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Le Gueux

étude sur Le gueux de Maupassant

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SUITE CAHIER LECTURE LINÉAIRE « Le Gueux » ------ « É » ; « À »

PARAGRAPHE 2
L 7 à 12

-Quotidien et dénuement du personnage.


-Force et ingéniosité développées en raison de ses besoins et de sa misère.
==>L 7 à 8
Cet absence de cadre de vie développe les capacités d’adaptation du personnage selon
les saisons ainsi que son ingéniosité et sa force physique malgré son handicap. En effet, à
la ligne 8, le complément circonstanciel de manière (avec une adresse remarquable)
valorise le physique du personnage et contraste avec sa fragilité et sa difformité évoqués
au premier paragraphe
==>L 8 à 9
Si le verbe déguerpir témoigne de la présence inopportune du personnage, il met
également en évidence sa vivacité et son intrépidité
==>L 9 à 12
Elle dresse un portrait valorisant son intrépidité et sa force physique du personnage
développé au fil du temps par sa situation nécessiteuse et misérable
Nous avons d’ailleurs une suite de propositions juxtaposées et subordonnées qui
permettent de mettre en avant les compétences de Cloche.
==>L 10 à 12
Il est question ici de la force physique du personnage développé grâce à son
handicap
Cette pratique qui fait partie de lui à fait gagner en force physique, c’est ce qu’on peut lire
grâce aux hyperboles. Ces éléments contrastent avec la fragilité du personnage mis en
avant dans le premier paragraphe.
La fin du paragraphe évoque toujours la recherche d’abris de la part du personnage
défini à présent par les « greniers à fourrage » demeurent de fortune à l’image des
précédentes, signes d’une vie hasardeuse pour laquelle il est tenu quotidiennement de
saisir les endroits opportuns pour se protéger, dormir et exister passivement. Cette vie
limitée à la seule recherche des besoins essentiels est indiqué par le verbe « demeurait »
(L11), le groupe infinitif « sans bouger »() et la durée « quatre ou cinq jours »
On notera l’emploi permanent de l’imparfait qui a une valeur de description et qui
met en évidence la permanence de cette vie, c’est un imparfait descriptif qui dresse le
portrait de Cloche et se confond avec la valeur de l’habitude car il s’agit tout autant d’un
portrait en action.

PARAGRAPHE 3
L 13 à 16
-L’animalisation du personnage et absence de biens affectifs

L 13
l’emploi de l’imparfait descriptif et d’habitude est repris avec « vivait » pour évoquer
son mode de vie. La comparaison « comme les bêtes de bois » permet une animalisation
du personnage et lui donne un aspect sauvage qui renforce son impossibilité de se
sociabiliser comme on l’a vu dans le paragraphe 1.
On peut relever l’antithèse « comme les bêtes des bois ; au milieu des
Hommes » qui rend compte de cette impossibilité de se sociabiliser. L’absence
d’humanisation du personnage est rendu par la double négation de la préposition « sans »
L 14

Le rejet de la part d’autrui est à nouveau marqué par la négation restrictive (ne ; que)
« n’excitant que » mettant en évidence que les seuls sentiments qu’il inspire sont des
sentiments négatifs Dans ce milieu de la ruralité. Ces sentiments péjoratifs sont notés en
fin de phrase.

L 15

On retrouve à nouveau le pronom impersonnel et généralisant « on » très présent dans le


premier paragraphe qui désigne le monde des paysans dans lequel évolue le personnage.
La généralisation du «on » symbolise également le rôle d’un groupe social ligué contre lui.
Le mépris évoqué à la ligne précédant prend tout son sens avec l’usage du surnom qui lui
est attribué.

L16

L’usage d’un surnom peut être en soi connoté péjorativement et cette dévalorisation du
personnage est encore renforcé par le surnom donné « Cloche » justifié dans le texte par
la proposition subordonnée circonstancielle de cause « parce qu’il se balançait comme
une cloche ». L’absence d’empathie du monde rural est montré par le fait que le surnom
donné est lié à son handicap c’est ce que marque la comparaison « ainsi qu’une cloche.
On peut lire dans ce paragraphe la cruauté des individus qui entourent le personnage.

PARAGRAPHE 4
L 17 à 23

-Mise en situation du rejet de la société rurale.

L17

On retrouve une mise en situation précise du personnage marqué par le complément


circonstanciel de temps quoi ouvre la phrase évoquant la durée « depuis deux jours ». Le
temps verbal du plus que parfait insiste sur cette durée, on notera l’asyndète puisque nous
avons une suite de trois phrases simples couplés à une négation répétée « n’avait point »
« ne plus rien » et « ne plus » les deux produisant un effet de saturation concernant la
situation dramatique du personnage qui ne peut plus se nourrir parce qu’on ne veut plus
lui donner quoi que ce soit.

L17-18

L’expression de rejet total va d’avantage être marqué vers la fin du paragraphe par
l’intervention en discours direct des paroles rapportés des paysannes.

L19

Ce discours direct permet également l’usage du vocabulaire familier propre à la ruralité


« ma’non, j’té, on’peux » on peut lire également ici la brutalité des propos avec le verbe
« lui criait » et les points d’exclamation.
L 20

Elle exprime le résultat de ce rejet qui l’oblige à tenter inlassablement ça chance ailleurs
ou comme le dit le narrateur, il est l’objet du même traitement.

L 21-22

Elle montre la coalition de ce milieu rural face aux marginales que représente Cloche
avec un constat réaliste et dénué de tout affect toujours dans un registre de langue
représentatif de ce monde, « on ne peux pas nourrir ce fainéant tous les jours ». La
cruauté et l’absence de considération à l’égard de Cloche transparaissent à travers la
désignation du personnage comme un fainéant. Il y a donc une manque d’ouverture du
problème que représente Cloche

L 23

La clôture de l’extrait est marqué par une opposition à travers l’adverbe « cependant » et
la reprise ironique tel qu’il est perçu par son entourage pour insister davantage sur le
besoin vital de ce dernier « le fainéant avait besoin de manger tous les jours ».

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