Sciences Des Matériaux Chapitre I 2ème Année LMD ST GM
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Ch I Généralités
I-1 Introduction :
Les matériaux ont toujours été d’une importance majeure pour la civilisation humaine. Les
différentes époques de I’ humanité ont été marquées à chaque fois que l’homme maîtrisait un matériau :
Age de la pierre, âge du cuivre, âge du bronze, âge du fer qui a abouti à notre époque marquée par la
révolution industrielle de la fin du 19ème siècle.
Il semblerait que le premier contact homme métal a eu lieu il y a à peu près onze mille ans en
Anatolie (Turquie). Le premier métal qui fascina l'homme fut l’or, qui attira -et qui attire toujours- de
par sa brillance. Cette découverte, comme celle du cuivre, ne nécessitait pas la connaissance de l'action
du feu sur les métaux. En effet, ces deux métaux existent dans la nature à l'état natif et sont déformables
à froid.
Alors que la résistance des structures et des matériaux est un domaine qui nous concerne tous
dans notre vie quotidienne, elle est restée pendant des siècles le parent pauvre des “Sciences”. Essayer
de comprendre pourquoi se produisent des catastrophes telles que l’effondrement d’un pont ou la rupture
d’un barrage était le lot des hommes de l’art dont les connaissances étaient surtout affaire d’empirisme
et de tradition. C’est en 1638, sur la fin de sa vie, que Galilée (1564-1642) publia son “Dialoghi delle
due nuove scienze”, premier ouvrage publié qui traitait sérieusement de résistance mécanique. Il étudia
l’influence de la section sur la résistance statique des tiges, montrant que la charge de rupture était bien
proportionnelle à l’aire de la section droite, et s’intéressa aussi, avec plus ou moins de bonheur (il ne
pouvait bénéficier des travaux de Isaac Newton (1642-1727) sur le principe de l’action et de la réaction),
à la résistance en flexion de divers types de poutres.
Les objets qui nous entourent, que nous manipulons quotidiennement, sont tous constitués d’une
matière choisie pour sa bonne adaptation à la fonction de l’objet en question et au procédé utilisé pour
conférer à l’objet la forme souhaitée. La notion de matériau est donc rigoureusement indissociable de
l’intérêt que peut présenter la substance en question pour l’obtention d’un objet fini.
De manière symbolique et résumée, un matériau est une matière dont on fait un matériel.
Un matériau est la forme marchande d’une matière première choisie en raison de propriétés d’usage
spécifiques et mise en œuvre par des techniques appropriées pour l’obtention d’un objet de géométrie
donnée à fonction préméditée.
L’étude des matériaux est par nature interdisciplinaire, les propriétés des matériaux étant
gouvernées par des phénomènes physiques, chimiques, mécaniques... Elle se situe à la frontière entre les
domaines plus fondamentaux de la physique du solide, de la mécanique des milieux continus, des
mathématiques... et la démarche pragmatique utilisée en conception ou en évaluation des coûts.
I-2 Classifications des Matériaux :
On distingue plusieurs grandes classes de matériaux. L’appartenance à telle ou telle classe dépend en
priorité du type de liaisons que les atomes adoptent entre eux. La structure adoptée par le matériau va
alors dépendre du caractère plus ou moins orienté de la liaison:
FIG. 1 – Matériaux et liaisons
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Les matériaux sont classés suivant différents critères tels que leur:
Composition
Structures atomiques et nature des liaisons
Propriétés
Matériaux composites
Les trois classes de matériaux: métaux, céramiques et polymères
Fig 2 Classification suivant la nature des liaisons
et sur les structures atomiques
De nombreuses propriétés physico-chimiques et propriétés d’usage des matériaux sont
étroitement liées à la nature des liaisons chimiques entre les atomes qui les constituent. C’est sur cette
base qu’est établie la distinction entre les principales classes de matériaux.
