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Étude Ethnopharmacologique du Ricin

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE MOHAMED BOUDIAF - M’SILA

FACULTE DES SCIENCES DOMAINE : SCINCES DE LA NATURE ET DE LA VIE

DEPARTEMENT DE MICROBIOLOGIE & BIOCHIMIE FILIERE : SCIENCE BIOLOGIQUE

N°: OPTION : BIOCHIMIE APPLIQUEE

Mémoire présenté pour l’obtention

Du diplôme de Master Académique

Par : Baghdadi Nour


Benmesrouk Zakaria

Douadi Marwa

Hadji Radia

Intitulé

Etude ethnopharmacologique de
Ricinus communis L.

Soutenu devant le jury composé de :

Pr. Boudjelal A Université Mohamed Boudiaf M’sila Présidente

Dr. Benkhaled A Université Mohamed Boudiaf M’sila Rapporteur

Dr. Chabane S Université Mohamed Boudiaf M’sila Examinateur

Année universitaire : 2023 /2024


Dédicaces
Louange à Dieu seul,

Ce modeste travail est dédié spécialement :

A ma chère maman, ma raison de vivre, en témoignage de ma reconnaissance pour sa


patience,amour et ses sacrifices.

A mon cher papa pour son amour et son dévouement.

« A vous, mes parents, je dis merci d'avoir fait de moi celui que je suis aujourd hui.
Aucune dédicace ne pourra exprimer mes respects, mes considérations et ma grande
admiration pour vous. Puisse ce travail vous témoigne mon affection et mon profond amour

À mes chères sœurs Khadidja, Safia et Warda

A mon cher frère Ameur, à mon cousin Haouess et mes cousines Maroua et Hiba.

Je sais que ma réussite est très importante pour vous, Que Dieu vous garde pour moi.

« A vous, mes princesses et mes princes je souhaite une vie pleine de bonheur, de joie et de
réussite »

À celui qui m'a indiqué la bonne voie en me rappelant que les self-made-mans et les
déterminés finiront toujours par réussir leur vie, à moi-même.

Å mes amis, mes enseignants et pour ceux qui m'ont donné de l'aide un jour, Que Dieu
vous paye pour tous vos bienfaits.

Pour finir, à tous ceux que j'aime et qui m'aiment, je dédie ce mémoire.

Nour ….
Dédicaces

Je dédie ce mémoire à mes chers parents qui ont été toujours à mes côtés et m'ont
toujours soutenu tout au long de ces longues années d'études. En signe de
reconnaissance, qu'ils trouvent ici, l'expression de ma profonde gratitude pour
tout ce qu'ils ont consenti d'efforts et de moyens pour me voir réussir dans mes
études.

À mes chers frères et sœurs,

Merci pour votre soutien constant et vos encouragements inlassables. Vous avez
toujours été le pilier qui m'a aidé à accomplir cette réussite.

À toute ma famille et À tous mes amis, surtout B. Fares,B. oussama , D.


Mohamed, B. abdesamed et L. fateh pour leur aide, encouragement et soutien
moral.

"Que Dieu les bénisse et leur offre une longue vie pleine de prospérité et de
bonheur"

Zakaria alias Ayoub….


Dédicaces
Tout d’abord, je tiens à remercier DIEU de m’avoir donné la force et le courage de
mener à bien ce modeste travail.

Je tiens à dédier cet humble travail à :

À ma tendre mère souad

À mon cher père Abde Rahmane

Tu as toujours été pour moi un exemple de père respectueux, honnête et de personne


méticuleuse, je tiens à honorer l'homme que tu es.

Grâce à toi, mon père, j'ai appris le sens du travail et de la responsabilité. Je tiens à
vous remercier pour votre amour, votre générosité et votre compréhension. Votre soutien a été
une lumière tout au long de mon parcours. Aucune dédicace ne peut exprimer l’amour,
l’appréciation et le respect que j’ai toujours pour toi.

Cet humble travail est le résultat de tous les sacrifices que vous avez consentis pour mon
éducation et ma formation. Je vous aime, maman et papa, et je demande à Dieu Tout-
Puissant de vous accorder une bonne santé et une vie longue et heureuse.

