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MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR RÉPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Toutes Filières

SUPPORT DE COURS DE

TECHNIQUES D’EXPRESSION FRANÇAISE


BTS 2

Dr. Théodore GUEU

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Dr. Théodore GUEU, TEF / CEO
A tous ceux qui désirent savoir.

OBJECTIFS :
L’enseignement de ce cours vise à préparer l’étudiant à la communication écrite et orale ;
De plus, il constitue une arme pour les candidats à l’examen de B.T.S et autres examens et
concours par les méthodes pratiques et adaptées.
Il vise également à préparer les secrétaires, écrivains, etc., et toutes personnes qui tiennent à
honneur de bien parler, de bien écrire et de bien rédiger ;
Il ambitionne enfin de vérifier le niveau de l’étudiant en langue qui se meurt du fait des
nouvelles technologies et du laxisme ;
de vérifier le niveau de compréhension par des questions ;
de vérifier le niveau de rédaction des écrits professionnels ;
et de déceler la capacité à maitriser les différentes techniques rédactionnelles.

PRE-REQUIS :
L’acquisition des cours suivants s’impose :
• Les modes de raisonnement et les connecteurs logiques ;
• Les règles de l’argumentation, les genres de discours et l’énonciation ;
• Les nuances entre des mots ;
• La concordance des temps et l’accord des participes passés ;
• La ponctuation ;
• La rédaction du compte rendu et du procès-verbal.

SOMMAIRE
AVANT-DIRE…………………………………………………………….…..............…….p2
AUTEUR..…………………………………………………………………………….…….p3
Leçon 1: TECHNIQUE DE L’EXPOSE ORAL ………..……………..…..………........….p4
Leçon 2: MOTS ET EXPRESSIONS……………….………….…………………. ….…..p11
Leçon 4: TECHNIQUES DE COMPOSITION : …………..…….…………...……..…….p21
Leçon 5: METHODOLOGIE DU RAPPORT DE STAGE ……………..…..……..….….p29
Leçon 6 : PRESENTATION D’UN C.V ……………………...………..............................p39
Leçon 7: PRESENTATION D’UNE DEMANDE DE STAGE OU EMPLOI….……..….p43
BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………………………….…...p45

AVANT-DIRE
Ce manuel est conçu suivant un plan essentiellement pratique, à la demande de nos étudiants
qui ont vu l’importance et le caractère ″digeste″ de nos cours. C’est avant tout un manuel de
consultation, car il renseignera sur-le-champ, sans vaines dissertations, sans pertes de temps
et sans manipulations fastidieuses, par simple recours au sommaire.

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Dr. Théodore GUEU, TEF / CEO
C’est aussi un ouvrage d’étude, qui se lira avec fruit, composé de techniques de l’exposé oral
(visant à accompagner et à accomplir l’étudiant dans la communication orale face à un
auditoire), de rédaction de l’épreuve de BTS (certaines consignes à respecter pour aborder
efficacement l’épreuve de résumé – question de vocabulaire – discussion), du rapport de stage,
du curriculum vitae et de la présentation d’une demande de stage ou d’emploi.

Mais également, une lecture dosée permettra de se familiariser avec les difficultés relatives
aux mots et expressions d’une langue qui apparaitra pleine de finesses insoupçonnées. En
rédigeant cette partie, notre propos a été de grouper les difficultés de toutes sortes éparses dans
les ouvrages spéciaux et dans le langage quotidien des ivoiriens.

Il a pour objectifs de répondre aux questions les plus variées que se posent quotidiennement
tous ceux qui, à titre quelconque, sont en contact avec cette langue étrangère (le français) :
étudiants, secrétaires, écrivains, etc.
Dr. Théodore GUEU

AUTEUR :
Dr. Théodore GUEU
Spécialiste en Pragmatique, Argumentation et Analyse de discours ;
Consultant en Techniques d’Expression Française et Communication Écrite et Orale ;
Directeur du cabinet Chairman Formation & Consulting

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Dr. Théodore GUEU, TEF / CEO
TECHNIQUE DE L’EXPOSE ORAL

Introduction
L’exposé oral constitue une activité intellectuelle à laquelle se trouve confronté de plus en
plus l’étudiant ou l’élève, tout au long de sa vie scolaire ou universitaire et à l’occasion des
examens et concours dont il doit subir les épreuves. Mais au-delà de l’exercice à caractère
scolaire, cette forme de communication concerne aussi tous les individus qui, engagés dans la
vie active, se trouvent dans l’obligation de transmettre, sous une forme complète et
synthétique, à un public plus ou moins homogène, les informations qu’ils détiennent ou qu’ils
ont rassemblées.
Il s’agit de recenser, dans ce chapitre, les erreurs les plus fréquemment commises et qui sont
à l’origine des expériences malheureuses. Seront ainsi dessinés les « garde-fous » des
candidats à l’exposé, à l’abri desquels leurs qualités propres s’épanouiront de façon profitable.
Aussi, après une rapide présentation des caractéristiques générales de cette forme d’exercice,
l’orateur soucieux d’améliorer ses prestations trouvera-t-il rassemblées et reclassées les
difficultés susceptibles de le faire trébucher et les erreurs les plus souvent commises dont il
est souhaitable qu’il se défie, dans la formalisation de la pensée d’abord, dans son exposition
ensuite.

1. LES CARACTERISTIQUES FONDAMENTALES DE L’EXPOSE ORAL


Il s’agit d’un procédé de communication orale qui obéit à des conventions désormais bien
codifiées, certaines étant immuables, d’autres adaptables aux circonstances. Les
développements qui suivent sont centrés sur l’application de cette technique aux sciences
humaines, économiques et sociales, pour lesquelles elle constitue un instrument privilégié
d’échange d’informations. Au niveau purement technologique, beaucoup de conseils formulés
pourront être fructueusement appliqués à des exposés menés dans les disciplines littéraires et
des sciences exactes, voire même à d’autres formes de communication orale.

1.1. LES DONNEES PERMANENTES


Les composantes immuables de l’exposé oral sont les suivantes :
-un orateur, qui généralement a été désigné par le hasard des circonstances, ou appelé par le
jury. Il s’aventure le plus souvent sur un terrain qu’il a probablement peu défriché et ne peut
bénéficier de la position de force que donne une connaissance absolue de la question.
-un auditoire, lequel, est en principe homogène, ce qui limite les problèmes d’adaptation à des
niveaux de compréhension très différents. La présence d’un auditoire implique l’instauration
de rapports complexes et fragiles entre les deux parties en présence, qui résultent de l’impact
de la forme et du fond sur le public, qui évoluent parallèlement au processus de transmission
de l’information et que l’auteur de l’exposé va naturellement chercher à orienter en sa faveur.
- une information à transmettre, délimitée de façon précise par le thème imposé au candidat à
l’exposé.
Il s’agit donc de juger des connaissances, de l’aptitude à les transmettre, de la capacité
individuelle de réunir des informations à partir d’un sujet imposé par une partie de l’auditoire.

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1.2. LES DONNEES VARIABLES
À côté des règles permanentes de l’exposé oral, les circonstances particulières de sa réalisation
conduisent ceux qui en ont la responsabilité à choisir entre certaines données variables afin de
déterminer les « règles du jeu » effectives. Généralement, les aménagements portent sur :
-La durée de préparation, qui peut être limitée ou complètement illimitée ; remarquons que
les conditions pratiques du travail font que le temps de préparation n’est jamais infini.
-Les moyens de préparation mis à la disposition de l’orateur sont aussi extrêmement variables
: libre accès à toutes les sources d’information, l’accès à une information qui peut s’avérer
pléthorique ou insuffisante, donne un caractère particulier à l’épreuve et détermine ses
conditions de préparation.
- La durée d’exposition peut être laissée à l’appréciation de l’orateur, ou peut être imposée
par les responsables de l’exposé, ce qui est le cas lorsque l’intervention constitue une épreuve
d’examen ou concours. Dans ces cas, le jury pourra même aller jusqu’à interrompre le candidat
à l’issue de son temps de parole, ce qui doit conduire ce dernier à un minutage précis de son
intervention.

1.3. QU’EST-CE QU’UN BON EXPOSE ?


On peut répondre sans hésiter qu’un bon exposé est celui qui provoque l’intérêt de l’auditoire,
c’est-à-dire qui est à la fois :
-Clair dans son fond et intelligible dans sa forme, aisément accessible à un auditeur - c’est-à-
dire un destinataire de l’information n’ayant pas les repères du texte écrit - qui ne possède pas
obligatoirement d’idées précises sur le thème abordé ;
-Cohérent, de façon à impliquer l’auditeur dans sa logique et le faire adhérer aux étapes du
raisonnement pour au moins susciter son intérêt, et au mieux son adhésion au propos
développés
- Adapté au niveau scientifique et à l’attente de l’auditoire : il est aussi grave de développer
longuement ce que des auditeurs experts considèrent comme des banalités que de vouloir
submerger à tout prix un public moins averti d’informations ésotériques. Il ne s’agit pas pour
l’orateur de se faire plébisciter ou de se séduire à tout prix, mais de transmettre un savoir ou
de montrer qu’il est capable d’une réflexion originale :
-Répondre à la question posée ou traiter le thème imposé : l’auditoire est en droit d’attendre
une prestation qui réponde - ou s’efforce de répondre - avec discernement et objectivité à la
question qu’il a formulée
-Traiter exhaustivement du problème, ce qui signifie l’aborder dans tous ses aspects, sans se
focaliser sur un point connu. La volonté d’être complet ne doit cependant pas conduire à
donner une information surabondante, car la clarté du propos en souffrirait.

2. LA FORMALISATION DE LA PENSEE
Cette étape concerne la phase préparatoire du travail oral qui va suivre. Elle est inévitable,
puisque aucun exposé ne s’improvise.

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2.1. LA COLLECTE DE L’INFORMATION
2.1.1. Le cadre de la réflexion
Une lecture attentive du sujet proposé constitue évidemment la première étape du travail
préparatoire. On n’insistera jamais assez sur la nécessité de s’interroger dès la première
découverte du sujet sur la nuance que peut être apporter l’emploi d’une conjonction, d’un
adverbe, d’une locution, à la place de termes ou constructions qui apparaissent synonymes à
l’issue d’un examen sommaire. Il est aussi important d’éviter toute erreur ou approximation
dans la signification des vocables clefs contenus dans le sujet.

2.1.2. La réunion des informations


Les conditions divergent suivant la masse de documentation mise à la disposition de
l’orateur et le temps dont il dispose pour les analyser. Il a intérêt à éviter les erreurs qui sont
stigmatisées dans les attitudes ci-après :
- se précipiter sur la documentation immédiatement après avoir pris connaissance du
sujet proposé, en espérant au mieux y voir figurer le thème complètement traité
- se lancer à la découverte de documents que l’on aborde pour la première fois sous la
pression des événements.
- tenter de glaner (récolter) des informations par l’approche aléatoire d’un grand
nombre de sources possibles, parcourues dans la hâte et sans ordre.

Face à un ensemble de de données statistiques, revues, brochures, ouvrages théoriques,


l’expérience montre que les principes qui suivent constituent le meilleur cadre d’un travail
profitable :
- L’orateur est lui-même la première et la principale source d’information ;
- Il ne peut exploiter qu’une documentation connue ;
- La documentation n’est qu’un support et non la source de toute réflexion, c’est-à-dire que
l’orateur ne doit pas démissionner en se contentant de consigner les informations retenues
mais qu’il doit passer au filtre de sa propre analyse. Il doit, en tout cas, donner une
présentation personnelle du problème qui lui est soumis.
Le tri d’une information presque toujours surabondante constitue donc une donnée
permanente de la phase préparatoire de l’exposé.
Pour tout dire, la quantité de l’exposé est, dans la plupart des cas, inversement proportionnelle
à la quantité de documentation consultée.
À l’issue du travail préparatoire, l’orateur dispose pêle-mêle d’informations qui lui semblent
utiles de développer et d’un ensemble de références théoriques et statistiques étayant ou
éclairant les idées retenues. Il doit alors reclasser les thèmes, coordonner les propos, en
dessinant le plan qui fournira l’armature de l’expression orale.

2.2. LE PLAN DE L’EXPOSE


Le plan est important car il constitue la trame qui permettra à l’auditeur de suivre la
progression de la démarche logique. Indispensable, il devra en outre être adapté à la
communication orale qui constitue l’essence de l’exposé de l’oral. La construction du plan est

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postérieure à la phase de réunion des informations élémentaires, lesquelles ont été rassemblées
sans préjuger de la façon dont elles seront organisées.
S’il est vain et dangereux de poser des normes de construction, il est possible de relever qu’un
plan efficace d’exposé est à la fois :
-direct, sans lourdeur phrastique ;
-évident, sans perdre le fil conducteur ;
-logique, dans la mesure où la progression de la pensée apparaitra cohérente, rationnelle et
judicieuse.

2.2.1. L’introduction
Elle est destinée à attirer l’attention de l’auditoire sur le thème traité, à définir ce thème le cas
échéant, et à opérer une présentation de la démarche suivie. Suivant ce que l’on pourrait
nommer une logique centripète, il partira d’une question plus vaste pour se focaliser peu à
peu sur le thème particulier et ainsi le situer, le mettre en relief et concentrer sur lui
l’attention des auditeurs.
Dans le souci désormais constant de rendre claire la démarche à un auditeur, il serait grave
de ne pas présenter le plan de l’étude qui va suivre. Présentation formelle avec description
détaillée de l’articulation des parties et sous-parties ou simples indications des lignes
essentielles de la réflexion qui vont être suivies.

