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Le Secretdesnombres

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AndréJouette

LESECRETDESNOMBRES

Albin Michel
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@Albin Michel S.A.


22, rue Huyghens, 75014 Paris.
ISBN: 2- 226 - 08470 - 3
Conceptiongraphique : Brevièreet Dorléans
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Sommaire

Introduction 5

Lascience des nombres..................................................... 9


Mesures et puissances 73
Succès et échecs 101
L'argent 117
Pesées et vitesses................................................................ 127
Astronomie 137
LaFrance 151
Mesure du temps 173
Legenre humain................................................................. 199
Géométrie 205
Divertissements................................................................... 225
Annexes............................................................................... 245
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Introduction

Chacun sait compter. C'est la seule science qui est demandée à


nos lecteurs.
Les chiffres ponctuent notre existence (dates, matricules,
adresses, salaires, chances, etc.). Voici un livre qui éclaire des
secteurs de l'arithmétique ordinaire, qui rappelle des formules
utiles et, pour cheminer sans effort parmi ces nombres, des
curiosités mathématiques, de petits problèmes inattendus que
tous peuvent résoudre (les solutions sont à la fin) ou faire
résoudre en souriant.
Comme nous dépendons souvent des nombres, les charla-
tans ont joué sur leur côté un peu mystérieux. Prévenons tout
de suite le lecteur que cet ouvrage n'a rien à voir avec la numé-
rologie, nouveau piège à naïfs.
À propos des jeux et problèmes, le Grec Diophante en
proposait déjà il y a 1600 ans. Depuis, nombreux furent ses suc-
cesseurs qui, pour faire pénétrer le calcul, trouvèrent des
énigmes plaisantes à résoudre par les mathématiques. En 1484,
Nicolas Chuquet, grand initiateur de l'algèbre en France, justifie
dans un de ses traités l'introduction de «jeux et esbattements qui
par la science des nombres se font ». De tels divertissements,
connus ou nouveaux, doivent toujours un peu à Ozanam,
Fibonacci, Alcuin, Lucas, Laisant, Gamow, Gardner ou Sam
Loyd.
Et maintenant entrons dans l'univers des nombres.
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Problèmes et jeux

Afin de ménager des plages de détente parmi tous ces nombres,


nous vous proposons de petites énigmes, intitulées «problèmes »,
que vous trouverez au hasard des chapitres, se rapportant quel-
quefois aux questions traitées ou en sortant carrément à titre de
distraction.
Celivre, dont la matière est un peu aride pour ceux qui ne
sont pas des familiers de la mathématique, veut offrir des entre-
mets pour mieuxfaire digérer le reste.
Il est d'ailleurs toujours permis de jeter un coup d'oeil sur
les solutions à la fin du livre.
À ces problèmes s'ajoutent des jeux, fondés sur les
nombres, pour se divertir en société.
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LASCIENCE DES NOMBRES


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DA
' BORD, CHIFFRER

«Lh' ommeest la mesurede toute cbose. » (Protagoras)

Nous avons besoin de compter, se sont dit nos ancêtres. Et


ils ont inventé la numération décimale sur le modèle des dix
doigts de nos mains. Certains ont voulu faire les malins en
remarquant que nous avions vingt doigts (mains et pieds). Ils
compliquèrent l'affaire. Cette numération vicésimale (de base
20) n'a guère eu de succès ; mais nous en avons hérité quatre-
vingts (au lieu de octante ou huitante), quatre-vingt-dix (au lieu
de nonante) et l'hospice des Quinze-Vingts (fondé par Saint
Louis pour 300 aveugles).
Il serait possible d'établir d'autres numérations que la déci-
male (base 10) en se fondant sur d'autres bases. Ainsi s'écriraient
les premiers nombres dans différents systèmes de numération :
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L'écriture des nombres dans les bases supérieures à 10
nécessiterait la création d'idéogrammes nouveaux : nous les
avons remplacés par des lettres. Plus la base est importante,
moins il faut de signes (chiffres) pour écrire un nombre. Prenons
l'exemple du nombre 1000.

