Document BTS2
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ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Toutes Filières
SUPPORT DE COURS DE
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Dr. Théodore GUEU, TEF / CEO
A tous ceux qui désirent savoir.
OBJECTIFS :
L’enseignement de ce cours vise à préparer l’étudiant à la communication écrite et orale ;
De plus, il constitue une arme pour les candidats à l’examen de B.T.S et autres examens et
concours par les méthodes pratiques et adaptées.
Il vise également à préparer les secrétaires, écrivains, etc., et toutes personnes qui tiennent à
honneur de bien parler, de bien écrire et de bien rédiger ;
Il ambitionne enfin de vérifier le niveau de l’étudiant en langue qui se meurt du fait des
nouvelles technologies et du laxisme ;
de vérifier le niveau de compréhension par des questions ;
de vérifier le niveau de rédaction des écrits professionnels ;
et de déceler la capacité à maitriser les différentes techniques rédactionnelles.
PRE-REQUIS :
L’acquisition des cours suivants s’impose :
• Les modes de raisonnement et les connecteurs logiques ;
• Les règles de l’argumentation, les genres de discours et l’énonciation ;
• Les nuances entre des mots ;
• La concordance des temps et l’accord des participes passés ;
• La ponctuation ;
• La rédaction du compte rendu et du procès-verbal.
SOMMAIRE
AVANT-DIRE…………………………………………………………….…..............…….p2
AUTEUR..…………………………………………………………………………….…….p3
Leçon 1: TECHNIQUE DE L’EXPOSE ORAL ………..……………..…..………........….p4
Leçon 2: MOTS ET EXPRESSIONS……………….………….…………………. ….…..p11
Leçon 4: TECHNIQUES DE COMPOSITION : …………..…….…………...……..…….p21
Leçon 5: METHODOLOGIE DU RAPPORT DE STAGE ……………..…..……..….….p29
Leçon 6 : PRESENTATION D’UN C.V ……………………...………..............................p39
Leçon 7: PRESENTATION D’UNE DEMANDE DE STAGE OU EMPLOI….……..….p43
BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………………………….…...p45
AVANT-DIRE
Ce manuel est conçu suivant un plan essentiellement pratique, à la demande de nos étudiants
qui ont vu l’importance et le caractère ″digeste″ de nos cours. C’est avant tout un manuel de
consultation, car il renseignera sur-le-champ, sans vaines dissertations, sans pertes de temps
et sans manipulations fastidieuses, par simple recours au sommaire.
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C’est aussi un ouvrage d’étude, qui se lira avec fruit, composé de techniques de l’exposé oral
(visant à accompagner et à accomplir l’étudiant dans la communication orale face à un
auditoire), de rédaction de l’épreuve de BTS (certaines consignes à respecter pour aborder
efficacement l’épreuve de résumé – question de vocabulaire – discussion), du rapport de stage,
du curriculum vitae et de la présentation d’une demande de stage ou d’emploi.
Mais également, une lecture dosée permettra de se familiariser avec les difficultés relatives
aux mots et expressions d’une langue qui apparaitra pleine de finesses insoupçonnées. En
rédigeant cette partie, notre propos a été de grouper les difficultés de toutes sortes éparses dans
les ouvrages spéciaux et dans le langage quotidien des ivoiriens.
Il a pour objectifs de répondre aux questions les plus variées que se posent quotidiennement
tous ceux qui, à titre quelconque, sont en contact avec cette langue étrangère (le français) :
étudiants, secrétaires, écrivains, etc.
Dr. Théodore GUEU
AUTEUR :
Dr. Théodore GUEU
Spécialiste en Pragmatique, Argumentation et Analyse de discours ;
Consultant en Techniques d’Expression Française et Communication Écrite et Orale ;
Directeur du cabinet Chairman Formation & Consulting
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TECHNIQUE DE L’EXPOSE ORAL
Introduction
L’exposé oral constitue une activité intellectuelle à laquelle se trouve confronté de plus en
plus l’étudiant ou l’élève, tout au long de sa vie scolaire ou universitaire et à l’occasion des
examens et concours dont il doit subir les épreuves. Mais au-delà de l’exercice à caractère
scolaire, cette forme de communication concerne aussi tous les individus qui, engagés dans la
vie active, se trouvent dans l’obligation de transmettre, sous une forme complète et
synthétique, à un public plus ou moins homogène, les informations qu’ils détiennent ou qu’ils
ont rassemblées.
Il s’agit de recenser, dans ce chapitre, les erreurs les plus fréquemment commises et qui sont
à l’origine des expériences malheureuses. Seront ainsi dessinés les « garde-fous » des
candidats à l’exposé, à l’abri desquels leurs qualités propres s’épanouiront de façon profitable.
Aussi, après une rapide présentation des caractéristiques générales de cette forme d’exercice,
l’orateur soucieux d’améliorer ses prestations trouvera-t-il rassemblées et reclassées les
difficultés susceptibles de le faire trébucher et les erreurs les plus souvent commises dont il
est souhaitable qu’il se défie, dans la formalisation de la pensée d’abord, dans son exposition
ensuite.
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1.2. LES DONNEES VARIABLES
À côté des règles permanentes de l’exposé oral, les circonstances particulières de sa réalisation
conduisent ceux qui en ont la responsabilité à choisir entre certaines données variables afin de
déterminer les « règles du jeu » effectives. Généralement, les aménagements portent sur :
-La durée de préparation, qui peut être limitée ou complètement illimitée ; remarquons que
les conditions pratiques du travail font que le temps de préparation n’est jamais infini.
-Les moyens de préparation mis à la disposition de l’orateur sont aussi extrêmement variables
: libre accès à toutes les sources d’information, l’accès à une information qui peut s’avérer
pléthorique ou insuffisante, donne un caractère particulier à l’épreuve et détermine ses
conditions de préparation.
- La durée d’exposition peut être laissée à l’appréciation de l’orateur, ou peut être imposée
par les responsables de l’exposé, ce qui est le cas lorsque l’intervention constitue une épreuve
d’examen ou concours. Dans ces cas, le jury pourra même aller jusqu’à interrompre le candidat
à l’issue de son temps de parole, ce qui doit conduire ce dernier à un minutage précis de son
intervention.
2. LA FORMALISATION DE LA PENSEE
Cette étape concerne la phase préparatoire du travail oral qui va suivre. Elle est inévitable,
puisque aucun exposé ne s’improvise.
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2.1. LA COLLECTE DE L’INFORMATION
2.1.1. Le cadre de la réflexion
Une lecture attentive du sujet proposé constitue évidemment la première étape du travail
préparatoire. On n’insistera jamais assez sur la nécessité de s’interroger dès la première
découverte du sujet sur la nuance que peut être apporter l’emploi d’une conjonction, d’un
adverbe, d’une locution, à la place de termes ou constructions qui apparaissent synonymes à
l’issue d’un examen sommaire. Il est aussi important d’éviter toute erreur ou approximation
dans la signification des vocables clefs contenus dans le sujet.
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postérieure à la phase de réunion des informations élémentaires, lesquelles ont été rassemblées
sans préjuger de la façon dont elles seront organisées.
S’il est vain et dangereux de poser des normes de construction, il est possible de relever qu’un
plan efficace d’exposé est à la fois :
-direct, sans lourdeur phrastique ;
-évident, sans perdre le fil conducteur ;
-logique, dans la mesure où la progression de la pensée apparaitra cohérente, rationnelle et
judicieuse.
