Berrakchaab L3A
Berrakchaab L3A
PANNEAUX PHOTOVOLTAIQUES
Présenté par :
BERRAK ABDELBASSET
CHAAB MOSSAAB
Introduction générale………………….………………… 1
- Bibliographie ……………………………………………………..42
- Annexe 1………………………………………………………….44
- Annexe 2………………………………………………………….45
Liste des figures :
CHAPITRE I :
Figure I.01 : le soleil…………………………………………………………………………4
CHAPITRE II :
Figure II.01 : Analyse spectrale du rayonnement solaire …………………………………..14
La production d'énergie est un défi de grande importance pour les années à venir, les besoins
énergétiques des sociétés industrialisées ainsi que les pays en voie de développement ne cessant de
se multiplier. Cette production a triplé depuis les années 60 à nos jours. La totalité de la
production mondiale d’énergie provient de sources fossiles. La consommation de ces sources
donne lieu à des émissions de gaz à effet de serre et donc une augmentation de la pollution. De
plus le recours excessif au stock de ressources naturelles réduit les réserves de ce type d’énergie
de façon dangereuse pour les générations futures.
Par énergie renouvelable, on entend des énergies issues du soleil, du vent, de la chaleur de la terre,
de l’eau ou encore de la biomasse. À la différence des énergies fossiles, les énergies renouvelables
sont des énergies à ressource illimitée, inépuisables et facilement exploitables. En effet, le secteur
des énergies renouvelables est le seul qui se distingue par sa capacité à réduire les émissions de
gaz à effet de serre et la pollution et à exploiter des sources d’énergie locales et décentralisées. Ces
sources d’énergie ne sont pas touchées par la volatilité des marchés des combustibles fossiles et
présentent l’avantage supplémentaire de stimuler l’emploi.
Le soleil fournit une énergie lumineuse grandiose à la Terre. Mais le problème réside dans le fait
que la forme sous laquelle nous recevons l’énergie n’est pas nécessairement celle sous laquelle
cette énergie est utilisable. C’est pourquoi, nous devons utiliser des processus de conversion de
l’énergie. Par exemple, les cellules solaires photovoltaïques permettent de convertir l’énergie
lumineuse du soleil en énergie électrique.
1
Chapitre I :
Les énergies
renouvelables
2
I. Les énergies renouvelables :
I.1. Introduction :
Dans le monde, la production d’énergie électrique vient principalement des énergies fossiles et
combustibles d’origine nucléaire. Un recours systématique aux carburants fossiles, tels que le
pétrole, le charbon ou le gaz naturel elle conduit à un dégagement massif de gaz polluants et de
gaz à effet de serre. La production électrique à partir de combustibles fossiles est à l’origine de
40% des émissions mondiales de CO2.
L’énergie d’origine nucléaire, qui ne rejette pas directement de gaz carbonique, souffre
généralement d’une mauvaise image médiatique à cause des risques importants encourus.
Certes, les risques d’accident liés à leur exploitation sont très faibles mais les conséquences d’un
accident seraient désastreuses. Par ailleurs, le traitement des déchets issus de ce mode de
production est très coûteux : la radioactivité des produits traités reste élevée durant de nombreuses
années, ce qui nuit à l’homme et à l’environnement (la faune et la flore)
Enfin, les réserves d’uranium sont comme celles du pétrole, limitées (moins de cent ans au rythme
actuel de consommation). [2]
Pour remédier à tous ces problèmes, nous recourons aux énergies renouvelables :
Les énergies renouvelables sont des énergies qui peuvent être régénérées naturellement.
l'énergie solaire
l'énergie éolienne
3
I.2.1 L’énergie solaire :
Non polluante, économique, disponible, aisément transformable, telle est l’énergie solaire. Grâce à
des équipements robustes et fiables, les modules photovoltaïques, elle permet de produire de
l’électricité.
I.2.1.1. Le soleil :
Le soleil est une étoile de forme pseudo-sphérique dont le diamètre atteint 139.104 Km.
Malgré la distance considérable qui sépare le soleil de la terre ,150millions de kilomètres environ,
la couche terrestre reçoit une quantité d’énergie importante 180millions de giga watts, c’est pour
ça que l’énergie solaire se présente bien comme une alternative aux sources d’énergie fossiles.
4
I.2.1.2. Types d’énergie solaire :
Les adeptes de l’énergie solaire se plaisent à rappeler que toute forme d’énergie sur terre a pour
origine le soleil.
Que ce soit les vents engendrés par les fluctuations de températures à la surface de la terre, le
cycle de l’eau qui s’évapore sous ses rayons, la biomasse qui transforme son énergie en matière
organique ou même les combustibles fossiles façonnés lentement par sa chaleur, il est
indispensable à toute forme d’énergie terrestre. [3]
L’énergie solaire passive est une énergie abondante et non polluante qui suppose la conception de
bâtiments et la mise en place des composants de construction appropriés.
Le chauffage solaire passif fonctionne comme suit : l'énergie lumineuse du Soleil qui pénètre à
l’intérieur des pièces par les fenêtres est absorbée par les murs, les planchers et les meubles, puis
libérée sous forme de chaleur. Des baies vitrées ainsi que la thermo-circulation permettent de faire
diminuer la consommation en d'autres énergies. [4]
Donc l’énergie solaire passive peut être utilisée avec profit tout en améliorant significativement le
confort des occupants.
5
I.2.1.4. L’éclairage naturel :
L’éclairage naturel est défini par l’apport lumineux fournit par le soleil, et est source de lumière
dynamique, elle varie continuellement a travers la journée.