2.2.2. Le corps du développement


Il n’y a pas de dogme quant au nombre de parties composant le corps de l’exposé oral ; tout
dépend de la nature du sujet et de la personnalité de l’orateur.
Bien sûr, il faut éviter un excès de nombre insuffisant ou pléthorique.
Il s’agit simplement d’ordonner les développements en classant les idées par grands thèmes
complémentaires ou antagonistes, à la seule condition que l’ensemble soit équilibré et
apparaisse cohérent à l’auditoire.
En fait, l’organisation de la pensée se fait selon des schémas généraux permanents qui
s’appliquent à chaque sujet et sont entre autres :
-le schéma dialectique qui fait succéder thèse, antithèse et synthèse ; il autorise un examen
complet de la question mais n’évite pas toujours les répétitions ;
-le schéma analytique se fonde sur la séparation – établie à l’issue d’une réflexion préalable
– entre des éléments complémentaires ou antinomiques du point de vue conceptuel : entre
l’économique et le social, les causes et les conséquences, les faits et les commentaires,
l’individuel et le collectif, …
-le schéma historique se fonde sur le clivage opéré entre différentes périodes, séparées par
des événements cruciaux délimitant chaque partie ;
-le schéma temporel introduit la durée comme référence fondamentale, en opposant par
exemple, l’analyse statique (constante, stable, permanente) à l’analyse dynamique (active, en
mouvement) ou, le court, le moyen et le long terme ;
-le schéma à découpage spatial oppose la ville à la campagne, plusieurs régions, pays, zones
économiques, … ;

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-le schéma à découpage théorique ou technique établi à partir de divisions fondées sur les
recherches théoriques – opposant par exemple les visions classiques, marxistes ou
keynésiennes – ou fondé sur les grands concepts fondamentaux des sciences humaines.

2.2.3. La conclusion de l’exposé


Elle constitue l’aboutissement du propos, rassemble les éléments qui resteront en mémoire de
l’assemblée et ne doit, de ce fait, jamais être bâclée au profit des propos antérieurs, ou écourtée
parce que le temps presse. Il ne s’agit pas d’apporter de nouveaux éléments à la réflexion
précédemment établie, mais de rassembler les idées développées en quelques phrases
synthétiques, d’affirmer une préférence pour une thèse précédemment débattue, voire
d’exposer, au terme du débat, une opinion personnelle fondée sur les propos antérieurement
tenus.
Dans tous les cas où le sujet de l’exposé a été libellé sous forme d’une question, il faut fournir
une réponse positive ou négative.
Enfin, et symétriquement par rapport à l’introduction, respectant cette fois une logique
centrifuge, l’orateur soulèvera une question une parallèle, formulera le problème posé sous
une forme nouvelle, élargira le débat …

2.3. LA LOGIQUE DU DEVELOPPEMENT


Un exposé forme un ensemble cohérent dans lequel s’intègrent chaque partie et sous-partie.
La logique qui est mise au service de la démonstration, de la réfutation ou de la critique d’une
option, doit s’imposer à des auditeurs et présente donc les caractéristiques propres à la
communication orale. Ce sont :

2.3.1. Énoncé des thèmes


Il est nécessaire de dégager les quelques thèmes fondamentaux qui constituent l’essence du
propos (idée-force, phrases-clefs, exemples significatifs) que l’auditeur peut mémoriser, car
ne pouvant pas retenir l’ensemble du propos.

2.3.2. Les données statistiques et citations


Elles ne doivent être ni abondantes, ni imprécises, mais destinées à corroborer ou éclairer le
propos et seront choisies avec le plus grand soin, de sorte à ne rien entacher.

2.3.3. La gradation des idées


Le maintien de l’intérêt commande généralement que l’orateur respecte une gradation des
développements, depuis l’énoncé des arguments les plus faibles jusqu’à la formulation des
plus importants : pour impliquer l’auditoire dans la logique de la progression du raisonnement
et pour montrer la capacité de l’orateur à apporter un jugement critique sur le poids des
arguments qu’il invoque.

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3. L’EXPOSITION DE LA PENSEE
Il est question de réfléchir aux conditions matérielles du déroulement de l’exposé pour éviter
les incidents fâcheux qui placent l’orateur en situation dégradée vis-à-vis de l’auditoire et pour
éliminer les erreurs les plus fréquentes au niveau de l’exposition de la pensée.
3.1. LES SUPPORTS DE L’EXPOSITION
3.1.1. Les notes individuelles
Il est indispensable de mener quelques expériences préalables afin d’apprendre à rédiger des
notes, qui constitueront le support de la parole en fournissant les idées essentielles, les données
statistiques et citations, les idées charnières et d’apprendre à exploiter ces notes en évitant de
les lire servilement.
3.1.2. Utilisations des supports annexes
L’emploi d’un outil permettant d’inscrire des informations visibles par l’ensemble du public,
fournit à l’auditeur un support sur lequel il se reporte et auquel l’orateur fait référence dans sa
progression. Ainsi, dans la plupart des cas, l’auteur de l’exposé doit avoir à sa disposition un
support de communication de type tableau noir, papier-board ou à la limite rétroprojecteur, à
condition d’en faire un emploi judicieux, c’est-à-dire éviter l’utilisation des outils comme des
gadgets et leurs manipulations maladroites.
3.2. L’EXPRESSION ORALE
Disposant d’un propos rendu cohérent par un plan logique, d’un certain nombre de notes
manuscrites, l’orateur entame la phase de communication. Il doit éviter les erreurs suivantes :
3.2.1. Le ton du propos
Certains orateurs cherchent à adopter le ton d’une tierce personne. Le ton à adopter, en effet,
ne s’apprend pas, il ne se copie pas, il est le reflet de la personnalité de chacun, mais qu’il
convient d’adapter aux circonstances. Il faut éviter le propos difficilement audible (voix mal
timbrée, mal placée, mauvaise articulation, intensité insuffisante qu’on peut combattre par des
exercices de lecture à haute voix et des fréquentes prises de parole publique) ; l’absence
d’intérêt manifestée pour le sujet et les excès oratoires néfastes (forcement du geste, excès de
préciosité, vocabulaire ésotérique) qui focalisent l’intérêt de l’auditoire en dehors du sujet.
3.2.2. Les rythmes de la parole
Chercher à varier les formes oratoires, évitant de parler sur un ton monocorde, de même
s’efforcer de rendre le propos vivant, évitant une attitude trop statique. Mieux vaut parler
moins longtemps que prévu et s’efforcer de faire des coupes que de moduler le rythme de
parole (c’est-à-dire, ralentir le débit et étirer le propos).
Quel que soit le ton adopté, il est impératif de regarder l’auditoire afin de matérialiser la
communication que l’on entend établir, d’enregistrer les réactions de désapprobation, de
fatigue ou d’ennui du public, d’adapter le rythme du propos au comportement de ce public,
autrement dit, de porter attention à ses interlocuteurs.

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3.2.3. Les réponses aux questions de l’auditoire
Le public intervient à l’issue de l’exposé afin d’obtenir des informations complémentaires. Il
convient d’éviter de commettre une bévue (bêtise, maladresse), de répondre à côté de la
question (H-S), en s’imposant une réflexion rapide sur la formulation de la question, en
demandant au besoin des précisions à son auteur. L’orateur peut déclarer son ignorance que
de tenter submerger le questionneur de propos dilatoires.
Il convient de donner une réponse claire, si possible structurée qui ne logera pas dans la
confusion. Enfin, il doit éviter de témoigner d’une agressivité exagérée, pourtant naturelle à
l’issue d’une période d’aussi forte tension, même s’il estime que la question posée est ridicule.
Il s’efforcera d’éviter un conflit ouvert avec le public, mais d’être précis et ferme.

Conclusion générale
Le succès d’un orateur ne réside pas dans la conformation à un modèle déterminé, mais dans
la mise en valeur de ses propres qualités et de sa propre culture. Aussi, tous les conseils de
formes qui précèdent ne valent que s’ils sont exploités dans quelques exposés expérimentaux.

N.B : il faut, si possible, préciser la source des informations recueillies dans une bibliographie

QUESTIONS DE COURS
1. Quels sont les différents éléments que convoquent l’introduction, le développement et
la conclusion de l’exposé oral?
2. Quelles sont les caractéristiques de l’exposé oral ? expliquez-les.
3. Peut-on fusionner des schémas généraux pour le plan d’un exposé ? pourquoi ?
4. En quoi le plan d’un exposé est-il important ?
5. Qu’appelle-t-on logique centripète et logique centrifuge ?
6. À quel moment parle-t-on de mauvais exposé ?
7. Pourquoi faut-il la méthodologie de l’exposé oral ?

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MOTS ET EXPRESSIONS

Le « mot » est un élément sémantiquement codé d'une langue ; son ou groupe de sons articulés,
ou figurés graphiquement (par idéogrammes ou par lettres), qui conserve une certaine unité
formelle dans des emplois grammaticaux déterminés et auquel est liée soit une fonction stable,
soit la représentation d'une chose, d'une idée ou d'un être.
Il peut être saisi comme la plus petite unité de sens à partir de laquelle se manifeste
l’expression. Il a donc un rôle central dans l’extériorisation de la pensée. Du fait de ses divers
rôles, le mot est impliqué dans différentes procédures de compréhension et d’analyse, qui sont
autant de moyens pour rendre compte de la densité et de la complexité d’un texte. Ces
procédures d’analyse sont en rapport avec les différents types de relation qu’un mot entretient
avec d’autres mots, dans un texte. Ces relations peuvent être d’identité, d’association,
d’opposition etc.
Le mot peut également entrer en relation avec d’autres mots sous forme d’un ensemble
(expressions), tout comme il peut s’échanger avec d’autres mots, en termes de valeur. Toutes
ces procédures, que nous venons d’évoquer, peuvent être objectivement saisies, à travers des
concepts précis qui rendent l’analyse possible.

1. LE MOT
La méconnaissance du sens et de la signification, du genre et du nombre et du fonctionnement
du mot est à la base de nombreuses difficultés dans la langue écrite ou orale.
1.1. Dénotation ∕ Connotation
1.1.1. Dénotation
La dénotation est le sens premier du mot. Le sens dénoté est celui que donne le dictionnaire.
C’est le sens objectif du mot. En effet, la dénotation définit la simple relation qui existe entre
le mot et la définition.
Ex : Le mot « rouge » dénote une couleur (l’une des couleurs primaires)

1.1.2. Connotation
En linguistique, la connotation est le sens second du mot. Elle s’ajoute au sens premier du mot
et dépend du contexte, du niveau de langage, de l’éducation, des différentes cultures, des
situations de l’émetteur et du récepteur. En somme, la connotation correspond au sens
implicite qu’un mot reçoit.
Ex : « Rouge » connote selon les situations et les associations mentales mises en jeu
l'interdiction, la colère, la révolution, le sang, la passion ; mais en Chine, c’est une couleur de
bonheur. Ainsi la couleur blanche connote la pureté et le mariage pour un européen, le deuil
pour un Extrême Orient.

1.2. Champ lexical/champ sémantique


1.2.1. Champ lexical
Le champ lexical est une série de mots qui possèdent des propriétés communes et se rapportent
à une même idée, ou notion, ou même thème.

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Ex : Les mots paie ou paye, appointement, traitement, solde, prêt, gages, cachet, honoraires,
vacations entrent, dans un texte, dans le réseau lexical de « salaire ».
« Océan, vague, bateau, plage, eau salée, navire » font partie du champ lexical de "Mer"
1.2.2. Champ sémantique
Le champ ou réseau sémantique est l’ensemble des différentes significations d’un même mot
dans les différents contextes où il se trouve.
Ex : le verbe « gagner » : gagner de l’argent par son travail (avoir de l’argent) ; gagner à être
connu (être réputé) ; gagner une course (remporter) ; gagner du terrain (répandre) ; gagner le
rivage (atteindre le rivage).
NB : Aux noms de gauche ci-dessous, s’appliquent ceux de droite pour désigner le salaire :
1. Ouvriers = Paie ou paye. 2. Employés payés au mois = Appointement. 3. Fonctionnaires =
Traitement. 4. Soldats = Solde. 5. Soldats = Prêt. 6. Domestiques = Gages. 7. Artistes =
Cachet. 8. Médecins = Honoraires. 9. Gens de loi = Vacations qui sont aussi les honoraires,
émoluments (des officiers ministériels, des experts).
1.3. Synonymie / Antonymie
1.3.1. Synonymie
Des mots sont dits synonymes lorsqu'ils peuvent être remplacés l’un par l’autre dans un
contexte donné sans modification majeure de sens.
Ex : Envoyer/ lancer : il envoie (lance) le ballon à Tokpa. On a envoyé (lancé) une fusée sur
la lune.
C’est le cas des vocables : automobile, camion, chignole, tacot, coucou, bagnole, guimbarde,
qui renvoient globalement au même sens de véhicule ou de voiture.

