèse générale-


ment plus abondants dans la zone la plus influencée.

Micromorphologiquement, la composition du squelette parait être la


suivante dans chacun des cas:

- Zone fortement influencée par les apports volcaniques, les fractions


limoneuse et sableuse sont dominées par les feldspaths

- Zone peu influencée par les apports volcaniques, les fractions limoneuse
et sableuse sont essentiellement quartzeuses.

Cette distinction de deux provinces pour le matériau a été marquée car les
sols risquent d'avoir des propriétés chimiques légèrement différentes dans l'un
et L'autre cas; le suivi du périmètre devrait permettre d'en apprécier les
incidences agronomiques.

3. Remaniements

Le matériau superficiel de la plaine des Mbo semble être soumis à des


[Link].rit6 [Link], les deux facteurs principaux de ces remaniements devant
être l'activité biologique (termites notamment) et les mouvements de la nappe.

Le ré~ultat visible de ces remaniements est la présence dans les horizons


profonds des profils d'une macroporosité importante en partie obstruée par des
-~lrertipli ssages venus des horizons supérieurs. L'étude mi cromorphopédo logique
présentée en annexe 8 a permis de caractériser cette porosité.
Cette macroporosité a une grande importance sur l'utilisation des sols
car elle explique les fortes valeurs de perméabilité relevées. Il est difficile
de prévoir dès maintenant si une riziculture irriguée sera susceptible de modi-
fier cette situation.
' '
18

III. REGIME HYDROLOGIQUE

Notre connaissance des différents reg,mes hydrologiques de la plaine des


Mbo a peu évoluée depuis 1973, date de la reconnaissance morphopédologique.
En effet, il est indispensable pour préciser un régime hydrologique défini
en reconnaissance (qu'il soit phréatique ou de submersion), de disposer de
données enregistrées; or les données disponibles sur la plaine des Mbo, qu'elles
soient piézométriques ou limnigraphiques, ne permettent pas une ·interprétation
correcte.

Les indications données sur chaque reg,me hydrologique particulier sont


donc déduites de l'observation de La morphologie des profils (état du fer, .·~.. ·- ,~-
taches) et de leur position topographique.

En saison des pluies, la nappe monte dans l'ensemble des matériaux fluvio-
lacustres à une profondeur moyenne de 50 cm; ee:t:te p~o6ondeuJL mlrumai..e a;[Link]
pall.. la nappe dépend en ~éai);té de la topog1ta..phle de détail. Surface topographi-
que et toit de la nappe ne sont pas parallèles et peuvent même se recouper au
niveau des cuvettes locales: régime d'inondation par remontée de la nappe.

Toute la cartographie de détail de L'unité "niveau fluvio-lacustre" sera donc


basée sur ces Légères différences topographiques.

IV. PEDOLOGIE

L'influence de l'hydrologie dans la plaine des Mbo est telle que le milieu
de pédogénèse est essentiellement hy~omo~phe, avec des variantes en fonction
de la nature du régime hydrologique local, qui seront décrites à l'occasion
de La présentation des unités morphopédologiques (cf. troisième partie).

Il est intéressant ici de rappeler la définition de l'hydromorphie: les


sols hydromorphes sont des sols dont La génèse et L'évolution, ou seulement
L'évolution, se produisent ou se sont produites soit sous l'eau (milieu submergé),
soit dans un milieu où l'eau est excédentaire (milieu engorgé).de telle sorte
que les facteurs hydrologiques ont exercé un rôle prépondérant dans la pédogénèse
et qu'ils ont induit une morphologie prévalant sur tous les autres caractères de
classification (GAUCHER G.).

Selon cet auteur, les principaux types de milieux hydromorphes sont

- Les milieux endohydttomo~phv., où l'hydromorphie est provoquée par une


cause interne au profil ne permettant pas Le drainage des eaux de surface en
profondeur (ex. textur~)
...
- les milieux génohydnomonphv.,, à hydromorphie d'origine allochtone et
constamment submergés, dans lesquels par conséquent la matière du sol se forme
progressivement . sous L'eau par sédimentation ou accumulation de résidus
végétaux
19

- les milieux exohydrom0Pphes exondés ou occasionnellement submergés, et


dans lesquels l'hydromorphie résulte également d'un facteur allochtone, généra-
lement une nappe phréatique
- les milieux polyhydromoPphe, Camphihydromorphes) eµ se trouvent associés
plusieurs formes d'hydromorphie, en particulier l'endohydromorphie et l'exohydro-
morphie.
La classification française (CPCS 1967) fait intervenir la teneur en matière
organique, cette dernière résultant de l'intensité de l'hydromorphie qui entraine
des conditions plus ou moins intenses d'anaérobiose.
La classe des sols hydromorphes comprend au niveau sous-classe:
- Lu 40l6 hydlwmOJt. phu [Link].u, à matière organique de type "tourbe" et
à hydromorphie totale et permanente entrainant des conditions d'anaérobiose.

- Le.1.> 40l6 [Link].1.> moyennement [Link].u, à matière organique évoluée


de type "anmoor" (C/N < 20) ou "hydromorll: 8 à 30 r. sur au moins 20 cm et à hydro-
morphi e totale mais temporaire en surface.

- Lu 40,f;., hydJr..[Link].1.> miné.[Link] ou. peu. hu.mi6è.Jt.U, à matière organique de


moins de 8 % sur une profondeur de 20 cm ou plus de 8 % sur une profondeur faible.
Cette sous-classe distingue entre autre les deux groupes suivants:
- sols à gley, à hydromorphie due à la présence d'une nappe phréatique à
faibles oscillations (plus grandes en Afrique semble-t-il),
- sols à [Link], à hydromorphie due au manque d'infiltration des eaux
pluviales.

Les sols à gley qui dominent dans la partie prospectée de la Plaine des Mbo,
sont caractéristiques d'un milieu exohydromorphe. Leur horizon caractéristique
est le gley. Toujours selon GAUCHER G., la gleyfication r~sulte de l'excès d'eau,
permanent ou temporaire qui transforme les caractères du sol en provoquant des
changement~ d'état et de répartition des substances mobilisables (hydrates et
oxyd~s . de fer et de manganèse notamment). Selon les oscillations du plan d'eau
on-. oppose deux types de g ley généra lemënt séparés l'un de l'autre par le niveau
d'étiage de la nappe, lequel est plus ou moins ~proche de l'horizon humifère.

- le gley monoeololl.e Jt.é.du..lt (noté Gr), constamment engorgé (nappe à L'étiage) ;


le milieu se maintient réducteur et anaérobie, les composés du fer restent
à l'état réduit et de couleur sombre (grisâtre, bleuafre, verdâtre, vert
olive)

le gley bieololl.e oxydé. Cnoté Go), alternativement engorgé et ressuyé


(zone de battement de la nappe) ; les composés du fer s'oxydent en partie
pendant La phase d'aération et prennent des colorations allant du jaune
au rouge (jaune, organgé, ocre, brun-jaune, rouille, rouge), mais ils
conservent leurs teintes foncées dans Les zones plus difficillement atteintes
par l'oxygène: le gley est panaché ou bigarré.
'.
20

GIGOU J. et RAUNET M. (1973) · insistent sur le fait que "l'aspect morpholo-


gique du profil apparait comme dGune grande utilité pour la connaissance du
régime hydrique du sol, mais qu'il ne doit pas en constituer le seul critère,
sous peine d'erreur grossière Chydromorphies anciennes et héritées par exemple).

-·~
21

TROISIÈME PARTIE

LES UNITÉS MORPHOPÉDOLOGIQUES

Deux grands ensembles morphopédologiques oht été distingués

- le niveau [Link].e
- le niveau [Link].
A l'intérieur du niveau fluvio-lacustre, la zone maJtéc.ageU6e de la Bla.c.k
Wata constitue une entité particulière facilement reconnaissable qû'il est
aisé de délimiter. Le reste, qui est appelé zone exondée, présente une organi-
sation de détail qu'il était indispensable de mettre en évidence pour y adapter
le système de production rizicole.

