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Efficacité des inhibiteurs pétroliers

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Efficacité des inhibiteurs pétroliers

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ecole Nationale Polytechnique


Département de Génie Environnement

Projet de fin d’études


En vue l’obtention du diplôme d’ingénieur d’Etats en environnement

THEME

Etude de l’efficacité des inhibiteurs des dépôts


pétroliers au sein du groupement Sonatrach-Agip

Présenté par : Melle MOUMENI Mabrouka

Devant les jurys :


Présidente : Mme N.ABDI Professeur ENP
Examinateur : Mr. M. DEROUICHE Professeur ENP
Encadreur : Mr. MAMERI Nabil Professeur ENP
Co-promoteur : Mr. ZERIRI Djamel Ingénieur U.S.T.H.B Sonatrach

Promotion : Juin 2015


‫ﻣﻠﺨﺺ‬

‫ ﻭﻗﺪ ﺗﻢ ﺍﺧﺘﺒﺎﺭ ﻫﺬﻩ‬.‫ﺍﻟﻬﺪﻑ ﻣﻦ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﻫﻮ ﺗﺤﻠﻴﻞ ﻓﻌﺎﻟﻴﺔ ﻣﺜﺒﻄﺎﺕ ﺟﺪﻭﻝ ﻳﻘﻮﻡ ﻋﻠﻰ ﺃﺳﺎﺱ ﺣﻤﺾ ﺍﻻﻛﺮﻳﻠﻴﻚ ﻭﺍﻟﻤﻠﺢ ﺍﻟﻤﻘﺎﺑﻠﺔ‬
.‫ﺍﻟﻤﻨﺘﺠﺎﺕ ﻓﻲ ﺍﻟﻤﺨﺘﺒﺮ ﻋﻠﻰ ﺣﻘﻞ ﻧﻔﻂ ﺍﻟﻤﻴﺎﻩ ﺗﻴﻦ ﻓﻮﻱ ﺗﺒﻨﻜﺮﺕ ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ ﺍﻟﻤﺎﻧﻊ ﻣﻨﺎﺳﺒﺔ ﺍﻷﻓﻀﻞ ﻓﻲ ﺣﺎﺟﺔ ﺇﻟﻰ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺤﻘﻞ ﺍﻟﻨﻔﻄﻲ‬

‫ﺍﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﺘﻲ ﺣﺼﻞ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺍﻟﺘﺤﻠﻴﻞ ﺍﻟﻄﻴﻔﻲ ﺑﺎﻷﺷﻌﺔ ﺗﺤﺖ ﺍﻟﺤﻤﺮﺍء ﻓﻮﺭﻳﻲ ﺗﺄﻛﺪ ﻣﻦ ﻭﺟﻮﺩ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﺍﻟﻘﻤﻢ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻤﻴﺰ ﺣﻤﺾ ﺑﻮﻟﻲ ﺍﻛﺮﻳﻠﻴﻚ‬
.(‫ﻭﺍﻟﻤﻘﺎﺑﻠﺔ ﺍﻟﻤﻠﺢ ) ﺑﻮﻟﻲ ﺍﻛﺮﻳﻼﻙ ﺍﻟﺼﻮﺩﻳﻮﻡ‬

.‫ ﺃﻅﻬﺮﺕ ﺍﻻﺧﺘﺒﺎﺭﺍﺕ ﺃﻥ ﺗﺜﺒﻴﻂ ﻓﻌﺎﻟﻴﺔ ﻣﺜﺒﻄﺎﺕ ﺗﺨﺘﻠﻒ ﺍﻋﺘﻤﺎﺩﺍ ﻋﻠﻰ ﺗﺮﻛﻴﺰ ﻭﺍﻟﻮﺯﻥ ﺍﻟﺠﺰﻳﺌﻲ ﻟﻠﻤﻨﺘﺞ ﺣﻘﻦ‬،‫ﻭﻋﻼﻭﺓ ﻋﻠﻰ ﺫﻟﻚ‬

‫ﻛﺎﻥ ﺑﻮﻟﻲ ﺍﻛﺮﻳﻼﻙ ﺍﻟﺼﻮﺩﻳﻮﻡ ﺃﻛﺜﺮ ﻛﻔﺎءﺓ ﻣﻘﺎﺭﻧﺔ ﻣﻊ ﺣﻤﺾ ﺑﻮﻟﻲ ﺍﻛﺮﻳﻠﻴﻚ ﻣﻦ ﺧﻼﻝ ﺧﻔﺾ ﻣﻌﺪﻝ ﺍﻟﻨﻤﻮ ﻣﻦ ﺧﻼﻝ ﺧﻔﺾ ﻣﻌﺪﻝ‬
.‫ ﺃﻭ ﻣﺜﺒﻄﺎﺕ ﻣﻌﺪﻝ ﺍﻟﺘﻔﺎﻋﻞ ﺳﻄﺢ ﺍﻻﻣﺘﺰﺍﺯ ﺇﻟﻰ ﻣﻮﺍﻗﻊ ﺍﻟﻨﻤﻮ‬/ ‫ﺍﻧﺘﺸﺎﺭ ﻭ‬

‫ ﺍﻟﺘﺤﻠﻞ ﺍﻟﺒﻴﻮﻟﻮﺟﻲ‬، ‫ ﺑﻮﻟﻲ ﺍﻛﺮﻳﻼﻙ ﺍﻟﺼﻮﺩﻳﻮﻡ‬، ‫ ﻭﺣﻤﺾ ﺑﻮﻟﻲ ﺍﻛﺮﻳﻠﻴﻚ‬، ‫ ﻭ ﺍﻟﻤﻴﺎﻩ ﺗﺸﻜﻴﻞ ﺍﻟﺒﻮﻟﻴﻤﺮ‬،‫ ﺍﻟﻤﻴﺎﻩ ﺍﻟﺤﻘﻦ‬:‫ﻛﻠﻤﺎﺕ ﺍﻟﺒﺤﺚ‬

Résumé
L’objectif de ce travail est l’étude de l’efficacité des inhibiteurs de dépôts à base d’acide
acrylique ainsi que le sel correspondant. Ces produits ont été testés au laboratoire sur les
eaux du champ pétrolier de Tin fouyé tabankourt (TFT) afin de sélectionner l’inhibiteur le
mieux adapté au besoin de ce champ pétrolier.

Les résultats obtenus par spectroscopie infrarouge à transformé de Fourrier (FTIR) confirment
la présence des différents pics caractérisant l’acide polyacrylique et le sel correspondant
(polyacrylate de sodium).

Par ailleurs, les tests d’inhibition ont montré que l’efficacité des inhibiteurs varie en
fonction de la concentration et le poids moléculaire du produit injecté.

Le polyacrylate de sodium montre une efficacité meilleure par rapport à l’acide polyacrylique
en diminuant la vitesse de croissance en abaissant la vitesse de diffusion et /ou la vitesse de
réaction de surface par adsorption d’inhibiteurs sur sites de croissance.

Mots clé : eau d’injection, eaux de gisement, polymère, acide polyacrylique, polyacrylate de
sodium, biodégradabilité.
Abstract
The objective of this study is the analysis of the effectiveness of scale inhibitors based on
acrylic acid and the corresponding salt. These products have been tested in the laboratory on
water oil field Tin Fouyé tabankourt (TFT) to select the inhibitor best suited to need this oil
field.
The results obtained by infrared spectroscopy Fourrier Transform (FTIR) confirm the presence
of the different peaks characterizing the polyacrylic acid and the corresponding salt (sodium
polyacrylate).
Furthermore, the inhibition tests have shown that the effectiveness of the inhibitors varies
depending on the concentration and molecular weight of the injected product.
Sodium polyacrylate was more efficient compared to polyacrylic acid by decreasing the growth
rate by decreasing the diffusion rate and / or the adsorption surface reaction rate inhibitors to the
growth sites.

Keywords: injection water , formation water , polymer , polyacrylic acid, sodium


polyacrylate, biodegradability.
Dédicaces
A Mes chers parents :
Pour leurs soutiens, leurs sacrifices, leurs patiences et leur amour,
vous méritez tout éloge.
Papa, Maman,
Vous qui avez fait de moi ce que je maintenant.
J’espère être l’image que vous fait de moi.
Que dieu vous garde et vous bénisse.

A Ma très chère sœur Roumaissa et Mon très cher frère mohammed,


pour leur affection et leur encouragement.

A ma cousine Samira, pour tout ce qu’elle a fait pour moi.


A Monsieur le vieux et Madame qui travaillent à la bibliothèque de
CRD qui m’ont recueillis tous les documents nécessaires à mon étude.

A Le brun Mohamed Hamoudi, qui m’a beaucoup bénéficié de sa


méchanceté gratuite en répondant à toutes mes questions avec un
maximum d’aide.
A le bonhomme Rabah qui m’a encouragé avec beaucoup de patience,
suivi et aide qu’il a manifesté à mon égard durant la période du stage
avec un maximum de disponibilité, il m’a bénéficié de son expérience
technique,

A mes très chers amis

Et toute ma famille

Je vous dédie ce modeste travail.

Mabrouka
Remerciements
En premier je tiens à remercier le bon dieu le tout puissant de donne la
santé, patience et courage pour mener à terme ce modeste travail.

Tout au long de mon stage, j’ai reçu l’aide et l’’attention de beaucoup de


personnes que je tiens à remercier vivement.

Je remercie particulièrement mon encadreur, Monsieur ZERIRI Djamel,


Chef département environnement à Sonatrach, de son soutien et ses
encouragements continus.

Je remercie chaleureusement Monsieur Chabouni Rachid, Directeur général


du sypex-Niger-Sonatrach pour ces précieux aides dans le domaine de
forage.

Je remercie Madame Ait kaci Samira, ingénieur géologue à Sonatrach, de


son aide, sa compréhension et ses conseils dans tous les domaines.

Je remercie Monsieur BENACHOUR Mohamed, Directeur de l’unité


d’environnement et HSE du Sonatrach-Agip à l’association italienne BRN,
pour l’accueil qui m’a offert au cours de toute la période du stage.

Je remercie Monsieur Tabi salim, le conseillant allemand de la division


technologie et recherche ex-CRD pour ses irremplaçables orientations dans le
domaine de l’exploitation du pétrole.

Je remercie Monsieur Malki Moussa, ingénieur analyses à sonatrach pour


ces inappréciable orientations et explications dans le domaine de la
corrosion.
Je remercie Monsieur MAMERI Nabil, mon encadreur, pour ses
orientations et ses conseils prodiges à la réalisation de ce modeste
travail., pour sa contribution à l’élaboration de ce mémoire .J’espère qu’il
trouve ici l’expression de ma sincère gratitude.

J’adresse mes sincères remerciements aux membres du jury, à leur tête


Madame la présidente ABDI Nadia et Monsieur DEROUICHE
l’examinateur pour avoir accepté d’étudier ce modeste travail avec
beaucoup intérêt, pour leurs remarques constructives et intéressantes et
d’être là le jour de ma soutenance. C’est pour moi un grand honneur.

Mes remerciements vont aussi à tout le personnel de la Division


Développement et Technologique qui m’ont accueilli avec beaucoup de
gentillesse et une bonne humeur.

Que tous ceux que je n’ai pas cités, et qui m’ont aidé de prés ou de loin
reçoivent mes sincères remerciements.
SOMMAIRE

Liste de figures
Liste de tableaux
Liste d’abréviations

INTRODUCTION ............................................................................................. 16

CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE DES DEPOTS DE SELS DANS LES


CHAMPS PETROLIERS ................................................................................. 19
I.1 Les eaux dans les champs pétroliers ............................................................................................................. 22
I.1.1 Eau d’injection ......................................................................................................................................... 22
I.1.2 Eau de gisement....................................................................................................................................... 22
I.1.3 Incompatibilité des eaux ........................................................................................................................... 22

I.2 Dépôts rencontrés dans les champs pétroliers ............................................................................................... 23


I.2.1 Chlorure de Sodium (NaCl) ....................................................................................................................... 23
I.2.2 Carbonates de Calcium (CaCO 3) ............................................................................................................... 23
I.2.3 Sulfate de Calcium (CaSO4) ....................................................................................................................... 23
I.2.4 Sulfate de Strontium (SrSO 4) ..................................................................................................................... 24
I.2.5 Dépôt provenant de la corrosion des installations pétrolières .................................................................. 24
I.2.6 Sulfate de Barium (BaSO4) ........................................................................................................................ 24

I.3 Facteurs influençant la solubilité des sels ....................................................................................................... 26


I.3.1 Force ionique ........................................................................................................................................... 26
I.3.2 Température ............................................................................................................................................. 27
I.3.3 Pression ................................................................................................................................................... 27
I.3.4 Degré de dissociation ............................................................................................................................... 27
I.3.5 Ions communs .......................................................................................................................................... 28

I.4 Moyens de lutte contre les dépôts ................................................................................................................ 28

I.5 Inhibiteurs de dépôts ...................................................................................................................................... 29


I.5.1 Poly phosphates inorganiques .................................................................................................................. 30
I.5.2 Organophosphoré ...................................................................................................................................... 31
I.5.3. Polymères ................................................................................................................................................ 32

I.6 Facteurs influençant l’efficacité d’un inhibiteur de dépôts ............................................................................. 34


I.6.1 Masse molaire .......................................................................................................................................... 34
I.6.2 Concentration d’inhibiteur et pH du milieu............................................................................................... 34
I.6.3 Température et stabilité thermique .......................................................................................................... 34

I.7 Facteurs limitant l’efficacité des inhibiteurs ................................................................................................. 35


I.7.1 Méthodes mécaniques .............................................................................................................................. 35
I.7.2 Méthodes chimiques ................................................................................................................................ 35