À mes sœurs et À mes frères

À mon trinôme : Radia, Nour et Zakaria

À mes amis et ma famille

Et à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin pour que ce travail soit possible,

Je vous dis Merci.

Maroua….
Dédicaces

Louange à Dieu seul,

Je dédie ce travail

À ma famille, elle qui m’a doté d’une éducation digne, son amour a fait de moi

ce que je suis aujourd’hui.

Particulièrement à mon père, pour le grand effort qu’il a suscité en moi, de par
sa rigueur.

À toi ma mère, ceci est ma profonde gratitude pour ton éternel amour, que ce

travail soit le meilleur cadeau que je puisse t’offrir.

Chers parents, merci d’avoir fait de moi celui que je suis aujourd’hui, aucune
dédicace ne pourra exprimer mes respects, mes considérations et ma grande
admiration pour vous.

À vous mes sœurs Noura Imane Wissam et Rahil et mes amies Khadidja Hiba

et Leila et la petite Hadjer,a mes cousines Rihab et Leila qui m’avez toujours
soutenu et encouragé durant ces années d’études.

À toi mon fiancé Adel source de joie et de bonheur.

Radia ….
Remerciements

Nous souhaitons en premier lieu remercier les personnes qui nous ont aidé pour la
réalisation de ce modeste travail

Nous remercions M. le Docteur Benkhaled Abderrahim de nous avoir donné


l'opportunité de réaliser ce mémoire de Master ainsi que pour ses conseils
judicieux qui nous ont permis d'avancer dans notre travail.

Nous remercions Mme le Professeur Boudjelal Amel qui nous a fait l'honneur
de présider ce jury.

Nous remercions Mme le Docteur Chabane Sarra, qui nous a fait l'honneur
d'accepter de participer à ce jury.

Bien entendu, nous remercions nos parents et toute la famille pour le soutien
moral qu'ils nous ont apporté tout au long de ce travail.
Sommaire
Remerciements
Résumé
Abréviations
Listes des figures

Introduction 01

Partie Bibliographique
I. Généralités sur R. communis 02
I.1. Historique 02
I.2. Ethnobotanique 02
I.2.1. Nomenclature vernaculaire et taxonomie 02
I.2.2. Description Botanique 03
I.3. Phytochimie 04
I.4. Activités pharmacologiques 06
I.4.1. Activité antioxydante 06
I.4.2. Activité antinociceptive 06
I.4.3. Activité antiasthmatique 06
I.4.4. Activité immunomodulatrice in vitro 06
I.4.5. Activité anti-inflammatoire 07
I.4.6. Activité antimicrobienne 07
I.4.7. Activité antidiabétique et hépatoprotectrice 07
I.4.8. Activité cicatrisante 08
I.5. Extraction mécanique d’huile de ricin 09

Partie Pratique
II. Matériels et méthodes
II.1. Plante d’étude 10
II.2. Région d'étude 10
II.3. Durée de l'enquête 11
II.4. Objectifs de cette étude 11
II.5. Personnes enquêtées 11
II.5.1. Enquête auprès des herboristes 11
II.5.2. Enquête auprès des guérisseurs 11
II.5.3. Enquête auprès des connaisseurs 12

III. Résultats et discussion


III.1. Distribution des personnes enquêtées selon le profil d’enquêtes 14
III.1.1. Selon le sexe 14
III.1.2. Selon le critère d'âge 14
III.1.3. Selon le niveau d’étude 16
III.1.4. Selon l’origine des connaissances 16
III.1.5. Selon le type de traitement 16
III.1.6. Selon la partie utilisée de R. communis 16
III.1.7. Selon le type de récolte de R. communis 17
III.1.8. Selon la période de récolte de R. communis 17
III.1.9. Selon le mode d’utilisation de R. communis 17
III.1.10. Selon le mode médicinal de R. communis 17
III.1.11. Selon le type d’utilisation de R. communis 17
III.1.12. Selon les effets secondaires de l’utilisation de R. communis 18
Conclusion 19
Références bibliographiques
Résumé
L'étude ethnopharmacologique s'est déroulée dans la région du Hodna, connue par
l’utilisation des plantes en tradithérapie. On a spécifiquement examiné Ricinus communis,
communément appelé ricin, une plante largement utilisée en médecine traditionnelle locale. Sur
une période de trois mois, 280 participants, sélectionnés pour leur expertise en plantes médicinales,
ont été interrogés. L'objectif principal était de documenter et d'analyser les connaissances locales
sur le ricin, couvrant ses diverses utilisations, préparations et indications thérapeutiques. Cette
étude vise à valoriser les savoirs traditionnels en pharmacologie et à fournir une base solide pour
de futures recherches. Cependant il est important de noter que l’utilisation de R. comminus peut
entraîner des effets secondaires de gravité variable, comme l’intoxication, l’allergie et la diarrhée.