2.2.1. L’introduction
Elle est destinée à attirer l’attention de l’auditoire sur le thème traité, à définir ce thème le cas
échéant, et à opérer une présentation de la démarche suivie. Suivant ce que l’on pourrait
nommer une logique centripète, il partira d’une question plus vaste pour se focaliser peu à
peu sur le thème particulier et ainsi le situer, le mettre en relief et concentrer sur lui
l’attention des auditeurs.
Dans le souci désormais constant de rendre claire la démarche à un auditeur, il serait grave
de ne pas présenter le plan de l’étude qui va suivre. Présentation formelle avec description
détaillée de l’articulation des parties et sous-parties ou simples indications des lignes
essentielles de la réflexion qui vont être suivies.
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-le schéma à découpage théorique ou technique établi à partir de divisions fondées sur les
recherches théoriques – opposant par exemple les visions classiques, marxistes ou
keynésiennes – ou fondé sur les grands concepts fondamentaux des sciences humaines.
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3. L’EXPOSITION DE LA PENSEE
Il est question de réfléchir aux conditions matérielles du déroulement de l’exposé pour éviter
les incidents fâcheux qui placent l’orateur en situation dégradée vis-à-vis de l’auditoire et pour
éliminer les erreurs les plus fréquentes au niveau de l’exposition de la pensée.
3.1. LES SUPPORTS DE L’EXPOSITION
3.1.1. Les notes individuelles
Il est indispensable de mener quelques expériences préalables afin d’apprendre à rédiger des
notes, qui constitueront le support de la parole en fournissant les idées essentielles, les données
statistiques et citations, les idées charnières et d’apprendre à exploiter ces notes en évitant de
les lire servilement.
3.1.2. Utilisations des supports annexes
L’emploi d’un outil permettant d’inscrire des informations visibles par l’ensemble du public,
fournit à l’auditeur un support sur lequel il se reporte et auquel l’orateur fait référence dans sa
progression. Ainsi, dans la plupart des cas, l’auteur de l’exposé doit avoir à sa disposition un
support de communication de type tableau noir, papier-board ou à la limite rétroprojecteur, à
condition d’en faire un emploi judicieux, c’est-à-dire éviter l’utilisation des outils comme des
gadgets et leurs manipulations maladroites.
3.2. L’EXPRESSION ORALE
Disposant d’un propos rendu cohérent par un plan logique, d’un certain nombre de notes
manuscrites, l’orateur entame la phase de communication. Il doit éviter les erreurs suivantes :
3.2.1. Le ton du propos
Certains orateurs cherchent à adopter le ton d’une tierce personne. Le ton à adopter, en effet,
ne s’apprend pas, il ne se copie pas, il est le reflet de la personnalité de chacun, mais qu’il
convient d’adapter aux circonstances. Il faut éviter le propos difficilement audible (voix mal
timbrée, mal placée, mauvaise articulation, intensité insuffisante qu’on peut combattre par des
exercices de lecture à haute voix et des fréquentes prises de parole publique) ; l’absence
d’intérêt manifestée pour le sujet et les excès oratoires néfastes (forcement du geste, excès de
préciosité, vocabulaire ésotérique) qui focalisent l’intérêt de l’auditoire en dehors du sujet.
3.2.2. Les rythmes de la parole
Chercher à varier les formes oratoires, évitant de parler sur un ton monocorde, de même
s’efforcer de rendre le propos vivant, évitant une attitude trop statique. Mieux vaut parler
moins longtemps que prévu et s’efforcer de faire des coupes que de moduler le rythme de
parole (c’est-à-dire, ralentir le débit et étirer le propos).
Quel que soit le ton adopté, il est impératif de regarder l’auditoire afin de matérialiser la
communication que l’on entend établir, d’enregistrer les réactions de désapprobation, de
fatigue ou d’ennui du public, d’adapter le rythme du propos au comportement de ce public,
autrement dit, de porter attention à ses interlocuteurs.
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3.2.3. Les réponses aux questions de l’auditoire
Le public intervient à l’issue de l’exposé afin d’obtenir des informations complémentaires. Il
convient d’éviter de commettre une bévue (bêtise, maladresse), de répondre à côté de la
question (H-S), en s’imposant une réflexion rapide sur la formulation de la question, en
demandant au besoin des précisions à son auteur. L’orateur peut déclarer son ignorance que
de tenter submerger le questionneur de propos dilatoires.
Il convient de donner une réponse claire, si possible structurée qui ne logera pas dans la
confusion. Enfin, il doit éviter de témoigner d’une agressivité exagérée, pourtant naturelle à
l’issue d’une période d’aussi forte tension, même s’il estime que la question posée est ridicule.
Il s’efforcera d’éviter un conflit ouvert avec le public, mais d’être précis et ferme.
Conclusion générale
Le succès d’un orateur ne réside pas dans la conformation à un modèle déterminé, mais dans
la mise en valeur de ses propres qualités et de sa propre culture. Aussi, tous les conseils de
formes qui précèdent ne valent que s’ils sont exploités dans quelques exposés expérimentaux.
N.B : il faut, si possible, préciser la source des informations recueillies dans une bibliographie
QUESTIONS DE COURS
1. Quels sont les différents éléments que convoquent l’introduction, le développement et
la conclusion de l’exposé oral?
2. Quelles sont les caractéristiques de l’exposé oral ? expliquez-les.
3. Peut-on fusionner des schémas généraux pour le plan d’un exposé ? pourquoi ?
4. En quoi le plan d’un exposé est-il important ?
5. Qu’appelle-t-on logique centripète et logique centrifuge ?
6. À quel moment parle-t-on de mauvais exposé ?
7. Pourquoi faut-il la méthodologie de l’exposé oral ?
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MOTS ET EXPRESSIONS
Le « mot » est un élément sémantiquement codé d'une langue ; son ou groupe de sons articulés,
ou figurés graphiquement (par idéogrammes ou par lettres), qui conserve une certaine unité
formelle dans des emplois grammaticaux déterminés et auquel est liée soit une fonction stable,
soit la représentation d'une chose, d'une idée ou d'un être.
Il peut être saisi comme la plus petite unité de sens à partir de laquelle se manifeste
l’expression. Il a donc un rôle central dans l’extériorisation de la pensée. Du fait de ses divers
rôles, le mot est impliqué dans différentes procédures de compréhension et d’analyse, qui sont
autant de moyens pour rendre compte de la densité et de la complexité d’un texte. Ces
procédures d’analyse sont en rapport avec les différents types de relation qu’un mot entretient
avec d’autres mots, dans un texte. Ces relations peuvent être d’identité, d’association,
d’opposition etc.
Le mot peut également entrer en relation avec d’autres mots sous forme d’un ensemble
(expressions), tout comme il peut s’échanger avec d’autres mots, en termes de valeur. Toutes
ces procédures, que nous venons d’évoquer, peuvent être objectivement saisies, à travers des
concepts précis qui rendent l’analyse possible.
1. LE MOT
La méconnaissance du sens et de la signification, du genre et du nombre et du fonctionnement
du mot est à la base de nombreuses difficultés dans la langue écrite ou orale.
1.1. Dénotation ∕ Connotation
1.1.1. Dénotation
La dénotation est le sens premier du mot. Le sens dénoté est celui que donne le dictionnaire.
C’est le sens objectif du mot. En effet, la dénotation définit la simple relation qui existe entre
le mot et la définition.