Page 10
CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES POLYMERES............................ 36
II.1 Structure macromoléculaire des polymères .................................................................................................. 37
II.1.1 Polymères linéaires .................................................................................................................................. 37
II.1.2 Polymère ramifié .......................................................................................................................................... 38
II.1.3 Polymères réticulés .................................................................................................................................. 38

II.2 Classification des réactions de polymérisation ........................................................................................... 39


III.2.1 Polycondensation ................................................................................................................................... 39
III.2.2 Polymérisation en chaîne ........................................................................................................................ 39

II.3 Techniques de polymérisation ....................................................................................................................... 41


II.3.1 Polymérisation en masse.......................................................................................................................... 41
II.3.2 Polymérisation en solution ....................................................................................................................... 41
II.3.3 Polymérisation en suspension ................................................................................................................. 41
II.3.4 Polymérisation en émulsion.................................................................................................................... 41
II.3.5 Polymérisation en phase gazeuse ............................................................................................................. 41

II.4 Classification des polymères ......................................................................................................................... 43


III.4.1 Selon l'origine.......................................................................................................................................... 43
III.4.2 Selon la structure chimique .................................................................................................................... 41
III.4.3 Selon le type des macromolécules .......................................................................................................... 45

CHAPITRE III : LES POLYACRYLATES ..................................................... 47


III.2 Quelques caractéristiques des polymères .................................................................................................... 48
III.2.1 Degré de polymérisation, polydispersité et masses molaires moyennes .................................................. 51
III.2.2 Masse molaire moyenne en nombre ..................................................................................................... 51
III.2.3 Masse molaire moyenne en poids .......................................................................................................... 54

CHAPITRE IV : PARTIE EXPERIMENTALE .............................................. 55


IV.1 Caractérisation de l’acide polyacrylique et le sel polyacrylate ................................................................. 56
IV.1.1 Caractérisation de l’acide polyacrylique et le sel polyacrylate par spectroscopie infrarouge ................... 56
IV.1.2 Caractérisation par chromatographie à perméation de gel (GPC) ........................................................... 56

IV.2 Essais d’inhibition de dépôt des polymères................................................................................................... 57

IV.3 Détermination du taux de mélange critique d’eau d’injection et de gisement ............................................ 58

IV.4 Test d’efficacité des inhibiteurs ................................................................................................................... 58

IV.5 Influence de la température et du temps d’agitation sur l’efficacité de l’inhibiteur de dépôt de sulfates de
calcium …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………59

IV.6 Détermination du pH critique………………………………………………………………………………………………………………….59

IV.7 Caractérisation du dépôt en absence et en présence d’inhibiteur ................................................................ 61

IV.8 Généralités sur la biodégradabilité ............................................................................................................... 61


IV.8.1 Définition de la biodégradabilité ............................................................................................................ 61
IV.8.2 Types de biodégradation……………………………………………………………………………………………………………………..61
IV.8.4 Évaluation de la biodégradabilité ........................................................................................................... 64
IV.8.5 Paramètres d’analyses utilisées............................................................................................................... 65
IV.8.6 Évaluation de la biodégradabilité aérobie du produit selon la norme ISO 9408 ...................................... 67

Page 11
CHAPITRE V : RESULTATS ET DISCUSSION ............................................ 68
V.1 Caractérisation de l’acide polyacrylique et du sel polyacrylate par spectroscopie infrarouge...................... 69
V.1.1 Acide polyacrylique ................................................................................................................................. 69
V.1.2 Sel de l’acide polyacrylique ...................................................................................................................... 72

V.2 Essais d’inhibition de dépôt des polymères ................................................................................................... 74


VI.2.1 Détermination du taux de mélange critique d’eau d’injection et de gisement ........................................ 74
VI.2.2 Test d’efficacité des inhibiteurs ............................................................................................................. 75

V.3 Détermination du pH critique ....................................................................................................................... 77

V.4 Détermination de l’aspect du dépôt en absence et en présence de polyacrylate de sodium ........................ 79


V.4.1 Par microscope optique .......................................................................................................................... 79
V.4.2 Par microscope électronique à balayage ................................................................................................. 81

V.5 Évaluation de la biodégradabilité aérobie du produit ................................................................................... 81

CONCLUSION ET RECOMENDATIONS..................................................... 83

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ......................................................... 86

ANNEXE……………………………………………………………….………..92

Page 12
Liste des figures

Figure I: Dépôt de sels dans les installations de production de brut ..................................... 21


Figure II: (Photo 1) Faciès étoilé du Sulfate de Barium, (Photo 2) Faciès lenticulaire du Sulfate
de Barium. ........................................................................................................... 26

Figure III: Structures chimiques de certains polyphosphates inorganiques............................ 30


Figure IV: Structures chimiques d’un ester phosphorique ................................................. 31

Figure V: Structures chimiques de l’acide aminotriméthyléne phosphonates (AMTP). .............. 31


Figure VI: Structures chimiques du polymère amino méthylène phosphonates de sodium.......... 32

Figure VII: polymères linéaires .................................................................................. 37

Figure VIII: Homopolymère ramifié (a) et copolymère ramifié (b) ........................................38


Figure IX: polymère réticulé avec ponts di-sulfure reliant deux chaînes .................................39
Figure X: Représentation schématique de la fraction molaire x en fonction du degré de polymérisation
X ........................................................................................................................... 52
Figure XI: Distribution des masses molaires avec les moyennes en nombre, en masse, d’ordre z et
obtenues par viscosimétrie ........................................................................................ 53

Figure XIII: Dispositif expérimental de la méthode du pH critique...................................... 64

Figure XIV: les facteurs influençant la biodégradabilité .....................................................71


Figure XV: Spectre infrarouge de l’acide polyacrylique.................................................... 73

Figure XVI: Spectre infrarouge du polyacrylate de sodium ............................................... 75


Figure XVII: Test d’inhibition effectué au laboratoire ...................................................... 79
Figure XVIII: Effet de l'ajout d'un inhibiteur d'entartrage sur la courbe de pH en fonction du temps

........................................................................................................................... 79

Figure XIX : les cristaux CaCO3 sans et avec l’inhibiteur polyacrylate de sodium ................... 80
Figure XX : résultats de l’observation par microscope photo-minéralogique optique ............... 80
Figure XXI : déformation des cristaux de sulfates de barium à 10 ppm de polyacrylate de sodium.

.............................................................................................................................80
Figure XXIII : carbonate du calcium avant et après injection du polymère observée par microscope
électronique à balayage ............................................................................................ 81

Page 13
Liste des tableaux

Tableau I: Solubilité du BaSO4 dans l’eau à différentes températures .................................. 25


Tableau II: Solubilité de différents dépôts à 25ºC ........................................................... 25
Tableau III: Quelques polymères utilisés comme inhibiteurs de dépôt de sel ......................... 32

Tableau IV: Comparaison des différentes techniques de polymérisation. .............................. 42

Tableau V: Composition d’eau d’injection et d’eau de gisement ........................................ 57


Tableau VI: Influence de la température sur l’efficacité de l’inhibiteur de dépôt de sulfates de
calcium CaSO4 ..................................................................................................... 59
Tableau VII: Composition de l’eau de gisement du puits ZR 9 du champ pétrolier de

ZARZAITINE. ..................................................................................................... 60
Tableau VIII: Paramètres d’analyse utilisés pour la détermination de la Biodégradabilité.......... 66

Tableau IX: Quantité de dépôt à différents taux de mélange .............................................. 74


Tableau X: Efficacité des produits anti-dépôts ............................................................... 76
Tableau XI: Effet de l'ajout d'un inhibiteur d'entartrage sur la courbe de pH en fonction du temps
......................................................................................................................... 78

Tableau XII: pH dans les solutions début et fin d’essai ................................................... 82


Tableau XIII: DCO du produit référence et du polyacrylate de sodium................................. 82

Tableau XIV: Pourcentage de biodégradabilité du polyacrylate de sodium ............................ 82

Page 14
Liste d’abréviations

BRN : bir rebaa nord


CPG : chromatographie perméation du gel
DBO : demande biochimique en oxygène
DCO : demande chimique d’oxygène
FT-IR : infrarouge transformé de fourrier
IFP : institue français presse
TFT : tin fouyé tinbankourt.

Page 15
Introduction

Page 16
Introduction
Les techniques de production primaires par drainage naturel des gisements de pétrole brut ne
permettent pas d’extraire plus de 30% de volume brut de pétrole, suit à la diminution de la
pression du gisement [1]. Parmi les techniques de récupération les plus utilisés dans notre pays
c’est l’injection de fluide dans le gisement où on parle dans ce cas de récupération secondaire,
les fluides injectés peuvent être de différentes natures suivant les gisements et suivant leurs
disponibilités (eau, gaz naturel, fumée…) ; les fluides les plus utilisés pour l’injection sont l’eau
et le gaz. Le succès de cette opération dépend évidemment en premier lieu, de la perméabilité du
gisement. [2]

Cette large utilisation de l’eau sous pression est justifiée par son faible coût, sa disponibilité en
volume suffisante. Mais cette utilisation se trouve systématiquement compromise deux (02)
inconvénients majeurs :
1- La corrosion dégrade le matériau et réduit sa durée de vie ;
2- Le dépôt, suivant les appellations, il a pour inconvénients [3] :
 Constitution d’une pellicule ou d’une croûte isolante qui freine les échangeurs
thermiques ;
 Réduction de la section de passage, donc réduction du débit d’eau (augmentation
de sa température) ou bien augmentation des pertes de charge,
 Possibilité de la corrosion sous le tartre ;
 Colmatage de la roche constituant le réservoir pétrolier et restrictions des
écoulements des fluides au sein de ce milieu.

Le dépôt pose un problème très important qui issu de l’incompatibilité de deux (02) eaux, par
réaction entre deux espèces contenues dans les eaux d’injections (SO 2−
4 ) et les eaux du

gisement (𝐶𝑎2+ ,𝐵𝑎2+, 𝑆𝑟 2+) qui donnent des matériaux insolubles ( CaSO 4, BaSO 4 ,
SrSO 4 )[4].

Dans le cadre des travaux de recherche relatifs à mettre en place une méthode d’empêcher la
déposition de ces dépôts par un traitement physique ou chimique en utilisant des composés
organiques de familles d’acides polyacrylique et son sel. Ce produit doit en premier lieu
répondre aux exigences actuelle en matière d’environnement c’est-à-dire ils doivent être non

Page 17
toxiques et biodégradables, en parallèles il doit agir vis-à-vis des différents sels capables de
générer ces dépôts tel que les sels de calcium, de baryrum et de strontium dont les sulfates sont
connus par leur très faible solubilité à haute température.[5]

L’étude comporte deux (02) parties, théorique et pratique. La partie théorique se compose
quatre (04) chapitres, le premier chapitre donne un aperçu général sur le pétrole ; le deuxième
comprend des notions générales sur l’injection ; le troisième sur tout ce qui dépôts ; le quatrième
chapitre se compose les types de traitement et protection contre les dépôts, et les types de
produits chimique utilisés comme des inhibiteurs. La deuxième partie est une étude
expérimentale, oû j’ai procédée diverses expériences pour étudier l’efficacité d’acide
polyacrylate et son sel en utilisant l’infrarouge et le GPC pour les caractériser, ensuite tester
cette éfficacité par la mesure de la turbidité et d’optimiser le poids maximales de dépôts
rencontrés au niveau du canal de puits, et connaitre l’influence de la température sur
l’inhibition, et d’estimer la biodégradabilité de mon produit inhibiteur par la méthode ISO9408.

L’acide polyacrylique et le polyacrylate de sodium sont-ils efficace en termes d’inhibition de


dépôts ?. Ces produits anti-dépôts sont biodégradables ?

Page 18
Chapitre I
Problématique des dépôts de sels dans les
champs pétroliers

Page 19
Pendant l’exploitation d’un gisement pétrolier, il est clair que la pression nécessaire pour
acheminer le pétrole diminue sensiblement, il arrive un moment où elle sera si faible qu’il faut
envisager un moyen pour récupérer le maximum de pétrole existant dans le gisement.
Actuellement, le moyen le plus utilisé consiste en l’injection d’eau dans le gisement [1].
Malheureusement, dans la majorité des cas, l’eau dans le gisement est incompatible avec l’eau
injectée (après l’injection il y’a formation de dépôts au niveau de l’eau injectée) ce qui pose un
sérieux problème.

En tête de puits d'injection, la température de l'eau est habituellement beaucoup plus faible que
la température du réservoir. Quand cette eau descend dans la chaîne de puits d'injection, l'eau
refroidit les formations environnantes, dans ce cas la température et la pression augmentent. Si
l'eau est saturée à des conditions de surface avec des sels dont la solubilité diminue avec
l'augmentation des températures (anhydrite, par exemple), le dépôt peut ainsi se former le long
de la chaîne. Quand l'eau pénètre dans le réservoir, trois principaux phénomènes se produisent.

 La température augmente le long de la voie d'écoulement de l'eau, due à un échange


thermique entre la roche réservoir et des fluides (par convection et par conduction).
 La pression diminue le long de la voie d’écoulement (à cause des pertes de charges).
 L’eau d’injection se mélange avec l’eau du réservoir [2].

La précipitation des sels (BaSO4, NaCl, CaCO3….) se produit partout où il y a mélange d’eaux
incompatibles, la ou il y a des changements dans les conditions physiques telles que la baisse de
pression, provoquant des dégradations irréversibles, particulièrement dangereuses pour les
installations de production de fond comme de surface et quelque fois pour la roche réservoir elle-
même[3], ce qui nécessite de fréquentes interventions par des opérations de squeeze et de
nettoyage de puits [4].