DE QUELQUES SYSTÈMES
I. Le système duodécimal aurait un certain avantage, 12
ayant un plus grand nombre de diviseurs que 10, mais on ne
peut abandonner le système décimal qui est universellement
adopté.
H. Le système sexagésimal (à base 60), qui fut élaboré
par la civilisation mésopotamienne, est encore utilisé dans les
mesures de temps et d'angle.
Si l'on énonce 7 heures 15 minutes 8 secondes (qui pou-
rait logiquement s'écrire 7, 15, 8) cela signifie :
(7 x 602) + (15 x 601) +8 =25 200 +900 +8 = 26 108
C'est-à-dire qu'il y a 26 108 secondes dans 7 h 15 min 8 s.
ni. La numération binaire (à base 2) serait une idée très
ancienne. Diderot nous rappelle que le livre Ye-Kim, écrit en
Chine à peu près 25 siècles avant J.-C., traitait déjà de l'arithmé-
tique binaire. Au xviie siècle, Leibniz la proposa sans succès. Elle
ne devait trouver son application qu'avec l'électronique. Fondée
sur la progression la plus courte, elle n'a besoin que de deux
chiffres (0 et 1). Elle fut d'abord utilisée dans les cartesperforées
d'ordinateur, chaque carte pouvant contenir quatre-vingts
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données avec le code suivant : 0 pour l'absence de perforation,
1 pour la perforation. Dans les aimants en forme de tore (dits
mémoires), le renseignement est fourni par le sens du courant
qui traverse l'aimant : dans le sens inverse des aiguilles de
montre, c'est le 0; dans le sens des aiguilles de montre, c'est le 1.
Enfin, avec les transistors actuels l'absence de courant signifie 0,
le passage du courant signifie 1.
Le système binaire repose sur la convention suivante : tout
nombre est la sommede combinaisons depuissance de2.
(La puissance 0 d'un nombre est toujours égale à 1).
Exemple : 70= 1

1° - Comment traduire en système décimal le nombre


binaire 1101 101 ?
Réponse : Décomposer de droite à gauche
1 = 1 x 20 = 1
0 = 0 X 21 = 0
1 = 1 x 22 = 4
1 = 1 x 23 = 8
0 = 0 x 24 = 0
1 = 1 x 25 = 32
1 = 1 x 26 = 64
Total 109

Exemple similaire. Écrire selon le système décimal un


nombre donné dans un autre système.
Soit le nombre 374 (du système 8) à convertir en un
nombre du système décimal.

Réponse : le nombre 374 du système 8 contient (en allant de


droite à gauche) :
4 unités = 4
7 fois 81 = 56
3 fois 82 = 192
Total = 252
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2° - Comment traduire en système binaire le nombre
décimal 315 ?
Réponse :
Chercher la plus grande puissance de 2 contenue dans 315
(voir page 85).
• C'est 28qui vaut 256. Soustrayons-la. Il reste 59.
Donc : 315 =28+ 59
• La plus grande puissance (p.g.p.) de 2 contenue dans 59
est 25(qui vaut 32). Enlevée, il reste 27.
Donc : 315 = 28+ 25+27
• La p.g.p. de 2contenue dans 27 est 24(qui vaut 16).
Enlevée, il reste 11.
Donc: 315 = 28+ 25+24+ 11
. Lap.g.p. de 2 contenue dans 11 est 23(qui vaut 8).
Enlevée, il reste 3.
Donc : 315 = 28+25+ 24+ 23+ 3
. Lap.g.p. de 2 contenue dans 3 est 21 (qui vaut 2).
Enlevée, il reste 1, qui égale 2°.
Donc : 315 =28+ 25+24+ 23+ 21 + 2°
La transcription se fera ainsi (les puissances absentes se
traduisant par 0) :

soit: 100 111 011


Il est un procédé plus rapide pour transférer un nombre
du système décimal en un autre système. Il suffit de diviser le
nombre donné par la nouvelle base tant qu'il est possible et de
rassembler les restes en partant de la fin.
Leprocédé donne :

En reprenant les
chiffres suivant la flèche,
on obtient : 100 111 011
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Exemple similaire. Écrire en base 8 le nombre 924 de
notre numération décimale.
Réponse :

Ce nombre s'écrit 1634 dans le système à base 8.


