I
EPIGRAPHE
« Le meilleur investissement que l’on peut faire est de réduire la pauvreté »
YUNUS Muhammad (économiste)
II
DEDICACE
A mes parents ILUNGA WA ILUNGA Erick et LANDU LUTUMBA
Florance, qui m’ont servi de magnifique modèle de labeur et de
persévérance, j’espère qu’ils trouveront dans ce travail toute notre
reconnaissance et tout notre amour.
MALOBA YUMBA Alphie
III
REMERCIEMENTS
Nous voici arrivé au terme de notre deuxième cycle de licence à la Haute
école de Commerce de Kinshasa, HEC/KIN en sigle. Ce parcours était plein
d’embuscades et de toute sorte de contraintes, mais nous ne nous
sommes pas croisés les bras et laissés emporter par le vent violent.
Nous avons pris nos responsabilités en main car nous savons que notre
avenir en dépend.
Nous voudrions que ce travail soit le témoignage de notre reconnaissance
à tous ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à notre
formation tant au niveau primaire, secondaire que supérieur. Avant tout,
nous commençons par remercier notre seigneur pour sa protection durant
notre formation académique.
Nous tenons à travers ces quelques lignes exprimer notre profonde gratitude
particulièrement au professeur ordinaire IKANSHA Willy-Patrick, qui a
bien voulu, malgré ses multiples occupations assurer la direction de ce
travail.
A ceux – ci, nous associons aussi tout le corps professoral et scientifique
de la HEC/KIN, qui a fait de nous ce que nous sommes devenus pour leur
dévouement.
Nous témoignons une vive reconnaissance à Monsieur KANDE MBENZA
jeancy qui, avec dévouement, a assuré l’encadrement de ce travail.
C’est grâce aux conseils et accompagnements de nos amis et
connaissances ci-après : couple NUMBI Pierre, ILUNGA Jack, KAJANGU
Paulin, KARUNGU Joël, LONKEKE Néhémie, MALOBA Joyce, MUADI
Mado,…
Que nos amis et compagnons de lutte qui n’ont cessé de témoigner à notre
endroit leurs marques des sympathies et d’affection trouvent dans ce
travail, l’expression de nos sincères remerciements.
MALOBA YUMBA Alphie
IV
LISTE DES TABLEAUX
N° Intitulés Pages
1. Analyse FFOM de la FINCA 31
2. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon le genre 35
3. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon l'âge 36
4. Répartition des entrepreneurs selon le niveau d'études 37
5. Répartition des entrepreneurs selon le statut matrimonial 37
6. Répartition des entrepreneurs selon la nationalité 38
7. Répartition des entrepreneurs selon l'effectif du personnel 39
8. Répartition des entrepreneurs selon la taille de leur ménage 40
9. Répartition des entrepreneurs investigués selon leur chiffre d'affaire 40
mensuel
10. Répartition des entrepreneurs interrogés selon leur investissement initial 41
11. Répartition des entrepreneurs investigués selon le temps d'exercice des 42
activités
12. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon la rentabilité de l'activité 43
13. Affectation des bénéfices réalisés par les entrepreneurs investigués 43
14. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon les difficultés heurtées dans 44
l'exercice de leurs activités
15. Répartition des entrepreneurs investigués selon les secteurs d'activité ou 45
type d'activité
16. Répartition des entrepreneurs investigués selon l'activité qu'ils exerçaient avant de 46
lancer leurs affaires.
17. Répartition des entrepreneurs investigués selon la volonté de changer d'activité 46
18. Répartition des entrepreneurs investigués selon le besoin d'augmenter le capital 47
19. Répartition des entrepreneurs investigués sur base du soutien familial 47
20. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon leur compétence en gestion 48
21. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon le statut d'occupation du ménage 48
22. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon leurs expériences professionnelles 49
23. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon la source de financement de leurs 49
entreprises au démarrage
24. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon l'efficacité de l'accompagnement de 50
FINCA RDC dans l'exercice de leurs activités 50
25. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon la maitrise de l'outil informatique 50
(ordinateur)
26. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon leur motivation 51
V
LISTE DES ABREVIATIONS UTILISEES
N° SIGLES DESIGNATIONS
1. CDF Congo Democratic Francs
2. FFOM Force, Faiblesse, Opportunité, Menaces
3. HEC Haute école de Commerce
4. IMF Institution de Micro Finance
5. RDC République Démocratique du Congo
1|Page
INTRODUCTION GENERALE
L’introduction générale étant une partie cruciale de l’étude, elle est subdivisée
en huit points à savoir : constatation des faits, problématique, hypothèses,
objectifs, choix et intérêt du sujet, démarche méthodologie, délimitation de
l’étude, canevas du travail.
1. CONSTATATION DES FAITS
Dans un contexte économique et financier mondialement morose et incertain,
caractérisé notamment par la pandémie du Coronavirus, le ralentissement de
la croissance économique et la dégradation des conditions de vie, la montée du
chômage, la lutte contre la pauvreté, la création d'emplois et de relance des
activités économiques sont sans doute au menu des programmes de
développement de tous les pays. En République Démocratique du Congo, outre
le manque de la culture entrepreneuriale, la mauvaise répartition du revenu ou
les inégalités sociales et/ou salariales font aussi partie des causes de la
pauvreté qui sévit dans le pays
2. PROBLEMATIQUE
La problématique étant « une activité qui consiste à poser les problèmes d’une
manière rationnelle et systémique sur une chaine des constats ou des
remarques ». (BUSHABU. R., 2018).
La République Démocratique du Congo traverse depuis des années, une crise
multiforme et multidimensionnelle qui a paralysé l’économie nationale. Parmi
ces questions, signalons que le taux élevé du chômage et la problématique de
l’emploi ont poussés de milliers de personnes à se diriger vers l’entreprenariat
afin de faire face à la situation du pays. l’entrepreneuriat constitue un levier de
réduction du chômage et de la pauvreté produisant d’avantages des
résultats socio- économiques.
Le développement d’une culture entrepreneuriale et d’un environnement
propice à la croissance permettent aux hommes et femmes entrepreneurs de
créer leur propre emploi, de générer d’autres emplois, se responsabiliser,
développant de l’expérience, et se dotant de compétences.
Entant qu’entrepreneurs, ils renforcent leur estime de soi, et deviennent
des agents de changement et de développement durable dans leur pays.
L’emploi reste un défi mondial, tout en particulier en Afrique. Face à la
capacité limitée du marché de travail pour offrir des possibilités d’emploi
décent, il est nécessaire de promouvoir de nouvelles stratégies permettant de
créer les emplois et contribuer positivement à l’économie et à la société.
2|Page
Il est donc indispensable de faire baisser ce taux de chômage pour soutenir
l’économie congolaise et accroître la croissance économique.
Pour changer cette tendance depuis quelques années, le gouvernement en
partenariat avec certaines institutions ou certains pays, crée des projets pour
l’épanouissement de la population. Aujourd’hui certaine couche de la
population se battent dans l’entreprenariat. L’objectif visé est surtout
d’instaurer une culture entrepreneuriale, de développer des compétences qui
aideront certaines personnes à créer leur propre entreprise. Cet article tente
de faire ressortir le lien existant entre l’entreprenariat et la lutte contre la
pauvreté.
En ce sens, la question qui se pose est comme suit :
Dans quelle mesure la FINCA RDC contribue-t-elle à la lutte contre la
pauvreté aux entrepreneurs opérants dans la ville de Kinshasa ?
Et de cette question fondamentale peuvent être déduit des questions
spécifiques suivantes :
Quels sont les défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs en RDC et
comment la FINCA les aides-t-elles à le surmonter ?
Quels sont les résultats concrets de l’intervention de FINCA pour lutter
contre la pauvreté ?
Après nos investigations nous tenterons d’apporter une lumière avec une
confirmation ou soit une infirmation de notre hypothèse.
3. HYPOTHESES
L’hypothèse est une proposition des réponses aux questions que l'on se pose
à propos de l'objet de la recherche formulée en des termes tel que
l'observation et l'analyse puisse fournir une réponse. (BUSHABU. R., 2018).
En effet, comme l'hypothèse sert à faire comprendre le raisonnement difficile,
en proposant provisoirement certaines de ses dimensions ainsi donc, nous
partons des hypothèses selon lesquelles :
La FINCA contribuerait dans la lutte contre la pauvreté en offrant un
soutien financier et technique aux entrepreneurs qui les aideraient à
développer leurs activités et créeraient un impact positif dans leurs
communautés ;
3|Page
Les entrepreneurs en RDC pourraient être confrontés aux défis tels que : le
manque de financement, l’accès limites aux marchés ou encore les
difficultés liées à la gestion d’une entité et serait probable que la FINCA
propose des solutions adaptées pour les aider à surmontés ces obstacles ;
Les résultats concrets de l’intervention de FINCA pourraient se traduire par
la création d’emplois durables, une augmentation du revenu des
populations défavorisées et une amélioration des conditions de vie dans les
communautés impactées par les projets soutenus.
4. OBJECTIFS DE RECHERCHE
Objectif général
L’objectif général de ce travail est d’analyser la FINCA dans sa lutte contre la
pauvreté en soutenant les entrepreneurs locaux pour évaluer l’efficacité de ses
actions ;
Objectifs spécifiques
Il s’agit d’objectifs liés aux problèmes spécifiques. Ainsi notre étude vise
essentiellement deux objectifs spécifiques, à savoir :
Identifier les défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs en RDC et
étudier les solutions apportées par la FINCA pour les aider à surmonter ces
obstacles ;
Et mesurer les impacts concrets de l’intervention de FINCA aux populations
défavorisées.
5. CHOIX ET INTERET DU SUJET
5.1. Choix
Le choix que nous avons porté à ce sujet se justifie par notre attachement à la
culture entrepreneuriale d'une part, et la création d'emplois et la lutte contre
la pauvreté d'autre part. En effet, nous sommes convaincues que la dynamique
de développement qui vise le bien-être social et économique de l'être humain
passe par le développement de l'entrepreneuriat et la création d'activités
économiques individuelles ou de groupe.
4|Page
5.2. Intérêt
Le présent travail présente un triple intérêt à savoir : Pratique, Scientifique et
Social.
Du point de vue pratique : Ce travail nous permet de palper du doigt le
rôle grandiose que joue l'entrepreneuriat dans la lutte contre la pauvreté à
travers les activités menées par les petites et moyennes entreprises formelles
et/ou informelles en RDC.
Du point de vue scientifique : Cette étude nous donne l'opportunité
d'élargir nos connaissances aussi bien dans le domaine de l'entrepreneuriat
que dans celui de la lutte contre la pauvreté. En plus, par les réponses
spécifiques qu'elle apporte aux questions soulevées, elle fournit des données à
d'autres chercheurs ou personnes désirants traiter et approfondir ce sujet. Ce
travail constitue donc un recueil d'information utile et fiable.
Du point de vue social : Nous osons croire que la conclusion et les
différentes analyses et interprétations que nous aurons à faire ici pourront
aider la population à comprendre le rôle capital de l'entrepreneuriat dans
la lutte contre la pauvreté et l'indépendance financière.
6. DEMARCHE MÉTHODOLOGIQUE
Pour réaliser cette recherche, nous avons opté pour une démarche
méthodologique composée de deux niveaux d'analyse, une recherche
bibliographique dont l'objectif est de décrire tous les aspects théoriques. Dans
le souci de compléter les aspects théoriques et de les étayer d'avantage, nous
avons jugé utile de présenter un cas pratique.
Tout travail scientifique nécessite l'utilisation des méthodes et des techniques
appropriées, c'est pour cela le nôtre aussi nécessite les méthodes et techniques
suivantes :
6.1. Méthodes
6.1.1. La méthode structurale
Nous avons fait recourt à cette méthode pour avoir une efficacité dans notre
observation enfin de bien présenter la situation de la FINCA.
6.1.2. La méthode statistique
Nous avons utilisé celle-ci pour analyser les données statistiques et des
résultats chiffrés, dans l’application des lois mathématiques rigoureuses à des
faits observés d’où elle tire ou non une prévision.
5|Page
6.1.3. La méthode qualitative
Elle nous permet d’analyser les réponses données à chaque question afin de de
leur attribuer une certaine valeur. En d’autre terme, elle nous a aidé à calculer
les fréquences des réponses d’après le pourcentages.
6.2. Techniques
6.2.1. La technique documentaire
Elle nous a permis de consulter certains ouvrages, notes de cours ou autres
documents ayant rapport avec notre travail.
6.2.2. La technique d’entretien libre
Elle nous a servi à recueillir les données par la communication verbale avec les
entrepreneurs dudit secteur.
Dans le souci de mieux cerner notre réflexion, il convient d'en préciser les
limites.
7. DELIMITATION DE L’ETUDE
Notre étude est délimitée dans l’espace et dans le temps.
Dans l’espace : Nous avons choisi la FINCA comme notre champ
d’investigation.
Dans le temps : Nous avons retenu la période allant de l’année 2018 à
2022, soit 5ans.
Pour bien circonscrire le contenu de notre étude, il nous est utile d’élaborer
son ossature.