Un aperçu de tous les environnements possibles pour la formation de dépôt est présenté sur la
Figure II..

Page 20
Figure I: Dépôt de sels dans les installations de production de brut

[Tapez un texte] Page 21


I.1 Les eaux dans les champs pétroliers

Généralement les dépôts solides sont déposés dans les pompes, tubage, réservoirs et autres
équipements et installations de production.

Les phénomènes de dépôts de sels dans les champs pétroliers proviennent de deux
éléments essentiels [5].

I.1.1 Eau d’injection

L’eau d’injection utilisée dans la récupération du pétrole peut être tirée de diverses sources
(rivière, lacs,…). Mais, généralement on emploie des eaux de puits, et spécialement forées
à cet effet.

On distingue deux catégories d’eau :

• L’eau de lavage, généralement injectée à la base du tubing en vue de nettoyer les


puits.

• L’eau de maintien de pression, utilisée comme moyen de production lorsque la


pression statique absolue en tête de puits diminue au cours de l’exploitation d’un
gisement [6].

Ces eaux, que ce soit de lavage ou de maintien de pression, contiennent une quantité
importante de sulfate sous forme de Na2SO4 [5].

I.1.2 Eau de gisement

L’eau de gisement accompagne le pétrole brut dans le gisement producteur. Cette eau de
gisement ou de formation peut provenir soit de l’aquifère qui se trouve à la base des
gisements pétrolifères soit de la roche magasin elle-même. Cette eau est généralement très
chargée en sels (de calcium, potassium, magnésium, carbonates, bicarbonates,
chlorures,…) et une quantité considérable de Barium sous forme de BaCl2 [7].

I.1.3 Incompatibilité des eaux

Dans la pratique, il apparaît souvent des incompatibilités entre les eaux d’injection et les
eaux de gisements, résultant notamment en la formation des sels minéraux (BaSO4,
CaSO4, CaCO3) peu solubles.

ENP Page 22
Les remèdes contre l’incompatibilité des eaux de gisement et d’injection sont de deux
ordres :

• Éliminer les ions gênants de l’eau injectée.

• Empêcher la cristallisation du dépôt en incorporant soit un complexant, soit un


agent modifiant la croissance cristalline [5].

I.2 Dépôts rencontrés dans les champs pétroliers

I.2.1 Chlorure de Sodium (NaCl)

Le chlorure de sodium est le sel qui se trouve en plus grande quantité que les autres.
Certaines eaux de formation peuvent en contenir jusqu’à 350 g/l. C’est le dépôt le moins
gênant, car sa solubilité est suffisamment importante pour qu’une simple injection d’eau
douce empêche sa déposition [8].

I.2.2 Carbonates de Calcium (CaCO3)

La précipitation de ce sel est conditionnée par l’équilibre entre les carbonates et les
bicarbonates selon la réaction :

(CO 3 H) 2 CaCO 3 + (CO 2 +H 2O)

Une chute de pression favorise le dégagement du CO2 dissous et entraîne la précipitation


de CaCO3 insoluble.

L’acidification est le moyen le plus utilisé pour la lutte contre les dépôts de carbonates,
mais il faut se prémunir contre les problèmes de corrosion qu’elle peut entraîner [8]. Ce
dépôt de carbonates apparaît fréquemment dans les puits de forage du champ pétrolier de
ZARZAITINE situé à 30 km d’In-Aménas.

I.2.3 Sulfate de Calcium (CaSO4)

C’est un sel soluble, mais il suffit qu’il se trouve à une concentration voisine de sa limite
de solubilité (ps = 6,1x10-5 mol/l) pour qu’il y ait risque de précipitation.

La baisse de pression que l’effluent subit le long du puits, conduit à une évaporation
partielle de l’eau de gisement, donc à la sursaturation du CaSO4, donc a la formation de ce

ENP Page 23
dépôt [8]. Ce dépôt de sel est essentiellement rencontré dans le champ pétrolier de Bir
Rbaa Nord (BRN) situé à 340 Km vers l’est de Hassi Messaoud

I.2.4 Sulfate de Strontium (SrSO4)

Le dépôt de sulfate de strontium est beaucoup moins soluble que le sulfate de calcium. Sa
précipitation peut être causée par :

• Evaporation de l’eau.

• Elévation de la température [8].

I.2.5 Dépôt provenant de la corrosion des installations pétrolières

En plus des dépôts minéraux, dus essentiellement à l’incompatibilité des eaux de gisement
et d’injection, l’eau de gisement peut contenir des agents corrosifs qui détériorent les
installations. Cette corrosion peut être d’origine chimique, électrochimique ou bactérienne.

Certains produits de corrosion sont insolubles, ils peuvent êtres des agrégats de particules
colloïdales ou des solides pulvérulents [1].

Ces produits sont :

• Le carbonate de fer est un dépôt insoluble, il se forme selon la réaction :

• L’hydroxyde ferrique se forme en présence de l’oxygène suivant la réaction :

I.2.6 Sulfate de Barium (BaSO4)

Le sulfate de Barium est le dépôt le plus incrustant et le plus dangereux parmi les autres,
car ses limites de solubilité sont très basses et ses dépôts sont durs et compacts. C’est le
dépôt de sel le plus gênant dans les champs pétroliers Algériens, en particulier ceux de
TFT (Tin Fouyé Tabankort) situé à 1200 Km vers le sud-est d’Alger, dans le cadran nord-
est du bassin d’Illizi, et ZARZAITINE [9].

ENP Page 24
La solubilité de BaSO4 dans l’eau douce est de 2 mg/l soit dix fois inférieure à celle du
carbonate de calcium, cent fois inférieure à celle du sulfate de strontium, et mille fois
inférieure à celle du sulfate de calcium. Toutefois, cette solubilité augmente avec la force
ionique de l’eau. La solubilité est également réduite si la température et le pH sont bas. La
taille des cristaux est d’autant plus grande que la sursaturation de la solution est faible. Les
cristaux ont une nature poreuse avec tendance à absorber des ions étrangers qui peuvent
Co-précipiter [10]. L’élimination du dépôt de BaSO4 est particulièrement difficile. Ainsi,
le traitement doit se concentrer principalement sur la prévention grâce à l’utilisation de
produits chimiques pour le contrôle de dépôts. Ainsi, la gravité du problème de dépôt est
déterminé à la fois par le taux de dépôt et l'efficacité des inhibiteurs chimiques [2].

a- Solubilité de Sulfate de Barium

La solubilité de BaSO4 a été mesurée par Pascal [10] ; les résultats sont exprimés en mg de
sel par 100 ml d’eau. (Tableau I).

Tableau I: Solubilité du BaSO4 dans l’eau à différentes températures

T (ºC) 0,77 3,35 18 26,75 34

BaSO4
0,171 0,207 0,230 0,266 0,291
mg/100mL d’eau

A titre de comparaison, les solubilités des différents dépôts de CaSO4, CaCO3 et BaSO4
dans l’eau distillée à 25ºC, sont données dans le Tableau II :

Tableau II: Solubilité de différents dépôts à 25ºC

Dépôts CaSO4 CaCO3 BaSO4

Solubilité mg/L 208 53 2,3

A partir de ces valeurs, on note que le dépôt du BaSO4 est le premier qui se forme [11].

D’après Hulett [7], la solubilité du sulfate de Barium dépend des dimensions des granules,
elle est d’autant plus faible qu’ils sont plus gros.

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b- Structure cristalline du BaSO4 :

Les cristaux de BaSO4, comme ceux de SrSO4, sont d’une part orthorhombiques à mailles
très voisines, d’autre part ils sont de nature poreuse avec tendance à absorber les ions
étrangers qui peuvent co-précipiter.

L’observation au microscope électronique à balayage a rapidement fait apparaître les


différents faciès du sulfate de Barium suivant l’environnement dans lequel il se forme. Il a
un faciès étoilé dans un milieu de force ionique faible (0.04mol/l), il se transforme en
faciès lenticulaire (Figure III.) lorsque la force ionique devient plus importante (4mol/l)
[7]. Sous l’action de la chaleur, les cristaux passent à la forme cubique avec variation du
volume [10].

Figure II: (Photo 1) Faciès étoilé du Sulfate de Barium, (Photo 2) Faciès lenticulaire
du Sulfate de Barium.

I.3 Facteurs influençant la solubilité des sels


I.3.1 Force ionique

Il a été démontré que le pouvoir de dissolution des dépôts dans l’eau est géré par la
présence d’autres ions responsables de la formation d’un environnement ionique autour de
la particule. C’est ainsi que la solubilité de chacun des sels suivants BaSO4, SrSO4,
CaSO4 et du CaCO3, augmente dans l’eau avec l’augmentation de la force ionique créée
par les ions des sels hétéro-ioniques introduits, alors qu’elle diminue en présence des sels
homo ioniques.

ENP Page 26
De même les sels divalents montrent un effet plus considérable sur la solubilité des dépôts
que les sels monovalents [7].

I.3.2 Température

La variation de la solubilité en fonction de la température est due à l’effet thermique de la


dissolution. Pour la majorité des sels, la dissolution s’accompagne de refroidissement de la
solution, c’est-à-dire d’adsorption de chaleur. La solubilité de ces sels, conformément au
principe de Le Chatelier, doit augmenter avec l’accroissement de la température. Parfois
cet accroissement de la solubilité n’est pas aussi fort. Ainsi, la solubilité du BaSO4
n’augmente que deux fois quand la température s’élève de 10 à 100°C [12].

I.3.3 Pression

En règle générale, la pression a peu d’influence sur la solubilité des sels.

Cependant, les variations de pression provoquent des variations de concentrations en gaz


dissous, et, dans certains cas, des déplacements d’équilibres susceptibles de modifier les
conditions de précipitation.

L’influence de la pression sur le BaSO4, le SrSO4 et le CaSO4 réside sur le fait que la
baisse de pression des effluents au cours de la remontée en surface qui en provoquant une
évaporation partielle de l’eau, conduit à la sursaturation de ces sels donc une précipitation
rapide par la suite [13].

I.3.4 Degré de dissociation

Les dissociations du BaSO4, SrSO4, CaSO4 et du CaCO3 dans l’eau sont des réactions
ioniques. Le degré de dissociation peut être déterminé expérimentalement par différentes
méthodes : la conductivité électrique de la solution et l’abaissement de point de
congélation du solvant sous l’action du soluté.

La méthode classique de la dissociation électrolytique d’Arrhenius considère que la vitesse


de déplacement des ions ne varie pas lorsque la concentration de la solution change. La
dissociation en ions molécules d’électrolytes faibles est un processus réversible.

Les ions solvates de charges opposées qui se sont formées éprouvent une attraction
mutuelle et quand ils s’entrechoquent au cours de leurs déplacements, ils peuvent s’unir à
nouveau pour former une molécule solvatée.

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Comme tous processus réversible, les ions SO4-2 avec les ions alcalino-terreux, conduisent
à l’établissement d’un équilibre chimique, obéissent à la loi d’action de masse et peuvent
être considérés comme électrolytes faibles. Les électrolytes forts n’ont pas de constante de
dissociation et n’obéissent pas à la loi d’action de masse. Ils sont entièrement dissociés en
solution. Il est cependant difficile d’admettre que la vitesse de déplacement des ions n’est
pas fonction de la concentration de la solution d’électrolyte fort [14].

I.3.5 Ions communs

L’équilibre chimique peut être déplacé dans un sens ou dans l’autre en modifiant la
concentration de l’une des substances participant à la réaction. Par exemple, si on ajoute à
une solution de sulfate de Barium un sel quelconque de ce dépôt, on introduit avec ce sel
un grand nombre d’ion SO4-2 commun, l’équilibre rompu peut se rétablir par la
recombinaison d’ions Ba+2 et SO4-2 en molécules de BaSO4 non dissociées. Ainsi,
l’introduction dans la solution de sel sulfate (Na2SO4) abaisse fortement le degré de
dissociation de BaSO4 c'est-à-dire l’augmentation de précipitation de ce dépôt [14].

I.4 Moyens de lutte contre les dépôts

Parmi les moyens de lutte contre les dépôts, le premier qui vient à l’esprit est le traitement
de l’eau d’injection pour éliminer les sulfates lorsqu’il est possible. C’est en effet la
solution idéale, mais lorsqu’il s’agit de traiter 30.000 m3 par jour, on se rend compte que
cette solution est impraticable [15].

Lorsqu’on ne peut pas empêcher le sulfate de Barium de se former, on fait appel à des
produits chimiques qui doivent agir soit comme inhibiteur de précipitation, soit comme
modificateur de morphologie cristalline.

En premier lieu, on utilise des produits à base de l’acide éthylène diaminotetracétique


(EDTA), ceux-ci complexent les ions bivalents et les empêchent de réagir avec des anions,
ils doivent être utilises en quantités stœchiométriques, ce qui peut causer des problèmes de
rentabilité [16].

Les acidulant sont aussi utilisés. Leur rôle est d’abaisser le pH du système, leur fonction
est de réduire la proportion d’ions carbonates présentes dans le système.

ENP Page 28
Les acidulant ne sont plus utilisés pour les dépôts de sulfate sauf l’acide carbonique, et
l’acide sulfurique qui est un acide fort et qui requiert une valeur basse du pH pour être
sous la forme acide [17].

Les polyphosphates sont utilisés sous différentes formes comme inhibiteurs


d’incrustations ; ils agissent par les chaînes P-O, qui sont adsorbés d’une façon orientée
sur le germe ou le cristal et inhibent ainsi la croissance. Des dérivés aminés et des
tensioactifs qui agissent comme filmogènes, ont été également essayés avec certain succès
[18].

