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Estrogel

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

INCLUANT LES RENSEIGNEMENTS SUR LE MÉDICAMENT POUR LA PATIENTE

ESTROGEL®

Estradiol 17 β sous forme d’estradiol semi-hydraté


Gel transdermique, 0,06 % p/p

Œstrogène

Organon Canada Inc. Date d’approbation initiale :


16766, route Transcanadienne 1998-09-15
Kirkland (QC) H9H 4M7
Date de révision :
2024-03-06

Numéro de contrôle de la présentation : 280464

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 1 de 42


RÉCENTES MODIFICATIONS IMPORTANTES DE L’ÉTIQUETTE

4 POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, 4.1 Considérations posologiques 2023-08


7 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS 2023-08

TABLE DES MATIÈRES

Les sections ou sous-sections qui ne sont pas pertinentes au moment de l’autorisation


ne sont pas énumérées.
RÉCENTES MODIFICATIONS IMPORTANTES DE L’ÉTIQUETTE...........................................2
TABLE DES MATIÈRES ............................................................................................................2
PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ........................4
1 INDICATIONS .................................................................................................................4
1.1 Enfants ................................................................................................................4
1.2 Personnes âgées .................................................................................................4
2 CONTRE-INDICATIONS .................................................................................................4
3 ENCADRÉ « MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS IMPORTANTES » ......................5
4 POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ..............................................................................5
4.1 Considérations posologiques ...............................................................................5
4.2 Dose recommandée et modification posologique .................................................6
4.4 Administration ......................................................................................................6
4.5 Dose oubliée ........................................................................................................7
5 SURDOSAGE .................................................................................................................7
6 FORMES POSOLOGIQUES, CONCENTRATIONS, COMPOSITION ET EMBALLAGE 7
7 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS .........................................................................7
7.1 Populations particulières ....................................................................................14
7.1.1 Femmes enceintes .........................................................................................14
7.1.2 Allaitement .....................................................................................................14
7.1.3 Enfants...........................................................................................................14
7.1.4 Personnes âgées ...........................................................................................15
8 EFFETS INDÉSIRABLES .............................................................................................15
8.1 Aperçu des effets indésirables ...........................................................................15
8.2 Effets indésirables observés dans les essais cliniques ...................................... 16
9 INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES.......................................................................18
9.2 Aperçu des interactions médicamenteuses ........................................................18
9.3 Interactions médicament-comportement ............................................................18
9.4 Interactions médicament-médicament................................................................18
9.5 Interactions médicament-aliment .......................................................................20
9.6 Interactions médicament-plante médicinale .......................................................20
9.7 Interactions médicament-tests de laboratoire .....................................................20
10 PHARMACOLOGIE CLINIQUE ....................................................................................21
10.1 Mode d’action ....................................................................................................21
10.2 Pharmacodynamie .............................................................................................22
10.3 Pharmacocinétique ............................................................................................22

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 2 de 42


11 ENTREPOSAGE, STABILITÉ ET TRAITEMENT..........................................................24
12 INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION ............................................ 24
PARTIE II : INFORMATIONS SCIENTIFIQUES .......................................................................25
13 INFORMATIONS PHARMACEUTIQUES ......................................................................25
14 ESSAIS CLINIQUES .....................................................................................................26
14.1 Essais cliniques par indication ...........................................................................26
16 TOXICOLOGIE NON CLINIQUE ...................................................................................31
RENSEIGNEMENTS SUR LE MÉDICAMENT POUR LA PATIENTE ...................................... 32

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 3 de 42


PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

1 INDICATIONS

ESTROGEL® (estradiol 17 β sous forme de gel transdermique) est indiqué :


• dans le cadre d’une hormonothérapie substitutive visant à suppléer à une carence
œstrogénique d’origine naturelle ou chirurgicale associée à des symptômes
ménopausiques et postménopausiques, comme les bouffées de chaleur, les troubles
du sommeil et la vaginite atrophique.

Chez les femmes non hystérectomisées, ESTROGEL® doit être prescrit en association avec
une dose adéquate d’hormone progestative afin de prévenir l’hyperplasie et le carcinome
de l’endomètre.

1.1 Enfants

Enfants : ESTROGEL® ne doit pas être administré aux enfants.

1.2 Personnes âgées

Personnes âgées : Aucune étude clinique n’a été menée pour évaluer l’effet d’ESTROGEL®
chez les femmes âgées de plus de 65 ans.

2 CONTRE-INDICATIONS

La prise d’œstrogènes, associés ou non à des progestatifs, est contre-indiquée en présence


des affections ou dans les situations ci-dessous :

• Hypersensibilité au produit, à un ingrédient de la formulation ou à un composant du


contenant. Pour obtenir la liste complète des ingrédients, veuillez consulter la section
6 FORMES POSOLOGIQUES, CONCENTRATIONS, COMPOSITION ET EMBALLAGE
de cette monographie.
• Trouble ou maladie hépatique, tant et aussi longtemps que les résultats des épreuves
hépatiques ne sont pas normaux.
• Tumeur maligne avérée ou soupçonnée, tributaire des œstrogènes ou de la progestérone,
par exemple cancer de l’endomètre.
• Hyperplasie de l’endomètre.
• Cancer du sein avéré ou soupçonné ou antécédents de cancer du sein.
• Saignements génitaux anormaux inexpliqués.
• Grossesse avérée ou soupçonnée.
• Présence d’une affection résultant d’une thrombo-embolie artérielle (par exemple, un
accident vasculaire cérébral [AVC], un infarctus du myocarde, une coronaropathie), ou
antécédents d’une telle affection.
• Présence de thrombo-embolie veineuse avérée ou antécédents d’une telle affection
(par exemple, une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire), ou présence
de thrombophlébite.
• Perte partielle ou complète de la vue imputable à une maladie des vaisseaux oculaires.
• Allaitement.
• Migraine avec aura.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 4 de 42


3 ENCADRÉ « MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS IMPORTANTES »

Mises en garde et précautions importantes

L’essai clinique « Women’s Health Initiative » (WHI) a examiné les bienfaits et les risques
pour la santé du traitement associant œstrogènes et progestatif (n = 16 608) et de
l’œstrogénothérapie simple (n = 10 739) administrés par voie orale à des femmes en
postménopause âgées de 50 à 79 ans.

Les résultats du volet de cet essai portant sur le traitement associant œstrogènes et
progestatif (âge moyen de 63,3 ans) font état d’un risque accru d’infarctus du myocarde (IM),
d’accident vasculaire cérébral, de cancer envahissant du sein, d’embolie pulmonaire et de
thrombose veineuse profonde chez les femmes en postménopause ayant reçu un traitement
d’œstrogènes conjugués équins (ŒCÉ, 0,625 mg/j) combiné à de l’acétate de
médroxyprogestérone (MPA, 2,5 mg/j) pendant 5,2 ans, comparativement aux femmes ayant
reçu un placebo.

Les résultats du volet de la WHI portant sur l’œstrogénothérapie simple (âge moyen des
sujets = 63,6 ans) indiquent un risque plus élevé d’accident vasculaire cérébral et de
thrombose veineuse profonde chez les patientes ayant subi une hystérectomie et traitées
avec des ŒCÉ seuls (0,625 mg/j) pendant 6,8 ans que chez celles ayant reçu un placebo.

Les points suivants doivent donc être examinés avec soin au moment de prescrire
ces médicaments :

• Les œstrogènes, associés ou non à des progestatifs, ne doivent pas être prescrits
comme traitement de prévention primaire ou secondaire des maladies cardiovasculaires.
• Les œstrogènes, associés ou non à des progestatifs, doivent être prescrits à la
plus faible dose efficace pour l’indication approuvée.
• Les œstrogènes, associés ou non à des progestatifs, doivent être prescrits pendant la
plus courte période possible, en regard de l’indication approuvée.

4 POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

4.1 Considérations posologiques

En raison de la méthode d’auto-application cutanée du médicament, l’absorption


d’ESTROGEL® présente une variabilité interindividuelle; on recommande donc de procéder
à un dosage sérique de l’estradiol peu après le début du traitement. Ce dosage doit se faire
une fois que la patiente maîtrise bien sa technique d’application d’ESTROGEL® et qu’elle
se présente à sa visite de contrôle. Le dosage devrait donner un taux sérique d’estradiol
comparable à celui normalement produit par les ovaires avant la ménopause, au milieu de
la phase folliculaire du cycle menstruel (soit de 150 à 400 pmol/L).

Les femmes qui ne prennent pas d’œstrogènes par voie orale peuvent commencer
leur traitement par ESTROGEL® sans attendre. Par contre, pour celles qui ont une
œstrogénothérapie par voie orale en cours, le traitement par ESTROGEL® peut être amorcé
une semaine après l’arrêt de l’œstrogène par voie orale, ou plus tôt, si les symptômes
réapparaissent avant la fin de ce délai.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 5 de 42


Afin de prévenir l’hyperplasie endométriale chez les femmes non hystérectomisées, un
traitement progestatif devra être parallèlement administré, de façon séquentielle, durant au
moins 12 à 14 jours, par cycle.

Chez les femmes hystérectomisées, ou encore chez celles dont les signes et les symptômes
de carence œstrogénique posent problème pendant la période sans traitement, un traitement
continu, non cyclique, peut être indiqué.

On n’a signalé aucun cas de transfert d’estradiol important sur le plan biologique entre une
patiente traitée par ESTROGEL® et son partenaire masculin. Il faut informer les patientes
que les enfants doivent s’abstenir de tout contact avec la zone cutanée où ESTROGEL®
a été appliqué.

4.2 Dose recommandée et modification posologique

La dose de départ habituellement recommandée pour ESTROGEL® est de 2,5 g par jour,
administrée de façon cyclique, c’est-à-dire du jour 1 au jour 25 de chaque mois civil ou du jour 1
au jour 21 d’un cycle de 28 jours.

Si besoin est, on doit adapter la dose d’ESTROGEL® pour maîtriser efficacement les
symptômes. On ne doit cependant pas attendre que plus de deux mois de traitement se soient
écoulés avant de tenter de modifier la posologie. En général, une sensibilité mammaire ou
l’apparition de métrorragies indiquent que la dose administrée est trop élevée et qu’elle doit
être diminuée. À l’inverse, si la dose administrée ne parvient pas à éliminer les signes et les
symptômes de carence œstrogénique, on peut prescrire une dose plus élevée. Pour le
traitement d’entretien, on recommande de prescrire la dose efficace la plus faible.

4.4 Administration

Flacon-doseur de gel transdermique ESTROGEL®


Deux pressions sur le poussoir du flacon-doseur libèrent 2,5 g de gel (1,5 mg d’E2). Tout le gel
doit être appliqué à la main sur une grande surface cutanée (> 2 000 cm2), en une couche
mince et uniforme.

Pour mesurer une dose de 2,5 g d’ESTROGEL® (1,5 mg d’E2), enfoncer fermement le poussoir
une première fois et appliquer le gel sur un bras. Procéder de la même manière pour l’autre
bras. On recommande d’appliquer ESTROGEL® sur les deux bras. On peut également
l’appliquer sur l’abdomen ou la face interne des cuisses. Il n’est pas nécessaire de changer
régulièrement l’endroit où le gel est appliqué. Ne pas appliquer ESTROGEL® sur les seins.
Ne pas l’appliquer non plus sur le visage, ni sur une peau irritée ou abîmée. Laisser sécher le
gel pendant 2 minutes environ avant de s’habiller. ESTROGEL® est inodore et ne tache pas.

Quand le flacon-doseur est neuf, il est possible que l’on doive amorcer la pompe en enfonçant
le poussoir une ou deux fois. La première dose qui en sortira risque d’être inexacte et on doit
la jeter. Le flacon-doseur renferme une quantité suffisante de gel pour environ 1 mois de
traitement (c.-à-d. 64 doses mesurées). Après ce laps de temps, la quantité de gel libérée
risque d’être insuffisante; on doit donc se procurer un nouveau flacon-doseur.

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Chez les femmes non hystérectomisées, ESTROGEL® doit être prescrit en association avec
une dose adéquate d’hormone progestative aux fins de prévention de l’hyperplasie et du
carcinome de l’endomètre. L’adjonction d’un progestatif n’est pas nécessaire dans le cadre
de l’hormonothérapie substitutive chez les femmes hystérectomisées.

4.5 Dose oubliée

En cas d’oubli, la dose d’ESTROGEL® manquée doit être prise dès que possible. S’il est
presque l’heure de la dose suivante, il convient de sauter la dose oubliée et de prendre
seulement la dose habituelle. Ne jamais doubler la dose d’ESTROGEL®.

5 SURDOSAGE

Pour traiter une surdose présumée, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Symptômes
De nombreux cas d’ingestion accidentelle par de jeunes enfants de doses élevées de produits
à base d’œstrogènes ou de contraceptifs oraux renfermant des œstrogènes n’ont révélé aucun
effet nocif aigu grave. Une surdose d’œstrogènes peut causer des nausées, une sensibilité des
seins, une rétention d’eau, des crampes abdominales, des céphalées, des étourdissements,
des ballonnements et, chez les femmes, des saignements vaginaux.