On remarquera que

On peut aussi remarquer que dans le système binaire les


nombres pairs se terminent par 0 et les impairs par 1.

ÀLAPOURSUITEDU100
JEU
Ce jeu se joue à deux. L'un annonce un nombre de 1 à
10. Lejeu consiste à ajouter à tour de rôle un nombre de 1à 10.
Celui qui arrive à 100 a gagné.
Exemple : Adit : 7
Bdit : plus 6 = 13
Adit : plus 9 =22
Bdit : plus 3 =25
et ainsi de suite jusqu'à 100.
Celui qui arrive à 89 est sûr de gagner.
Pour cela, il faut parvenir si possible à 78 et, avant, à
67, à 56, à 45, à 34, à 23, à 12.
Lejoueur qui sait cela gagne la partie. Àlui donc d'énon-
cer un des résultats ci-dessus qui conduisent à la victoire.
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LE PLUS GRAND NOMBRE


AuXIXesiècle, des explorateurs de la Namibie découvrirent
des tribus hottentotes dont tout le système arithmétique consis-
tait à énumérer : 1, 2, 3. Au-delà, c'était : beaucoup.
Le même système de numération a été observé chez les
Yancos (Amazonie) et les Témiars (Malaisie occidentale).
ALPHABETBINAIRE
Les lettres de notre écriture romaine peuvent aussi être tra-
duites en chiffres de base deux :
A 01000001 J 01001010 S 01010011
B 01000010 K 01001011 T 01010100
C 01000011 L 01001100 U 01010101
D 01000100 M 01001101 V 01010110
E 01000101 N 01001110 W 01010111
F 01000110 0 01001111 X 01011000
G 01000111 P 01010000 Y 01011001
H 01001000 Q 01010001 Z 01011010
1 01001001 R 01010010
C'est sous cette forme que nous arrivent les messages des
cosmonautes de l'espace.
LEZÉROETNOSCHIFFRES
La création du zéro (qui signifie rien) est une invention de
génie, car le zéro a une valeur de position : écrire 503, c'est dire
qu'il y a 5centaines, pas de dizaine et 3unités.
L'usage du zéro fut longtemps inconnu. Sous le règne du
roi Hammourabi, les mathématiciens de Babylone réservaient un
espace à la place du non-chiffre, ce qui crée une ambiguïté
lorsque ce vide est plus ou moins grand. Le zéro apparut dans
sa forme actuelle (un rond vide) chez les Mayas et en Inde, pro-
bablement avant Jésus-Christ. Aryabhata, mathématicien de
l'Inde, l'employait au Ve siècle. Le mathématicien arabe Al-
Khwarezmi le propagea en 825 dans son traité sur les nombres
indiens.
Nos chiffres dits arabes (que les Arabes nomment plus
justement indiens) ont été introduits en Europe occidentale à la
fin du xe siècle par Sylvestre II, premier pape français. C'est seu-
lement du xiie au XIVesiècle que l'usage s'en répandit, en Italie
et en Espagne, puis dans tout l'Occident.
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La virgule qui sépare les entiers des décimales apparaît
pour la première fois en 1617 dans le traité écrit par l'Écossais
Napier (dit Neper), inventeur des logarithmes. Elle fut adoptée
aussitôt par l'astronome W.Snell van Royen.
:
PROBLÈME : 1
MISEENCROIX
Voici une croix faite de 12 »
pions du jeu de dames.
En comptant les pions de
Ajusqu'à B, ou de Ajus-
qu'à C, ou de Ajusqu'à D,
on trouve un total de 8.
Peut-on, avec 10 pions
seulement, faire une croix ;
dans laquelle les trajets
AB, AC et AD feraient le
même total de 8?