Des polymères naturels comme l’amidon, la gomme adragante, la cellulose


carboxymethylique, les algines, les tannins, les lignosulfonates et la gélatine ont été
employés la première fois pour la lutte contre les dépôts. Ces substances sont des
modificateurs bien connus de leur taille en cristal. Cependant, elles tendent à s’oxyder à
température élevée et peuvent favoriser la décomposition du dépôt au carbone. En outre,
des quantités relativement grandes sont exigées pour affecter l’entartrage.

Une approche postérieure était l’utilisation des agents de chélation qui forment des
complexes solubles avec le latex, formant des ions. Puisque les quantités stœchiométriques
et une gamme précise des états de pH sont nécessaires, leur application est coûteuse et
limitée.

Récemment, des quantités stœchiométriques de polymères synthétiques hydrosolubles de


bas poids moléculaires ou de copolymères qui sont thermiquement stables et assurent la
protection de corrosion pour les surfaces d’échangeurs de chaleur ont été utilisés [17].

I.5 Inhibiteurs de dépôts

Il y a une large variété d’inhibiteurs de dépôt, avec différentes structures chimique,


fonction d’inhibition de dépôt par diffèrent mécanismes, d’acidulant et agent de chélations.

Actuellement les inhibiteurs des dépôts forment une partie intégrante avec les dépôts
cristallins. Quand celui-ci commence à se former, l’inhibiteur de dépôt s’adsorbe sur la
surface du cristal et c’est cette adsorption qui prévient l’accroissement du dépôt.

L’inhibiteur du dépôt sert aussi à ralentir la cinétique de l’accroissement du dépôt. Un


aspect intéressent de l’inhibiteur de dépôt est qu’il joue sur les quantités stœchiométriques
de sorte qu’une mole de l’inhibiteur inhibe mille moles de dépôts [18].
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On peut citer certains inhibiteurs de dépôts utilisés :

I.5.1 Poly phosphates inorganiques

Les polyphosphates inorganiques sont des phosphates moléculairement hydratés.

Ils sont préparés par déshydratation des différents sels de l’acide ortho phosphorique, les
plus connus sont les pyrophosphates, les méthaphosphates, et polyphosphates proprement
dits.

Les polyphosphates inorganiques ont une structure répétitive (P-O-P)

Figure III: Structures chimiques de certains polyphosphates inorganiques.


Ce sont les composés les plus utilisés. On peut aussi rencontrer les polyphosphates qui
contiennent des séquences répétitives (O-P-O-P-O) ; ils sont instables en solution
aqueuses et peuvent entrer en réaction avec l’eau, et donc donner lieu à une hydrolyse, et
se trouver à l’état ortho phosphate inactif, qui est le problème majeur de l’emploi des
phosphates inorganiques.

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I.5.2. Organophosphorés

Un composé organophosphoré est un composé organique comportant au moins un atome


de phosphore lié directement à un carbone.

Parmi ce groupe on cite les esters phosphoriques et les phosphonates.

a- Esters phosphoriques

Ce sont d’excellents inhibiteurs de dépôt et ont différents degrés d’activité. Ils sont
produits par estérification de composés polyhydroxyles et d’acide polyphosphorique. Ils
donnent les structures suivantes :

Figure IV: Structures chimiques d’un ester phosphorique


R : groupement organique

b- Phosphonates :

Ils sont obtenus généralement à partir de l’acide éthylène diamine tetracétique (EDTA).
Cet acide est utilisé pour séquestrer les ions de fer.

Figure V: Structures chimiques de l’acide aminotriméthyléne phosphonates (AMTP).


Le polymère amino méthylène phosphonates de sodium est utilisé pour l’inhibition de la
précipitation de CaCO3 et BaSO4 [19].

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Figure VI: Structures chimiques du polymère amino méthylène phosphonates de
sodium
I.5.3. Polymères

Ces polymères sont des polyélectrolytes, pouvant contenir des groupes cationiques,
anioniques ou ampholytiques. Le Tableau III énumère certaines structures, les plus
importantes, qui forment la base des homopolymères ou des copolymères utilisés comme
inhibiteurs de dépôts [17].

Tableau III: Quelques polymères utilisés comme inhibiteurs de dépôt de sel

Nom Structure

Acide polyacrylique

Acide polyméthacrylique

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~ CH CH~
│ │

O= C C=O
Acide polymaleique
│ │

HO OH

~CH CH~

Poly (anhydride maleique)


C C

O O O

~CH2 - CH~

Polyacrylamide │

H2N- C = O

La majorité des polymères sont basés sur les acryliques. En raison de leurs différentes
utilisations, ces polymères sont divisés en deux classes :

• Polymères à poids moléculaires élevés.

• Polymères à bas poids moléculaires.

Ils sont synthétisés par homopolymérisation des monomères carboxyliques. Ces polymères
sont employés dans le secteur général de control de dépôt, qui entoure un certain nombre
de processus ; exemple : inhibiteur de cristallisation des dépôts, agent de floculation, ils
sont aussi utilisés pour le traitement de l’eau, tels l’acide polyacrylique, le polyacrylamide
et le polyméthacrylique ou leurs sels [20].

Des échantillons de bas poids moléculaire s’avèrent les plus efficaces. En général, pour le
control de dépôt, ils ont un poids moléculaire d’environ 10 000 et dans certains cas, le
poids moléculaire peut être au-dessous de 1000. Ainsi, il est habituellement nécessaire
d’employer des concentrations élevées d’initiateur et/ou des agents de transfert dans la
préparation de ces polymères [17].
ENP Page 33
I.6 Facteurs influençant l’efficacité d’un inhibiteur de dépôts
I.6.1 Masse molaire

Plusieurs investigateurs ont prouvé que plus la masse molaire d’un polymère est basse,
plus il est efficace comme inhibiteur de dépôt. Néanmoins, il y a une masse molaire
optimale au-dessous de laquelle l’efficacité d’inhibition est réduite. Au-dessus de cette
masse molaire, les polymères deviennent des mauvais inhibiteurs à cause de la grande
diminution de la mobilité des molécules dans la solution. En outre, au fur et à mesure que
la masse molaire augmente, les capacités de séquestration du polymère pour des ions tel
que le calcium augmente également en raison de l’augmentation de la densité de charge par
molécule. En même temps, la solubilité des complexes de métal- polymère formé diminue.
D’autre part, si la masse molaire du polymère est trop basse, l’adsorption sur les centres
actifs de croissance peut être insuffisante et mène à une capacité inhibitrice réduite [17].

I.6.2 Concentration d’inhibiteur et pH du milieu

A mesure que la concentration en polymère augmente, il y a une augmentation rapide


d’efficacité d’inhibition, après quoi seulement une légère augmentation est observée.

Dans la plus part des applications, le polymère est utilisé en parties par million (ppm) et est
présenté comme soluté.

Les changements de pH peuvent changer la nature de la phase de précipité et de la charge


extérieure des cristallites formées ; ces deux facteurs influencent la cristallisation, et
affectent également le degré d’ionisation des polyélectrolytes [17].

I.6.3 Température et stabilité thermique

La température peut directement affecter l’efficacité inhibitrice des polymères et la


morphologie du cristal. La capacité du polymère d’empêcher l’entartrage (dépôt) diminue à
mesure que la température de fonctionnement augmente. Les polymères synthétiques
résistent généralement aux températures élevées mieux que les polymères naturels. La
stabilité thermique de l’acide polyacrylique et de l’acide polyméthacrylique est nettement
supérieure à celle de l’acide polymaleique.

L’utilisation des polyphosphates est limitée parce qu’ils s’hydrolysent aux températures
élevées (> 90°C) [21].

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I.7 Facteurs limitant l’efficacité des inhibiteurs

Le problème que rencontrent les inhibiteurs de dépôt est la réduction de leurs efficacités
qui est due à la présence d’ions Fe2+ et Fe3+ dans les eaux de gisement.

En présence d’oxygène, les ions Fe2+ s’oxyde en ions Fe3+ et se précipitent sous forme de
Fe(OH) 3 empêchant l’inhibiteur d’être adsorbé sur les sites de croissance des germes de
dépôt de BaSO4.

Pour rendre l’inhibiteur plus efficace, on procède à l’élimination de l’oxygène par des
méthodes mécaniques ou chimiques.

I.7.1 Méthodes mécaniques

Cette méthode consiste en l’injection d’un gaz inerte (azote) afin d’éliminer au maximum
l’oxygène dissous dans les eaux, et cela nécessite des installations coûteuses.

I.7.2 Méthodes chimiques

Plusieurs produits peuvent être utilisés pour éliminer l’oxygène tel que :

• Le sulfate de sodium agit selon la réaction (1), mais ce produit n’est pas utilisé vu
qu’il conduit à la formation des ions sulfatés

Na2SO3 + ½ O2 → Na2SO4 (1)

L’hydrazine réduit l’oxygène suivant la réaction (2) [8]

N2H4 + O2 → 2H2O + N2 (2)

ENP Page 35
Chapitre II

Généralités sur les polymères

ENP Page 36
Un polymère est défini comme étant une molécule à très longue chaîne qu’on appelle
macromolécule. Elle est formée par la répétition d'entités chimiques simples appelées
monomères reliées par des liaisons. Les polymères sont synthétisés en reliant des
molécules de monomères entre elles par des liaisons chimiques covalentes : ce sont les
réactions de polymérisation [22].

Si le degré de polymérisation est élevé, on parle de hauts polymères ; lorsqu’il est faible le
composé est un oligomère. Les homopolymères ne sont constitués que d’un seul
monomère dont le motif se répète dans la molécule ; les copolymères sont constitués de
plusieurs monomères [23].

II.1 Structure macromoléculaire des polymères

Les polymères sont classés en trois types: polymères linéaires, ramifiés et réticulés [24].

II.1.1 Polymères linéaires

L'enchaînement des monomères ou unités de base constituant la macromolécule s'effectue


dans une seule direction dans l'espace [25].

Ces polymères sont solubles et fusibles. Ils ont un comportement thermoplastique, c'est-à-
dire qu'ils sont liquides à haute température et solides à basse température [24].

Figure VII: polymères linéaires

(a. homopolymère, b. copolymère statistique, c. copolymère alterné, d.


copolymère séquencé)

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II.1.2 Polymères ramifiés

Ces polymères possèdent des chaînes latérales constituées elles même par l'enchaînement
de molécules de monomères, ces chaînes pendantes sont reliées à la chaîne principale par
des points de jonction repartis le long de cette dernière [26].

Pareils aux linéaires, ces polymères sont solides à température ambiante et


se ramollissent à la chaleur [27].

Figure VIII: Homopolymère ramifié (a) et copolymère ramifié


(b)
II.1.3 Polymères réticulés

Lorsque les chaînes de polymères sont reliées entre elles en des points autres que leurs
extrémités, ces polymères sont dit réticulés [26].

On parle de polymère réticulé lorsque les macromolécules sont associées entre elles
chimiquement [27].

Les polymères réticulés constituent des réseaux tridimensionnels, insolubles et infusibles


[24].

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Figure IX: polymère réticulé avec ponts di-sulfure reliant deux chaînes
II.2 Classification des réactions de polymérisation

On distingue habituellement deux types principaux de polymérisation: polycondensation


ou polymérisation par étapes et la polymérisation en chaîne ou polyaddition [27].

II.2.1 Polycondensation

Dans les réactions de polycondensation, la croissance des macromolécules est le résultat de


réactions entre les différents groupements fonctionnels des monomères avec en général la
perte d’une molécule simple (eau ou autre) d’où le nom de réaction de polycondensation.

Cette croissance des masses molaires se produit au cours de la réaction, par condensation
des molécules des monomères entre elles et avec celles du polymère déjà formé puis se
poursuit principalement par des réactions des macromolécules entre elles [25].

La polycondensation représente moins de 10 % de la production mondiale des matières


plastiques. Les polycondensats fournissent un ensemble de molécules dotées de propriétés
nouvelles et à grande valeur ajoutée : matériaux à haute résistance thermique ou chimique,
fibres à haute ténacité, mousses rigides à porosité contrôlée, etc. [22].

II.2.2 Polymérisation en chaîne

La polymérisation en chaîne appelée aussi polyaddition, dans laquelle les unités monomères
sont additionnées une à une à un centre actif. Présent en très faibles concentrations. Ces centres
actifs additionnent un grand nombre de molécules de monomères [24].

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Une oligomère, constituée de moins de 30 unités, est d’abord généré, avant d’évoluer vers le
stade de polymère. La polyaddition représente à elle seule plus de 90 % de la production
mondiale des matières plastiques [22].

La polymérisation peut être radicalaire, cationique ou anionique selon la nature de l'espèce


active [23].

II.3 Techniques de polymérisation

Quel que soit le type de polymérisation auquel elles se rattachent, les réactions de synthèse
industrielle des polymères sont effectuées selon cinq techniques principales [28].

II.3.1 Polymérisation en masse

C'est une réaction ou le système réactionnel est constitué soit de monomère pur en
présence de son seul système, pour une polymérisation en chaîne, soit des deux
monomères fonctionnels pour une polymérisation par étapes. La réaction peut être conduite
avec ou sans agitation du milieu, en phase homogène ou hétérogène, suivant la solubilité
du polymère dans son propre monomère [28].

Le polymère obtenu par le procède en masse est très pur. L'inconvénient majeur réside
dans l'importance du dégagement thermique qui rend la réaction difficile à contrôler [29].