Cette organisation est commandée par le modelé de détail : la surface est


ponctuée de petites cuvettes visibles de quelques décamètres de diamètre autour
desquelles on distinguera différentes unités en auréole en fonction de la
profondeur de sol atteinte par la nappe en saison des pluies:

- unité 1 bombements et zones bordant le niveau fluvial,

- unités 2 et 3: dépressions à engorgement temporaire de la partie


inférieure du profil par la nappe,

- unité 4 dépressions à engorgement temporaire de l'ensemble


du profil par la nappe,

- unité 5 cuvettes et axes déprimés.

Une distinction supplémentaire est ensuite introduite au niveau de certaines


unités (1, 2 et 4) en fonction de l'importance des apports volcaniques dans le
matériau: sous-unité a quand les apports sont importants, b dans le cas con-
traire.

La présentation de chaque unité est faite selon le plan suivant


~:-:· .·
~~ caractères généraux,
- matériau
- régime hydrologique et pédogénèse
- caractères des sols
- contraintes - orientation culturale.
23

CHAPITRE 1

LES UNITÉS DU NIVEAU FLUVIO-LACUSTRE

I. LA ZONE EXONDEE
1. Bombements et zones bordant le niveau fluvial (Unité 1)

L'unité 1 regroupe Les zones les mieux drainées de la plaine des Mbo

- La zone. bo~dant. le. [Link] 6luvial: L'excellent drainage est ici dû à


La dénivellée existant entre Les deux niveaux fluvio-lacustre et fluvial
(de L0 ordre de 6 m vers la Nhe à l'Ouest de la plaine, 1 .à 3 m à l'Est
vers la Ménoua)
- les bombeme.nt6 qui sont les zones relativement les plus hautes à
l'intérieur de la zone dite exondée.

Avant défrichement pour la riziculture, la surface de ces zones était


ponctuée de nombreuses [Link]:tlè~eJ.> en place lesquelles jalonnaient en particu-
lier la transition avec Les unités voisines d'altitude inférieure; ces édifices
sont aisément reconnaissables sur la couverture photographique aérienne de
1973. Aujourd'hui après arasement pour les besoins de la culture mécanisée,
l'emplacement des termitières est marqué par un dôme très surbaissé, un sol
plus gris, plus argileux et, en saison sèche, plus craquelé qu'aux alentours,
enfin par des "repousses" (rares) de termitières de quelques décimètres de
hauteur apparaissant en quelques mois; en saison de culture, le riz est
envahi de [Link], graminée de haute taille.

L'extension de ~ette unité est importante, près de la moitié de la plaine


étudiée, en vastes plages de forme allongée.

Le. ma..té~a.u. [Link] eJ.>t Qin : la terre ·.fine a une texture [Link].
à a1tgile.U6e.. En fait il varie quelque peu selon L'influence plus ou moins forte
des apports volcaniques:

- sous-unité 1a : l'influence élevée du volcanisme se traduit par une


texture très fine, à fraction sableuse riche en feldspaths et par la
présence locale de cinérite;
- sous-unité 1b: L'influence volcanique est plus faible: .le quartz est
fréquent et la texture moins fine, souvent limono-argilo~sableuse.
24

La litation du matériau se limite à de rares lentilles de sable quartzeux


il y a eu mise en place en vrac, comme le confirme l'examen en lames minces
(annexe 8, profils 9 et 38). Des minéraux ferro-magnésiens Caugite, hyperstène,
olivine···+ des argiles Ckaolinite, vermiculite, illite, ••• ~ de la gibbsite,
des amorphes existent en quantité plus ou moins notables, témoins du passé
morphopédologique des versants dont ils proviennent. Certains ·des feldspaths
et minéraux Fe - Mg sont peu ou pas altérés,indiquant une mise en place récente.
Enfin les micas sont rares.
La po~o-0-i.;té e.1:,t tJr..v., développée · : L'observation comme l'étude micromorpho-
pédo logique (annexe 8) révèlent une densité · élevée de chenaux, chambres, cav:\Jés'~·
des horizons minéraux, au-delà de 20/30 cm.
Rég,ime hy~ologique è:t pédogénv.,e
L'unité 1 est caractérisée par un Jt.éghne pMé~que toujours relativement
profond. Du fait de la position topographique surélevée de l'unité par rapport
aux autres unités et au Nkam, la nappe n'atteint pas en général les 100 premiers
centimètres du profil : il n'y a donc pas d'engorgement du profil sur le
premier mètre. Les sols sont des exondé-0 v!tai.1,.
L'amplitude du battement de la nappe est importante: plusieurs mètres et
la descente de celle-ci en début de saison sèche est rapide; la nappe est à
- 3,70 mètres à: M'Bomi 1 près de la stati..on de pompage, le 5.12.78, un mois
après la fin des plùies. La bonne porosité du matériau favorise aussi bien la
descente de la nappe que sa remontée, comme elle rend d'ailleurs le battement
plus sensible aux périodes de sècheresse en saison des pluies, notamment entre
Mars et Juin.

Le milieu de pédogénèse, marqué par une hydromorphie d'origine externe


au sol - nappe phréatique - est du type exohy~omo~phe, Les sols étant classés
comme hy~omo~phe.1:, mi.né~aux à gley. Du fait de la dynamique de la nappe, ces
sols présentent un gley nettement oxydé CG 0 ) à partir de 80 cm de profondeur.

La couleur du gley est constituée de très nombreuses taches rouille-rouge


(2,5 YR 4/8) sur fond brun-jaunâtre clair à brun-jaunâtre (10 YR 6/4 à 6/6
humide).

Profils décrits et analysés Cannexe3).

· Unité 1a n° 36, 38, 40


~ Uni té 1b n° j~ s; 9, 13, 14, 17, 29, 30~
25

Profil schématique

0-20/30 cm Horizon humifère brun grisâtre foncé à brun foncé - à struc-


ture polyédrique subanguleuse plus ·ou moins nette - nombreu-
ses racines - l imono-argi Leux à~ l imqno-argi Lo-sableux
poreux à très poreux. ~

20/30-50/80 cm:Horizon de transition - non humifère - brun jaunâtre -


taches ferrugineuses rouille plus ou moins prononcées -
structure massive à éclats anguleux - très poreux - revête-
ments o~[Link] - racines assez nombreuses - argileux
à argilo-limoneux; c'est un horizon de pénétration humifère.

50/80-120 cm : Horizon à gley oxydé (G 0 ) : non humifère - brun jaunâtre clair


à brun-jaunâtre - taches ferrugineuses rouille rouge très
contrastées, à disposition ~lus ou moins horizontale - très
poreux - friable - revêtements complexes - enracinement
faible à nul - argileux le plus souvent.

Un sondage effectué à la tarière le 5.12.1978 sur près de 5 mètres dans


la parcelle M'Bomi 1 à proximité du site de pompage des essais SODERIM-1979,
indique que l'horizon de gley oxydé est épais : 3 à 4 m, les teintes de réduc-
tion sont de plus en plus nettes vers la profondeur.

0 - 20 cm Humifère

20 - 380 cm Gley oxydé (G 0 ) bariolé rouille rouge et brun-jaunâtre passant


à bariolé rouille rouge et gris dans le bas - frais, devenant
humide dans le bas.
370 cm nappe phlc.éa.-[Link].
380-470 cm Bariolé jaune et gris bleu - argileux - paillettes de mica -
apparence ~èche au centre des carottes prélevées.

Cette pbservation conduit àpenser que la nappe intéressant le profil pédo-


logique eri saison humide n'est peut-être qu'une nappe perchée sur la couche
-~i ·__d'~·rgi le qui apparait à 380 cm. Une -étude avec des piézomètres certains traver-
sant cette couche d'argile, d'autres non, pourrait confirmer cette hypothèse.

