droit des obligations :
introduction générale au droit des contrats :
le contrat est présent un peu près partout et depuis presque toujours (le droit des contrats
remonte à la tout fin de l’empire romain)
un contrat c’est un accord de volonté destiné à produire des effets de droit (situations
extrêmement quotidienne : emprunter de l’argent pour valoir un appart = accord de volonté
avec le banquier , acheter une baguette de pain = accord de volonté avec le boulanger,
prendre le RER avec un ticket, consentir à une donation..)
Section 1 : la notion de contrat
la notion de contrat est aujourd'hui définie par le code civil comme c’est souvent le cas, il ya
aussi la réforme des contrats avec l’ordonnance du 10 fev 2016 entré en vigueur le 1er oct
2016 (clarifie un certain nombre de notions car le droit des contrats était ancient)
def contrat -> art 1101 du CV : “le contrat est un accord de volonté entre deux ou plusieurs
personnes destinés à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations”
ce contrat est placé par le CV sous l'égide de grand principe directeurs :
● la liberté contractuelle
c’est une notion prévu à l’art 1102 CV alinéa 1 : “chacun est libre de contracter ou de ne pas
contracter, de choisir son contractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat dans
les limites fixées par la loi”
-> cette liberté contractuelle régit le moment de la formation du contrat , un fois le contrat
formé, les parties ne sont plus libres mais engagé par la lettre de la convention (donc une
liberté qui s’exerce avant la formation du contrat),
toutefois cette liberté contractuelle après la formation du contrat demeure essentielle, car
elle est reconnue par le CC° depuis la décision du 13 juin 2013 (= la liberté contractuelle est
une liberté fondamentale désormais et est tenu d'être respecté -> s’impose même aux
législateurs)
-> cette liberté contractuelle permet aux contractants de choisir avec qui il va contracter,
mais c’est aussi la liberté de choisir le contenu du contrat (on peut contracter sur ce que l’on
veut en principe) mais c’est aussi la liberté de contracter ou de ne pas contracter
-> cette liberté contractuelle même si elle est protégé par la C°, ne peut être exercé que
dans certaine limites (liberté contractuelle n'est pas absolue)
-> alinéa 2 de l’art 1102 CV “la liberté contractuelle ne permet pas de déroger aux règles qui
intéressent l’ordre pb” (contractant ne peuvent pas échapper à l’application de règle
impérative / le législateur ne peut pas supprimer la liberté contractuelle même si il peut
l'encadrer pour peu que les atteinte à la liberté contractuelle ne soit pas disproportionné et
qu’elles suivent un but légitime)
-> ex : permis de conduire + voiture = obligation de souscrire / contracter à une assurance
automobile (le choix du contenu du contrat est limité + obligation de contracter donc atteinte
à la liberté contractuelle mesurée
-> toutefois elle n'est pas supprimée car un minimum de choix dans le contenu du contrat et
du contractant) + justifié par un impératif légitime car cette obligation de contracter à une
assurance permet d’indemniser les victimes de l’accident
● la force obligatoire
-> art 1103 CV (ancien art 1134 alinéa 1 CV) : “les contrats légalement formés tiennent lieu
de loi à ceux qui les ont fait”
-> les contrats ont force obligatoire (= s’impose aux partis car les parties sont tenue par une
promesse contractuelle) = les parties doivent se tenir au contrat comme si c'était la loi qui
leur avaient imposés ces obligations (le contrat contraire à la loi ne doit pas être appliqué
toutefois)
-> ordonnance de 2016 a introduit dans le CV un mécanisme de révision pour imprévisions
du contrat (art 1195 CV = en cas de bouleversement des circonstances imprévisible sous
certaines conditions le juge peut réviser le contrat / le rééquilibrer pour faire face aux
circonstances)
-> ce mécanisme est dérogatoire de la liberté du contrat (jusqu'à la réforme de 2016 ce
mécanisme était contraire et repoussé donc par la jurisprudence -> le juge l’utilise peu)
-> une fois engagé le contrat a force obligatoire (on doit s'en tenir à sa lettre
● la bonne foi contractuelle
-> art 1104 CV “les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi”
-> reprend la lettre de l’ancien art 1134 alinéa 3 du code civil et reprend le droit antérieur à la
réforme de 2016 : l'idée de cette disposition est qu’il ne suffit pas de s’en tenir à la lettre du
