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Entrepreneuriat: Yachine N'Dri

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ENTREPRENEURIAT

YACHINE N’DRI
DR EN SCIENCES DE GESTION
ASSISTANT ENSEIGNANT CHECHEUR DE L’UNIVERSITE ALASSANE
OUATTARA DE BOUAKE
MEMBRE DU LABORATOIRE DE RECHERCE ET DE GESTION
D’ENTREPRISE
09 74 59 87 / 04 40 05 4
INTRODUCTION GENERALE
Depuis, quelques années, la création d’entreprise et d’une manière plus large
l’entrepreneuriat sont perçus comme des bases de la vie de la société car ils contribuent
à la régénération et au développement de l’économie.
Ces deux concepts sont devenus des facteurs importants et critiques de la
compétitivité et de la croissance à long terme des économies des pays.
Cependant, trouver la meilleure formule pour promouvoir et faciliter une dynamique
d’entrepreneuriat et une culture entrepreneuriale éclatante et éveilleuse de potentialités
pour stimuler plus d’activités entrepreneuriales est une équation que de nombreux
gouvernants s’évertuent à résoudre.
Ainsi, la Cote d’Ivoire à l’instar de tous les pays qui aspirent à une croissance
économique durable s’est fixée un cap pour amorcer son émergence : 2020, en
s’appuyant sur les facteurs de création d’entreprise et de culture entrepreneuriale.
Par ailleurs pour parvenir à relever les niveaux et les taux d’activités
entrepreneuriales, il faut des entrepreneurs : des hommes et des femmes capables de
prendre des décisions ; de prendre des risques et de pouvoir gérer et développer leurs
propres entreprises.
La culture entrepreneuriale qui prévaut des lors dans un milieu, apparaît comme un
des facteurs les plus susceptibles d’influencer la propension d’une personne à créer,
reprendre une entreprise et plus généralement à entreprendre dans divers domaines :
social, culturel, sportif, et associatif autre que le domaine économique.
C’est pourquoi ce cours se présente comme un moyen pour éclairer la lanterne des
auditeurs et les orienter à l’entrepreneuriat.
CHAPITRE I : Les 3 E : entreprise ; entrepreneur ; entrepreneuriat

I- L’Entreprise
1.1. Définition
L’entreprise peut être définie de différentes façons :
L’entreprise est définie différemment selon les disciplines. De prime abord, on peut retenir cette
définition liminaire du Petit Larousse : l’entreprise est une affaire commerciale ou industrielle ;
unité économique de production (Petit Larousse, 1995).

L’entreprise est un ensemble coordonné de facteurs de production, réunis sous la direction et le


contrôle d’un entrepreneur en vue de réaliser une production de biens ou services.

Il convient de compléter ces différentes définitions par quelques centres d’intérêt permettant de
cerner la notion d’entreprise dans tout ce qu’elle a comme valeur et comme portée :
 L’entreprise est un système ; c’est-à-dire une unité complexe formée de plusieurs parties,
souvent diverses, assujetties à un plan commun ou servant un but commun.

 L’entreprise en tant que unité de production combine les ressources disponibles (machines,
matière première, énergie, travail, capital, information) en produits ou services répondant à
divers besoins.
 En tant que cellule sociale, l’entreprise rassemble en son sein des hommes et femmes visant les
mêmes objectifs, contraints à la coopération et appelés à une communication permanente et
constructive.
 En tant que unité de répartition, l’entreprise rémunère les acteurs qui offrent des flux
physiques de travail afin de rendre possible l’offre de produits ou services destinés à combler
des attentes.
 L’entreprise ne saurait fonctionner sans décisions et ce, à tous les niveaux de la hiérarchie.
C’est la somme de ces décisions qui, gérée avec intelligence, favorise l’atteinte de l’objectif.

1.2 La typologie des entreprises

Les entreprises sont catégorisées de plusieurs manières aussi bien chez les économistes que
chez les juristes.
Trois types de classification sont à retenir : la classification selon les secteurs d’activité, la
classification selon les catégories d’entreprise et la classification selon la taille :
 Les secteurs d’activité : Nous distinguons :

 le secteur primaire ; il concerne les entreprises orientées vers les activités


agropastorales ; ces entreprises puisent principalement leurs ressources dans la nature ;
 le secteur secondaire concerne des activités industrielles ; on y distingue les :

- industries extractives,
- industries énergétiques,
- industries de base (première transformation de produit),
- industries de transformation (sortie des produits finis) ;

 le secteur tertiaire concerne les services.