ESTROGEL® ne contient aucun progestatif. Toutefois, dans les cas où ESTROGEL® a été
administré de manière concomitante avec un progestatif (acétate de noréthindrone), les cas
de surdose se sont caractérisés par une humeur dépressive, de la fatigue, de l’acné et
de l’hirsutisme.

Traitement
Le traitement doit être déterminé en fonction des symptômes.

6 FORMES POSOLOGIQUES, CONCENTRATIONS, COMPOSITION ET EMBALLAGE

Tableau 1 – Formes posologiques, concentrations, composition et emballage

Voie Forme posologique / Ingrédients non médicinaux


d’administration concentration / composition
Transdermique Gel à 0,06 % p/p, sous forme Carbopol 980, eau purifiée, éthanol
d’estradiol 17 β semi-hydraté et triéthanolamine

Présentation
ESTROGEL® se présente en flacon-doseur de 80 g. Chaque pression du poussoir libère 1,25 g
de gel (soit 0,75 mg d’estradiol 17 β).

7 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Cancérogenèse et mutagenèse
Cancer du sein
Selon les données épidémiologiques recueillies jusqu’à présent, l’emploi d’une
hormonothérapie substitutive (HTS) [œstrogènes en association avec un progestatif] chez une
femme ménopausée est associé à une augmentation du risque de cancer du sein envahissant.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 7 de 42


Dans le volet sur le traitement associant œstrogènes et progestatif de l’essai WHI, on a noté,
dans une population de 10 000 femmes sur une période d’un an :
• 8 cas additionnels de cancer du sein envahissant (38 chez les femmes recevant l’HTS
d’association contre 30 chez les femmes recevant un placebo).
Les résultats de l’essai WHI ont également révélé que les cancers du sein envahissants
diagnostiqués chez les femmes prenant des œstrogènes associés à un progestatif étaient
semblables sur le plan histologique à ceux qui ont été observés dans le groupe placebo, mais
que les tumeurs étaient plus volumineuses (moyenne [écart type] de 1,7 cm [1,1] contre 1,5 cm
[0,9] respectivement, p = 0,04), et que la maladie en était à un stade plus avancé dans le
groupe sous HTS. Le pourcentage de femmes ayant obtenu des résultats anormaux à la
mammographie (recommandations visant un suivi plus régulier, observation douteuse ou
fortement évocatrice d’une tumeur maligne) était considérablement plus élevé dans le
groupe ayant pris des œstrogènes associés à un progestatif que dans le groupe placebo.
Cette différence s’est manifestée un an après le début de l’étude et a persisté au cours
des années suivantes.

Dans le volet œstrogènes seuls de l’essai WHI, on n’a noté aucune différence statistiquement
significative quant au taux de cancer envahissant du sein chez les femmes hystérectomisées
ayant reçu des ŒCÉ, comparativement à celles du groupe placebo.

Il est recommandé de ne pas prescrire d’œstrogènes aux femmes ayant un cancer du sein ou
des antécédents de cette maladie (voir 2 CONTRE-INDICATIONS).

On doit également faire preuve de prudence au moment de prescrire des œstrogènes aux
femmes présentant des facteurs de risque connus de cancer du sein, notamment celles qui ont
d’importants antécédents familiaux (parente du premier degré) ou un trouble mammaire qui
accroît le risque (résultats anormaux à la mammographie ou hyperplasie atypique révélée par
la biopsie).

Il importe également de prendre en compte les autres facteurs de risque de cancer du sein,
tels que la nulliparité, l’obésité, l’apparition précoce des menstruations, une première grossesse
tardive menée à terme et une ménopause tardive.

On recommande aux femmes de subir une mammographie avant l’instauration de l’HTS et à


intervalles réguliers durant celle-ci, selon la fréquence jugée adéquate par le médecin traitant
et les risques perçus pour chaque patiente.

Les bienfaits globaux et les risques possibles de l’HTS doivent être attentivement étudiés et
abordés avec les patientes. Il est essentiel d’informer la patiente de l’augmentation modeste
du risque de cancer du sein après quatre années de traitement associant œstrogènes et
progestatif (d’après les résultats de l’essai WHI) et de soupeser ce risque en fonction des
bienfaits du traitement.

Les autres doses d’œstrogènes conjugués et d’acétate de médroxyprogestérone ainsi que


l’association d’autres types d’œstrogènes et de progestatifs n’ont pas été étudiées dans le
cadre de l’essai WHI. En l’absence de données comparables, on doit tenir pour acquis que
les risques sont similaires.

Toute séance de consultation sur l’HTS devrait s’accompagner de directives concernant


l’autoexamen régulier des seins.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 8 de 42


Hyperplasie et carcinome de l’endomètre
Lorsqu’elle repose uniquement sur la prise d’œstrogènes, l’hormonothérapie accroît le risque
d’hyperplasie et de carcinome de l’endomètre (chez les femmes non hystérectomisées).

En outre, plusieurs études ont fait état d’une augmentation du risque de carcinome de
l’endomètre chez l’humain lorsque l’œstrogénothérapie n’est pas compensée par l’emploi d’une
hormone progestative. Toutefois, l’administration d’un progestatif pendant au moins les 12 à
14 derniers jours d’une œstrogénothérapie substitutive cyclique protège l’endomètre contre
l’hyperplasie et ramène le risque d’hyperplasie et de carcinome de l’endomètre au même degré
que celui auquel sont exposées les femmes qui ne suivent pas ce type de traitement.

Des études morphologiques et biochimiques ont révélé que l’administration d’un traitement
progestatif durant 12 à 14 jours permet une maîtrise optimale de l’activité mitotique de
l’endomètre. Comme l’ajout d’un progestatif à une œstrogénothérapie substitutive peut
comporter certains risques supplémentaires, il est important de consulter la notice du fabricant.
Les effets à longue échéance dépendent en général de la dose et du type de
progestatif prescrits.

Chez les femmes non hystérectomisées, les œstrogènes doivent être prescrits en association
avec une dose adéquate d’hormone progestative afin de prévenir l’hyperplasie et le carcinome
de l’endomètre.

Cancer de l’ovaire
Selon certaines études épidémiologiques récentes, l’hormonothérapie substitutive
(œstrogénothérapie simple et traitement associant œstrogènes et progestatif), en particulier
lorsque le traitement dure cinq ans ou plus, est associée à une augmentation du risque de
cancer de l’ovaire.

Cardiovasculaire
Les résultats des études « Heart and Estrogen/progestin Replacement Studies » (HERS et
HERS II) et de l’essai « Women’s Health Initiative » (WHI) révèlent que l’emploi d’un traitement
associant œstrogènes et progestatif est lié à une augmentation du risque de coronaropathie
chez la femme ménopausée. Selon les résultats de l’essai WHI, l’emploi des œstrogènes seuls
et celui du traitement associant œstrogènes et progestatif sont tous deux liés à une
augmentation du risque d’AVC chez la femme ménopausée.

Résultats de l’essai WHI


Dans le cadre du volet sur le traitement associant œstrogènes et progestatif de l’essai WHI
mené auprès d’une population de 10 000 femmes durant un an, on a noté :
• 8 cas additionnels d’AVC (29 chez les femmes recevant l’association œstrogènes et
progestatif contre 21 dans le groupe placebo);
• 7 cas additionnels de coronaropathie (37 chez les femmes recevant l’association
œstrogènes et progestatif contre 30 dans le groupe placebo).

Dans le cadre du volet œstrogénothérapie seule de l’essai WHI réunissant des femmes
hystérectomisées, dans une population de 10 000 femmes, et en un an, on a noté :
• 12 cas additionnels d’AVC (44 chez les femmes recevant l’œstrogénothérapie seule contre
32 dans le groupe placebo);
• l’absence d’une différence statistiquement significative quant au taux de coronaropathie.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 9 de 42


Résultats des études HERS et HERS II
Lors de l’étude HERS (Heart and Estrogen/progestin Replacement Study), étude à répartition
aléatoire et contrôlée par placebo, on a réuni des femmes en postménopause atteintes d’une
cardiopathie avérée (n = 2 763, âge moyen : 66,7 ans) pour évaluer l’effet de l’HTS sur la
prévention secondaire de la coronaropathie. Le traitement composé de 0,625 mg par jour
d’œstrogènes conjugués équins (ŒCÉ) et de 2,5 mg d’acétate de médroxyprogestérone (MPA)
administrés par voie orale n’a donné lieu à aucun bienfait cardiovasculaire. Plus précisément,
durant la période de suivi moyenne de 4,1 ans, l’association ŒCÉ/MPA n’a pas réduit le taux
global d’événements liés aux coronaropathies chez les femmes ménopausées ayant une
coronaropathie établie. De tels événements ont été plus nombreux dans le groupe recevant
l’HTS que dans le groupe placebo durant la première année de l’étude, mais pas pendant
les années suivantes. À la suite de l’étude HERS, 2 321 femmes ont consenti à participer
à une phase de prolongation ouverte, soit HERS II. Pour cette phase, la période de suivi
supplémentaire moyenne était de 2,7 ans, ce qui portait le suivi total à 6,8 ans. À la fin de cette
période, l’hormonothérapie ne réduisait toujours pas le risque d’événements cardiovasculaires
chez les femmes atteintes d’une coronaropathie.

Tension artérielle
On note parfois une hausse de la tension artérielle chez les femmes recevant une HTS.
La tension artérielle doit donc être surveillée pendant toute la durée du traitement. L’élévation
de la tension artérielle chez des patientes habituellement normotendues ou hypertendues
devrait faire l’objet d’un suivi; l’HTS pourrait devoir être interrompue.

Oreille/nez/gorge
Otospongiose
La prudence est de mise lorsqu’on prescrit des œstrogènes à des patientes atteintes
d’otospongiose.

Endocrinien/métabolisme
Métabolisme du glucose et des lipides
Un amoindrissement de la tolérance au glucose et une altération du métabolisme des lipides
ont été observés chez un grand pourcentage de patientes en périménopause ou en
postménopause. En conséquence, les patientes diabétiques ou prédisposées au diabète
devraient faire l’objet d’une surveillance étroite afin qu’on puisse déceler toute altération
du métabolisme des glucides ou des lipides, et plus particulièrement des triglycérides.

Les femmes atteintes d’hyperlipidémie familiale doivent faire l’objet d’une surveillance
particulière. De plus, on recommande que des mesures soient prises pour abaisser le taux
de lipides avant l’instauration du traitement.

Métabolisme des dérivés pyrroliques


Les femmes atteintes de porphyrie doivent faire l’objet d’une surveillance particulière.

Métabolisme du calcium et du phosphore


Étant donné que l’emploi prolongé d’œstrogènes agit sur le métabolisme du calcium et du
phosphore, il importe d’y avoir recours avec prudence dans les cas d’ostéopathie métabolique
ou maligne associée à une hypercalcémie, de même que dans les cas d’insuffisance rénale.

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Hypothyroïdie
La fonction thyroïdienne des patientes qui doivent suivre un traitement substitutif des hormones
thyroïdiennes et qui prennent également des œstrogènes doit faire l’objet d’une surveillance
régulière pour s’assurer que le taux d’hormones thyroïdiennes de ces patientes demeure
acceptable (voir 9.7 Interactions médicament-tests de laboratoire).

Génito-urinaire
Saignements vaginaux
Pendant le traitement, la présence de saignements vaginaux inexpliqués en raison de leur
persistance, de leur irrégularité ou de leur abondance, justifie la prise de mesures diagnostiques
pour déterminer s’il s’agit d’un cancer de l’utérus, et le traitement doit être réévalué.

Léiomyome utérin
L’œstrogénothérapie peut favoriser la croissance de léiomyomes utérins préexistants.
En présence d’un léiomyome utérin qui devient sensible, douloureux ou qui augmente de
volume, on doit cesser le traitement et en chercher la cause.

Endométriose
L’œstrogénothérapie peut réveiller ou exacerber les signes et les symptômes d’une
endométriose diagnostiquée antérieurement.

Hématologique
Thromboembolie veineuse
Selon les données épidémiologiques recueillies, la prise d’œstrogènes, avec ou sans
progestatif, par les femmes ménopausées est associée à une augmentation du risque de
thrombo-embolie veineuse (TEV).

Dans le groupe sur le traitement associant œstrogènes et progestatif de l’essai WHI,


sur les 10 000 femmes qui ont reçu une association œstrogènes et progestatif durant un an,
on a noté 18 cas additionnels de thrombo-embolie veineuse, y compris 8 cas additionnels
d’embolie pulmonaire.

Dans le groupe œstrogénothérapie simple de l’essai WHI, sur les 10 000 femmes qui ont reçu
l’œstrogénothérapie durant un an, on a noté 7 nouveaux cas de thromboembolie veineuse,
bien qu’il n’y ait eu aucune différence significative sur le plan statistique pour ce qui est de
l’incidence de l’embolie pulmonaire.

Parmi les facteurs de risque généralement connus de TEV, on compte les antécédents
personnels de tels troubles, les antécédents familiaux (la survenue d’une TEV chez un proche
parent assez jeune pourrait laisser croire à une prédisposition génétique), l’obésité marquée
(indice de masse corporelle > 30 kg/m2) et le lupus érythémateux disséminé. L’âge et le
tabagisme font également augmenter le risque de TEV.