8. CANEVAS DU TRAVAIL
Outre l'introduction et la conclusion générales, le présent travail s'articule
autour de trois chapitres, à savoir : Le chapitre premier porte sur l’élucidation
conceptuelle, le deuxième chapitre présente le cadre d'étude et la méthodologie
de recherche enfin le troisième chapitre porte sur l'analyse des données et
interprétations résultats de l'enquête.
6|Page
CHAPITRE I. ELUCIDATION CONCEPTUELLE
Dans ce chapitre premier de notre recherche, nous allons élucider les concepts
à l’occurrence de l’entrepreneuriat, entrepreneur et la pauvreté.
SECTION 1. ENTREPRENEURIAT
1.1. NOTION DE L’ENTREPRENEURIAT
Le terme « entrepreneuriat » trouve son origine dans le mot français
« entreprendre », qui signifie « se mettre en route, entreprendre vient lui-même
du latin « interprendere », formé de « inter » (entre) et « prendere » (prendre).
Ainsi, l’entrepreneuriat est étymologiquement lié à l’idée de prendre des
initiatives et prendre des risques pour mettre en œuvre un projet, une
entreprise ou une idée. Il s’agit donc de l’action d’entreprendre des activités
commerciales ou des projets avec une approche proactive, créative et
innovante.
(MAKALA NZENGU P., 2015) considère la culture entrepreneuriale comme un
préalable à l’entrepreneuriat ; elle se situe en amont. Elle est une ressource
précieuse qui permet d’accroître nos richesses individuelles et collectives et est
un gage de la prospérité sociale et économique, mais le développement de cette
culture exige du temps et surtout de l’engagement de décideurs à tous les
niveaux.
1.2. DEFINITIONS
L’entrepreneuriat est définit comme : « Action de créer de la richesse et/ou de
l’emploi par la création ou la reprise d’une entité » (Dictionnaire économique,
2019).
(FAYOLE et FILION 2006, P.254) « Est une initiative portée par un individu
ou groupe d’individus construisant ou saisissant une opportunité d’affaires.
(SARASVATHY. S., 2008, P.56), elle définit l’entrepreneuriat comme
processus d’action créative basé sur les moyens disponibles et les occasions
émergentes.
En ce qui nous concerne, l’entrepreneuriat c’est l’action d’entreprendre, de
mener à bien un projet.
7|Page
1.3. TYPOLOGIE DE L’ENTREPRENEURIAT
Dans le cadre de notre étude, nous retenons cinq types d’entrepreneuriat :
1.3.1. Entrepreneuriat formel et informel
a) Entrepreneuriat formel : comprends les activités relatives à l’économie
formalisée, c’est-à-dire les activités autorisées et reconnues par l’état ;
b) Entrepreneuriat informel : est relatif aux activités qui s’exercent dans
le noir, non enregistrées par l’Etat. On peut aussi avoir l’entrepreneuriat
sectoriel, par analogie à l’économie sectorielle qui concerne les activités
prohibées et illicites.
1.3.2. Entrepreneuriat individuel et collectif
a) Entrepreneuriat individuel : c’est la volonté d’une personne de se
débarquer, d’acquérir plus d’indépendance et de liberté sans
qu’intervienne une autorité. (1)
b) Entrepreneuriat collectif : est caractérisé par un groupe d’individus
qui décelèrent un même besoin et qui unissent leurs efforts pour
répondre à un besoin de la communauté.
1.3.3. Entrepreneuriat occasionnel et durable
a) Entrepreneuriat occasionnel : reprends les activités temporaires,
journalières,…
b) Entrepreneuriat durable : selon la durée de l’activité, corresponds aux
activités et surtout les sociétés dont l’exploitation dure longtemps.
1.3.4. Entrepreneuriat féminin et masculin
Certaines activités peuvent être exclusivement exercées par des femmes, alors
que d’autres peuvent être spécifiques aux hommes.
1.3.5. Entrepreneuriat privé, public et social
Ici, le critère est le statut juridique de l’entreprise. Le privé concerne les
entreprises du secteur privé ; le public, les entreprises du secteur public et
l’entrepreneuriat social concerne les différentes entreprises du statut de
l’économie sociale.
R. LABEAUME, « type d’entrepreneuriat » [en ligne], [réf. du 20 Juin 2024] disponible sur :
(1)
[Link].
8|Page
1.4. OBJECTIF
L’entrepreneuriat a comme objectif la création et développement d’une activité
économique rentable et durable en proposant des produits et services
innovants pour répondre aux besoins des consommateurs.
Les entrepreneurs cherchent à identifier des opportunités, à innover, à prendre
des risques et à développer des stratégies pour assurer le succès de leur
entreprise. Ils visent également à créer de la valeur, à générer des emplois, à
contribuer à l’économie locale et à la société en général.
En somme, l’objectif de l’entrepreneuriat est de concevoir, mettre en œuvre et
gérer une entité prospère et pérenne.
1.5. IMPORTANCE
L’entrepreneuriat occupe une place importante dans les recherches et les
politique économiques reviennent essentiellement aux intérêts qu’il apporte à
l’économie et à la société.
Entrepreneuriat et croissance économique :
L’activité entrepreneuriale n’a pas peut-être un effet direct sur la croissance
économique mais l’accéléré, grâce d’une population nombreuse d’individus
entreprenants et ce résultat était prouvé par une étude de GEM (Global
Entrepreneurship Monitor) (2) qui a proposé un modèle comparant entre
différents pays sur diverses dimensions sociales et culturelles. Ce programme
a montré que dans les pays à activité entrepreneuriale élevée, la proportion du
PIB qui provient des projets entrepreneuriaux progresse chaque année.
Entrepreneuriat et création d’emploi :
Entrepreneuriat constitue un moyen pour la résorption du chômage, il est
considéré comme une source potentielle de création et de sauvage d’emploi où
entreprendre est devenu une nécessité pour l’intégration sociale pour
l’entrepreneur et pour ses membres de famille.
Entrepreneuriat et renouvellement du parc d’entreprises :
Entrepreneuriat permet de renouveler et reconstruire le tissu économique par
la création des entreprises ex-nihilo ou par la reprise des entreprises et même
par la réactivation et le redémarrage d’entreprises ce qui permet de constituer
(2) [Link] ; consulté le 25 Mai 2024, à 11h30.
9|Page
un contrepoids et une compensation aux disparitions et l’échec d’autres
entreprises existantes.
Entrepreneuriat et innovation :
La fonction d’innovation est importante, d’après SCHUMPETER, les
entrepreneurs constituent le moteur de l’innovation en identifiant les
opportunités que les autres acteurs ne voient pas et en développant les
technologies et les concepts qui vont donner naissance à des nouvelles
activités économiques.
1.6. FACTEURS FAVORISANTS L’ENTREPRENEURIAT
Les facteurs favorisants l’entrepreneuriat dans le cadre de notre recherche,
nous avons retenu le contexte socio-économique et politique et une perception
négative de la désirabilité.
1.6.1. Le contexte socio-économique et politique
L’entrepreneuriat de nécessité est globalement lié à des facteurs « push ». Ces
facteurs sont également soit le bassin d’emploi, l’Age, le sexe ou encore la
menace de perdre son emploi. Ces facteurs externes ne relèvent pas de la
liberté des individus. Ils ne viennent pas de l’intérieur (volonté, désir, choix,
etc.). La création d’entreprise se fait sous la pression de multiple causes
extérieures qui bien souvent s’accumulent et peuvent autant expliquer les
motivations par défaut que le manque d’enthousiasme. (FAYOLLE. A., 2010)
Si aujourd’hui certains individus choisissent l’entrepreneuriat par nécessité,
c’est aussi parce que la législation des pays facilite de plus en plus la création
d’entreprise. En effet, les politiques publiques actuelles favorisent ce type
d’initiative par des avantages fiscaux et des simplifications bureaucratique
(facteurs push positifs). Elles permettent de lutter contre le chômage. (BAYAD,
MOHAMED, AKRAM El Fenne et Aurélien FERRY., 2016. P.205)
1.6.2. Une perception négative de la désirabilité
La faisabilité et la désirabilité perçues sont les deux facteurs aboutissant à
l’intention de créer une nouvelle entreprise. Le modèle de Shapore (1975)
définit la création d’entreprise comme un phénomène associant les
caractéristiques psychologiques du créateur, influencées par sa situation
sociologique et économique tels que la désirabilité et la faisabilité. L’auteur cité
haut, détaille les facteurs déterminant la création d’une entreprise : ce qu’ils
nomment les « déplacements négatifs » et les « situations intermédiaires »
constituent les raisons forçant les individus à se lancer dans l’entrepreneuriat.
10 | P a g e
Dans ce modèle les déplacements négatifs correspondent à des éléments de
contrainte : l’émigration forcée, la perte d’emploi, l’atteinte d’un âge moyen ou
encore le changement de situation conjugale (divorce, veuvage). L’ensemble de
ces facteurs influencent de manière négative la désirabilité du projet. Cela
impacte directement l’intention entrepreneuriale et influence le comportement
de l’individu.
1.7. MODE DE FINANCEMENT
Le financement correct d'un projet est une des conditions de réussite de ce
projet. Il distingue selon Professeur NSIMBA LUZOLO trois (3) sources des
capitaux dont les capitaux propres, les capitaux empruntés et les aides.
Les capitaux propres comprennent le capital social et l'autofinancement (on
le trouve dans les comptes réserves, reports à nouveau, provisions,
amortissement).
Les capitaux empruntés sont constitués des dettes à long et moyen terme,
ces fonds peuvent provenir des institutions financières bancaires et non
bancaires (banques commerciales et de caisses d'épargne et de crédit). Mais
aussi des obligations.
Les aides, sont généralement distribuées par l'Etat ou la collectivité locale.
Elles sont de nature financière (subventions, avances remboursables,
garanties d'emprunt), fiscale (exonération d'impôt, réductions et abattement
fiscaux) ou encore sociale (exonération des charges sociales).
(Charles HOANG, 2004) pense que pour lancer son entreprise, le créateur
doit faire un choix optimal de ses ressources financières. Il distingue ainsi
deux ressources principales : les fonds propres et les dettes.
Les fonds propres représentent les apports effectués par les associés et les
subventions obtenues par les organismes gouvernementaux. Pour lui, les
subventions deviennent aussi directement de fonds propres.
Les dettes, l'endettement représente les montants qu'il faudra emprunter (à
court terme, moyen et long terme) pour compenser l'insuffisance de fonds
propres.
11 | P a g e
SECTION 2. ENTREPRENEUR
2.1. ENTREPRENEUR
2.1.1. Définitions
C’est un individu qui a le courage de concrétiser ses rêves, d’ignorer les risques
et d’utiliser son plein potentiel de créativité pour innover. (Dictionnaire de
français, Larousse, 2010).
C’est une personne qui agit en toute indépendance et qui est responsable de
ses projets et actes. Il n’a pas de subordination avec une personne tierce. (3)
L’entrepreneur est une personne qui crée et gère une affaire, en prenant des
risques financiers dans l’espoir de réaliser un profit. (4)
En ce qui nous concerne, un entrepreneur c’est celui qui fait le métier
d’entreprendre.
2.1.2. Types
Il existe les différents types d’entrepreneurs, tels que :
a) Les Bâtisseurs
Les bâtisseurs ne sont motivés que par une seule chose : le nombre. Pour eux,
il faut créer un maximum d’entreprises possibles pour être considéré comme
un entrepreneur. Ils passent donc d’entreprises à entreprises. Pour toutes
leurs boîtes, ils utilisent la même stratégie qui a fait leur première réussite, et
ça marche. Ce sont habituellement des conservateurs. Ils ne veulent rien
changer à leur méthode tant que celle-ci leur réussit.
Ils sont fiers de dire qu’ils comptent trois, quatre et même cinq entreprises
créées. Lorsque vous voyez leur réussite, vous vous demandez : mais comment
font-ils ? Et s'ils écrivaient un livre, vous vous hâterez de l'acheter, mais vous
ne parviendrez pas à faire comme eux, ce qui est assez frustrant du reste. Ces
gens-là mesurent le succès à la grandeur et au nombre d'infrastructures. Ils se
vantent de la taille de leurs entreprises, de leur bureau, de leur voiture, et
même de leur maison.
(3) [Link] ; Entrepreneur ; consulté le 09 Juin 2024, à 12h25.
(4) [Link]é[Link]
12 | P a g e
Et ce qui est encore plus intéressant avec les bâtisseurs, c'est qu'ils sont
capables d'attirer les investisseurs, les capitaux, les talents, avec une facilité
déconcertante. C'est vraiment frustrant de ne pas être ces gens. Cependant, les
bâtisseurs ont une faiblesse : ils utilisent et détruisent les gens comme s'ils
étaient des outils. Ce ne sont donc clairement pas des entrepreneurs sociaux.
b) Les Opportunistes
Les opportunistes, eux, ne sont motivés que par une seule chose : la réussite.
Ceux-là voient l'entrepreneuriat comme un véhicule pouvant les conduire à
une vie de nantis. Ils n'entreprennent que pour leur seul bien-être et, dans une
certaine mesure, pour celui de leurs proches. Ce sont des gens qui sont prêts à
donner le maximum d'eux-mêmes pour atteindre cet objectif. Et une fois celui-
ci atteint, ils ne travaillent plus, ne font plus d'efforts. Ils vont se la couler
douce sur une plage, ou profiter du maximum de filles ou d'hommes possibles.