1.3.2. Antonymie
Les antonymes sont des mots de sens contraires.
En effet, la langue dispose de plusieurs moyens pour exprimer l’idée de contraire :
Par dérivation à l’aide de préfixes et des suffixes
Ex : Préfixe : normal ≠ anormal ; légal ≠ illégal ; terme propre ≠ terme impropre ;
Pro-républicain ≠ antirépublicain ; responsable ≠ irresponsable ; noble ≠ ignoble…
Suffixe : iconoclaste ≠ iconolâtre ; xénophilie ≠ xénophobie, …
Par des couples complémentaires Ex : Succès ≠ échec ; chance ≠ risque ; pessimisme ≠
optimisme ; odoriférant ≠ pestilentiel ; non/oui ; vie ≠ mort ; sale ≠ propre ; va/vient, libre ≠
prisonnier ; prêter ≠ emprunter ; beau ≠ laid ; acheter ≠ vendre ; donner ≠ recevoir.

1.4. Homonymie/Paronymie
1.4.1. Homonymie
L’homonymie est une relation qui existe entre deux ou plusieurs termes qui ont soit :
-Une identité sonore ; on parle, dans ce cas, d’homonymes homophones (vert = couleur,
verre = matière transparente, ver (de terre) = animal mou, vers = préposition et vers = ligne
de poème) ;

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La difficulté homonymique peut se rencontrer également au niveau de certains participes
présents (PP) et des adjectifs verbaux (AV) au masculin singulier.
Ex : Communiquant PP /communicant AV
Vaquant PP / vacant AV
Détergeant PP / détergent AV
Différant PP / différent AV
Zigzaguant PP / zigzagant AV
Convergeant PP / convergent AV
Présidant PP / président AV
-Une identité sonore et graphique en même temps, il s’agit, là, d’homonymes à la fois
homophones et homographes (or = conjonction de coordination et or = métal ; la politique
= pratique, art ou activité et le politique = l’acteur, l’artisan ou la personne exerçant la
politique).

1.4.2. Paronymie
La paronymie est une relation lexicale qui porte sur deux termes dont les sens sont différents,
mais l’écriture et/ou la prononciation sont très proches. En somme, il s’agit d’une homonymie
approximative.
Les paronymes sont des faux amis qu’il faut éviter :
Ex : conjecture/conjoncture ; imminent/éminent, accident/incident ; exprès/express ;
officiel/officieux ; acception /acceptation ; signaler/signaliser, ombrageux (ce qui s’alarme
s’effraie vite) /ombreux (ce qui donne de l’ombre) ; climatérique/climatique ; collusion
∕collision ; flagrance/fragrance ; apurer/épurer.

1.5. Monosémie/Polysémie
1.5.1. Monosémie
Du grec mono « unique » et semi « qui a un rapport au sens, à la signification », la monosémie
est le phénomène linguistique par lequel est associée au signifiant une seule définition.
Ex : Une abajoue : poche entre la joue et la mâchoire chez certains animaux.
Abêtir : rendre bête, stupide ; la comestibilité : caractère de ce qui est comestible.
Impersonnellement : d'une manière impersonnelle.

1.5.2. Polysémie
Du grec poly « plusieurs », la polysémie est la qualité d’un mot ou d’une expression à avoir
deux voire plusieurs sens. En effet, elle répond au besoin d’économie et d’efficacité et analyse
les différents sens d’un même mot.
Ex : Le mot « hôte » désigne selon le contexte celui qui reçoit ou celui qui est reçu. « Louer »
est polysémique et désigne selon le contexte donner en location ou vanter les mérites de
quelqu’un. « Corriger » est polysémique et veut dire soit redresser, amender soit supprimer
les fautes, rendre meilleur soit rendre exact, rectifier soit punir, réprimander
1.6. Mots de même famille
Des mots de la même famille sont des mots qui sont construits à partir du même radical (du
même mot de base) ou qui ont les mêmes racines. En général, tous les mots d'une même famille
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sont liés par un sens commun. On dit que les mots de la même famille sont des mots dérivés
du radical.
✓ Jules, Julien, Juliana, Julie, Julienne.
✓ Laver -› délaver -› relaver -› laverie -› lavage -› délavage
1.7. Intrus
C’est un élément d’un ensemble défini en extension qui n’a pas la même compréhension que
les autres et que l’on doit retrouver. C’est un élément dissemblable.
✓ chasse - chasser - chasselas - chasseur - chassé. -> L'intrus est chasselas
✓ face - facial - facile - faciès - facette. -> L'intrus est facile
1.8. Hyperonymie
Caractère d'un hyperonyme, d'un mot dont le sens inclut celui d'autres mots plus spécifiques.
Il s’agit d’un mot que l’on peut considérer comme une catégorie ou “mot-étiquette” qui
regroupe d’autres mots et d’autres catégories pour former un ensemble.
1.9. Hyponymie
Les hyponymes, au contraire, sont les mots qui sont subordonnés aux hyperonymes Ex ;
animal (hyperonyme) mammifères (hyponyme d’animal et hyperonyme de carnivore)
carnivore (hyponyme de mammifère et hyperonyme de canidé) canidé (hyponyme de
carnivore et hyperonyme de chien) chien (hyponyme)
1.10. Les cohyponymes
Deux hyponymes ayant le même hyperonyme sont des cohyponymes l’un de l’autre. Une
“tasse” et un “bol” ont pour même hyperonyme “récipient”. “Tasse” et “bol” sont donc
cohyponymes.
1.11. L’analogie
C’est un rapport de ressemblance, d'identité partielle entre des réalités différentes
préalablement soumises à comparaison ; trait(s) commun(s) aux réalités ainsi comparées,
ressemblance bien établie, correspondance. C’est une similitude, affinité, correspondance,
parenté.
Ex : Le train est aux rails ce que la voiture est à la route

2. LE GENRE ET LE NOMBRE DU MOT


C’est une raison fondamentale des craintes que l’on éprouve dans l’expression quotidienne.
Tandis que les problèmes orthographiques du genre sont différents selon qu’il s’agit de noms
de personnes et d’animaux, ou de noms de choses, mais dont la connaissance est essentielle,
le nombre est une caractéristique sémantique et morphologique qui détermine l’essentiel
d’accord.

2.1. Le genre
Le genre est chacune des catégories grammaticales, opposées les unes aux autres par un
ensemble de traits morphologiques, syntaxiques et sémantiques (en proportions variables)

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dans lesquelles de nombreuses langues répartissent les noms, généralement sur le modèle
d'oppositions naturelles (sexe) ou culturelles, et corrélativement d'autres parties du discours
(ex. : articles, formes pronominales, adjectivales, verbales). Ainsi, le nom père est du genre
masculin alors que mère est du genre féminin. Attention, tous les genres ne fonctionnent
forcément pas selon ce modèle.

Voici quelques noms masculins sur le genre desquels on peut se tromper : abaque, alvéole,
amalgame, amiante, antidote, apanage, augure, ovule, armistice, emblème, exode, globule,
automne, apogée, intervalle, hémisphère, hémistiche, tubercule, astérisque, obélisque, …
Voici quelques noms féminins sur le genre desquels on peut se tromper : algèbre, amnistie,
antichambre, armoire, atmosphère, écritoire, équivoque, icône, idole, optique, scolopendre,
paroi, moustiquaire, …

Aujourd’hui, dans certains ouvrages, on pourra retrouver : une auteure, une professeure…
On dira aussi : la femme médecin, la femme chef, ou la chef ou le chef ; mais en Suisse la
cheffe est courant.
Par ailleurs, le nom cheftaine s’emploie pour une jeune fille ou jeune femme responsable d’un
groupe de jeunes scouts, ou d’éclaireuses.

Certains noms n’ont pas encore d’équivalents féminins : assassin, imposteur, ange, apôtre,
témoin, voyou, bourreau, charlatan, oppresseur, tyran, bandit, brigand…

Certains noms ont une formation irrégulière pour désigner l’homme ou la femme, le
mâle ou la femelle : lièvre/hase ; gendre/bru ; jars/oie ; roi/reine ; parrain/marraine ;
diacre/diaconesse ; empereur/impératrice ; verrat/truie ; canard/cane ; cerf/biche ;
veau/génisse ; sanglier/laie ; singe/guenon ; étalon/jument ; daim/daine…
Voici quelques noms à double genre au même sens : après-midi, après-guerre, avant-guerre,
palabre, entre-deux-guerres, vainqueur, interview, successeur, pamplemousse … mais merci,
hymne, œuvre, délice, chose, amour, foudre, aigle, aide, page, poste, critique, … ont deux
emplois différents.
2.2. Le nombre
Le nombre est une catégorie grammaticale fondée sur la considération du compte, suivant que
le mot est employé pour désigner un objet ou concept unique…, ou une pluralité.
Nous mettons en relief dans la suite ce travail seulement les noms ayant des particularités du
nombre.

Certains noms prennent toujours la marque du pluriel et n’ont pas de singulier :


- Noms masculins : aguets, alentours, bestiaux, décombres, dépens, environs, fastes, gravats,
honoraires, mânes, pourparlers, préparatifs, vivres, pénates, frais, parages, limbes, appas,
confins, …
- Noms féminins : prémices, belles-lettres, latrines, accordailles, affres, annales, ambages,
archives, armoiries, brisées, catacombes, doléances (mais, on a aujourd’hui doléance),

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entrailles, épousailles, fiançailles, mœurs, funérailles, obsèques, représailles, ténèbres,
intempéries, …

Certains noms ont un sens différent au singulier et au pluriel :


Actualité (caractère de ce qui est actuel) → actualités (informations) ;
Assise (d’un bâtiment) → assises (d’un congrès) ;
Autorité (droit, pouvoir de commander) → autorités (représentants du pouvoir) ;
Échec (fait d’échouer) → échecs (jeu) ;
Menotte (petite main) → menottes (pour attacher les poignets) ;
Oreillon (moitié d’abricot) → oreillons (maladie).

Quelques mots ont les deux formes possibles au pluriel, als et aux : austral, banal, boréal,
causal, étal, final, glacial, idéal, jovial, pascal et val (qui n’admet la forme vaux que dans «
par monts et par vaux »), mais bancal a pour pluriel bancals.

Certains mots présentent deux pluriels, leur pluriel étranger et le pluriel français :
Lady / ladies ou ladys ; gentleman / gentlemen ou gentlemans
Soprano / soprani ou sopranos ; whisky / whiskies ou whiskys
Leitmotiv / leitmotive ou leitmotivs ; tory/tories ou torys
Lazzi / lazzi ou lazzis ; lobby / lobbies ou lobbys
Match / matches ou matchs ; maximum / maxima ou maximums

Certains mots ont deux pluriels, avec des sens différents :


aïeul : aïeuls (grands-parents) ; aïeux (ancêtres)
ciel : ciels (acceptions techniques, désigne une multiplicité réelle ou une multiplicité d'aspects)
Ex. Les Anciens n'étaient pas d'accord quant au nombre des ciels. | Le ciel de Mars. | Le ciel
des étoiles ou huitième ciel.
cieux (acceptions religieuse et littéraire, est un pluriel collectif qui comporte souvent une
nuance affective, et qui est remplaçable par le singulier, sauf dans l'expression sous d'autres
cieux)
Ex. Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l'étendue manifeste l'œuvre de ses mains
œil : yeux, mais œils dans les termes techniques :
œils-de-bœuf (fenêtre, lucarne ronde ou ovale pratiquée dans un mur, un comble),
œils-de-perdrix (petit grain d'un tissu ouvré; ce tissu),
œils-de-paon (papillon de jour, dont les ailes présentent des ocelles),
œils-de-pie (ouverture, petit trou dans le bord d'une voile pour y faire passer une garcette),
œils-de-chat (fermeture réglable, extérieure à l'objectif, fonctionnant comme un diaphragme),
œils-de-crapaud (pièce d'or de 20 F au temps de Napoléon),
œils-de-serpent (petite pierre de peu de valeur) appelé œils-de-tigre.

Certains noms restent invariables quels qu’ils soient : un/des intérim, un/des extra, un/des
forum, un/des credo

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2.3. Le pluriel des noms et adjectifs composés
Les noms composés écrits en un seul mot forment leur pluriel comme des noms simples : un
entresol des entresols ; un gendarme des gendarmes.
Toutefois, il faut dire (écrire) : gentilshommes, bonshommes, messieurs, mesdames,
mesdemoiselles, messeigneurs.

Pour les noms composés sans trait d’union, seul le premier nom se met au pluriel :
Ex : une pomme de terre/ des pommes de terre.

Les noms composés avec trait d’union répondent à différentes règles, en fonction des mots
qui ont été utilisés pour les construire. Les verbes, les pronoms et les mots invariables ne
s’accordent jamais.

Règle : seuls les noms et les adjectifs peuvent prendre la marque du pluriel.
Nom+ nom : les deux varient en général (attention : si le second nom fonctionne comme un
complément du nom, il reste invariable) : un chou-fleur/ des choux-fleurs, un timbre-poste/
des timbres-poste, des wagons-citernes.