Il se peut que le risque de TEV augmente temporairement par suite d’une immobilisation
prolongée, d’une intervention chirurgicale importante ou d’un traumatisme. Chez les femmes qui
reçoivent une HTS, il faut porter un soin tout particulier aux mesures de prévention de la TEV
après une intervention chirurgicale. De plus, les patientes présentant des varices devraient faire
l’objet d’une surveillance plus étroite. Le médecin doit être à l’affût de la moindre manifestation
de troubles thrombotiques (thrombophlébite, thrombose rétinienne, embolie cérébrale et
embolie pulmonaire). Si ces manifestations sont avérées ou soupçonnées, l’HTS doit être
interrompue sans délai, étant donné le risque d’invalidité à long terme ou de mortalité.

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Dans la mesure du possible, l’œstrogénothérapie doit être interrompue au moins 4 semaines
avant une intervention chirurgicale importante pouvant accroître le risque de thrombo-embolie,
ou pendant des immobilisations prolongées.

Hépatique/biliaire/pancréatique
Maladies de la vésicule biliaire
On a rapporté que le risque de maladie de la vésicule biliaire commandant une intervention
chirurgicale est de 2 à 4 fois plus élevé chez les femmes ménopausées qui prennent
des œstrogènes.

Hémangiomes hépatiques
Les femmes qui présentent des hémangiomes hépatiques doivent faire l’objet d’une
surveillance étroite puisque les œstrogènes peuvent exacerber ces tumeurs.

Virus de l’hépatite C
Au cours des essais cliniques menés auprès de patientes traitées pour des infections par le
virus de l’hépatite C (VHC) avec l’association ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans
dasabuvir, les élévations du taux d’alanine aminotransférase (ALT) supérieures à 5 fois la limite
supérieure de la normale (LSN) étaient significativement plus fréquentes chez les femmes
utilisant des médicaments contenant de l’éthinylestradiol tels que les contraceptifs hormonaux
combinés (CHC). De plus, chez les patientes recevant le traitement associant le glécaprévir et
le pibrentasvir, des élévations du taux d’ALT ont également été observées chez les femmes
utilisant des médicaments contenant de l’éthinylestradiol tels que les CHC. La fréquence
d’élévations du taux d’ALT observée chez les utilisatrices de médicaments contenant des
œstrogènes autres que l’éthinylestradiol, comme l’œstradiol, était similaire à celle observée
chez les femmes ne recevant aucun œstrogène; toutefois, en raison du nombre limité de
femmes prenant ces autres œstrogènes, la prudence est de mise en cas de coadministration
avec le traitement associant ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, ainsi
qu’avec l’association glécaprévir + pibrentasvir (voir 9.4 Interactions médicament-médicament).

Ictère
Il faut faire preuve de prudence chez les patientes qui ont des antécédents de troubles
hépatiques et(ou) biliaires. On doit cesser le traitement en cas d’apparition d’un ictère
cholostatique et en rechercher la cause.

Exploration de la fonction hépatique


Des épreuves d’exploration fonctionnelle du foie devraient être réalisées périodiquement chez
les femmes soupçonnées d’avoir une maladie du foie. Pour de plus amples renseignements sur
les analyses endocriniennes et les épreuves d’exploration de la fonction hépatique, veuillez
consulter la rubrique Surveillance et tests de laboratoire.

Immunitaire
Œdème angioneurotique
La prise d’œstrogènes exogènes peut provoquer l’apparition de symptômes d’œdème
angioneurotique héréditaire ou acquis ou les exacerber.

Lupus érythémateux disséminé


Une attention particulière doit être portée aux femmes atteintes de lupus érythémateux disséminé.

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Surveillance et tests de laboratoire
Examen physique
Avant de commencer à prendre ESTROGEL®, la patiente doit subir un examen physique
complet comprenant la mesure de la tension artérielle. Les seins et les organes pelviens
doivent faire l’objet des examens adéquats, et un test de Papanicolaou doit être réalisé.
Une biopsie de l’endomètre doit être pratiquée uniquement lorsque les circonstances le
commandent. Les examens et analyses de base doivent comprendre la mammographie,
la détermination des taux sanguins de glucose, de calcium, de triglycérides et de cholestérol,
de même qu’une exploration fonctionnelle du foie.

Le premier examen de suivi devrait avoir lieu dans les 3 à 6 mois suivant le début du traitement,
ce qui permet d’évaluer la réponse à ce dernier. Par la suite, des examens doivent être réalisés
au moins une fois par année. Les examens et analyses qui s’imposent doivent être effectués à
intervalle régulier, déterminé par le médecin.

Il est important d’encourager les patientes à pratiquer fréquemment l’autoexamen des seins.

Neurologique
Insuffisance cérébrovasculaire
Les patientes qui présentent des troubles visuels, des migraines avec aura, une aphasie
transitoire, une paralysie ou une perte de conscience devraient cesser de prendre
ce médicament.

Démence
Selon les données épidémiologiques recueillies jusqu’à présent, le traitement associant
œstrogènes et progestatif pourrait accroître le risque de démence probable chez les femmes
de 65 ans ou plus.

La Women’s Health Initiative Memory Study (WHIMS), sous-étude clinique de l’essai WHI
portant sur la mémoire, visait à déterminer si l’HTS postménopausique (composée d’une
association œstrogènes et progestatif ou d’œstrogènes seuls par voie orale) réduisait le risque
de démence chez les femmes de 65 ans ou plus (plage d’âge de 65 à 79 ans) qui ne
présentaient pas de signe de démence au départ.

Dans le volet sur le traitement associant œstrogènes et progestatif de l’étude WHIMS


(n = 4 532), des femmes non hystérectomisées ont pris tous les jours 0,625 mg d’œstrogènes
conjugués équins (ŒCÉ) et 2,5 mg d’acétate de médroxyprogestérone (MPA) ou un placebo
durant une période moyenne de 4,05 ans. Les résultats, extrapolés pour une population de
10 000 femmes traitées durant un an, sont les suivants :
• 23 cas additionnels de démence probable (45 chez les femmes recevant l’association
œstrogènes et progestatif contre 22 dans le groupe placebo).

Dans le volet œstrogénothérapie seule de l’étude WHIMS, (n = 2 947), des femmes


hystérectomisées ont pris tous les jours 0,625 mg d’ŒCÉ ou un placebo durant une période
moyenne de 5,21 ans. Les résultats, extrapolés pour une population de 10 000 femmes traitées
durant un an, sont les suivants :
• 12 cas additionnels de démence probable (37 chez les femmes recevant
l’œstrogénothérapie seule contre 25 dans le groupe placebo); toutefois, cette différence
n’était pas statistiquement significative.

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Lorsque les données du volet sur le traitement associant œstrogènes et progestatif et du volet
œstrogénothérapie seule de l’étude WHIMS ont été combinées pour respecter le protocole
original de cette sous-étude, dans une population de 10 000 femmes, en un an, on a noté :
• 18 cas additionnels de démence possible (41 chez les femmes recevant l’association
œstrogènes et progestatif ou l’œstrogénothérapie seule contre 23 dans le groupe placebo).

Épilepsie
Une attention particulière doit être portée aux femmes atteintes d’épilepsie puisque les
œstrogènes, qu’ils soient associés ou non à un progestatif, peuvent entraîner une exacerbation
de cette maladie.

Rénal
Rétention liquidienne
Les œstrogènes peuvent causer de la rétention liquidienne. En conséquence, on doit faire
preuve d’une prudence toute particulière dans les cas de dysfonctionnement cardiaque ou rénal
ou d’asthme. Si, dans l’un des cas mentionnés ci-dessus, l’exacerbation de la pathologie
sous-jacente est diagnostiquée ou soupçonnée pendant le traitement, les bienfaits et les
risques de ce dernier devraient être réévalués pour chaque patiente.

Peau
Sensibilisation de contact
Les produits appliqués sur la peau peuvent causer une sensibilisation. Même si ce phénomène
est extrêmement rare, on doit avertir les patientes qui manifestent ce type de sensibilisation
qu’elles pourraient avoir une réaction d’hypersensibilité grave si elles continuaient à utiliser le gel.

Ce médicament contient 0,5 g d’alcool (éthanol) par dose de 1,25 g de gel. Il peut provoquer
une sensation de brûlure sur une peau abîmée.
Ce produit est inflammable jusqu’à ce qu’il soit sec.

7.1 Populations particulières

7.1.1 Femmes enceintes


ESTROGEL® est contre-indiqué chez les femmes enceintes. Les œstrogènes et les progestatifs
peuvent tous deux avoir des répercussions sur le fœtus lorsqu’ils sont administrés à une femme
enceinte (voir 2 CONTRE-INDICATIONS).

7.1.2 Allaitement
ESTROGEL® est contre-indiqué chez les femmes qui allaitent (voir 2 CONTRE-INDICATIONS).

7.1.3 Enfants
ESTROGEL® ne doit pas être administré aux enfants.

Transfert potentiel d’ESTROGEL® aux enfants :

ESTROGEL® peut être transféré accidentellement aux enfants à partir de la zone cutanée où
il a été appliqué.

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Des cas de développement de bourgeons mammaires et de masses mammaires chez des
jeunes filles prépubères, de puberté précoce, de gynécomastie et de masses mammaires chez
des jeunes garçons prépubères après une exposition secondaire involontaire à l’estradiol en gel
ont été signalés après la commercialisation du produit. Dans la plupart des cas, l’affection s’est
résorbée avec la suppression de l’exposition à l’estradiol.

Les patientes doivent être informées :


- de ne pas laisser d’autres personnes, en particulier les enfants, entrer en contact avec la
zone cutanée exposée et de couvrir le site d’application avec des vêtements si nécessaire.
En cas de contact, la peau de l’enfant doit être lavée à l’eau et au savon dès que possible.
- de consulter un médecin en cas de signes et de symptômes (développement des seins ou
autres changements sexuels) chez un enfant qui pourrait avoir été exposé accidentellement
à ESTROGEL®.

7.1.4 Personnes âgées


Aucune étude clinique n’a été menée pour étudier l’effet d’ESTROGEL® sur les femmes âgées
de plus de 65 ans.

8 EFFETS INDÉSIRABLES

8.1 Aperçu des effets indésirables

Voir 7 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS pour ce qui a trait à l’induction potentielle de


tumeurs malignes et aux effets indésirables comparables à ceux des contraceptifs oraux.

Les effets indésirables ci-dessous ont été associés aux traitements associant œstrogènes et
progestatif en général.

Troubles des systèmes hématopoïétique et lymphatique


Altération des résultats des tests de coagulation (voir 7 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS
et 9.7 Interactions médicament-tests de laboratoire)

Troubles cardiaques
Palpitations, augmentation de la tension artérielle (voir 7 MISES EN GARDE ET
PRÉCAUTIONS), thrombose coronarienne

Troubles endocriniens
Augmentation de la glycémie et diminution de la tolérance au glucose

Troubles oculaires
Lésions neuro-oculaires (p. ex., thrombose rétinienne, névrite optique), troubles de la vue,
accentuation de la courbure de la cornée et intolérance aux lentilles cornéennes

Troubles gastro-intestinaux
Nausées, vomissements et malaise abdominal (crampes, sensation de pression, douleur,
ballonnements)

Troubles généraux et problèmes au site d’administration


Fatigue, modification de l’appétit, variation du poids et modification de la libido

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Troubles hépatobiliaires
Trouble de la vésicule biliaire, dysfonctionnement hépatique asymptomatique et ictère cholostatique

Troubles de l’appareil locomoteur et du tissu conjonctif


Possibilité de douleurs ostéomusculaires, y compris des douleurs aux jambes non liées à une
affection thrombo-embolique (douleur habituellement transitoire, durant de 3 à 6 semaines)

Troubles du système nerveux


Exacerbation des crises de migraine, céphalées, étourdissements et névrite

Troubles psychiatriques
Dépression, nervosité et irritabilité

Troubles rénaux et urinaires


Cystite, dysurie, rétention sodique et œdème

Troubles de l’appareil reproducteur et des seins


Métrorragies, microrragie, modification du flux menstruel, dysménorrhée, démangeaisons et
écoulements vaginaux, dyspareunie, hyperplasie de l’endomètre, manifestations rappelant le
syndrome prémenstruel, réactivation de l’endométriose, modification de l’érosion cervicale et de
la sécrétion cervicale, gonflement et sensibilité mammaires

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés


Chloasma ou mélasme, qui peuvent persister à l’arrêt du traitement, érythème polymorphe,
érythème noueux, éruption hémorragique, perte de cheveux, hirsutisme et acné

Troubles vasculaires
Cas isolés de thrombophlébite et troubles thrombo-emboliques

8.2 Effets indésirables observés dans les essais cliniques

Les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières. Les taux d’effets
indésirables qui y sont observés ne reflètent pas nécessairement les taux observés en pratique,
et ces taux ne doivent pas être comparés aux taux observés dans le cadre d’essais cliniques
portant sur un autre médicament. Les informations sur les effets indésirables provenant d’essais
cliniques peuvent être utiles pour déterminer et estimer les taux de réactions indésirables aux
médicaments lors d’une utilisation réelle.