II.3.2 Polymérisation en solution

C'est une polymérisation homogène. Le système réactionnel contient le monomère,


l'initiateur, et le solvant. Dans cette technique de polymérisation, plusieurs cas doivent être
distingués suivant que le polymère et l'amorceur sont, simultanément insolubles dans le
milieu réactionnel. Le procédé est pratiquement abandonné car il présente l'inconvénient de
ne conduire qu'à des polymères de faible poids moléculaires [30].

Cette méthode est d'une valeur considérable lorsqu'on désire obtenir un produit final à
utiliser sous forme de solution; le poids moléculaire dans ce cas, est normalement moins
élevé que celui obtenu par le procédé en masse. Le monomère est ajouté à un solvant
organique dans lequel le monomère et le polymère sont solubles. Les solvants types utilisés
sont le toluène, l'acétone, et l'acétate d'éthyle; le catalyseur utilisé doit être soluble dans le
solvant [27].

ENP Page 40
II.3.3 Polymérisation en suspension

C'est le procédé de fabrication le plus employé. Dans ce type de polymérisation, le


monomère est insoluble dans le milieu dispersant, l'eau en général, l'amorceur n'est soluble
que dans le monomère et chaque gouttelette de la suspension peut être considérée comme
un système isolé de polymérisation en masse [28].

L'agglomération des gouttes est empêchée par l'addition d'un agent de suspension soluble
dans l'eau, en maintenant une agitation appropriée, les vitesses de réaction sont
relativement lentes; le polymère est séparé par simple filtration, lavé et séché ensuite [30].

II.3.4 Polymérisation en émulsion

Ce procède est proche de la polymérisation en suspension, il permet la synthèse de


polymère de très grandes masses moléculaires avec des vitesses de réaction très élevé. Le
monomère est pratiquement insoluble dans le milieu dispersant, il est maintenu sous forme
d'émulsion micellaire grâce à un agent tensioactif et une agitation adaptée. L'amorceur est
soluble dans l'eau et non dans le monomère.

Les émulsions acryliques ainsi formées sont utilisées pour l'enduction du cuir et la
fabrication de peintures à base d'eau [27].

II.3.5 Polymérisation en phase gazeuse

Ce type de polymérisation peut être rattaché au procédé de polymérisation en


masse, en milieu hétérogène. Le monomère est, dans ce cas, introduit en phase gazeuse sur
un catalyseur solide. La technique utilisée est celle du lit fluidisé où l'introduction de
monomère au sein de la masse catalytique, permet à la fois l'agitation du milieu, la
régulation du dégagement thermique et le contact étroit entre le gaz et la particule solide de
polymère en croissance [27].

Le Tableau IV énumère la comparaison des différentes techniques de polymérisation


[28] :

ENP Page 41
Tableau IV: Comparaison des différentes techniques de polymérisation.

Méthodes Avantages Inconvénients

- Difficultés de contrôler les


échanges de chaleur.

- Difficultés de contrôle des


Polymère contenant un
Polymérisation en degrés de polymérisation et large
minimum d'impuretés
masse distribution des masses molaires
résiduelles.
moyennes pour les fortes
conversions.

- Difficultés pour débarrasser


totalement le polymère du solvant
- Contrôle aisé du dégagement
résiduel.
thermique

Polymérisation en - Equipement complexe et

solution onéreux pour la récupération et la


- Pureté du polymère. purification du solvant

- Réaction relativement lente.

- Contrôle aisé du dégagement - Contrôle critique de l'agitation


Polymérisation en thermique
- Réaction relativement lente
suspension - Récupération aisée du
polymère. Contamination du polymère.

- Polymérisation rapide,
conduisant à des polymères de
degré de polymérisation élevé Contamination du polymère par
l'émulsifiant et l'agent de
Polymérisation en - Contrôle du dégagement coagulation, d’où une coloration
émulsion thermique variable du polymère et une

- Souplesse du procédé en limitation des domaines

copolymérisation. d'application.

ENP Page 42
II.4 Classification des polymères

Plusieurs classifications des composés macromoléculaires peuvent être proposées selon


qu'on choisit l'origine, le type d'architecture, la structure chimique des motifs ou le type de
polymérisation, qui ne s’exclut pas les uns les autres [28].

II.4.1 Selon l'origine

Les polymères peuvent être d'origines diverses et peuvent être classés en trois groupes:

a- Polymères d'origine naturelle

Ce sont des matériaux synthétisés par les êtres vivants : végétaux, animaux et micro-
organismes. La famille la plus importante est celle des polysaccharides comme l’amidon
dont les sources principales sont le maïs.

b- Polymères d'origine synthétique

Ces polymères sont obtenus également par la voie fermentaire. On les appelle polymères
synthétiques ou chimio-synthétiques en raison de leur mode de fabrication. En effet, celui-
ci consiste en une polycondensation de monomères naturels ou identiques aux naturels.

c- Polymères d'origine semi-synthétique

Les polymères semi-synthétiques résultent de la modification chimique des polymères


naturels, le squelette macromoléculaire étant préservé lors de cette modification.

II.4.2 Selon la structure chimique

La structure chimique des motifs permet une classification des composés


macromoléculaires en:

a- Homopolymères

Ils résultent de la polymérisation d’un seul type de monomère.

Les homopolymères sont des polymères qui ne possèdent qu’une seule unité. Parmi les
homopolymères, on peut citer un composé vinylique;

ENP Page 43
~ (CH-CH2-) n ~

Où A est un groupement variant d’un polymère vinylique à l’autre.

Les réactions de polymérisation qui conduisent à de telles structures procèdent par


addition, sur une molécule monomère, d’un centre actif porté par la chaîne polymère en
cours de croissance [31].

b- Copolymères

On appelle copolymère un composé macromoléculaire résultant de la polymérisation de


deux monomères A et B, appelés comonomères.

Les copolymères les plus courants sont les copolymères statistiques pour lesquels on
obtient une répartition aléatoire des motifs A et B le long de la chaîne [31].

~A – B – A – A – A – B – B – A – B – B – B – A - A~

Les propriétés de ces matériaux sont intermédiaires entre celles des deux homopolymères
formés des seuls motifs monomère A ou B [31].

De nos jours, on est capable de confectionner des copolymères avec des distributions plus
régulières : qu’il s'agisse de copolymère alterné qui présentent une alternance régulière des
motifs A et B [25],

~A-B-A-B-A-B-A-B-A-BA-B-A-B-A-B-A-B-A-B-A-B~

De copolymères à blocs correspondant à l’alternance de blocs de polymères à motifs A et


de polymères à motifs B.

~AAAABBBBBB AAAAA.AA BBBBBAAAAA~

Ou de copolymères séquencés greffés: correspondant à la fixation de greffons de polymère


à motifs B sur un tronc de polymère à motifs A [31].

ENP Page 44
~AAA…..AAA….AAA….AAA….AAA~

│ │ │ │ │

B B B B B

│ │ │ │ │

B B B B B

II.4.3 Selon le type des macromolécules

Tous les polymères synthétiques résultent de l’enchaînement de motifs répétitifs issus de la


polymérisation de molécules monomères.

Dans le cas des polymères naturels et artificiels, on connaît mal le processus de génération
des motifs monomères, mais le polymère résultant présente un type unique d’arrangement.
On distingue deux grandes catégories de polymères selon leur structure [31] :

a- Polymères linéaires (monodimensionnels)

Pour lesquels les unités monomères sont liées, en moyenne, par deux liaisons covalentes :
les macromolécules ainsi formées ont une structure linéaire (ou monodimensionnelle) et
ont une dimension finie [31].

~A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A-A~ [25].

b- Polymères réticulés (tridimensionnels) :

Comportant des unités monomères capables d’établir des liaisons covalentes dans les trois
directions de l’espace. Il en résulte un réseau tridimensionnel dont la densité est d’autant
plus grande que le nombre de nœuds; leur dimension moléculaire peut être considérée
comme infinie [31].

ENP Page 45
~A–A–A–A–A–A–A–A–A–A–A–A~

│ │ │

A A A

│ │ │

A A A

│ │ │

~ A – A – A – A – A – A – A – A – A – A –A – A ~

│ │

A A

│ │

A A

│ │

~A–A–A–A–A–A–A–A–A–A

ENP Page 46
Chapitre III

Les polyacrylates

ENP Page 47
III.1. Acides polyacryliques

Les acides polyacryliques sont des polymères relativement simple et généralement


composés d'un squelette hydrocarboné portant un groupement carboxyle sur les carbones,
et peut également être réticulé [32] ; L'acide acrylique est classé comme un monomère
anionique et il est très soluble dans l’eau [33].

Les polyacryliques sont synthétisés par polymérisation radicalaire à partir de monomères


acryliques [34,35]. Ils peuvent être des homopolymères ou des copolymères: les
homopolymères sont synthétisés à partir d’un seul type de monomère, les copolymères à
partir de plusieurs types de monomères, généralement d’un acide acrylique et d’un des
esters dérivés de ces acides acryliques. La synthèse se fait en trois étapes distinctes:

• Initiation : la réaction est initiée à l’aide d’un radical libre, généralement un


peroxyde.

Monomère acrylique radical libre

• Propagation : le radical acrylique libre va réagir avec un autre monomère. Un


radical dimère va être ainsi formé. Ce dernier va à son tour réagir avec un monomère pour
former un radical trimère et ainsi de suite. Cette réaction en chaîne va se propager jusqu’à
ce que survienne une réaction de terminaison. La propagation n’est pas une réaction
stéréospécifique.

ENP Page 48
• Terminaison : la propagation peut être arrêtée de trois manières différentes:

a) Couplage : deux radicaux vont réagir entre eux pour former une seule molécule de
polymère.

b) Dismutation : un transfert d’électron par arrachement d’un proton va s’effectuer


entre deux chaînes en croissance, stoppant ainsi la réaction de polyaddition.

ENP Page 49
c) Transfert de chaîne : la réaction de propagation va être stoppée par transfert d’un
atome d’hydrogène. L’agent de transfert peut être une impureté présente dans la
solution ou un composé introduit volontairement. Les agents de transfert chaîne
limitent ainsi la longueur des chaînes sans pour autant diminuer le rendement de la
réaction.

AT : agent de transfert de chaîne

La quantité d’initiateur va réagir sur la masse molaire moyenne du polymère final. Plus sa
concentration sera élevée, plus la masse molaire moyenne du polymère sera faible.

ENP Page 50
La polymérisation radicalaire se fait aléatoirement entre les espèces voisines dans le milieu
réactionnel. Si l’on a deux monomères différents (A et B), le polymère présentera une
séquence aléatoire (ou désordonnée: AAABAABBBAABABBA par exemple).

Certaines forces d’interactions spécifiques (notamment l’effet stérique) peuvent contrôler


la réaction et donner des séquences alternées (de type ABABAB).

Des copolymères blocs peuvent également être préparés en pré-polymérisant séparément


des différents monomères (les séquences sont alors de la forme
AAAAAABBBBBBAAABBBB).

III.2 Quelques caractéristiques des polymères

Les performances des polymères vont dépendre de leurs caractéristiques: leur masse
molaire, leur charge ionique, leur degré de dissociation, leur flexibilité, leur conformation,
et de la balance hydrophile/hydrophobe.

III.2.1 Degré de polymérisation, polydispersité et masses molaires moyennes

Une chaîne macromoléculaire est caractérisée par sa longueur, exprimée par son degré de
polymérisation, noté X ou DP [36]. Ce dernier est le nombre de motifs monomères la
constituant [1]. Les réactions de polymérisation sont des processus aléatoires: les chaînes
ne croissent ni se terminent de la même façon. Les polymères ainsi obtenus ne sont donc
pas iso moléculaires (toutes les macromolécules ont la même masse).

Cette hétérogénéité dans les degrés de polymérisation est appelée la polydispersité. Après
la polymérisation, il est impossible de séparer complètement les chaînes et de les regrouper
selon leur longueur. Si les molécules de l’échantillon n’ont pas un degré de polymérisation
uniforme, elles présentent alors une distribution de degré de polymérisation, représentée à
la Figure XI La distribution des degrés de polymérisation est une fonction discontinue.
Cependant elle est généralement ajustée à l’aide d’une fonction de distribution continue
[36].

La polydispersité de l’échantillon implique l’utilisation de degrés de polymérisation


moyens.

ENP Page 51
Les plus utilisés sont le degré de polymérisation moyen en nombre, Xn, et le degré de
polymérisation moyen en masse, Xw. Ils sont définis respectivement selon Equations 1 et
2.

Figure X: Représentation schématique de la fraction molaire x en fonction du degré de


polymérisation X
À gauche: fonction discontinue; à droite: fonction discontinue ajustée à l’aide d’une
fonction de distribution continue [20].

Xn=ΣniXi /Σni (Equation 1 )

Avec ni: nombre de macromolécules de degré de polymérisation i.

Xi: degré de polymérisation i d’une macromolécule.

Xw=ΣWiXi / ΣWi (Equation 2)

Avec Wi : fraction en poids des macromolécules de degré de polymérisation i.

Les mesures expérimentales ne permettent pas de mesurer directement le degré de


polymérisation, mais elles permettent de mesurer les masses molaires des macromolécules.

Pour un échantillon polydispersé, il convient donc de définir des masses molaires


moyennes [36-37-38]. Il existe quatre définitions de la masse molaire moyenne. Elles sont
représentées sur la Figure XI [39].

ENP Page 52
• Mn : masse molaire moyenne en nombre [37-38].
• MW : masse molaire moyenne en masse [37-38].
• Mz : masse molaire moyenne d’ordre z, obtenue par centrifugation [37-40].
• Mv : masse molaire moyenne obtenue par viscosimètre [38, 40,41].