Adj+ adj : les deux éléments varient en général : un sourd-muet/ des sourds-muets.
Adj + nom ou nom + adj : les deux éléments varient en général : une belle-sœur/ des belles-
sœurs, un coffre-fort / des coffres-forts

Verbe + nom : le second élément varie en fonction du sens : un tire-bouchon/des tire-


bouchons, un gratte-ciel/des gratte-ciel

Préposition ou adverbe + nom : le second élément varie en général : un arrière-goût/des


arrière-goûts, un haut-parleur/ des haut-parleurs, un avant-poste /des avant-postes

Nom + préposition + nom : le premier nom varie : un chef-d’œuvre /des chefs-d’œuvre

Dans les noms composés avec l’adjectif grand, celui-ci est resté longtemps invariable s’il
accompagnait un nom féminin. Une grand-mère/ des grands-mères (selon l’Académie), un
grand-père/des grands-pères. Excepté : une grande-duchesse/ des grandes-duchesses

Quelquefois le nom composé est formé d’un verbe et d’un complément. Ce complément peut
être toujours au pluriel : un/des compte-gouttes, un/des porte-allumettes, un/des chasse-
mouches, un/des presse-papiers, un/des vide-ordures

2.4. L’accord des adjectifs de couleur


Règle : Les adjectifs désignant la couleur suivent la règle générale d’accord.
Ex : Une robe bleue ; des yeux noirs
Si ces adjectifs sont complétés par un autre adjectif ou par un complément, ils restent
invariables. Ex : Des cheveux châtain clair ; des yeux bleu de lin,

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Les noms employés comme qualificatifs pour désigner la couleur restent invariables. Ce sont
en particulier les noms de fruits, de fleurs, etc. : amarante, bistre, cerise, crème, fraise,
framboise, grenat, groseille, kaki, marron, noisette, orange, paille, pêche, prune.
Ex : Des rubans orange (signifie des rubans de la couleur orange).
Les noms exprimant par image la couleur restent invariables, mais mauve, écarlate, fauve,
rose, pourpre qui sont assimilés à de véritables adjectifs s’accordent.

2.5. L’accord du verbe avec le sujet exprimant la quantité


Si le sujet est un adverbe de quantité, ou une expression équivalente, suivi d’un complément
au pluriel, le verbe est au pluriel. Ces adverbes ou ces expressions de quantité sont entre
autres : assez de, beaucoup de, combien de, force, moins de, nombre de, peu de, la plupart,
le plus grand nombre, quantité de, tant de, trop de … pas moins de, toute sorte de, toute
espèce de
Ex : Beaucoup de gens pensent ainsi. Trop d’obstacles ont surgi.
Toute espèce de rêves troublaient mon sommeil
Nombre de ceux qui parlaient avaient reçu l’assurance.
Même si le complément « de gens » ou « de ces choses » est sous-entendu, le verbe est au
pluriel.
Ex : Peu savent reconnaitre le mérite du prof de français (= peu de gens)
La plupart finissent tard.
Ces pommes sont belles mais beaucoup sont abimées à l’intérieur.

ATTENTION ! Abstraction faite de plus d’un, le verbe est au singulier :


Ex : Plus d’un s’est aperçu de son hésitation.
2.6. L’accord du verbe avec un sujet collectif
Si le sujet est un nom collectif précédé de l’article indéfini et suivi d’un complément du nom
pluriel, le verbe s’accorde indifféremment avec le collectif ou avec le complément.
Ex : Une foule de gens viendront / viendra à ce spectacle.
Une nuée d’oiseaux s’abattit / s’abattirent sur la plage.
Une centaine d’étudiants est / sont en classe.

Ces collectifs (précédés d’un article indéfini) sont par exemple : une armée de, une centaine
de, une dizaine de, une douzaine de, une foule de, une masse de, une nuée de, une poignée
de, une rangée de, une troupe de, un régiment de, un petit nombre de, un paquet de, un
grand nombre de.

3. EXPRESSIONS ET SENS
L’on peut appeler expression, ici, un ensemble des signes (mots) apparents par lesquels se
manifeste un état affectif ou un caractère. Les divers emplois, en particulier dans les pays
francophones au regard des langues vernaculaires, sont en général à la base des difficultés
linguistiques.

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3.1. Les Néologismes
Le néologisme est l’emploi d’un mot nouveau ou d’une expression nouvelle (soit créé, soit
obtenu par dérivation, composition, troncation, siglaison, emprunt). Nous avons ainsi le
néologisme de forme.
Ex : les verbes « vertiger », « désciencer », « guicher (dans guicher un mouvement) ».
On a aussi « travaillement », « enjaillement », « boucantier », « affairage » à la place de
« affairement »
Nous avons également l’emploi d’un mot ou d’une expression préexistants dans un sens
nouveau ; il faut entendre aussi bien un sens nouveau donné à un mot ancien qu'un vocable
introduit de toutes pièces, c’est la ré-sémantisation, ou néologisme de sens.
Nous voyons apparaitre ainsi le terme paumer (qui signifie perdre, oublier, déposséder) à la
place de prendre dans la paume.
Ex : cette voiture me fatigue franchement.
Il faut être prudent et vérifier son existence dans le dictionnaire avant de l’employer.

3.2. Les Solécismes


Le solécisme est une faute de syntaxe qui porte sur la construction de la phrase : soit le
mauvais, l’inutile emploi ou l’oubli des prépositions, des adverbes, des déterminants… soit
l’emploi du verbe avoir à la place du verbe être et vice versa.
Ex : comme si rien n’était → comme si de rien n’était ;
Deux à trois personnes sont arrivées → deux ou trois personnes sont arrivées.
Avoir très peur → avoir grand peur ; Ce n’est pas de ma faute → ce n’est pas ma faute ;
Il a demandé après vous → il vous a demandé.

3.3. Les Barbarismes


C’est la faute due à l’altération du sens du mot. Il peut s’agir aussi de la déformation des mots.
C’est également le fait de se servir d'un mot dans un sens qu'il n'a pas.
Ex : Il risque de guérir → il a des chances de guérir ;
Le soi-disant problème → le prétendu problème ;
En effet, « soi-disant » ne s’emploie que pour que des êtres vivants qui peuvent porter un
jugement sur eux-mêmes.
Tu cries combien ? →Tu proposes/donnes combien ?
Tu es mélangé → tu es troublé, paniqué ; Je suis mal cassé → je suis très fatigué ;
Être excessivement adroit → être extrêmement adroit ;
En définitif→ en définitive ; Bâiller aux corneilles→ bayer aux corneilles
Quipropos → quiproquo (malentendu, ce qui fait prendre quelqu’un pour un autre).
Une occasion à profiter→ une occasion à saisir.

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3.4. Les Pléonasmes
C’est la répétition inutile, oiseuse, fastidieuse de mots ayant le même sens dans une même
proposition en parlant ou en écrivant, qu’on retrouve également dans la battologie,
périssologie, redondance, répétition (de mots) et la tautologie.
Ex : Il n’y a seulement que →il n`y a que ou il y a seulement ;
Collaborer ensemble →collaborer ou travailler ensemble ;
En une heure de temps → en une heure ; Ainsi par exemple → ainsi ou par exemple.
« Je l'ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu, Ce qu'on appelle vu… » Molière, Tartuffe, v,
3.

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TECHNIQUES DE COMPOSITION

Dans ce chapitre, il est question de la composition de l’épreuve d’examen intitulée Techniques


d’Expression Française. Cette épreuve comprend le Résumé de texte, les Questions de
Vocabulaire et la Discussion.

1. LE RESUME DE TEXTE
Introduction
Que l’on poursuive des études ou que l’on exerce une activité professionnelle, aujourd’hui les
documents écrits que l’on doit dépouiller sont si nombreux et parfois de si médiocre qualité
qu’il faut être bien entrainé à discerner l’essentiel.
C’est précisément l’aptitude que développe la pratique de la contraction de texte (résumé,
analyse et synthèse), de plus en plus pratiquée dans l’enseignement supérieur court et aux
concours. Nous viserons, dans ce chapitre, surtout le résumé d’un texte.
1.1. GENERALITES
1.1.1. De la nécessité de l’épreuve de résumé
Au-delà des concours, ce qui est testé au travers de cette épreuve est votre capacité
professionnelle à donner, de façon synthétique, l’essentiel d’un document de référence : par
exemple à faire le point rapide d’un dossier.
Épreuve facile, le résumé exige cependant de nombreuses aptitudes dont la lecture rapide, la
compréhension, la hiérarchisation des idées, le choix des idées essentielles, l’esprit de
synthèse, l’aptitude à la traduction et une rédaction tout à la fois explicite et concise.
En effet, on résume pour soi, pour constituer une documentation personnelle qui sera filtrée
en fonction de ses connaissances et ses intérêts, mais surtout pour les autres : qui leur fait
gagner du temps en leur dégageant ce qui importe, leur frayant un passage rapide vers
l’essentiel.
1.1.2. Ce qu’est un résumé
Un résumé est un compte-rendu dans un style personnel et de façon objective, du contenu et
de la structure d’un texte, en vue de son utilisation au moment opportun. Par conséquent, il
doit être fidèle et respecter l’ordre dans lequel les idées sont présentées dans le texte. C’est
une contraction en ce qu’il consiste à dire en plus court ce que l’auteur a dit en plus long. Le
résumé est la version condensée d’un texte initial, en un nombre de mots précis, qui traite d’un
thème d’ordre général : culture, société, politique, sciences, économie, guerre, famine,
religion, etc. Il est, en un mot, l’art de la valeur approchée d’un texte en phrases claires et
complètes. Le résumé est donc un exercice de réflexion qui consiste à réduire le volume d’un
texte. Il s’agit d’une réduction quantitative et ou qualitative. C’est-à-dire, débarrasser un texte
de toutes les idées secondaires : explication, citation, exemple, énumération, anecdote,
commentaire…Finalement, le résumé est un texte constitué exclusivement d’idées
essentielles.
1.1.3. Ce que n’est pas un résumé
Il n’est ni une analyse, ni un récit, ni un commentaire, ni un assemblage de phrases essentielles
du texte encore moins une reprise paresseuse des lambeaux (fragments) du texte de l’auteur.
Ce n’est pas non plus le non-respect du nombre de mots imparti.
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1.1.4. Les normes du résumé
Un texte d’une certaine longueur est à résumer avec une marge de tolérance de plus ou moins
10% en trois ou quatre heures selon les concours ou examens.
La note est déterminée par la prise en compte globale des éléments suivants :
-Le respect de la marge imposée ;
-La présentation globale (lisibilité de la copie, orthographe, syntaxe) ;
-La forme (qualité de la reformulation, organisation des paragraphes) ;
-Le fond (la compréhension, la restitution des idées avec fidélité et ordre, cohérence et
articulations logiques).

1.2. COMMENT RESUMER UN TEXTE ?


Il faut, de prime abord, retenir qu’il n’existe pas de recette miracle pour bien ou mieux résumer
un texte. Toutefois, l’adoption de certaines attitudes et d’une bonne méthode de travail peut
aider à cette réussite.
1.2.1. Les conditions d’un bon résumé
La pratique consistant à souligner parait rassurante mais suscite la tentation de reprendre
presqu’intégralement les passages soulignés sans reformulation.
L’idéal est donc de ne rien souligner et de travailler au brouillon à partir des prises de notes.
En outre, il faut gérer le temps imparti. De nombreux étudiants se laissent surprendre, faute
d’avoir programmé les diverses étapes de ce travail en plus qu’il y a d’autres parties de
l’épreuve telles : la question de vocabulaire et la discussion.
1.2.2. La méthode du résumé
[Link]. Une lecture globale
Avant la rédaction du résumé, il faut avoir une vue d’ensemble du texte. Il convient donc de
le lire intégralement avec comme seul souci de savoir ce dont il s’agit, ce dont il est question
(thème général, idée principale) et son orientation que lui donne son auteur (thèse), qui est soit
une critique d’une idée, soit une polémique sur un thème, un historique d’un phénomène, une
démonstration logique… C’est une lecture rapide mais concentrée.

[Link]. Une lecture approfondie, affinée avec prise de notes


Relire lentement le texte et, au fur et à mesure, guidé par le sens du texte et du thème qui
servent de fil conducteur, l’on prend des notes, lors de cette autre lecture, au brouillon sans se
perdre dans les exemples et remarques subsidiaires. Ces notes sont des idées ou étapes
essentielles du texte.
Dans la pratique, il faut relire paragraphe par paragraphe pour noter cette idée essentielle. L’on
ne doit pas quitter un paragraphe avec l’impression d’une compréhension insuffisante.
Attention ! Plusieurs paragraphes peuvent correspondre chacun à une étape d’un même
raisonnement ou redire et même illustrer une idée précédente. Alors, il faut les regrouper lors
de la prise de note pour n’en faire qu’un seul paragraphe dans le résumé.
Relisez vos notes pour voir l’architecture du texte se dessiner telle que vous l’aurez relevée.
Repérer les articulateurs logiques implicites ou explicites pour les transposer, pour le respect
de la structure dans le résumé.
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[Link]. Le premier jet rédactionnel
Il s’agit de mettre en forme (de rédiger), en bon français, vos notes ayant relevé l’essentiel du
texte, sans oublier les connecteurs logiques qui peuvent s’imposer entre paragraphes pour la
question de cohérence de votre résumé.
Ce travail se fait sans retour simultané au texte. Fiez-vous à votre mémoire global du texte et
à vos notes.
Procédez ensuite au comptage des mots pour voir si vous êtes dans la fourchette.
-Au cas où vous n’auriez pas assez de mots, vérifiez si rien d’essentiel n’a été omis. Reprenez,
alors, le texte très rapidement pour ajouter au résumé ce qui a été survolé.
Profitez pour "nourrir" des phrases qui souffrent d’économie de mots.
-Si vous avez trop de mots, cela vaut mieux, supprimez des mots, des expressions ou des
phrases qui ne sont pas essentiels.
[Link]. La rédaction définitive
Ce travail au brouillon terminé, relisez, corrigez l’orthographe, la ponctuation, le détail du
vocabulaire utilisé. Recopiez votre résumé au propre, sans rien modifier, avec une bonne
présentation. Et indiquez le nombre de mots de votre résumé à la fin.