Etant des opportunistes, ils ne font ce qu'ils font que pour le luxe et la
valorisation, et rien d'autre. Innover n'est pas leur souci. Résoudre un
problème l'est encore moins. Ce sont aussi de très mauvais partenaires car, ils
n'auront aucun état d'âme à vous quitter pour une affaire plus alléchante où
ils auront la chance d'atteindre leur objectif. Ils sont toujours à la quête de la
meilleure opportunité. Et la plupart du temps, ce sont de grands optimistes. Ils
pourraient perdre des millions dans une affaire, et le lendemain vous appeler
et dire : « Ok ! Je sais qu'on a perdu dans cette affaire-là, mais celle-ci, c'est sûr
que ça va marcher. » Et ce genre de personnes sont toujours sur plusieurs
projets en même temps.
c) Les spécialistes
Les spécialistes ne sont motivés que par une seule chose : la valorisation
personnelle. Il s'agit de ces personnes qui sont allées apprendre de nombreuses
choses, la plupart du temps à l'étranger, où ils ont également développé des
compétences, et qui décident un beau jour de revenir chez eux avec l'idée
d'entreprendre. Ils se considèrent déjà comme des experts, pouvant vous dire
avec une quasi-certitude ce qui va marcher ce qui ne va pas marcher. Ces
gens-là sont difficiles à conseiller car ils se considèrent eux-mêmes comme des
conseillers.
Habituellement, ils ne choisissent qu'une seule affaire, celle qu'à leurs yeux
d'experts est sure de marcher, et ils y investissent aussi bien leur argent, leur
temps que toute leur énergie. Mais en tant que spécialistes, avant de faire quoi
que ce soit, de prendre la moindre décision, ils vont prendre le maximum de
temps pour analyser, tourner et retourner l'affaire dans tous les sens, s'assurer
d'avoir toute la paperasse afin de diminuer tous les risques possibles. Ces
13 | P a g e
gens-là ont une limite, et lorsqu'ils l'atteignent, ils ne bougent plus, parce
qu'ils ne mesurent pas le succès comme tous les autres entrepreneurs. Ils
mesurent le succès à partir de leur apport personnel. Ils aiment les phrases du
genre « j'ai fait ceci et cela », « grâce à ma vision... » Etc... Et ce sont encore eux
qui parleront de Business Plan, de Business Model, de Valo etc...
d) Les Innovateurs
Les innovateurs ne sont motivés que par une seule chose : changer le monde.
Ce sont des entrepreneurs accidentels. Tout ce qu'ils veulent, c'est faire ce
qu'ils aiment. Quand vous leur parlez de business, ils vous répondent que ça
ne les intéresse pas. Ils ne veulent juste que faire ce qu'ils aiment : créer,
innover. L'argent n'est pas leur motivation. Ils sont motivés par leur passion.
On a l'exemple de Mark Zuckerberg dans le film The Social Network, où l'on
voit bien qu'il n'est pas intéressé par l'argent.
Tout ce qu'il veut, c'est avoir un impact, changer le monde, faire quelque chose
d'énorme, apporter un truc nouveau. Voilà pourquoi il dit dans le film que
Facebook doit être un truc cool et pas payant. Pour les innovateurs, changer le
monde et la vie des gens est une mission. Mais le problème avec les
innovateurs, c'est qu'ils sont difficiles à trouver. Ils préfèrent la solitude de leur
chambre aux objectifs des caméras et appareils photos. Ces gens-là, vous ne
les entendrez jamais parler de business plan, ni utiliser ces autres termes
techniques à l'instar des spécialistes. Les innovateurs se disent toujours qu'ils
n'ont pas à faire les choses comme tout le monde. Ils veulent toujours se
démarquer, faire ce qu'eux seuls peuvent faire.
La plupart du temps, les opportunistes les traquent afin de transformer leur
génie en argent. Les innovateurs sont plus enclins à l'entrepreneuriat social,
lequel leur convient bien, car ils peuvent aussi bien innover que changer
positivement la vie des gens.
Voici donc en somme les quatre types d'entrepreneurs que nous avons pu
dégager. Vous vous rendrez compte que tous les entrepreneurs qui existent
s'inscrivent dans l'une de ces catégories. Il suffit de connaître leur motivation,
non pas celle qu'ils disent, mais celle qui se dégagent de leurs dires et
comportements.
2.1.3. Caractéristiques
Les entrepreneurs sont souvent caractérisés par leur créativité, leur capacité à
prendre des risques, leur leadership, leur persévérance et leur capacité à
innover.
14 | P a g e
a) Vision et objectif : un bon entrepreneur a une vision claire de ce qu’il veut
et les objectifs précis à atteindre.
b) Capacité d’innover : être capable d’innover et de développer de nouvelles
idées est crucial pour un entrepreneur. En d’autres termes, il doit être en
mesure de trouver des solutions créatives aux problèmes et de se débarquer
sur le marché.
c) Persévérance : l’entrepreneuriat est souvent semé d’embûches et de défis.
Un bon entrepreneur doit être persévérant et capable de prendre des
décisions éclairées et de guider son entité vers le succès.
d) Capacité à gérer le risque : l’entrepreneuriat comporte toujours une part
de risque. Un bon entrepreneur sait évaluer et gérer le risque de manière
efficace pour garantir la pérennité de son entreprise.
SECTION 3. PAUVRETÉ
3.1. DEFINITIONS
La pauvreté est, dans une société donnée, le fait d’être dans une situation
d’infériorité matérielle par rapport aux individus les plus favorisés. (Denis
COLOMBI, 2020, Page 20).
La pauvreté est l’Etat d’une personne qui est pauvre, indigent. (5)
Selon le (Dictionnaire Le Robert 2020), État d’une personne qui manque de
moyens matériels, d’argent, insuffisance de ressources.
La définition de la pauvreté varie généralement selon deux types d’approches,
l’une plus globalisante et l’autre basée sur les trois dimensions de la pauvreté
suivante : l’alimentation, les revenus et les besoins fondamentaux.
3.2. FORMES DE PAUVRETE
A partir de différentes approches, on peut distinguer plusieurs types ou formes
de pauvreté. Les spécialistes et les experts ont établi plusieurs formes de
pauvreté. On distingue :
(5) [Link]/Dictionnaire/Pauvreté.htm, consulté le 10 Juin 2024 à 13h32.
15 | P a g e
3.2.1. Pauvreté monétaire ou pécuniaire
C'est le manque d'argent entraînant les difficultés, pour se nourrir, s'habiller,
se loger... La pauvreté monétaire ou de revenu résulte d'une insuffisance de
ressource, d'une trop faible consommation. Lorsque les disparités de revenu
sont importantes, la pauvreté est statistiquement mieux appréhendée par la
mesure du niveau de consommation. Ainsi, un individu est considéré comme
pauvre, lorsque son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté.
Actuellement dans les pays en développement, les analyses de pauvreté portent
essentiellement sur ce type de pauvreté monétaire ou pécuniaire souvent
mesurée par la consommation finale des ménages et leur pouvoir d'achat.
3.2.2. Pauvreté non monétaire ou humaine
Outre la dimension purement économique, la pauvreté s'exprime sous des
dimensions non économiques regroupées sous le terme de la pauvreté
humaine. Car, pendant très longtemps, la pauvreté a été réduite à un concept
de pauvreté monétaire de situation où une personne est considérée comme
pauvre si son revenu ne lui permet pas d'assurer un niveau de vie considéré
comme minimum dans la société. Les chercheurs ont compris au cours des
trente dernières années que la pauvreté ne peut pas se réduire au seul niveau
de revenu. Ils ont montré la complexité et la dynamique de la pauvreté et
permis de mieux cadrer les politiques de lutte contre la pauvreté.
Aujourd'hui, la notion de pauvreté a évolué d'un concept très restreint de
manque de ressource monétaire à une définition qui rend compte de l'aspect
multidimensionnel et de la dynamique de la pauvreté. La pauvreté est
maintenant reconnue comme étant le résultat d'un enchaînement de précarités
ou de handicaps qui affectent plusieurs domaines de l'existence, dont l'emploi,
l'accès au logement, à la santé, à l'éducation, à la culture, à la justice, à la
protection sociale de la famille pour n'en citer que les principaux. Quand ces
précarités persistent, elles se renforcent mutuellement et compromettent les
chances des personnes concernées d'assurer leurs responsabilités et de
reconquérir leurs droits par elles-mêmes. Les personnes passent ainsi de la
pauvreté à la grande pauvreté (cumul de handicaps sur la durée). D'où le terme
d'« extrême pauvreté».
16 | P a g e
3.3. INDICATEURS DE LA PAUVRETE
Pour tenter de mesurer l'ampleur de la pauvreté, quelques indicateurs ont été
construits et ce, en fonction des différents aspects de la pauvreté visés par les
chercheurs ou les initiateurs des enquêtes et/ou études sur la pauvreté. A cet
effet, l'on distingue les indicateurs particuliers des indicateurs composites. Les
premiers appréhendent les aspects particuliers de la pauvreté tandis que les
seconds sont des indices synthétiques tentant de saisir l'ampleur de la
pauvreté dans une population.
Parmi les indicateurs les plus utilisés figurent celui élaboré par le Programme
des Nations-Unies pour le Développement, en l'occurrence de :
Seuil de pauvreté ;
Indice de Développement Humain (IDH) ;
Indicateur de pauvreté humaine (IPH) ;
indicateur sexospecifique du développement humain (ISDH) ;
indicateur de la participation des femmes (IPF).
3.3.1. Seuil de pauvreté
Le seuil de pauvreté est une mesure certaine de pauvreté, qui détermine le
niveau de développement d'un individu en fonction de la consommation
journalière, mensuelle ou annuelle établie par un pays par rapport aux besoins
nécessaires de survie de la personne.
Selon le professeur Simon Langlois, le seuil de pauvreté est une mesure
normative qui détermine ce qu'il en coûte pour survivre à un moment donné, le
seuil normatif de pauvreté est établi à partir des dépenses encourues par
l'achat d'un panier de biens sans lequel la survie serait difficile sinon
impossible.
Le seuil de pauvreté est également l'instrument utilisé pour évaluer le bien-être
et déterminer qui est pauvre et qui ne l'est pas. Les individus sont considérés
comme pauvres lorsque leur niveau de vie tel qu'il a été mesuré (généralement
en fonction du revenu de la consommation), est inférieur à un plancher
acceptable. Le seuil de pauvreté est essentiellement défini comme la valeur du
revenu ou de la consommation nécessaire pour assurer les besoins. Ainsi, on
distingue deux seuils de pauvreté : la pauvreté absolue et la pauvreté relative.
17 | P a g e
[Link]. Le seuil de pauvreté international
L'approche monétaire de la pauvreté est la plus ancienne et se réfère dans les
premiers temps à l'idée d'un minimum vital. Elle consiste à déterminer tout
d'abord un seuil évalué en monnaie reflétant ce minimum vital, compte tenu
des conditions générales dans lesquelles évoluent les ménages. Les ménages
pauvres sont alors ceux dont les revenus ou la consommation, exprimés à
l'aide de l'étalon monétaire est en dessous du seuil.
a) Le seuil de pauvreté absolue
C'est un seuil de pauvreté fixé à partir d'un panier de bien et de consommation
nécessaire à la stricte reproduction des individus ou (ménages). Elle définit un
modèle de subsistance minérale en termes de nutrition ou logement, santé,
habillement et autres nécessités conférées comme basiques. Le revenu
considéré comme nécessaire pour obtenir ce mode de vie minimal constitue le
seuil de pauvreté absolue.
b) Le seuil de pauvreté relative
La pauvreté relative tient compte de la distribution effective des niveaux de vie
(découlant des revenus déclarés). Elle considère de manière explicite
l'interdépendance existant entre le seuil de pauvreté et la distribution de
revenu. L'application la plus simple et la plus connue de cette approche
consiste à retenir comme seuil de pauvreté le niveau de revenu qui sépare les
20 ou 40% les plus pauvres du reste de la population. La faiblesse de ce critère
est de faire apparaître un pourcentage constant et permanent de pauvres.
La méthode du seuil de pauvreté est intéressante, car elle donne une image
assez rapide et vivante du phénomène.
[Link]. Le seuil de pauvreté selon la banque mondiale
La banque mondiale propose deux seuils de pauvreté absolue : 1$ pour les
pays pauvres et 2$ pour les pays riches, par jour et par personne en parité du
pouvoir d'achat (il s'agit d'aller au-delà d'une simple conversion des unités
monétaires locales en une unité commune (le dollar) et d'estimer le pouvoir
d'achat des monnaies en tenant compte du référentiel du niveau des prix entre
les pays) et permet de déterminer les contours des populations en situation
d'extrême pauvreté.
18 | P a g e
Le seuil fixé par la banque mondiale a fait l'objet de critique diverses. Le choix
de ce seuil n'a pas été fondé théoriquement, la justification de la comparabilité
internationale étant loin d'être suffisante. Ladite comparabilité est loin d'être
claire compte tenu des méthodes de détermination et d'actualisation des
parités de pouvoir d'achat.