Figure XI: Distribution des masses molaires avec les moyennes en nombre, en masse,
d’ordre z et obtenues par viscosimètre

III.2.2 Masse molaire moyenne en nombre

La masse molaire moyenne en nombre (Mn) est définie selon l’équation 3 [36-37-38]. Elle
est égale à la somme de toutes les masses, pondérées par un coefficient n i/Σni, représentant
la fraction en nombre des espèces présentes.

Mn =ΣniMi / Σni (Equation 3).

Avec ni: nombre de macromolécules de degré de polymérisation i.

Mi: masse molaire d’une macromolécule de degré de polymérisation i.

Mn : est particulièrement sensible à la présence des polymères de faibles masses.

ENP Page 53
III.2.3 Masse molaire moyenne en poids

La masse molaire moyenne en masse (Mw) est définie selon l’équation 4 [36-37-38]. Elle
est égale à la somme de toutes les masses, pondérées par un coefficient mi/Σmi,
représentant la fraction massique des espèces présentes.

Mw =ΣwiMi / Σwi =ΣniM²i / Σni Mi (Equation 4).

Avec wi: fraction en poids des macromolécules de degré de polymérisation i.

Indice de polydispersité.

L’indice de polydispersité caractérise la dispersité de la longueur des chaînes. Il est


défini selon l’équation 5. Ce rapport est toujours supérieur.
[41,42]

I = Mw / Mn (Equation 5).

La polydispersité d’un polymère dépend essentiellement de sa méthode de synthèse.

Les indices les plus bas sont obtenus par polymérisation ionique vivante (I=1.05). Les
polymérisations radicalaires et la polycondensation permettent d’obtenir des valeurs de
polydispersité avoisinant la valeur 2. Pour la synthèse de polymères ramifiés, l’indice de
polydispersité peut prendre une valeur allant de 20 à 50.

ENP Page 54
Chapitre IV

Partie Expérimentale

ENP Page 55
Dans ce chapitre, nous allons caractériser l’acide polyacrylique de faible poids
moléculaires. Ces polymères ont été synthétisés dans le département Traitement et
Contrôle des fluides. Ils seront utilisés comme inhibiteurs de dépôts de sulfate de baryum,
en prenant les deux solutions incompatibles d’eau d’injection (Lias et Ordovicien) du
champ pétrolier de Tin Fouyé Tabankort (TFT) situé à 1200 kilomètres vers le sud-est
d’Alger, comme un modèle pour les dépôts de BaSO4.

Après la caractérisation des polymères obtenus par l'infrarouge (FT-IR) et la


chromatographie à perméation de gel (CPG), un essai d'inhibition basé sur la mesure de
turbidité a été réalisé afin de sélectionner le plus efficace des antitartres de sulfate de
Barium BaSO4 à température ambiante. Cet antitartre a été neutralisé par une base forte
(NaOH) pour l’obtention d’un sel du polymère sélectionné.

Une mesure du pH critique a été effectuée dans le but de faire ressortir l’effet retardant de
formation de carbonate de calcium entre le polymère sélectionné et son sel.

IV.1 Caractérisation de l’acide polyacrylique et le sel polyacrylique

IV.1.1 Caractérisation de l’acide polyacrylique et le sel polyacrylate par spectroscopie


infrarouge

L’acide polyacrylique ainsi que le sel correspondant (polyacrylate de sodium) ont été
identifiés par Spectroscopie Infrarouge à l’aide d’un FT-IR Perkin Elmer de la Faculté des
sciences de l’Université M’hammed Bouguerra de Boumerdes. Des pastilles de KBr
contenant le polymère ont été fabriquées puis passées au Spectrophotomètre à Infrarouge.

IV.1.2 Caractérisation par chromatographie à perméation de gel (CPG)

La détermination des poids moléculaires du polymère a été réalisée en utilisant un


instrument (Waters 996), équipé d’un système de pompe (Jasco PU 980), la détection est
effectuée par un détecteur d'absorption UV et un logiciel WINGPC. Ce test a été effectué
au Laboratoire de Chimie (Faculté de Pharmacie de l’Université Youcef Ben Khedda
d'Alger).

ENP Page 56
IV.2 Essais d’inhibition de dépôt des polymères

Dans la région de TFT, le mélange des deux eaux injection (Lias) et gisement (Ordovicien) a
comme conséquence la formation du dépôt de sulfate de Barium (BaSO4). Ce dernier est un
dépôt minéral qui cause des problèmes de bouchage très sérieux des installations. Pour
résoudre ce problème et pour minimiser les dégâts provoqués par ce dépôt, on effectue un
traitement chimique consistant à injecter des produits anti-dépôts, pour diminuer et
supprimer les dépôts de sels. Dans ce sens, des polymères ont été préparés à base d’acide
acrylique ainsi que le sel correspondant au polymère le plus efficace. Ces derniers ont été
testés comme inhibiteurs de dépôts.

L’étude de l’efficacité de ces polymères en vue de la sélection des produits capables de


diminuer ou de supprimer la précipitation de dépôts susceptibles de se former suite à
l’incompatibilité des deux eaux (gisement et injection), comporte les étapes suivantes :

• Détermination du taux critique de la précipitation. L’étude a été menée sur le taux


de mélange critique correspondant à un maximum de précipitations, c'est-à-dire le
mélange où la précipitation de sulfate de Barium est maximale.

• Essais systématiques des inhibiteurs de dépôts (polymères acryliques) sur une large
gamme de concentrations aux conditions de surface (température et pression
atmosphérique).

Les essais ont été effectués sur une eau réelle de gisement et d’injection dont la
composition est illustrée dans le Tableau V:

Tableau V: Composition d’eau d’injection et d’eau de gisement

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TAGI (eau
Eau Albien
Composition Lias Ordovicien du bassin
ZEA (A)
ROM)

Sodium Na+ 763 4165 70157 39039

Potassium K+ 37 75 2550 1779

Cations Calcium Ca2+ 269 1132 22750 33924


[mg/L]

Magnesium Mg2+ 64 173 11263 5408

Strontium Sr2+ 3 Trace 665 851

Fer Fe2+ 0 Trace 321 108

Barium Ba2+ 0 0 0 1051

Bicarbonates HCO3- 204 146 0 129

Carbonates CO32- 0 0 0 0
Anions [mg/L]

Sulfates SO42- 1300 2725 4309 0

Chlorures Cl- 558 6960 182556 140410

pH 7,3 6,4 8,19 2,85


.

IV.3 Détermination du taux de mélange critique d’eau d’injection et de


gisement :

Des volumes d’eau de l’ordovicien ont été portés à une forte agitation pendant 10 minutes,
avant d’être mélangés doucement et d’une manière continue à des volumes d’eau de lias
selon le rapport (30/70) (lias/ l’ordovicien).

ENP Page 58
Les mélanges sont laissés pendant une heure sous agitation continue et une heure au repos.
Les solutions sont ensuite filtrées à travers un filtre sans cendre. Les dépôts recueillis sont
calcinés puis pesés.

IV.4 Test d’efficacité des inhibiteurs (annexe 1) :

L’essai de turbidité est réalisé selon la norme ISO 7027-1999, en utilisant un turbidimètre
de laboratoire modèle "HACH 2100N" (loveland, CO, USA) . Le turbidimètre est d'abord
calibré en utilisant "GELEX secondary turbidity standart kit", il contient des bouteilles en
verre étroitement fermées avec des différentes gammes de turbidité (0-2,0-

20,200-400,200-4000,4000-10000 NTU).

Le test d'inhibition commence par la dilution de la solution aqueuse du polymère à une


dose de 30% massique. Cette solution est mélangée avec de l'eau d'injection «Lias » à
différentes concentrations (0,10, 20, 30, 50, 100, et 150 ppm) pour former des solutions
(eau d'injection/polymère) qui sont ajoutées lentement à l'eau de gisement (Ordovicien). Le
mélange des eaux d'injection et de gisement est agité lentement pour une période de 1
heure. Les tests ont été effectués à la température ambiante.

À la fin de l'essai, la solution est versée dans une cellule sèche. La cellule est alors poussée
vers le bas dans le trou de la cellule échantillon du turbidimètre. La valeur de turbidité est
directement indiquée sur l’écran du turbidimètre.

Il est important de préciser que la turbidité (Tu) qui est exprimée en Nephelometric
Turbidity Unit (NTU), doit être mesurée immédiatement pour éviter les changements de
température et l'évolution de la floculation et la sédimentation des particules qui
caractérisent l'échantillon. L’efficacité du polymère inhibiteur de dépôts est calculée
comme suit :
Eff (%) = (Tu0 – Tu1). 100 /Tu0

Tu1 : Turbidité de la solution en présence de la dose de l’inhibiteur exprimée en NTU.


Tu0 : Turbidité de la solution en absence de l’inhibiteur (essai à blanc) exprimée en NTU.
Tu1 et Tu0 sont prises après une heure d’agitation.
De part la masse moléculaire qui est un paramètre très important dans l’évaluation de
l’efficacité d’inhibition de polymères comme anti-dépôts, plusieurs autres paramètres influent
sur le pouvoir inhibiteur de ces polymères, comme la température, et le temps d’agitation

ENP Page 59
IV.5 Influence de la température et du temps d’agitation sur l’efficacité de
l’inhibiteur de dépôt de sulfates de calcium

Pour se rendre compte de l’influence de la température et le temps d’agitation sur l’efficacité


du polyacrylate de sodium sur l’empêchement de dépôt de sulfates de calcium, cette étude a
été réalisée sur une autre solution, composée d’eau d’injection et de gisement (Albien/Tagi)
du champ pétrolier de Bir Rbaa Nord (BRN) situé à 340 Km vers l’est de Hassi Messaoud.

La composition est représentée dans le Tableau VI à un mélange de (30 d’eau de lias /70
d’eau d’ordovicien). Dans cette solution une dose de 20 ppm du polymère P20 est injectée.

Cette solution est agitée en continu et chauffée à une Température de 80°c. La plaque
chauffante est reliée à un régulateur de température. On détermine l’efficacité d’inhibition
par turbidimétrie pour différentes températures et différents temps d’agitation.

Tableau VI: Influence de la température sur l’efficacité de l’inhibiteur de dépôt


de sulfates de calcium CaSO4

Température
20 30 40 50 60 70 80
(°C)

Efficacité (%) 97.4 91 90.3 58.3 37.8 27.8 3

Une mesure du pH critique est effectuée pour mieux apercevoir l’effet retardant de la
formation de carbonate de calcium entre le polymère sélectionné et son sel.

IV.6 Détermination du pH critique

La méthode pH critique, proposée par Feitler (Feitler, 1972) est basée sur le fait qu'au
delà d’un pH critique, un dépôt se forme. Autrement dit, lorsque le pH réel dépasse le pH
critique, le précipité se forme dans la solution, et le pH subit une auto-réduction [45].

La méthode est basée sur l’apport des ions OH-, ce qui provoque la précipitation de
CaCO3 par l’ajout successif d’une base forte (NaOH) (Figure4.3) à une eau réelle de
gisement du puits ZR 91 du champ pétrolier de ZARZAITINE dont la composition est
représenté dans le Tableau VII.
Tableau VII: Composition de l’eau de gisement du puits ZR 9 du champ pétrolier de
ZARZAITINE.

ENP Page 60
Echantillon
ZR91
Paramètre

pH 7,5
Cation mg/L méq /L Anions mg/L méq /L

Ca++ 9378 468,93

Mg++ 2150 176,79 Cl- 78005 2200

Na+ 21 0,74

K+ 695 10,12 CO3-- 0 0

Fe++ 351 8,01

Sr++ 349 8,95 HCO3- 238 3,9

Ba++ 35660 1550,43 SO4-- 0 0

Total 48604 2223,97 Total 78243 2203,9

Les résultats de ce tableau ont été obtenue à partir d’une analyses chimique (par la méthode de
dosage) effectuée au niveau du laboratoire de la division technologie et recherche.

L’essai est réalisé selon le dispositif représenté ci dessous.

Figure XII: Dispositif expérimental de la méthode du pH critique

ENP Page 61
IV.7 Caractérisation du dépôt en absence et en présence d’inhibiteur

Les cristaux de sulfates de calcium et de Barium CaSO4, BaSO4 et carbonates de calcium


CaCO3 ont été observés en absence et en présence d’inhibiteur avec un microscope photo-
minéralogique optique à observation inverse modèle OLYMPUS GX 71 relié à un micro-
ordinateur. L’acquisition se fait à l’aide d’une caméra numérique et un logiciel du type
ANALYSIS version 3.1.
Pour mieux voir la structure et la morphologie du dépôt carbonates de calcium CaCO 3,
une observation a été effectuée à l’aide d’un microscope électronique à balayage (MEB), type
Philips XL20.

IV.8 Généralités sur la biodégradabilité

IV.8.1 Définition de la biodégradation

La biodégradation est l’ensemble des mécanismes de transformation d’un contaminant en


différents sous-produits par l’action des microorganismes. Ce phénomène peut s’effectuer à
n’importe quel milieu (sol, eau) ainsi que dans différentes phases du polluant (liquide,
solide, gazeuse). Sous l’activité enzymatique de ces microorganismes, une substance
pourra subir la biodégradation en se transformant en métabolites, finalement, en dioxyde
de carbone et en eau [49,50].
IV.8.2 Types de biodégradation

IV.8. 2. 1 Biodégradation aérobie

La biodégradation aérobie d'une substance organique est le degré de modification physique


et chimique que subit cette matière organique par les microorganismes en aérobiose. Celle-ci
peut être affectée par la modification de l'un des facteurs suivants :

•Vitesse de dégradation des composés organiques.


•Quantité de l'oxygène consommée.
•Produits résultant de la dégradation.
•Activité microbienne [51].