1.3. QUELQUES CONSEILS PRATIQUES POUR UN BON RESUME


1.3.1. Comment compter les mots ?
Toute lettre ou tout ensemble de lettres ayant un sens grammatical compte pour un mot.
Ex. 83 ═ 1 mot ; 10% ═ 1 mot ; aujourd’hui ═ 1 mot ; a-t-il ═ 2 mots (le ″t″ n’ayant qu’une
valeur explétive et phonique) ; quatre-vingt-trois ═ 3 mots ; s’il n’y est pas ═ 6 mots ;

1.3.2. Que faire avec les dates et le style de l’auteur ??


Les dates qui permettent de structurer le texte dans une perspective chronologique seront
retenues ; on jonglera avec les termes : maintenant, récemment, autrefois, hier, jadis, demain,
décennie, siècle, long terme…qui situent dans le temps.
Vous devez écrire avec un style neutre. Ne reproduisez pas les figures de style, les jeux de
mots, les exclamations, les tons particuliers.
1.3.3. Que faire avec les titres, sous-titres et chapeaux ?
Le titre doit figurer au début de la copie, nettement séparé du résumé lui-même ; sans toutefois
le comptabiliser dans le total des mots.

1.3.4. Comment supprimer des mots ?


-Remplacez une énumération par un terme générique.
Ex. : l’internet, les journaux, la radio, la télévision : les médias.
-Remplacez une périphrase par un mot.
Ex. : ceux qui n’aiment pas les étrangers sont racistes : les xénophobes.
-Remplacez une relative par un adjectif.
Ex. : une mesure qui sert à gagner du temps : dilatoire
-Remplacez le passif par l’actif et le négatif par l’affirmatif

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Ex. : des remarques ont été faites par la direction : la direction a fait des remarques. Il
n’a pas accepté de le voir : il a refusé de le voir.

2. QUESTIONS DE VOCABULAIRE
Il s’agit d’expliquer parfois des mots, plus fréquemment des expressions ou même des
propositions qui soulèvent, dans le texte, un problème de compréhension.
La méthode s’applique en deux temps : Explication générale et référence au contexte.

2.1. Explication générale d’un mot


Il sert à bâtir une définition composée de phrases complètement rédigées : Noter la nature du
mot, retrouver si possible son origine, donner sa signification selon le contexte, donner
éventuellement un exemple pour illustrer la définition.
Exemple : Un hâbleur est un nom qui vient de l’espagnol du verbe « hablar » (parler) et qui
désigne celui qui se vante, qui a l’habitude d’exagérer quand il parle ou qui promet plus qu’il
ne peut tenir. C’est le cas de certains hommes politiques en Côte d’Ivoire.

2.2. Explication générale d’une expression


En phrases complètes, donner d’abord le sens des mots problématiques, puis le sens de
l’expression dans son ensemble en tenant compte du contexte d’emploi.
Ex : Ne jugez pas les Ivoiriens de xénophobes parce qu’ils réclament les pôle-positions dans
les entreprises et sociétés de l’État. Ils sont plutôt xénophiles.
Expliquez selon le contexte Ils sont plutôt xénophiles
Xénophiles : attitude de celui qui est ouvert aux étrangers ou qui a de la sympathie pour eux.

On écrira par exemple : Dans ce contexte, cette expression veut dire que les Ivoiriens ont au
contraire de la sympathie pour les étrangers.

2.3. La référence au contexte


Cette référence permet, une fois acquis le sens du mot ou de l’expression, de mieux
comprendre le passage dans lequel ils se trouvent.

1. DISCUSSION
Objectif : À la fin de l’apprentissage, l’apprenant doit être capable de produire dans une langue correcte un texte
argumentatif à partir d’un sujet portant sur un problème abordé dans le texte.
C’est la dernière partie de l’épreuve de RESUME-DISCUSSION. La discussion se fait sur un
point de vue de l’auteur du texte à résumer. Même si ce texte offre quelques éléments de
réponse ou des pistes de réflexion au candidat, il ne faut pas se contenter d’en faire une simple
copie.
On y demande au candidat de mener des réflexions personnelles, des analyses précises d’un
problème posé par le texte, dans une argumentation organisée. Elle est composée de trois
parties :

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1.1. L’introduction
Elle s’élabore en trois étapes : amener le sujet, poser le problème et annoncer le plan :
-Amener ou présenter le sujet
Cette phase consiste à situer l’environnement du sujet en tenant compte du thème et du
domaine dans lequel il s’inscrit (social, politique, scientifique, idéologique, culturel,
économique, écologique…)
Pour y parvenir, le candidat peut partir : d’une généralité (constat) ; d’une définition du mot
clé ; d’un rappel du contexte du sujet ; d’une citation.
-Poser le problème
A ce niveau, le candidat insère d’abord et de façon harmonieuse l’assertion de l’auteur dans
son propre discours. Il a la possibilité de la citer intégralement, entre guillemets, si cette
affirmation est brève ou concise. Il peut aussi reformuler cette information en peu de mots, si
elle est longue ou complexe afin la rendre claire et compréhensible. Ensuite, il identifie
clairement le problème que pose le sujet avant d’énoncer la position (ou thèse) que défend
l’auteur relativement au problème. Après quoi, il énonce la problématique.
-L’annonce du plan
Elle se fait sous forme interrogative ou énumérative. Il s’agit d’exposer les grandes
articulations du développement qui feront l’objet de discussion.

1.2. Le Développement
C’est le véritable lieu de démonstration qui exige de la cohérence des idées, de la clarté dans
l’expression et l’exactitude dans les preuves. Le développement comprend des parties et des
sous parties organisées en arguments. Un argument comprend une idée, si possible une
explication ou un commentaire quand l’idée est nébuleuse et un exemple ou une illustration.
Le plan du développement se présente comme le schéma suivant :
Préambule : c’est l’introduction partielle et sert à donner la position (thèse) à défendre ou à
rejeter.
--- idée
Argument 1 ---- explication /commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
--- idée
Argument 2 ---- explication/commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
--- idée
Argument 3 ---- explication/ commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)

Conclusion partielle : c’est la synthèse des idées avancées dans cette partie

Transition (si le sujet comporte une seconde partie, c’est-à-dire l’antithèse). C’est une
expression charnière qui permet de passer de la thèse à l’antithèse sans cassure, donc avec
harmonie. C’est le lieu de concession.

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Préambule : c’est l’introduction partielle et sert à donner la position (antithèse) à défendre.
---idée
Argument 1 - -- explication /commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
--- idée
Argument 2 - -- explication/commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
--- idée
Argument 3 - -- explication/ commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
Conclusion partielle : c’est la synthèse ou le récapitulatif des idées avancées dans
cette dernière partie.
La synthèse (toujours avec le même plan que ceux de la thèse et de l’antithèse)
« En réalité, on n’apprend que de celui qu’on aime ». Partagez-vous ce point de vue de
Goethe ?
La thèse et l’antithèse se sont affrontées dans une sorte de dialectique. La synthèse apparaît
alors comme la solution dialectique. Elle ne saurait être un simple bilan encore moins un
résumé. Ce que l’on appelle synthèse est une nouvelle thèse qui naît de la confrontation de la
thèse et de l’antithèse. Elle est alors un dépassement. Pour connaître l’objet du dépassement,
il faut confronter la thèse et l’antithèse : Thèse : « En réalité, on n’apprend que de celui qu’on
aime ». Antithèse : « On peut apprendre de plusieurs sources ».
Ensuite, se demander, au regard de ces deux positions, sur quoi porte le débat : On peut dès
lors effectuer le dépassement en ayant à l’esprit de ne plus retrouver ni les arguments de la
thèse, ni ceux de l’antithèse.
Il existe au moins trois possibilités de dépassement :
- La recherche de solution : Elle a lieu quand la confrontation entre la thèse et
l’antithèse pose un problème à résoudre. Dans ce cas, il faut proposer des solutions.
- La recherche de complémentarité. Cas où les deux thèses précédentes peuvent être
conciliées.
- La recherche d’un troisième point de vue différent des deux premiers, mais qui se
rapporte au débat. Le sujet de GOETHE, se prête à une recherche de complémentarité.
Le débat tourne autour de la place de l’amour dans l’apprentissage.
On peut en effet apprendre de celui que nous aimons tout autant que de plusieurs sources, y
compris de celui que nous n’aimons pas. Le dépassement par la complémentarité consiste à
présenter toutes les sources qui contribuent à l’enrichissement du candidat

1.3. Conclusion générale


A l’instar de l’introduction, la conclusion se construit en trois phases également : un bilan,
une impression personnelle et une ouverture :
-Le bilan : c’est le point ou le bilan de tout le développement, qui récapitule les idées
présentées et répond aux questions posées dans l’introduction.

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-L’impression personnelle : c’est le jugement du rédacteur qui doit approuver ou désapprouver
la pensée de l’auteur en donnant clairement et distinctement sa position relativement au
problème. Elle se fait avec des expressions impersonnelles telles que : il est nécessaire, on
remarque que, il est important de dire que, à notre sens, à notre avis, pour notre part, en ce
qui nous concerne
-L’ouverture : c’est la partie qui ouvre un autre débat en rapport avec le sujet traité, qui peut
être une citation d’un auteur bien connu ou une phrase de portée culturelle, idéologique,
scientifique, politique, économique, sociale, environnementale…

N.B. : Par souci de bonne présentation, il est généralement conseillé de :


-sauter deux (2) lignes entre l’introduction et le développement ainsi qu’entre le
développement et la conclusion
-pour les différents paragraphes à l’intérieur des parties du développement, procéder par
alinéa, c’est-à-dire aller simplement à la ligne en laissant deux (2) ou trois (3) carreaux.
-à chaque argument ou raisonnement correspond un paragraphe ;

1.4. LA LECTURE DES CONSIGNES


-Le devoir traite de la thèse uniquement lorsque la consigne est : étayez, expliquez,
développez, justifiez, argumentez, soutenez, commentez, démontrez, montrez…
-L’on fait la thèse et l’antithèse lorsque la consigne est : discutez, qu’en pensez-vous (où il
y a penser), appréciez, êtes-vous d’accord avec, que vous inspire cette affirmation, expliquez
et discutez, approuvez-vous, partagez-vous, peut-on dire que, êtes-vous partisan de, êtes-vous
d’avis, …
-L’on fait l’antithèse uniquement lorsque la consigne est : Réfutez, rejetez, refusez,
désapprouvez, dépréciez…

N.B. : L’on emploiera des verbes et adverbes de certitude, le vocabulaire appréciatif ou des
verbes et adverbes de doute, le vocabulaire dépréciatif selon que l’on soutiendra ou réfutera
une thèse.

Exemple de rédaction d’un développement


Sujet : Montrer que M. SEU est le meilleur couturier de la cité.

Préambule : Il y a certes de nombreux couturiers dans la cité, cependant M. SEU se dégage


très nettement de ce lot. À l’analyse et à l’observation, certains éléments semblent expliquer
sa réussite.
Première idée : D’abord la compétence de M. SEU est fondée sur une solide formation, une
vaste culture et une longue expérience.
Explication : En effet, M. SEU a mis en pratique sa formation auprès des couturiers réputés
pendant longtemps.

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Exemple : Qu’il suffise de rappeler qu’il a remporté plusieurs trophées ainsi que des diplômes
dans des grandes écoles de renom de la place.
Deuxième idée : Ensuite, il a un sens d’imagination et un esprit de créativité peu ordinaire.
Exemple : Ainsi, il est à l’origine des modes et modèles de la région depuis qu’il y est installé.
Troisième idée : Enfin, M. SEU est courtois et a le sens des relations humaines.
Explication : En termes différents, il est honnête, poli mais également accueillant.
Exemple : L’exemple le plus significatif est que ses rendez-vous sont de véritables moments
de détente car sa disponibilité manifeste met ses clients à l’aise.
Conclusion partielle : La réussite de M. SEU n’est donc pas le fait du hasard, il mérite
largement la considération, le prestige et l’estime que lui manifeste toute la cité, vu sa
compétence issue d’une solide formation, son esprit de créativité et sa courtoisie.