[Link]. Le seuil de pauvreté selon la FAO (seuil de consommation
alimentaire)
La mesure de la pauvreté monétaire dépend du choix crucial de la variable
pertinente, entre revenu et consommation. On considère que les revenus sont
plus fréquemment mal saisis que la consommation. Entre autres, en raison de
leur irrégularité, des effets de mémoire des personnes. En revanche, la
consommation des ménages serait mieux saisie et les données relatives
seraient plutôt stables et moins sujettes aux réticences des ménages.
3.3.2. Indicateur du développement humain (IDH)
Cet indicateur a été développé par le PNUD. L'indicateur du développement
humain mesure le niveau moyen d'un pays en termes de potentialités
humaines élémentaires. Il indique ainsi dans quelle mesure les habitants du
pays considéré mènent une vie longue et saine, ont accès à l'éducation et la
culture et jouissent d'un niveau de vie décent. L'indicateur du développement
humain (IDH) porte sur la situation moyenne de l'ensemble des habitants d'un
pays.
L'indicateur du développement humain a comme objectif d'essayer de mesurer
le niveau de développement des pays, sans rester simplement à leur poids
économique mesure par le PNB par habitant. Il intègre donc des données plus
qualitatives. C'est un indicateur qui fait la synthèse (on l'appelle indicateur
composite ou synthétique) de trois séries de données :
L'espérance de vie à la naissance qui donne une idée de l'état sanitaire de la
population du pays ;
Le niveau d'instruction mesuré par la durée moyenne de scolarisation et le
taux d'alphabétisation ;
Le PNB par habitant calculé en parité de pouvoir d'achat. Le PNB par
habitant donne une indication sur le niveau de vie moyen du pays.
L'IDH est calculé par le PNUD. Il se présente comme un ensemble sans limite
compris entre 0 et 1. Plus l'IDH se rapproche de 1, plus le niveau de
développement du pays est élevé. Le calcul de l'IDH permet l'établissement
d'un classement annuel des pays.
19 | P a g e
3.3.3. Indicateur de pauvreté humaine (IPH)
L'indicateur de pauvreté humaine défini par le PNUD (2001), permet donc de
combler ce déficit de mesure de la pauvreté.
L'IPH est un indicateur composite qui tente de chiffrer les formes de
dénuement dans quatre domaines essentiels de l'existence à savoir : la capacité
de vivre longtemps et en bonne santé, le savoir, les moyens économiques et la
participation à la vie sociale.
Les variables prises en compte ici, sont le pourcentage d'individus risquant de
décéder avant l'âge de 40 ans, le pourcentage d'individus n'ayant pas accès
aux services de santé et l'accès à l'eau potable et le pourcentage d'enfants de
moins de cinq ans victimes de la malnutrition.
3.3.4. Indicateur sexospecifique du développement humain (ISDH)
Apres plus de 60 ans de politiques de développement, les chercheurs et les
décideurs ont fini par comprendre qu'il existe des inégalités fondamentales
entre les sexes. L'objectif de l'ISDH est de mesurer ces inégalités et les écarts
entre les hommes et les femmes en ce qui concerne les variables de base qui
composent l'IDH, à savoir la situation sanitaire, l'accès à l'éducation et le
revenu. Plus l'ISDH est faible par rapport à l'IDH, plus les écarts et les
inégalités entre les hommes et les femmes sont importantes.
3.3.5. Indicateur de la participation des femmes (IPF)
L'indicateur de la participation des femmes se concentre sur la question de
savoir si les hommes et les femmes sont à même de participer activement à la
vie politique et économique et prendre part aux processus de décision.
3.4. CAUSES ET CONSEQUENCES DE LA PAUVRETE
Selon (SUMATA Claude 2020), La pauvreté est un phénomène complexe ayant
de multiple causes et des conséquences dévastatrices pour les individus et les
sociétés. Les principales causes de la pauvreté sont souvent liées à des
facteurs économiques, sociaux, politiques, et environnementaux.
Sur le plan économique : le chômage, la discrimination sur le marché du
travail, les bas salaires, le manque d’infrastructures et de services publics,
ainsi que les inégalités de revenus jouent un rôle significatif dans la
perpétuation de la pauvreté ;
20 | P a g e
Sur le plan social, la marginalisation, les discriminations liées au genre à
l’ethnie ou la religion, ainsi que l’accès limité à l’éducation et à la santé
contribuent également à la précarité des individus.
Les conséquences de la pauvreté sont multiples et touchent tous les aspects de
la vie des individus.
Sur le plan physique : la pauvreté est souvent associée à la malnutrition,
aux maladies et aux conditions de vie insalubres, ce qui entraîne une
détérioration de la santé et une espérance de vie réduite ;
Sur le plan économique : la pauvreté peut engendrer du stress, de l’anxiété,
de la dépression et un manque d’estime de soi chez les personnes touchées ;
Sur le plan social : la pauvreté peut entraîner l’exclusion sociale, la
stigmatisation et la marginalisation des individus, ce qui limite leurs
chances de s’intégrer pleinement dans la société et de participer à la vie
communautaire.
Conclusion partielle
C’est ici que nous achevons notre premier chapitre qui a été consacré à
l’élucidation conceptuelle. Il se subdivisé à trois sections, entrepreneuriat à la
première, entrepreneur et la pauvreté à la dernière section. Ainsi, le prochain
chapitre axera sur la présentation du champ empirique.
21 | P a g e
CHAPITRE DEUXIEME PRESENTATION DU CHAMP EMPIRIQUE
Dans le présent chapitre nous allons présenter l’entreprise FINCA/RDC qui
est le cas pratique sur lequel repose notre étude. Ce deuxième chapitre porte
sur la présentation de ladite institution et la description de ses activités.
SECTION 1. PRESENTATION DE FINCA
The Foundation International Community assistance (FINCA International) est
une association de microcrédit, à but non lucratif fondée par John HATCH en
1984, qui a pour slogan : « small loans-big changes » (petits prêts - grand
changements).
Parfois désignée comme la « banque mondiale des pauvre » et un vaccin de la
pauvreté pour la planète » FINCA est l’instigateur de la méthodologie du village
BANKING dans le microcrédit, et est considérée comme l’un des pionniers de la
microfinance moderne. FINCA a son quartier général à WASHIGTON DC.
A l’heure actuelle, FINCA est présente dans 22 pays d’Amérique latine, aux
Caraïbes, d’Asie Occidentale et Centrale, en Europe de l’Est et en Afrique ; elle
compte près de 7000 employés, servant 700 000 clients pour un portefeuille
global de près de 500 000 000 USD. De manière exhaustive, FINCA est
présente dans les continents suivant : Amérique (6), Moyen orient (7), Eurasie (8),
Afrique (9), et FINCA maintien une présence administrative en Ukraine.
Avec la GRAMEEN Bank et Action Internationale, FINCA est considéré comme
l’une des organisations de micro finance le plus influences au monde. (10)
1.1. HISTORIQUE
En 1984, HATCH, un économiste averti et expert du développement
international, conçoit une nouvelle méthode pour porter assistance aux
pauvres. Dans un avion survolant les Andes en direction de la Bolivie, HATCH
est frappé par l'inspiration. Il saisit de quoi écrire, et note rapidement idées,
équations et organigrammes. Arrivé à La Paz, il a déjà jeté les bases d'une
approche complètement différente de l'allègement de la pauvreté : un
programme de services financier qui donnerait des responsabilités aux
pauvres. « Donnez aux communautés pauvres l'occasion, et après déguerpissez
! » déclare HATCH. Il appelle l'idée village BANKING. Cette approche donne aux
pauvres l'occasion d'obtenir des prêts à des niveaux d'intérêt du marché.
(6) Equateur, Honduras, Salvador, Guatemala, Haïti, Mexique et Nicaragua
(7) Afghanistan, Jordanie
(8) Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie, Kosovo, Kirghizstan, Tadjikistan, Russie et Ouzbékistan
(9) Ouganda, Tanzanie, Zambie, Malawi, République Démocratique du Congo
(10) [Link]/site/C.erKPL2clo3%33/, consulté le 14 août 2024 à 11h50
22 | P a g e
HATCH a d'abord convaincu le groupe des officiers de l'USAID (Agence des
États-Unis pour le développement international), qui, intéressés par cette idée
novatrice, fournira une première subvention d'un million de dollars. Hatch et
son partenaire d'affaire péruvien, AQUILES LANOA, lancèrent le programme
dans cinq parties géographiquement séparées de la Bolivie, et en l'espace de
quatre semaines, avaient généré des fonds dans 280 villages, servant 14 000
familles avec des prêts valant 630.000 $. (11)
La fondation internationale pour l’assistance communautaire a réussie, en près
de vingt-cinq année d’expérience, à se classer parmi les plus importantes
institutions internationales du monde de la micro finance.
Pour assurer plus d’efficacité de développement, il prône les principes suivant :
Acheminer les fonds vers les bénéficiaires ;
Permettre aux bénéficiaires de déterminer eux-mêmes les sommes
dont ils ont besoin ;
Permettre aux bénéficiaires de gérer eux-mêmes les fonds dont ils ont
besoin. La mise en pratique de ces principes conduit à la création de la
méthodologie dite « Village Banking » qui consiste en de micro-prêts de
groupe12 avec les caractéristiques suivants :
le groupe compte 10 à 15 membres :
les membres se connaissent : ils veillent et/ou travaillent dans le
même quartier,
les membres utilisent le concept de « solidarité », ils garantissent les
prêts des autres membres ;
le contrat social au sein du groupe assure le remboursement, assure
que la banque villageoise se réunit toutes les semaines ou toutes les
deux semaines ;
les membres ont à charge une organisation démocratique ils élisent
leurs propres dirigeant, établissent leurs propres règlement, tiennes
les livres comptables, gèrent les fond, et sont pleinement respectables
de la surveillance des prêts, y compris d’appliquer des pénalités, en
cas de violation de lois et règlement du groupe.
Ainsi, le premier programme FINCA va voir le jour à la Paz, en Bolivie, dans un
contexte marqué par un manque total de soutien des banques envers les
institutions de micro crédit. Le formidable succès remporté par la formule va
création de nouveaux programmes en Amérique Latine.
(11) [Link], consulté le 22/09/2023 à 12h00
(12) FINCA est parmi les pionnières en la matière.
23 | P a g e
A ce stade, FINCA se concentrait exclusivement à servir les femmes
économiquement faibles, pour les raisons suivantes :
les femmes sont défavorisées en matière d’accès au crédit ;
la pauvreté féminine est une tendance mondiale ;
aider la femme est le plus court chemin pour aider la famille à
améliorer son niveau de vie.
Avec l’évolution du temps, FINCA a décidé d’une part de cibler tous les micros
entrepreneurs, et d’autre part de s’engager dans un vaste processus de
restructuration de son mode de fonctionnement, afin d’opérer comme les
banques commerciales, mais avec une finalité sociale (« a Banker With a soul »
: un banquier dotée d’une âme).
De ce fait, si la maison mère basée à Washington dispose du statut
d’organisation caritative, les filiales éparpillées à travers le monde sont en train
de se transformer pour devenir des banques.
1.2. VISION, MISSIONS ET STRATEGIE
1.2.1. Vision
La vision d’une organisation est la perception des résultats que l’organisation
voudrait voir ses activités réalisées. C’est un tableau qui montre où
l’organisation voudrait aller et peut être décrite comme une « balise brillante de
loin pendant la nuit, qui guide des voyageurs vers leurs destination ».
La vision de FINCA s’énonce comme suit : « tisser un réseau global au service
des micros entrepreneurs comme jamais auparavant, tout en fonctionnant sur
base des principe commerciaux de performance et de stabilité ».
Cette déclaration de vision traduit clairement d’une part la volonté de FINCA
d’être le leader mondial en matière de services financiers fournis aux micros
entrepreneurs, et d’autres part la nécessité de travailler de manière rentable
professionnelle, afin d’assurer la pérennité de ses opérations.
1.2.2. Mission
La mission d’une organisation est la réalisation du but de son existence, et
aussi celle de sa vision. La mission de FINCA consiste à « fournir des services
financiers aux micros entrepreneurs du monde entier, afin de leur permettre
de créer de l’emploi, accumuler des richesses et améliorer leurs conditions de
vie » dans le but de contribuer à l’effort planétaire de réduction de la pauvreté.
24 | P a g e
1.2.3. Stratégie
L’entreprise FINCA utilise quatre types des stratégies :
Bas coût total : consiste à proposer sur le marché un produit dont le coût
total est inférieur à ceux de la concurrence ;
Cher de produit : consiste pour une organisation, à faire de l’innovation
son argument principal de compétitivité, en présentant sur le marché des
nouveaux produit, dont la concurrence ne dispose pas encore ;
Enfermement du client : consiste pour une organisation, à fournir sur), le
marché, des produits associés et compatibles uniquement entre- eux, de
sorte que la clientèle, désireuse de tirer le maximum d’avantages des
produits achetés, soit enfermée dans la consommation de ceux de ladite
organisation ;
La solution client : elle consiste pour une organisation, à investir dans la
mise en œuvre des rapports de longue durée avec les clients. Ceux-ci
estiment que l’organisation comprend leurs problèmes commerciaux ou
personnels et ils ont confiance dans la capacité de l’organisation à
développer des solutions (la vente, les produits multiples et les services),
le service exceptionnel (avant et après la vente) et la quantité du rapport.