L'énergie solaire thermique désigne l'énergie récupérée à partir de la lumière du soleil par des
capteurs solaires thermiques vitrés pour assurer le chauffage.
Les rayons du soleil, piégés par des capteurs thermiques vitrés, transmettent leur énergie à des
absorbeurs métalliques - lesquels réchauffent un réseau de tuyaux de cuivre où circule un fluide
caloporteur. Cet échangeur chauffe à son tour l’eau stockée dans un cumulus.
Un chauffe-eau solaire produit de l’eau chaude sanitaire ou du chauffage généralement diffusé par
un "plancher solaire direct". [5]
6
I.[Link]. L’énergie solaire thermique à haute température :
La concentration du rayonnement solaire sur une surface de captage permet d’obtenir de très
hautes températures généralement comprises entre 400 °C et 1 000 °C.
La chaleur solaire produit de la vapeur qui alimente une turbine qui alimente elle-même un
générateur qui produit de l’électricité, c’est l’hélio-thermodynamie que Trois technologies
distinctes sont utilisées dans les centrales solaires à concentration :
• Dans les concentrateurs paraboliques, les rayons du soleil convergent vers un seul point, le
foyer d’une parabole.
• Dans les centrales à tour, des centaines voire des milliers de miroirs (héliostats) suivent la course
du soleil et concentrent son rayonnement sur un récepteur central placé au sommet d’une tour.
7
• Troisième technologie : des capteurs cylindro-paraboliques concentrent les rayons du soleil vers
un tube caloporteur situé au foyer du capteur solaire.
8
I.2.1.6. L’énergie solaire photovoltaïque :
L’énergie photovoltaïque est la conversion directe de lumière solaire en électricité. Le mot "photo"
vient du grec qui veut dire lumière et "voltaïque" vient du nom d'un physicien Italien Alessandro
Volta qui a beaucoup contribué à la découverte de l'électricité et d'après son nom on a aussi
nommé l'unité de tension électrique le "volt".
L’énergie photovoltaïque est la manière la plus élégante de produire de l'électricité. Elle se produit
sans bruit, sans parties mécaniques, et sous pollution.
Donc l’énergie solaire photovoltaïque est une forme d’énergie renouvelable, elle permet de
produire de l’électricité par transformation d’une partie de rayonnement solaire grâce à une cellule
photovoltaïque.
9
I.2.1.7. l’énergie éolienne :
L'aérogénérateur utilise l'énergie cinétique du vent pour entraîner l'arbre de son rotor : cette
énergie cinétique est convertie en énergie mécanique qui est elle-même transformée en énergie
électrique par une génératrice électromagnétique solidaire au rotor. L'électricité peut être envoyée
dans le réseau de distribution, stockée dans des accumulateurs ou être utilisée par des charges
isolées.
• Les éoliennes exploitent le mouvement de l'air pour produire de l'énergie et cela par la
conversion de l'énergie cinétique du vent en énergie mécanique ou électrique.
• L'énergie éolienne, ne produit pas de pollution et constitue une forme d'énergie indéfiniment
durable.
• Le vent tourne les pales de l'hélice qui a leurs tours font tourner l'arbre d'une génératrice
produisant de l'électricité.
L’énergie hydraulique fonctionne un peu comme l’énergie éolienne : le mouvement de l’eau fait
tourner une turbine qui produit de l’électricité. Plus l’eau coule vite, plus l’énergie produite est
importante. En effet, la quantité d’énergie produite dépend de la pression et du volume d’eau à
disposition. La pression est elle-même liée à la différence de hauteur entre la surface du lac et la
position de la turbine. Ce mode de production d’électricité est l’un des plus propres et des plus
efficaces (pas de déchets ni de CO2 ).
Il s’appuie sur une ressource puissante et illimitée qui n’a pas besoin d’être transformée : l’eau
passe à travers une centrale, et en ressort intacte ! [6].
I.2.1.9. la biomasse :
Elle est la source d’énergie principale pour cuisiner et se chauffer. Cette biomasse qui comprend
tous les produits obtenus à partir de plantes ou de résidus de plantes, secs ou déshydratés comme
le bois, la paille, les grignons d’olives, la bagasse de la canne a sucre, est exploitée par combustion
ou métabolisation. Mais pour être une réelle énergie renouvelable, les quantités brûlées ne doivent
pas excéder les quantités produites. En fonction des besoins elle permet une production de chaleur
ou d’électricité. De ce fait, sa participation à la production d’énergie mondiale est énorme par
rapport aux autres énergies [7].
10
I.2.1.10. la géothermie :
La chaleur naturellement présente dans le sous-sol de notre planète représente une formidable
source d’énergie. Plus on creuse profondément, plus on atteint des températures élevées. La
géothermie utilise cette chaleur pour le chauffage et la production d’électricité [6].
Selon la température des différentes couches du sol, on qualifie la géothermie de « haute énergie »
(150 °C), « moyenne énergie » (entre 90 et 150 °C), « basse énergie » (entre 30 et 90 °C) et de «
très basse énergie » (moins de 30 °C). Ainsi, plus on s’enfonce dans la terre, plus la température y
est élevée et on pourra en faire des usages différents
• L'énergie géothermique est une puissance développée par l'exploitation de la chaleur sous la
surface de la terre.
• Des puits sont utilisés pour transporter la vapeur et l'eau chaude dans les profondeurs de la terre,
jusqu' à la surface. L'eau chaude utilisée fait tourner les turbines afin de produire l'énergie
électrique ou chauffer des locaux.