contrat pour exécuter la convention, il faut encore que cette dernière soit exécuté de bonne
foi (collaborer avec le contractant en lui signalant des difficultés et l’aide à exécuter ses
obligations pour arriver à l'accomplissement commun du but prévu par leur accord / “réaliser
l’esprit du contrat”)
1) le contrat et l’engagement unilatéral de volonté
si on réduit la def du contrat à l'essentiel : on confronte le contrat a certaines notions
proches qui se distinguent du contrat car soit elles ne reposent pas sur un accord de volonté
soit parce qu’elles ne produisent pas d’effets de droit
engagement unilatéral de volonté : acte juridique par lequel une personne s’engage seule en
créant une obligation à sa charge (une personne se constitue débitrice par les faits de sa
seule volonté)
-> les points de similitude qui justifie qu’on confronte l'engagement unilatéral au contrat :
- acte juridique car c’est une manifestation de volonté destiné à produire des effets de
droit (art 1100-1 CV : “Ils peuvent être conventionnels ou unilatéraux”)
la différence est que le contrat est un accord de volonté à contrario de l'engagement
unilatéral qui repose sur une seule volonté (il est rare que les actes juridiques unilatéraux
soit créateur d’obligation à la charge de leur auteurs : renonciation à un droit par ex ->
volonté n’a pas conséquence de créer une obligation mais d'éteindre un droit et donc plutôt
disparaître une obligation)
cette hypothèse de l'engagement unilatéral de volonté fait débat en droit civil des obligations
depuis longtemps, une majorité de la doctrine considère que l'engagement unilatéral ne peut
pas faire partie du droit civil mais l’autre partie estime que cette engagement à un rôle à
jouer à coté du contrat
cette engagement unilatéral est naturelle et est plus facilement envisageable qu’un contrat
(plus naturel de vouloir tout seul qu'à plusieurs) -> admission de cette forme d’engagement
est compliqué de devenir égal au contrat :
- avant la réforme, le CV ne disait rien sur cet engagement unilatéral de volonté
(même s’il il n’en parle pas cela ne signifie pas que les auteurs condamne cette
forme particulière d'engagement -> depuis la réforme du CV on parle de cet
engagement à l’art 1100-1 CV)
-> cet art n’est toutefois pas un argument car la renonciation est un acte juridique unilatéral
mais n’est pas créateur de droit ou encore le testament qui existait avant et apres la reforme
et est un acte juridique unilatéral (mais il ya une condition de forme pour être appliqué : la
mort)
il ya un obstacle fondamental qui rend pbmatique l'admissibilité de l’EUV : cet engagement
se heurte à la notion d'obligation dans la mesure où elle doit admettre l'hypothèse d’une
obligation sans créancier (ex : vieille dame qui perd son chta et veut le récupérer, donc met
une annonce dans sa cage d’escalier pour dire qu’elle donne 1000e en échange de son chat
-> EUV donc dame est débitrice est doit donner 1000 à celui qui lui rapporte son chat ->
mais pas sure d’avoir créancier si personne lui rapporte son chat donc c’est une obligation
qui ne réunissait pas 2 personnes or c’est ce qui définit une obligation, le débiteur aurait une
charge sans créancier au bout -> donc pas vraiment d'obligation / difficile d’admettre la
création d'une obligation si pas de créancier derrière)
la jurisprudence s’est longtemps montrée réticente à l'hypothèse de l’EUV jusqu'à la fin du
20es (début depuis napoléon) jusqu'à cet arrêt 1ere chambre civile CC du 10 oct 1995 rendu
en matière d’obligation naturel (admet la transformation d’une obligation naturelle en
obligation civile -> CC admet cette transformation et dit que cette transformation (“novation”)
repose sur un engagement unilatéral de volonté -> admet l’EUV dans le cas de la
transformation de l’obligation naturelle en obligation civile
traditionnellement, certains auteurs avaient tendance à recourir pour expliquer cette
transformation à la notion de novation pour diverses raisons :
- la novation aurait supposé l’obligation civile déjà né (mot de novation pas admissible
donc CC parle de transformation mais ce mot n’existe pas dans les mécanisme
juridiques -> la CC pour expliquer ce mot de transformation trouve l’EUV -> permet
de donner du contenu à la notion de transformation et permet d'éviter la difficulté
majeur de l’EUV qui est l’obligation sans créancier -> l’obligation naturelle implique