Cette stratégie est celle que FINCA a adaptée.
1.3. SITUATION GEOGRAPHIQUE
Le siège social de FINCA/RDC se situe au croisement des avenues Colonel
EBEYA et Hôpital Général de Kinshasa (Ex-Maman YEMO), sur l’avenue
TOMBALBAYE au numéro 1286, au sein de l’ex- immeuble SODIMCA, dans la
commune de la Gombe.
1.4. NATURE JURIDIQUE
FINCA/RDC est une société par Action à Responsabilité Limité (SARL), avec
comme numéro du registre commercial KG/4096/M et identification nationale
01-610-N53321U, agrée par la Banque Centrale du Congo.
>
1.5. EVOLUTION DE FINCA/RDC
La filiale congolaise de FINCA a commencé à opérer en mai 2003, dans un
contexte marqué par une situation politique très instable (la fin de la guerre
n’était pas encore effective et formelle), ainsi qu’une extrême méfiance du
public envers les institutions financières. En dépit de cela, FINCA/RDC, dotée
alors du statut d’ONG, parvint à récolter un succès impressionnant avec son
25 | P a g e
produit de village Banking. En 2006, FINCA/RDC obtint, aux termes de
l’instruction n°001 de la banque Centrale du Congo, le statut d’instruction de
microfinance.
En 2006, un nouveau produit est introduit par l’institution, à savoir le crédit
individuel, lequel a permis à FINCA/RDC de doubler son portefeuille de crédit
en l’espace de quelques mois seulement. C’est dans ce contexte que
FINCA/RDC décida de passer de la phase d’expansion de ses activités, ce qui
impliqua d’importants investissements dans les infrastructures : il fut décidé la
création de deux branches à Kinshasa, Gombe et Masina, dotée des bureaux
ultramodernes, et qui devinrent pleinement opérationnelles en décembre 2006.
Au cours de l’année 2006, le personnel de FINCA/RDC passa de 50 à plus de
120 employés.
En dépit de tous ces succès, l’instruction se trouvait limiter par son statut
juridique, lequel ne permettrait pas d’offrir au public de nouveaux produits tels
que les transferts d’argent et les paiements électroniques : de par la législation
congolaise en effet, seules les banques sont habilitées à gérer les moyens de
paiement, dont font partie les transferts et les paiements.
Cet obstacle est désormais levé, car depuis le mois de mai 2008, FINCA/RDC
est une société par Action à Responsabilité Limitée (SARL), disposant du tout
nouveau statut juridique de société de micro finance ».
De nouvelles opportunités se présentent donc à l’institution qui s’est par
ailleurs engrangée à acquérir un système informatique plus performant, afin de
travailler de manière plus professionnelle.
1.6. STRUCTURES ORGANISATIONNELLES DE LA FINCA/RDC
L’instance suprême de FINCA/RDC est le conseil d’administration, présente
par le Directeur Afrique de FINCA, et dont sont membres certains membres du
bureau Afrique de FINCA ainsi que les hauts responsables de FINCA/RDC :
département des opérations ;
département des Ressources Humaines ;
département des Finance ;
département informatique.
1.6.1. Département des opérations
Le département des opérations, qui est le plus important pour une institution
financière telle que FINCA/RDC, est dirigé par un Directeur des opérations, de
qui relèvent le Chef de produit crédit individuel, ainsi que les dirigeants de
branche. Chaque branche de FINCA est sous la responsable d’un dirigeant de
26 | P a g e
branche, qui gère des superviseurs de crédit, lesquels dirigent des équipes de
promoteurs de crédit, chargés du traitement des demandes de crédit.
1.6.2. Département des ressources humaines
C’est une direction qui gère tous les aspects liés aux contrats, aux salaires et
avantage, aux sanctions positives et négatives au recrutement de nouveaux
employés, au sein de l’entreprise.
Il est sous la responsabilité du Directeur des Ressources Humaine, lequel est
aidé dans son travail des Assistantes administratives.
1.6.3. Département des finances
Le département des finances est chargé de gérer tous les aspects liés à la
gestion des liquidités de l’entreprise, au contrôle de l’exécution du budget. Il et
sous la responsabilité d’un Directeur Financier et comporte en son sein un
Chef comptable, des comptables de branche, des superviseurs de caisse, ainsi
que des caissières.
Le responsable du portefeuille ainsi que les officiers de portefeuille, font partie
également du département des finances, même sils révèlent également d’une
certaine manière de la direction des Opérations.
1.6.4. Département informatique
Le département informatique est chargé de la gestion des logiciels de
l’institution, mais également de la gestion et de la surveillance du réseau à
distance, auquel sont connectées toutes les branches de FINCA, afin de fournir
en temps réel, à la Direction Générale, les données financières en rapport à
l’évolution globale de portefeuille de l’institution. Il est coordonné par un IT
Manager (responsable des technologies de l’information), lequel est assisté par
des officiers de département.
En plus de ces départements existent au sein de l’institution, un département
d’audit, une fonction d’inspection, ainsi qu’une fonction de marketing et
relations publiques.
1.6.5.Département d’audit
L’audit interne est une fonction autonome au sein de l’entreprise, non
impliquée dans les opérations, et dont le rôle est fournir une appréciation
indépendante et à posteriori, sur le fonctionnement de l’institution, en rapport
à l’environnement de contrôle et aux mesures de contrôle interne contenues
dans le Département d’audit relève directement du département régional
d’audit. Il est composé d’un directeur de l’audit interne, qui est indépendant.
27 | P a g e
[Link]. Fonction d’inspection
L’inspection est composée d’un inspecteur chef et cinq inspecteurs, déployés
dans différentes branches de FINCA, et spécialisés dans l’un des deux produits
de l’institution. La fonction d’inspection a pour but de prévenir et détecter les
entorses aux politiques et procédures, afin d’aider la direction à bien conduire
l’institution : elle fait donc partie de la direction de l’entreprise, contrairement à
l’audit interne, qui est indépendant.
[Link]. Fonction des relations publiques et Marketing
La fonction des relations publiques, dont la création est très récente, est à ce
jour uniquement constituées d’un responsable Marketing, lequel travaille de
pair avec les dirigeants de branches, les superviseurs et les promoteurs, pour
stimuler la demande des produits de FINCA, concevoir et conduire des activité
de relation publique destiné à créer et maintenir une bonne image de
l’institution auprès du public.
1.7. PRODUITS DE FINCA/RDC
FINCA/RDC dispose à l’heure actuelle d’un portefeuille de 6.500.000 USD pour
un total de 28.000 clients, repartis dans deux produits de crédit : le village
Banking et le crédit individuelle. Mais, depuis le 15 juin 2009, FINCA/RDC a
introduit un nouveau produit, qui est l’épargne.
[Link]édit Village Banking (VB)
Le VB fait référence à un groupe de 20 à 30 micros entrepreneurs, qui se
réunissent chaque semaine ou toutes les deux semaines et qui, une fois
organisé et formé, peuvent bénéficier d’un prêt initial compris entre 500 à 200
USD, pour les besoins de fonds de roulement de leurs activités productives.
Le prêt est octroyé pour 16 semaines appelées « cycle », il est remboursé
chaque semaine ou une fois toutes les deux semaines, suivant des versements
égaux. Durant les réunions de versement, les membres ont également la
possibilité d’épargner et de constituer ainsi leur capital propre.
A la fin du cycle, les clients peuvent bénéficier d’un crédit plus important, en
fonction de leur rapport de remboursement, de la présence aux réunions et des
épargnes accumulées durant le cycle. La particularité du crédit VB consiste
dans le fait qu’aucune garantie matérielle ou financière n’est exigée de la part
des clients : la garantie appliquée est la solidarité entre membre, lesquels se
choisissent et se garantissent les uns les autres.
28 | P a g e
La garantie solidaire implique que le crédit est accordé au groupe, représenté
par un comité de cinq membres, et que c’est au groupe de prêter aux membres
et d’assurer le suivi du remboursement des fonds prêtés. Si un membre ne
vient pas rembourser, le groupe tout entier assure le versement à sa place, au
nom de la solidarité qui le lie au membre défaillant : c’est le « payé de poche ».
Le groupe se chargera par la suite d’effectuer le suivi du remboursement en
arrière, puis de le distribuer aux membres du groupe lors de la prochaine
réunion, en fonction de la contribution de chacun.
[Link]. Condition d’octroi du crédit VB
Les conditions à remplir pour les personnes désireuses de bénéficier de ce
produit sont les suivantes : Etre majeur et de nationalité congolaise, disposer
d’une activité économique existant depuis au moins 6 mois, participer à toutes
les réunions, épargner régulièrement, obtenir la garantie du groupe et se
soumettre à tous ses règlements.
Ce type de crédit, dont le maximum est fixé à 3.000 USD, est caractérisé par
un taux de remboursement de plus de 99%.
[Link]édit Individuel (Individual Loan)
Le crédit individuel cible des micros entrepreneurs disposant d’activités plus
structurées que celles financées par le produit VB : restaurants cybercafés,
hôtels, boutiques habillement.
La taille de prêt est comprise entre 400 à 10.000 USD, selon les besoins du
client, sous réserve de la capacité financière de son entreprise. Les clients
disposent en outre de la possibilité de choisir la durée de la période de
remboursement, comprise entre 4 et 8 mois maximum : la fréquence des
remboursements est mensuelle.
Le prêt est sécurisé par des gages, lesquels constituent des biens usuels du
ménage (voitures, téléviseurs, mobiliers de salon), ou de l’entreprise
(ordinateur, imprimantes, mobiliers de bureau) ; il faut noter que ces gages
restent à la disposition du client pendant toute la durée du prêt, afin de rendre
la procédure de crédit souple.
Les clients sont également tenus de présenter un garant, qui cautionne
moralement le crédit ; ceux des clients éprouvant des difficultés à présente des
gages physiques ou un garant, ont la possibilité d’offrir une garantie en liquide.
29 | P a g e
[Link]. Condition d’octroi du crédit individuel
Les conditions d’éligibilité au crédit individuel sont les suivantes :
<
Etre majeur et de nationalité congolaise :
Disposer d’une activité commerciale existant depuis au moins 30 mois,
disposé des documents officiels d’enregistrement de l’activité à
financer.
Les micros entrepreneurs expatriés peuvent eux aussi bénéficier d’un crédit
individuel, pourvu qu’ils disposent du statut de résident, qui leur entreprise
aient existé depuis au moins cinq ans, et qu’ils présentent un garant congolais,
en plus des gages physiques (ou du cash).
1.7.3. Produit épargne « compte lisungi »
Le compte épargne « lisungi » permet de disponibilité l’argent mis en compte
par les clients pour faire face aux imprévus ou pour investir dès qu’une
opportunité se présente. Ce compte permet d’accumuler des fonds nécessaires
avec degré de liquidité intéressant et un taux d’intérêt compétitif.
[Link]. Caractéristique
Ce compte ne fonction qu’en dollars américaines, il n’y a pas de frais
d’ouverture de compte, ni de dépôt minimum à l’ouverture. Ce compte est
rémunéré à 2% le mois et n’exige aucun frais de maintenance de compte. Les
deux premiers retraits par mois sont gratuits, mais une commission de 0,5%
du comptant retiré (minimum 5 dollars américain) est payée à partir du
troisième retrait.
[Link] épargne « panier d’or »
C’est un compte qui offre la possibilité de fructifier les dépôts. Ce compte place
l’épargne en lieu sûr pendant une période déterminée et rapporte des intérêts
élevés à condition de ne pas la retirer avant le terme choisi.
[Link]. Caractéristique
Le compte épargne « panier d’or » est un compte à terme de trois, six, ou douze
mois ; Le taux d’intérêt annuel pour le compte « panier d’or » est très compétitif
et le dépôt minimum à l’ouverture du compte est fixé à 200 dollars américains ;
Le taux de rémunération à terme pour trois mois est fixé à 2,5% pour six mois
à 2,75%, et pour douze mois à 3%. En effet, pour tout client de FINCA/RDC a
ouvert dernièrement un compte épargne, mais qui n’est pas porteur d’intérêt.
Pour que ce compte devienne porteur d’intérêt le client doit se présenter au
service clients pour un enregistrement.
30 | P a g e
Figure n°1. Organigramme de la FINCA
Source : Direction des Ressources Humaines de la FINCA, 2021.
31 | P a g e
SECTION 2. ANALYSE FFOM DE LA FINCA ET METHODOLOGIE DE
RECHERCHE
2.1. ANALYSE SWOT
La matrice SWOT fournit les informations en vue de l’affectation des
ressources et des capacités dans un environnement concurrentiel dans
lequel l’organisation opère. Le modèle peut être utilisé comme un instrument
pour inventer et choisir la stratégie et également comme application dans
n’importe quelle situation de prise de décisions, l’objectif poursuivi étant
clairement défini.