Le tableau 2 illustre les événements indésirables signalés par les patientes dans le cadre d’un
essai clinique à répartition aléatoire et à double insu d’une durée de deux ans mené dans un
seul centre auprès de groupes parallèles (titre : Percutaneous Oestradiol as prophylaxis in early
postmenopausal women). Cet essai visait à examiner l’efficacité et l’innocuité d’ESTROGEL®
administré seul ou en association, soit avec de la progestérone micronisée, soit avec du
calcium, dans le traitement des symptômes postménopausiques, comparativement au placebo.
Au total, 57 patientes ont été réparties de façon aléatoire en 4 groupes pour recevoir l’un des
traitements suivants : (1) ESTROGEL® à 5 g (3 mg d’E2) + un comprimé de placebo par jour
(n = 15), (2) ESTROGEL® à 5 g (3 mg d’E2) + 1 comprimé de calcium à 1 000 mg par voie orale
par jour (n = 14), (3) placebo (par voie percutanée) + 1 comprimé de calcium à 1 000 mg par
voie orale par jour (n = 15), (4) placebo (par voies percutanée et orale) [n = 13]. Après un an,
les patientes qui recevaient ESTROGEL® ont également reçu de la progestérone micronisée du
jour 13 au jour 24 de chaque mois.

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Tableau 2 – Événements indésirables signalés par au moins une patiente de chaque
groupe : manifestations par groupe de traitement

ESTROGEL® +
Événement ESTROGEL® Calcium Placebo
calcium
indésirable signalé n (%) n (%) n (%)
n (%)

Troubles
1 (6,7 %) 2 (14,3 %) 5 (33,3 %) 2 (15,4 %)
gastro-intestinaux

Trouble de saignement
2 (13,3 %) 2 (14,3 %) 1 (6,7 %) 0
utérin et érosion vaginale

Sécheresse vulvovaginale 0 0 2 (13,3 %) 1 (7,7 %)

Bouffées de chaleur 0 0 0 1 (7,7 %)

Arthralgie 1 (6,7 %) 0 0 0

Tumeur bénigne du sein 0 0 0 1 (7,7 %)

Mélanome malin de l’œil 0 0 1 (6,7 %) 0

Ulcère du duodénum 0 0 0 1 (7,7 %)

Anémie 0 0 0 1 (7,7 %)

Prurit et érythème
1 (6,7 %) 0 1 (6,7 %) 0
au site d’application

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Au total, 21 patientes ont signalé des événements indésirables, qui sont présentés dans le
tableau 2. Des malaises gastro-intestinaux ont été signalés par 10 patientes, 2 dans le groupe
placebo, 5 dans le groupe calcium seul, 1 dans le groupe ESTROGEL® seul et 2 dans le groupe
ESTROGEL® + calcium. Les effets gastro-intestinaux ont été attribués à la supplémentation en
calcium. Par ailleurs, deux cas de prurit associé à un érythème au site d’application ont été
signalés : 1 cas dans le groupe ESTROGEL® (cette patiente s’est retirée de l’essai avant la fin
du premier mois de traitement) et 1 cas dans le groupe calcium (cette patiente a signalé
un prurit associé à de l’érythème au site d’application durant les 3 à 6 premiers mois du
traitement). Des troubles de saignements utérins associés à de l’érosion vaginale ont été
signalés par 4 patientes traitées par ESTROGEL® ou par ESTROGEL® + calcium. Aucune
variation significative n’a été signalée sur le plan des paramètres des épreuves de laboratoire.

Si ces manifestations persistent, le recours à l’hormonothérapie substitutive doit être remis


en question.

9 INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

9.2 Aperçu des interactions médicamenteuses

Les œstrogènes peuvent diminuer l’efficacité des anticoagulants, des antidiabétiques et


des antihypertenseurs.

Les préparations inductrices des enzymes hépatiques (p. ex., les barbituriques, les
hydantoïnes, la carbamazépine, le méprobamate, la phénylbutazone ou la rifampine) peuvent
entraver l’action des œstrogènes administrés par voie orale.

9.3 Interactions médicament-comportement

La consommation abusive d’alcool au cours de l’hormonothérapie substitutive peut entraîner


une augmentation de la concentration d’estradiol dans le sang.

9.4 Interactions médicament-médicament

Les paragraphes suivants contiennent des renseignements sur les interactions


médicamenteuses associées aux préparations à base d’éthinylœstradiol (notamment, les
contraceptifs oraux) qui ont été rapportées dans la documentation publique (tableaux 3 et 4).
On ignore si ces interactions se produisent avec des médicaments contenant d’autres types
d’œstrogènes.

Il est recommandé de surveiller les patientes au cours du traitement.

Tableau 3 – Médicaments qui peuvent avoir un effet sur les concentrations d’éthinylœstradiol
Mode d’action
Médicament Réf. Effet
proposé
Acétaminophène Documentation Augmentation de l’ASC ou des concentrations
plasmatiques d’éthinylœstradiol, ou de ces
deux paramètres à la fois
Anticonvulsivants Documentation Biotransformation Diminution des concentrations plasmatiques
Phénobarbital amplifiée de d’estradiol
Phénytoïne l’éthinylœstradiol
Carbamazépine

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Mode d’action
Médicament Réf. Effet
proposé
Acide ascorbique Documentation Augmentation de l’ASC ou des concentrations
plasmatiques d’éthinylœstradiol, ou de ces
deux paramètres à la fois
Atorvastatine Documentation Lorsqu’elle est administrée en concomitance
avec certains produits contenant de
l’éthinylœstradiol (p. ex., des contraceptifs oraux
contenant de l’éthinylœstradiol), les valeurs liées
à l’ASC de l’éthinylœstradiol augmentent de 20 %.
Rifampine Documentation Biotransformation Diminution des concentrations plasmatiques
amplifiée de d’estradiol. Les études pharmacocinétiques n’ont
l’éthinylœstradiol pas permis d’associer la prise d’antibiotiques
(autres que la rifampine) à un effet constant sur
les concentrations plasmatiques des
corticostéroïdes synthétiques.
Troglitazone Documentation Lorsqu’elle est administrée en concomitance
avec certains produits contenant de
l’éthinylœstradiol (p. ex., des contraceptifs oraux
contenant de l’éthinylœstradiol), les valeurs liées
à l’ASC de l’éthinylœstradiol baissent de 30 %.

Tableau 4 – Modification du mode d’action des médicaments pris en concomitance


avec certains produits contenant de l’éthinylœstradiol (p. ex., des contraceptifs oraux
contenant de l’éthinylœstradiol)
Médicament Réf. Effet
Acétaminophène Documentation Diminution des concentrations plasmatiques d’acétaminophène
Acide clofibrique Documentation Augmentation de la clairance de l’acide clofibrique
Cyclosporine Documentation Augmentation des concentrations plasmatiques de cyclosporine
Lamotrigine Documentation Diminution des concentrations plasmatiques de lamotrigine
Morphine Documentation Augmentation de la clairance de la morphine
Prednisolone Documentation Augmentation des concentrations plasmatiques de prednisolone
Acide salicylique Documentation Augmentation de la clairance de l’acide salicylique
Témazepam Documentation Augmentation de la clairance du témazepam
Théophylline Documentation Augmentation des concentrations plasmatiques de théophylline

Les médicaments contenant de l’éthinylœstradiol peuvent inhiber la biotransformation d’autres


composés ou provoquer la conjugaison d’autres composés.

Au cours des études cliniques portant sur un traitement contre le VHC associant l’ombitasvir,
le paritaprévir et le ritonavir, avec ou sans dasabuvir, des élévations du taux d’ALT de plus de
5 fois la LSN sont survenues beaucoup plus fréquemment chez les utilisatrices de produits
contenant de l’éthinylœstradiol (p. ex., des CHC). Chez les utilisatrices de produits contenant
des œstrogènes autres que l’éthinylestradiol, tels que l’estradiol, la fréquence d’élévations du
taux d’ALT était similaire à celle observée chez les femmes ne recevant aucun œstrogène;
cependant, en raison du nombre limité de femmes à qui ces autres œstrogènes sont prescrits,
la prudence est de mise en cas de coadministration avec le schéma thérapeutique associant

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l’ombitasvir, le paritaprévir et le ritonavir, avec ou sans dasabuvir, et également avec le
traitement d’association glécaprévir/pibrentasvir.

Il a été démontré que les contraceptifs hormonaux à base d’œstrogènes diminuent les
concentrations plasmatiques de lamotrigine de façon significative en cas d’administration
concomitante, en raison de l’induction de la glucuronidation de la lamotrigine. Cela peut réduire
la maîtrise des crises d’épilepsie. Bien que l’interaction potentielle entre l’hormonothérapie
substitutive et la lamotrigine n’ait pas été étudiée, on peut s’attendre à une interaction similaire,
qui pourrait entraîner une réduction de la maîtrise des crises d’épilepsie chez les femmes
prenant ces deux médicaments de façon concomitante.

9.5 Interactions médicament-aliment

Aucune interaction avec les aliments n’a été établie.

9.6 Interactions médicament-plante médicinale

On a découvert que certains produits à base de plantes médicinales (p. ex., le millepertuis),
offerts en vente libre, pourraient altérer la biotransformation des stéroïdes et, par conséquent,
l’efficacité et l’innocuité des produits à base d’œstrogènes ou de progestatifs.

Les médecins et autres professionnels de la santé doivent connaître les produits en vente libre
pris par leur patiente, y compris ceux qui contiennent des herbes médicinales et les produits
naturels, en vente dans les nombreux magasins de produits naturels.

9.7 Interactions médicament-tests de laboratoire

Les résultats de certaines explorations des fonctions endocrinienne et hépatique pourraient être
faussés par les produits contenant des œstrogènes :
• augmentation du temps de prothrombine et du temps de céphaline; hausse des taux de
fibrinogène et intensification de l’activité du fibrinogène; augmentation des concentrations
des facteurs de coagulation VII, VIII, IX et X; augmentation de l’agrégation plaquettaire
provoquée par la noradrénaline; diminution des taux d’antithrombine III;
• hausse des taux de globuline fixant la thyroxine (TBG), d’où une augmentation de la
concentration totale d’une hormone thyroïdienne dans le sang (T4), démontrée par
chromatographie ou par dosage radio-immunologique; diminution de la fixation de la T3 libre
sur résine échangeuse d’ions témoignant de la hausse de la concentration de TBG; aucune
modification de la concentration de T4 libre;
• les concentrations sériques d’autres protéines de liaison peuvent être plus élevées, par
exemple, la transcortine (CBG) et la protéine porteuse de stéroïdes sexuels (SHBG), d’où
une hausse des concentrations de corticostéroïdes et des stéroïdes sexuels dans le sang;
les concentrations d’hormones libres ou actives sur le plan biologique restent les mêmes;
• intolérance au glucose;
• augmentation des concentrations sériques de triglycérides et de phospholipides.

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L’administration d’ESTROGEL®, seul ou en association avec la progestérone micronisée
par voie orale, n’exerce aucun effet sur l’antithrombine III. Chez des femmes ménopausées
traitées durant trois mois par ESTROGEL® et par la progestérone micronisée par voie
orale, on n’a constaté aucune modification importante de la numération plaquettaire, du
thromboélastogramme, des facteurs II, VII, IX et X, du temps de prothrombine, du fibrinogène,
de l’antithrombine III et du plasminogène. On n’a pas davantage remarqué de tendance à
l’hypercoagulabilité. On a observé une diminution modérée de l’agrégation plaquettaire sans
symptôme clinique associé. Le fait d’associer la progestérone micronisée par voie orale à
ESTROGEL® n’occasionne aucun déséquilibre entre les prostanoïdes vasoactifs que sont
la PGI2 et le TXA2.

Une étude a révélé que l’estradiol administré par voie transdermique favorise l’effet
anticoagulant dû à la protéine C activée (sensibilité à la protéine C activée), phénomène
probablement imputable à la diminution de la concentration du facteur VIII.

Les essais cliniques ayant porté sur l’estradiol administré par voie percutanée ont révélé que
cette hormone n’avait pas entraîné d’augmentation des concentrations de SHBG, ou avait
entraîné une augmentation moins marquée que celle provoquée par les œstrogènes conjugués
par voie orale.

Une étude a révélé que l’administration d’estradiol par voie transdermique n’était pas associée
à une augmentation significative des concentrations de TBG et de CBG dans le sang.

Les résultats des analyses mentionnées ci-dessus ne doivent être jugés fiables que si le
traitement est interrompu depuis 2 à 4 semaines. Tout pathologiste appelé à faire l’examen de
prélèvements provenant d’une patiente qui reçoit une HTS doit savoir que la patiente reçoit le
traitement en question.

10 PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Pharmacologie des œstrogènes


L’administration quotidienne d’une dose de 2,5 g ou de 5 g d’ESTROGEL® (correspondant
respectivement à 1,5 mg et à 3 mg d’estradiol) se traduit par une concentration sérique
moyenne d’estradiol d’environ 80 pg/mL (294 pmol/L) et 150 pg/mL (551 pmol/L),
respectivement. L’application d’ESTROGEL® entraîne également une hausse du taux sérique
d’estrone, réalisant un ratio estradiol/estrone égal environ à 1. Par conséquent, après
l’utilisation d’ESTROGEL®, les taux sériques obtenus tant pour l’estradiol que pour l’estrone,
de même que le ratio estradiol/estrone dans le sérum, correspondent aux taux physiologiques
observés durant la phase folliculaire du cycle menstruel normal.