un debiteur / creancier donc elle surmonte le pb du manque de créancier
-
cette jurisprudence a manifesté la fin de l'hostilité envers l’EUV, la jurisprudence aujourd'hui
(plus nécessaire depuis la réforme de passer par l’EUV pour justifier cette transformation ->
art 1100 alinéa 2 CV “les obligations peuvent naître de la promesse d'exécution d’un devoir
de conscience envers autrui” = si le juge veut rendre obligatoire un devoir de conscience en
une obligation civile il a plus la nécessité de convoquer la notion d'EUV il lui suffit d'évoquer
l’art 1100 alinéa 2
la réforme du droit contrat a rendu inutile le recours à l’EUV en matière d’obligations
naturelle mais celui ci est toujours en vie avec un renouveau car il est admis par d’autres
système juridique notamment par le code civil belge (depuis la réforme du droit des
obligations applicable depuis janvier 2023
-> un chapitre entier est consacré à l’EUV-> concernant la fr de + en + de décision admette
le jue de l’EUV + bcp de juridiction du fond admette que l'EUV est désormais une source
d’obligation :
arrêt de la cour d’appel de douais rendu le 25 nov 2021 où cette cour d’appel appuie sur l’art
1100 que l’EUV a été “consacré comme source d'obligation” + bcp de décision ont admis
qu’un geste commercial doit être analysé comme un EUV -> chambre commercial CC du 12
déc 2018 : sous entend qu’un geste commercial (= cadeau fait par un commercial) est bien
un EUV -> institut de beauté qui a acheté des machines à bronzer ces lampes explosent, le
vendre à titre de geste commercial s’est engagé à fournir des ampoules supplémentaire
mais lors de la livraison pas d’ampoules en plus, l’acheteur attaque le vendeur devant la CC
qui estime finalement que le geste peut être qualifié de l’EUV :
cette consécration de l’EUV est négative car l’obligation sans créancier pose un pb car
échappe à quasiment toutes les conditions nécessaire pour conclure un contrat (risque de
faire exploser le droit des contrats car rend le droit imprévisible + peu conforme à la sécurité
juridique) puis le recours à l’EUV par le juge démontre de la paresse du juge dans son
raisonnement (car si il cherche il trouve un contrat et n’a pas besoin de s'appuyer sur la
notion d’EUV -> ex : arrêt de 2018 il ya bien un accord de volonté entre le vendeur et
l’acheteur donc pas besoin d’EUV)
l’EUV n’a pas été explicitement consacré par les texte emem l’art 1100-1 ne suffit pas à dire
que l’EUV a été expressément consacré même si il a été admis en matière d’obligations
naturelles (toutefois plusieurs décisions en faveur de l’EUV, il n’a pas de créancier et la
plupart du temps pas besoin car il y a un souvent un contrat)
il y aune autre notion opposé au contrat : car ne produit pas d'obligations
2) le contrat et les actes de volonté non productives d’obligations
dans ces hypothèses il ya un bien un accord de volonté mais pas d'obligations juridiques qui
en découle :
- engagement d’honneur (s’engage sur l’honneur mais pas en droit)
- la courtoisie et la complaisance
A) l'engagement d'honneur
l'engagement d’honneur repose sur un manifestation de volonté au moyens duquel les
parties entendre soustraire leur accord à toutes voies de droit (= les parties se mette
d’accord mais en cas de pb ne font pas appel au juge/ voie judiciaire)
cet engagement d’honneur, est en partie extrêmement fréquent dans la vie des affaires (ex:
société intéressé dans l’achat d’un fond de commerce, celle ci s’engage sur l’honneur à
s'intéresser au fond de commerce mais l'engage à rien car pas d’effet si conclut pas
l'engagement ou société qui va voir la banque pour un prêt, la société mère de la société va
s’engager sur l’honneur que la filiale exécute ses engagements)
quand on regarde le contentieux de l'engagement sur l’honneur il y en a peu (c’est un
procédé qui fonctionne et ne suscite pas bcp de difficulté alors même qu’il repose sur la
confiance des partis qui lui prête)
l'engagement d’honneur est un acte juridique càd une manifestation de volonté destiné à
produire des effets de droit le + souvent lorsqu’il repose sur un accord de volonté on peut le
qualifier (cet acte d'engagement d'honneur) de contrat mais avec une spécificité c’est que
les faits juridiques produit de ce contrat spécifique consiste à écarter tout effet de droit
produit par l'engagement
en tant que contrat,cet engagement d’honneur vont liés le juge, depuis longtemps la