 le secteur quartenaire concerne les télécommunications et informatiques

 Les catégories d’entreprises : Nous distinguons :

 les entreprises agricoles qui sont aux prises avec les ressources de la nature ; exemple :
exploitation agricole, élevage, etc. ;
 les entreprises industrielles qui s’occupent de la transformation complète ou partielle
des matières premières ;
 les entreprises commerciales qui réalisent des opérations de distribution de bien. Il
existe deux catégories :

- entreprises s’occupant du commerce intégré ;


- entreprises qui réalisent les fonctions de grossiste ou de détaillant ;

 les entreprises prestataires de service ; il y a deux types de services :

- celles qui travaillent pour d’autres entreprises, notamment les bureaux d’étude,
d’ingénierie, de publicité, de conseil… ;
- celles qui réalisent les services aux consommateurs : restaurant, réparation, loisir… ;

 les établissements de crédit, c’est-à-dire les banques et autres structures s’occupant des
dépôts de fonds, des opérations de crédit ; ces entreprises mettent à la disposition de leurs clients
des chèques, des cartes de crédit et des effets de commerce comme moyen de paiement ; elles
s’occupent des opérations de change ;

 les assurances qui reçoivent les cotisations et par conséquent garantissent leurs clients
(les assurés) en cas de risque (accident, vol, maladie, décès, retraite…).

 Par ailleurs, on ne saurait ignorer cette tendance à classer les entreprises selon la taille :

-on parle de grande entreprise lorsque le capital minimum est de 200 millions F CFA et
qu’elle emploie plus de 50 salariés permanents :
-les petites et moyennes entreprises fonctionnent avec un capital minimum de 60
millions F CFA et 200 millions F CFA au maximum ;
-les petites entreprises ont un capital de moins de 60 millions de F CFA et le nombre
d’employés varie de 5 à 20 ;
-quant aux micro-entreprises qui sont généralement les entreprises individuelles du
secteur informel se caractérisent par leur main d’œuvre qui, si elle ne se réduit pas à l’employeur
lui-même, recours est fait aux apprentis ou aux membres de la famille qui ne sont, dans la
plupart des cas, pas salariés.

Le secteur informel est constitué d’entreprises qui n’ont pas d’existence légale ; ces
entreprises n’ont rempli aucune formalité juridico-administrative qui leur donne le droit
d’exercer.
Le secteur informel est d’autant plus important qu’il contribue à plus de 80% à l’économie
africaine. Son dynamisme et la facilité d’y intégrer nous font dire aujourd’hui qu’il est
indéniablement une pépinière de l’entreprenariat en Afrique et une aubaine pour
l’employabilité ; mais pourvu que l’entreprenariat soit désirable et qu’on ait le profil requis.

1.3. Les classifications juridiques de l’entreprise

Nous distinguons 4 grandes catégories de base :

 L’entreprise publique : elle appartient à l’Etat ; dans certains cas, elle peut revêtir
d’autres formes ou l’entrepreneur privé est concerné ; il s’agit des sociétés d’économie mixte
regroupant les capitaux publics et privés ;

 L’entreprise individuelle : elles appartiennent à une seule personne qui assure tous les
pouvoirs et assume les risques tout seul ; la personnalité de l’entrepreneur est confondue à celle
de l’entreprise ;

 L’entreprise sociétaire où les capitaux émanent de plusieurs personnes qui repartissent


les risques et les bénéfices ;

 Les coopératives et les mutuelles qui sont à cheval entre l’économie libérale (ou le
capital est prépondérant) et l’économie mixte (ou l’état a un rôle essentiel) ; ces structures
fournissent à leurs adhérents des produits de consommation courante à un prix modéré.

Entreprise Entreprise Entreprise Coopératives


et mutuelle
Publique individuelle
sociétaire

En observant ce schéma, Il faut préciser que seules les catégories d’entreprise 2 et 3 (entreprise
individuelle et sociétaire) nous intéressent pour le reste du développement ; mais à présent, la
troisième catégorie gagne à être explicitée.
En Côte d’Ivoire les types d'entreprises reconnus sont régis par les Actes Uniformes du traité
de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) en
vigueur depuis le 1er janvier 1998. Ce traité a uniformisé le droit des affaires dans l'ensemble
des pays africains.
On distingue en général en Côte d’Ivoire deux (02) formes juridiques d'entreprises
notamment l'Entreprise Individuelle et la Société.
En outre, depuis les nouvelles dispositions de l’OHADA, si une entreprise individuelle se crée
par une personne au plus, l’entreprise sociétaire se crée par au moins une personne.