Mots clés : Ricinus communis, Étude ethnopharmacologique, Région du Hodna, Utilisations


thérapeutiques, Préparations et administrations, Effets secondaires.
Abstract
This ethnopharmacological study was conducted in the Hodna region, known for the use
of plants in traditional therapy. The focus of the investigation was Ricinus communis, commonly
known as the castor plant, which is extensively utilized in local traditional medicine. Over a three-
month period, 280 participants, chosen for their expertise in medicinal plants, were interviewed.
The primary objective was to document and analyze local knowledge concerning R. communis,
encompassing its various uses, preparations, and therapeutic indications. However, it is crucial to
note that the use of R. communis can cause side effects of varying severity, such as poisoning,
allergy and diarrhea.

Keywords: Ricinus communis (castor), Ethnopharmacological study, Hodna region, Therapeutic


uses, Preparations and administrations, Side effects.
‫ملخص‬

‫أُجريت الدراسة اإلثنوفارماكولوجية يف منطقة احلضنة‪ ،‬املعروفة باستخدام النباتات يف العالج التقليدي‪. .‬وقد فحصت‬
‫الدراسة حتديداً نبات‪ ، Ricinus communis‬املعروف باسم اخلروع‪ ،‬وهو نبات يستخدم على نطاق واسع يف‬
‫الطب التقليدي احمللي‪ .‬خالل فرتة ثالثة أشهر‪ ،‬مت استجواب ‪ 280‬مشاركاً‪ ،‬مت اختيارهم بناءً على خربهتم يف النباتات‬
‫الطبية‪ .‬كان اهلدف الرئيسي هو توثيق وحتليل املعرفة احمللية حول نبات اخلروع‪ ،‬مبا يف ذلك استخداماته املختلفة‪ ،‬وطرق‬
‫حتضريه‪ ،‬ودالالته العالجية‪ .‬هتدف هذه الدراسة إىل إبراز املعارف التقليدية يف الفارماكولوجيا وتوفري أساس قوي ألحباث‬
‫مستقبلية أظهرت النتائج أن نبات ‪ Ricinus communis‬يستخدم على نطاق واسع خلصائصه العالجية ومع‬
‫ذلك‪ ،‬من املهم مالحظة أن استخدام نبات اخلروع ميكن أن يؤدي إىل آثار جانبية تتفاوت يف خطورهتا‪ ،‬من بينها‬
‫الوفاة‪ ،‬التسمم‪ ،‬احلساسية‪ ،‬واإلسهال‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬نبات اخلروع (‪ ،)Ricinus communis‬الدراسة اإلثنوفارماكولوجية‪ ،‬منطقة احلضنة‪،‬‬


‫واإلعطاء‪ ،‬اآلثار اجلانبية‪.‬‬ ‫االستخدامات العالجية‪ ،‬طرق التحضري‬
Abréviations

AGF: Acides Gras Libres (Free Fatty Acids)

DPPH: 2,2-Diphényl-1-picrylhydrazyle

Fig : Figure

FSH: Hormone Folliculo-Stimulante

FSS : Fraction Stéroïdienne Saponiable

LH : Hormone Lutéinisante

R.communis : Ricinus communis

RCRE : L'extrait de racine de R. communis


Introduction
Introduction

INTRODUCTION

Les produits naturels suscitent un grand intérêt en tant que matières premières pour divers
secteurs d'activité tels que la cosmétique, la pharmacie, l'agroalimentaire, le phytosanitaire et
l'industrie (Selles, 2012).