11
Chapitre II :
Généralité sur les
systèmes
photovoltaïques
12
II. Généralité sur les systèmes photovoltaïques
II.1 introduction :
L’énergie solaire photovoltaïque provient de la transformation directe d’une partie de la
lumière en électricité. Cette conversion s’effectue par le biais d’une cellule dite photovoltaïque
(PV) basé sur un phénomène physique appelé effet photovoltaïque qui consiste à produire une
force électromotrice lorsque la cellule est exposée à la lumière. La tension générée peut varier
en fonction du matériau utilisé pour la fabrication de la cellule. L’association de plusieurs cellules
en série /parallèle donne lieu à un générateur photovoltaïque (GPV) qui a une caractéristique
courant-tension (I-V) non linéaire présentant un point de puissance maximale. De nos jours et
selon le besoin, l’énergie électrique produite est disponible sous forme d’électricité directe
(alimenté une charge) ou stockée en batteries. Pour bien comprendre ce phénomène, nous avons
rappelé dans ce chapitre quelques notions de base sur l’effet photovoltaïque, Le principe de la
cellule photovoltaïque et leurs différents modèles.
L’énergie solaire est la ressource énergétique la plus abondante sur terre. Elle est à l’origine de la
majorité des énergies renouvelables, mais elle est très atténuée. Le rayonnement solaire peut être
utilisé pour produire soit directement de l'électricité à l'aide de semi-conducteur photovoltaïque,
soit de la chaleur solaire thermique pour le chauffage ou la production électrique [8].
L’énergie solaire se présente bien comme une alternative aux autres sources d’énergie, elle
représente un potentiel considérable. En effet, la terre reçoit plus de 3000 h de lumière solaire par
année avec un haut niveau d’éclairement. Avec une optimisation des angles de réception, la
moyenne annuelle journalière est de 5 à 7 kWh /m²/jour [9].
13
Figure II.01 : Analyse spectrale du rayonnement solaire [10]
Le soleil est une étoile parmi tant d’autres. Il a un diamètre de 1390000 km, soit environ 50 fois
celui de la terre. Il est compose à 80% d’hydrogéné, 19% d’hélium et 1% d’un mélange de 100
éléments, soit pratiquement tous les éléments chimiques connus depuis que Langevin et Perrin,
s’appuyant sur la théorie de la relativité d’Einstein, ont émis l’idée il y a une soixantaine d’années
que c’est l’énergie de fusion nucléaire qui fournit au soleil sa puissance.
Il est aujourd’hui admis que le soleil est une bombe thermonucléaire hydrogène-hélium
transforment chaque seconde 564 millions de tonnes d’hydrogène en 560 millions tonnes
d’hélium, la réaction se faisant dans son noyau à la température d’environ 25 millions de degrés
Celsius.
Ainsi, à chaque seconde le soleil est allégé de 4 millions de tonnes dispersées sous forme de
rayonnement [11].
Au sol, le rayonnement a au moins deux composantes : une composante directe et une composante
diffuse (rayonnement incident diffusé ou réfléchi par un obstacle : nuage, sol) Sa valeur dépend de
la pression, l’altitude et de l’angle d’incidence des rayons lumineux.
L’intégration de l’irradiante sur la totalité du spectre permet d’obtenir la puissance P(W. 𝑚2)
fournie par le rayonnement. Pour simplifier on utilise les notions suivantes.
ℎ.𝑐
𝐸= (II.1)
𝜆
h : la constante de Planck [j. 𝑠-1 ].
C : la vitesse de la lumière [m. 𝑠-1].
λ : la longueur d’onde [m].
Ainsi, plus la longueur d'onde est courte, plus l'énergie du photon est grande [13]. Une façon
Commode d'exprimer cette énergie est :
1.26
𝐸= (II.2)
𝜆
15
Le soleil émet un rayonnement électromagnétique compris dans une bande de longueur d’onde
variant de 0,22 à 10 microns (μm) [14]
L’effet fut étudié dans les solides tels que le sélénium par Heinrich Hertz dès les années 1870.
Avec des rendements de l’ordre de 1%, le sélénium fut rapidement adopté par les photographes
comme luxmètre [15].
De rapides progrès furent obtenus dès les années 1950 par les équipes de Bell Laboratoires qui
fabriquèrent la première cellule au silicium cristallin de rendement 4% à partir du procédé de
tirage Czochralski. L’industrie des semi-conducteurs contribua largement au développement des
cellules solaires.
La taille des cellules PV accompagna la progression de la dimension des wafers de l’industrie des
circuits intégrés, de 5,08 cm dans le début des années 70, à 7,62 cm à la fin des années 70, et à
10,16 cm au début des années 80, avant de s’émanciper par la découverte de la croissance de
lingots multi cristallins parallélépipédiques qui donnèrent des plaquettes carrées de 10 cm de côté
et qui atteignent aujourd’hui couramment 12.5 à 15 cm de côté [15].
La cellule la plus commune d’aujourd’hui est une cellule simple au silicium de jonction PN avec
un rendement qui arrive jusqu’à environ 17% [16]. Ce matériau semi-conducteur comporte deux
parties, l’une présentant un excès d’électrons et l’autre un déficit en électrons, dites
respectivement dopée de type n et dopée de type p (Figure II.03). Les contacts de la face éclairée
de la cellule ont la structure d’une grille afin de n’occulter qu’une faible partie de la surface (5 à
10%). La face arrière peut être entièrement métallisée.
16
Figure 1I.03 : Représentation schématique d’une pile solaire à jonction PN standard.