Matériaux métalliques. Ce sont les métaux purs et leurs mélanges, ou alliages, comportant
essentiellement des liaisons métalliques. Matériaux métalliques: alliages dont un élément principal au
moins est un métal => liaison métallique: possibilité de mouvements relatifs sans modification de la
liaison => déformation plastique. Les matériaux métalliques à l’état solide se trouvent sous forme
cristalline =>monocristaux ou "grains" pour un polycristal) Exp : les matériaux métallique ferreux
(aciers et fontes)
Matériaux organiques. Ce sont les matériaux d’origine biologique, les polymères et élastomères de
synthèse, comportant des liaisons covalentes et des liaisons faibles. Les matériaux polymères sont
constitués de molécules géantes (macromolécules) organiques sur lesquelles peuvent être greffées des
radicaux (fluor, soufre, silicium etc ...). un même motif est répété, le monomère. Exp : PVC
Matériaux minéraux. Ce sont les roches, oxydes, verres minéraux, céramiques comportant des liaisons
ioniques et/ou des liaisons covalentes. Les céramiques sont définies comme des produits inorganiques
cristallisées. Les verres sont définis comme des produits inorganiques amorphes
Le terme de céramique étant très large, il englobe une vaste gamme de matériaux :
- céramiques traditionnelles
- oxydes purs
- verres
- carbures et nitrures
- ciment et bétons
Matériaux composites. Ils associent de manière structurée à fine échelle des matériaux différents,
appartenant éventuellement à des classes différentes parmi les trois précédentes.
Composite = mélange de matériaux de différentes natures.
Mélange d’éléments= on parle d’alliages, pas de composites.
Exemple classique: Mélanges polymères + fibres (métalliques, ou céramiques): CC, verre-époxy,
SMC
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Fig 3 Principales familles de matériaux
I-3. Les Différents états des solides
A l'état solide, les matériaux peuvent avoir différentes structures atomiques qui
déterminent leur comportement physique, mécanique, et chimique. Par structure
atomique on désigne la répartition des atomes les uns par rapport aux autres et le type de
liaisons qui assurent leur cohésion. Les solides peuvent exister sous 3 états différents :
I-3-1 L’état amorphe
Les atomes ou ions constituant le solide ne présentent aucun ordre les uns par rapport
aux autres. On peut assimiler la structure globale à celle d'un liquide figé.
I-3-2 L’état mésomorphe
Cet état est rencontré dans les matériaux "exotiques" tels que les cristaux liquides où
les chaînes d'espèces sont alignées.
I-3-3 L’état vitreux
C'est l'état rencontré dans les verres et qui est caractérisé par une certaine organisation à
courte distance (entre les espèces qui forment une chaîne), mais pas d’ordre à longue distance
(chaînes désordonnées les unes par rapport aux autres).La structure des verres doit être considérée
sur 3 échelles: 1) l'échelle de 2 à 10 angströms, celle de l'arrangement atomique local, 2) l'échelle
de 30 à quelques milliers d'angströms, celle de la sous microstructure, et 3) l'échelle du un au
mm et plus, celle de la microstructure et la macrostructure.
La température de transition liquide verre (Tt) est
moins nette que celle de la transition liquide-cristal
(Tf) et est caractérisée par une viscosité élevée du
V O L U ME
matériau.
La structure du verre dépend de la manière avec
laquelle il a été obtenu. Ainsi un verre formé à
partir de l'état liquide est différent d'un verre formé
à partir de la condensation sur un substrat froid, TEMPERATURE
ou formé par électrodéposition. Fig. 4
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I-3-4 L'état cristallin
Dans un cristal, lors du passage de l'état liquide à l'état solide, les atomes
se placent d'une manière ordonnée dans les 3 directions de l'espace, dans des sites
bien définis On parle de réseau cristallin. Cet arrangement est périodique suivant
les trois directions de l'espace x, y et z et défini par un volume élémentaire qu'on
appelle maille et qui représente la structure du cristal.