IV.8. 2. 2 Biodégradation anaérobie

La biodégradation anaérobie d'une substance organique est le degré de modification physique


et chimique que subit cette matière organique par les microorganismes en conditions
d’anaérobiose [51].

ENP Page 62
IV.8.3 Les facteurs influençant la biodégradation

L’efficacité d’une technique de biodégradation mise en œuvre pour décontaminer un site


pollué dépend de plusieurs paramètres physico-chimiques importants : pH, température et
d’autres : l’humidité et le rapport de nutriment.

 Les nutriments
Les substances nutritives sont des corps simples indispensables à la croissance et l’activité
microbienne, qui peuvent être assimilés sans transformation digestive par les organismes et
favoriser le développement des bactéries [50].

 La température
La température est également importante, les températures les plus favorables à l’activité
microbienne se situent dans la gamme 25 – 35°C [53].

La biodégradation des composés organiques diminue en fonction de la température, une


baisse de cette dernière décroît l’activité microbienne puisqu’une variation de 10°C
diminue de moitié cette activité [54].

 Le pH
Les activités de biodégradation qui sont dépendantes de pH du milieu réactionnel sont
généralement optimales pour des pH compris entre 6 et 8. Si le pH est acide peut favoriser la
solubilisation des métaux lourds qui sont très toxiques pour les bactéries [55].

 L ’ h u mi di t é
La présence d’eau est évidemment nécessaire pour le bon déroulement des processus
biologiques. Elle améliore le contact entre les polluants et les microorganismes, ainsi elle
favorise le processus de dégradation enzymatique [56,57]. Pour un degré d’humidité
inférieur à 2% en masse limite les vitesses de biodégradation. Inversement, un degré
d’humidité est élevé influence la perméabilité des sols aux gaz et i n d u i t une limitation
du transfert de l’oxygène qui conditionne le métabolisme microbien aérobie, en effet les
pores se remplissent d’eau et donc le débit d’air est diminué d’ou le transfert d’oxygène
e s t restreint provoquant l’apparition de zones anaérobies [58].

La Figure XIII décrit montre les effets positifs et négatifs des factures influençant la
biodégradabilité :

ENP Page 63
Effets positifs Effets négatifs

Hydrocarbures à chaîne droite Hydrocarbures à chaîne ramifiée

Hydrocarbures aliphatiques à Hydrocarbures aliphatiques à chaîne


chaîne courte (mais > à 6 ou 7 longue (ou < à 6 ou 7 atomes de C)
atomes de C)

Hydrocarbures insaturés
Hydrocarbures saturés

Hydrocarbures à bas poids Hydrocarbures à haut poids moléculaire


moléculaire

Absence de toxicité vis-à-vis des Toxicité vis-à-vis des micro-organismes


micro-organismes
Composés non oxygénés
Composés oxygénés

Température faible
Mauvaise stabilité à l’hydrolyse

Pression élevée (profondeur)


Température élevée

Milieu aqueux défavorable


Pression faible

Forte tension interfaciale avec l’eau


Milieu aqueux favorable
Faible capacité enzymatique des micro-
Faible tension interfaciale avec organismes
l’eau

Efficacité des micro-organismes (capacité enzymatique pour la


substance à dégrader, adaptation des micro-organismes)

Figure XIII: les facteurs influençant la biodégradabilité

ENP Page 64
IV.8.4 Evaluation de la biodégradabilité :
La biodégradabilité des substances dans l’eau ne dépend pas uniquement des structures
moléculaires du matériau soumis à l’essai mais également des facteurs supplémentaires
importants tels que :

• le milieu d’essai, aquatique ou terrestre,


• les conditions d’essai, aérobies ou anaérobies,
• l’origine et la concentration des micro-organismes de l’inoculum,
• l’acclimatation et l’adaptation de l’inoculum,
• la concentration du matériau d’essai,
• la disponibilité de substances nutritives inorganiques et d’autres matières
organiques dans des processus métaboliques associés,
• l’existence possible d’effets toxiques du matériau d’essai dans les conditions
d’essai,
• les propriétés physiques et chimiques et la biodisponibilité du matériau d’essai (par
exemple, volatilité, solubilité dans l’eau, adsorption),
• les conditions et caractéristiques physiques et chimiques du système d’essai
(volume des récipients d’essai, mode statique ou dynamique, fermeture des
récipients, élimination du CO2, mélange, agitation, alimentation en oxygène) [52].

IV.8.5 Paramètres d’analyse utilisés

Une multitude de méthodes existe tant au niveau national (AFNOR, ASTM)


qu’international (CEC, EN, ISO, OCDE). Elles sont présentées dans l ’ a n ne xe 3.

IV.8.6 Évaluation de la biodégradation aérobie du produit selon la norme ISO 9408

- Déroulement de l’essai:
Le test de biodégradabilité sert à évaluer la dégradabilité microbiologique de produits afin
de les classer par degré de risque pour l’environnement.

Selon la réglementation internationale en vigueur, nous distinguons deux niveaux de


biodégradabilité:

• Facilement biodégradable (taux de biodégradabilité > 60%) et;


• Peu biodégradable (taux de biodégradabilité < 60%).

ENP Page 65
Ce test a été effectué selon la norme ISO 9408 :1999.Il consiste en la détermination de la
DBO28 (demande biochimique en oxygène) et de la DCO (demande chimique en oxygène)
d’une solution de concentration connue du produit à tester. La demande biochimique en
oxygène DBO 28 est mesurée dans le but de déterminer le taux de dégradation des charges
organiques polluantes sous l’action des microorganismes en milieu aérobie par la méthode
respirométrique.

La durée nécessaire pour atteindre une dégradation complète est de 28 jours selon la norme
ISO 9408 :1999.

L’inoculum utilisé consiste en une boue activée prélevée au niveau du bassin d’aération de
la station d’épuration biologique des eaux usées domestiques de BOUMERDES.

ENP Page 66
Chapitre V
Résultats et Discussion

ENP Page 67
V.1 Caractérisation de l’acide polyacrylique et du sel polyacrylate par
spectroscopie infrarouge

V.1.1 Acide polyacrylique

Le spectre infrarouge (Figure XIV) de l’acide polyacrylique montre qu’il y a présence d’une
large bande d’adsorption correspondant au groupement fonctionnel OH de l’acide à environ
3400 cm-1, qui est confirmée par un pic à environ 800 cm-1.

Les bandes d’adsorption situées à 2920 cm-1 et 1450 cm-1, caractérisent les groupements
d’hydrocarbures comme le -CH2 et -CH3.

Le groupement fonctionnel carboxylique (C=O) du polymère est confirmé par le pic à


environ 1700 cm-1.
La bande située entre 1100 et 1200 cm-1 identifie la liaison –C-C.

Figure XIV: Spectre infrarouge de l'acide polyacrylique

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V.1.2 Sel de l’acide polyacrylique

D’après le spectre du polyacrylate de sodium (Figure XV), on constate la présence de


tous les groupements fonctionnels caractérisant le polyacrylate de sodium. En effet, la
bande d’absorption du groupement fonctionnel carboxylique C=O située à 1700 cm -1 dans le
spectre infrarouge de l’acide polyacrylique s’est déplacée vers une longueur d’onde de
1560 cm-1, bande d’absorption du groupement fonctionnel carboxylate ce qui montre
réellement la formation de sel.

La présence d’une large bande d’adsorption correspond au groupement fonctionnel OH de


l’acide à environ 3400 cm-1 qui est confirmée par un pic à environ 1440 cm-1 ainsi que le
pic à1450 cm-1.

Le spectre décèle l’existence des impuretés qui ont pour longueur d’onde 500 cm-1.

Figure XV: Spectre infrarouge du polyacrylate de sodium

ENP Page 69
V.2 Essais d’inhibition de dépôt des polymères

V.2.1 Détermination du taux de mélange critique d’eau d’injection et de gisement

Les résultats obtenus sont représentés dans le Tableau IX. Nous constatons que l’ajout d’eau
de lias accroit la concentration de dépôt du sulfate de baryum dès les premiers ajouts pour
atteindre un dépôt maximal au taux de mélange de 30/70. Au-delà la concentration de dépôt
diminue avec l’augmentation du taux de mélange. Il est apparu que le taux de mélange critique
correspond à 30% d’eau de lias et 70% d’eau d’ordovicien, c’est-à-dire le mélange où la
précipitation de sulfate de baryum est maximale (0,6650 g/l).

Tableau IX: Quantité de dépôt à différents taux de mélange

Taux de mélange Concentration


de dépôt
(eau du lias/eau de obtenue (g /L)

l’ordovicien)

0/100 00

10/90 0.2570

20/80 0.5455

30/70 0.6550

40/60 0.5515

50/50 0.5440

60/40 0.4255

70/30 0.2595

80/20 0.1995

90/10 0.0555

100/0 00

ENP Page 70
V.2.2 Test d’efficacité des inhibiteurs

D’après les résultats obtenus (Tableau X), il a été constaté que l’efficacité des acides
polyacryliques synthétisés augmente avec leurs concentrations. Cette efficacité change d’un
produit à un autre et ce, en fonction du poids moléculaire du polymère.

1 2

Figure X : Test d’inhibition effectué au laboratoire

1 : Mélange Lias et Ordovicien (30/70) sans inhibiteur après une (01) minute d’agitation.

2 : Mélange Lias et Ordovicien (30/70) en présence d’inhibiteur après une heure d’agitation.

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Tableau X: Efficacité des produits anti-dépôts

EFFICACITE (%)

PAA
CONCENTRATION EN INHIBITEUR (ppm)
Testé
10 20 30 50 100 150
Produit(P14)
PM=3000 15.77 16.77 18.50 19.50 49.51 65.00

Produit (P5)
PM=2550 24.5 32.32 39.35 42.00 58.36 72.10

Produit (P11)
PM=1700 30.21 38.20 47.02 52.21 75.30 81.32

Produit (P12)
PM=1320 69.50 73.50 75.30 79.32 98.50 99.10

Produit P18
PM=1000 78.23 82.37 94.50 95.50 99.00 99.32

Produit P16
PM=960 79.20 85.60 97.29 98.20 99.20 100

Produit P2
PM=925 92.70 95.50 97.39 98.50 99.40 100

Produits P3
PM=899 96.80 97.50 98.22 99.60 100 100

Produit P8
PM=800 96.70 97.20 98.60 98.68 99.00 100

Produit 9
PM=613 65.00 67.50 70.00 71.20 71.51 88.80

Produit P20
Sel 98.21 99.50 99.85 100 100 100

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A la lumière des résultats obtenus, il a été constaté que l’efficacité des acides polyacryliques
synthétisés augmente avec la concentration [47]. Cette efficacité change d’un produit à un
autre et ce, en fonction du poids moléculaire du polymère.

Les résultats ont montré que les acides polyacryliques possédant un poids moléculaire
inférieur à 925 ont manifesté une bonne activité inhibitrice, et cela quelque soit la
concentration de l’inhibiteur utilisé lors de cette étude, pour les inhibiteurs dont les poids
moléculaire sont compris entre 960 et 1000 [43], des résultats intéressant sont obtenue à des
concentrations d’inhibiteurs supérieures à 30 ppm. Par contre, pour les inhibiteurs à poids
moléculaire supérieure à 1000 ont donné une mauvaise efficacité à des concentrations
inférieures à 50 ppm des résultats intéressent ont été atteins. Ces résultats sont en parfait
accord avec la bibliographie qui montre que : « les polymères ayant une bonne activité
inhibitrice de dépôt de sels sont ceux qui possèdent un poids moléculaire inférieur à
1000 [43]. Néanmoins, il existe une valeur optimale au-dessous de laquelle, l’efficacité de
l’inhibiteur diminue. Nos résultats nous indiquant que la masse optimale est de l’ordre de 800.
En effet, au fur et à mesure que la masse molaire du polymère est trop basse (inférieur à
600), l’adsorption sur les sites actifs de croissance peut être insuffisante et mène à une
capacité inhibitrice réduite (Tableau X).

Les polymères acryliques P2 P3 et P8 possédant des poids moléculaires respectifs de 925,


899, et 800 ont manifesté une bonne activité inhibitrice avec un taux d’efficacité qui dépasse
les 95% d’inhibition et qui atteint les 100% à 150 ppm. Ces polymères ont un poids
moléculaire optimal compris entre 800 et 1000 [43]. Par contre, pour le polymère P9 ayant un
poids moléculaire de 613, l’efficacité a nettement diminué, notamment à basse concentration.

Il a été également constaté que les sels des polymères d’acide acrylique (produit P20)
possèdent une activité inhibitrice très intéressante, même meilleure que l’acide polyacrylique
correspondant (polymère P3) (Tableau X).