Localement on note :

des caractères hydromorphes hérités, nodules ferro-manganésifères noirs en


quantité variable : 1 à>80 %, à des profondeurs également variables, de la
surface au gley oxydé, taches cohérentes ferro-manganésifères noires; carapaces
très localement (profil 14),

- une forte activité biologique due aux termites,


26

- une certaine dég~[Link] de la ~[Link]:tWte du ~ol sous l'action de la mise


en valeur; constatée également par NICOU R. (1978), elle semble confirmée
par les tests d'instabilité effectués dans le cadre de la présente étude:
on relève dans les parcelles cultivées un taux d'agrégats stables au benzène
plus faible que dans les zones non défrichées, ceci indiquerait une certaine
évolution liée à la matière organique. GIGOU (1973) avait noté le bon dévelop-
pement de la structure sous végétation naturelle,

- des indices d'une endohydromorphie dans luhorizon de surface qui pourrait


être due à une dégradation locale de la structure; celle-ci favorise un
léger engorgement dont témoignent les taches rouille jaune peu contrastées
sur les faces des agrégats et la coloration rouille des gaines racinaires du
riz. C'est en quelque sorte un très léger peseudo-gley.
·, l~·

Enfin, il y a lieu d'insister sur l'importance de la porosité du sol. ··::.;


Déjà notée au niveau du matériau, cette porosité existe aussi dans ' l'horizon de
surface lorsqu'il n'y .à pas eu compaction. L'examen en lames minces indique
cependant une discontinuité dans cette porosité : celle de L'horizon humifère
est intergranulaire, d'entassement libre, liée à la naturé de la structure,
polyédrique subanguleuse, alors que celle des horizons sous-jacents est, on l'a
vu, à chenaux, cavités et chambres dont les parois sont recouvertes de dépôts
organo-argileux.

L'analyse révèle en surface, des sols relativement bien fournis en


matière organique: 2,5 à 5%, de même qu'en azote total : 1 à 2% 0 ; le rapport
C/N est compris entre 13 et 14 .• Les réserves en phosphore sont assez satisfai-
santes:> 500 ppm, mais la teneur en phosphore assimilable est à la limite ou
en-dessous du seuil critique de carencè: P. OLSEN-DABIN < 90 ppm, P. BRAY< 13ppm
La capacité d'échange est moyenne (10-25me%)et le degré de saturation
faible à très faible C< 40) ; la capacité d'échange effective est faible (<6me%).
Dans la sous-unité 1b, le complexe absorbant est déficient en calcium et en
magnésium; il est à la limite de la déficience en potasse, ce qué confirment
l'étude micromorphopédologique (annexe 8) et l'importance des réserves en cet
élément CK total) ; ces éléments ont des teneurs meilleures - moyennes - dans
l'unité 1a. L'acidité est forte, surtout dans l'unité 1b. Quant à l'aluminium
échangeable, les teneurs sont très variables, de "traces" à 3,70 mé% en
surface; le rapport (Al/S + Al) x 100 est fréquemment supérieur à 20, d'où
localement des risques de toxicité pour le soja (BOYER J. 1978) (1).

Avec la profondeur, les teneurs en matière organique, bases échangeables,


phosphore assimilable diminuent rapidement; inversement Al échangeable et
l'acidité augmentent.

Enfin, la vitesse d'infiltrabilité K mesurée avec les anneaux de MUNTZ est


variable, avec des valeurs généralement élevées:

· en surface ~, 2, 0 à 2 5 Cm/ h
• à 25/30 cm 1 à 8 cm/h
• à 60 cm 2 à 11 cm/h.

(1) Dans le rapport (Al/S + Al) x 100, S représente la somme des bases
échange_a bles : Ca + Mg + K + Na~ Na est le olus souvent ï°nférieur à 0,01 mé%.
27

On retiendra Les contraintes suivantes

- La nappe toujours profonde:> 100 cm et à battèment rapide,

- La perméabilité naturelle relativement importante: > 2 cm/h,

- L'acidité élevée: pH eau: 5,1 à 5,5,

- la capacité d'échange effective faible < 6 me%,

- le risque de toxicité aluminique surtout sur mais et soja,

- la déficience en phosphore, calcium, magnésium,


- la dégradation de la structure avec la mise en culture en mécanisé,

- l'aptitude à la compaction sous l'effet de techniques culturales mal


adaptées.

Du fait de la dynamique de La nappe et de la perméabilité naturelle élevée,


il n'est pas recommandé d'envisager une mise en culture de ces sols avec irri-
gation par submersion. On se Limitera ~donc à des ~y~tème.-6 de eul:[Link] en pluvial,
avec éventuellement irrigation par aspersion.

2. Dépressions à engorgement temporaire de la partie inférieure du


prof i l (unité 2)

L'unité 2 occupe une part importante de La zone prospectée. Elle diffère


de L'unité 1 par une position topographique très Légèrement plus basse permettant
à La naP,pe phréatique d'être plus proche de La surface du sol en saison humide.
Le modelé èst subhorizontal, avec pente orientée en général vers les unités 4
. ·ett~ S (disposition plus ou moins concentrique). Des termitières sont présentes
~ ~Là où la nappe ne remonte pas trop haut (profil 37, à la limite de l'unité 1).

Maté)LÙW. .

Le matériau est dans L'ensemble relativement très fin: la terre fine


est limona-argileuse à argileuse (argile 20 à 60 %), L'horizon de surface étant
un peu plus Limoneux. Sur Le terrain, l'estimation de la texture fait ressortir
la présence de sables tantôt fins, tantôt grossiers, apparemment sans distribu-
tion spatiale ordonnée.
28

Comme dans l'unité 1 et pour les mêmes raisons, il y a lieu de distinguer


Les zones nettement influencées par les apports volcaniques (~[Link]é 2a) de
celles qui le sont moins (~[Link]é 2b). On note également l'absence de lita-
tion dans le matériau (dépôt en vrac), la diversité des constituants et de leur
origine mise en évidence en Lame mince (annexe 8) : feldspaths plus ou moins
altérés, kaolinite, gibbsite, quartz, pyroxène, olivine, paillettes micacées,
cinérites ••• provenant de versants volcaniques ou non, ferrallitisés ou non.

La pO![Link]é ut é.le.vé.e., représentée par "un système de vides en chenaux


anastomosés sans direction privilégiée, et s'élargissant souvent en chambres
et cavités".

. • .~If
.
·, ...~

Rég)..me. hydJr..ologique. e.t pédogénè..6e.


Comme l'unité 1, la présente unité est marquée par un ~ég)..me. de. nappe.
p~éa:tlque., à battement rapide et de forte amplitude; la percolation des
eaux de pluie est rapide. Cependant, à la différence, le "niveau de crue" de
la nappe atteint la moitié inférieure du profil entre 50 et 100 cm. Il est
probable que ce niveau est d'autant plus proche de la surface que ('on s'éloigne
du Nkam et que l'on se rapproche soit d'une cuvette (unité 5) soit du réseau
hydrographique de la Black Wata (unités 6 et 7). A proximité de la Black Wata
(cf. extension "Centre" profils 20 et 22), ce régime de nappe parait s'associer
à celui de submersion par alimentation externe du fait de la proximité de cette
zone marécageuse à drainage difficile. Il semble aussi que l'amplitude du batte-
ment de nappe diminue vers L'aval de la plaine (Black Wata). Ce phénomène a
déjà été suggéré (GIGOU J. - RAUNET M. 1973).

L'existence d'une saison sèche, très prononcée bien que relativement courte
15 Novembre - 15 Mars, èt d'un réseau hydrographique suffisamment incisé
Nkam et Ménoua, crée pour la nappe des conditions favorables à un étiage net
et prolongé. Un mois après la fin des pluies, le niveau de la nappe était déjà
à plus d'un mètre, sauf localement (profil 20) : - 1,80 à - 3,00 mètres dans
quatre sondages effectués à - 4,70 m.

Le milieu de pédogénèse est semblable à celui de L'unité 1: le reg1me de


nappe crée des conditions d'hydromorphie d'origine externe au profil ([Link]..o-
mo~phie.) et la dynamique de La nappe est telle que Les sols seront classés
comme hydJr..omo~phu miné~aux à gle.y, avec gley oxydé CG 0 ) apparaissant entre
50 et 100 cm.

On constate en général que la couleur de fond du gley oxydé de l'horizon


50-120 cm est légèrement plus réduite que dans l'unité 1 : 10 YR 6/3 à 7/2
humide brun pâle à gris clair contre 10 YR 6/4 humide brun jaunâtre clair à
brun jaunâtre; cette réduction croit du Nkam vers la Black Wata. C'est un
critère de différenciation important.

Observations décrites et analysées (annexe 3)

· Unité 2a : 20, 22, 23, 37, 42


29

· Unité 2b 1, 6, 12, 15, 16, 26.