jurdspudrnece considere que lorsque on est face à un engagement d’honneur (depuis 19es)
le juge ne peut pas intervenir, les faits élusifs (les faits qui écarte le droit) s’impose au juge
comme aux parties (même si cet engagement est bien rédigé il en demeure pas moins que
le juge demeure hostile a cte form d'engagement car l'empêche de l’interve,ir dessus ->
donc dès que le juge le peux il essaye de réintègre l'engagement d’honneur dans le champ
du contrat -> parfois le juge va faire semblant de voir un contrat là où il ya un engagement
d'honneur : ex arrêt de la 1ère chambre civile de la CC du 11 juin 1872 : les juges du fond
avaient appliquer un engagement d'honneur, la CC dit l'appelle à sa conscience n'a été pour
le débiteur qu'un moyen de fortifier sa promesse et non pas sur l'honneur donc les juges
l'interprète comme un contrat car si les partis sont devant les juges c'est que l'engagement
n'a pas été respecté par l'une des partis donc nécessite l'action du juge)
B) contrat, courtoisie, complaisance
il ya beaucoup d'hypothèse d’accord de volonté qui n'implique pas d’effets de droit (ex : se
mettre d’accord avec quelqu’un pour déjeuner), parfois dans l'hypothèse de l'engagement
d’honneur les partie écarte ces conséquences d’effets de droit
d’autrefois cela va relever de la complaisance / assistance (une personne veut se rendre à
marseille mais sans moyen financier, autostop, ce n’est pas du droit maus de la
complaisance)
-> victime d’accident de voiture voir si contrat entre auto stoppeur et conducteur car c'était
un acte de complaisance mais on va chercher si y avait un contrat entre les deux pour
prévoir le dommage et intérêt
-> car pas indemniser de la même manière si on a contracter ou non
-> l'hypothèse type de ce cas est le service qu’on rend à un ami : un ami aide pour le
déménagement de son autre ami par ex)
-> la question peut se poser entre ses situations de pures complaisance et ces situations
juridique càd contractuelle
-> en théorie la distinction entre acte de complaisance et la convention d'assistance
bénévole découle d’un critère simple : l'intention des parties (intention de passer un contrat
ou non = “animus contrahendi” = volonté de contracter = “esprit du contrat”)
-> si il y a cette intention de s'inscrire dans un rapport contractuel alors on considère que les
2 parties ont conclu une convention d'assistance bénévole (ce dont il va résulter que la
victime de dommage sera indemnisé sur un fondement contractuel)
aujourd'hui c’est un peu moins vrai, les règles contractuelles sont devenus plus favorable à
la victime (victime préfère être considéré comme un contractant que comme un tiers)
cette intention d’animus contrahendi, est prouvé en pratique par les juges selon les faits
(souvent ils disposent de peu d'éléments pour le prouver car pas de contrat écrit plutôt
orale), ils s'aident d’indices, ce qui souvent va être retenu par le juge est le caractère gratuit
de l’intervention (gratuité ou onéreuse de la contravention, mais lorsqu'il n'y a pas de
gratuité c'est plutôt qualifié comme situation contractuelle toutefois la gratuité n'exclut pas le
contrat -> certaines convention d'assistance bénévole sont gratuite)
les juges favorise les victimes assez souvent, ils raisonnent en terme d’opportunité et habille
leur décisions du contrat (animus contrahendi) pour mieux indemniser les victimes (admet
l'existence d’un contrat pour que l'assistance = celui qui apporte son aide, soit indemnisé)
-> il ya une jurisprudence constante selon laquelle la CAB comporte nécessairement
l’obligation pour l’assisté de garantir l'assistant (ex : arrêt de la 1er chambre civile du 1er
déc 1996 : CC considère que la qualification de CAB est artificielle car les parties n’ont
jamais pensé conclure un contrat mais les juges pour faciliter l'indemnisation admette
l’existence d’une CAB -> souvent lorsqu’une personne veut aider une autre et se retrouve
victime de son dévouement)
-> ex : civil 1ere CC arrêt du 1er déc 1969 : motocycliste blessé inconscient son véhicule
commence à brûler, une personne passe pour le sauver mais se fait bruler, la CC considère
qu’il ya CAB car celui qui a porté secour doit être indemnisé (pour des raisons d'équité)
La question de l’influence du comportement de l'assistant s’est posée (si le sauveur commet
une faute en portant assistance, doit-on tenir compte de cette faute commit par l'assistant ?)