Ainsi, l'utilisation de remèdes à base de plantes connaît récemment un engouement sans


précédent. De plus en plus de personnes recherchent des médicaments "naturels", et il semble que
les cosmétiques et les produits d'entretien à base de plantes soient aujourd'hui de plus en plus
populaires (Adossides, 2003).

Cette tendance est marquée en Algérie et plus particulièrement dans la région du Hodna où
la diversité des plantes médicinales aux grands pouvoirs thérapeutiques encourage la population à
adopter la médication par les plantes pour diverses pathologies (Svetaz,2010).

Parmi les disciplines scientifiques intéressées par la phytothérapie traditionnelle,


l'ethnobotanique se distingue comme une science capable de traduire le savoir-faire populaire en
connaissances scientifiques

La grande famille des Euphorbiaceae contient près de 300 genres et 7 500 espèces. Il s'agit
généralement de plantes à fleurs (Jitendra et Ashish, 2012).

Dans ce but, nous avons mené une étude ethnobotanique sur R. communis dans la région
de l'Hodna, caractérisée par une diversité lithologique, structurale et floristique significative. Cette
étude comprend l'élaboration et l'analyse d'une série d'enquêtes ethnobotaniques visant à recueillir
le maximum d'informations concernant les usages thérapeutiques pratiqués de R. communis dans
cette région.

1
Partie Bibliographique
Chapitre I : Généralités sur
R. communis
Généralités sur R. communis

Chapitre I. Généralités sur R. communis

I.1. Historique

L'utilisation du ricin est attestée en Égypte à partir de 4 000 ans avant JC. À cette époque,
l'huile était essentiellement destinée à l'alimentation de lampes. On rapporte également que
Cléopâtre utilisait une goutte de ricin pour faire briller le blanc de ses yeux et s'en servait également
comme démaquillant. On connaissait déjà ses vertus laxatives dans l'Égypte ancienne, car elles
sont également décrites dans l'Ebers Papyrus, l'un des plus anciens traités médicaux jamais
enregistrés, daté d'environ 1550 avant JC. Il existe également des traces d'utilisations similaires de
l'huile de de ricin en Inde, à partir de 2 000 ans avant JC, comme combustible dans les lampes à
huile, en médecine comme analgésique, ainsi que comme composé de choix pour la guérison des
arthroses selon la médecine ayurvédique. La Chine s'intéresse également, semble-t-il un peu plus
tard, au ricin dont elle a apporté la culture depuis l'Inde il y a environ 1400 ans. À l'époque, il était
utilisé pour des raisons médicales et culinaires (Franck,2012).

I.2. Ethnobotanique

I.2.1. Nomenclature vernaculaire et taxonomie :


Le ricin (Ricinus communis), également connu sous le nom de "castor oil plant" en anglais
et ‫ خروع‬en arabe, est une plante appartenant à la famille des Euphorbiacées. Cette grande famille
contient près de 300 genres et 7 500 espèces. Il s'agit généralement de plantes à fleurs. La
taxonomie de R. communis est décrite en ci-dessous.

Règne : Plantae

Ordre : Malpighiales

Famille : Euphorbiaceae

Sous-famille : Acalyphoideae

Tribu : Acalypheae

Sous-tribu : Ricininae

Genre : Ricinus

Espèce : R. Communis (Jena et Gupta.,2012).

2
Généralités sur R. communis

I.2.2. Description Botanique

Le ricin commun est répandu dans le monde entier, il se trouve fréquemment en tant que
plante de remblai près des villages en zone urbaine et au bord des rivières temporaires. Au nord-
est de la région africaine (Maroyi, 2007)

La taille, la longévité, la forme et la taille du fruit et de la graine, ainsi que les motifs et la
couleur du tégument sont des caractéristiques importantes (Maroyi, 2007). Selon les conditions
climatiques de la région, cette plante peut adopter la forme d'un arbre ou d'un arbrisseau (Fig. 1
A). Elle peut atteindre une hauteur de 10 à 13 mètres sous les tropiques, avec une tige de 7 à 15
cm de diamètre, mais adopte souvent une morphologie annuelle dans les régions tempérées avec
une hauteur de 1 à 3 mètres (Reed,1976). Feuilles alternes, oblongues, glabres, palmées, larges de
1 à 6 dm et avec 6 à 11 lobes dentés (Fig. 1 B).