Profil schématique

..:
0 - 20/30 cm horizon humifère: brun foncé à brun jaunâtre foncé -
parfois noir - à structure polyédrique subanguleuse, plus
ou moins nette - limona-argileux, localement assez sableux
poreux à très poreux - nombreuses racines.

20/30 - 50 cm (voire 70 cm) : horizon de transition : horizon de pénétration


humifère (taches, revêtements) - brun à brun jaunâtre - taches
ferrugineuses rouille plus ou moins contrastées - structure
massive à éclats anguleux - argileux, localement plus limoneux
ou plus sableux - très poreux - enracinement assez faible.
50 - 120 cm horizon à gley oxydé (Go) : non humifère - brun pâle à gris
clair - taches ferrugineuses rouille rouge très contrastées -
structure massive à éclats anguleux - argileux - très poreux -
revêtements complexes, éventuellement organo-minéraux ou
absents - peu ou pas de racines.

Deux sondages effectués à la tarière sur 5 mètres environ situent l'impor-


tance du gley oxydé.

- Sondage en Mbomi 1, à 400 m à l'W. du· profil 10 (3.12.1978)

0 - 20 cm Humifère
20 - 350 cm gley oxydé (Go), bariolé rouille et brun-beige
350 cm nappe. ph11..éa:ti..q ue.
350 - 470 cm Argile jaune tachetée de gris - taches rouille au début -
apparence sèche.

- [Link] en Mbomi 2, à 200 m à l'W.S.W. du profil 16 (4.12.1978)

0 - 20 cm humifère

20 - 150 cm Gley oxydé, bariolé rouille et brun-beige


150 - 220 cm Gley irrégulièrement oxydé avec des passées nettement
réduites

220 cm Nappe. ph'1..é0vtique.


220 400 cm Gley réduit
400 470 cm toWtbe. évoluée., d'appaJr..[Link]. ièQhe.; à la base, débris
ligneux.
30

Localement, on note des variations par rapport au profil schématique

- l'indu!uLtlon 6~équente de l'horizon de moyenne profondeur en [Link] lamellaire


ferro-manganésifère · : profils 12, 16, 23, en bandes plus ou moins allongées.

- la présence dans l'horizon de moyenne profondeur de nodules ferromanganésifères


en nombre variable CO à> 50%)

- le développement plus ou moins bon de la porosité de l'horizon de surface


et la discontinuité de celle-ci avec celle des horizons sous-jacents <voir
uni té 1)

- la dégradation de la structure (voir unité 1).

A l'analyse, l'horizon de surface (0-15/30 cm) est bten fourni en matière


organique: 2,5 à 5,5 %,et en azote total : 1 à 2,5 %0 , avec un rapport C/N de
13 à 15 caractéristique d'un humus voisin des mull acides. Les réserves en phos-
phore sont modestes à satisfaisantes: 350 à 1200 ppm, le phosphore assimilable
étant cependant souvent en-dessous du seuil critique pour l'apparition de la
carence: P. OLSEN-DABIN = 15 à 80 ppm, P - BRAY n° 2 = 3 à 18 ppm, avec
quelques valeurs supérieures, respectivement 115, 144 et 31, 39 ppm. Le complexe
absorbant est pauvre en calcium:< 2,3 mé%, et magnésium:< 1,0 mé%,un peu
mieux fourni en potasse: 0,2 à 0,4 me% (réserves élevées) avec pour ces trois
éléments quelques valeurs élevées à tr~s élevées dues à des apports d'engrais
semble-t'il : profil 23 : Ca= 7,52 me%, Mg= 3,62 mé% et K = 0,90 mé%.
L'acidité est forte, localement très forte (profil 16), ou moyennement forte
(profils 6, 23, 37). Les teneurs en aluminium échangeable sont variables de
"traces" à 3,18 mé% , le rapport (Al/S + AL> x 100 étant le plus souvent élevé,
supérieur à 40, donc au seuil de KAMPRATH qui est de 20 (BOYER J. 1976) : des
risques de toxicité aluminique sont à prévoir sur soja.

Avec la profondeur, les teneurs en matière organique, bases échangeables,


phosphore assimilable diminuent rapidement en profondeur, alors que L'acidité
et la teneur en aluminium échangeable augmentent. Il ne semble pas y avoir de
différences analytiques entre les unités 2a et 2b, au regard des analyses effec-
tuées.

Enfin, la vitesse d'infiltrabilité K (anneaux doubles de MUNTZ) est variable


avec des valeurs élevées fréquentes, en profondeur.

en surface 0,5 à 4,0 cm/h


· à 25/30 cm 2,0 à 8,0 cm/h
· à 60 cm o,5 à 15 cm/h.
31

Ont été recensés:


....
- La proximité de La nappe qui peut atteindre 5à cm, et son battement
rapide,
- La perméabilité naturelle relativement importante >0,5 cm/h et Le plus
souvent > 2 cm/h,
- La présence locale d'une carapace à moyenne profondeur,

- L'acidité élevée: pH eau:< 5,5,

- La faiblesse de la capacité d'échange effective,

- La déficience en phosphore, calcium, magnésium,

- La dégradation de la structure sous L'effet de techniques culturales mal


adaptées ou effectuées dans de mauvaises conditions,

- Le risque de toxicité aluminique surtout sur mais et soja.

Comme dans le cas de l'unité 1, cle tels sols conviennent à la culture en


pluvial. Toutefois, Le niveau atteint par la nappe en second cycle de culture
(Août-Octobre) peut constituer une contrainte pour certaines espèces cultivées
à enracinement profond. Aussi est-il proposé d'utiliser la nappe comme niveau
imperméable pour un second cycle - rizicole- avec irrigation gravitaire de
complément.

Un tel système cultural faisant se succéder pluvial et irrigué comporte


des risques. Pour limiter les apports d'eau, la pratique de l'irrigation exigera
une imperméabilisation maximale des sols, donc une destruction de la structure
et de La porosité qui sera préjudiciable aux cultures du premier cycle. Ceci a
été déjà signalé par MOORMAN F.R. (1977), dans son rapport de mission BIRD dans
la Plaine pu Mbo. Dans Le cadre d'une riziculture à intensifier, l'intérêt serait
de passer à deux cycles irrigués par an, sous condition que L'imperméabilisation
-~i·,.dé1{ sols soit possible en premier cycle, l'opération débouchant sur la consti-
tution progressive d'un véritable sol de rizière aquatique.

3. Dépressions à engorgement temporaire de La partie inférieure du


profil, avec sols riches en accumulation de sesquioxydes (unité 3)

L'unité 3 malgré des caractères très proches de L'unité 2a par sa localisa-


tion, son modelé, et son matériau, en diffère cependant par des accumulations de
32

manganèse surtout, plus pronon~ées,et un régime hydrologique difficile à


saisir.

Les constituants m1neraux sont sensiblement les mêmes que ceux de l'unité
2a, avec toujours cette hétérogénéité liée à leur origine, à la fois volcanique
ou non, ferrallitique ou non (annexe 8, profil 25).

Cependant l'influence des apports volcaniques semblerait plus importante:


texture plus fine (argileuse à argileuse fine : argile> 40%), intercalation ~ ~
locale de dépôts minces de cinérite de 1 à 20 cm (profils 34 et 35) et de couleur
blanc-jaunâtre.

Rég..lme hyc/Jtologique et pédogénè.J.>e


Le régime hydrologique, à nappe ph!r.éa:tlque est assez difficile à sa1s1r.
La couleur de fond dominée par le gris et la fréquence des taches et revêtements
de manganèse suggèreraient une présence d'eau dans le sol qui pourrait être en
relation avec la proximité du lac de Sékou II. Et cependant, la nappe aurait un
battement de forte amplitude et descendrait rapidement en fin de saison des
pluies: la nappe était déjà à - 2,20 m, à proximité du profil 33 un mois après
la fin des pluies. Une étude piézométrique est nécessaire pour caractériser ce
régime.

Le milieu de pédogénèse apparait être de type exohyd!tomo~phe et les sols


sont [Link]~phe1> rniné~aux à gley, avec gley oxydé (Go) apparaissant à partir de
50-100 cm.