II.3.3. Rendement :
Le rendement de la cellule PV est un des critères de qualité de ce type de capteur. Ainsi, cette
mesure est effectuée selon des normes précises en fixant un type de spectre lumineux, une
pression et une température de fonctionnement. Nous parlons ici uniquement du rendement global
de conversion d'énergie des photons en électrons traduit par la puissance électrique délivrée par les
cellules PV, par rapport à un éclairement de 1000 W/m² de type AM1.5 pour pouvoir ainsi
effectuer des comparaisons objectives des diverses performances de cellules.
Le rendement dépend du matériau utilisé et des pertes liées à la technologie mise en œuvre pour
réaliser une cellule. Parmi les matériaux les plus utilisés et en raison de son faible coût, on trouve
le silicium (Si) sous ses différentes formes cristallines (monocristallin, poly cristallin ou bien
amorphe), Les panneaux PV avec des cellules monocristallines sont les photopiles de la première
génération, Ils sont composés de cristaux de silicium de grande pureté.
II.3.4. Fonctionnement :
Lorsque cette cellule sera exposée au rayonnement, les photons créent des paires d’électron trou
avec une énergie plus grande que la bande d’énergie du semi-conducteur. Ceci s’appelle l’effet
photovoltaïque, a été découvert par Edmond Becquerel en 1889[15].
Les porteurs de charge nouvellement créés dans la région d’épuisement sont séparés par le champ
électrique existant. Ceci mène à une accumulation d’un potentiel de tension appelé photo-voltage.
Dès qu’une charge sera reliée à la cellule, cette tension causera un courant (appelé le photo-
courant) qui circulera dans le circuit.
17
II.4. Caractéristiques et modélisation de la cellule photovoltaïque :
[Link]èle électriques d’une cellule photovoltaïque :
La (figure II.04) présente le schéma équivalent d’une cellule photovoltaïque sous éclairement. Il
correspond à un générateur de courant Iph monté en parallèle avec une diode.
Ces résistances ont une certaine influence sur la caractéristique I =f (V) de la cellule l :
L’expression résultante à une caractéristique courant-tension (I-V) après tout calcule est :
v+(I∗Rs) V+R(I∗Rs)
𝐼 = Iph − Isat [exp ( ) − 1] − ( ) (II.4)
nVt Rsh
Les expressions de (𝐼𝑝ℎ) et de (𝐼𝑠𝑎𝑡) le courant de saturation de la diode sont donnés par :
𝐺
Iph = [𝐼sc + (𝑘i ∗ (𝑇 − 298))] ∗ 1000 (II.5)
1 1
𝑉co 𝜏 3 𝑞+𝐸g∗(298−𝜏)
Isat = [𝐼sc ∗ 𝑒𝑥𝑝 (𝑛.𝑉t) − 1] ∗ [298] ∗ 𝑒𝑥𝑝 [ ] (II.6)
𝑛.𝐾
18
D’où :
𝐼𝑝ℎ : Photo courant produit.
𝐼𝑠𝑎𝑡 : Courant de saturation de la diode
𝑅𝑠ℎ: La résistance série et la résistance parallèle, respectivement.
Vt KT/q Tension thermique à la température T.
q : Charge de l’électron (1.602.10-19 19C )
K : Constante de Boltzmann (1.381.10-23 23 J/k)
Ki : Constante (1.2 A/ cm2 K 3 )
n : Facteur de non idéalité de la jonction
T : Température effective de la cellule en degré Kelvin
Eg : énergie de gap (pour le silicium cristallin est égale à 1.12 eV)
G : l’ensoleillement en W /m²
Ces paramètres peuvent être déterminés à partir des courbes courant-tension, ou de l’équation
caractéristique. Les plus usuels sont les suivantes :
C’est le courant pour lequel la tension aux bornes de la cellule ou du générateur PV est nulle. Dans
le cas idéal (𝑅𝑠 nulle et 𝑅𝑠ℎ infinie), ce courant se confond avec le photo-courant 𝐼𝑝ℎ dans le cas
contraire, en annulant la tension V dans l’équation (II.4), on obtient :
𝑞(𝐼cc*R𝑠) (𝐼cc*R𝑠)
𝐼cc=I𝑝ℎ − 𝐼sat [𝑒𝑥𝑝 ( ) − 1] − (II.7)
𝑛𝐾𝑇 𝑅sh
Pour la plupart des cellules (dont la résistance série est faible), on peut négliger le terme
𝑞(𝐼cc*R𝑠)
𝐼sat [𝑒𝑥𝑝 ( ) − 1] devant 𝐼𝑝ℎ. L’expression approchée du courant de court-circuit et alors :
𝑛𝐾𝑇
𝐼ph
𝐼cc ≅ 𝑅s (II.8)
(1+ )
𝑅sh
( 𝐼𝑐𝑐 = 𝐼𝑝ℎ ).