Tableau n°1. Analyse FFOM de la FINCA
Forces Faiblesses
Taux d’intérêt raisonnable ; Micro assurance permanente pour les
demandeurs de crédits une fois crédit accordé ;
Diversification de produits ;
Agréée par la BCC.
Opportunités Menaces
Loi qui prend en compte la Une dynamique locale importante, qui
quasi-totalité des aspects liés à s’appuie sur une longue tradition coopérative
l’exercice de l’activité de malgré les crises qu’a connues le pays
microfinance. durant les 2 dernières décennies ;
Les dispositions incluses dans Absence de données chiffrées et statistiques
l’instruction relative aux IMF fiables sur les conditions de vie de la
constituent un cadre assez population congolaise ;
flexible et non restrictif.
Séquelles des guerres à l’Est. La destruction
des infrastructures a un impact négatif sur
les capacités de recensement et
d’identification des besoins.
Source : nous-mêmes à partir des rapports annuels de la FINCA, 2022.
32 | P a g e
2.2. METHODOLOGIE DE RECHERCHE
Ce travail s’intéresse à l’impact de l’entrepreneuriat dans la lutte contre
pauvreté à la ville de Kinshasa, allant de 2018 à 2022.
Partant de nos objectifs du travail énumérés à l’introduction générale du
travail et tirant profit de la littérature existante sur l’entrepreneuriat et de
son apport dans la lutte contre la pauvreté, nous adoptons une approche
méthodologique à deux étapes :
La première étape consiste à collecter les données primaires utiles à
l’élaboration du présent travail grâce aux techniques documentaire et
interview qui nous ont amené à consulter des documents relatifs à
l’entrepreneuriat, l’économie congolaise et différents ouvrages et rapports
afin de récolter des informations, dans le but de pouvoir traiter notre sujet et
a conduit à nous entretenir avec des personnes supposées nous renseigner,
afin de recueillir des informations utiles pour la rédaction de ce travail.
L’identité des personnes ou les noms de lieu ne sont pas toujours cités par
souci de discrétion.
La deuxième étape consiste à collecter les informations pertinentes à
l’analyse de l’apport de l’entrepreneuriat dans la lutte contre pauvreté à la
ville de Kinshasa grâce aux méthodes : descriptive et analytique qui nous
ont aidés à ressortir et décrire les effets de l’impact de l’entrepreneuriat sur
l’économie congolaise et d'analyser des nombreuses données qui ont été
recueillies grâce aux entretiens que nous avons eus avec certaines personnes
pour leur connaissance à la matière.
Après la présentation de notre cadre d’étude qu’est la Foundation
International Community Assistance (FINCA) ; de matrice SWOT et la
méthodologie de recherche dans ce deuxième chapitre, ce dernier nous
amène au troisième et dernier chapitre qui sera axé sur l’analyse des
données et interprétations de résultats.
33 | P a g e
CHAPITRE 3. ANALYSE DES DONNEES ET
INTERPRETATIONS DES RESULTATS
Dans ce chapitre, il s'agit de présenter les résultats des recherches
effectuées successivement au sein de l'entreprise FINCA RDC Et des
enquêtes menées auprès d'un échantillon de deux cent (200) entrepreneurs.
Ainsi donc, avant de présenter ces analyses, nous avons jugé important de
parler un tout petit peu du déroulement des recherches réalisées.
SECTION 1. PRÉSENTATION DES RÉSULTATS
1.1. DÉROULEMENT DES RECHERCHES
Pour collecter toutes les informations auxquelles nous avions besoin, nous
avions profité des jours de recherches passés à la Direction Générale de
FINCA RDC pour interroger le maximum de personnes sur l'évolution de
leurs activités économiques. De la Direction Générale aux différentes
Agences, plus de 200 entrepreneurs actifs, tous travaillant avec FINCA RDC
ont été approché dans l'élaboration de ce travail.
Pour faciliter la compréhension, nous avions élaboré au préalable un
questionnaire clair et précis pour les enquêtés. Bien qu'il faille expliquer
qu'il s'agissait tout simplement des recherches faites pour enrichir un
travail scientifique, l'obtention des informations n'a pas été aussi simple que
ça peut paraitre. En effet, commencée le 19 Juillet 2024, c'est le
Septembre de la même année que les résultats attendus pour nos
questions d'enquête ont été obtenus. Ci-dessous l'ébauche principale du
questionnaire d'enquête.
1.2. ANALYSE DESCRIPTIVE
1.2.1. Enquête sur terrain
Notre enquête a permis, par le biais du questionnaire utilisé comme
instrument de récolte des données, de déceler comment l'entrepreneuriat
permet aux responsables des ménages jadis incapables de nouer les deux
34 | P a g e
bouts du mois, à sortir de cet état précaire. Sortis parfois des précarités
extrêmes, certaines personnes enquêtées disent partir de rien. Sourire au
visage pourtant parties de rien, aucune des cent (100) personnes enquêtées
ne regrettent aujourd'hui la décision prise au début de ses activités jadis
négligées par ses proches.
Dans son élaboration, cette étude a englobé toute personne bénéficiaire des
services financiers de FINCA RDC, propriétaire d'une activité économique,
peu importe son chiffre d'affaire, l'effectif de son personnel, sa nationalité ou
ses activités, tant qu'elles soient légales. Des personnes vendant les produits
de première nécessité aux propriétaires des chambres froides, sans oublier
les propriétaires d'agences de commission et même les conducteurs de taxi
moto et voiture, le champ d'action était énorme. D'où, l'échantillon de deux
cent (200) entrepreneurs.
Toutes les personnes interrogées ont été rencontrées soit à la Direction
Générale, soit dans l'une des nombreuses agences de FINCA RDC situé dans
la ville province de Kinshasa. Dans le cadre de ce travail, après avoir
rencontré ces différentes personnes dans les agences de FINCA, nous avions
sollicité de rendez-vous avec certains d'entre elles pour voir leur réalisation
physique.
1.2.2. Analyse des données collectées
Tout comme la collecte des données, l'analyse de celles-ci a tenu compte des
différentes spécificités liées entre autre au genre, à la tranche d'âge, à
l'activité, au chiffre d'affaire, à la main d'œuvre et à la nationalité du
créateur de l'activité génératrice des revenus. De l'analyse des données
collectées, les observations suivantes ont été dégagées :
Toutes les activités économiques visitées disposent de numéro d'impôt et
sont enregistrées au RCCM ;
FINCA RDC n'offre des crédits qu'aux personnes disposant d'activités
économiques formelles et exerçant légalement en République
Démocratique du Congo ;
35 | P a g e
Aucun entrepreneur n'a reçu des subventions de la part du
gouvernement ;
Seules 8 de 200 entrepreneurs interrogés ne sont pas de nationalité
Congolaise. Il s'agit de 5 Nigérians, 2 Kenyans et 1 Angolais, tous parlant
parfaitement LINGALA.
1.3. ANALYSE STATISTIQUE
Dans cette analyse, nous allons présenter, à travers des tableaux, les
informations spécifiques obtenues auprès des entrepreneurs interrogés.
1. Genre de l'entrepreneur
Le sexe est une variable importante pour notre analyse, car c'est l'une des
variables qui nous permet de définir le profil de nos enquêtés. Le tableau ci-
dessous nous présente la distribution de sexe des entrepreneurs enquêtés.
Tableau n°2. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon le genre
Genre Effectifs Pourcentage
Masculin 106 53
Féminin 94 47
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Le tableau ci-dessus nous renseigne que sur 200
entrepreneurs ayant bénéficiés des services financiers de FINCA RDC
rencontrés, 53% d'entre eux sont des hommes contre 47% de femmes. Ce
pourcentage nous montre qu'il y a un écart non négligeable entre les
hommes et femmes dans l'exercice des activités entrepreneuriales.
36 | P a g e
2. Age de l'entrepreneure
Tout comme le sexe, l'âge également est une variable très importante pour
notre analyse car c'est l'une des variables qui nous permet d'établir le profil
des entrepreneurs travaillant avec FINCA RDC. Le tableau suivant nous
présente la répartition de l'âge des entrepreneurs enquêtés.
Tableau n°3. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon l'âge
Tranche d’âge Effectifs Pourcentage
Moins de 21 ans 0 0
De 21 à 29 ans 8 4
De 30 à 39 ans 36 18
De 40 à 49 ans 92 46
Plus de 50 ans 64 32
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort du tableau ci-dessus que, sur 200 entrepreneurs
investigués, aucun d'entre eux n'a moins de 21 ans (0%), seulement 4%
d'entre eux se trouve dans la tranche d'âge allant de 21 à 29 ans, 18%
d'entre eux se trouve dans la tranche d'âge allant de 30 à 39. 46% a entre
40 et 49 ans représentant la tranche d'âge avec plus d'effectifs, suivis de
près par ceux, âgés de plus de 50ans qui représentent 32% d'entrepreneurs
travaillant avec FINCA RDC que nous avons interrogés.
5. Niveau d'études
Pour toute personne exerçant des activités génératrices de revenus, le
niveau d'études est un facteur important car il permet à la dernière d'avoir
des connaissances sur plusieurs aspects ayant trait avec ses activités. Dans
le tableau ci-dessous, nous allons présenter la répartition des entrepreneurs
interrogés selon leur niveau d'études.
37 | P a g e
Tableau n°4. Répartition des entrepreneurs selon le niveau d'études
Variable Effectifs Pourcentage
Primaire 14 7
Secondaire 50 25
Universitaire 136 68
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Par rapport aux enquêtes effectuées sur 200
entrepreneurs, nous avons observé qu'il y a plus de personnes universitaires
(graduées ou licenciées). Ces personnes représentent 68% de l'effectif
général. 25% des personnes enquêtées ont fait les études secondaires et 7%
d'entre eux se sont limitées à l'école primaire.
3. Statut matrimonial des entrepreneurs
A une certaine période de la vie, avoir un conjoint devient nécessaire pour
des raisons multiples. Dans ce point, nous avons interrogés les
entrepreneurs rencontrés sur leur statut matrimonial. Les résultats sont
présentés dans le tableau ci-dessous.
Tableau n°5. Répartition des entrepreneurs selon le statut
matrimonial
Etat civil Effectifs Pourcentage
Mariés (e) 124 62
Veufs (ve) 8 4
Divorcés (e) 10 5
Célibataires 48 24
Autres (union libre) 10 5
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Au regard du tableau et graphique ci-dessus, il se dégage
que sur 200 entrepreneurs enquêtés, 62% d'entre eux sont mariés (e), 4%
est constitué des veufs (ve), 5% des divorcés, 24% des célibataires et 5%
vivent en union libre.
38 | P a g e
Nous remarquons donc qu'il y un pourcentage élevé des entrepreneurs
mariés. Cette situation peut être expliquée par le faite que ce dernier sont
poussés par leurs charges familiales ou le poids du ménage ; ils doivent
déployer des efforts pour nourrir, scolariser les enfants, payer les soins
médicaux, payer le loyer, etc.
4. Nationalité des entrepreneurs
En République Démocratique du Congo, il n'y a pas que des nationaux qui
sont dans l'entrepreneuriat. Dans le tableau ci-dessous, nous revenons sur
les nationalités des entrepreneurs rencontrés.
Tableau n°6. Répartition des entrepreneurs selon la nationalité
Nationalité Effectifs Pourcentage
Congolaise 184 92
Etrangère 16 8
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il découle de la lecture de ce tableau que la majorité
d'entrepreneurs travaillant avec FINCA RDC interrogés sont de nationalité
congolaise. Ces derniers représentent 92%, bien qu'il existe 8% des
personnes d'autres nationalités.
5. Effectif de la main d'œuvre de chaque entrepreneur
Entre ceux qui ont confié la tâche de vendre les articles à leurs épouses et
enfants, et d'autres qui ont engagé et/ou formé des personnes pour de telles
tâches, l'effectif du personnel dépend d'un entrepreneur à un autre. Dans le
tableau ci-dessous, nous allons présenter les effectifs du personnel trouvé
dans chacune des activités visitées.
39 | P a g e
Tableau n°7. Répartition des entrepreneurs selon l'effectif du
personnel
Variables Nombre d’entreprises Pourcentage
De 1 à 5 personnes 72 36
De 6 à 10 personnes 38 19
De 11 à 50 personnes 62 31
De 50 à 200 personnes 22 11
De plus de 200 personnes 6 3
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Le tableau présenté montre que 36% de 200 entrepreneurs
interrogés ont entre une et cinq personnes. 19% travaille avec un effectif
allant de 6 à 10 personnes. Par contre, 31% a entre 11 et 50 personnes,
alors que 11% d'entrepreneurs interrogés travaille avec un effectif allant de
51 à 200 personnes. Pour finir, seul 3% de 100 entrepreneurs interrogés
travaille avec plus 200 personnes.