LANUMÉRATIONSELONLAXIXCONFÉRENCE
GÉNÉRALEDESPOIDS ETMESURES
(OCTOBRE1991)
1. DÉSIGNATION DESGRANDSNOMBRES
PRÉFIXE NOM VALEUR

unité 1
déca (da) dizaine 10
hecto (h) centaine 102
kilo (k) mille 103
(myria) dizaine de mille 104
(hectokilo) centaine de mille 105
méga (M) million 106 à 108
giga (G) milliard 109 à 1011
téra (T) billion 1012 à 1014
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Chaque rang multiplié par un million donne le rang suivant.
La puissance de 10 donne le nombre de zéros à ajouter à
1pour former le nombre : 108= 100 000 000
Exemple d'emploi :
1000 000 000 000 000 000 000 =mille trillions ou 1021
S'il s'agit d'une mesure :
mille trillions de m= 1000 examètres = 1000 Em
Un mathématicien américain, Edward Kasner, a remarqué
qu'aucun terme n'existait dans la table de numération pour dési-
gner 10puissance 100 ("dizaine de mille de sexdécillion" est
peu pratique) ; alors il créa le néologisme GOOGOL. Kasner pré-
tend que l'invention du mot est de son neveu, qui avait 9ans.
Depuis des milliers de siècles, l'humanité manquait de ce
terme. Ce n'était plus tolérable !
En vérité, rien n'est, pour nous, égal au googol (10100) :
e pas le nombre de cheveux sur les têtes de la population
mondiale :
(125 000 x 5600 000 000 =700 000 000 000 000 ou 7.1014) ;
e pas le nombre d'étoiles dans le ciel (environ 200 mil-
liards ou 2.1011 dans notre Galaxie) ;
e pas le nombre de tours faits par la Terre sur elle-même
depuis qu'elle existe :
(365,25 x 15 000 000 000 = 5 478 750 000 000 ou 5,47875.1012),
en supposant une rotation régulière.
e pas le nombre de grains de sable dans le Sahara, en
supposant ses 8 millions de km2 couverts de sable ; avec même
2milliards de grains au m2, il y en aurait :
2000000000x 8000000 000000=16000000000000000000000
ou 16.1021.
En somme, rien de ce qui est comptable à notre portée
n'atteint le googol.
Il. DÉSIGNATION DES PETITS NOMBRES
Dans l'autre direction, en allant vers les petits nombres, nous
avons :
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Lapuissance négative de 10 dit à quel rang après la virgule


se situe le 1:
106=0,000 001
Exemple d'emploi :
0, 000 000 000 000 01 =cent-billionième = 10-14
S'il s'agit d'une mesure :
un cent-billionième de m=0,01 picomètre ou 0,01 pm
VOIRIE
Pour la simplification, toutes choses se mesurent. Le 8
décembre 1771, Diderot envoyait une lettre à l'adresse sui-
vante :
à Monsieur Tronchin,
rue d'Antin 3eporte cochère
à gauche en entrantpar la
rue NeuvedesPetits-Champs
à Paris
C'est par décret du 15 pluviôse de l'an XIII (4 février
1805) que le préfet Frochot imposa le numérotage des maisons
de Paris : pair à droite, impair à gauche, en partant de la Seine
ou en suivant son cours, même pour la rue Eugène-Poubelle
(16e arrondissement) qui n'a qu'un n° 2 avec un immeuble et
un trottoir (il n'y a pas de n° 1). Cette rue n'est d'ailleurs pas la
plus courte (la rue des Degrés a 5,75 m de long) ou la plus
étroite (le passage de la Duée a 60 cmde large).
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ÉCHELONNEMENTDESNOMBRES
DANSLESYSTÈMEDÉCIMAL
1016 dix mille billions
1015 mille billions
1014 centaines de billions
1013 dizaines de billions
1012 billions
1011 centaines de milliards
1010 dizaines de milliards
109 milliards
108 centaines de millions
107 dizaines de millions
106 millions
105 centaines de mille
104 dizaines de mille
103 mille
102 centaines
101 dizaines
1 unités
10 -1 dixièmes
10 -2 centièmes
10-3 millièmes
10 dix-millièmes
10 -5 cent-millièmes
10 -6 millionièmes
10 -7 dix-millionièmes
10 -8 cent-millionièmes
10 -9 milliardièmes
10 -10 dix-milliardièmes
10 -11 cent-milliardièmes
10 -12 billionièmes
10 -13 dix-billionièmes
10 -14 cent-billionièmes
10-15 mille-billionièmes
10 -16 dix-mille-billionièmes
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JEU
LETOC-BOUM
Il s'agit de compter à haute voix en partant de 1 et en
se soumettant aux contraintes suivantes :
5sera remplacé par toc
7sera remplacé par boum,
chaque fois que cela sera possible dans la numération.
Celui qui va le plus loin sans trébucher a gagné.
Voici le début : 1, 2, 3, 4, toc, 6, boum,8, 9, toctoc, 11, toc
boum,13, ...
Compter avec le toc-boum, c'est énumérer ainsi :
1 11 bbb
2 tb tttb
3 13 23
4 bb tt bb
toc ttt ttttt
6 16 bbbt
boum tt b tttt b
8 18 bbbb
9 t bb t t t bb
toctoc tttt tttttt ...
Àpartir de 24, tous les nombres, jusqu'à l'infini, sont
des combinaisons de 5, de 7, ou de 5 et 7.
Ainsi : 93 =(5 x 13) +(7x4)