Réseau
cristallin Maille élémentaire
Fig.5 : Réseau cristallin
Les liaisons qui assurent la cohésion des solides cristallins sont de deux types
primaires et secondaires. Les liaisons primaires assurent les liaisons entre atomes.
Les liaisons secondaires entre molécules.
I-4 Les Liaisons solides cristallins
I-4-1 Liaisons primaires :
Liaisons ioniques
Ce sont des liaisons qui sont assurées par l'attraction d'un ion positif et un
ion négatif (Na+,Cl-, K+,CI-, ...). Dans un cristal, chaque ion positif est entouré de
plusieurs ions négatifs et vice et versa.
Type de force : électrostatique, transfert d'électrons d'un atome à l'autre, non
directionnelle
Energies de liaison : autour de 600kJ / mol Exemple : NaCI, MgO
Conséquences : Matériaux ioniques durs et fragiles, mauvais conducteurs
électriques et thermiques
Liaisons covalentes
La liaison qui forme la molécule de H 2 est typique des liaisons covalentes. En effet, la
formation d'une molécule de H2 correspond au remplissage de la couche 1s2 qui est une
configuration plus stable que 1s (un seul atome d'hydrogène). Ce type de liaisons se retrouve
dans les composés inorganiques.
Dans un cristal, la liaison covalente est similaire à celle de H 2, une paire d'électrons est
concentrée dans l'espace entres les 2 atomes, chacun contribuant avec un électron. Une
structure cristalline du type covalent peut être construite quand il y a répétitivité possible. Ceci
se fait grâce à la nature directionnelle de la liaison covalente.
Les cristaux covalents se forment par des atomes d'électronégativité similaire et dont la
structure électronique est loin de celle des gaz rares (C, Ge, Si, Te, ...)
Type de force : covalente, chaque atome participe avec un électron de valence Elle a lieu
quand les deux éléments ont une très faible différence d'électronégativité, liaison fortement
directionnelle
Exemples :
• CH4 : 4 électrons de valence, donc peut former 4 liaisons covalentes tétraédriques. Dans
CH4, ces liaisons sont utilisées pour former la molécule. Il n'y aura pas d'électrons disponibles
pour former une liaison covalente en plus, ainsi une structure cristalline ne peut pas se faire
• C (diamant), SiC
Energie de liaison : très faible, CH4 E= 8kJ/mol
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très élevée, Carbone E= 711kJ/mol
Propriétés résultantes : dureté élevée, température de fusion élevée, conductivité
électrique à basse température
Liaisons métalliques
La caractéristique la plus importante des métaux c'est leur conductivité électrique
assurée par la mobilité de certains électrons qu'on appelle électrons de conduction. En
première approximation, les métaux peuvent être considérés comme des ions positifs
immergés dans un nuage uniforme d'électrons. La mobilité caractéristique des électrons
peut être comprise en considérant les changements énergétiques qui ont lieu dans la
configuration électronique lorsque des atomes se mettent ensemble pour former un
cristal. Les niveaux individuels d'énergie des électrons deviennent très proches et
peuvent être considérés comme des bandes continues. Dans les métaux, les niveaux
d'énergie permis se chevauchent et sont saturés en électrons. Ceci permet un mouvement
relativement libre des électrons d'un atome à l'autre, sans nécessiter d'énergie
supplémentaire très élevée comme il est le cas pour les diélectriques où l'énergie des
électrons doit augmenter (d'une bande à l'autre) pour que la conduction soit possible.
Type de liaison : Nuage d'électrons communs aux deux atomes, électrons de
valence délocalisés, liaison non directionnelle
Exemples : Les métaux
Energies de liaison : Très variables E Hg= 68 kJ/mol (Tf=-39°C)
Ew= 850 kJ/mol (Tf=3410°C) Conséquences : Bons conducteurs électriques et
thermiques
I-4-2 Liaisons secondaires
Liaisons de van der waals
Pourquoi une molécule polyéthylénique (polymères,T f < 120 °C) et le carbone C
diamant (Tf >3500 °C) qui présentent tous les deux des liaisons covalentes ont-ils des
températures de fusion aussi différentes (donc énergies de liaison) ?