6. Taille de ménage des entrepreneurs (nombre de personnes prises en
charge)
La taille de ménage, surtout en Afrique est un élément indispensable car
plus un ménage à beaucoup des personnes plus le chef du ménage
connaissent des difficultés pour répondre aux besoins des membres. Ce
sont les besoins des ménages qui poussent les chefs de ceux-ci à
entreprendre les activités génératrices des revenus pour biens supporter la
charges des membres. Notre enquête sur terrain à révéler le résultat
présenté dans le tableau suivant :
40 | P a g e
Tableau n°8. Répartition des entrepreneurs selon la taille de leur
ménage
Variables Effectifs Pourcentage
De 1 à 3 personnes 34 17
De 4 à 6 personnes 86 43
De 7 à 10 personnes 62 31
Plus de 10 personnes 18 9
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort du tableau ci-dessus que 43% d'entrepreneurs
interrogés prennent en charge entre 4 à 6 personnes dans leur foyer. 31%
prend en charge entre 7 à 10 personnes, alors que 17% supporte entre 1 et
3 personnes, et 9% d'entre eux prend en charge jusqu'à plus de 10
personnes dans leur foyer.
Pour les entrepreneurs interrogés, ce poids familial explique pourquoi une
partie des bénéfices réalisés par les entrepreneurs enquêtés est
généralement affectée à la satisfaction des besoins familiaux (restauration,
logement, habillement, scolarisation des enfants,...) et aussi pousse certains
chefs de ménages de créer de plus en plus d'activités génératrices du revenu
en plus de celle existant.
7. Chiffre d'affaires annuel de l'entrepreneur
Tableau n°9. Répartition des entrepreneurs investigués selon leur
chiffre d'affaire mensuel
Variables Effectifs Pourcentage
Moins de 500$ 28 14
De 501 à 1000$ 54 27
De 1001 à 3000$ 18 9
De 3001 à 5000$ 68 34
Plus de 5000$ 32 16
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
41 | P a g e
Interprétation : Le tableau et graphique ci-dessus montrent que 14%
d'entrepreneurs interrogés à moins de 500$ comme chiffre d'affaires
mensuel. 27% a entre 501 et 1000$. Par contre, seul 9% d'entrepreneurs
interrogés ont dit avoir un chiffre d'affaires mensuel allant entre 1001 à
3000$. Pour finir, 16% d'entrepreneurs ont affirmé avoir un chiffre d'affaire
mensuel supérieur à 5000$.
8. Capital de démarrage
Dans l'élaboration de ce mémoire, la majorité d'entrepreneurs interrogés a
donné une idée sur l'investissement initial de son activité. La synthèse
desdites informations est présentée dans le tableau ci-dessous.
Tableau n°10. Répartition des entrepreneurs interrogés selon leur
investissement initial
Variables Effectifs Pourcentage
Moins de 100$ 2 1
De 101 à 500$ 54 27
De 501 à 2000$ 60 30
De 2001 à 5000$ 48 24
Plus de 5000$ 36 18
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Le tableau 9 présente le résumé sur le capital initial de tous
les entrepreneurs interrogés. Ainsi, il ressort du graphique 9 que 1%
d'enquêtés a dit avoir commencé avec moins de 100$. 27% de personnes
interrogées ont commencé avec de sommes allant entre 101 à 500$. 30% de
personnes interrogées ont commencé avec une somme allant entre 501 et
2000$. 24% de personnes interrogées ont commencé leurs activités avec une
somme allant entre 2001 et 5000$, alors que 18% d'entre ces personnes se
sont lancées avec plus de 5000$.
42 | P a g e
9. Année du démarrage
Il sera question dans ce point de présenter le temps qu'a fait l'entrepreneur
dans l'exercice de son activité. Le tableau suivant nous présente les résultats
de l'enquête.
Tableau n°11. Répartition des entrepreneurs investigués selon le temps
d'exercice des activités
Années Effectifs Pourcentage
Il y a moins d'une année 12 6
Il deux ans 18 9
Il y a trois ans 50 25
Il y a quatre ans 56 28
Il y a plus de cinq ans 64 32
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort du graphique ci-dessus que 6% d'entrepreneurs
investigués ont commencé leurs activités il y a moins d'une année. 9%
d'entre eux ont démarré il y a de cela deux ans, alors que 25%
d'entrepreneurs investigués ont dit avoir démarré il y a de cela trois ans,
28% ont au moins quatre ans d'existence, alors que 32% d'entrepreneurs
interrogés ont commencé il y a de cela plus de 5 ans.
10. Rentabilité de l'activité
Dans ce tableau nous voulons savoir si les activités menées par les
entrepreneurs rencontrés sont rentables.
43 | P a g e
Tableau n°12. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon la
rentabilité de l'activité
Variables Effectifs Pourcentage
Oui 194 98
Non 2 1
Autres 4 2
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Ce graphique nous renseigne que 97% des entrepreneurs
interrogés affirment que leurs activités sont rentables, alors 1% d'entre eux
dit non, et 2% parlent d'un autre résultat. Dans leurs justifications, 2
entrepreneurs ont expliqué que, conformément à leurs prévisions, leurs
entreprises n'allaient avoir de bons résultats qu'au bout de six (6) mois.
Après avoir lancé leurs activités, ils continuent à cumuler des
contreperformances liées entre autre au prix promotionnel appliqué, aux
nombreuses pertes d'exploitation et celles liées aux invendues.
11. Affectation des bénéfices réalisés
Dans ce point, nous avons voulu savoir à quoi servent les bénéfices réalisés
par les entrepreneurs investigués. Pour ce faire, notre question avait quatre
(4) propositions qui sont : Répondre aux besoins quotidiens du ménage
(familiaux), réinvestir, épargner ou autres.
Tableau n° 13. Affectation des bénéfices réalisés par les entrepreneurs
investigués
Variables Effectifs Pourcentage
Répondre aux besoins quotidiens du ménage (familiaux) 82 41
Réinvestir 76 38
Epargner 38 19
Autres 4 2
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
44 | P a g e
Interprétation : Il ressort de ce tableau que 41% des entrepreneurs
interrogés affectent l'essentiel de leurs revenus à la satisfaction des besoins
quotidiens de leur ménage (nourriture, logement, déplacement, habillement,
scolarisation des enfants). 38% réinvestissent la grande partie de leur
bénéfice. 19% d'entre eux épargnent, alors que 2% disent qu'ils faisaient
autre choses avec leur bénéfice.
12. Difficultés rencontrées dans l'exercice de l'activité
entrepreneuriale
Dans ce point, nous allons présenter les différentes difficultés heurtées par
les entrepreneurs interrogés dans l'exercice de leurs activités. Quant à notre
questionnaire, nous avons proposés les difficultés suivantes : difficultés de
gestion, de réinvestissement, de remboursement des prêts, trouver la main
d'œuvre de qualité, difficultés fiscales et d'ordre administratif. Le tableau ci-
dessous nous présente les résultats de l'enquête.
Tableau n°14. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon les
difficultés heurtées dans l'exercice de leurs activités.
Variables Effectifs Pourcentage
Gestion 26 13
Réinvestissement 10 5
Remboursement des prêts 2 1
Main d'œuvre de qualité 36 18
Difficultés fiscales 52 26
Difficultés administratives 74 37
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort de ce tableau que 13% des enquêtés connaissent
les difficultés de gestion, 5% d'entre eux ont de difficultés liées au
réinvestissement, 1% de remboursement des prêts, 18% ont du mal à
trouver le personnel de qualité, alors que 26% connaissent des difficultés
fiscales, et 37% d'entre eux des difficultés d'ordre administratif (la tenue de
la comptabilité, mise en place et suivi d'un manuel de procédures, savoir que
45 | P a g e
payer, où et quand).Toutes les personnes interrogées disent avoir connu des
sérieuses difficultés administratives au début de leurs activités.
13. Activités entrepreneuriale exercée
Dans ce point, nous montrons le type d'activités ou le secteur d'activités que
les entrepreneurs travaillant avec FINCA exercent le plus souvent. Le tableau
ci-dessous nous présente les résultats de l'enquête.
Tableau n°15. Répartition des entrepreneurs investigués selon les
secteurs d'activité ou type d'activité
Types d'activités Effectifs Pourcentage
Commerce général/produits premières nécessité 156 78
Services 6 3
Agriculture 24 12
Industrie/transformation 12 6
Autres 2 1
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort du tableau ci-dessus que, 78% d'entrepreneurs
interrogés sont dans la vente des produits de première nécessité. 12%
d'entre eux sont dans des activités agricoles, alors que 6% sont dans la
transformation. 3% d'entre eux proposent des services et 1% sont dans
d'autres activités.
46 | P a g e
14. Activité exercée avant l'entrepreneuriat
Tableau n°16. Répartition des entrepreneurs investigués selon
l'activité qu'ils exerçaient avant de lancer leurs affaires.
Variables Effectifs Pourcentage
Fonctionnaire de l'Etat 54 27
Chômeur 22 11
Contractuel chez des privées 88 44
Autres 36 18
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024
Interprétation : Le tableau ci-dessus renseigne que 44% d'entrepreneurs
interrogés travaillaient dans d'autres entreprises privées. 27% d'entre eux
sont ou étaient de fonctionnaires de l'Etat. Alors que 11% étaient jadis dans
le chômage, 18% de ces 200 entrepreneurs faisaient autres choses avant de
créer leurs propres boites.
15. Désirant changer d'activité
Tableau n°17. Répartition des entrepreneurs investigués selon la
volonté de changer d'activité.
Variables Effectifs Pourcentage
Oui 22 11
Non 178 89
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Le tableau ci-haut renseigne que seul 11% d'entrepreneurs
interrogés disent vouloir changer d'activité. Par contre, 89% d'entre eux
restent sur leurs activités.
47 | P a g e
16. Désirant augmenter le capital
Tableau n°18. Répartition des entrepreneurs investigués selon le
besoin d'augmenter le capital
Variables Effectifs Pourcentage
Oui 188 94
Non 12 6
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort du tableau et graphique ci-dessus que 94%
d'entrepreneurs investigués désirent augmenter leur capital social, contre
6% qui ont dit non à cette possibilité à ce moment précis.
17. Soutien familial
Tableau n°19. Répartition des entrepreneurs investigués sur base du
soutien familial.
Variables Effectifs Pourcentage
Soutien 114 57
Pas de soutien 86 43
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort du tableau ci-dessus que 57% d'entrepreneurs
interrogés ont le soutien des membres de leur famille, contre 43% qui ne
sont pas soutenu pas les leurs.
18. Sans élevé de leadership/compétence avérée en gestion
Pour mettre en place des activités économiques qui, pour leur
fonctionnement, vont avoir besoin des ressources financières et humaines,
avoir une base solide en management ou en leadership est un atout non
négligeable. Dans le tableau ci-dessous, nous allons présenter les résultats
des enquêtes menées auprès des entrepreneurs sur les bonnes bases de
gestion d'équipe qu'ils doivent avoir.
48 | P a g e
Tableau n°20. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon leur
compétence en gestion
Variables Effectifs Pourcentage
Oui 198 99
Non 2 1
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort du tableau présenté que 99% d'entrepreneurs
interrogés disent avoir des compétences solides en leadership. 1%, soit une
seule personne, a affirmé avoir des nombreuses lacunes dans la gestion du
personnel.
19. Hébergement de l'entrepreneur
L'Hébergement de l'entrepreneur nous permet de connaitre si l'enquêté est
locataire ou propriétaire de sa maison de résidence. Le tableau ci-dessous
nous présente le résultat de l'enquête :
Tableau n°21. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon le statut
d'occupation du ménage
Variables Effectifs Pourcentage
Propriétaire 90 45
Locataire 110 55
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Les résultats du tableau montrent que 45% de personnes
enquêtées sont des propriétaires de leur maison d'habitation. Par contre,
55% sont des locataires. Ce résultat révèle que la majorité d'entrepreneurs
investigués est constituée des locataires.
49 | P a g e
20. Formation entrepreneuriale/expérience professionnelle
Tableau n°22. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon leurs
expériences professionnelles
Variables Effectifs Pourcentage
Oui 98 49
Non 102 51
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : il ressort du tableau ci-avant que les entrepreneurs
enquêtés 51% n’ont pas l’expérience professionnelle contre 49% seulement
qui ont l’expérience professionnelle.
21. Source de financement
La source de financement nous donne une idée sur l'origine fonds de
démarrage de l'activité de l'entrepreneur. Le tableau ci-dessous nous donne
la répartition des entrepreneurs enquêtés selon la source de financement de
leurs entreprises.
Tableau n° 23. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon la source
de financement de leurs entreprises au démarrage
Variables Effectifs Pourcentage
Fonds propres 104 52
Emprunts 52 26
Famille 18 11
Autres 22 11
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort du tableau présenté que 61% d'entrepreneurs
travaillant avec la FINCA RDC ont reçu des prêts pour exercer leurs activités,
alors que seul 39% d'entre eux ont recouru au fonds propres pour lancer
leurs activités.
50 | P a g e
22. Efficacité de l'accompagnement de FINCA RDC
Tableau n°24. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon l'efficacité
de l'accompagnement de FINCA RDC dans l'exercice de leurs activités
Variables Effectifs Pourcentage
Efficace 184 92
Inefficace 0 0
Adaptation 16 8
Total 100 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Il ressort du tableau ci-dessous que 92% d'entrepreneurs
interrogés ont dit que l'accompagnement de FINCA RDC était efficace dans
leurs activités. Aucune personne n'a trouvé cela inefficace, alors que 8% des
personnes interrogées disent s'être adaptées.