1.3.1 L'entreprise individuelle


L'Entreprise individuelle est enregistrée sous le Régime A et est communément appelée
Etablissement. Elle se caractérise notamment par :
 L'exercice de l'activité par l'entrepreneur de façon indépendante; Elle est constituée par
une seule personne;
 La non -distinction du patrimoine de l'entreprise et des biens propres de l'entrepreneur.
L'avantage de l'entreprise individuelle est que le promoteur exploite ses affaires pour son propre
compte et n'a pas de capital à constituer.
L'inconvénient est que le patrimoine personnel de l'entrepreneur est engagé: toute perte ou
faillite est imputée à ses biens propres ou familiaux (responsabilité illimitée)
1.3.2 La société
En Côte d’Ivoire, une société peut être constituée par une personne physique ou morale ou entre
deux ou plusieurs personnes physiques ou morales. Il faut tout de même noter que dans une
entreprise sociétaire, les associés sont liés par un contrat matérialisant la volonté d’association.
Ce contrat est consigné dans un document qui représente les statuts de l’entreprise.
Les formes de société que l'OHADA distingue sont au nombre de sept (07) :

-La Société à Responsabilité Limitée (SARL)


-La Société Anonyme (SA)
-La Société en Nom Collectif (SNC)
-La Société en Commandite Simple (SCS)
-La Société en participation

-La Société de fait


-Le Groupement d'Intérêt Economique (GIE)
NB :
Certaines sociétés sont qualifiées de hybrides ; elles doivent cette dénomination au fait qu’elles
ont des caractéristiques en commun et avec les sociétés de capitaux, et avec les sociétés de
personnes ; nous avons :
- la SARL (Société A Responsabilité Limitée),
- la EUARL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée).

Mais, Il faut signaler que les sociétés hybrides sont classées avec les sociétés de capitaux.

Après tout ce qui précède, on a le droit de se demander quelle forme juridique choisir.

II- L’Entrepreneur

Selon le Grand Dictionnaire, l’entrepreneur est défini comme étant une « personne ou
groupe de personnes qui crée, développe et implante une entreprise dont il assume les risques,
et qui met en œuvre des moyens financiers, humains et matériels pour en assurer le succès et
pour réaliser un profit ».

L’entrepreneur, c’est quelqu’un qui sait percevoir (identifier, sélectionner et exploiter) une
opportunité et créer une organisation pour l’exploiter. Il contribue à la création de valeur
nouvelle.
Entrepreneur, est une fonction, et non pas un statut social. L’entrepreneur ne peut l’être,
nous semble-t-il, qu’à travers ce qu’il fait (et aussi, où et comment il le fait). Est entrepreneur,
par conséquent, celui qui entreprend.

L’entrepreneur un rôle irremplaçable dans l’économie et la société. Il est son ferment,


puisque, d’une part, il crée des entreprises et des emplois, ensuite, il introduit des innovations
de rupture comme des innovations incrémentales, et enfin, il participe au renouvellement et à
la restructuration du tissu économique.
L’entrepreneur est souvent étroitement associé aux termes de prise de risque, d’innovation,
et de proactivité (anticipations des événements), et chasseur d’opportunités d’affaires. Il est un
agent de changement.

II- L’Entrepreneuriat

Selon certains chercheurs, il n’est pas faux de dire entrepreneuriat car il traduit l’origine du
mot entrepreneur qui lui tire sa racine du mot entreprise
L’entrepreneuriat est un terme à l’origine issu du terme « entrepreneur » qui est passé à la
langue anglaise : entrepreneurship.
Selon l’office québécois de la langue française, l’entrepreneuriat est défini comme la «
fonction d’une personne qui mobilise et gère des ressources humaines et matérielles pour créer,
développer et implanter des entreprises ».
En tant que phénomène économique et social, les apports de l’entrepreneuriat à l’économie
et à la société sont considérables et ils concernent :
– la création d’entreprises et le renouvellement du parc dans les différents domaines
d’activités,
– la création d’emploi comme une réponse aux problèmes,
– l’innovation et les opportunités innovantes,
– le développement de l’esprit d’entreprendre dans les entreprises et les organisations (prise
d’initiative, prise de risque, orientation vers les opportunités, réactivité ou flexibilité…)
– et l’accompagnement de changements structurels au niveau de l’environnement politique,
technologique, social ou organisationnel (exemple du secteur tertiaire, l’internet, les TIC…).

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