L’œstrogène exerce un effet proportionnel à la dose administrée sur la mitose (prolifération)


de l’endomètre. Lorsqu’elle n’est pas compensée par l’administration d’un progestatif, la prise
d’œstrogènes peut augmenter le risque d’hyperplasie et de carcinome de l’endomètre.
Par conséquent, ESTROGEL® doit être prescrit en association avec une dose adéquate
d’hormone progestative aux femmes non hystérectomisées.

10.1 Mode d’action

ESTROGEL® est un gel hydro-alcoolique, administré par voie transdermique, contenant


0,06 % d’estradiol 17 β (E2), une hormone physiologique.

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10.2 Pharmacodynamie

Les femmes ménopausées qui suivent un traitement avec ESTROGEL® obtiennent un


soulagement rapide et efficace de leurs symptômes climatériques, comme les bouffées
vasomotrices, l’atrophie vaginale et l’insomnie. L’administration concomitante d’un progestatif
ne diminue pas l’efficacité d’ESTROGEL® pour ce qui est de soulager les symptômes
climatériques, sans compter qu’elle constitue une méthode efficace pour prévenir l’hyperplasie
endométriale occasionnée par la prise d’œstrogènes.

En général, l’administration d’ESTROGEL® en association avec un substitut de la progestérone


n’a pas d’influence majeure sur les tensions artérielles systolique et diastolique ni sur la
fréquence cardiaque des femmes normotendues. Une seule étude ouverte, portant sur des
femmes normotendues et hypertendues a rapporté, après 3 ans de traitement, une baisse
minime, mais statistiquement significative, de la tension artérielle (laquelle est demeurée dans
les limites normales). L’administration d’ESTROGEL® ne modifie pas de façon notable le taux
de rénine, même chez les sujets diabétiques.

L’administration d’ESTROGEL® est dépourvue d’effet majeur sur le métabolisme glucidique,


même chez les femmes atteintes d’un diabète non insulinodépendant.

10.3 Pharmacocinétique

L’administration percutanée d’ESTROGEL® produit des concentrations plasmatiques d’estradiol


et d’estrone analogues à celles que l’on observe pendant la phase folliculaire du cycle ovarien.

Absorption
À la suite de son application cutanée chez l’humain, ESTROGEL® pénètre rapidement dans la
couche cornée, puis diffuse lentement, pendant plusieurs heures, dans l’épiderme et le derme.
Ensuite, il passe dans le système sanguin. ESTROGEL® sèche dans les 2 à 5 minutes qui
suivent son application sur la peau.
Au total, 17 femmes ménopausées ont appliqué une dose quotidienne de 2,5 g d’ESTROGEL®
sur la face postérieure d’un de leurs bras, du poignet jusqu’à l’épaule, durant 14 jours consécutifs.

Au jour 12, les concentrations sériques maximales d’estradiol et d’estrone s’établissaient à


117 pg/mL et à 128 pg/mL, respectivement. La même journée, après l’administration d’une dose
de 2,5 g d’ESTROGEL®, les concentrations sériques moyennes d’estradiol et d’estrone en
fonction du temps se chiffraient respectivement à 76,8 pg/mL et à 95,7 pg/mL, pour l’ensemble
de l’intervalle posologique de 24 heures.

Tableau 5 – Paramètres pharmacocinétiques d’ESTROGEL® chez l’humain

Jour Paramètre Estradiol Estrone Ratio


estradiol/estrone
11 Cmax 114 pg/mL (44) 128 pg/mL (57) 1,02 (42)
(417 pmoles/L) (473 pmoles/L) -
Tmax 9,50 (102) 7,83 (106) 0,85 (42)
ASC (0-24 heures) 1 745 (40) 2 343 (56) -
Cm 72,2 pg/mL (39) 92,8 pg/mL (57)
(264 pmoles/L) (343 pmoles/L)

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 22 de 42


Jour Paramètre Estradiol Estrone Ratio
estradiol/estrone
12 Cmax 117 pg/mL (42) 128 pg/mL (57) 1,09 (55)
(428 pmoles/L) (473 pmoles/L) -
Tmax 6,75 (126) 12,7 (70) 0,81 (38)
ASC (0-24 heures) 1 684 (37) 2 326 (54) -
Cm 76,8 pg/mL (30) 95,7 pg/mL (53)
(281 pmoles/L) (354 pmoles/L)
13 Cmax 117 pg/mL (51) 123 pg/mL (63) 1,08 (35)
(428 pmoles/L) (455 pmoles/L) -
Tmax 7,92 (124) 6,50 (111) 0,81 (33)
ASC (0-24 heures) 1 624 (55) 2 142 (62) -
Cm 70,7 pg/mL (50) 88,3 pg/mL (60)
(259 pmoles/L) (326 pmoles/L)
Cmax Concentration sérique maximale (pg/mL)
Tmax Temps écoulé jusqu’à l’obtention de la concentration maximale (h)
ASC (0-24 heures) Aire sous la courbe de la concentration sérique en fonction du temps, entre 0 et 24 heures
Cm Concentration sérique moyenne (pg/mL)

Les figures 1 et 2 illustrent les courbes de la concentration moyenne d’estradiol et d’estrone en


fonction du temps.

Figures 1 et 2 – Concentration sérique d’estradiol et d’estrone en fonction du temps


du 11e au 13e jour suivant la prise de doses répétées de 2,5 g d’ESTROGEL® chez des
femmes ménopausées
Estradiol sérique (pg/mL)

2,5 grammes

Heures

2,5 grammes
Estrone sérique (pg/mL)

Heures

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 23 de 42


L’administration percutanée quotidienne d’ESTROGEL® se traduit par des taux plasmatiques
d’estradiol croissants, qui culminent après 4 ou 5 jours de traitement, puis restent relativement
stables par la suite.

Distribution
La distribution des œstrogènes exogènes et celle des œstrogènes endogènes sont similaires.
Les œstrogènes sont largement distribués dans l’organisme et sont généralement plus
concentrés dans les organes cibles des hormones sexuelles. Les œstrogènes circulent
dans le sang en grande partie liés à la protéine porteuse des hormones sexuelles (SHBG)
et à l’albumine.

Métabolisme
Qu’ils soient exogènes ou endogènes, les œstrogènes sont biotransformés de la même façon.
Les œstrogènes présents dans le sang résultent d’un équilibre dynamique entre leurs diverses
interconversions métaboliques. Ces transformations se produisent surtout dans le foie.
L’estradiol est converti, de manière réversible, en estrone, et ces deux substances peuvent être
transformées en estriol, principal métabolite des œstrogènes qui est éliminé par les reins.
Les œstrogènes suivent un cycle entéro-hépatique, par sulfo- ou glucuro-conjuguaison au
niveau du foie, puis une excrétion par voie biliaire des dérivés conjugués dans l’intestin, une
hydrolyse au niveau de l’intestin suivie d’une réabsorption. Chez la femme ménopausée, les
formes sulfoconjuguées, essentiellement du sulfate d’estrone, comptent pour une grande partie
des œstrogènes du sang et servent en quelque sorte de réservoir, puisque ces œstrogènes
peuvent redevenir actifs. L’estradiol contenu dans ESTROGEL® ne subit pas l’effet de premier
passage hépatique; on ignore la portée de cette observation sur le plan clinique.

Élimination
L’estradiol, l’estrone et l’estriol sont excrétés dans l’urine tout comme les métabolites
glucuroconjugués et sulfoconjugués.

Populations et états pathologiques particuliers


Personnes âgées (> 65 ans)
Aucune étude clinique n’a été menée pour évaluer l’effet d’ESTROGEL® chez les femmes
âgées de plus de 65 ans.

Enfants
ESTROGEL® ne doit pas être administré aux enfants.

Sexe
ESTROGEL® doit être utilisé uniquement par des femmes.

11 ENTREPOSAGE, STABILITÉ ET TRAITEMENT

Conserver à une température ambiante (15 °C à 30 °C).


Garder en lieu sûr, hors de la portée des enfants.

12 INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION

Voir 4 POSOLOGIE ET ADMINISTRATION.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 24 de 42


PARTIE II : INFORMATIONS SCIENTIFIQUES

13 INFORMATIONS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Nom propre : Estradiol 17 β (sous forme d’estradiol semi-hydraté)

Nom chimique : estra-1,3,5(10)-triène-3,17 β-diol hémihydraté

Formule moléculaire : C18H24O2, ½ H2O

Masse moléculaire : 281,4

Formule de structure :

Propriétés physicochimiques
Aspect physique : Poudre cristalline inodore de couleur blanche ou crème

Solubilité : Pratiquement insoluble dans l’eau; peu soluble dans


les huiles végétales; soluble dans l’alcool, l’acétone,
le dioxane, le chloroforme et dans les solutions
d’hydroxydes alcalins fixes.

Point de fusion (intervalle) : De 173 °C à 179 °C

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 25 de 42


14 ESSAIS CLINIQUES

14.1 Essais cliniques par indication

Hormonothérapie substitutive

Tableau 6 – Résumé des caractéristiques démographiques des patientes dans les essais
cliniques (hormonothérapie substitutive)

Conception Posologie, voie d’administration Nombre de Âge


Nº d’étude Sexe
de l’étude et durée sujets (n) (Tranche)
Essai à répartitionA : Estradiol 17 β (2,5 g/jour, voie A : 32a A : 37-59 Féminin
aléatoire, à simple percutanée) B : 31b B : 34-60
insu et contrôlé B : Œstrogènes conjugués oraux
portant sur un (0,625 mg/jour, voie orale)
traitement actif La dose d’estradiol 17 β et d’œstrogènes
conjugués par voie orale a été ajustée
au cours des 3 premiers cycles en
Essai
fonction des symptômes cliniques.
Dupont
Le traitement a été administré du jour 1
au jour 25 d’un cycle de 28 jours
durant 6 mois.
Aux jours 12 à 25, une dose de 200 mg
de progestérone micronisée a été
administrée par voie orale (chez les
patientes non hystérectomisées).
Essai à répartition A : Estradiol 17 β (2,5 g/jour, voie A : 22 48-50 Féminin
aléatoire, à double percutanée); B : 22
Essai
insu et contrôlé par B : Gel placebo (voie percutanée)
March
placebo mené dans Traitement administré 3 semaines par
un seul centre mois durant une période de 3 mois.
Essai à répartition A : Estradiol 17 β (5 g/jour; voie A : 15 49-51 Féminin
aléatoire, à double percutanée) + comprimé placebo B : 14
insu et contrôlé (chaque jour) C : 15
mené auprès de B : Estradiol 17 β (5 g/jour; voie D : 13
groupes parallèles percutanée) + comprimé de calcium
dans un seul centre (1 000 mg/jour)
C : Comprimé de calcium
(1 000 mg/jour) + placebo
(voie percutanée)
Essai
D : Placebo (voie percutanée et
Christiansen
voie orale)
Estradiol 17 β/ placebo par voie
percutanée du jour 1 au jour 24
d’un cycle de 28 jours.
De la progestérone a été offerte
ouvertement aux sujets recevant
l’estradiol 17 β (A, B) après la première
année de traitement, du jour 13 au
jour 24 de chaque mois.
a 16 femmes hystérectomisées en postménopause; 16 femmes non hystérectomisées en postménopause
b 15 femmes hystérectomisées en postménopause; 16 femmes non hystérectomisées en postménopause

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 26 de 42


Essais pivots
Essai Dupont
Un essai contrôlé à simple insu et à répartition aléatoire a été mené dans le but de comparer
l’efficacité de l’estradiol 17 β à celle des œstrogènes conjugués par voie orale dans le cadre
d’une hormonothérapie substitutive (comprenant ou non l’adjonction de la progestérone
micronisée par voie orale) d’une durée de 6 mois. Les paramètres d’efficacité étaient
déterminés par la surveillance des symptômes climatériques, la transformation de l’endomètre
et les profils endocriniens. En tout, 63 femmes en postménopause et en bonne santé ont
participé à cet essai dans le cadre duquel de l’estradiol 17 β (2,5 g) ou des œstrogènes
conjugués par voie orale (0,625 mg) ont été administrés chaque jour à des femmes
hystérectomisées (31 femmes, dont 16 ont reçu de l’estradiol 17 β) et des femmes non
hystérectomisées (32 femmes, dont 16 ont reçu de l’estradiol 17 β) du jour 1 au jour 25
d’un cycle de 28 jours. Les femmes non hystérectomisées ont également reçu 200 mg de
progestérone micronisée par voie orale du jour 12 au jour 25 d’un cycle de 28 jours. Aucune
patiente n’a abandonné le traitement avant la fin de l’essai. La posologie de l’estradiol 17 β et
celle des œstrogènes conjugués oraux ont été ajustées au cours des trois premiers cycles en
fonction des symptômes cliniques.