Ex : Le mot « rouge » dénote une couleur (l’une des couleurs primaires)
1.1.2. Connotation
En linguistique, la connotation est le sens second du mot. Elle s’ajoute au sens premier du mot
et dépend du contexte, du niveau de langage, de l’éducation, des différentes cultures, des
situations de l’émetteur et du récepteur. En somme, la connotation correspond au sens
implicite qu’un mot reçoit.
Ex : « Rouge » connote selon les situations et les associations mentales mises en jeu
l'interdiction, la colère, la révolution, le sang, la passion ; mais en Chine, c’est une couleur de
bonheur. Ainsi la couleur blanche connote la pureté et le mariage pour un européen, le deuil
pour un Extrême Orient.
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Ex : Les mots paie ou paye, appointement, traitement, solde, prêt, gages, cachet, honoraires,
vacations entrent, dans un texte, dans le réseau lexical de « salaire ».
« Océan, vague, bateau, plage, eau salée, navire » font partie du champ lexical de "Mer"
1.2.2. Champ sémantique
Le champ ou réseau sémantique est l’ensemble des différentes significations d’un même mot
dans les différents contextes où il se trouve.
Ex : le verbe « gagner » : gagner de l’argent par son travail (avoir de l’argent) ; gagner à être
connu (être réputé) ; gagner une course (remporter) ; gagner du terrain (répandre) ; gagner le
rivage (atteindre le rivage).
NB : Aux noms de gauche ci-dessous, s’appliquent ceux de droite pour désigner le salaire :
1. Ouvriers = Paie ou paye. 2. Employés payés au mois = Appointement. 3. Fonctionnaires =
Traitement. 4. Soldats = Solde. 5. Soldats = Prêt. 6. Domestiques = Gages. 7. Artistes =
Cachet. 8. Médecins = Honoraires. 9. Gens de loi = Vacations qui sont aussi les honoraires,
émoluments (des officiers ministériels, des experts).
1.3. Synonymie / Antonymie
1.3.1. Synonymie
Des mots sont dits synonymes lorsqu'ils peuvent être remplacés l’un par l’autre dans un
contexte donné sans modification majeure de sens.
Ex : Envoyer/ lancer : il envoie (lance) le ballon à Tokpa. On a envoyé (lancé) une fusée sur
la lune.
C’est le cas des vocables : automobile, camion, chignole, tacot, coucou, bagnole, guimbarde,
qui renvoient globalement au même sens de véhicule ou de voiture.
1.3.2. Antonymie
Les antonymes sont des mots de sens contraires.
En effet, la langue dispose de plusieurs moyens pour exprimer l’idée de contraire :
Par dérivation à l’aide de préfixes et des suffixes
Ex : Préfixe : normal ≠ anormal ; légal ≠ illégal ; terme propre ≠ terme impropre ;
Pro-républicain ≠ antirépublicain ; responsable ≠ irresponsable ; noble ≠ ignoble…
Suffixe : iconoclaste ≠ iconolâtre ; xénophilie ≠ xénophobie, …
Par des couples complémentaires Ex : Succès ≠ échec ; chance ≠ risque ; pessimisme ≠
optimisme ; odoriférant ≠ pestilentiel ; non/oui ; vie ≠ mort ; sale ≠ propre ; va/vient, libre ≠
prisonnier ; prêter ≠ emprunter ; beau ≠ laid ; acheter ≠ vendre ; donner ≠ recevoir.
1.4. Homonymie/Paronymie
1.4.1. Homonymie
L’homonymie est une relation qui existe entre deux ou plusieurs termes qui ont soit :
-Une identité sonore ; on parle, dans ce cas, d’homonymes homophones (vert = couleur,
verre = matière transparente, ver (de terre) = animal mou, vers = préposition et vers = ligne
de poème) ;
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La difficulté homonymique peut se rencontrer également au niveau de certains participes
présents (PP) et des adjectifs verbaux (AV) au masculin singulier.
Ex : Communiquant PP /communicant AV
Vaquant PP / vacant AV
Détergeant PP / détergent AV
Différant PP / différent AV
Zigzaguant PP / zigzagant AV
Convergeant PP / convergent AV
Présidant PP / président AV
-Une identité sonore et graphique en même temps, il s’agit, là, d’homonymes à la fois
homophones et homographes (or = conjonction de coordination et or = métal ; la politique
= pratique, art ou activité et le politique = l’acteur, l’artisan ou la personne exerçant la
politique).
1.4.2. Paronymie
La paronymie est une relation lexicale qui porte sur deux termes dont les sens sont différents,
mais l’écriture et/ou la prononciation sont très proches. En somme, il s’agit d’une homonymie
approximative.
Les paronymes sont des faux amis qu’il faut éviter :
Ex : conjecture/conjoncture ; imminent/éminent, accident/incident ; exprès/express ;
officiel/officieux ; acception /acceptation ; signaler/signaliser, ombrageux (ce qui s’alarme
s’effraie vite) /ombreux (ce qui donne de l’ombre) ; climatérique/climatique ; collusion
∕collision ; flagrance/fragrance ; apurer/épurer.
1.5. Monosémie/Polysémie
1.5.1. Monosémie
Du grec mono « unique » et semi « qui a un rapport au sens, à la signification », la monosémie
est le phénomène linguistique par lequel est associée au signifiant une seule définition.
Ex : Une abajoue : poche entre la joue et la mâchoire chez certains animaux.
Abêtir : rendre bête, stupide ; la comestibilité : caractère de ce qui est comestible.
Impersonnellement : d'une manière impersonnelle.
1.5.2. Polysémie
Du grec poly « plusieurs », la polysémie est la qualité d’un mot ou d’une expression à avoir
deux voire plusieurs sens. En effet, elle répond au besoin d’économie et d’efficacité et analyse
les différents sens d’un même mot.
Ex : Le mot « hôte » désigne selon le contexte celui qui reçoit ou celui qui est reçu. « Louer »
est polysémique et désigne selon le contexte donner en location ou vanter les mérites de
quelqu’un. « Corriger » est polysémique et veut dire soit redresser, amender soit supprimer
les fautes, rendre meilleur soit rendre exact, rectifier soit punir, réprimander
1.6. Mots de même famille
Des mots de la même famille sont des mots qui sont construits à partir du même radical (du
même mot de base) ou qui ont les mêmes racines. En général, tous les mots d'une même famille
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sont liés par un sens commun. On dit que les mots de la même famille sont des mots dérivés
du radical.
✓ Jules, Julien, Juliana, Julie, Julienne.
✓ Laver -› délaver -› relaver -› laverie -› lavage -› délavage
1.7. Intrus
C’est un élément d’un ensemble défini en extension qui n’a pas la même compréhension que
les autres et que l’on doit retrouver. C’est un élément dissemblable.
✓ chasse - chasser - chasselas - chasseur - chassé. -> L'intrus est chasselas
✓ face - facial - facile - faciès - facette. -> L'intrus est facile
1.8. Hyperonymie
Caractère d'un hyperonyme, d'un mot dont le sens inclut celui d'autres mots plus spécifiques.
Il s’agit d’un mot que l’on peut considérer comme une catégorie ou “mot-étiquette” qui
regroupe d’autres mots et d’autres catégories pour former un ensemble.