Il y a certes de nombreux couturiers dans la cité, cependant M. SEU se dégage nettement de


ce lot. À l’analyse et à l’observation, certains éléments semblent expliquer sa réussite.
D’abord, la compétence de M. SEU est fondée sur une solide formation, une vaste culture et
une longue expérience. En effet, M. SEU a mis en pratique sa formation auprès des couturiers
réputés pendant longtemps. Qu’il suffise de rappeler qu’il a obtenu de nombreux trophées
ainsi que des diplômes dans les grandes écoles de renom de la place.
Ensuite, il a un sens d’imagination et un esprit de créativité peu ordinaire. Ainsi, il est à
l’origine des modes et modèles de sa région depuis qu’il y est installé.
Enfin, M. SEU est courtois et a le sens des relations humaines. En termes différents, il est
honnête, poli mais également accueillant. L’exemple le plus significatif est que ces rendez-
vous sont de véritables moments de détente car sa disponibilité manifeste met ses clients à
l’aise.
De ce qui précède, l’on peut retenir que la réussite de M. SEU n’est pas le fait du hasard. Il
mérite largement la considération, le prestige et l’estime que lui manifeste toute la cité, vu sa
compétence issue d’une solide formation, son esprit de créativité et sa courtoisie.

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METHODOLOGIE DU RAPPORT DE STAGE

Introduction

Après l’admissibilité, le candidat au B.T.S est appelé à élaborer un rapport de stage qu’il se
doit de soutenir devant un jury. Ce qui voudrait bien dire qu’il a effectué un stage dans une
entreprise. Cette étape consiste à mettre en pratique les connaissances théoriques, à se
familiariser avec le milieu de l’entreprise. De ce fait, il doit produire un rapport à partir d’un
thème donné, vécu dans ce milieu et étudié sous la supervision d’un maître de stage. Elle
prépare en outre une carrière, une vie professionnelle du candidat.
Mais régulièrement, le candidat se trouve en difficulté dans la recherche et dans la rédaction
du travail à réaliser. La réussite du stage et la qualité du rapport dépendent d’une bonne
adaptation dans l’entreprise et d’une bonne compréhension de la mission confiée, soutenues
par une approche méthodique.

La compréhension de l'environnement de l'entreprise est essentielle à la réussite du stage et


permettra à l’étudiant de présenter d’une manière plus analytique que descriptive cette
entreprise dans le cadre de son rapport.
Dès le début du stage, l’étudiant doit donc rassembler des documents sur l’entreprise et son
environnement, y réfléchir et en faire une synthèse. Il est également conseillé de tenir, pendant
le stage, un journal de bord afin de consigner les événements, dialogues, tâches du jour. Ceci
permet de disposer ensuite d’une base de données devant faciliter la rédaction du rapport.

1. NATURE ET FONCTION DU RAPPORT DE STAGE


Comme tout travail de recherche, la rédaction d’un rapport de fin de stage (ou de fin de cycle)
exige du candidat qu’il se pose la question « pour quoi ? » ou « en vue de quoi ? ».
La réponse à cette interrogation permet au candidat de connaitre la finalité du rapport. Le
rapport de stage a pour but d’exposer, d’expliquer l’ensemble des activités effectuées pendant
le stage et de rendre claire la manière dont l’activité principale de l’étudiant au sein de
l’entreprise a été comprise, réalisée et menée à terme.
En effet, le rapport de stage est un document professionnel, il s’adresse au maître de stage
dans l’entreprise, qui assume la responsabilité de l’encadrement professionnel de l’étudiant.
Le rapport doit restituer avec fidélité et précision les objectifs fixés à l’étudiant, les moyens
d’action, la mission réalisée.
Ce rapport est aussi un document universitaire. Il s’adresse à un enseignant responsable de
l'évaluation du rapport. Cet enseignant attend du rapport qu’il présente l’environnement de
l’entreprise dans laquelle l’étudiant a travaillé ; les activités menées ; les moyens mis en
œuvre ; les résultats obtenus et qu’il fasse le lien avec les enseignements reçus. Toutes les
pages doivent être compréhensibles par le lecteur, c’est-à-dire par une personne extérieure à
l’entreprise. Après 10 semaines, l'étudiant a acquis une familiarité avec le sujet qui rendra
évidentes des questions qui ne le sont pas pour le néophyte. Il faut expliciter de façon
synthétique mais claire les termes, outils spécifiques à l'entreprise.
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Ce rapport est également la mémoire du Brevet de Technicien Supérieur. Accessible aux
étudiants à venir, il porte la trace écrite d’une expérience. Le rapport informe les autres
étudiants sur le domaine d’étude, le type de mission, l’intérêt et les difficultés du stage. Il
s’agit donc aussi d’un travail pédagogique.
Ce rapport est enfin un document personnel qui aide l’étudiant à faire un bilan, à réfléchir sur
ses forces et points d'amélioration, sur les compétences acquises au cours du stage. Il sera par
ailleurs un document très utile auquel se référer dans le futur pour faire évoluer son CV et
préparer des entretiens professionnels.

2. REDACTION DU RAPPORT DE FIN DE STAGE


La rédaction consiste évidemment à rédiger l’étude entreprise, c’est-à-dire à mettre par écrit
et à développer les idées accumulées, les données recueillies selon un plan progressif et en
suivant une logique démonstrative.
Le rapport de stage est évalué sur le fond, mais également sur la forme !
Il doit, pour ce faire, être rédigé en bon français, ce qui suppose sa relecture avant de le rendre,
pour supprimer les fautes d’orthographe et de fautes grammaticales, les lourdeurs de style…
Il est souhaitable de le rédiger en utilisant le style indirect. Ce rapport de stage est un document
professionnel ; il doit donc être rédigé comme un document professionnel, tel que l’étudiant a
pu en lire en entreprise. Il est également important de structurer correctement le texte et
d’effectuer des transitions entre les parties. Une bonne structuration du rapport est essentielle
pour faciliter la compréhension du stage. Des synthèses en fin de parties peuvent également
être utiles pour permettre au lecteur d’intégrer les idées essentielles. Une attention particulière
doit enfin être apportée à la mise en page (éviter les sauts de pages aberrants …).
2.1. LES PAGES LIMINAIRES.
Les pages liminaires sont toutes les pages qui précèdent le corps du texte, c’est-à-dire celles
placées avant l’introduction. Elles comprennent la couverture, la page de garde ou la belle
page, la page de titre, le sommaire ou la table des matières, la dédicace, les remerciements,
l’avant-propos.

2.1.1. La couverture.
Les éléments figurant sur la couverture constituent la carte d’identité du document. Cette page
doit donc être soignée. Elle contient les indications suivantes :
- le nom du ministère de tutelle, en charge de l’organisation et de la coordination de la
formation (en haut et à gauche) ;
- le nom du pays, suivi des éléments de son armoirie et sa devise (en haut, à droite) ;
- le nom, les initiales et si possible le logo de l’établissement d’origine du candidat (à gauche,
juste en dessous du ministère de tutelle) ;
- l’année académique (à droite et juste en dessous du pays et sa devise) ;
- le nom, les initiales et si possible le logo de l’entreprise d’accueil (à droite, dessous de l’année
académique) ;
- le titre du rapport et le diplôme recherché (au milieu de la page et en caractère gras)

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- le thème ou le sujet traité (juste à la suite du titre, en caractère gras et centré avec une police
légèrement supérieure aux autres) ;
- le nom du candidat (en bas, entre les noms du maître de stage et du directeur de recherche
mais un peu en haut, précédé de la mention « présenté par ») ;
- les nom et prénoms du maître de stage (en bas, à gauche) ;
- les nom et prénoms du directeur de recherche (en bas à droite).

2.1.2. La page de garde ou la belle page.


Elle est traditionnellement blanche ou plutôt vierge, sans mention ; elle peut servir à une
dédicace manuscrite à des parents, des amis et des lecteurs. La belle page vient juste après la
couverture.

2.1.3. La page de titre.


La page de titre reprend généralement les mêmes indications mentionnées sur la couverture.
Elle est souvent la photocopie de celle-ci ; mais peut retirer certaines informations de
couverture ou donner un détail (sous-titre par exemple) au thème.

2.1.4. Le sommaire/La table des matières.


Dans les ouvrages, on trouve soit un sommaire au début, soit une table des matières à la fin
ou au début. Mais l’on observe généralement que la table des matières est plus détaillée et
indique d’emblée les différentes rubriques de l’étude (les parties, les chapitres, les divisions,
les subdivisions). En somme, elle fait apparaitre la structure générale et donne une vue
d’ensemble du travail avec les principaux développements faits dans l’ordre chronologique du
texte. Si elle est au début, alors le sommaire est omis ou n’a plus de raison d’être.
Quant au sommaire, il est plus bref et apparaît comme le résumé de la table des matières. Il se
place en début d’ouvrage et tient en une seule page, avec la reprise des articulations
essentielles du travail ou les éléments constituant l’ossature globale de l’étude.

2.1.5. La dédicace (facultative)


La dédicace (la page ne comporte pas le titre « dédicace ») est un mot aimable, en début du
rapport et formulé à l’endroit d’une personne chère ou respectée qu’on veut honorer;
autrement dit, il (le mot) est adressé à quelqu’un à qui on tient à rendre hommage.
On exprime par là une marque soit d’affection (parents, frère, conjoint, épouse, ami…), soit
d’admiration et de considération (enseignant, un artiste, un écrivain), soit de reconnaissance
(un bienfaiteur, un enseignant), soit de sympathie et de solidarité (à un peuple, à un exploit…).
Elle peut être anonyme et exprimer une idée forte, une valeur importante qui tient à cœur, ou
un encouragement.

2.1.6. Le résumé du stage


On propose en une dizaine de lignes le résumé du rapport de stage.
2.1.7. Les remerciements
Les remerciements constituent une page spéciale, de courtoisie, qui s’adresse aux parents, aux
formateurs, aux institutions ou aux organismes qui, d’une façon ou d’une autre, ont aidé

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concrètement (ou bien ont contribué effectivement à la réalisation du travail de recherche
jusqu’à sa soutenance). Contrairement à la dédicace, on peut y exprimer sa reconnaissance à
Dieu.
2.1.8. L’avant-propos.
L’avant-propos est (facultatif) un texte dans lequel le candidat explique le contexte du choix
de son domaine de spécialisation et peut également faire mention d’éventuelles difficultés
rencontrées pendant le processus de réalisation de son travail et les moyens mis en œuvre pour
les surmonter. C’est donc un avertissement ou une sorte de mise au point.
Certains outils et éléments d’information et de référence tels que les tables de sigles,
d’abréviations et d’acronymes, les tables des illustrations, des symboles et des unités peuvent
également être présentés.
2.2. LE CORPS DE L’ETUDE
Le corps de l’étude est le texte principal du rapport. C’est le grand ensemble structuré
présentant les informations, les données, les analyses, les démonstrations faites, les
commentaires et les arguments développés, les réponses apportées aux questions posées ainsi
que les résultats obtenus. Il se compose de l’introduction, le développement ou l’ensemble des
parties développées et la conclusion.
Cette partie reflète la démarche intellectuelle adoptée par l’étudiant pour rendre compte le plus
efficacement possible des trois ou quatre mois passés en entreprise.
La longueur des différentes parties est très variable. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue
que le plus important et le plus intéressant est la mission réalisée à travers le thème. Il ne faut
pas consacrer plus de 4 ou 5 pages à la présentation de l’entreprise et de son environnement.
De plus, la partie « bilan et l’analyse personnelle » ne doit pas être bâclée. Au contraire, cette
partie est celle qui laissera la dernière impression au lecteur et elle constitue un exercice
fondamental puisque c’est le moment le plus personnel et également celui où on doit tout
particulièrement faire preuve de recul.
2.2.1. Méthode de rédaction de l’introduction.
L’introduction est la porte d’entrée de tout travail de réflexion et de production, donc de toute
recherche. Elle est incontournable. C’est pourquoi le candidat doit mettre un point d’honneur
à la réussir en suivant les recommandations d’usage.
Il y expose et explique le bien-fondé du travail à mener. L’introduction du rapport de stage
doit, en une page, présenter la société, son marché et la/les mission(s) du stage. Cette partie
est capitale et donne une impression générale sur la qualité du rapport, c’est-à-dire doit
annoncer son sujet en précisant son objectif et son intérêt.
Elle comprend les points suivants :
-la présentation du sujet : situation du contexte du sujet, son intérêt,
-la problématique : l’énoncé du sujet (dire comment il est formulé), les questionnements qui
permettent de mettre en lumière sa pertinence, les hypothèses qui le sous-tendent, … ;
-le plan du travail (énoncer les grands axes du rapport).

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2.2.2. Corps du travail ou développement.

Le corps du texte ou développement comprend les étapes ci-après :


La présentation de l’entreprise
Il faut centrer la présentation sur les aspects les plus importants. De plus, il faut présenter
l’entreprise non pas d’une manière technique, mais avec une vision plus stratégique, à savoir :
- l'entreprise elle-même : domaine d'activité, taille (chiffre d’affaire, nombre de salariés…),
implantation géographique, forces / faiblesses ;
- environnement : clients, distribution, concurrents, menaces / opportunités ;
Il est essentiel ici d’adopter une démarche analytique et non descriptive.
Il ne faut pas consacrer une part trop importante du rapport à cette présentation, sauf si les
missions réalisées ont été peu « intéressantes » au regard des compétences à acquérir dans
le domaine d’étude. Dans ce cas, une analyse plus approfondie de l’entreprise et de son
marché peut permettre de compenser une partie plus faible sur les missions.