L’estradiol 17 β (2,5 g) administré avec ou sans progestérone s’est révélé efficace pour
soulager les symptômes climatériques chez 56 % des femmes. La prise d’œstrogènes
conjugués oraux (0,625 mg) avec ou sans progestérone a donné lieu à un soulagement des
symptômes chez 56 % et 40 % des patientes, respectivement. Après le premier cycle, la dose
d’estradiol 17 β a été ajustée à 3,75 g chez 34 % des femmes, alors que 24 % des femmes
recevant des œstrogènes conjugués par voie orale ont nécessité une augmentation à 0,9 mg.
Au début du 3e cycle, la dose d’estradiol 17 β a été augmentée à 5 g chez 9 % des femmes,
alors que la dose d’œstrogènes conjugués par voie orale a dû être augmentée à 1,25 mg chez
26 % des femmes pour réduire davantage ou éliminer les bouffées de chaleur et améliorer la
qualité du sommeil en réduisant les sueurs nocturnes (Figure 3).

L’estradiol 17 β et les œstrogènes conjugués par voie orale, administrés ou non avec de la
progestérone micronisée, ont tous deux entraîné une réduction des bouffées de chaleur et
de l’insomnie causée par les sueurs nocturnes. Le pourcentage de patientes dont l’état s’est
amélioré est devenu de plus en plus important au cours des trois premiers cycles grâce à
l’ajustement de la dose d’œstrogènes (Figure 3). Sur le plan de l’asthénie, l’amélioration a été
plus marquée chez les femmes recevant l’association d’estradiol 17 β et de progestérone
micronisée, comme cela a été déterminé lors du 2e cycle de traitement (p = 0,01). Aucune
différence n’a été observée entre les groupes de traitement pendant les cycles 1, 3 et 6
(Figure 4). Parmi les cas d’atrophie grave ou modérée de la muqueuse vaginale diagnostiqués
avant le traitement, 80 % (8/10), 100 % (5/5), 93 % (13/14) et 73 % (11/15) étaient revenus à la
normale à la fin du 6e cycle d’administration d’estradiol 17 β en monothérapie, d’œstrogènes
conjugués à prise orale en monothérapie, d’estradiol 17 β + progestérone micronisée et
d’œstrogènes conjugués oraux + progestérone micronisée, respectivement (Figure 5).
L’estradiol 17 β et les œstrogènes conjugués par voie orale ont tous deux procuré un
soulagement des symptômes climatériques et atrophiques urogénitaux.

L’administration de l’estradiol 17 β a donné lieu à des concentrations sériques d’estradiol 17 β (E2)


et d’estrone (E1) conformes aux paramètres préménopausiques. Le ratio E2/E1 chez les
patientes ayant reçu l’estradiol 17 β a été à peu près égal à la norme physiologique de 1 (1,192),
alors qu’il a été beaucoup plus faible parmi les patientes qui avaient reçu les œstrogènes
conjugués par voie orale (0,137). Les concentrations sériques d’hormone folliculostimulante
et d’hormone lutéinisante ont pu être été abaissées grâce à la prise des deux préparations

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 27 de 42


œstrogéniques, mais elles sont tout de même demeurées supérieures aux valeurs
préménopausiques. L’ajout de la progestérone micronisée au traitement a accru l’effet inhibiteur
de l’estradiol 17 β et des œstrogènes conjugués par voie orale sur l’hormone lutéinisante et
l’hormone folliculostimulante. Aucune variation de la concentration d’angiotensinogène n’a été
signalée chez les patientes recevant l’estradiol 17 β, alors qu’une augmentation de 2,5 fois a
été observée chez les femmes recevant des œstrogènes conjugués par voie orale, avec ou
sans progestérone. Les patientes qui ont reçu la progestérone micronisée par voie orale, peu
importe la préparation œstrogénique à laquelle elle était associée, ont présenté une concentration
d’aldostérone accrue. Aucun symptôme clinique ou effet indésirable n’a été associé à
l’augmentation des concentrations d’aldostérone et d’angiotensinogène; y compris l’absence
de variation significative de la tension artérielle diastolique et de la tension artérielle systolique
ou du poids. L’activité mitotique est demeurée faible dans tous les cas après trois jours ou plus
de traitement à la progestérone, et aucune patiente n’a présenté d’hyperplasie kystique ou
glandulaire. L’inhibition de la prolifération de l’endomètre observée chez les patientes recevant
200 mg de progestérone micronisée en association avec de l’estradiol 17 β ou des œstrogènes
conjugués par voie orale a semblé suffisante chez toutes les patientes. La plupart des patientes
(47 %) sont demeurées aménorrhéiques, et 34 % d’entre elles ont présenté des saignements de
retrait réguliers. Selon les données dont on dispose à l’heure actuelle, l’estradiol 17 β administré
en association avec de la progestérone micronisée par voie orale procure un soulagement
efficace des symptômes climatériques et urogénitaux sans incidence sur la fonction hépatique,
tout en maintenant le ratio E2/E1 sérique conforme à la norme physiologique de 1,0.

Figure 3 – Pourcentage de réduction des bouffées de chaleur et d’amélioration de la


qualité du sommeil au cours des trois premiers cycles d’hormonothérapie substitutive
Réduction des bouffées
de chaleur (%)

1er 2e 3e
Amélioration de la qualité
du sommeil (%)

1er 2e 3e

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Figure 4 – Pourcentage de réduction de l’asthénie (cycles 1 à 6)

Réduction de l’asthénie (%)

1er 2e 3e 6e

Figure 5 – Effet de l’hormonothérapie substitutive sur la muqueuse vaginale


Atrophie
Modéré
Normal
Inconnu
MUQUEUSE VAGINALE
Nombre de sujets

Avant le Avant le
3e 6e 3e 6e
traitement traitement

Essai March
Un autre essai à répartition aléatoire, à double insu et contrôlé par placebo a comparé l’efficacité
et l’innocuité de l’estradiol 17 β (2,5 g) à celles du placebo dans le traitement des symptômes
ménopausiques d’intensité modérée à grave. La méthodologie du protocole était la suivante :
essai d’une durée de 14 semaines, dont une période préliminaire de 2 semaines et une période
de traitement à double insu de 12 semaines au cours de laquelle les patientes ont reçu soit de
l’estradiol 17 β, soit un placebo sous forme de gel. Parmi les 44 patientes qui ont fait l’objet
d’une répartition aléatoire dans le cadre de l’essai, 22 ont reçu 2,5 g d’estradiol 17 β 3 semaines
par mois pendant une période de 3 mois, et 22 ont reçu un placebo. Huit patientes n’ont pas
mené l’essai à terme ou n’ont pas pu être évaluées pour déterminer l’efficacité du traitement.

Les patientes traitées à l’estradiol 17 β ont présenté une réponse significativement plus
importante sur le plan des symptômes vasomoteurs, comparativement aux patientes du groupe
placebo. À l’issue des 3 mois de traitement, 95 % des patientes traitées à l’estradiol 17 β ont

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 29 de 42


présenté une réduction de l’intensité de leurs symptômes vasomoteurs, comparativement à
39 % des patientes du groupe placebo. Les patientes traitées à l’estradiol 17 β ont présenté
une réduction statistiquement significative de la fréquence des crises vasomotrices,
comparativement aux patientes du groupe placebo. En tout, 65 à 85 % des patientes traitées à
l’estradiol 17 β ont présenté moins d’épisodes de bouffées de chaleur, comparativement à 30 %
des patientes du groupe placebo. L’activité hormonale (telle que déterminée au moyen de la
cytologie vaginale) et les taux d’estradiol ont été marqués par une augmentation statistiquement
significative chez les patientes traitées à l’estradiol 17 β, comparativement aux patientes du
groupe placebo. Les taux d’hormone folliculostimulante ont été réduits de façon significative
chez les patientes traitées à l’estradiol 17 β, comparativement aux patientes du groupe placebo.

Les effets indésirables, d’intensité légère ou modérée, étaient conformes à ceux associés
à l’œstrogénothérapie substitutive. Parmi les 16 patientes qui ont présenté des effets
indésirables, 6 recevaient de l’estradiol 17 β. Les patientes traitées à l’estradiol 17 β
ont signalé un peu plus d’effets indésirables que les patientes du groupe placebo.

Essai Christiansen
Un troisième essai à répartition aléatoire, à double insu et mené auprès de groupes parallèles,
a évalué l’efficacité et l’innocuité de l’estradiol 17 β administré seul ou en association avec
du calcium, avec ou sans progestérone micronisée, dans le traitement des symptômes de
la ménopause, comparativement à l’administration de calcium seul ou d’un placebo.

Parmi les 57 patientes qui ont participé à l’essai, d’une durée de 2 ans, 29 ont reçu de
l’estradiol 17 β. Au cours de la deuxième année, de la progestérone a été ajoutée ouvertement
au traitement des patientes ayant reçu l’estradiol 17 β. L’efficacité et l’innocuité ont été
déterminées grâce à l’évaluation des symptômes de la ménopause à l’aide de l’indice de
Kupperman et de paramètres de laboratoire. Douze patientes ont abandonné le traitement
avant la fin de l’essai; 9 d’entre elles recevaient de l’estradiol 17 β.

Les groupes recevant l’estradiol 17 β ont présenté une réduction significative de leurs
symptômes ménopausiques. L’estradiol 17 β a eu une incidence sur les bouffées de chaleur,
l’insomnie et la nervosité. En ce qui a trait à l’intensité des symptômes vasomoteurs, la
différence entre les traitements était statistiquement significative à chaque visite (sauf à la visite
du mois 15). Les patientes du groupe placebo et du groupe calcium avaient au moins 70 % plus
de risques de présenter un plus grand nombre de symptômes que les patientes des groupes
estradiol 17 β. Au mois 12, l’ajout de la progestérone par voie orale chez les patientes sous
estradiol 17 β n’a pas semblé avoir d’effet sur les symptômes ménopausiques.

L’effet indésirable le plus souvent signalé était un malaise gastro-intestinal secondaire à la


supplémentation en calcium. Deux cas de prurit et d’érythème au site d’application ont
également été signalés.

L’essai révèle que l’estradiol 17 β est efficace et sûr dans le traitement des
symptômes ménopausiques.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 30 de 42


16 TOXICOLOGIE NON CLINIQUE

Toxicologie générale

L’administration percutanée d’estradiol 17 β à des rates, à raison de 0,5 g/animal/jour


durant 13 semaines, a entraîné la suppression du cycle œstral normal après 4 semaines
et l’installation d’un œstrus permanent après 12 semaines. Une dose plus forte, soit de
2,5 g/animal/jour, a entraîné la suppression du cycle œstral normal après 2 semaines et
l’installation d’un œstrus permanent après 4 semaines. La stimulation œstrogénique s’est
accompagnée d’une diminution du poids des ovaires de 12 % et d’une augmentation du
poids de l’utérus de 60 %. L’examen histologique de 19 organes n’a fait ressortir aucune
modification permettant de conclure un effet toxique.

Dans un modèle d’expérimentation utilisant le cobaye, l’application d’estradiol 17 β (à 0,06 %)


n’a pas causé de dermatite allergique chez cet animal. On n’a observé aucune irritation cutanée
importante à la suite de l’application de 0,5 g d’estradiol 17 β (à 0,06 %) sur une surface
cutanée intacte ou abrasée d’un pouce carré chez le lapin.

Chez certaines espèces animales, l’administration continue et prolongée d’œstrogènes de


synthèse et d’œstrogènes naturels augmente la fréquence des carcinomes du sein, du col
de l’utérus, du vagin et du foie. L’administration percutanée d’estradiol 17 β (2,5 g/100 g et
7,5 g/100 g de poids corporel) à des rates a produit des effets thérapeutiques sur l’utérus et le
vagin, celles-ci montrant des signes d’œstrus sans effets secondaires de nature hyperplasique.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 31 de 42


RENSEIGNEMENTS SUR LE MÉDICAMENT POUR LA PATIENTE

LISEZ CE DOCUMENT POUR ASSURER UNE UTILISATION SÉCURITAIRE ET EFFICACE


DE VOTRE MÉDICAMENT

ESTROGEL®
Estradiol 17 β (sous forme de gel transdermique d’estradiol semi-hydraté)

Lisez ce qui suit attentivement avant de prendre ESTROGEL et lors de chaque renouvellement
de prescription. L’information présentée ici est un résumé et ne couvre pas tout ce qui a trait à
ce médicament. Discutez de votre état de santé et de votre traitement avec votre professionnel
de la santé et demandez-lui s’il possède de nouveaux renseignements au sujet d’ESTROGEL.

Mises en garde et précautions importantes

L’étude Women’s Health Initiative (WHI) est une étude clinique d’envergure visant à évaluer
les bienfaits et les risques liés au traitement associant œstrogènes + progestatif par voie
orale et à l’œstrogénothérapie simple, comparativement au placebo (pilule ne contenant pas
d’ingrédient actif) chez les femmes en postménopause.

Selon les résultats de l’étude WHI, l’association œstrogènes + progestatif par voie orale est
associée à un risque accru d’infarctus du myocarde (crise cardiaque), d’AVC, de cancer du
sein, d’embolie pulmonaire (formation de caillots de sang dans les poumons) et de thrombose
veineuse profonde (formation de caillots de sang dans les veines de gros calibre) chez les
femmes en postménopause.

L’étude de la WHI révèle également que l’œstrogénothérapie simple est associée à un risque
accru d’AVC et de thrombose veineuse profonde chez les femmes en postménopause ayant
subi une hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus).