Observationsdécrites et analysées n° 24, 25, 33, 34, 35 (annexe 3)

Le profil diffère quelque peu de celui de l'unité 2 par l'importance des


accumulations de sesquioxydes, notamment de manganèJe, sous forme de nodules
entre 20 et 50 cm et de taches et revêtements en dessous. L'étude en lames
minces du profil 25 (annexe 8) a mis en évidence une abondance de dépôts manga-
nésifères et soulevé le risque d'une toxicité en cet élément confirmant l'obser-
vation de. terrain.

Localement on observe:

- l'intercalation de l~ntilles et bancs de clné[Link] dans le profil (profils 34


et 35), '

- la présence d'une Q~àpaQe à moyenne profondeur (profil 34) ou plus fréquemment


de nodules (profils 24, 35) et de revêtements manganésifères sur les parois des
vides (profil 24)

- la dégradation de la structure de L'horizon travaillé qui devient massif


(profils 24 et 25).
33

A proximité du profil 33, un sondage à la tarière a été effectué sur 5


mètres environ (8.12.1978)

0 - 10 cm horizon humifère

10 150 cm gley oxydé, bariolé de taches rouille-jaune et gris bleu;


taches manganésifères noires dans le bas

150-220 cm dépôt de cinérite

220 cm nappe ph~é[Link]


220-380 cm gley oxydé peu développé : dominance des teintes de réduction

380-470 cm gley réduit, humifère(?) au début.

L'analyse révèle des caractéristiques analytiques très proches de celles


de L'unité 2: teneurs satisfaisantes en matière organique et azote total
_CC/N = 12 - 15); à la limite ou en-dessous du seuil critique de la carence en
phosphore; insuffisantes en calcium et magnésium échangeables, assez satisfai-
santes en potasse (réserves élevées>; élevées en aluminium échangeable avec
risques de toxicité sur soja : rapport (Al/S + Al) x 100 >20; acidité forte
à très forte. A l'analyse, il ne semble pas y avoir plus de manganèse que dans
les unités 1 et 2; les valeurs sont étevées: Mn total : 1000 à 6000 ppm,
Mn facilement réductible: 300 à 1900 ppm, surtout dans les horizons à nodules
et dans les carapaces; dans les autres horizons, les valeurs descendent en-
dessous de 1000 ppm. Les quelques mesures de vitesse d'infiltrabilité (anneaux
doubles de MUNTZ) indiquent des valeurs élevées: 2,0 à 12,5 cm/h.

Ce sont sensiblement les mêmes que pour l'unité 2. On ajoutera l'hypothèse


d'une toxicité en manganèse.

~~ ~ .- 4. Dépressions à engorgement temporaire de L'ensemble du profil par la


nappe (unité 4)

[Link]è~V-> géné~au.x

L'unité 4 constitue le cas extrême du régime de nappe phréatique en milieu


exondé : la nappe est temporairement subaffleurante.

Sur les photos aériennes prises en 1973 avant le défrichement pour la rizi-
culture, l'unité 4 se distingue aisément des unités 1 à 3 par sa couverture
végétale herbacée assez homogène, la rareté des arbustes et l'absence de termi-
ttères; les cultures sur buttes traditionnelles existent çà et là, notamment à
proximité de l'unité 5, profitant de la décrue de la nappe; sur photos infra-
rouge, les plages correspondantes sont plus sombres que le reste du niveau
exondé. Sur le terrain en début de saison sèche, la surface du sol est "glacée",
les chaumes de riz sont plus blancs, restent plus longtemps intacts et brulent
moins facilement parce que plus humides, à la différence de ceux sur unités 1 à 3.
34

Cette unité fait la transition entre les unités 1, 2 et 3 d'une part et


5, 6 et 7 d'autre part d'altitude nettement plus basse.

Ma:té[Link].

Le matériau ne diffère pas sensiblement des unités 1, 2 et 3. On retrouve


toujours:

- L'absence de litation dans l~~ dépôts, signe d'une mise en place en vrac
confirmée ici aussi par L'étude en lame minceUnnexe 8 - profil 10), .·w ~~

- la finesse des constituants: la texture des sols est très finè avec
souvent plus de 60· % d'argile; les sables sont fins, rarement grossiers,

- très localement, la présence de passées de sables quartzeux ou de


cinérites,
- la diversité des constituants: quartz, feldspaths alcalins et plagio-
clases altérés dans la masse ou non, minéraux ferromagnésiens Caugite)
altérés ou non, paillettes micacées, gibbsite, kaolinite ••• , provenant
des versants volcaniques ou non, ferrallitisés ou non.

On a considéré que L'influence des apports volcaniques était régionale,


donc qu'il y avait lieu de distinguer une sous-unité 4a à influence forte et
une sous-unité 4b à influence faible.

Réghne hydltologique - Pédogénè.J.>e


Le régime hydrologique est encore du type à nappe ph!téa:tique, caractérisé
par une percolation rapide des eaux de pluie, un battement de nappe de forte
amplitude(> 2 mètres) et une descente rapide de la nappe en fin de saison des
pluies.

Mais à la différence des autres unités du niveau fluvio-lacustre exondé,


la position topographique de l'unité 4 est suffisamment basse, on l'a vu,pour
que la nappe provoque [Link] un engo~[Link] de l'enJ.>emble du p~o6il.
Localement surtout à proximité du réseau hydrographique de la Black Wata (profils
19 et 11), il peut y avoir ~ubm~ion par remontée de la nappe au-dessus de la
surface du sol et/ou par débordement à partir des zones marécageuses; Il faudrait
préciser la fréquence de ces submersions en fonction de la pluviosité pour savoir
si le régime moyen est réellement à nappe ou plutôt mixte (nappe+ submersion).
Deux mois et demi après la fin des pluies, La nappe était encore à - 60 cm au
profil 19 et à - 90 cm d~. profil 11.
/
35

En raison du reg1me hydrologique locol, le milieu de pédogénèse est


marqué par une hydromorphie encore d'origine externe au sol - nappe phréatique
([Link]~[Link]). Mais l'engorgement temporaire du profil se traduit par la
présence d'un gley oxydé apparaissant immédiatement en-dessous de l'horizon
humifère. Les sols sont classés [Link]~phv., miné~aux à..:.~gley.

L'engorgement temporaire de l'ensemble du profil introduit des différences


importantes par rapport aux unités précédentes

- Horizon humifère plus sombre, parfois noir, semi-tourbeux s'il y a


submersion,àst:ructure massive entretenue par l'eau,

Horizons minéraux à gley oxydé constitué d'une couleur de fond grise


10 YR 6/2 à 6/1 caractéristique des gleys, tach~tée de rouille vif
très contrasté, sans indurations ferro-manganésifères (taches,
nodules) sauf exception (notamment dans L'horizon de transition 10/30-
40/70 cm), à porosité élevée en chenaux et cavités (annexe 8, profil 10).

Il est évident que la durée d'engorgement, voire de submersion, très


variable d'un point à l'autre de la plaine introduit des différences plus ou
moins fines dans les manifestations d'hydromorphie qui approcheront le sol soit
des unités 1 à 3 soit de celle 5.

Observations décrites et analysées (annexe 3)

Unité 4a 19, 41
Unité 4b 4, 8, 10, 11, 44.

Profil schématique

0 ,1 0/30 cm horizon humifère - à matière organique plus ou moins


évoluée - de couleur brun gis à noir - structure massive,
t'~ •· plus ou moins nette - argileux C~ventuellement limono-
argileux) - poreux - à n9mbreuses racines.

10/30-40/70 cm: horizon de transition à gley oxydé Go: horizon de pénétra-


tion humifère (taches, revêtements) - brun grisâtre foncé
à brun pâle - taches ferrugineuses rouille rouge jaunâtre,
plus ou moins contrastées - argileux à argile fi~- revête-
ments organe-argileux - poreux - quelques racines.