La présentation du stage
La présentation du stage ne consiste pas simplement à restituer les missions réalisées. Il s’agit
pour l’étudiant de montrer qu’il a compris :
- le rôle de la fonction, à laquelle il était rattaché, et son mode de fonctionnement au sein de
l’entreprise,
- les enjeux et contraintes des missions qu’il a accomplies.
Il doit, pour cela, tenir compte des aspects qui suivent :
Présentation du poste au sein de l’entreprise
Il est important de prendre du recul par rapport au travail effectué pendant le stage et de le
resituer au sein d’une organisation plus vaste. Dans cette optique, l’étudiant peut présenter
notamment :
- la place/le rôle du service au sein de l’organisation. Cela implique souvent de présenter un
organigramme, mais aussi de se demander en quoi la fonction contribue à l’efficacité de
l’entreprise ;
- de manière plus spécifique, la position du poste tenu par le stagiaire au sein du service/ de
l'organisation ;
- les objectifs donnés à l’étudiant. Ces objectifs peuvent être resitués au regard des objectifs
du service dans lequel est effectué le stage ;
- les interlocuteurs clés avec lesquels l’étudiant a travaillé pour effectuer le travail demandé
etc.
Présentation des missions
L’étudiant doit restituer ses missions à nouveau avec la plus grande prise de recul possible.
Cela signifie que l’étudiant doit communiquer le travail accompli, mais aussi le contexte de
son stage. Il doit ainsi analyser les enjeux de ses missions (sa contribution au bon
fonctionnement / à la performance de l’entreprise), qu’il s’agisse de missions intégrées au
fonctionnement habituel de l’organisation ou de missions particulières pour lesquelles il a été
spécifiquement recruté.

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Il doit également rendre compte des contraintes inhérentes au fonctionnement de toute
organisation. Il ne doit pas faire part d’impressions personnelles, mais rester dans un cadre
professionnel. Il ne s’agit en aucun cas de dénigrer l’entreprise ou les personnes avec
lesquelles il a travaillé. Il s’agit pour lui de montrer qu’il a identifié les contraintes auxquelles
il a été confronté et qu’il les a analysées de façon objective.
Il doit enfin expliciter le travail qu’il a effectué personnellement.
Il ne doit pas tomber dans le travers consistant à décrire systématiquement et dans le détail
toutes les activités réalisées. Il doit restituer de façon claire et synthétique ce qu’il a fait. Il
peut cependant être intéressant d’analyser de façon plus approfondie une mission
particulièrement intéressante.
Il est important par ailleurs qu’il analyse les résultats de ses missions (en fonction de la nature
de son stage). Il doit mettre en évidence qu’il a mesuré les résultats de son travail, de l’étude
qu’il a menée …

S’il y a lieu d’en faire, des recommandations constructives peuvent être énoncées (mode de
gestion ; processus organisationnels …) ; elles doivent l'être avec précision et être justifiées.
Il faut souligner leurs apports, mais également leurs éventuelles limites ou difficultés
d’application par rapport à la réalité de l’entreprise. L’étudiant doit faire preuve de lucidité et
se demander pourquoi l'entreprise ne les a pas mises en place auparavant.

Schéma du corps du travail.


Le texte du contenu de l’étude est fortement structuré, organisé en ensembles hiérarchisés, en
chapitres. Chaque chapitre est composé de sous-chapitres, de sections ou de subdivisions, elles-
mêmes constituées de paragraphes. Ainsi, nous avons, par exemple :

Première Partie : Présentation de l’entreprise d’accueil


Chapitre I- ………………………………………………………………………
Chapitre II- ………………………………………………………………………
Deuxième Partie : Étude proprement dite du thème
Chapitre I- ……………………………………………………………………….
Chapitre II- ……………………………………………………………………….
Chapitre III- ……………………………………………………………………….
Troisième Partie : Critiques et Suggestions/ Difficultés et moyens de résolution
Chapitre I- ……………………………………………………………………...
Chapitre II- ……………………………………………………………………...

2.2.3. Méthode de rédaction de la conclusion.


La conclusion représente la partie qui clôt l’étude entreprise et tous les développements faits.
Elle est, à l’instar de l’introduction qui ouvre le rapport, un des points forts de tout le travail.
C’est le résultat final rapport.
Elle fait la synthèse des grandes articulations abordées en récapitulant les grands points du
développement. L’impétrant doit y formuler la réponse au problème posé dans l’introduction.

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Il peut aussi faire des recommandations ou propositions concrètes lorsque la troisième partie
de son travail n’est pas critiques et suggestions.

La conclusion est aussi essentiellement axée sur les intérêts du stage. Dans cette partie, plus
personnelle, l’étudiant peut évoquer l'intérêt humain (par ex. : fréquentation de milieux
socioculturels nouveaux), l'intérêt professionnel (par ex. : découverte de nouveaux métiers),
l'intérêt personnel (par ex. : identification des forces et points d’amélioration). Cette
conclusion doit être dense et soucieuse d’éviter des clichés. La mise en évidence des lacunes
et des erreurs n’est pas négative. Elle prouve au contraire des qualités d’analyse et de recul,
qui permettront à l’étudiant de progresser. L’étudiant pourra notamment se poser les questions
suivantes :
- Qu’ai-je appris (organisation, métiers, techniques .. ) ?
- Qu’ai-je aimé/pas aimé (en termes de secteur, type d’organisation, type de missions) ?
- Quelles sont mes forces et voies d'amélioration sur le plan personnel ou professionnel ?

2.3. LES AUTRES PAGES DE REFERENCES


2.3.1. Pages annexes.
Les annexes sont des documents extérieurs, des hors textes, des informations additionnelles
qu’on place entre la conclusion et la bibliographie. Elles permettent d’avoir des informations
complémentaires importantes et indispensables à la bonne compréhension ; mais dont la
présence dans le corps du texte risquait de le surcharger. Les annexes doivent être numérotées
et avoir un titre (une table des annexes doit être placée juste avant les annexes).

2.3.2. Bibliographie.
Il est impératif de citer les sources utilisées pour la rédaction du rapport. Ces sources doivent
être récapitulées dans cette partie spécifique. La bibliographie est composée de toutes les
sources documentaires sur lesquelles le candidat s’est appuyé pour rédiger son travail. Ce sont
: des ouvrages ; des articles de périodiques ; des documents d’archives ; des enquêtes ou
entretiens ; des documents audio-visuels ou électroniques (internet), …

3. TECHNIQUES DE PRESENTATION.
La présentation est une étape très délicate qui conditionne la qualité formelle de votre travail.
La valeur scientifique d’un document dépend des critères académiques admis par chaque
école, institut, grande école ou université. Ainsi, le rapport doit :
-tenir entre 25 et 50 pages ;
-être rédigé uniquement en recto ;
-avoir une mise en page de (2.5 cm en haut, en bas et à droite ; 3 cm à gauche) ;
-être saisi avec (caractère : times new roman, police : 14, interligne : 1,5) ;
-avoir une numérotation normale (chiffres arabes) qui commence par l’introduction,
considérée comme la suite des pages précédentes ;
-avoir une numérotation des pages qui précèdent l’introduction en chiffres romains.

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NB : la page de titre est la première page mais elle n’est jamais paginée. La numérotation de
la page se fait au coin supérieur droit ou au coin inférieur droit.

Par ailleurs, l’auteur d’un travail scientifique doit faire preuve d’un raisonnement objectif et
cohérent. Il doit être concis et sobre en bannissant de son langage le ton émotif, le ton de
mépris et de haine. Le recours au « je » dans la rédaction peut paraitre prétentieux et
égocentrique mais peut assumer les propos tenus. En conséquence, il lui est traditionnellement
substitué par le « nous » de modestie dont le choix traduit une certaine prise de distance. Le «
on » étant impersonnel et vague, son utilisation est déconseillée car il donne dans
l’imprécision.

4. REMARQUES
Ci-dessous un récapitulatif de quelques questions pouvant guider la réflexion :
- Où ai-je réalisé mon stage ?
- Dans quel univers économique ?
- L’entreprise a-t-elle des spécificités ?
- Pourquoi ai-je choisi cette entreprise ?
Répondent au souci de présentation de l’entreprise et du secteur d’activité

- En quoi a consisté mon travail ?


- Quelle place a-t-il occupé au sein des activités de l’entreprise ?
Présentent le service et la mission

- Comment ai-je réalisé mon travail ?


- Quelles difficultés ai-je rencontrées ?
- Quelles méthodes ai-je adoptées ?
- Quels résultats ai-je obtenus ?
- Sont-ils à la mesure des objectifs ?
- Que puis-je proposer à l’entreprise ?
Présentent la réalisation de la mission

- Qu’ai-je appris ? Qu’ai-je compris ?


- Que puis-je suggérer, quel regard nouveau ai-je sur l’entreprise, sur le monde du travail
et sur mon avenir professionnel ?
- Quels regrets puis-je concevoir ?
Présentent le bilan et l’analyse personnelle

5. SOUTENANCE DU RAPPORT DE STAGE


La soutenance est la dernière étape de la recherche. Elle constitue le moment crucial et le plus
spectaculaire de l’étude effectuée. En effet, la soutenance est une épreuve orale d’évaluation
du travail fini de rapport ; elle consiste, pour le candidat, à présenter, de vive voix, devant un
jury de spécialistes du sujet ou du domaine, le fruit de plusieurs mois de recherche.

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5.1. Conditions psychologiques.
A la soutenance, le candidat doit adopter certaines attitudes consistant à :
- combattre le trac : éviter la panique ; avoir une attitude sereine et rassurante ;
- garder en tête le fil conducteur ou la logique de son exposé ;
- ne jamais se précipiter à répondre aux questions posées par le jury ;
- chercher à dominer le jury par le regard, occuper l’espace et faire les gestes ;
- ne jamais se sous-estimer, ni se surestimer.
5.2. Questions d’ordre matériel.
Comme toute cérémonie importante de la vie, la cérémonie de soutenance d’un travail de
recherche se prépare minutieusement. Ainsi, le candidat doit prendre les précautions
nécessaires et les dispositions utiles en vue de la réussir. Il doit :
- déposer auprès du jury la feuille d’errata (s’il y en a) avant la soutenance ;
- résumer en 2, 3 ou 4 pages le contenu du rapport. Chaque partie doit être résumée de façon
succincte. Il faut surtout mettre l’accent sur le développement du thème ou du sujet;
- lire et relire à plusieurs reprises le résumé de façon à en retenir le contenu et connaitre la
signification exacte de tous les concepts utilisés dans le document ;
- faire une simulation de soutenance en présence de quelqu’un qui peut poser des questions
pertinentes, formuler des critiques et porter objectivement un jugement.

5.3. Présentation du rapport en termes de communication.


Le jour de la soutenance, le candidat doit tenir compte de quelques recommandations utiles.
Il doit :
- Être habillé de façon classique ; éviter les tenues extravagantes ou sexy, car il faut se donner
une image sérieuse et positive ; pas de transpiration gênante, ni de mauvaise haleine et parfum
à forte odeur. Eviter d’indisposer le jury ;
- Saluer les membres du jury dès qu’il entre dans la salle ;
- Attendre que le jury lui donne la parole avant de commencer son propos par les
remerciements à l’endroit du président et des membres du jury, puis présenter son exposé ;
- Pendant l’exposé, tenir compte du temps alloué (15min en général).

Le texte de l’exposé de soutenance doit :


- Commencer la soutenance par une brève introduction en précisant : l’entreprise dans laquelle
le stage a eu lieu, la période (du 15 Septembre 2018 au 20 Janvier 2019) et sa durée (4 mois),
la tâche effectuée dans l’entreprise et le sujet (en rappelant le problème, la question centrale,
l’hypothèse, les objectifs) du mémoire tout en justifiant son choix ;
- Contenir le résumé en quelques pages (2 ou 3 au plus) le contenu du rapport. Chaque partie
doit être résumée de façon succincte. Il faut surtout mettre l’accent sur le développement du
thème ou du sujet ;
- Faire une brève conclusion en mentionnant : ce que le stage a apporté de positif, les difficultés
rencontrées au cours du stage ou dans la rédaction du mémoire, les insuffisances ou les limites
du travail qu’il juge utile de souligner ; les critiques et les recommandations ou propositions.

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Avant l’exposé
- lire et relire plusieurs fois l’exposé tout comme le rapport de façon à en maitriser le contenu
et connaitre la signification exacte de tous les termes utilisés dans le document ;
- faire une simulation de soutenance en présence de quelqu’un qui peut vous poser des
questions pertinentes, vous critiquer et vous juger objectivement ;
Après l’exposé
- Ecouter et prendre les notes quand un membre du jury intervient, pour mieux répondre.
- Ne jamais se précipiter à répondre aux questions. Il faut toujours observer un temps de
réflexion avant de donner votre réponse. Inutile de mentir ou de paniquer si l’on vraiment
incapable de répondre. Dites sincèrement : « je m’excuse ; je n’ai pas la réponse exacte à votre
question ».

VERIFICATIONS DES CONNAISSANCES


1. Pourquoi un rapport de stage ? Qu’est-ce qu’un rapport de stage ?
2. Qui choisit le thème de stage ?
3. A-t-on besoin d’un maitre de stage ? d’un directeur de stage ? qui sont-ils ?
[Link] est l’utilité de l’avant-propos ? de la dédicace ? sont-ils obligatoires ?
5. Que présente-on dans la communication le jour de la soutenance ?
6. Peut-on échouer à la soutenance d’un rapport de stage ?
7. Présentez les différentes parties d’un rapport de stage.