-> si on tient compte de la faute de son propre dommage alors moins d'indemnisation -> la
jurisprudence affirme que “toute faute de l'assistant quelque soit sa nature peut décharger
l’assister de cette obligation garantie” (si l'assistant commet une faute sa faute va se
retourner contre lui -> ex : arrêt du 5 janvier 2022 de la 1ere chambre civile CC)
Section 2 : la classification des contrats
le CV envisage toute un série de classification des contrats / conventions, ces classifications
renvoient à des notions qui découle à l'application de certaines règles
ces classifications ont été remanié depuis la réforme de l'ordonnance du 10 février 2016
les classification aux art 1105 et suivant (1111-1) du CV portent parfois sur l'économie du
contrat, sur ses conditions de formations et porte sur les règles même qui sont applicables
au contrat
1) les classifications fondés sur l'économie des contrats
on envisage ici 5 classifications :
● contrat synallagmatique ou bilatéral / contrat unilatéral
● contrat commutatif / contrat aléatoire
● contrat à titre onéreux / contrat à titre gratuit
● contrat à exécutions successives / contrat à exécutions instantanés
● contrat cadres / contrats d’applications
A) les contrats synallagmatique et les contrats unilatéraux
le critère de la distinction : art 1106 alinéa 1 CV “le contrat est synallagmatique lorsque les
contractants s’oblige réciproquement les uns envers les autres” alinéa 2 qui ajoute le contrat
“est unilatéral lorsqu’une ou plusieurs personne s’obligent envers une ou plusieurs autres
sans qu’il est d'engagement réciproque de celle ci”
= le contrat synallagmatique repose sur l'idée d’obligation réciproque et interdépendantes
entre les partis -> ex : le contrat de vente à l’art 1582 CV, le vendeur et l’acheteur 2 parties,
repose sur deux obligations : vendeur a l’obligation de livrer la chose et réciproquement
l'acheteur à l’obligation de payer le prix de la chose -> interdépendantes car ces obligations
sont lié l’une à l’autre pas de prix pas de chose et inversement)
= le contrat unilatéral ne crée pas d'obligation réciproque car ces obligations sont à la
charge d’une quel partie -> ex : dans une donation seul le donateur va donner une chose au
donataire = obligation à sens unique car si le donataire donne qq chose en retour ca devient
une vente
dans un contrat synallagmatique chacun des parties est à la fois créancier et débiteur
(contrat de vente, le vendeur est débiteur de l’obligation de livrer la chose et créancier de
l’obligation de payer le prix réciproquement l'acheteur est créancier de livrer la somme et
débiteur de la chose) en revanche dans un contrat unilatéral il ya une partie totalement
débitrice et l’autre totalement créancière (le contrat unilatéral se distingue de l’EUV car le
contrat unilatéral repose sur un accord de volonté alors que l’EUV)
les règles qui s’appliquent aux contrats synallagmatique et aux contrats unilatéraux ont
différents et s’explique par l'économie de ces conventions :
● formation du contrat (pour un contrat synallagmatique il doit y avoir une contrepartie
convenu pour que le contrat soit valable qui doit être réel pas illusoire : pour une
vente il fait une somme en retour / alors que dans un contrat unilatéral il n’y a pas de
contrepartie car le débiteur n'espère rien en retour)
● l'inexécution du contrat (lorsque le contrat est synallagmatique certains mécanismes
s’applique qui ne s’applique pas au contrat unilatéral :
- l’exception d'inexécution = sorte de légitime défense contractuelle, permet à une
partie de ne pas exécuter sa prestation tant que l’autre n’a pas exécuté la sienne (va
contre le principe de “nul ne peut se faire justice à soi même” car sorte de défense
en terme de contrat -> ne nécessite pas de juge et fais exception au caractère
obligatoire du contrat
- la résolution = mécanisme qui permet en cas d'inexécution d’une obligation
contractuelle d’obtenir l'anéantissement rétroactif du contrat = une fois la résolution
admise / prononcé, les parties vont être replacés dans la situation qu’ils étaient avant
la conclusion du contrat -> ex : contrat de vente, acheteur paie le prix, mais vendeur
ne livre rien, anéantissement du contrat (fait comme si il n’avait jamais existé) donc