Cette plante a une multitude de fleurs. Elles sont regroupées en inflorescences racémeuses,
à base mâle (Fig. 1 D) et à extrémité femelle (Fig. 1 C). Chez les deux sexes, elles sont apétales,
avec trois à cinq sépales verdâtres. Les fleurs mâles ont cinq à dix étamines, tandis que les fleurs
femelles ont un ovaire supère, tricarpellaire à style court et trois stigmates.

Le fruit se présente sous la forme d'une capsule sphérique de 2,5 cm de diamètre,


fréquemment épineuse, d'un vert brunâtre à la maturation (Fig. 1 E). Il s'agit d'un fruit déhiscent
sec (Fig. 1F). En général, il contient trois graines de forme ovoïde, brillantes, de 0,5 à 1,5 cm de
long, avec une caroncule blanche.

Les graines (Fig. 1G) sont d'un gris, d'un brun, d'un jaune, d'un marron, d'un rouge ou d'un
noir, pointillées ou pointillées (Reed,1976). Il s'agit d'une plantule épigée à cotylédons minces
pétiolés, largement oblongs, surmontés de 7 cm de long (Maroyi, 2007).

L'adaptation du ricin aux conditions pédoclimatiques et biotiques extrêmes est connue


(Duke, 1978).

3
Généralités sur R. communis

Figure 01 : Appareils végétatif et reproducteur du ricin. A. Port général de l’arbuste. B. Feuilles


composées palmées. C. Fleurs femelles. D. Fleur mâle. E. Fruits immatures. F. Fruit mature. G.
Graines (Makhlouf et al., 2010).

I.3. Phytochimie

Selon les recherches menées sur cette plante, les graines de ricin renferment 40 % d'huile,
1 à 5 % de ricine, une toxalbumine (lectine) (Sawhney et al.,1978), et 0,3 à 0,8 % de ricinine
respectivement (Fig. 2).
Les analyses phytochimiques ont mis en évidence la présence de flavonoïdes kaempferol-3-O-bêta-
D-rutinoside et kaempferol-3-O-bêta-D-xylopyranoide (Kang S et al.,1985), de tanins (Khogali,A et
al.,1992).
4
Généralités sur R. communis

On trouve également de composés phénoliques antioxydants extraits des feuilles comme l'acide
gallique, la quercétine, l'acide gentisique, la rutine, l'épicatéchine et l'acide ellagique (D'Silva et al.,1993 ;
Singh et Chauhan, 2009).
Les racines ont été extraites et ont montré la présence d'acide indole-3 acétique (Hall et
Medlow,1974). Les graines de ricin contiennent également des acides gras, tels que les acides ricinoléique
(85 à 92 %), palmitique, stéarique (2 %), oléique (2,5 à 6 %), linoléique (2,5 à 7 %), linolénique (1 %) et
eicosénoïque (1 %) (Olvea, 2008).

Figure 02 : Aperçu schématique des principaux composants de la plante R. communis (Franke, 2019).

5
Généralités sur R. communis

I.4. Activités pharmacologiques

I.4.1. Activité antioxydante

Les extraits de graines de R. communis produisaient une activité antioxydante en utilisant


plusieurs tests tels que l'oxydation des lipides par la méthode du thiocyanate ferrique, l'effet de
piégeage des radicaux libres sur le radical 2,2-diphényl-1- picrylhydrazyl (DPPH) et le radical
hydroxyle généré à partir du peroxyde d'hydrogène. L'activité antioxydante élevée des graines de
R. communis à faible concentration montre qu'elles pourraient être très utiles pour le traitement
des maladies résultant du stress oxydatif.
Les composants chimiques responsables de l'activité antioxydante de R. communis sont le
ricinoléate de méthyle, l'acide ricinoléique, l'acide 12- octadécadiénoïque et l'ester méthylique.
Les extraits de tige et de feuille de R. communis produisent également une activité antioxydante
en raison de la présence de flavonoïdes dans leurs extraits (Singh et al.,2010 ; Gupta et al.,2006).