23. Connaissance de l'outil informatique
Tableau n°25. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon la
maitrise de l'outil informatique (ordinateur)
Variables Effectifs Pourcentage
Oui 172 86
Non 28 14
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : le tableau ci-dessus nous montre que 86% d'entrepreneurs
interrogés savent utiliser l'outil informatique, alors que 14% d'entre eux ne
savent pas le faire.
24. Motivation pour entreprendre
Sur ce point, les enquêtés donnent les raisons qui les ont poussé à
entreprendre. Les résultats de l'enquête est dans le tableau ci-dessous.
51 | P a g e
Tableau n°26. Répartition des entrepreneurs enquêtés selon leur
motivation
Raisons Effectifs Pourcentage
Subvenir aux besoins de la famille 94 47
Gagner plus d'argent 20 10
Etre indépendant financièrement 38 19
Vocation 12 6
Nouer les deux bouts du mois 30 15
Autres 6 3
Total 200 100
Source : notre enquête, juillet-septembre 2024.
Interprétation : Le tableau nous renseigne que 47% de personnes
interrogées sont dans l'entrepreneuriat pour subvenir aux besoins de leur
famille. 19% disent entreprendre pour avoir une indépendance financière.
15% des personnes interrogées entreprennent parce qu'ils veulent tout
simplement nouer les deux bouts du mois ; alors que pour 6% d'entre elles,
l'entrepreneuriat est une vocation. Pour finir, 3% des personnes interrogées
disent autres raisons.
52 | P a g e
SECTION 2. DISCUSSION DE RESULTATS
La discussion des résultats se concentre sur l'analyse des données
recueillies concernant l'impact de l'entrepreneuriat sur la lutte contre la
pauvreté à Kinshasa, en se basant sur les méthodologies et les approches
adoptées dans l'étude.
2.1. SYNTHESE DES RESULTATS
Les résultats obtenus à partir des entretiens avec les entrepreneurs et des
données documentaires révèlent que l'entrepreneuriat joue un rôle important
dans la création d'emplois et l'amélioration des conditions de vie. En effet,
une majorité des entrepreneurs interrogés ont signalé une augmentation de
leurs revenus et une amélioration de leur situation économique depuis le
début de leurs activités. Cela corrobore les théories existantes sur
l'entrepreneuriat comme moteur de développement économique et social.
2.2. ANALYSE DES DONNEES
L'analyse descriptive des données a permis de mettre en lumière plusieurs
tendances significatives. Par exemple, il a été observé que les entrepreneurs
qui bénéficient de formations et de soutiens financiers, comme ceux offerts
par la FINCA, ont tendance à réussir davantage. Cela souligne l'importance
des programmes d'accompagnement dans le développement entrepreneurial.
De plus, les résultats montrent que les secteurs d'activité les plus
dynamiques sont ceux liés aux services et au commerce, ce qui reflète les
besoins immédiats de la population.
2.3. INTERPRETATION DES RESULTATS
Les résultats indiquent également que, malgré les succès observés, des défis
subsistent. Les entrepreneurs font face à des obstacles tels que l'accès limité
au financement, la bureaucratie et l'instabilité économique. Ces facteurs
peuvent freiner l'expansion de leurs activités et, par conséquent, leur
capacité à générer des emplois. Il est donc essentiel de développer des
53 | P a g e
politiques publiques qui favorisent un environnement entrepreneurial
propice.
2.4. IMPLICATIONS PRATIQUES
Les implications de cette étude sont significatives pour les décideurs et les
acteurs du développement. En renforçant les programmes de soutien à
l'entrepreneuriat, notamment par des formations et des facilités d'accès au
crédit, il est possible d'accroître l'impact positif de l'entrepreneuriat sur la
lutte contre la pauvreté. De plus, la sensibilisation à l'importance de
l'entrepreneuriat dans la société pourrait encourager davantage de
personnes à se lancer dans des initiatives entrepreneuriales.
2.5. LIMITE DE L'ÉTUDE
Il est important de reconnaître les limites de cette étude. La période
d'analyse, qui s'étend de 2018 à 2022, pourrait ne pas capturer les effets à
long terme des initiatives entrepreneuriales. De plus, la taille de
l'échantillon, bien que significative, pourrait être élargie pour obtenir une
vision plus complète de la situation.
cette étude met en évidence le rôle essentiel de l'entrepreneuriat dans la lutte
contre la pauvreté à Kinshasa. Les résultats obtenus soulignent la nécessité
d'un soutien accru aux entrepreneurs, tout en identifiant les défis à
surmonter pour maximiser l'impact de leurs activités. Les recommandations
formulées devraient servir de base pour des actions futures visant à
renforcer l'écosystème entrepreneurial en République Démocratique du
Congo.
Cette discussion des résultats permet de contextualiser les données
recueillies et d'ouvrir la voie à des recherches futures sur l'entrepreneuriat et
son rôle dans le développement économique et social.
54 | P a g e
CONCLUSION GENERALE
Ce mémoire a été consacré à l'analyse de l'impact de l'entrepreneuriat dans
la lutte contre la pauvreté à Kinshasa, en République Démocratique du
Congo, sur la période de 2018 à 2022. À travers une approche
méthodologique rigoureuse, nous avons cherché à répondre à des
problématiques essentielles qui touchent à la fois l'économie et le bien-être
social de la population.
Les principales problématiques abordées dans ce travail incluent :
Comment l'entrepreneuriat peut-il contribuer à la réduction de la
pauvreté à Kinshasa ?
Quels sont les obstacles rencontrés par les entrepreneurs dans leur quête
de succès ?
Quel rôle jouent les institutions de soutien, comme la FINCA, dans le
développement entrepreneurial ?
Ces questions ont permis de structurer notre recherche et d'orienter nos
analyses vers des résultats concrets et applicables.
Pour répondre à ces problématiques, nous avons formulé plusieurs
hypothèses :
L'entrepreneuriat a un impact positif sur la réduction de la pauvreté en
créant des emplois et en augmentant les revenus des individus ;
Les entrepreneurs rencontrent des obstacles significatifs, notamment
l'accès au financement et la bureaucratie, qui limitent leur potentiel de
croissance ;
Les programmes de soutien institutionnels, tels que ceux offerts par la
FINCA, sont essentiels pour renforcer les capacités des entrepreneurs et
améliorer leurs chances de succès.
55 | P a g e
Les résultats de notre étude ont permis de confirmer de nos hypothèses :
1. Confirmation de la première hypothèse : Nous avons constaté que
l'entrepreneuriat contribue effectivement à la réduction de la pauvreté. Les
entrepreneurs qui ont accès à des ressources et à un soutien adéquat ont
réussi à créer des emplois et à améliorer leurs conditions de vie, ce qui a eu
un impact positif sur leurs communautés.
2. Confirmation de la deuxième hypothèse : Les entrepreneurs en RDC
rencontrent des défis significatifs, notamment le manque de financement,
l'accès limité aux marchés et des difficultés de gestion. Ces obstacles sont
des freins majeurs à leur développement et à leur succès.
3. Confirmation de la troisième hypothèse : Les programmes de soutien de la
FINCA se sont révélés essentiels pour aider les entrepreneurs à surmonter
les défis identifiés. Les formations et l'accès au financement offerts par la
FINCA ont permis à de nombreux entrepreneurs de développer leurs activités
et d'améliorer leur situation économique.
Sur la base de nos conclusions, nous recommandons :
Renforcer les programmes de formation et d'accompagnement pour les
entrepreneurs afin de maximiser leur potentiel ;
Faciliter l'accès au financement par des politiques publiques favorables et
des partenariats avec des institutions financières ;
Promouvoir une culture entrepreneuriale au sein de la population pour
encourager davantage d'initiatives économiques.
Enfin, ce mémoire ouvre la voie à des recherches futures sur
l'entrepreneuriat en RDC. Il serait pertinent d'explorer l'impact à long terme
des initiatives entrepreneuriales sur le développement économique et social,
ainsi que d'étudier d'autres régions du pays pour obtenir une vision plus
globale de la situation.
56 | P a g e
En somme, ce travail met en lumière l'importance de l'entrepreneuriat dans
la lutte contre la pauvreté et souligne la nécessité d'un soutien accru pour
les entrepreneurs, qui sont des acteurs clés du développement économique
en République Démocratique du Congo.
57 | P a g e
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
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d’appauvrissement pour les entrepreneurs en République
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[Link], réf. du 9 Juin 2024, à 12H12’
[Link],
[Link]
58 | P a g e
TABLE DES MATIERES
I
EPIGRAPHE ............................................................................................................................................ I
DEDICACE ............................................................................................................................................. II
REMERCIEMENTS ................................................................................................................................ III
LISTE DES TABLEAUX ......................................................................................................................... IV
LISTE DES ABREVIATIONS UTILISEES............................................................................................... V
INTRODUCTION GENERALE ......................................................................................................... 1
1. CONSTATATION DES FAITS .................................................................................................. 1
2. PROBLEMATIQUE ..................................................................................................................... 1
3. HYPOTHESES ............................................................................................................................. 2
4. OBJECTIFS DE RECHERCHE .............................................................................................. 3
5. CHOIX ET INTERET DU SUJET ........................................................................................... 3
6. DEMARCHE MÉTHODOLOGIQUE ...................................................................................... 4
7. DELIMITATION DE L’ETUDE................................................................................................. 5
8. CANEVAS DU TRAVAIL ........................................................................................................... 5
CHAPITRE I. ELUCIDATION CONCEPTUELLE........................................................................ 6
SECTION 1. ENTREPRENEURIAT................................................................................................ 6
1.1. NOTION DE L’ENTREPRENEURIAT ................................................................................ 6
1.2. DEFINITIONS .......................................................................................................................... 6
1.3. TYPOLOGIE DE L’ENTREPRENEURIAT ......................................................................... 7
1.4. OBJECTIF ................................................................................................................................ 8
1.5. IMPORTANCE ......................................................................................................................... 8
1.6. FACTEURS FAVORISANTS L’ENTREPRENEURIAT ................................................... 9
1.7. MODE DE FINANCEMENT ............................................................................................... 10
SECTION 2. ENTREPRENEUR .................................................................................................... 11
2.1. ENTREPRENEUR ................................................................................................................. 11
2.1.1. Définitions................................................................................................................... 11
2.1.2. Types ........................................................................................................................... 11
2.1.3. Caractéristiques ........................................................................................................ 13
SECTION 3. PAUVRETÉ ................................................................................................................ 14
3.1. DEFINITIONS ........................................................................................................................ 14
3.2. FORMES DE PAUVRETE .................................................................................................. 14
59 | P a g e
3.2.1. Pauvreté monétaire ou pécuniaire ....................................................................... 15
3.2.2. Pauvreté non monétaire ou humaine .................................................................. 15
3.3. INDICATEURS DE LA PAUVRETE ................................................................................. 16
3.3.1. Seuil de pauvreté ...................................................................................................... 16
3.3.2. Indicateur du développement humain (IDH) ..................................................... 18
3.3.3. Indicateur de pauvreté humaine (IPH) ................................................................ 19
3.3.4. Indicateur sexospecifique du développement humain (ISDH)...................... 19
3.3.5. Indicateur de la participation des femmes (IPF) .............................................. 19
3.4. CAUSES ET CONSEQUENCES DE LA PAUVRETE .................................................. 19
CHAPITRE DEUXIEME PRESENTATION DU CHAMP EMPIRIQUE ................................ 21
SECTION 1. PRESENTATION DE FINCA ................................................................................. 21
1.1. HISTORIQUE ......................................................................................................................... 21
1.2. VISION, MISSIONS ET STRATEGIE .............................................................................. 23
1.3. SITUATION GEOGRAPHIQUE ......................................................................................... 24
1.4. NATURE JURIDIQUE ..................................................................................................... 24
1.5. EVOLUTION DE FINCA/RDC ...................................................................................... 24
1.6. STRUCTURES ORGANISATIONNELLES DE LA FINCA/RDC ........................... 25
1.7. PRODUITS DE FINCA/RDC ......................................................................................... 27
SECTION 2. ANALYSE FFOM DE LA FINCA ET METHODOLOGIE DE RECHERCHE
............................................................................................................................................................... 31
2.1. ANALYSE SWOT ............................................................................................................... 31
2.2. METHODOLOGIE DE RECHERCHE ......................................................................... 32
CHAPITRE 3. ANALYSE DES DONNEES ET INTERPRETATIONS DES RESULTATS 33
SECTION 1. PRÉSENTATION DES RÉSULTATS ................................................................... 33
1.1. DÉROULEMENT DES RECHERCHES ...................................................................... 33
1.2. ANALYSE DESCRIPTIVE ............................................................................................... 33
1.3. ANALYSE STATISTIQUE................................................................................................ 35
SECTION 2. DISCUSSION DE RESULTATS ........................................................................... 52
CONCLUSION GENERALE ........................................................................................................... 54
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................................. 57
TABLE DES MATIERES ................................................................................................................. 58