1.9. Hyponymie
Les hyponymes, au contraire, sont les mots qui sont subordonnés aux hyperonymes Ex ;
animal (hyperonyme) mammifères (hyponyme d’animal et hyperonyme de carnivore)
carnivore (hyponyme de mammifère et hyperonyme de canidé) canidé (hyponyme de
carnivore et hyperonyme de chien) chien (hyponyme)
1.10. Les cohyponymes
Deux hyponymes ayant le même hyperonyme sont des cohyponymes l’un de l’autre. Une
“tasse” et un “bol” ont pour même hyperonyme “récipient”. “Tasse” et “bol” sont donc
cohyponymes.
1.11. L’analogie
C’est un rapport de ressemblance, d'identité partielle entre des réalités différentes
préalablement soumises à comparaison ; trait(s) commun(s) aux réalités ainsi comparées,
ressemblance bien établie, correspondance. C’est une similitude, affinité, correspondance,
parenté.
Ex : Le train est aux rails ce que la voiture est à la route
2.1. Le genre
Le genre est chacune des catégories grammaticales, opposées les unes aux autres par un
ensemble de traits morphologiques, syntaxiques et sémantiques (en proportions variables)
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dans lesquelles de nombreuses langues répartissent les noms, généralement sur le modèle
d'oppositions naturelles (sexe) ou culturelles, et corrélativement d'autres parties du discours
(ex. : articles, formes pronominales, adjectivales, verbales). Ainsi, le nom père est du genre
masculin alors que mère est du genre féminin. Attention, tous les genres ne fonctionnent
forcément pas selon ce modèle.
Voici quelques noms masculins sur le genre desquels on peut se tromper : abaque, alvéole,
amalgame, amiante, antidote, apanage, augure, ovule, armistice, emblème, exode, globule,
automne, apogée, intervalle, hémisphère, hémistiche, tubercule, astérisque, obélisque, …
Voici quelques noms féminins sur le genre desquels on peut se tromper : algèbre, amnistie,
antichambre, armoire, atmosphère, écritoire, équivoque, icône, idole, optique, scolopendre,
paroi, moustiquaire, …
Aujourd’hui, dans certains ouvrages, on pourra retrouver : une auteure, une professeure…
On dira aussi : la femme médecin, la femme chef, ou la chef ou le chef ; mais en Suisse la
cheffe est courant.
Par ailleurs, le nom cheftaine s’emploie pour une jeune fille ou jeune femme responsable d’un
groupe de jeunes scouts, ou d’éclaireuses.
Certains noms n’ont pas encore d’équivalents féminins : assassin, imposteur, ange, apôtre,
témoin, voyou, bourreau, charlatan, oppresseur, tyran, bandit, brigand…
Certains noms ont une formation irrégulière pour désigner l’homme ou la femme, le
mâle ou la femelle : lièvre/hase ; gendre/bru ; jars/oie ; roi/reine ; parrain/marraine ;
diacre/diaconesse ; empereur/impératrice ; verrat/truie ; canard/cane ; cerf/biche ;
veau/génisse ; sanglier/laie ; singe/guenon ; étalon/jument ; daim/daine…
Voici quelques noms à double genre au même sens : après-midi, après-guerre, avant-guerre,
palabre, entre-deux-guerres, vainqueur, interview, successeur, pamplemousse … mais merci,
hymne, œuvre, délice, chose, amour, foudre, aigle, aide, page, poste, critique, … ont deux
emplois différents.
2.2. Le nombre
Le nombre est une catégorie grammaticale fondée sur la considération du compte, suivant que
le mot est employé pour désigner un objet ou concept unique…, ou une pluralité.
Nous mettons en relief dans la suite ce travail seulement les noms ayant des particularités du
nombre.
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entrailles, épousailles, fiançailles, mœurs, funérailles, obsèques, représailles, ténèbres,
intempéries, …
Quelques mots ont les deux formes possibles au pluriel, als et aux : austral, banal, boréal,
causal, étal, final, glacial, idéal, jovial, pascal et val (qui n’admet la forme vaux que dans «
par monts et par vaux »), mais bancal a pour pluriel bancals.
Certains mots présentent deux pluriels, leur pluriel étranger et le pluriel français :
Lady / ladies ou ladys ; gentleman / gentlemen ou gentlemans
Soprano / soprani ou sopranos ; whisky / whiskies ou whiskys
Leitmotiv / leitmotive ou leitmotivs ; tory/tories ou torys
Lazzi / lazzi ou lazzis ; lobby / lobbies ou lobbys
Match / matches ou matchs ; maximum / maxima ou maximums
Certains noms restent invariables quels qu’ils soient : un/des intérim, un/des extra, un/des
forum, un/des credo
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2.3. Le pluriel des noms et adjectifs composés
Les noms composés écrits en un seul mot forment leur pluriel comme des noms simples : un
entresol des entresols ; un gendarme des gendarmes.
Toutefois, il faut dire (écrire) : gentilshommes, bonshommes, messieurs, mesdames,
mesdemoiselles, messeigneurs.
Pour les noms composés sans trait d’union, seul le premier nom se met au pluriel :
Ex : une pomme de terre/ des pommes de terre.
Les noms composés avec trait d’union répondent à différentes règles, en fonction des mots
qui ont été utilisés pour les construire. Les verbes, les pronoms et les mots invariables ne
s’accordent jamais.
Règle : seuls les noms et les adjectifs peuvent prendre la marque du pluriel.
Nom+ nom : les deux varient en général (attention : si le second nom fonctionne comme un
complément du nom, il reste invariable) : un chou-fleur/ des choux-fleurs, un timbre-poste/
des timbres-poste, des wagons-citernes.
Adj+ adj : les deux éléments varient en général : un sourd-muet/ des sourds-muets.
Adj + nom ou nom + adj : les deux éléments varient en général : une belle-sœur/ des belles-
sœurs, un coffre-fort / des coffres-forts
Dans les noms composés avec l’adjectif grand, celui-ci est resté longtemps invariable s’il
accompagnait un nom féminin. Une grand-mère/ des grands-mères (selon l’Académie), un
grand-père/des grands-pères. Excepté : une grande-duchesse/ des grandes-duchesses
Quelquefois le nom composé est formé d’un verbe et d’un complément. Ce complément peut
être toujours au pluriel : un/des compte-gouttes, un/des porte-allumettes, un/des chasse-
mouches, un/des presse-papiers, un/des vide-ordures
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Les noms employés comme qualificatifs pour désigner la couleur restent invariables. Ce sont
en particulier les noms de fruits, de fleurs, etc. : amarante, bistre, cerise, crème, fraise,
framboise, grenat, groseille, kaki, marron, noisette, orange, paille, pêche, prune.
Ex : Des rubans orange (signifie des rubans de la couleur orange).
Les noms exprimant par image la couleur restent invariables, mais mauve, écarlate, fauve,
rose, pourpre qui sont assimilés à de véritables adjectifs s’accordent.
Ces collectifs (précédés d’un article indéfini) sont par exemple : une armée de, une centaine
de, une dizaine de, une douzaine de, une foule de, une masse de, une nuée de, une poignée
de, une rangée de, une troupe de, un régiment de, un petit nombre de, un paquet de, un
grand nombre de.
3. EXPRESSIONS ET SENS
L’on peut appeler expression, ici, un ensemble des signes (mots) apparents par lesquels se
manifeste un état affectif ou un caractère. Les divers emplois, en particulier dans les pays
francophones au regard des langues vernaculaires, sont en général à la base des difficultés
linguistiques.