I.4.2. Activité antinociceptive


L'extrait méthanolique de feuilles de R. communis possède une activité antinociceptive
significative contre le test de torsion induit par l'acide acétique chez les souris. L'activité
antinociceptive est due à la présence de phytoconstituants préliminaires tels que les saponines, les
stéroïdes et les alcaloïdes (Taur et al.,2011).

I.4.3. Activité antiasthmatique


L'extrait éthanolique de racine de R. communis est efficace dans le traitement de l'asthme
en raison de son potentiel antiallergique et de stabilisation des mastocytes. Les saponines ont un
effet stabilisateur sur les mastocytes et les flavonoïdes possèdent une activité myorelaxante et
bronchodilatatrice. En effet, l'apigénine et la lutéoline inhibent généralement la libération
d'histamine par les basophiles et de bêta-glucuronidase par les neutrophiles (Taur et al.,2011).

I.4.4. Activité immunomodulatrice in vitro


Les agents immunomodulateurs d'origine végétale et animale augmentent généralement la
réactivité immunitaire du corps humain contre les pathogènes en activant le système immunitaire
non spécifique. La présence de tanins dans les feuilles de R. communis a augmenté de manière
significative la fonction phagocytaire des neutrophiles humains et produit un effet
immunomodulateur possible (Kumar et Samanta, 2023).

6
Généralités sur R. communis

I.4.5. Activité anti-inflammatoire


Les activités anti-inflammatoires des extraits de feuilles et de racines ont été étudiées chez
des rats Wistar albinos dans des modèles inflammatoires aiguës et chroniques. Les doses de 250
et 500 mg/kg de l'extrait méthanolique de feuilles de R. communis possèdent un effet protecteur
dans la prévention des événements cellulaires au cours de la formation de l'œdème et dans toutes
les étapes de l'inflammation aiguë. L'activité anti-inflammatoire de l'extrait méthanolique de R.
communis est due à la présence de flavonoïdes. Ces derniers ont un effet protecteur contre l'œdème
de la patte induit par le carragénine chez les rats (Valderramas et al., 2008 ; Saini et al., 2010 ;
Hussain et al., 2021).

I.4.6. Activité antimicrobienne


Les activités antimicrobiennes de R.communis étaient bonnes contre les souches
bactériennes dermatophytiques et pathogènes Streptococcus progenies, Staphylococcus aureus,
Klebsiella pneumonia et Escherichia coli.
Les résultats montrent que les extraits d'éther de pétrole et d'acétone possèdent une bonne
zone d'inhibition alors que l'extrait éthanolique n'ayant une activité antibactérienne qu'à une
concentration plus élevée (Islam et al., 2010).
Les différents extraits de solvant des racines de R. communis (200 mg/mL) possèdent une
activité antimicrobienne par la méthode de diffusion par puits contre des micro-organismes
pathogènes tels que Escherichia.coli, Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa,
Salmonella typhimurium, Proteus vulgaris, Bacillus subtilis, Candida albicans et Aspergillus
niger.
Les extraits d'hexane et de méthanol ont montré une activité antimicrobienne maximale,
tandis que les extraits aqueux n'ont pas de pa de propriétés antimicrobiennes significatives
(Abhishek Mathur et al., 2011).

I.4.7. Activité antidiabétique et hépatoprotectrice


L'extrait de racine de R. communis (RCRE) a été étudié ainsi que sa purification guidée par
des essais biologiques. L'administration de la dose efficace de RCRE à des rats diabétiques pendant
20 jours a montré des effets favorables non seulement sur la glycémie à jeun, mais aussi sur le
profil lipidique total et les fonctions hépatiques et rénales. Ainsi, R. communis semble avoir une
valeur prometteuse pour le développement d'un phytomédicament puissant contre le diabète
(Shokeen et al., 2008).

7
Généralités sur R. communis

L'extrait de feuilles de la plante a été évalué pour son activité hépatoprotectrice. Lors d'un
test préliminaire sur des rats albinos, l'extrait a montré une action hépatoprotectrice significative
contre les dommages hépatiques induits par la galactosamine et un effet hépatoprotecteur sur des
hépatocytes isolés de rats traités à la paracétamol (Visen et al., 1992).