C’est la tension 𝑉 𝑐𝑜 pour laquelle le courant débité par le générateur photovoltaïque est nul (c’est
la tension maximale d’une photopile ou d’un générateur photovoltaïque)
𝑞.𝑉 𝑉
𝑉co=I𝑐𝑐 − 𝐼sat [𝑒𝑥𝑝 (𝑛𝐾𝑇) − 1] − 𝑅sh (II.9)
19
II.4.2.3. Puissance de la cellule PV :
P VI (II.11)
Pour une cellule solaire idéale, la puissance maximale 𝑃𝑚𝑎𝑥 correspondrait donc à la tension de
circuit ouvert 𝑉𝑐𝑜 multipliée par le courant de court-circuit 𝐼𝑐𝑐 :
En pratique, la courbe caractéristique d'une cellule PV est plus "arrondie" (figure II.05) et la
tension au point de puissance maximale 𝑉𝑃𝑚𝑎𝑥 est inférieure à la tension de circuit ouvert 𝑉𝑐𝑜, de
même que le courant fourni 𝐼𝑃𝑚𝑎𝑥 est inférieur, pour cette même tension, au courant de court
circuit . L’expression de la puissance en ce point est donnée par :
20
II.4.2.5. Rendement énergétique :
C’est le rapport entre la puissance électrique maximale fournie par la cellule (𝐼𝑜𝑝𝑡, 𝑉𝑜𝑝𝑡) et la
puissance solaire incidente. Il est donné par :
𝑃max 𝐼maxVmax
𝜂= = (II.14)
𝑃inc 𝑃inc
Avec 𝑃𝑖𝑛𝑐 est égale au produit de l’éclairement et de la surface totale des photopiles. C e paramètre
reflète la qualité de conversion de l’énergie solaire en énergie électrique.
On appelle facteur de forme FF, dit aussi facteur de courbe ou facteur de remplissage (fille factor),
le rapport entre la puissance maximum fournie par la cellule (𝐼𝑚𝑎𝑥, 𝑉𝑚𝑎𝑥) et le produit du courant
de court-circuit 𝐼𝑐𝑐 par la tension de circuit-ouvert 𝑉𝑐𝑜 (c'est-à-dire la puissance maximale d’une
cellule idéale). Le facteur de forme indique la qualité de la cellule ; plus il s’approche de l’unité
plus la cellule est performante, Il est de l’ordre de 0.7 pour les cellules performantes ; et diminue
avec la température.
Il traduit l’influence des pertes par les deux résistances parasites 𝑅𝑠 et 𝑅𝑠ℎ. Il est défini par :
𝑃max 𝐼maxVmax
𝐹𝐹 = 𝐼cc𝑉𝑐𝑜 = (II.15)
𝐼cc𝑉𝑐𝑜
La puissance électrique produite par une cellule industrialisée est très faible typiquement de 1 à
3W avec une tension de moins d’un volt [18].
Une cellule en tant que telle, étant donnée la faible tension à ses bornes ne suffît pas pour
constituer à elle seule un générateur PV. Pour élever la tension, les cellules sont commercialisées
sous forme des modules photovoltaïques. La plupart des fabricants de modules associent 36
cellules en série
Afin d’augmenter la tension d’utilisation, les cellules PV sont connectées en série. La tension
nominale du module est habituellement adaptée à la charge.
De plus, la fragilité des cellules au bris et à la corrosion exige une protection envers leur
environnement et celles-ci sont généralement encapsulées sous verre ou sous composé plastique.
Le tout est appelé un module photovoltaïque.
21
Toutefois, il importe de prendre quelques précautions car l’existence de cellules moins efficaces
ou l’occlusion d’une ou plusieurs cellules (dues à de l’ombrage, de la poussière, etc.) peuvent
endommager les cellules de façon permanente.
Dans un groupement de Np cellules en parallèle, les cellules sont soumises à la même tension et la
caractéristique résultante du groupement est obtenue par l’addition des courant .la (figure II.16)
montre la caractéristique résultante (Ipcc, Vpco) Avec : 𝐼𝑝𝑐𝑐 = 𝑛𝑝 ∗ 𝐼𝑐𝑐 𝑒𝑡 𝑉𝑝𝑐𝑜 = 𝑉𝑐𝑜 [19]
22
II.5.2.3 Association en série/parallèle :
Selon l’association en série et en parallèle de ces cellules, les valeurs du courant de court-circuit
total et de la tension à vide totale son données par les relations suivant : = 𝑛𝑝 ∗ 𝐼𝑐𝑐 𝑒𝑡 𝑉𝑠𝑝𝑐𝑜 = 𝑛𝑠 ∗
𝑉𝑐𝑜 [19]
Une baisse de l’ensoleillement provoque une diminution de la création de paires électron-trou avec
un courant changé à l’obscurité. Le courant du panneau solaire étant égal à la soustraction de la
photo courant et du courant de diode à l’obscurité, il y’a une baisse du courant solaire 𝐼𝑐𝑐
proportionnelle à la variation de l’ensoleillement accompagnée d’une très légère diminution de la
tension 𝑉𝑐𝑜 et donc un décalage du point 𝑃𝑚𝑎𝑥 du panneau solaire vers les puissances inférieures.
Les graphes suivants représentent les caractéristiques P(V) et I(V) respectivement d’un générateur
photovoltaïque pour une température constante (T=25°C) et un ensoleillement variable.
23
Figure II.09 : L’influence de l’éclairement sur la caractéristique I=f(V).
Il est clair que la valeur du courant de court-circuit est directement proportionnelle à l’intensité du
rayonnement. Par contre, la tension en circuit ouvert ne varie pas dans les mêmes proportions,
mais reste quasiment identique même à faible éclairement.
On s'aperçoit que le courant délivré par chaque cellule dépend de la température interne de la
jonction PN qui constitue la cellule PV.
24
circuit ouvert décroît en fonction d'une augmentation de la température. Par conséquent, on perd
de la puissance disponible aux bornes du module PV. Les graphes suivants représentent des
courbes I(V) et P(V) pour différentes températures de fonctionnement du module photovoltaïque à
une irradiation constante.