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3.1. Les Néologismes
Le néologisme est l’emploi d’un mot nouveau ou d’une expression nouvelle (soit créé, soit
obtenu par dérivation, composition, troncation, siglaison, emprunt). Nous avons ainsi le
néologisme de forme.
Ex : les verbes « vertiger », « désciencer », « guicher (dans guicher un mouvement) ».
On a aussi « travaillement », « enjaillement », « boucantier », « affairage » à la place de
« affairement »
Nous avons également l’emploi d’un mot ou d’une expression préexistants dans un sens
nouveau ; il faut entendre aussi bien un sens nouveau donné à un mot ancien qu'un vocable
introduit de toutes pièces, c’est la ré-sémantisation, ou néologisme de sens.
Nous voyons apparaitre ainsi le terme paumer (qui signifie perdre, oublier, déposséder) à la
place de prendre dans la paume.
Ex : cette voiture me fatigue franchement.
Il faut être prudent et vérifier son existence dans le dictionnaire avant de l’employer.
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3.4. Les Pléonasmes
C’est la répétition inutile, oiseuse, fastidieuse de mots ayant le même sens dans une même
proposition en parlant ou en écrivant, qu’on retrouve également dans la battologie,
périssologie, redondance, répétition (de mots) et la tautologie.
Ex : Il n’y a seulement que →il n`y a que ou il y a seulement ;
Collaborer ensemble →collaborer ou travailler ensemble ;
En une heure de temps → en une heure ; Ainsi par exemple → ainsi ou par exemple.
« Je l'ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu, Ce qu'on appelle vu… » Molière, Tartuffe, v,
3.
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TECHNIQUES DE COMPOSITION
1. LE RESUME DE TEXTE
Introduction
Que l’on poursuive des études ou que l’on exerce une activité professionnelle, aujourd’hui les
documents écrits que l’on doit dépouiller sont si nombreux et parfois de si médiocre qualité
qu’il faut être bien entrainé à discerner l’essentiel.
C’est précisément l’aptitude que développe la pratique de la contraction de texte (résumé,
analyse et synthèse), de plus en plus pratiquée dans l’enseignement supérieur court et aux
concours. Nous viserons, dans ce chapitre, surtout le résumé d’un texte.
1.1. GENERALITES
1.1.1. De la nécessité de l’épreuve de résumé
Au-delà des concours, ce qui est testé au travers de cette épreuve est votre capacité
professionnelle à donner, de façon synthétique, l’essentiel d’un document de référence : par
exemple à faire le point rapide d’un dossier.
Épreuve facile, le résumé exige cependant de nombreuses aptitudes dont la lecture rapide, la
compréhension, la hiérarchisation des idées, le choix des idées essentielles, l’esprit de
synthèse, l’aptitude à la traduction et une rédaction tout à la fois explicite et concise.
En effet, on résume pour soi, pour constituer une documentation personnelle qui sera filtrée
en fonction de ses connaissances et ses intérêts, mais surtout pour les autres : qui leur fait
gagner du temps en leur dégageant ce qui importe, leur frayant un passage rapide vers
l’essentiel.
1.1.2. Ce qu’est un résumé
Un résumé est un compte-rendu dans un style personnel et de façon objective, du contenu et
de la structure d’un texte, en vue de son utilisation au moment opportun. Par conséquent, il
doit être fidèle et respecter l’ordre dans lequel les idées sont présentées dans le texte. C’est
une contraction en ce qu’il consiste à dire en plus court ce que l’auteur a dit en plus long. Le
résumé est la version condensée d’un texte initial, en un nombre de mots précis, qui traite d’un
thème d’ordre général : culture, société, politique, sciences, économie, guerre, famine,
religion, etc. Il est, en un mot, l’art de la valeur approchée d’un texte en phrases claires et
complètes. Le résumé est donc un exercice de réflexion qui consiste à réduire le volume d’un
texte. Il s’agit d’une réduction quantitative et ou qualitative. C’est-à-dire, débarrasser un texte
de toutes les idées secondaires : explication, citation, exemple, énumération, anecdote,
commentaire…Finalement, le résumé est un texte constitué exclusivement d’idées
essentielles.
1.1.3. Ce que n’est pas un résumé
Il n’est ni une analyse, ni un récit, ni un commentaire, ni un assemblage de phrases essentielles
du texte encore moins une reprise paresseuse des lambeaux (fragments) du texte de l’auteur.
Ce n’est pas non plus le non-respect du nombre de mots imparti.
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1.1.4. Les normes du résumé
Un texte d’une certaine longueur est à résumer avec une marge de tolérance de plus ou moins
10% en trois ou quatre heures selon les concours ou examens.
La note est déterminée par la prise en compte globale des éléments suivants :
-Le respect de la marge imposée ;
-La présentation globale (lisibilité de la copie, orthographe, syntaxe) ;
-La forme (qualité de la reformulation, organisation des paragraphes) ;
-Le fond (la compréhension, la restitution des idées avec fidélité et ordre, cohérence et
articulations logiques).
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Ex. : des remarques ont été faites par la direction : la direction a fait des remarques. Il
n’a pas accepté de le voir : il a refusé de le voir.
2. QUESTIONS DE VOCABULAIRE
Il s’agit d’expliquer parfois des mots, plus fréquemment des expressions ou même des
propositions qui soulèvent, dans le texte, un problème de compréhension.
La méthode s’applique en deux temps : Explication générale et référence au contexte.
On écrira par exemple : Dans ce contexte, cette expression veut dire que les Ivoiriens ont au
contraire de la sympathie pour les étrangers.
1. DISCUSSION
Objectif : À la fin de l’apprentissage, l’apprenant doit être capable de produire dans une langue correcte un texte
argumentatif à partir d’un sujet portant sur un problème abordé dans le texte.
C’est la dernière partie de l’épreuve de RESUME-DISCUSSION. La discussion se fait sur un
point de vue de l’auteur du texte à résumer. Même si ce texte offre quelques éléments de
réponse ou des pistes de réflexion au candidat, il ne faut pas se contenter d’en faire une simple
copie.
On y demande au candidat de mener des réflexions personnelles, des analyses précises d’un
problème posé par le texte, dans une argumentation organisée. Elle est composée de trois
parties :
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1.1. L’introduction
Elle s’élabore en trois étapes : amener le sujet, poser le problème et annoncer le plan :
-Amener ou présenter le sujet
Cette phase consiste à situer l’environnement du sujet en tenant compte du thème et du
domaine dans lequel il s’inscrit (social, politique, scientifique, idéologique, culturel,
économique, écologique…)
Pour y parvenir, le candidat peut partir : d’une généralité (constat) ; d’une définition du mot
clé ; d’un rappel du contexte du sujet ; d’une citation.
-Poser le problème
A ce niveau, le candidat insère d’abord et de façon harmonieuse l’assertion de l’auteur dans
son propre discours. Il a la possibilité de la citer intégralement, entre guillemets, si cette
affirmation est brève ou concise. Il peut aussi reformuler cette information en peu de mots, si
elle est longue ou complexe afin la rendre claire et compréhensible. Ensuite, il identifie
clairement le problème que pose le sujet avant d’énoncer la position (ou thèse) que défend
l’auteur relativement au problème. Après quoi, il énonce la problématique.
-L’annonce du plan
Elle se fait sous forme interrogative ou énumérative. Il s’agit d’exposer les grandes
articulations du développement qui feront l’objet de discussion.