40/70-120 cm horizon à gley oxydé (Go), non humifère - gris brunâtre à


gris - taches ferrugineuses rouille rouge à rouge très
contrastêes-argileux à argileux fin - revêtements complexes
poreux.
36

A l'analyse, l'horizon 0-10/30 cm présente des teneurs en matière organique


et en azote élevées: MO> 5%, N > 1,5 %0 , avec un C/N de 10 à 15. Les réserves
en phosphore sont modestes à élevées 500 à 850 ppm, parfois en-dessous du
seuil critique de carence, il en est de même du phosphore assimilable: P. OLSEN-
DABIN: 11 à 240 ppm et P. BRAY n° 2 : 5 à 20; les valeurs élevées s'expliquent
en partie par l'importance de la matière organique. La capacité d'échange à pH 7
est moyenne à élevée, mais le degré de saturation est très faible: le complexe
absorbant est dépourvu de calcium et magnésium échangeables (Ca< 1,5 mé%, et
Mg< 1 mé%), l'est un peu moins en potassium: 0,1 à 0,35 mé%; la capacité d'échan-
ge effective serait faible (annexe 5). L'acidité est très forte: pH< 5,1.
L'aluminium échangeable a des valeu~s élevées 1,62 à 6,34 mé%; le rapport
(Al/S + Al) x 100 est toujours très supérieur à 20: 40 à 95, d'où des risques ~ ~
de toxicité (BOYER J. 1976). -·~

Avec la profondeur, -tes teneurs en matière organique, azote total, phosphore,


calcium, magnésium, potasse diminuent fortement. L'acidité et l'aluminium augmen-
tent plus ou moins mais peuvent diminuer localement Cprofils ·4, 19, 41).

Enfin la vitesse d'infiltrabilité K mesurée avec les anneaux de MUNTZ est


plutôt élevée

en surface 0,2 à 5,0 cm/h


à 25/30 cm 3,2 à 9,6 cm/h
à 60 cm 4,0 à 13 cm/h.

Les principales contraintes sont :

- La nappe temporairement subaffleurante, localement affleurante


(submersion), une partie de L'année,

- La perméabi Li té naturel le relativement importante : > 2 cm/h, sauf loca-


lement,

- La présence très locale d'une carapace à moyenne profondeur,


- L'acidité très élevée pH: 4,6 à 5,1,

- La capacité d'échange effective faible:< 6 mé%

- La déficience générale en calcium et magnésium et celle locale en


phosphore,
'
Le risque de toxicité àluminique, surtout sur soja et mais,

- L'instabilité de La structure,

- L'aptitude à La compaction sous l'effet de techniques culturales mal


adaptées.
37

Bien qu'appartenant à l'aire exondée du niveau fluvio-lacustre de la


Plaine des Mbo, l'unité 4 présente en fin de compte des différences très
sensibles avec les autres unités exondées : 1, 2 et 3 :· engorgement généralisé
du profil une partie de l'année; acidité plus forte, teneurs supérieures en
matière organique qui est Localement de type "anmoor", à-iote total, phosphore,
aluminium échangeable, déficience plus nette en calcium et magnésium. Ceci
confirme bien sa place de tftaYL6Lt"ion avec les unités 5, 6 et 7.

La mise en valeur sera plus délicate que celle des unités nettement
exondées présentées ci-dessus. En L'absence de données précises sur la dynamique
de La nappe dans le temps, on peut avancer qu'il y a deux types de culture
successifs au cours de l'année : L'un pluvial (?) en premier cycle de pluies
de Mars à Juin, l'autre pluvial assisté par La nappe éventuellement avec submer-
sion momentanée, au cours du second cycle de pluies d'Août à Octobre.
Cependant Les conditions hydrologiques dans Le profil en fin de premier
cycle et pendant la "petite saison sèche" de Juin-Juillet peuvent être telles
que L'engorgement, voire une éventuelle submersion, empêcheront la récolte du
premier cycle et La préparation du second. Aussi sans contrôle de ces conditions,
il apparait préférable de proposer un cycle plus ou ·moins Long de riz en sub-
mersion non contrôlée.

Enfin, la mise en valeur de cette unité devra tenir compte de La faible


superficie de ses plages et de Leur dispersion sur le périmètre, qui peuvent
constituer des contraintes non négligeables.

5. "Cuvettes et axes déprimés" (unité 5)

L'unité 5, bien qu'intégrée dans Le domaine exondé du niveau fluvio-lacustre,


diffère très nettement des autres unités 1, 2, 3 et 4;alors que la planitude de
La plaine rend ces dernières difficilement discernables Les unes des autres sur
Le terrain, excepté peut-être L'unité 4, l'unité 5 est au contraire bien individua-
lisée par ses 601tme.1, en [Link]. Celles-ci sont en général ·de petites cuvettes de
moins d'u~ h~ctare, qui ponctuent çà et là le niveau fluvio-Lacustre, approxima-
tivement au ~entre de L'unité 4. Ce sont aussi des formes plus étendues: cuvettes
.Q~us~·irrégulières de plusieurs hectares, ou axes filiformes de quelques dizaines
de mètres de Large prolongeant certains des br~s de la Black Wata.

Toutes ces formes sont nettement "imprimées" en creux dans La plaine, sur
quelques décimètres de dénivelée, passant aux unités "exondées" par L'intermé-
diaire d'une bordure de raccordement à pente assez prononcée.

L'unité 5 existe aussi dans La terrasse de recreusement, notamment à la


hauteur du point d'essai IRAF I.
38

McttéJUau
Les quelques données disponibles eu égard L'extension de l'unité 5 indiquent
un matériau plus fin que celui des unités 1 à 4 du moins sur le premier mètre:
à L'analyse, La texture serait [Link].u6e 6ine à la partie inférieure du profil
(argile> 60 %). Cette finesse pourrait être reliée à la nature de L'unité:
les formes, initialement plus déprimées qu'aujourd'hui,auraient été partiellement
comblées par des éléments fins provenant des bassins versants que forment à leur
périphérie Les unités avoisinantes. Localement, on note des recouvrements collu-
viaux plus grossiers.

Réghne hydltologique - Pédogén~e.

L'appartenance de L'unité 5 au niveau fluvio-Lacustre la place sous L'influ-


ence du ~éghne géné!Utl de nappe p~éa:tlque de la plaine. ~a dénivelée entre le
fond des formes déprimées de cette unité et la surface du niveau fluvio-lacustre
exondé est suffisante pour qu'il y ait ~ubme.JL6ion par affleurement de la nappe
une partie de l'année, au moins en deuxième cycle des pluies (Août-Octobre),
éventuellement en fin de premier cycle (Mars-Juin) et/ou pendant la "petite
saison sèche" (juin-juillet>. Il est probable que cette submersion soit en partie
entretenue par les eaux de ruissellement circulant à la surface des unités
voisines, en particulier celle n° 4 à pente suffisante pour cela.

La finesse de texture du sol laisserait supposer une percolation ralentie


des eaux de pluie. L'observation montre qu'il n'en n'est rien : la SODERIM a eu
des difficultés à maintenir régulièrement en eau un aménagement rizicole en
casier réalisé en second cycle de pluie en 1978 à proximité du bois de tecks.

Le battement de la nappe est de forte amplitude et la descente de celle-ci


rapide en fin de saison des pluies. En 1978, la nappe était déjà un mois après
la fin des pluies, à - 1,25 mètre dans la cuvette à 50 mètres au NNE du profil 33;
deux mois après, il n'y avait plus de nappe à - 1,20 mètre dans les profils 28
et 32.

L'insuffisance des mesures limnimétriques ne permet pas d'apprécier L'ampleur


de la submersion: fréquence, durée, hauteur, vitesse de crue et de décrue.
L'échelle de crue H 43 installée en bordure de la cuvette située au S. du profil
26, indiquait en 1975 une submersion assez constante d'Août à Novembre, sur une
épaisseur de 65 à 80 cm (rapport KERN 1978). La durée de submersion doit varier
avec la distance de la cuvette au réseau hydrographique de la Black Wata : à
proximité de celui-ci elle serait ~eml-peJzmanen:te (>6 mois) alors qu'ailleurs
elle est tempo~[Link] (quelques mois seulement).

Du fait du régime , hydrologique en présence, le milieu de pédogénèse est


encore de type exohydltômo~phe et les sols sont classés comme hydltomo~ph~ à gley,
avec gley oxydé d'ensemble. Toutefois l'engorgement presque semi-permanent et la
submersion au moins tem~oraire de ces sols ralentissent nett~ment l'évolution de
la matière organique Canmoor ?) ; la réduction du gley oxydé est très poussée
La couleur de fond est 10 YR 7/1 humide: gris clair. Aussi les sols sont-ils
considérés comme hydltomo~ph~ moyennement o~ganiqu~ à gley.
39

Observations décrites et analysées 28 et 32 (annexe 3).