Par conséquent, une attention particulière doit être accordée aux éléments suivants :
• le risque accru de cancer envahissant du sein, de crise cardiaque, d’AVC et de formation
de caillots de sang dans les poumons et dans les veines de gros calibre associé au
traitement œstrogènes + progestatif.
• le risque accru d’AVC et de formation de caillots de sang dans les veines de gros calibre
associé à l’œstrogénothérapie simple.
• le fait que les œstrogènes, associés ou non à un progestatif, ne doivent pas être utilisés
pour prévenir les maladies du cœur ou les AVC.
• le fait que les œstrogènes, associés ou non à un progestatif, doivent être utilisés à la
plus faible dose efficace et durant la période la plus courte possible. Un suivi médical
régulier est recommandé.

Pourquoi ESTROGEL est-il utilisé?


ESTROGEL s’utilise pour remplacer l’œstrogène chez les femmes en ménopause qui
présentent des symptômes ménopausiques, dont les bouffées de chaleur, les perturbations
du sommeil et la sécheresse vaginale. ESTROGEL ne doit pas être utilisé par des femmes
non hystérectomisées (qui n’ont pas subi l’ablation de l’utérus) à moins qu’il soit pris avec
un progestatif. ESTROGEL ne contient pas de progestatif.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 32 de 42


Vous devriez discuter sérieusement des risques et des avantages de l’hormonothérapie
substitutive (HTS) avec votre professionnel de la santé. Il faudrait discuter régulièrement
avec lui de la nécessité de poursuivre le traitement par ESTROGEL.

Comment ESTROGEL agit-il?


L’ingrédient médicinal que renferme ESTROGEL est l’estradiol, une hormone féminine
naturelle. Chez les femmes en bonne santé qui sont en âge d’avoir des enfants, l’estradiol
est le principal œstrogène produit par les ovaires.

À la ménopause, votre corps cesse de produire des œstrogènes. Lorsque votre taux
d’œstrogènes commence à diminuer, vous pouvez ressentir des symptômes, comme une
sensation de chaleur au niveau du visage, du cou et du buste, ou une sensation soudaine
et intense de chaleur et des sueurs, de la difficulté à dormir et une sécheresse vaginale.
Chez certaines femmes, les symptômes sont légers, mais chez d’autres, ils peuvent être plus
intenses. ESTROGEL vient donc suppléer cette carence en œstrogènes pour aider à atténuer
ces symptômes.

Quels sont les ingrédients dans ESTROGEL?

Ingrédient médicinal : estradiol 17 β (sous forme d’estradiol semi-hydraté).

Ingrédients non médicinaux : carbopol 980, eau purifiée, éthanol et triéthanolamine.

ESTROGEL est disponible sous les formes posologiques suivantes :


Gel transdermique, 0,06 % p/p

ESTROGEL est offert en flacon-doseur contenant 80 g de gel. Une pression complète sur le
poussoir (en enfonçant complètement la pompe) libère 1,25 g de gel. Cette quantité de gel
renferme 0,75 mg d’estradiol 17 β. La pompe contient 64 doses mesurées.

Ne prenez pas ESTROGEL si :


• vous êtes allergique à l’estradiol 17 β ou à l’un des ingrédients non médicinaux dans
ESTROGEL (voir Quels sont les ingrédients dans ESTROGEL?)
• vous avez une maladie du foie
• vous avez déjà eu un cancer du sein ou un cancer de l’endomètre (cancer de l’utérus)
• vous avez reçu un diagnostic d’hyperplasie de l’endomètre (prolifération exagérée de la
couche interne de l’utérus)
• vous avez déjà présenté des saignements vaginaux inexpliqués ou inattendus
• vous êtes enceinte ou pensez l’être
• vous allaitez
• vous avez déjà eu une maladie coronarienne (y compris un infarctus) ou un accident
vasculaire cérébral (AVC)
• vous avez des migraines
• vous avez des antécédents de formation de caillots de sang
• vous présentez une thrombophlébite évolutive (inflammation des veines)
• vous avez perdu la vue, complètement ou partiellement, à cause d’une maladie des
vaisseaux sanguins de vos yeux
• vous êtes atteinte d’un cancer hormonodépendant ou on soupçonne que vous l’êtes

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 33 de 42


Consultez votre professionnel de la santé avant de prendre ESTROGEL, afin de réduire
la possibilité d’effets indésirables et pour assurer la bonne utilisation du médicament.
Mentionnez à votre professionnel de la santé tous vos problèmes de santé, notamment si :
• vous avez déjà eu une maladie du foie, des tumeurs au foie ou une jaunisse (coloration
jaune du blanc des yeux ou de la peau), ou des démangeaisons en rapport avec la prise
d’œstrogènes ou durant la grossesse
• vous avez déjà eu une maladie des seins (y compris des masses sur les seins) et(ou) subi
une biopsie des seins, ou si une femme de votre famille a déjà eu un cancer du sein
• vous avez déjà eu une hyperplasie de l’endomètre (prolifération excessive de la couche
interne de l’utérus)
• vous avez déjà ressenti une pression ou une douleur dans le ventre ou la région pelvienne
• vous avez des antécédents de fibromes utérins (tissu anormalement épais dans l’utérus) ou
d’endométriose (anomalie de la couche interne de l’utérus)
• vous avez des antécédents personnels de maladie du cœur ou d’AVC ou des antécédents
familiaux de formation de caillots de sang
• vous avez des antécédents personnels de migraines
• vous avez des antécédents personnels de thrombophlébite évolutive (inflammation des veines)
• vous fumez
• vous faites de l’hypertension artérielle
• vous avez déjà eu une maladie des reins, fait de l’asthme ou de l’épilepsie (convulsions)
• vous avez eu une maladie des os (y compris certains problèmes métaboliques ou cancers
qui changent la quantité de calcium et de phosphore dans le sang)
• vous avez reçu un diagnostic de diabète
• vous avez reçu un diagnostic de porphyrie (maladie touchant un pigment du sang)
• vous avez un taux élevé de cholestérol ou de triglycérides (type de graisse dans le sang)
• vous avez déjà fait une dépression
• vous avez subi une hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus)
• vous avez reçu un diagnostic d’œdème angioneurotique (héréditaire ou acquis) ou si vous
avez connu des épisodes d’enflure rapide des mains, des pieds, du visage, des lèvres, des
yeux, de la langue, de la gorge (obstruction des voies respiratoires) ou du système digestif
• vous avez reçu un diagnostic de lupus
• vous avez reçu un diagnostic de perte de l’audition causée par une otospongiose
• vous êtes infectée par le virus de l’hépatite C (VHC)

Autres mises en garde à connaître :

Cancer du sein
• Les résultats de l’étude WHI révèlent que le traitement associant œstrogènes +
progestatif est associé à un risque accru de cancer du sein chez les femmes en
postménopause, comparativement au placebo.
• Selon les résultats de l’étude WHI, il n’y a aucune différence en ce qui concerne le
risque de cancer du sein entre les femmes en postménopause qui ont déjà subi une
hystérectomie et qui prennent des œstrogènes seuls et celles qui prennent un placebo.
• Les femmes qui ont déjà eu un cancer du sein ne doivent pas prendre des œstrogènes.
• De plus, les femmes qui ont des antécédents familiaux de cancer du sein ou qui ont déjà
eu des masses aux seins, celles qui ont subi des biopsies mammaires ou qui ont obtenu
un résultat anormal à une mammographie (radiographie des seins) doivent discuter avec
leur professionnel de la santé avant d’entreprendre une hormonothérapie.
• Les femmes devraient subir une mammographie avant le début de l’hormonothérapie
substitutive, et à intervalles réguliers pendant le traitement selon les recommandations
de leur professionnel de la santé.

ESTROGEL® (estradiol 17 sous forme d’estradiol semi-hydraté) Page 34 de 42


• L’examen régulier des seins par un professionnel de la santé ainsi que la pratique
régulière de l’autoexamen des seins sont recommandés à toutes les femmes.
Demandez à votre professionnel de la santé de vérifier votre technique d’autoexamen.

Prolifération excessive de la couche interne de l’utérus et cancer de l’utérus


• Le recours à l’œstrogénothérapie simple par les femmes en postménopause non
hystérectomisées est associé à une augmentation du risque d’hyperplasie de
l’endomètre (prolifération excessive de la couche interne de l’utérus), ce qui augmente
le risque de cancer de l’endomètre (cancer de la couche interne de l’utérus).
• Si vous n’avez pas subi d’hystérectomie, vous devez prendre un progestatif
(autre hormone) de façon régulière durant un certain nombre de jours chaque mois
pour réduire le risque d’hyperplasie de l’endomètre.
• Vous devriez discuter du traitement progestatif et des facteurs de risque liés à
l’hyperplasie et au carcinome de l’endomètre avec votre professionnel de la santé. Il est
également recommandé d’informer votre professionnel de la santé de tout saignement
vaginal inattendu ou inhabituel.
• Si vous avez subi une ablation de l’utérus, vous ne risquez pas de présenter une
hyperplasie ou un carcinome de l’endomètre. C’est pourquoi le traitement progestatif
n’est généralement pas requis chez les femmes hystérectomisées.

Cancer de l’ovaire
• Certaines études ont révélé que le traitement aux œstrogènes pendant une durée de
5 ans ou plus, administrés seuls ou en association avec un progestatif, est associé à
une augmentation du risque de cancer de l’ovaire.

Maladies du cœur et AVC


• Les résultats de l’étude WHI révèlent que le traitement associant œstrogènes +
progestatif est associé à un risque accru d’AVC et de maladie coronarienne chez
les femmes en postménopause, comparativement au placebo.
• Les résultats de l’étude de la WHI révèlent également que l’œstrogénothérapie simple
est associée à un risque accru d’AVC chez les femmes hystérectomisées en
postménopause, mais que comparativement au placebo, il n’y a aucune différence
sur le plan du risque de maladie coronarienne chez cette population de femmes.

Troubles de la coagulation
• Les résultats de l’étude WHI révèlent que le traitement associant œstrogènes +
progestatif est associé à un risque accru de formation de caillots de sang dans
les poumons et les veines de gros calibre chez les femmes en postménopause,
comparativement au placebo.
• Les résultats de l’étude WHI révèlent également que l’œstrogénothérapie simple est
associée à un risque accru de formation de caillots de sang dans les veines de gros
calibre chez les femmes hystérectomisées en postménopause, mais que
comparativement au placebo, il n’y a aucune différence pour ce qui est du risque de
formation de caillots de sang dans les poumons.
• Le risque de formation de caillots de sang augmente en fonction de l’âge, des
antécédents personnels ou familiaux de caillots de sang, du tabagisme et d’un excès
de poids important. Le risque de formation de caillots de sang augmente également
de façon temporaire en cas d’immobilisation prolongée et par suite d’une intervention
chirurgicale majeure. Vous devriez discuter avec votre professionnel de la santé des
facteurs de risque liés à la formation de caillots de sang puisque ces derniers peuvent
mettre la vie en danger ou causer des déficiences graves.

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Maladie de la vésicule biliaire
• Chez les femmes en postménopause, l’œstrogénothérapie a été associée à
une augmentation du risque de maladie de la vésicule biliaire nécessitant une
intervention chirurgicale.

Démence
• La Women’s Health Initiative Memory Study (WHIMS), une sous-étude réalisée dans le
cadre de l’essai WHI, a révélé que le traitement associant œstrogènes + progestatif par
voie orale est associé à un risque accru de démence (perte de mémoire et altération
des facultés intellectuelles) chez les femmes âgées de 65 ans ou plus, comparativement
au placebo.
• L’étude WHIMS n’a toutefois pas révélé de différence sur le plan du risque de démence
associée à l’œstrogénothérapie simple chez les femmes hystérectomisées en
postménopause âgées de 65 ans ou plus, comparativement au placebo.

Sensibilité de contact
• Appliquer des produits sur la peau peut donner lieu à des réactions de sensibilité de
contact. Bien qu’extrêmement rares, les réactions de sensibilité de la peau peuvent
se transformer en réaction d’hypersensibilité (réaction allergique) grave en cas
d’utilisation continue du gel.

Enfants
• ESTROGEL peut être transféré accidentellement à d’autres personnes à partir de la
zone cutanée où il a été appliqué.
• Ne laissez personne, en particulier des enfants, entrer en contact avec la zone de votre
peau exposée. Si nécessaire, couvrez le site d’application avec des vêtements une fois
que le gel est sec.
• Si un enfant entre en contact avec la zone de peau sur laquelle ESTROGEL a été
appliqué, la peau de l’enfant doit être lavée à l’eau et au savon dès que possible.
• Tout jeune enfant qui a été exposé à ESTROGEL peut présenter des signes de puberté
inattendus (par exemple, apparition de bourgeons mammaires). Dans la plupart des cas,
ces symptômes disparaissent lorsque l’enfant n’y est plus exposé.
• Si vous remarquez tout signe ou symptôme (par exemple, le développement des seins
ou autres changements sexuels) chez un enfant qui pourrait avoir été exposé
accidentellement à ESTROGEL, dites-le à votre professionnel de la santé.