le vendeur ne doit plus la chose mais en échange l'acheteur se voit rembourser de la
somme versé
les règles de preuves sont différentes selon que le contrat est synallagmatique ou unilatéral :
si le contrat porte sur un objet qui excède 1500 il doit être écrit sur le terrain de la preuve
(doit être écrit afin de constituer une preuve)
si c’est un contrat synallagmatique le CV impose de rédiger le contrat en autant
d’exemplaire que de parties ayant un intérêt distinct (art 1375 CV) -> partie ayant un intérêt
à avoir le contrat chez lui : le créancier notamment (car a besoin du contrat pour exercer une
contrainte) = donc autant d’exemplaire que de créancier / contractant
lorsque le contrat est unilatéral il suffit d’un seul exemplaire, le contrat doit être remis entre
les mains de celui qui a intérêt : le créancier (comporte un risque car dans l'hypothèse d’une
reconnaissance de dettes par ex car le creancier etant le seul a avoir le contrat, il peut faire
un “abus de blanc sein” = abuser de la somme due en rajoutant plus que ce qui est du
-> art 1376 CV impose que lorsqu'une seule partie s’engage à payer une somme d’argent ou
à livrer un bien fongible
(un bien fongible est un bien remplacé par un bien de même espèce), le contrat doit etre
constaté dans un titre qui comporte la signature du débiteur avec la mention ecrite par lui
meme de la somme ou la quantite en toute lettre et en chiffre = permet d’eviter l’abus de
blanc sein (comporte le montant de l’engagement fait par le debiteur donc le creancier ne
peut pas abuser du titre)
B) les contrats à titres onéreux et les contrats à titre gratuits
cette distinction est posée par l’art 1107 CV : “le contrat est à titre onéreux lorsque chacun
des parties reçoit de l’autre un avantage en contrepartie de celui qu’elle procure” alinéa 2
poursuit “le contrat est à titre gratuit lorsqu'une des parties procure à l’autre un avantage
sans attendre ni recevoir de contrepartie “
= la distinction repose sur l'idée de contrepartie qui croise la notion de contrat
synallagmatique, tout contrat synallagmatique est forcément un contrat à titre onéreux en
revanche tout contrat onéreux n’est pas forcément un contrat synallagmatique
-> ex : il peut arriver qu’une donation soit une donation consentie avec des charges, une
personne donne un terrain à une autre, à charge pour le donataire d’entretenir le terrain ->
charge sont telles qu’on pourrait se demander si c’est à titre gratuit ou non car ressemble à
des obligations
-> ex : le contrat de prêt par ex traditionnellement est considéré par la jurisprudence et le CV
comme un contrat unilatéral, il consiste pour une personne qui a reçu qq chose à la restituer
-> cette obligation est à la charge d’une seule partie : l’emprunteur -> mais souvent celui qui
prête espère recevoir plus que ce qu’il prête -> c’est un contrat unilatéral mais qui a des
charge donc est à titre onéreux
l'intérêt de cette distinction entre les contrats à titre gratuit et à titre onéreuse repose sur les
règles de formation des contrats :
● les contrats à titre gratuit sont soumis à des règles de formations plus dure et
exigeante que ceux à titre onéreux
● pour former un contrat à titre onéreux il suffit d’un accord de volonté en principe car
on estime qu’il est normal que les partie s échanges des prestation en échange
d'auteurs prestations (le droit positif est plus exigeant lorsqu’il ya pas de contrepartie
car c’est curieux qu’une personne se dépouille sans exiger qq chose en retour ->
peut témoigner d’une situation de difficulté ou de faiblesse -> le droit positif s’assure
du consentement des personnes -> ex : contrat de donation le CV exige que cette
donation soit passé devant notaire car il peut s’assure qu’on est conscient et qu’on a
une volonté pleine et entière sans vices -> les contrats à titre gratuit sont sensible à
l'erreur de la qualité de la personne pouvant annuler sa validité à contrario des
contrats synallagmatique étant indifférent à la personnalité des contractant)
● la responsabilité contractuelle est apprécié de façon moins sévère par les tribunaux
en cas de contrat unilatéral (en cas de donation d’une maison, si le donataire estime
que la maison est pas comme celle promise, le juge va être moins sévère car le
donateur a donner sans contrepartie)