1.2. Le Développement
C’est le véritable lieu de démonstration qui exige de la cohérence des idées, de la clarté dans
l’expression et l’exactitude dans les preuves. Le développement comprend des parties et des
sous parties organisées en arguments. Un argument comprend une idée, si possible une
explication ou un commentaire quand l’idée est nébuleuse et un exemple ou une illustration.
Le plan du développement se présente comme le schéma suivant :
Préambule : c’est l’introduction partielle et sert à donner la position (thèse) à défendre ou à
rejeter.
--- idée
Argument 1 ---- explication /commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
--- idée
Argument 2 ---- explication/commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
--- idée
Argument 3 ---- explication/ commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
Conclusion partielle : c’est la synthèse des idées avancées dans cette partie
Transition (si le sujet comporte une seconde partie, c’est-à-dire l’antithèse). C’est une
expression charnière qui permet de passer de la thèse à l’antithèse sans cassure, donc avec
harmonie. C’est le lieu de concession.
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Préambule : c’est l’introduction partielle et sert à donner la position (antithèse) à défendre.
---idée
Argument 1 - -- explication /commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
--- idée
Argument 2 - -- explication/commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
--- idée
Argument 3 - -- explication/ commentaire de l’idée si possible
--- exemple(s)
Conclusion partielle : c’est la synthèse ou le récapitulatif des idées avancées dans
cette dernière partie.
La synthèse (toujours avec le même plan que ceux de la thèse et de l’antithèse)
« En réalité, on n’apprend que de celui qu’on aime ». Partagez-vous ce point de vue de
Goethe ?
La thèse et l’antithèse se sont affrontées dans une sorte de dialectique. La synthèse apparaît
alors comme la solution dialectique. Elle ne saurait être un simple bilan encore moins un
résumé. Ce que l’on appelle synthèse est une nouvelle thèse qui naît de la confrontation de la
thèse et de l’antithèse. Elle est alors un dépassement. Pour connaître l’objet du dépassement,
il faut confronter la thèse et l’antithèse : Thèse : « En réalité, on n’apprend que de celui qu’on
aime ». Antithèse : « On peut apprendre de plusieurs sources ».
Ensuite, se demander, au regard de ces deux positions, sur quoi porte le débat : On peut dès
lors effectuer le dépassement en ayant à l’esprit de ne plus retrouver ni les arguments de la
thèse, ni ceux de l’antithèse.
Il existe au moins trois possibilités de dépassement :
- La recherche de solution : Elle a lieu quand la confrontation entre la thèse et
l’antithèse pose un problème à résoudre. Dans ce cas, il faut proposer des solutions.
- La recherche de complémentarité. Cas où les deux thèses précédentes peuvent être
conciliées.
- La recherche d’un troisième point de vue différent des deux premiers, mais qui se
rapporte au débat. Le sujet de GOETHE, se prête à une recherche de complémentarité.
Le débat tourne autour de la place de l’amour dans l’apprentissage.
On peut en effet apprendre de celui que nous aimons tout autant que de plusieurs sources, y
compris de celui que nous n’aimons pas. Le dépassement par la complémentarité consiste à
présenter toutes les sources qui contribuent à l’enrichissement du candidat
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-L’impression personnelle : c’est le jugement du rédacteur qui doit approuver ou désapprouver
la pensée de l’auteur en donnant clairement et distinctement sa position relativement au
problème. Elle se fait avec des expressions impersonnelles telles que : il est nécessaire, on
remarque que, il est important de dire que, à notre sens, à notre avis, pour notre part, en ce
qui nous concerne
-L’ouverture : c’est la partie qui ouvre un autre débat en rapport avec le sujet traité, qui peut
être une citation d’un auteur bien connu ou une phrase de portée culturelle, idéologique,
scientifique, politique, économique, sociale, environnementale…
N.B. : L’on emploiera des verbes et adverbes de certitude, le vocabulaire appréciatif ou des
verbes et adverbes de doute, le vocabulaire dépréciatif selon que l’on soutiendra ou réfutera
une thèse.
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Exemple : Qu’il suffise de rappeler qu’il a remporté plusieurs trophées ainsi que des diplômes
dans des grandes écoles de renom de la place.
Deuxième idée : Ensuite, il a un sens d’imagination et un esprit de créativité peu ordinaire.
Exemple : Ainsi, il est à l’origine des modes et modèles de la région depuis qu’il y est installé.
Troisième idée : Enfin, M. SEU est courtois et a le sens des relations humaines.
Explication : En termes différents, il est honnête, poli mais également accueillant.
Exemple : L’exemple le plus significatif est que ses rendez-vous sont de véritables moments
de détente car sa disponibilité manifeste met ses clients à l’aise.
Conclusion partielle : La réussite de M. SEU n’est donc pas le fait du hasard, il mérite
largement la considération, le prestige et l’estime que lui manifeste toute la cité, vu sa
compétence issue d’une solide formation, son esprit de créativité et sa courtoisie.
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METHODOLOGIE DU RAPPORT DE STAGE
Introduction
Après l’admissibilité, le candidat au B.T.S est appelé à élaborer un rapport de stage qu’il se
doit de soutenir devant un jury. Ce qui voudrait bien dire qu’il a effectué un stage dans une
entreprise. Cette étape consiste à mettre en pratique les connaissances théoriques, à se
familiariser avec le milieu de l’entreprise. De ce fait, il doit produire un rapport à partir d’un
thème donné, vécu dans ce milieu et étudié sous la supervision d’un maître de stage. Elle
prépare en outre une carrière, une vie professionnelle du candidat.
Mais régulièrement, le candidat se trouve en difficulté dans la recherche et dans la rédaction
du travail à réaliser. La réussite du stage et la qualité du rapport dépendent d’une bonne
adaptation dans l’entreprise et d’une bonne compréhension de la mission confiée, soutenues
par une approche méthodique.
2.1.1. La couverture.
Les éléments figurant sur la couverture constituent la carte d’identité du document. Cette page
doit donc être soignée. Elle contient les indications suivantes :
- le nom du ministère de tutelle, en charge de l’organisation et de la coordination de la
formation (en haut et à gauche) ;
- le nom du pays, suivi des éléments de son armoirie et sa devise (en haut, à droite) ;
- le nom, les initiales et si possible le logo de l’établissement d’origine du candidat (à gauche,
juste en dessous du ministère de tutelle) ;
- l’année académique (à droite et juste en dessous du pays et sa devise) ;
- le nom, les initiales et si possible le logo de l’entreprise d’accueil (à droite, dessous de l’année
académique) ;
- le titre du rapport et le diplôme recherché (au milieu de la page et en caractère gras)
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- le thème ou le sujet traité (juste à la suite du titre, en caractère gras et centré avec une police
légèrement supérieure aux autres) ;
- le nom du candidat (en bas, entre les noms du maître de stage et du directeur de recherche
mais un peu en haut, précédé de la mention « présenté par ») ;
- les nom et prénoms du maître de stage (en bas, à gauche) ;
- les nom et prénoms du directeur de recherche (en bas à droite).
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concrètement (ou bien ont contribué effectivement à la réalisation du travail de recherche
jusqu’à sa soutenance). Contrairement à la dédicace, on peut y exprimer sa reconnaissance à
Dieu.