- On voyait, dans le ciel clair, des milliasses d'étoiles »,


«L'océan oùgrouillent des myriades depoissons »: voilà comment
on exprimait autrefois de très grands nombres. Maintenant, tout
le monde sait que
cent fois cent, c'est dix mille (4 zéros),
mille fois mille, c'est un million (6 zéros),
mille millions, c'est un milliard (9 zéros),
un million de millions, c'est mille milliards ou un billion
(12 zéros)
et qu'un milliard de milliards, c'est un trillion (18 zéros).
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LESCHIFFRES ROMAINS
Lanotation romaine, puérile dans sa conception, procédait
à l'origine par bâtons de 1 à 9 (I, II, III,...). Le 10 est figuré par
deux bâtons croisés ; le 5 est la moitié du 10, donc V. D'autres
signes-lettres furent ensuite employés, présentant des variations
d'écriture selon le lieu et l'époque. Ces chiffres romains furent
en usage pour les peuples de l'Europe occidentale jusqu'à l'in-
troduction des chiffres dits arabes. Ils subsistent de nos jours
pour certains emplois (Louis XVI, chapitre n, xxe siècle,...) avec
les formes suivantes :

Untrait horizontal au-dessus d'une lettre la multiplie par 1000 :


V= 5000 M= 1000 000.
a) Pour lire ou écrire des nombres en chiffres romains, on
opère par addition (quand une lettre est supérieure ou égale à
la suivante) :
VI =6 XX=20 DII =502
et par soustraction (quand une lettre est inférieure à la suivante) :
IV =4 xc =90 XM=990
L'élément soustractif n'affecte que la lettre qui le suit
immédiatement.
b) Pour transcrire un nombre de chiffres arabes en chiffres
romains, il suffit de décomposer le nombre :
17 =10 +7
X +VII, soit XVII.
439 =400 +30 +9
CD +XXX+IX, soit CDXXXIX.
1984 = 1000 +900 +80 +4
M +CM+LXXX+IV, soit MCMLXXXIV.
Lenombre 45 362 610 s'écrit XLVCCCLXI DCX.
La concision doit toujours être recherchée. Ainsi, pour 900,
on préférera CMà DCCCC.
Addition romaine :
MCMXCI +VIII =MM.
Égalité arabo-romaine :
509 =DIX.
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PROBLÈME 2
LEPAPIVORE
Les oeuvres complètes d'un écrivain ont été réunies dans
5volumes de 400 pages chacun. Ces volumes sont soigneuse-
ment rangés dans l'ordre sur un rayon supérieur de la biblio-
thèque, mais ne sont jamais lus par leur propriétaire.
Un jour, la femme de ménage, en essuyant la poussière,
s'aperçoit qu'un lépisme (petit insecte effilé couvert d'écaillés
argentées et nommé «poisson d'argent ») mangeur de papier,
est parti de la page 1 et a creusé son tunnel jusqu'à la page
2000. Elle le signale au propriétaire qui s'exclame :
«Alors, il a abîmé 2000 pages ?
—Oh !non, Monsieur, pas tant !
—Alors, combien?»