I.4.8. Activité cicatrisante


R. communis possède une activité de cicatrisante des plaies grâce au composant actif de
l'huile de ricin qui produit une activité antioxydante et inhibent l'oxydation des lipides. Les agents
qui inhibent la peroxydation des lipides sont censés d’augmenter la viabilité des fibrilles de
collagène en augmentant la résistance des fibres de collagène en amplifiant la circulation, en
prévenant les dommages cellulaires et en favorisant la synthèse de l'ADN.
En raison de leurs propriétés astringentes et antimicrobiennes, les tanins, les flavonoïdes,
les triterpénoïdes et les sesquiterpènes favorisent le processus de cicatrisation. L'étude a montré
que l'huile de ricin a une activité de cicatrisation en réduisant la zone cicatricielle ainsi que le
temps d'épithélialisation dans les cas suivants dans le modèle de la plaie d'excision (Kore et al.,
2011).

I.5. Extraction mécanique d’huile de ricin

Les graines de ricin contiennent de 30 à 50% d'huile (m/m). L'huile de ricin peut être
extraite des graines de ricin par pressage mécanique et par extraction au solvant. L'huile de ricin
est issue uniquement de la première pression à froid des graines (Fig. 3) et aucun solvant n'est
utilisé. Le procédé d'extraction se déroule comme suit :

1. Les coques du R. communis sont récoltées et nettoyées avant d'être décortiquées pour en
extraire les graines ;
2. Les graines sont broyées et pressées à l'aide d'une presse à vis sans fin. Bien que ce
processus puisse se faire à basse température, le pressage mécanique n'entraîne qu'une
récupération d'environ 45% de l'huile des graines de ricin. Des températures plus élevées
peuvent augmenter l'efficacité de l'extraction. On peut obtenir des rendements allant
jusqu'à 80% de l'huile disponible en utilisant le pressage hydraulique à haute température
dans le processus d'extraction ;

3. Afin de séparer l'huile des composés hydrophiles, des centrifugations sont réalisées. On

8
Généralités sur R. communis

obtient alors l'huile brute de ricin ;


4. Au cours du processus de raffinage, les impuretés telles que la matière colloïdale, les
phospholipides, l'excès d'acides gras libres (AGF) et les agents colorants sont retirés de
l'huile. L'élimination de ces impuretés permet de ne pas détériorer l'huile pendant le stockage
prolongé. Les étapes du processus de raffinage comprennent le dégazage, la neutralisation
par une base forte comme l'hydroxyde de sodium, le blanchiment et la désodorisation.
À l'issue de ces étapes, l'huile de ricin est sans danger et peut être adoptée en cosmétologie.
En effet, elle est débarrassée d'une enzyme toxique présente à la base dans les graines appelée
ricine. C'est d'ailleurs cette toxine qui empêche l'usage de cette plante à des fins alimentaires (Patel
et al.,2016).

Figure 03 : Assemblage d'une presse à vis continue commerciale (Patel et al.,2016).

9
Partie pratique
Chapitre II : Matériels et
méthodes
Matériels et méthodes

II.1. Plante d’étude

L'étude s'est particulièrement concentrée sur la plante R. communis. Cette plante,


communément connue sous le nom de ricin, est largement utilisée dans la médecine traditionnelle
de la région. Le questionnaire a exploré divers aspects de son utilisation, incluant les parties de la
plante utilisées, les préparations traditionnelles, et les indications thérapeutiques.

II.2. Région d'étude

L'étude a été menée dans la région du Hodna, choisie pour sa richesse en pratiques
traditionnelles et en biodiversité. Cette région est réputée pour ses connaissances locales sur les
plantes médicinales, ce qui en fait un terrain propice pour une enquête ethnopharmacologique
approfondie.

La zone d’étude (figure 4) se trouve dans la wilaya de M’Sila qui est située au sud de la
wilaya de Bordj Bou Arreridj. Elle est limitée à l’est par Médéa, à l’ouest par la wilaya de Batna
et au sud par celle de Biskra.

L'enquête ethnopharmacologique a été menée dans la région de Hodna et a ciblé les


communes suivantes : M’sila, Hammam Dalaa, Ouled Derradj, Bou Saâda, Ben Srour, Sidi Ameur,
Sidi aissa et Ain el-Hadjel.