La chaîne -(C2H4)n- présente en plus des liaisons covalentes (entre C-C et C-H),
des liaisons dites secondaires qui assurent la cohésion de la longue chaîne moléculaire
(structure spaghetti). Ces liaisons sont assurées par des dipôles et présentent des énergies
très faibles (de l'ordre de 10kJ / mol). Cette faible énergie induit une faible cohésion de
la molécule d’où une faible résistance et le point de fusion abaissé, c’est le cas de ce
type polymère. Ce type de liaison peut se retrouver dans certaines argiles.
Au contraire C diamant ne présente que des liaisons covalentes entre les
différents atomes de C d'où la dureté est exceptionnellement importante et la
température de fusion est très élevée.
Liaisons hydrogène
C'est un type de liaisons spécial mais assez commun dans les cristaux organiques.
Ces liaisons sont dues à l’ion hydrogène qui assure le pont entre anions. La liaison
hydrogène est ionique et ne peut se faire qu'avec des anions d'électronégativité élevée (0-
-, F-).
Exemple : Eau, glace
Ce type de liaisons est responsable de la polymérisation de HF et de certains acides
organiques, ainsi que de la formation d'un certain nombre de polymères inorganiques
(pour adhésifs et ciments).
3. Récapitulation
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Matériau Type de liaison TO de
NaCl Ionique 801
C (diamant) Covalente >3550
-(C2H4) n- Covalente et secondaire <120
Cu Métallique 1083
Ar Secondaire (dipôle induit) -189
H20 Secondaire (dipole permanent) 0
Fig 6 : Contribution des différents types de liaison pour les 4 catégories de matériaux (Rej:
[Link], 1992)
I-5 Notion de Cristallographie :
La cristallographie est une science qui étudie les cristaux c-a-d la formation, la croissance, la forme
extérieure, la structure interne et les propriétés physiques de la matière cristallisée. Le mot cristal à son
origine grec—►glace. C'est au 19èmesiècle que la cristallographie se dégagea progressivement de la
minéralogie et se rapprocha de la physique et de la chimie en devenant une science indépendante.
Par structure cristalline on entend l'arrangement des atomes dans un cristal. Un cristal est défini comme
étant un corps solide qui a une structure réticulaire et se composant d'atomes (ions) répartis suivant une
succession déterminée qui se produit périodiquement dans les trois dimensions. L'absence de structure
réticulaire caractérise le corps amorphe.
I-5-1 Les Matériaux Cristallins
Ils sont représentés par un modèle tripériodique caractérisé par des paramètres dits paramètres
cristallins (a, b, c. Ce sont les distances entre les atomes les plus proches dans les trois
directions de l'espace.
On définit aussi , et les angles que font les 3 axes (respectivement [Link], [Link] et [Link]) entre
eux. a, b, c et , , définissent un système cristallin (figure 3).
Fig.7 : Définition d'un système cristallin
Dans la nature, il existe 7 systèmes cristallins différents à partir desquels sont définis 14 réseaux
dits réseaux de Bravais.
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Systèmes cristallins a, b, c ,, Réseau de Bravais
Cubique a=b=c ===90 primitif centré
faces centrées
Hexagonal a=bc ==90, =120 primitif
Quadratique a=bc ===90 primitif
centré
Orthorhombique abc ===90 primitif centré
bases centrées
faces centrées
Rhomboédrique a=b=c ==y 90 primitif
Monoclinique abc ==90 primitif
bases centrées
Triclinique abc 90 primitif
I-5-2 Les structures cristallines
En général, les métaux et céramiques cristallisent dans l'un des systèmes suivants :
Système cubique :
* cubique centré : a=b=c
a = (3 = y = 90°
Exemple : Mo, W, Cr, V, Fe
* cubique à faces centrées :
Exemple : Ni, Cu, Ag, Au, Pt, Al, Fe
*Système hexagonal compact: a = b≠c
= = 90°, = 120°
Exemple: Ti, Zn, Mg, Co.