Nous remarquons que la température à une influence négligeable sur la valeur du courant de court-
circuit. Par contre, la tension en circuit ouvert baisse assez fortement lorsque la température
25
II.7. Étude et Présentation d’un système de captage photovoltaïque :
L’intérêt essentiel des générateurs photovoltaïques est la possibilité d’autonomi énergétique qu’ils
permettent. Les premiers générateurs ont été utilisés en 1958 pour les satellites, puis très
largement par la suite pour l’exploration de l’espace. Les premières installations photovoltaïques
utilisées au sol datent de 1956 et ont été conçues pour des applications en sites isolés et
principalement dans les pays en voie de développement ou les réseaux de distribution d’énergie
sont généralement restreints aux grands centres urbains.
Un système photovoltaïque (PV) se compose dans son ensemble d’un champ de modules
(générateur photovoltaïque) et d’un ensemble de composants qui adapte l’électricité produite par
les modules aux spécifications des récepteurs, comprend tous les équipements entre le champ de
modules et la charge finale.
II.8. Conclusion :
Cet état de l’art préliminaire a permis de présenter les points qu’il faut améliorer sur les systèmes
de conversion photovoltaïque (PV). En effet, étant donnée la recrudescence d’intérêts sur les
énergies renouvelables, il est nécessaire, si l’on souhaite que le PV connaisse l’essor espéré dans
l’avenir, d’améliorer et de sécuriser ce type de conversion d’énergie.
26
Chapitre III :
Dimensionnement
d’une installation
photovoltaïque
27
III .Dimensionnement d’un système photovoltaïque :
[Link] :
Une installation photovoltaïque raccordée au réseau est une installation qui produit de l'électricité
grâce au soleil et pour laquelle tout ou partie de l’électricité produite est injectée sur le réseau
électrique. Elle est constituée essentiellement de modules photovoltaïques et des onduleurs.
Dans le cas du raccordement du réseau, notre installation sera composée de panneaux solaires
photovoltaïques et d’onduleurs. De ce fait nous procédons au dimensionnement d’une manière un
peu plus concrète que celle du système autonome.
𝐸i = 𝑃𝑖 ∗ 𝑡i (III.1)
Avec :
Cette relation permet de calculer le besoin journalier en énergie d’une application qui est le
produit de la puissance consommée par le temps d’utilisation par jour.
28
L’énergie totale moyenne nécessaire chaque jours E (Wh /j) est la somme des consommations
énergétiques des divers équipements constituant le système à étudier, à savoir les lampes
d’éclairage, les appareils électroniques, etc.… ;
𝐸 = ∑𝑖 𝐸i (III.2)
Woodworking 2 4000 8 64
machine
Compresseur 1 1500 3 4.5
d’air
lamp 5 12 9 0.54
ordinateur 1 500 5 2.5
total 71.54
Son orientation ou bien l’azimut, c’est-à-dire l’angle qu’il fera avec l’axe nord-sud dans le plan
horizontal.
Son inclinaison, c’est-à-dire l’angle qu’il fera avec le plan horizontal.
- Pour l’orientation :
La position du soleil évolue au cours de la journée (et des saisons). Le matin à l’Est, au zénith en
milieu de journée et à l’Ouest le soir. Mais il faut également considérer ici que l’axe de la terre
n’est pas vertical.
Par conséquent :
Si vous êtes dans l’hémisphère sud, il vous faudra orienter vos panneaux solaires vers le
nord pour une installation totalement rentable.
Si voue êtes dans l’hémisphère nord, une orientation plein sud de vos panneaux
photovoltaïque vous permettra de capter un maximum d’énergie solaire.
29
- Pour l’inclinaison :
L’inclinaison optimale généralement décidée d’un panneau solaire est donc fixe. On la choisit de
manière à favoriser la production énergétique du mois le moins ensoleillé de la période envisagé
d’exploitation, face au sud dans l’hémisphère nord.
Donc on oriente notre panneau vers le sud pour une inclinaison de 31°.
30
III..2.3. Dimensionnement des modules photovoltaïque.
Les installations photovoltaïques sont classées en fonction de la puissance crête donnée en WC,
cette puissance représente la puissance maximale qui peut être fournie par la centrale dans des
conditions standards d’ensoleillements.
Les conditions standards d’ensoleillements sont définies par une irradiante de 1000 W.m -2 et une
température de 20°C.
On calcul cette puissance de façon à satisfaire les besoins pendant la période la plus défavorable
en utilisant la formule suivante :
𝐸b
𝑃c = 𝐼𝑟∗𝐾 (III.3)
K: Facteur de correction prenant en compte les divers rendements, a pour valeur moyen 0.75
(sans unité).
Le mois le plus défavorable à Fès est Décembre ; le jour typique de ce mois a une irradiation
globale Ir=4.12
Mois jan Fév mar Avr mai juin juil aout sept oct nov déc
Irradiation 4.97 4.94 6.77 7.16 7.90 8.66 9.41 9.24 7.09 6.63 5 4.12
solaire
(Kwh/[Link])
Donc :
71.54
𝑃c =
4.12 ∗ 0.75
𝑃c = 23.15 𝐾𝑤𝑐.
31
Le tableau montre les tensions du système correspondantes à chaque intervalle de puissance crête.
A partir de la puissance crête des panneaux polycristalin 290Wc (voir Annexe 1), nous
déterminons le nombre des panneaux solaire nécessaire à l’installation.
A.N :
23150
𝑁p =
290
𝑁p = 79.82 ≈ 80 panneaux
A= 10*8
A= 80m2
Longeur : 1956 mm
Largeur : 992mm
Donc : S = 1.956*0.992
S=1.94m2
St=1.94*80
32
St=155.2m2
La surface totale du champ PV est supérieur à la surface du toit disponible, donc on utilise
juste 50% de consommation.