Profil schématique:

0 - 30 cm horizon humifère à matière organique directement décelable


~· semi-tourbeux") - no,Vt - argi Leux - structure massive -
poreux - nombreuses racines.

30 - 60 cm horizon de transition à gley légèrement oxydé - taches rouille


brun vif : horizon de pénétration humifère - structure massive -
poreux - racines.
60 - 120 cm horizon à gley oxydé (Go) : non humifère - matrice g/U.6 c.i..a,i,Jr.,
nombreuses taches rouille peu contrastées brun jaunâtre -
structure massive - peu poreux - revêtements complexes.

Un sondage effectué à - 4,70 mètres de profondeur à la tarière dans la


cuvette déjà citée, située à 50 m au NNE du profil 33, indique l'état de l'hydro-
morphie un mois après la fin des pluies:

0 - 10 cm Humifère.

10 125 cm Gley oxydé avec couleur dominante grise; couche de cinérite(?)


blanchâtre entre 80 et 120.
125 cm Nappe phhéa;tique.
125 - 470 cm Gley oxydé avec couleur dominante grise.

NB: Sur tout le profil, La couleur des taches ferrugineuses n'est pas
rouille rouge (2,5 YR 4/8) comme dans les unités nettement exondées,
. ma'. i s rouille jaunâtre (10 YR 5/8).
1&:-:· • •

Le peu d'analyses effectuées (profils 28 ..et 32) ne permet pas de caractériser


ces sols. On se limitera à faire remarquer pour l'horizon de surface, les teneurs
très élevées en matière organique, azote total, phosphore total, phosphore assi-
milable OLSEN-DABIN, et inversement celles faibles en calcium, magnésium et
potassium; l'importance de l'acidité et de l'aluminium échangeable.

La seule détermination de vitesse d'infiltrabilité réalisée dans l'aménage-


ment rizicole en casiers citée ci-dessus indique une perméabilité naturelle
élevée en profondeur :

en surface 0,4 cm/h


à 25 cm 5,3 cm/h
à 60 cm 2,8 cm/h.
40

Les contraintes principales sont :

- La submersion temporaire, Localement semi-permanente, par remontée de


La nappe,

- La perméabilité naturelle relativement importante,

- L'acidité élevée,
.. :;~
- Le risque de toxicité aluminique Cà vérifier en situation de ~su~mersion),
- La déficience en: calcium et magnésium (potassium et phosphore ?),

- La surface très restreinte des plages de l'unité et Leur dispersion


spatiale.

La submersion temporaire dessols de L'unité 5 restreint L'intérêt agricole


de celle-ci et ce d'autant plus que la dynamique de cette submersion: fréquence,
durée, hauteur de la Lame d'eau, vitesse de crue et de décrue, etc ••• est mal
connue.

En premier cycle de pluies, Les possibilités en pluvial dépendent de La


proximité de La nappe alors et d'éventuelles submersions en fin de cycle. Le
choix des spéculations s'en trouve réduit et la riziculture avec assistance par
La nappe qui parait intéressante a priori, est génée par l'éventualité d'une
submersion en fin de cycle cultural à l'époque de la maturation et de la récolte.
Les possibilités de deuxième cycle sont aussi limitées du fait des éventuelles
difficultés d'installation de La culture.

IL est donc proposé d'envisager une riziculture de submersion non contrôlée


étalée sur la fin du premier cycle de pluies et la durée du second, avec des
variétés à cycle plus ou moins Long, fonction de la durée de submersion et des
éventuels assecs.

La superficie limitée des plages de cette unité et leur dispersion sur le


périmètre constituent des contraintes à sa mise en valeur.

II. LE MARECAGE DE LA BLACK WATA

Le marécage de la ' sLaek Wata a été subdivisé en deux grandes unités

- les marigots et bordures des tourbières (unité 6)

- les tourbières (unité 7).

Ces unités appartiennent aux "grandes zones dépressionnaire~" de GIGOU J~


et RAUNET M. (1973).
41

Leur présentation est brève, leur étude ne faisant pas partie de la zone
prospectée.

1. Marigots et bordures des tourbières (unité 6)


Cette unité regroupe tout ce qui dans le réseau hydrographique de La Black
Wata n'est pas une tourbière ou une nappe d'eau Libre.

La végétation habituelle est une forêt-galerie composée notamment de


Pandanus, palmier, raphia •
Le matériau des "bordures" est constitué des alluvions fluvio-Lacustres,
argileuses ou Limona-argileuses, plus ou moins influencées par des apports
volcaniques.
Le régime hydrologique est mixte: de nappe à battement de moyenne amplitude
(de l'ordre de 1 mètre) et de submersion temporaire à semi-permanente par
remontée de nappe et débordement de la Black Wata pendant la saison des pluies,
suivie d'une descente lente des eaux.

On a donc un milieu de pédogénèse exohydltomo~phe, à ~o-l6 hydltomo~phe..6


mtné[Link] et moyennement. o~[Link]--6 à gley oxydé d'ensemble, avec des indurations
fréquentes (carapaces) voire des cuirasses, telle celle à proximité de l'aména-
gement en diguettes de Mbomi 6, mis en place en 1978.

Aucun profil n'a été décrit et prëlevé pour analyses, aussi se reportera-t-on
aux unités jouxtant Les "bordures".

Dans L'état actuel des choses, les contraintes majeures sont La submersion
temporaire, voire permanente et la présence d'une forêt-galerie qui doit jouer
un rôle non négligeable sur la dynamique des eaux libres et de nappe.

Aussi est-il proposé de laisser cette unité sous végétation naturelle.

2. "Tourbières" (unité 7)

Les ~o~rbières sont constituées de tourbe reposant en couche de 0,5 à 1


mèt~e sur des argiles de sédiments fluvio-lacustres. La submersion est permanente,
·maintenant une lame d'eau dont l'épaisseur varie avec le régime des pluies. Le
milieu de pédogénèse est de ce fait gé[Link]~phe, avec tourbe évoluée oligo-
trophe; les profils 7, 18 et 21 illustrent partiellement cette unité.

La submersion permanente et l'absence de tenue de terrain en culture mécanisée


constituent les contraintes majeures limitant très fortement la mise en valeur
de l'unité. On peut envisager une riziculture en manuel avec repiquage, toute
chose égale par ailleurs.
43

CHAPITRE II

LES UNITÉS DU NIVEAU FLUVIAL . ~

1 • La terrasse de recreusement (uni té 8)

La terrasse de .recreusement a été bien mise en évidence dans L'étude de


reconnaissance au 1/50.000 de GIGOU et RAUNET (1973). Son origine, on L'a vu,
serait due à un abaissement du niveau de base qu'est Le seuil rocheux verrouillant
La plaine à hauteur de Mélong.
La surface de La terrasse de recreusement est irrégulièrement plane,
Légèrement en pente vers Le Nkam, ponctuée çà et Là de quelques vestiges de méandres
morts et de cuvettes (unité 5). Sa position topographique favorise sa submersion
par débordement des crues du Nkam.

La terrasse étant formée dans Les alluvions du niveau fluvio-Lacustre, Le


·matériau est donc semblable à celui que L'on rencontrerait à partir de - 1,20 m
dans Les autres unités (1 à 5) :

- fin: La texture des sols est argileuse


- avec des Lentilles de sable et des passées plus riches en paillettes
micacées
- à c~nstituants minéraux divers (cf. unité 1).

Rég..lme [Link] - Pédogénè~e

De par sa situation par rapport au Nkam, La terrasse est affectée d'un


double régime hydrologique:
Rég,[Link] de nappe. La nappe est celle du niveau fluvio-Lacustre exondé,
mais elle est fortement influencée par La proximité du Nkam, aussi
L'amplitude de battement est-elle plus sensible aux variations de
niveau des eaux de celui-ci, notamment Lors des crues. En 1978 un mois
après La fin des pluies, Le niveau de La rivière avait baissé fortement;
à proximité du profil 2, La nappe. était déjà à - 1,50 m,
44

- Rêg...[Link] de ~[Link]>ion, lié aux inondations par débordement du Nkam, et


donc de durée et fréquence variables, alternant avec des assecs.