V.3 Détermination du pH critique

Les résultats du pH critique confirment cette dernière conclusion. Le pH est un facteur très
important dans le processus d’inhibition de dépôt de sels. L’effet de l'ajout d'un inhibiteur
d'entartrage sur la courbe de pH en fonction du temps est représenté dans le Tableau XI

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Tableau XI: Effet de l'ajout d'un inhibiteur d'entartrage sur la courbe de pH en
fonction du temps

pH
En présence de En présence du sel de
Temps (min) En absence de polymère polymère (P3) polymère (P20)
20ppm 20ppm
0 7,75 7,75 7,74
1 7,95 7,95 7,94
2 8,05 8,05 8,06
3 8,15 8,15 8,16
4 8,22 8,22 8,24
5 8,31 8,31 8,31
6 8,4 8,4 8,4
7 8,49 8,49 8,5
8 8,5 8,5 8,52
9 8,42 8,7 8,7
10 8,35 8,86 8,88
12 8,21 9,1 9,2
15 8,15 9,42 9,5
18 8,1 9,7 9,9
20 8,09 9,95 10,1
25 8 9,8 10,3
30 7,98 9,7 10,48
35 7,9 9,56 10,5
40 7,78 9,49 10,47
45 7,75 9,4 10,45
50 7,72 9,28 10,44
55 7,7 9,25 10,42
60 7,68 9,1 10,4
65 7,65 9 10,38
70 7,65 8,8 10,35
75 7,63 8,6 10,33
80 7,63 8,3 10,3
85 7,62 8,1 10
90 7,6 8 9,5

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Figure XVII: Effet de l'ajout d'un inhibiteur d'entartrage sur la courbe de pH en
fonction du temps
D’après les résultats présentés sur la Figure XVII nous remarquons qu’en absence de
l’inhibiteur (polymère acrylique), et à partir d’un pH de 8,5, ce dernier a remarquablement
diminué après huit (08) minutes d’agitation, ce qui prouve qu’il y a eu déposition de sels. En
présence du polymère acide acrylique, le pH croit en milieu basique jusqu’à un seuil de 10
puis diminue légèrement. Dans ce deuxième cas, l’effet de retardement est prolongé à 20
minutes. Par contre le sel d’acide polyacrylique (polymère P3) a donné une efficacité
remarquable. Ceci est expliqué par le pH qui augmente jusqu’à 10,5 et un effet de retardement
de 80 minutes.

V.4 Détermination de l’aspect du dépôt en absence et en présence de polyacrylate de


sodium

V.4.1 Par microscope optique

Figure XVIII : les cristaux CaCO3 sans et avec l’inhibiteur polyacrylate de


sodium

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Figure XIX : résultats de l’observation par microscope photo-minéralogique optique

Inhibition de la croissance des cristaux

Figure XX : déformation des cristaux de sulfates de Barium à 10 ppm de polyacrylate de


sodium.

L’observation par microscope photo-minéralogique optique à observation inverse montre que


la forme des cristaux en absence de l’additif apparaissent bien mince et fine et de forme
ovales bien connus de sulfates de calcium avec une croissance rapide des cristaux [48]. La
Figure XX (a et b) a montré que la forme cristalline de sulfate de calcium est affectée par la
présence du polymère. Ce résultat est en parfaite concordance avec les résultats de l’article
[48]. La présence de l’acide polyacrylique dans la solution retarde la croissance des cristaux
en s’adsorbant sur les sites actifs des cristaux, Cette adsorption et le blocage des sites de

ENP Page 76
croissance réduit le taux de croissance des cristaux [49], et comme résultat nous avons
remarqué un changement dans la structure et la morphologie des cristaux.

La Figure XXI montre la déformation des cristaux de sulfates de Barium en ajoutant 10


ppm de polyacrylate de sodium.

V.4.2 Par microscope électronique à balayage

De même, l’injection du polymère a permis la modification de la structure et la morphologie


du dépôt. La comparaison des deux figures (avant et après injection) montre une différence
dans le mode de dispersion et d’association inhibiteur-cristaux. La Figure XXII : représente la
forme cristalline du carbonate du calcium avant et après injection du polymère observée par
microscope électronique à balayage.

Figure XXII : carbonate du calcium avant et après injection du polymère observée par
microscope électronique à balayage

V.5 Évaluation de la biodégradabilité aérobie du produit

Selon la norme ISO 9408 :1999, le pourcentage de dégradation du composé de référence doit
dépasser les 60% au bout de 14 jours.

Dans notre cas, les résultats du test indiquent une dégradation de 81.6% du composé de
référence en 14 jours (voir le Tableau XIV) ce qui est conforme à la norme.

Le pH dans les solutions d’essai en fin de test doit être compris entre 6 et 8. La valeur du pH
mesurée dans les solutions d’essai à la fin du test se situe dans cet intervalle.

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Tableau XII: pH dans les solutions début et fin d’essai

Référence Blanc polyacrylate de sodium

Début d’essai 7,36 7,39 7,39

pH Fin d’essai 7,79 7,63 7,83

Tableau XIII: DCO du produit référence et du polyacrylate de sodium

Produit Référence polyacrylate de sodium

DCO en mg/L 105 46

Tableau XIV: Pourcentage de biodégradabilité du polyacrylate de sodium

7 14 21 28
DBO du blanc en (mg/L) 5,56 12,65 26,7 23,45

DBO du produit de 81,6 92,8 90 102


référence en (mg/L)
Pourcentage de
biodégradabilité du
77,71 88,38 85,71 97,14
produit de référence
DBO28 du polyacrylate
23,9 28,1 28,15 36,6
de sodium en (mg/L)

Pourcentage de
51,95 61,08 61,19 79,56
biodégradabilité du
polyacrylate de sodium

Le produit à analyser se situe dans la première catégorie c'est-à-dire facilement biodégradable


puisque son taux de biodégradabilité DBO/DCO*100 est 79.56% est nettement supérieur à 60
%.
La consommation d’oxygène dans la solution à blanc ne doit pas dépasser 60 mg/L en 28
jours ce qui est vérifié.

On considère donc que le test de biodégradabilité effectué sur le produit étudié est valide
conformément à la norme.

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Conclusion et Recommandations

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L’objectif de ce travail consiste à l’étude de l’efficacité des inhibiteurs de dépôts à base
d’acide acrylique ainsi que leurs sels de sodium correspondants. Ces produits ont été utilisés
comme inhibiteurs de dépôt de BaSO4, et CaCO3 rencontré dans le champ pétrolier TFT,
BRN et ZARZAITINE.

Les analyses chimiques des eaux du champ TFT montrent que l’eau d’injection est riche en
ion sulfate, et que d’autre part l’eau de gisement est riche en ion Barium. Le produit de
concentrations de ces deux ions dépasse largement le produit de solubilité de BaSO 4, ce qui
explique la déposition de ce sel lors du mélange de ces deux eaux.

L’étude de l’incompatibilité menée sur le taux de mélange (30/70) qui correspond à 30%
d’eau de lias (injection) et 70% d’eau d’ordovicien (gisement),ce qui correspond a une masse
de dépôts maximale de 0.6550g/L. Sur ce taux critique, l’efficacité des produits anti-dépôts a
été testée.

Les tests d’inhibition effectués montrent que :

- L’efficacité des inhibiteurs varie en fonction de la concentration et le poids


moléculaire des produits injectés.

- Le produit P3 qui a une masse de 899 a donné la meilleure efficacité à une


concentration de 100 ppm, ce qui est conforme à la bibliographie qui cite que : « les
bons inhibiteurs de dépôts sont ceux qui possèdent un poids moléculaire inférieur à
1000». Néanmoins, il existe une valeur optimale en dessous de laquelle, l’efficacité de
l’inhibiteur diminue.

En effet, l’efficacité de produit P9 ayant un poids moléculaire de 613, a nettement diminué,


notamment aux faibles concentrations.

- Le polyacrylate de sodium montre une efficacité de 100% à 50 ppm par contre l’acide
polyacrylique a une efficacité de 100 % à une concentration plus élevée au voisinage
de 100 ppm. Ceci est vraisemblablement du à la diminution de la vitesse de
croissance, provoquant ainsi un abaissement de la vitesse de diffusion et/ou la vitesse
de réaction de surface par adsorption des polyacrylates sur les sites de croissance.

ENP Page 80
En effet, les observations microscopiques suggèrent que le mécanisme d’action des
inhibiteurs est assuré par la modification du faciès de cristaux par l’adsorption des produits
inhibiteurs sur leurs faces et leurs sites de croissance.

Par ailleurs, il est à noter que le polymère P3 induit un retardement d’environs 20 minutes,
par contre le sel d’acide polyacrylique P20 correspondant au polymère P3 augmente
considérablement l’effet de retardement de la précipitation sur une durée avoisinant les 80
minutes. Il apparait nettement que le polymère à l’état de sel présent un réel avantage du point
de vue de son efficacité dans les applications considérées.

Les résultats du test de biodégradabilité révèlent une dégradation du polyacrylate de sodium


avoisinant les 80%, offrant ainsi une propriété intéressante du point de vue de l’impact
environnemental.

Nous tenons à préciser que nous avons procédé à l’étude de l’efficacité des inhibiteurs de
Dépôt dans les conditions de laboratoire qui nous donne une idée sur le comportement de ces
derniers sous l’influence du changement de certains paramètres à savoir : la température, la
concentration et le temps d’agitation sans refléter en aucun cas les conditions de fonds, c’est
pour cela que nous recommandons vivement de compléter ce travail par des tests sous haute
température/haute Pression pour approcher le comportement de l’inhibiteur dans les
conditions réelles de chantier. Ainsi que d’autres tests au laboratoire comme l’influence de la
salinité (qui caractérise les eaux des nappes souterraines du sud algérien) sur l’efficacité et le
comportement de ces polymères.

Il est à souligner que, ces tests ne sont pas les seuls qu’il faudra réaliser pour se prononcer sur
l’efficacité de ces produits, il faudra également un ensemble d’autres tests de laboratoire
reflétant le comportement du polymère lors de l’ajout des différents additifs nécessaires à la
formulation d’un produit commercialisable, à l’exemple des solvants et masquants. Sans
oublier de considérer le facteur économique engendré par cette formulation.

Il faudra également envisager l’étude de la biodégradabilité de ce produit final après ajout des
différents additifs et approfondir cette dernière par l’utilisation d’un inoculum récupéré
directement des sites industriels (flore bactérienne autochtone) pour approcher au mieux la
dynamique de dégradation du polymère. Il serait recommandé également de compléter cette
étude par un test d’écotoxicité.

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Références bibliographiques

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ENP Page 87
Annexe (1)
Méthode de turbidité :
 Principe :
Pour tout échantillon d’eau, la mesure de la lumière diffusée et la lumière transmise permet
la détection de matière non dissoute, absorbant mais diffusant mal, qui passeraient inaperçues
des résultas.

 Appareillages :
Turbidimètre : HACH-2100N.

 Mode opératoire :
Remplir une cuvette de mesure propre et bien essuyer avec du papier hygiénique avec
l’échantillon à analyser bien homogénéisé et effectuer rapidement la mesure, il est nécessaire de
vérifier l’absence de bulle d’air avant la mesure.

 Courbe d’étalonage

Cette méthode consiste à mettre le standard dans le trou de cellules a témoin du


turbidimètre à partir de la valeur de gamme de standard de turbidité (0-2 NTU) comme est
indiqué sur le turbidimètre. Les autres standards sont placés successivement dans le trou
de cellules de la valeur la plus basse gamme des standards (0-2) à la plus haute (4000-
10000) NTU.

À la fin de cette procédure, un standard est ensuite utilisé pour le contrôle de mesure de la
turbidité. La valeur lue sur le turbidimètre est comparée à la valeur obtenue lors du dernier
étalonnage effectué. La différence entre ces deux valeurs ne doit pas dépasser 5%. Si la
différence est supérieure à cette valeur, une nouvelle calibration est effectuée en utilisant
"formazine" comme un étalon de turbidité primaire.
Le test d'inhibition commence par la dilution de la solution aqueuse du polymère à une
dose de 30% massique. Cette solution est mélangée avec de l'eau d'injection «Lias » à
différentes concentrations (0,10, 20, 30, 50, 100, et 150 ppm) pour former des solutions
(eau d'injection/polymère) qui sont ajoutées lentement à l'eau de gisement (Ordovicien). Le
mélange des eaux d'injection et de gisement est agité lentement pour une période de 1
heure. Les tests ont été effectués à la température ambiante.

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À la fin de l'essai, la solution est versée dans une cellule sèche. La cellule est alors poussée
vers le bas dans le trou de la cellule échantillon du turbidimètre. La valeur de turbidité est
directement indiquée sur l’écran du turbidimètre.

Il est important de préciser que la turbidité (Tu) qui est exprimée en Nephelometric
Turbidity Unit (NTU), doit être mesurée immédiatement pour éviter les changements de
température et l'évolution de la floculation et la sédimentation des particules qui
caractérisent l'échantillon. L’efficacité du polymère inhibiteur de dépôts est calculée
comme suit :

Eff (%) = (Tu0 – Tu1). 100 /Tu0

Tu1 : Turbidité de la solution en présence de la dose de l’inhibiteur exprimée en NTU.


Tu0 : Turbidité de la solution en absence de l’inhibiteur (essai à blanc) exprimée en NTU.
Tu1 et Tu0 sont prises après une heure d’agitation.

De part la masse moléculaire qui est un paramètre très important dans l’évaluation de
l’efficacité d’inhibition de polymères comme anti-dépôts, plusieurs autres paramètres
influent sur le pouvoir inhibiteur de ces polymères, comme la température, et le temps
d’agitation.

Annexe 2 :
Biodégradabilité :
Tableau : Paramètres d’analyse utilisés pour la détermination de la Biodégradabilité

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Références Méthode analytique Application
Normatives

OECD 301 A Diminution COD Produits solubles, non volatils, et non


absorbables significativement
NF T 90-312

ISO 7827

OECD 301 B Production de CO2 Produits solubles, insolubleset non volatils

NF T 90-306 Essai Sturm modifié

ISO 9439

EN 29439

ASTM D 5864

OECD 301 C Consommation d’O2 Produits solubles, insolubles et volatils


Essai MITI
(C eau/C air ≥ 1)

OECD 301 D ISO Oxygène dissous Composés solubles, insolubles et volatils


10707
Essai en fiole fermée

OECD 301 E Diminution COD Produits solubles,

non volatils et non absorbables


significativement

OECD 301 F Consommation O2 Produits solubles,

NF T 90-309 insolubles, volatils si réspirométrie


approprié et ne réagissant pas avec le réactif
ISO 9408
absorbant le CO2.
EN 29408

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