Alors
71.54 ∗ 50
𝐸𝑏 =
100
𝐸𝑏 = 35.77𝐾𝑤ℎ/𝑗
La nouvelle puissance crête est :
35.77
𝑃c =
4.12 ∗ 0.75
𝑃c = 11.57 𝐾𝑤𝑐
Le nombre de panneaux :
11570
𝑁p =
290
𝑁p = 39.89 ≈ 40 𝑝𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢𝑥
Surface totale du champ PV :
𝑆𝑡 = 1.94 ∗ 40
𝑆𝑡 = 77.6𝑚²
Alors la surface totale du champ est inférieure à la surface du toit disponible.
- Compatibilité en tension.
- Compatibilité en courant.
- Compatibilité en puissance.
Compatibilité en tension :
Un onduleur est caractérisé par une tension d’entrée maximale admissible. Si la tension délivrée
par les modules est supérieure à, l’onduleur risque d’être endommagé.
Cette valeur maximale apparait sur la fiche technique de l’onduleur. Le nombre des modules
photovoltaïque à mettre en série peut être déterminé par cette tension maximale et dépend aussi
de la tension des modules photovoltaïque.
33
Plage de tension MPPT :
Notons sur la courbe caractéristique d’un module PV deux points supplémentaires importants :
Certains onduleurs disposent d’un seul tracker (onduleurs mono-tracker), et d’autres en sont
dotés de plusieurs (onduleurs multi-trackers).
La méthode est basée sur la régulation instantanée du courant et de la tension de façon à exploiter
le générateur PV sur son point de puissance maximal. En effet, dans la mesure où le MPP dépend
de la température et de l’intensité du rayonnement, il doit être recalculé en permanence.
Cependant, le système MPPT ne fonctionne que pour une plage de tension d’entrée d’onduleur
définie par le fabricant. Ainsi, la courbe suivante permet de comprendre facilement que si la
tension d’entrée de l’onduleur est inférieure à la tension minimale MPPT alors l’onduleur fournit
34
au réseau la puissance correspondante à la tension minimale MPPT cela induit une perte de
puissance du groupe PV.
Il faut s’assurer que la tension délivrée par le groupe PV est comprise dans la plage de tension
MPPT de l’onduleur. Si ce n’est pas le cas, l’installation risque une perte de puissance.
Cette plage de tension MPPT va donc également avoir un impact sur le nombre de modules PV en
série. En effet, quelque soit la température des modules, l’idéal est d’obtenir une tension délivrée
par le groupe PV comprise dans la plage MPPT.
Ainsi, pour calculer le nombre de modules en série nécessaires, les deux critères suivants doivent
êtrerespectés :
La tension MPP délivrée par la chaîne PV, à une température des modules de - 20°C et sous
une irradiation de 1000W.m-2, doit être inférieure à la valeur maximale de la plage de tension
MPPT de l’onduleur. Cette condition permet la détermination du nombre maximum de modules
PV en série.
La tension MPP délivrée par la chaîne PV, à une température des modules de 70°C et sous
une irradiation de 1000W.m-2, doit être supérieure à la valeur minimale de la plage de tension
MPPT de l’onduleur. Cette condition permet la détermination du nombre minimum de modules
PV en série.
Pour calculer ces deux nombres min et max (modules en séries), nous nous sommes basés sur les
formules suivantes :
𝑈𝑚𝑝𝑝𝑡. 𝑚𝑖𝑛
nombre minimale de module en série = 𝐸 + [ ]
𝑈𝑚𝑚𝑝 ∗ 0.85
𝑈𝑚𝑝𝑝𝑡. 𝑚𝑎𝑥
nombre maximale de module en série = 𝐸 + [ ]
𝑈𝑚𝑚𝑝 ∗ 1.15
35
A.N :
420
nombre minimale de module en série = 𝐸 + [35.75∗0.85]=14
800
nombre maximale de module en série = 𝐸 + [35.75∗1.15]=19
Avec :
Compatibilité en courant :
Un onduleur est caractérisé par un courant maximal admissible en entrée. Ce courant d’entrée
limite correspond au courant maximal que peut supporter l’onduleur côté DC.
Ainsi, lorsque le courant d’entrée de l’onduleur côté DC est supérieur au courant maximal
admissible par l’onduleur celui-ci continue de fonctionner mais fournit au réseau la puissance
correspondante à son courant maximal.
Le courant débité par le groupe PV ne devra pas dépasser la valeur du courant maximal admissible
par l’onduleur. Lors du dimensionnement, le courant délivré par la chaine PV est égal au courant
de court-circuit des modules PV, noté et indiqué sur la fiche technique des modules PV. La valeur
de va déterminer le nombre maximum de chaîne PV en parallèle. Cela dépendra évidemment du
courant délivré par une chaîne PV.
𝐼𝑚𝑎𝑥
nombre minimale de module en série = 𝐸 + [ ]
𝐼𝑚𝑚𝑝
A.N :
75
nombre minimale de module en série = 𝐸 + [ ]=9
8.12
Avec :
Les onduleurs sont également caractérisés par une puissance maximale admissible en entrée.
Lorsque la puissance en entrée de l’onduleur est supérieure à la puissance maximale admissible
par l’onduleur, il fournit au réseau sa puissance maximale. Cependant, cette puissance n’est pas la
puissance maximale pouvant être délivré par les modules, car l’onduleur se règle sur un point de
fonctionnement (couple tension-courant) ne correspondant pas au point de puissance maximale.