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LA PRESENTATION D’UN C.V.

Exception faite de la fonction publique qui emploie généralement par voie de concours, le
mode de recrutement des travailleurs reste, pour l’essentiel, l’examen et la sélection de
dossiers de candidature. Ce dossier contient, entre autres documents, un curriculum vitae
(C.V.) et une lettre de motivation ; deux documents complémentaires qui, dans leur contenu,
doivent, dès leur consultation, attirer l’attention du recruteur et lui donner envie de rencontrer
le postulant.

1. LE CURRICULUM VITAE : ASPECTS THEORIQUES


Le nom « curriculum vitae » est une appellation issue du latin et qui signifie « course de la
vie ». C’est un document écrit qui se rapporte à des indications relatives à l’état civil, aux
diplômes, compétences et activités passées et présentes d’une personne.
Il est l’un des documents qui composent le dossier de candidature des demandeurs de stage
et/ou d’emploi. Sa particularité est qu’il renferme, au sujet du postulant, des informations
relatives, entre autres, à l’état civil, aux études, au projet de carrière, à la carrière
professionnelle (pour celles et ceux qui ont déjà travaillé), etc. La réussite de son élaboration
tient compte de sa présentation et de son contenu.

1.1. La présentation
Le C.V. est impérativement saisi sur une feuille de papier non quadrillé, de format A4. Il doit
donner, de façon claire et concise, les informations qu’il renferme.

1.2. Le contenu
Les informations contenues dans un C.V. se rapportent toujours à une personne singulière en
ce sens que c’est un document individuel. Mais les rubriques qui composent ce contenu
peuvent être invariantes. En effet, la plupart des C.V. comportent les constituants que voici:

1.2.1. État civil


La désignation « état civil » ne figure pas sur le C.V., mais elle se laisse deviner à travers
l’identité et les coordonnées complètes de l’intéressé, en haut et à gauche, (1) ; l’âge, le lieu
de naissance, la situation matrimoniale, la catégorie du permis de conduire (2).
N.B. : Il est possible de scanner ou de coller une photo d’identité en haut et à droite.

1.2.2. Titre (3)


Il est conseillé d’intituler le C.V. et le titre doit être bien centré sur la page ; il doit préciser la
spécialité, l’école d’origine. Bref, il doit résumer tout le C.V. et souligner les points forts du
concerné.
Ex : Admissible au brevet (ou breveté) informatique, développeur d’application.

1.2.3. Formation (4)

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Cette rubrique dresse le parcours d’apprentissage et/ou d’exercice de l’intéressé, elle doit
toujours commencer par le dernier diplôme obtenu (ou en cours de préparation) et évoluer vers
les formations et diplômes anciens. Il faut prendre soin d’indiquer, à chaque fois, l’école, la
spécialité et la mention obtenue.

Ex : 2019-2020 : Admissibilité au Brevet de Technicien Supérieur, option Informatique


Développeur d’Application, X.Y.Z. Abidjan-centre.
2017-2018 : Baccalauréat, série D, mention Assez Bien, Groupe Scolaire...de...

1.2.4. Expérience professionnelle ou associative (5)


L’adjectif « professionnel », joint au nom « expérience », suppose, dans « expérience
professionnelle », que l’on a déjà exercé une activité professionnelle. Ce qui n’est pas toujours
le cas de tous ceux qui soumettent leur C.V. pour embauche. Aussi cette rubrique peut-elle
être remplacée par « expérience associative ». De cette façon, on informe, de manière subtile,
le recruteur que l’on est sociable, c'est-à-dire coopératif ou que l’on a une expérience du travail
en équipe. Autrement dit, on lui fait comprendre que l’on n’aurait pas des difficultés à
s’adapter en cas de recrutement. A ce niveau, il faut suivre le mode de progression comme en
(4).
Ex : 2019 : Chef d’équipe des volontaires ayant parcouru le pays pendant 3 mois pour la
sensibilisation sur les inconvénients de......

1.2.5. Compétences en langue et en informatique (7)


Il faut distinguer à l’écrit et à l’oral le niveau de langue que l’on a, puis les logiciels
informatiques dont on a une maîtrise.
Ex : Langues
✓ Langue officielle : Français, écrit, lu et parlé convenablement.
✓ Autres langues : Anglais, écrit correctement, lu et parlé passablement.
- Informatique :
✓ Excel, Powerpoint, Word.
✓ Développeur d’applications.
✓ Programmeur.
1.2.6. Activités personnelles ou centre d’intérêt (8)
Cette rubrique est facultative, surtout lorsque l’on a déjà mentionné « expérience associative
» en remplacement de « expérience professionnelle ». Mais, elle est beaucoup utile, car les
points « loisirs » et « expérience associative » qu’elle renferme (en cas de maintien de la
rubrique « expérience professionnelle ») permettent au recruteur d’évaluer, au-delà des
compétences théoriques et/ou techniques, la personnalité du postulant. Ainsi, cette rubrique
peut constituer une différence notable.

2. LES DIFFERENTS TYPES DE C.V.


Un C.V. doit s’adapter à un besoin précis et a pour but d’obtenir un entretien et non un
emploi ipso facto. Il existe plusieurs types de Curriculum vitae. Il comprend généralement

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les rubriques suivantes : l’état civil, situation professionnelle, cursus, expériences
professionnelles, état des services militaires. Aujourd’hui, la particularité de chaque C.V.
réside dans les objectifs que veut atteindre le concepteur. Nous dénombrons dans l’ordre des
rubriques :
2.1. Le C.V. origine
Etat civil (sans noter ce titre), objectifs, cursus (diplômes - dates de fin), expériences
(fonction – date de début - date de fin, nom de la société, adresse de la société), compétences
(liste de compétences).

2.2. Le C.V. apothicaire


Etat civil (sans noter ce titre), objectifs, expériences (fonction – date de début - date de fin,
nom de la société, adresse de la société), compétences (liste de compétences), cursus (nom
de l’établissement scolaire, date de fin, diplôme), références (disponibles)

2.3. Le C.V. contiguïté


Nom du C.V., Etat civil, objectifs, cursus, expériences, compétences.
2.4. Le C.V. essentiel
Etat civil, objectifs, cursus, expériences, compétences.

2.5. Le C.V. chronologique


Etat civil, objectifs, expériences (date de … à …, entreprises, postes), formations (date de
… à …, nom de l’école, lieu, diplôme), références (disponibles)

2.6. Le C.V. intemporel


Etat civil (sans adresse), objectifs, compétences, expériences (fonction, nom de la société,
date de…à…, insérer un bref résumé de vos responsabilités clés et de principales
réalisations), formations (moyenne générale + court résumé des cours, prix et autre
distinctions appropriées), communications (exprimez votre esprit d’équipe, votre
disponibilité), qualités de chef, références (nom, fonction, société, information de contact).

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3. LA PRESENTATION FORMELLE DU C.V. (à produire selon les filières, voir ci-
dessous)

GUEU CHRIST MONTY


21 ans
Ivoirienne
Célibataire
0546567024 / 0758828575
gktcharles@[Link]
Abidjan, Plateau Dokui, 27 BP 498 Abidjan 27

ADMISSIBLE AU BREVET DE TECHNICIEN SUPERIEUR


EN GESTION COMMERCIALE
Objectifs : Mettre en pratique mes connaissances théoriques, apprécier les réalités
professionnelles, valider mon diplôme d’admissibilité de BTS.

DOMAINE DE COMPETENCES
✓ Stratégie marketing et plan d’action commerciale
✓ Gestion des stocks
✓ Management de la force de vente
✓ Techniques de commerce international
✓ Techniques de vente et de négociation
✓ Etude de marché

CURSUS SCOLAIRE
2018 – 2019 : ITES II PLATEAUX, BTS 2 Gestion Commerciale
2016 – 2017 : LYCEE MODERNE 1 ABOBO, BAC A2

ATOUTS

Informatique: Word, Excel, Power point


Langue : Anglais (niveau académique)
Loisirs : lecture, sport
Qualités personnelles : Sociable, honnête, accueillante et rigoureuse

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PRÉSENTATION
D’UNE DEMANDE DE STAGE OU D’EMPLOI

Complémentaire du C.V., la lettre de motivation, encore appelée lettre de « demande de stage


et/ou d’emploi », est généralement manuscrite si bien que l’on la désigne aussi par « demande
manuscrite ». Cependant, certaines entreprises acceptent de nos jours des demandes saisies et
envoyées à l’adresse électronique. Ce document se singularise par son caractère justificatif,
car il vise essentiellement à amener le recruteur à porter son choix sur celui qui le soumet.
À l’instar du C.V., la lettre de motivation s’appréhende en termes de présentation et de
contenu.
1. LA PRÉSENTATION
La lettre de motivation est rédigée sur un support papier, généralement à lignes (pour écrire
droit d’un bout à l’autre) de format A4 (papier ministre). Pour les personnes qui peuvent y
écrire droit, une feuille de rame est acceptable et même encouragée. Il est conseillé d’écrire
correctement, bien et simplement pour pouvoir être non seulement lu, mais compris
également. Par souci d’harmonie, il est recommandé de réserver le 1er tiers de la feuille aux
civilités, le 2e, à la formule d’appel, à l’introduction et aux arguments, puis le dernier tiers, à
la formule de politesse, à la signature et aux pièces jointes.
2. LE CONTENU
La lettre de motivation renferme les précisions ci-après :
- l’identité et les coordonnées complètes du postulant, en haut et à gauche, (1) ;
- le lieu et la date de rédaction de la lettre, à droite, en face de l’identité, (2) ;
- la fonction (le titre) du destinataire, (suivie du nom), de l’adresse de la structure ou de
l’organisme, alignés à droite, en dessous de la date, (3) ;
- l’objet de la lettre, à gauche, en dessous de l’identité et des coordonnées, (4) ;
Remarque : Les quatre éléments ci-dessus évoqués constituent « l’en-tête ».
- la formule d’appel, variable selon le destinataire (5), voir le cours 1ère année ;
Madame, Monsieur, si le destinateur n’est pas connu ;
Madame la Directrice, Monsieur le Directeur des Ressources Humaines, si son titre est connu.
N.B. : Cette formule est une sorte de rappel du titre du destinataire, repris dans la formule de
politesse.
- une introduction, qui développe brièvement l’objet de la lettre, qui précise pourquoi on écrit,
(6) ;
Observation : Il n’est pas avantageux de commencer par des expressions vieillottes et passe-
partout, comme « j’ai l’honneur ». L’introduction peut partir d’une formule qui flatte l’égo du
recruteur ou qui présente le postulant en mettant en avant son profil.

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- un développement ou corps de la lettre, centré sur la valeur du postulant ou sur l’utilité dont
il serait pour l’entreprise, (7) ;
- un conclusion ou une formule de politesse, adaptée au statut du destinataire ; elle reprend,
en général, la formule d’appel, (8) ;
Recevez, Madame la Directrice, l’assurance de ma respectueuse considération ;
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’expression de ma gratitude.
- une signature : il faut toujours signer sa lettre, soit par les nom et prénoms du titulaire soit
par signature véritable, à droite, sous alignement de la date, (9) ;
- des pièces jointes (P.J.) : ce sont tous les documents (des photocopies par exemple) qui sont
rattachés à la lettre. La mention (P.J.) figure en bas, à gauche et en dessous de l’objet.
LA PRESENTATION FORMELLE D’UNE DEMANDE DE STAGE, D’EMPLOI

1 Noms et coordonnées 2 Lieu et date

3 Fonction du destinataire

4 Objet

« PJ »

5 Formule d’appel

6 Introduction

7 Développement

8 Formule de politesse/courtoisie

9 Nom du signataire/postulant

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Références bibliographiques
- AUBREE C., Vos lettres au quotidien, Paris, Nathan, 2006
- BLED (Edouard & Odette), Cours supérieur d’orthographe, Paris, Classiques
Hachette, 1954.
- COCULA Bernard, PEYROUTET Claude, Didactique de l’expression, de la théorie
à la pratique, Delagrave, 1993
- DUBOIS Jean, DUBOIS-CHARLIER Françoise, Orthographe, Règles et exceptions,
Larousse, 2004
- DE TORO Michel, Dictionnaire des difficultés de la langue française, Paris,
Larousse,
1971.
- FAYET Michelle, NISHIMATA Aline, Savoir rédiger le courrier d’entreprise, Ed.
d’Organisation, 2006
- GIRODET Jean, (Dictionnaire), Pièges et difficultés de la langue française, Paris,
Bordas (3e éd.), 1988.
- KERMAREC Christine, Bac pro, Paris, Nathan, 2008.
- LEBRUN Jean Luc, Guide pratique de rédaction scientifique, Paris, EDP Sciences,
2007.
- MARTORY Bernard, Technique de l’exposé oral, Ed. CUJAS, 1978
- UNIVERSITE DE CERGY-PONTOISE, Consignes relatives au rapport de stage,
Licence 3, Gestion, Paris, 2016-2017.

Webographie

- [Link], Les règles pour réussir l’épreuve de Résumé, 23/04/ 2009,


modifié le 08/10/ 2015.
- [Link], Résumé de texte : méthode pour le jour j, 23/04/ 2009, modifié le
08/10/2015.

Merci pour votre attention.

Dr. Théodore GUEU

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