Analyses sanguines et surveillance


• ESTROGEL ne doit être utilisé que sous la supervision d’un professionnel de la santé.
• Vous ferez l’objet d’un suivi régulier (au moins une fois par année) pour permettre de
repérer tout effet secondaire du médicament. La première visite de suivi devrait avoir
lieu de 3 à 6 mois après le début du traitement. Il se peut qu’à cette occasion, votre
professionnel de la santé vérifie votre pression sanguine et qu’il procède à un test
de Papanicolaou (test Pap) ainsi qu’à un examen de vos seins et à un examen
gynécologique. Vous devriez subir une mammographie avant de commencer votre
traitement, puis aux intervalles réguliers recommandés par votre professionnel de
la santé.
• Votre professionnel de la santé pourrait également demander que des analyses
sanguines soient faites. Ces tests permettront de vérifier votre taux de sucre dans le
sang, votre taux de calcium dans le sang, votre taux de cholestérol et de triglycérides,
ainsi que la santé de votre foie. C’est votre professionnel de la santé qui décidera du
moment pour effectuer les analyses sanguines et qui en interprétera les résultats.

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Mentionnez à votre professionnel de la santé toute la médication que vous prenez,
y compris les médicaments, les vitamines, les minéraux, les suppléments naturels
ou les produits de médecine douce.

Les produits qui suivent pourraient être associés à des interactions médicamenteuses
avec ESTROGEL :
• les barbituriques, des médicaments qui favorisent la détente et provoquent la somnolence;
ils sont utilisés notamment pour traiter l’anxiété et l’insomnie
• les anticonvulsivants, utilisés pour prévenir les convulsions, comme les hydantoïnes,
le phénobarbital, la carbamazépine, la phénytoïne, la lamotrigine
• le méprobamate, un tranquillisant utilisé pour traiter l’anxiété
• la rifampine, utilisée pour traiter les infections bactériennes, comme la tuberculose
• l’atorvastatine, utilisée pour réduire le cholestérol
• les antibiotiques, utilisés pour traiter les infections bactériennes
• l’aminoglutéthimide, utilisé pour traiter les problèmes de la glande surrénale tels que le
syndrome de Cushing ou le cancer
• certains produits à base d’herbes médicinales, comme le millepertuis, qui est utilisé pour
traiter la dépression
• les antidiabétiques tels que la troglitazone, utilisée pour traiter le diabète de type 2
• la vitamine C (acide ascorbique)
• l’acétaminophène, utilisé pour traiter la douleur et la fièvre
• les contraceptifs oraux (« la pilule ») contenant de l’éthinylœstradiol
• les progestatifs
• les médicaments utilisés pour traiter l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) tels que
l’association ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, ou un traitement
associant le glécaprévir et le pibrentasvir
• les anticoagulants, utilisés pour éclaircir le sang et prévenir la formation de caillots sanguins
• les médicaments utilisés pour maîtriser l’hypertension artérielle
• ESTROGEL pourrait altérer les résultats de certaines analyses sanguines. Si vous devez
subir des analyses sanguines, dites à votre professionnel de la santé que vous
prenez ESTROGEL

Comment prendre ESTROGEL :


• ESTROGEL est uniquement conçu pour un usage topique.
• ESTROGEL contient de l’alcool. Il peut provoquer une sensation de brûlure sur une
peau abîmée.
• ESTROGEL est inflammable jusqu’à ce qu’il soit sec.
• ESTROGEL ne tache pas et ne dégage aucune odeur.
• Votre professionnel de la santé vous prescrira la dose d’ESTROGEL adaptée à vos
besoins. Deux mois après le début de votre traitement, une fois que vous aurez bien
maîtrisé la technique d’application de votre gel, votre professionnel de la santé effectuera
une analyse sanguine pour déterminer la quantité d’estradiol dans votre sang. Il est possible
qu’il augmente ou réduise votre dose. Une sensibilité des seins ou des saignements sont
des signes que la dose est trop élevée. Par contre, si la dose choisie ne permet pas de
maîtriser vos symptômes de ménopause, il se peut qu’elle soit trop faible. Ne modifiez pas
la dose de votre médicament sans en parler à votre professionnel de la santé.
• ESTROGEL doit être appliqué de façon cyclique, en respectant l’un des
calendriers suivants :
• Chaque mois civil : du jour 1 au jour 25.
• Chaque cycle de 28 jours : du jour 1 au jour 21.

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• Si vous n’êtes plus menstruée ou que vos menstruations sont devenues irrégulières, vous
pouvez commencer à prendre ESTROGEL à n’importe quel moment. Si vos symptômes
ne sont pas maîtrisés pendant la période sans traitement, parlez-en à votre professionnel
de la santé. Il se peut qu’il vous recommande d’appliquer ESTROGEL de façon continue.
• ESTROGEL peut être appliqué le matin ou le soir, de préférence environ à la même heure
chaque jour.
• N’appliquez PAS ESTROGEL :
o sur les seins
o sur le visage
o sur une peau irritée ou abîmée

Utilisation du flacon-doseur ESTROGEL


1. Retirez le capuchon du flacon-doseur.

2. Amorcez la pompe.
• Lorsque vous ouvrez un nouveau flacon-doseur, pressez une ou deux fois sur son
poussoir pour amorcer la pompe.
• Débarrassez-vous du gel obtenu en amorçant la pompe.

3. Prenez votre dose.


• Lavez et séchez vos mains et les surfaces de peau où vous appliquerez le gel.
• Pressez le poussoir avec votre main en l’enfonçant complètement une première fois.
• Recueillez le gel dans votre main.
• Appliquez le gel sur une grande surface de peau propre et sèche (au moins 2 000 cm2),
ce qui correspond environ à 4 fois la taille de votre main.
• Répétez les étapes décrites ci-dessus, mais cette fois, appliquez le gel sur une autre
partie de votre corps.
• Si vous appliquez ESTROGEL sur vos bras, utilisez la main opposée pour étendre la
seconde quantité de gel sur l’autre bras.
• Laissez sécher les zones traitées pendant deux minutes avant de les recouvrir
de vêtements.
• Remettez toujours le capuchon sur l’embout du poussoir après chaque utilisation.

Dose habituelle :
2,5 g de gel par jour. Pour obtenir cette dose, enfoncez complètement le poussoir du flacon-
doseur à deux reprises.

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Surdosage :
Si vous pensez que vous ou qu’une personne dont vous vous occupez avez pris trop
d’ESTROGEL, contactez immédiatement un professionnel de la santé, le service des urgences
d’un hôpital ou votre centre antipoison régional, même en l’absence de symptômes.

Les symptômes suivants peuvent apparaître lorsqu’une personne prend accidentellement


une trop grande quantité d’ESTROGEL : nausées, sensibilité aux seins, rétention d’eau,
crampes abdominales, maux de tête, étourdissements, ballonnements et, chez la femme,
saignements vaginaux.

Dose oubliée :
En cas d’oubli, la dose d’ESTROGEL manquée doit être prise dès que possible. S’il est presque
l’heure de la dose suivante, il convient de sauter la dose oubliée et de prendre seulement la
dose habituelle. Ne doublez pas la dose d’ESTROGEL. Si vous n’êtes pas certaine de savoir
quoi faire, consultez votre professionnel de la santé.

Quels sont les effets secondaires qui pourraient être associés à ESTROGEL?
Voici certains des effets secondaires possibles que vous pourriez ressentir lorsque vous prenez
ESTROGEL. Si vous ressentez des effets secondaires qui ne font pas partie de cette liste,
avisez votre professionnel de la santé.

Parmi les effets secondaires possibles, on compte les suivants :


• maux de tête;
• sensibilité ou gonflement des seins;
• rétention d’eau (ballonnements, enflure);
• nausées, vomissements, maux de ventre (crampes, pression, douleur);
• crampes menstruelles;
• démangeaisons et écoulement vaginaux;
• douleur durant les relations sexuelles;
• changement du désir sexuel;
• douleur au moment d’uriner ou difficulté à uriner;
• syndrome prémenstruel (SPM);
• marques ou taches brunes sur la peau exposée (masque de grossesse);
• éruptions sur la peau, nodules ou bosses rouges sensibles ou autres réactions de la peau;
• irritation de la peau aux endroits où ESTROGEL a été appliqué;
• perte de cheveux, présence excessive de poils;
• acné;
• accentuation des varices (veines visibles et proéminentes);
• nervosité, irritabilité;
• fatigue, épuisement;
• intolérance aux lentilles cornéennes;
• changement de l’appétit et du poids;
• douleur dans les articulations et les muscles.

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Effets secondaires graves et mesures à prendre
Consultez votre Cessez de
professionnel prendre des
de la santé médicaments
Symptôme / effet
Seulement et obtenez de
Dans tous
si l’effet l’aide médicale
les cas
est grave immédiatement
COURANT

Masses aux seins √

Saignements vaginaux inattendus : saignements ou



tachetures en dehors de la période des règles
PEU COURANT
Migraine : mal de tête intense souvent accompagné
de nausées, de vomissements et d’une sensibilité à √
la lumière
Accident vasculaire cérébral (AVC) : mal de tête intense
et soudain ou aggravation d’un mal de tête, vomissements,
étourdissements, perte de conscience, altération de la vue

ou de la parole, faiblesse ou insensibilité touchant un bras,
une jambe ou le visage, confusion soudaine, difficulté à
marcher ou perte d’équilibre ou de coordination
RARE
Infarctus du myocarde (crise cardiaque) : sensation
de pression ou de serrement entre les omoplates, dans
la poitrine, la mâchoire, le bras gauche ou la partie
supérieure de l’abdomen, essoufflement, étourdissements,

fatigue, sensation de tête légère, peau moite,
transpiration, indigestion, anxiété, impression d’être sur
le point de s’évanouir et battements de cœur pouvant
être irréguliers
Hypertension (haute pression) : essoufflement, fatigue,
étourdissements ou évanouissement, douleur ou lourdeur
à la poitrine, enflure des chevilles et des jambes, √
coloration bleutée des lèvres et de la peau, cœur qui bat
rapidement ou palpitations cardiaques
Dépression : humeur maussade persistante, difficulté à
dormir ou sommeil excessif, changement de l’appétit ou

du poids, sentiment de dévalorisation, refus de participer à
des activités sociales
Problèmes au foie : jaunissement de la peau ou du blanc
des yeux (jaunisse), douleur ou gonflement dans la partie

supérieure droite du ventre, nausées ou vomissements,
urine plus foncée que d’habitude, fatigue inhabituelle
TRÈS RARE
Hyperplasie de l’endomètre (prolifération excessive de

la couche interne de l’utérus) : menstruations plus

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Effets secondaires graves et mesures à prendre
Consultez votre Cessez de
professionnel prendre des
de la santé médicaments
Symptôme / effet
Seulement et obtenez de
Dans tous
si l’effet l’aide médicale
les cas
est grave immédiatement
abondantes et(ou) plus longues que la normale,
saignements entre les périodes de règles, saignements
vaginaux après la ménopause
Palpitations cardiaques : battements de cœur rapides,

irréguliers ou plus forts
FRÉQUENCE INCONNUE
Thrombose veineuse profonde (caillot de sang dans
les veines profondes de la jambe ou du bras) : douleur,

enflure, jambe ou bras pouvant être rouge et chaud
au toucher
Embolie pulmonaire (caillot de sang dans un poumon) :
douleur thoracique en « coup de poignard » qui peut

s’aggraver à l’inspiration profonde, toux, présence de
sang dans les crachats, essoufflement
Caillot de sang dans l’œil : perte soudaine (partielle ou

complète) de la vue
Troubles de la vésicule biliaire : fièvre, nausées,
vomissements, douleur qui irradie dans l’épaule ou le dos,

douleur intense dans la partie supérieure droite
de l’abdomen

En cas de symptôme ou d’effet secondaire gênant non mentionné dans le présent document ou
d’aggravation d’un symptôme ou d’effet secondaire vous empêchant de vaquer à vos occupations
quotidiennes, parlez-en à votre professionnel de la santé.

Déclaration des effets secondaires

Vous pouvez déclarer des effets secondaires soupçonnés d’être associés à l’utilisation d’un
produit à Santé Canada :

• En visitant le site Web des déclarations des effets indésirables


(https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-
sante/medeffet-canada/declaration-effets-indesirables.html) pour savoir comment
faire une déclaration en ligne, par courriel ou par télécopieur;
ou
• En téléphonant sans frais au 1-866-234-2345.

REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si vous avez besoin de renseignements


sur le traitement des effets secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne donne pas de
conseils médicaux.

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Entreposage :
Le capuchon doit toujours être remis correctement sur le flacon d’ESTROGEL, et le produit doit
être conservé à la température ambiante (15 à 30 °C).
Garder hors de la portée et de la vue des enfants.

Pour en savoir davantage au sujet d’ESTROGEL :


• Communiquer avec votre professionnel de la santé.
• Lire la monographie de produit intégrale rédigée à l’intention des professionnels de la
santé, qui renferme également les renseignements sur le médicament pour la patiente.
Ce document est disponible sur le site Web de Santé Canada
(https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-
sante/medicaments/base-donnees-produits-pharmaceutiques.html), le site Web du
fabricant (https://www.organon.com/canada-fr/), ou peut être obtenu en téléphonant
au 1-844-820-5468.

Le présent dépliant a été rédigé par Organon Canada Inc.

Dernière révision : 2024-03-06


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N.V. Organon, utilisée sous licence.
© 2023 Groupe des compagnies Organon. Tous droits réservés.

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