2.1.8. L’avant-propos.
L’avant-propos est (facultatif) un texte dans lequel le candidat explique le contexte du choix
de son domaine de spécialisation et peut également faire mention d’éventuelles difficultés
rencontrées pendant le processus de réalisation de son travail et les moyens mis en œuvre pour
les surmonter. C’est donc un avertissement ou une sorte de mise au point.
Certains outils et éléments d’information et de référence tels que les tables de sigles,
d’abréviations et d’acronymes, les tables des illustrations, des symboles et des unités peuvent
également être présentés.
2.2. LE CORPS DE L’ETUDE
Le corps de l’étude est le texte principal du rapport. C’est le grand ensemble structuré
présentant les informations, les données, les analyses, les démonstrations faites, les
commentaires et les arguments développés, les réponses apportées aux questions posées ainsi
que les résultats obtenus. Il se compose de l’introduction, le développement ou l’ensemble des
parties développées et la conclusion.
Cette partie reflète la démarche intellectuelle adoptée par l’étudiant pour rendre compte le plus
efficacement possible des trois ou quatre mois passés en entreprise.
La longueur des différentes parties est très variable. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue
que le plus important et le plus intéressant est la mission réalisée à travers le thème. Il ne faut
pas consacrer plus de 4 ou 5 pages à la présentation de l’entreprise et de son environnement.
De plus, la partie « bilan et l’analyse personnelle » ne doit pas être bâclée. Au contraire, cette
partie est celle qui laissera la dernière impression au lecteur et elle constitue un exercice
fondamental puisque c’est le moment le plus personnel et également celui où on doit tout
particulièrement faire preuve de recul.
2.2.1. Méthode de rédaction de l’introduction.
L’introduction est la porte d’entrée de tout travail de réflexion et de production, donc de toute
recherche. Elle est incontournable. C’est pourquoi le candidat doit mettre un point d’honneur
à la réussir en suivant les recommandations d’usage.
Il y expose et explique le bien-fondé du travail à mener. L’introduction du rapport de stage
doit, en une page, présenter la société, son marché et la/les mission(s) du stage. Cette partie
est capitale et donne une impression générale sur la qualité du rapport, c’est-à-dire doit
annoncer son sujet en précisant son objectif et son intérêt.
Elle comprend les points suivants :
-la présentation du sujet : situation du contexte du sujet, son intérêt,
-la problématique : l’énoncé du sujet (dire comment il est formulé), les questionnements qui
permettent de mettre en lumière sa pertinence, les hypothèses qui le sous-tendent, … ;
-le plan du travail (énoncer les grands axes du rapport).
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2.2.2. Corps du travail ou développement.
La présentation du stage
La présentation du stage ne consiste pas simplement à restituer les missions réalisées. Il s’agit
pour l’étudiant de montrer qu’il a compris :
- le rôle de la fonction, à laquelle il était rattaché, et son mode de fonctionnement au sein de
l’entreprise,
- les enjeux et contraintes des missions qu’il a accomplies.
Il doit, pour cela, tenir compte des aspects qui suivent :
Présentation du poste au sein de l’entreprise
Il est important de prendre du recul par rapport au travail effectué pendant le stage et de le
resituer au sein d’une organisation plus vaste. Dans cette optique, l’étudiant peut présenter
notamment :
- la place/le rôle du service au sein de l’organisation. Cela implique souvent de présenter un
organigramme, mais aussi de se demander en quoi la fonction contribue à l’efficacité de
l’entreprise ;
- de manière plus spécifique, la position du poste tenu par le stagiaire au sein du service/ de
l'organisation ;
- les objectifs donnés à l’étudiant. Ces objectifs peuvent être resitués au regard des objectifs
du service dans lequel est effectué le stage ;
- les interlocuteurs clés avec lesquels l’étudiant a travaillé pour effectuer le travail demandé
etc.
Présentation des missions
L’étudiant doit restituer ses missions à nouveau avec la plus grande prise de recul possible.
Cela signifie que l’étudiant doit communiquer le travail accompli, mais aussi le contexte de
son stage. Il doit ainsi analyser les enjeux de ses missions (sa contribution au bon
fonctionnement / à la performance de l’entreprise), qu’il s’agisse de missions intégrées au
fonctionnement habituel de l’organisation ou de missions particulières pour lesquelles il a été
spécifiquement recruté.
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Il doit également rendre compte des contraintes inhérentes au fonctionnement de toute
organisation. Il ne doit pas faire part d’impressions personnelles, mais rester dans un cadre
professionnel. Il ne s’agit en aucun cas de dénigrer l’entreprise ou les personnes avec
lesquelles il a travaillé. Il s’agit pour lui de montrer qu’il a identifié les contraintes auxquelles
il a été confronté et qu’il les a analysées de façon objective.
Il doit enfin expliciter le travail qu’il a effectué personnellement.
Il ne doit pas tomber dans le travers consistant à décrire systématiquement et dans le détail
toutes les activités réalisées. Il doit restituer de façon claire et synthétique ce qu’il a fait. Il
peut cependant être intéressant d’analyser de façon plus approfondie une mission
particulièrement intéressante.
Il est important par ailleurs qu’il analyse les résultats de ses missions (en fonction de la nature
de son stage). Il doit mettre en évidence qu’il a mesuré les résultats de son travail, de l’étude
qu’il a menée …
S’il y a lieu d’en faire, des recommandations constructives peuvent être énoncées (mode de
gestion ; processus organisationnels …) ; elles doivent l'être avec précision et être justifiées.
Il faut souligner leurs apports, mais également leurs éventuelles limites ou difficultés
d’application par rapport à la réalité de l’entreprise. L’étudiant doit faire preuve de lucidité et
se demander pourquoi l'entreprise ne les a pas mises en place auparavant.
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Il peut aussi faire des recommandations ou propositions concrètes lorsque la troisième partie
de son travail n’est pas critiques et suggestions.
La conclusion est aussi essentiellement axée sur les intérêts du stage. Dans cette partie, plus
personnelle, l’étudiant peut évoquer l'intérêt humain (par ex. : fréquentation de milieux
socioculturels nouveaux), l'intérêt professionnel (par ex. : découverte de nouveaux métiers),
l'intérêt personnel (par ex. : identification des forces et points d’amélioration). Cette
conclusion doit être dense et soucieuse d’éviter des clichés. La mise en évidence des lacunes
et des erreurs n’est pas négative. Elle prouve au contraire des qualités d’analyse et de recul,
qui permettront à l’étudiant de progresser. L’étudiant pourra notamment se poser les questions
suivantes :
- Qu’ai-je appris (organisation, métiers, techniques .. ) ?
- Qu’ai-je aimé/pas aimé (en termes de secteur, type d’organisation, type de missions) ?
- Quelles sont mes forces et voies d'amélioration sur le plan personnel ou professionnel ?
2.3.2. Bibliographie.
Il est impératif de citer les sources utilisées pour la rédaction du rapport. Ces sources doivent
être récapitulées dans cette partie spécifique. La bibliographie est composée de toutes les
sources documentaires sur lesquelles le candidat s’est appuyé pour rédiger son travail. Ce sont
: des ouvrages ; des articles de périodiques ; des documents d’archives ; des enquêtes ou
entretiens ; des documents audio-visuels ou électroniques (internet), …
3. TECHNIQUES DE PRESENTATION.
La présentation est une étape très délicate qui conditionne la qualité formelle de votre travail.