QUE
' ST-CEQUU
' NMILLIARD?
Les milliards, tout le monde en parle couramment. Le bud-
get de l'État en est plein ; le trou de la Sécurité sociale pourrait
en contenir beaucoup. Des Chinois, il y en a 1 milliard et 200
millions (en 1995). Les astronomes ne parlent plus d'un milliard
de kilomètres : c'est trop petit. Ils ont inventé de nouvelles
mesures (voir page 139).
Le mot a été créé en 1544. Regardons de près ce fantôme
que personne n'a jamais vu, en prenant comme exemple 1 mil-
liard de francs. D'abord, cela s'écrit 1 000 000 000 de francs ou,
si l'on veut économiser le papier, 109F.
e Pour avoir une idée de ce milliard de francs, on peut, patiem-
ment, aligner des pièces de 1 franc côte à côte. 10 pièces font
une longueur de 239 mm. Un milliard de pièces, alignées et se
touchant, feraient une longueur de 23 900 km.
Si l'on manque de place pour aligner ainsi ces pièces, on
pourrait (?) les empiler. Une pile de 10 pièces mesurant 1,8 cm
de hauteur, la pile complète s'élèverait à 1800 km.
• Plus simplement, un collectionneur pourrait faire un livre avec
200 billets de 50 F. Ce livre de 400pages, sans couverture, vau-
drait 10 000 F et aurait 0,075 mm x 200 = 15 mm d'épaisseur
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avec les anciens billets (Quentin de LaTour) ou 0,090 mmx 200
=18mmd'épaisseur avec les nouveauxbillets (Saint-Exupéry).
Pouratteindre le milliard de francs, il faudrait
1000000000 : 10000=100000volumes de ce genre.
Il n'est pas possible de les empiler, à cause du vent. Placés
verticalement surunrayonnage, ils occuperaient unelongueurde
15mmx 100000=1500000mm,ou 1,500km(anciens billets) ;
18mmx 100000=1800000mm,ou 1,800km(nouveauxbillets).
Avec de nouveaux billets, la planche supportant les
volumes aura seulement 900mde long pour des billets de 100F,
450 mde long pour des billets de 200 Fet 180mde long pour
des billets de 500F.
e Il ya 1440 minutes dans unjour et 525960minutes dans une
année. Il s'est donc écoulé 1milliard de minutes entre la mort
du Christ et 1934.
e Dernière illustration du milliard: si vous voulez compterjusqu'à
un milliard, à raison de 10heures par jour, en travaillant tous les
jours (même le 14 juillet), au rythme d'un nombre par seconde
(au début, c'est facile; maisvous risquez de ralentir auxalentours
de cinq cent quatre-vingts millions quatre cent soixante-treize mille
deux cent soixante-dix-huit), vous aurez fini dans la 77eannée de
travail. Il vaut doncmieuxcommencerjeune cetravail.
e Si cela peut vous consoler, il y en a un qui met 27 ans et 2
mois pour aller jusqu'au milliard : c'est votre coeur avec ses 70
pulsations par minute.

PROBLÈME 3
DÉDUCTION
Voici une soustraction dont chacun des trois nombres
contient les dix chiffres de 0 à 9:

Sauriez-vous en faire une autre contenant à chaque


niveau les neuf chiffres de 1à 9?
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RAPPELARITHMÉTIQUE
Les opérations
Somme a +b
Différence a- b
Produit a x b, ou ab, ou a(b)
a
Quotient a : b, ou— b
Carré a x a, ou a2
Cube a x a x a, ou a3
e Un très grand nombre peut être écrit sous la forme N. 10x,
ce qui signifie Nx 10x(x étant le nombre de zéros à ajouter à N
pour former le nombre).
Exemples: 7 . 105 =7 x 105 =7x 100 000 =700 000.
3,42 . 108 =3,42 x 108 =342 000 000.
Lasurface de la Terre est d'environ : 5,1 . 1020mm2.
• Un très petit nombre, de même, est quelquefois écrit sous la
forme N. 10-x
Exemples : 5 . 10-4 = 5x 10-4 =0,000 5.
0,6 . 10-8 =0,6 x 10-8 =0,6 x 0,000 000 01 =0,000 000 006.
Le diamètre d'un électron est de 4 . 10-12 mm.