Comme dans la plupart des unités de la zone prospectée, l'hydromorphie


n'est pas due au profil du sol, mais à une venue d'eau extérieure à celui-ci,
représentée par la nappe et la submersion : le milieu de pédogénèse est donc
exohyd![Link]. L'exondation du profil pendant une partie de l'année: saison
sèche et début des pluies, permet L'oxydation du fer et du manganèse et donc la
formation d'un gley oxydé. Les sols sont classés comme hyd!t..omonph~ mlnê[Link] à
gley.
La couleur de fond du gley est 10 YR 6/2 à 6/4 humide, gris brunâtre à -·~.
brun jaunâtre avec des taches rouille 7,5 YR 5/8 brun vif et des tach;es ,et
mouchetures très caractéristiques du manganèse, de couleur 10 R 3/2 rouge sombre
à 5 R 2,5/2, rouge très ombre.

Observations décrites et analysées 2,27 et 31.


Profil schématique:

0 - 20/30 cm horizon humifère - i matière organique non directement


décelable - brun grisâtre - pas d'induration Fe Mn -
structure plus ou moins polyédrique subanguleuse - argileux
à limono-argileux - poreux - nombreuses racines,

20/30 - 50/70 cm: horizon de transition: horizon de pénétration humifère -


brun grisâtre - taches brun jaunâtre - pas d'indurations
Fe Mn - structure massive à éclats anguleux - argileux -
poreux - revêtements organo-humifères - racines.

50/70 - 120 cm horizon de gley oxydé Go - non humifère - taches brun vif -
pas d'indurations Fe Mn - structure massive à éclats angu-
leux - argileux - poreux - pas de revêtements - quelques
racines.

Localement, on observe quelques variations :

- un horizon de surface plus organique, semi-tourbeux comme dans l'unité 5,


- une porosité et une friabilité très élevées.
'
Un sondage effectué ·à - -4,70 m le 10.12.1978 près du profil 2 dans la
parcelle Black Wata indique~
45

o - 20 cm horizon humifère
/ 20 - 150 cm gley oxydé à taches ferrugineuses très rouges
150 cm nappe phltéatique
150 - 250 cm gley oxydé avec dominance de La mat [Link] réduite, mica et
sable abondants à La base
250 - 360 cm argile grise et jaune
360 - 400 cm gley réduit verdâtre (nappe ?) '
400 450 cm niveau organique (tourbe)
450 470 cm argile gris vert riche en matière organique, très humide.

Les quelques analyses disponibles (profils 2, 27, 31 ; F5 et F9 de GIGOU-RAUNET


(1973) indiqueraient pour l'horizon de surface des teneurs très élevées en
matière organique: 7 - 13 %, et en azote total : 3 - 5 %, avec un rapport
C/N de 11 à 16; des réserves satisfaisantes en phosphore, des valeurs de phos-
phore assimilable OLSEN-DABIN faibles à très faibles. La capacité d'échange à
pH 7 est élevée, mais celle "effective" est faible (annexe 5) ; le complexe
absorbant est pauvre en bases échangeables surtout en calcium, avec cependant
une remontée très nette en profondeur. L'acidité est forte, et les teneurs en
aluminium échangeable sont élevées, avec un rapport (Al/S + Al) x 100 supérieur
à 50, laissant supposer des risques de toxicité aluminique surtout sur soja.

Avec la profondeur, la matière organique, l'azote total, le phosphore


assimilable baissent très nettement; inversement, le pH et Les bases échan-
geables remontent.

Les deux mesures de vitesse d'infiltrabilité avec anneaux de MUNTZ indiquent


des valeurs élevées:

en surface 2,6 et 23 cm/h


à 25 cm 4,3 cm/h
à 60 cm 9 et 17 cm/h.

,~es principales contraintes sont:


-~l '·

- Le régime hydrologique instable parce qu'étroitement dépendant de celui


de la rivière, en particulier pour les submersions liées aux aléas
des crues,

- La perméabilité naturelle élevée:> 2 cm/h,

- L'acidité forte: pH : 5,1 à 5,5, localement très forte pH < 5, 1,

- La capacité d'échange effective faible à très faible,

- Le risque de toxicité aluminique,

- La déficience en calcium et en magnésium notamment, et celle variable


en potassium et phosphore,

- et semble t-il, la faible stabilité structurale de l'horizon de surface.


46

L'intérêt agricole de cette unité est très limité par les submersions
dont l'ampleur, très aléatoire, dépend des crues du réseau hydrographique Nhé,
Nkam et Ménoua. Comme pour l'unité 5, un premier cycle pluvial présente le risque
d'une submersion en fin de cycle. Un second cycle rizicole exclusivement, a
priori plus sûr, dépend des possibilités de mise en place. Aussi est-il proposé
d'envisager un riz de cycle long (Juin-Novembre) à condition de contrôler l'eau
pour limiter les effets des assecs et crues. Un relevé topographique détaillé
de la terrasse couplé avec une étude hydrologique permettrait peut-être de
recenser des zones "hors d'eau", du moins en premier cycle, et où la proximité
du Nkam aidant, pourrait être pratiquée une riziculture irriguée avec contrôle
de l'eau.

2. Dépôts alluviaux actuels


Les dépôts alluviaux · actuels constituent une unité également bien indivi-
dualisée sur la carte au 1/50 000 de GIGOU et RAUNET (1973) • . selon ces auteurs,
il s'agit d'une "terrasse alluviale fluviatile récente", légèrement entaillée
dans la terrasse de recreusement et à l'intérieur de laquelle le Nkam méandre
activement (cf. les nombreux méandres morts). Du fait de son occupation par une
végétation dense, notamment de "sissongo", la charge de la rivière est filtrée
à leur endroit et s'y dépose, constituant peu à peu des bourrelets alluviaux
Limona-sableux très riches en micas.

Ces dépôts sont soumis à un reg1me d'inondation par la r1v1ere au hasard


des crues; à l'endroit des méandres morts~. subsistent des mares plus ou moins
permanentes. Il en résulte des conditions d'exohydromorphie sauf à l'endroit
des méandres morts Cgénohydromorphie, comme dans L'unité 7). Les sols sont peu
évolué~ d'appoll..t alluvial hydltomo~ph~ (profil 39).
Les sols sont très micacés,bruns (10 YR 4/3 humide), tachetés ("mouchetés")
de rouille peu contrasté, limona-sableux avec des passées plus fines, très
poreux.

Une telle formation de par sa situation est éminément instable, étant


l'objet aussi bien de dépôts que d'enlèvements de matériaux. Aussi est-il vive-
ment conseillé del~~~ en pla~e la végétation na..tultelle qui fixe les méandres
et empêchent les éventuels dépôts sur la terrasse de recreusement : elle ~ta.b~e
le mLlleu. Cependant signalons l'usage des habitants de la région de pratiquer
des cultures de décrue, telles des haricots en début de saison sèche; certains
même y implantent des caféiers!

-...
47

CHAPITRE III

LA CARTE DES SITES RECONNUS POUR L'EXTENSION DU PERIMETRE SODERIM.

Trois sites couvrant 200 hectares en tout ont été étudiés au


1/10 000 pour une éventuelle extension du périmètre SODERIM.

- site N°1 (profils 19, 20, 21, 22) sur La rive gauche de La
Blach Wata au sud de La parcelle M'BOMI 6,
- site N°2 (profils 39, 40,41) sur La rive droite de La Nhé au sud
Ouest de La parcelle SEKOU I.

- site N°3 (profils 42,43) au pied du Manengouba au Sud de La


parcelle Sekou I.

Pour des raisons de présentation, seul Le site 1 figure sur la carte


Les deux autres sites sont présentés dans le rapport en cartes hors texte,
avec cependant les mêmes unités que celles de la carte du périmètre, excepté
une seule nouvelle unité dans Le site N°3 (unité 10).

Cette unité 10 (profil 43) concerne Le bas d'un versant basaltique


à pente subhorizontale. En l'absence d'expérimentation, on se limitera
à noter La teneur très élevée en manganèse total et facilement réductible.

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