La valeur scientifique d’un document dépend des critères académiques admis par chaque
école, institut, grande école ou université. Ainsi, le rapport doit :
-tenir entre 25 et 50 pages ;
-être rédigé uniquement en recto ;
-avoir une mise en page de (2.5 cm en haut, en bas et à droite ; 3 cm à gauche) ;
-être saisi avec (caractère : times new roman, police : 14, interligne : 1,5) ;
-avoir une numérotation normale (chiffres arabes) qui commence par l’introduction,
considérée comme la suite des pages précédentes ;
-avoir une numérotation des pages qui précèdent l’introduction en chiffres romains.
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NB : la page de titre est la première page mais elle n’est jamais paginée. La numérotation de
la page se fait au coin supérieur droit ou au coin inférieur droit.
Par ailleurs, l’auteur d’un travail scientifique doit faire preuve d’un raisonnement objectif et
cohérent. Il doit être concis et sobre en bannissant de son langage le ton émotif, le ton de
mépris et de haine. Le recours au « je » dans la rédaction peut paraitre prétentieux et
égocentrique mais peut assumer les propos tenus. En conséquence, il lui est traditionnellement
substitué par le « nous » de modestie dont le choix traduit une certaine prise de distance. Le «
on » étant impersonnel et vague, son utilisation est déconseillée car il donne dans
l’imprécision.
4. REMARQUES
Ci-dessous un récapitulatif de quelques questions pouvant guider la réflexion :
- Où ai-je réalisé mon stage ?
- Dans quel univers économique ?
- L’entreprise a-t-elle des spécificités ?
- Pourquoi ai-je choisi cette entreprise ?
Répondent au souci de présentation de l’entreprise et du secteur d’activité
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5.1. Conditions psychologiques.
A la soutenance, le candidat doit adopter certaines attitudes consistant à :
- combattre le trac : éviter la panique ; avoir une attitude sereine et rassurante ;
- garder en tête le fil conducteur ou la logique de son exposé ;
- ne jamais se précipiter à répondre aux questions posées par le jury ;
- chercher à dominer le jury par le regard, occuper l’espace et faire les gestes ;
- ne jamais se sous-estimer, ni se surestimer.
5.2. Questions d’ordre matériel.
Comme toute cérémonie importante de la vie, la cérémonie de soutenance d’un travail de
recherche se prépare minutieusement. Ainsi, le candidat doit prendre les précautions
nécessaires et les dispositions utiles en vue de la réussir. Il doit :
- déposer auprès du jury la feuille d’errata (s’il y en a) avant la soutenance ;
- résumer en 2, 3 ou 4 pages le contenu du rapport. Chaque partie doit être résumée de façon
succincte. Il faut surtout mettre l’accent sur le développement du thème ou du sujet;
- lire et relire à plusieurs reprises le résumé de façon à en retenir le contenu et connaitre la
signification exacte de tous les concepts utilisés dans le document ;
- faire une simulation de soutenance en présence de quelqu’un qui peut poser des questions
pertinentes, formuler des critiques et porter objectivement un jugement.
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Avant l’exposé
- lire et relire plusieurs fois l’exposé tout comme le rapport de façon à en maitriser le contenu
et connaitre la signification exacte de tous les termes utilisés dans le document ;
- faire une simulation de soutenance en présence de quelqu’un qui peut vous poser des
questions pertinentes, vous critiquer et vous juger objectivement ;
Après l’exposé
- Ecouter et prendre les notes quand un membre du jury intervient, pour mieux répondre.
- Ne jamais se précipiter à répondre aux questions. Il faut toujours observer un temps de
réflexion avant de donner votre réponse. Inutile de mentir ou de paniquer si l’on vraiment
incapable de répondre. Dites sincèrement : « je m’excuse ; je n’ai pas la réponse exacte à votre
question ».
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LA PRESENTATION D’UN C.V.
Exception faite de la fonction publique qui emploie généralement par voie de concours, le
mode de recrutement des travailleurs reste, pour l’essentiel, l’examen et la sélection de
dossiers de candidature. Ce dossier contient, entre autres documents, un curriculum vitae
(C.V.) et une lettre de motivation ; deux documents complémentaires qui, dans leur contenu,
doivent, dès leur consultation, attirer l’attention du recruteur et lui donner envie de rencontrer
le postulant.
1.1. La présentation
Le C.V. est impérativement saisi sur une feuille de papier non quadrillé, de format A4. Il doit
donner, de façon claire et concise, les informations qu’il renferme.
1.2. Le contenu
Les informations contenues dans un C.V. se rapportent toujours à une personne singulière en
ce sens que c’est un document individuel. Mais les rubriques qui composent ce contenu
peuvent être invariantes. En effet, la plupart des C.V. comportent les constituants que voici:
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Cette rubrique dresse le parcours d’apprentissage et/ou d’exercice de l’intéressé, elle doit
toujours commencer par le dernier diplôme obtenu (ou en cours de préparation) et évoluer vers
les formations et diplômes anciens. Il faut prendre soin d’indiquer, à chaque fois, l’école, la
spécialité et la mention obtenue.
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les rubriques suivantes : l’état civil, situation professionnelle, cursus, expériences
professionnelles, état des services militaires. Aujourd’hui, la particularité de chaque C.V.
réside dans les objectifs que veut atteindre le concepteur. Nous dénombrons dans l’ordre des
rubriques :
2.1. Le C.V. origine
Etat civil (sans noter ce titre), objectifs, cursus (diplômes - dates de fin), expériences
(fonction – date de début - date de fin, nom de la société, adresse de la société), compétences
(liste de compétences).
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3. LA PRESENTATION FORMELLE DU C.V. (à produire selon les filières, voir ci-
dessous)
DOMAINE DE COMPETENCES
✓ Stratégie marketing et plan d’action commerciale
✓ Gestion des stocks
✓ Management de la force de vente
✓ Techniques de commerce international
✓ Techniques de vente et de négociation
✓ Etude de marché
CURSUS SCOLAIRE
2018 – 2019 : ITES II PLATEAUX, BTS 2 Gestion Commerciale
2016 – 2017 : LYCEE MODERNE 1 ABOBO, BAC A2
ATOUTS
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PRÉSENTATION
D’UNE DEMANDE DE STAGE OU D’EMPLOI
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- un développement ou corps de la lettre, centré sur la valeur du postulant ou sur l’utilité dont
il serait pour l’entreprise, (7) ;
- un conclusion ou une formule de politesse, adaptée au statut du destinataire ; elle reprend,
en général, la formule d’appel, (8) ;
Recevez, Madame la Directrice, l’assurance de ma respectueuse considération ;
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’expression de ma gratitude.
- une signature : il faut toujours signer sa lettre, soit par les nom et prénoms du titulaire soit
par signature véritable, à droite, sous alignement de la date, (9) ;
- des pièces jointes (P.J.) : ce sont tous les documents (des photocopies par exemple) qui sont
rattachés à la lettre. La mention (P.J.) figure en bas, à gauche et en dessous de l’objet.
LA PRESENTATION FORMELLE D’UNE DEMANDE DE STAGE, D’EMPLOI
3 Fonction du destinataire
4 Objet
« PJ »
5 Formule d’appel
6 Introduction
7 Développement
8 Formule de politesse/courtoisie
9 Nom du signataire/postulant
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Références bibliographiques
- AUBREE C., Vos lettres au quotidien, Paris, Nathan, 2006
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Dr. Théodore GUEU, TEF / CEO