*Système quadratique : a = b c
= = = 90°
Exemples : Sn,Mn
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a, b et c sont exprimés en Angstrom : 1 .À = 10-8 cm
Exemple : Fe : a = 2,87 .À - Cu : a = 3,609 .À - Au : a=4,078 À
Remarque : Les dessins des réseaux ne représentent pas réellement le cristal, ces
modèles sont éclatés pour bien visualiser la position des atomes. Il faut voir le cristal
comme un empilement de billes ou de balles de poing pong.
En réalité les atomes ne sont pas empilés de cette façon, mais les sphères peuvent être
choisies pour représenter le volume dans lequel l'influence de l'atome s'étend.
Le rayon de la sphère représentera donc la plus petite distance à laquelle un atome peut
être approché, distance qui varie pour chaque type d'atome et qui est de l'ordre de
l'Angstrom (figure contre) :
Allotropie : Certains métaux ont plusieurs structures cristallographiques, chaque variété
étant stable dans un domaine de températures défini.
Exemple :
Fer Fe Fe d : CC Fer I
I I I... :C.F.C.
1538°C 1394°C 912°C 20°C : C.C.
Ti (CF.C) Ti (H.C.)
Titane I I I
Tfusion 882°C 20°C
I-5-3 Position, direction et plan atomiques
a)Position d'un atome :
Elle se repère suivant les trois directions de l'espace.
Les positions dans un réseau sont exprimées par des fractions (ou multiple) des dimensions
de la maille élémentaire
Fig.8 : Position atomiques et directions cristallographiques
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Exemples : A (1/2, 1/2, 0) B (1/2, 1/2, 1/2) C (0, 1/2, 0)
D (1, 2, 1
Toute translation suivant un axe multiplie la position suivant cet axe par le nombre de
translation
Exemple : C' = 2C C' (0, 1, 0)
b) Direction cristallographique :
Elle est notée entre crochets et est définie par la position interceptée par la ligne
tracée à partir de l'origine. Les directions sont toujours définies par les plus
petits nombres entiers.
OB, par exemple, n'est pas [1/21/21/2], mais il faut multiplier par 2; c'est
donc [111] (qui est équivalent à [222], [333])
Exemples : V1 [111] V2 [121] V3 [110] V4 [11 1]
Les directions parallèles qui ne partent pas de la même origine ont les mêmes
Indices. Exemple : V1 [111] V'l [11ī ]
[111] et [11 ī et [1 ī 1] et [ī 11] appartiennent à la même famille de direction. La
famille est désignée par <111> (<uvw>).
Une direction est donc définie par : D = ut + vb + wc
c) Plan atomique :
Il est noté entre parenthèses, Il est défini par le multiple de l'inverse de la
position interceptée par le plan suivant les trois directions de l'espace. Pourquoi
l’inverse ? Cette convention a été adoptée pour s'affranchir de la notion
d'infini.
Fig.9 : Représentation des plans atomiques
Les indices qui définissent le plan sont dit indices de Miller et désignés par (hkl)
pour (210) : suivant ox : 1/2 suivant oy : 1
suivant oz :
Ainsi le plan sera : (210)
pour (020) : suivant ox :
suivant oy : 1/2
suivant oz :
Le plan sera
(020) mais une famille de plan est définie
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par le plus petit multiple entier des indices de Miller. Ainsi (020) ne peut pas définir une
famille car (010) est plus petit.
Une famille de plan est désignée entre accolade :
{hkI}
Remarque: Pour le système hexagonal deux notations peuvent être utilisé pour désigner
les plans, la désignation classique déjà vue (indices de .Miller) ou la désignation qui
fait intervenir un troisième indice: indices de [Link] (hkil)
tels que i= - (h+k)
Miler : (a1a2c) : (010)
Bravais-Miller (a1a2a3c) : (0110)
Fig. : Désignation d'un plan atomique dans un système hexagonal
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