Le groupe PV ne délivre alors pas toute sa puissance : il est sous-exploité par rapport à sa capacité.
La puissance maximale admissible est indiquée sur la fiche technique de l’onduleur.
Il faut veiller que la puissance du groupe PV ne dépasse pas la puissance maximale admissible en
entrée. Etant donné que la puissance délivrée par le groupe PV varie en fonction de la luminosité
et de la température, on prendra en compte la puissance crête des modules pour le calcul de
dimensionnement. Il faudra alors s’assurer que la somme des puissances crêtes de tous les
modules du groupe PV soit inférieure à la puissance maximale admissible par l’onduleur.
Idéalement, la puissance délivrée par le groupe PV doit être sensiblement égale à la puissance
maximale admissible de l’onduleur.
A partir de la puissance crête de l’onduleur sunways pt 30k (voir Annexe 2), nous déterminons le
nombre des onduleurs nécessaire à l’installation.
Nous appliquons la formule suivante :
𝑃𝑐
𝑁o = 𝑃𝑜 (III.5)
A.N :
11.57
𝑁o = = 0.37 ≈ 1
31
𝑁𝑝 40
𝑁= = = 40
𝑁𝑜 1
Le choix de la section des câbles s’effectue selon les deux critères majeurs : la chute de tension
admissible dans le câble et le courant admissible Iz dans le câble.
La chute de tension :
En théorie, un câble est un conducteur parfait de résistance nulle. En pratique, il n’est pas un
parfait conducteur et se modélise par une résistance comme représenté sur la Figure III.05.
37
Figure III.05: modélisation d’un câble.
La résistance R du câble va provoquer une chute de potentiel entre les deux points A et B du
câble. En effet, d’après la loi d’Ohm :
𝑈 = 𝑉A − 𝑉B = 𝑅 ∗ 𝐼 (III.6)
𝑅 = 0 ⟹ 𝑈 = 0 ⟹ 𝑉A = 𝑉B (III.7)
Or, en réalité R > 0, ce qui implique : VA > VB on a une chute de potentiel plus communément
appelée chute de tension. Cette chute correspond physiquement à une dissipation d’énergie par
effet Joule, c’est-à-dire à un échauffement du câble.
Dans une installation photovoltaïque, l’échauffement induit des pertes de puissance. Le guide de
l’UTE C15-712 relatif aux installations PV indique que la chute de tension devra être inférieure à
3%, idéalement 1%.
Avec :
38
A.N :
2 ∗ 0.02314 ∗ 15 ∗ 8.12
𝑆= = 5.25𝑚𝑚² ≈ 6𝑚𝑚²
0.03 ∗ 35.75
2 ∗ 0.02314 ∗ 15 ∗ 8.12
𝜀′ = = 0.026
6 ∗ 35.75
Courant admissible :
Le courant admissible d’un câble est la valeur maximale de l’intensité du courant pouvant
parcourir en permanence, un conducteur, sans que sa température soit supérieure à sa température
spécifiée.
En fonctionnement normal, le courant maximal d’emploi doit être pris égal 1.25*I CC.
39
Conclusion Générale
40
Conclusion Générale :
Dans le nouveau contexte de changement majeur provoqué par les énergies renouvelables et
l’évolution de la distribution électrique et pour mieux comprendre le comportement des systèmes
photovoltaïque, il est nécessaire en particulier de mettre en évidence, des notions sur cette énergie.
L’objectif de notre mémoire consistait à étudier les énergies renouvelables précisément le système
photovoltaïque et son utilisation dans la génération d'énergie.
Dans le deuxième chapitre on a exposé des généralités concernant les cellules photovoltaïques
leur principe de fonctionnement et le structure physique d’une cellule photovoltaïque en
expliquant brièvement le phénomène photovoltaïque et nous avons mentionné les caractéristiques
et modélisation de la cellule photovoltaïque.
Cette étude a apporté les éléments nécessaires pour la mise en place du dimensionnement d’un
système photovoltaïque.
41
Bibliographie :
[1] KHADRAOUI ZAKARIA « Etude d’une centrale solaire thermique » MASTER GENIE
MECANIQUE-UNIVERSITE BADJI MOKHTAR ANNABA-2017.
[3] Diane Bastien « le potentiel des énergies solaires au Québec» [Link]. Physique, candidate au
doctorat en Génie du bâtiment, Designer Passive House26 septembre 2013.
[5] [Link]
[6] [Link]
[7] [Link]
42
[14] : J .Royer, T. Djiako, E. Schiler et B. Sadasy, «Le pompage photovoltaïque» université
d’ottawa ,1998.
[15] : [Link], «Les piles solaires, le composent et ces applications» Préface de [Link].
[16] : H.J. Möller. Semiconductors for Solar Cells. Artech House, Inc, Norwood, MA, 1993.
[18] : C. Bernard, [Link], D. Lebrun, J.F Muraz, P. Stassi « Station solaire autonome pour
l’alimentation des antennes de l’expérience de radio détection l’observatoire Pierre Auger
».2006.
[20] : Antonio Luque and Steven «Hegedus, Handbook of Photovoltaic Science and
Engineering», John Wiley & Sons Ltd, 2003
[22] : S. Sumathi, « Solar PV and wind Energy conversion systems »,spningens,switzer land
2015.
[23] [Link]
[24] [Link]
43
Annexe 1 : fiche technique de module elysun polycristallin 290 Wc [24] :
44
Annexe 2 : fiche technique de l’onduleur sunways pt 30k :
45