JEU
TROUVERL'AGE
Leibniz a démontré qu'on pouvait faire toutes les pesées
possibles (celles qui n'exigent pas de poids fractionnaires) avec
une série de poids dont chacun est le double du précédent.
Avec la série de 1 à n, on peut obtenir les nombres de
1 à 2n - 1. Par exemple, avec 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, on
peut obtenir, en les assemblant, tous les nombres de 1 à
(128 x 2) - 1, c'est-à-dire de 1à 255.
Sur ce principe est fondé l'éventail qui suit, qui peut
servir par exemple à trouver l'âge d'une personne (ou un
nombre de 1à 100 auquel elle pense). Il suffit de demander
à la personne dans quelles colonnes du tableau se trouve
indiqué son âge.
Cet âge est trouvé en additionnant les nombres placés
en tête des colonnes concernées. Pour 45 ans, par exemple,
les colonnes sont la lre, la 3e, la 4e et la 6e.
L'addition donne 1+4 +8 +32 =45.
Retrouver ce titre sur Numilog.com
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CHIROMANCIE
Dites à une personne, après avoir examiné les lignes de
sa main gauche, que si l'on soustrait de son année de nais-
sance la somme des chiffres de cette année-là, on obtiendra
un nombre divisible par 9.
Vous aurez toujours raison : ni les lignes de la main ni
l'année n'ont d'importance.

UN GRAND NOMBRE
Dans la religion bouddhique, le plus grand nombre de
tous les nombres est l'asankhyeya.
C'est l'équivalent, dans notre numération, de 10140.

JEU
LEMAGICIENPROPHÉTISE
Voici le déroulement d'un tour déjà ancien.
Le magicien inscrit un nombre sur un papier qu'il plie
et confie à un spectateur. Ce dernier ne doit pas l'ouvrir.
Ensuite, il écrit un nombre de 4 chiffres devant tout le
monde, demande à un spectateur d'y ajouter un autre nombre
de 4chiffres à sa convenance. Lemagicien en ajoute un autre,
le spectateur le sien, le magicien le sien et il arrête pour faire
la somme de tous ces nombres. Le total étant donné, on
ouvre le papier du début : le même résultat est inscrit !
Explication par des nombres
Le magicien a inscrit, par exemple, le nombre 26 473
sur le papier qui sera plié. Mentalement, il supprime le 2 du
début et l'ajoute aux unités, ce qui fait 6 475. C'est ce
nombre qu'il inscrit pour commencer l'addition vue de tous.
Un spectateur ajoute un autre nombre de 4 chiffres.
Par exemple 8 523. Lemagicien ajoute un nombre apparem-
ment au hasard, mais en vérité il complète à 9 les 4 chiffres
du spectateur (sans le dire). L'addition devient :
6 475 (du magicien)
8 523 (du spectateur)
1476 (du magicien)
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ANDRÉ JOUETTE
LE SECRET DES
NOMBRES
Un ouvrage à la fois ludique et sérieux, qui expose la
science des nombres et explore tous les domaines où elle
s'applique :
Mesures et puissances. Statistiques. Astronomie.
Datations et calendriers. Vitesses et pesées. Calcul du
temps. Pourcentages et intérêts...
Des applications pratiques, aussibien pourleslycéens,
les étudiants quepourchacundanslaviecourante :
Passer d'un système métrique à un autre. S'exercer au
calcul mental. Voyager dans les très grands nombres.
Mesurer la longitude et la latitude d'un lieu. Évaluer ses
chances de gagner au Loto, au PMU et à tous jeux de
chance ou dehasard...
Et aussi des jeux, des problèmes, des curiosités
mathématiques, et destours de"mathémagie
Grammairien renommé, grand amateur de problèmes
de nombres et de logique, André Jouette vous ouvre les
portes d'un monde vrai, tangible et mesurable. Nulle
science n'est requise pour y pénétrer. Il suffit de savoir
compter, d'avoir un peu de bon sens et de logique : Le
secretdesnombres, unouvragede spécialiste qui s'adresse
àtous !
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