Figure 04 : Localisation de la région du Hodna

10
Matériels et méthodes

II.3. Durée de l'enquête

La collecte des données a duré trois mois. Cette période a été jugée suffisante pour
interroger un nombre représentatif de participants et pour observer les pratiques
ethnopharmacologiques de R. communis.

II.4. Objectifs de cette étude

Ce travail se veut comme objectifs de documenter et d'analyser les connaissances locales


sur R. communis, afin de mieux comprendre son rôle dans la médecine traditionnelle de la région
du Hodna. Les données recueillies fournissent une base solide pour des recherches futures et pour
la valorisation des savoirs traditionnels en pharmacologie.

II.5. Personnes enquêtées

L'enquête ethnopharmacologique a été réalisée auprès de diverses personnes ayant une


connaissance approfondie des plantes médicinales. Cette enquête inclus trois types de personnes
des herboristes, des guérisseurs et des connaisseurs. Un total de 280 personnes ont été interrogées
via une fiche questionnaire. Ces participants ont été sélectionnés pour leur connaissance des
plantes médicinales et de leurs usages traditionnels. La diversité de l'échantillon permet de garantir
la représentativité des données collectées.

II.5.1. Enquête auprès des herboristes

Un herboriste est un spécialiste dans la vente des plantes médicinales. Il possède des
connaissances sur les propriétés thérapeutiques des plantes, leur identification, leur récolte, leur
préparation et leur utilisation pour traiter diverses affections. Les herboristes conseillent souvent
les gens sur l'utilisation des plantes pour améliorer leur santé et leur bien-être, et ils peuvent
préparer des remèdes à base de plantes sous forme de tisanes, de teintures, de pommades, et autres
préparations. Ils jouent un rôle important dans la médecine traditionnelle et complémentaire.

II.5.2. Enquête auprès des guérisseurs

Un guérisseur est une personne qui utilise des méthodes traditionnelles et naturelles pour
traiter et soigner diverses maladies et affections à l’aide des plantes médicinales.

11
Matériels et méthodes

II.5.3. Enquête auprès des connaisseurs

Un connaisseur est une personne qui possède une connaissance approfondie et un jugement
avisé dans le domaine de la phytothérapie. En effet, 48 hommes et 49 femmes ont été capables
d'apprécier et d'évaluer l'effet de R. communis.

12
Matériels et méthodes

Chapitre III : Résultats


Et Discussion

13
Résultats et discussion

III. Résultats et discussion

III.1. Distribution des personnes enquêtées selon le profil d’enquêtes

III.1.1. Selon le sexe

La figure illustre la répartition des individus de l'échantillon étudié en fonction du sexe.


Dans cette étude, la majorité des participants sont des hommes, tandis que le reste sont des femmes.

Ces résultats concordent à ceux obtenus par Gnagne et al. (2017) dans le département de
Zuénoula (côte d'Ivoire), démontrant que les hommes sont les plus nombreux, avec une proportion
de 65%, contre une proportion de 35% de femmes.

III.1.2. Selon le critère d'âge

L'analyse des données a permis de générer un graphique illustrant les résultats par tranches
d'âge. Les individus âgés de 40 à 50 ans et ceux âgés de 30 à 40 ans, tous sexes confondus, sont
les principaux utilisateurs de la plante médicinale. Les tranches d'âge suivantes, 20 à 30 ans, 50 à
60 ans et les individus de plus de 60 ans, affichent des pourcentages faibles.

Ces résultats corroborent ceux de plusieurs études, notamment celles de Mehdioui et


Kahouadji (2007) (Rabat,Maroc )et de Benkhnigue et Fadli (2011), qui ont montré que les jeunes
manifestent peu d'intérêt pour l'utilisation des plantes médicinales, tandis que les personnes plus
âgées en sont les principaux utilisateurs.

14
Résultats et discussion

III.1.3. Selon le niveau d’étude


La plupart des personnes interrogées ont un niveau secondaire, tandis que les autres se
répartissent entre une scolarisation primaire et universitaire. Les informateurs analphabètes
reptésentent un faible pourcentage. Ces résultats indiquent que le niveau académique n'a pas
d'influence sur l'attachement de la société aux soins traditionnels.

Nos résultats contredisent ceux de Benkhnigue et Fadli (2011), qui ont montré que les
analphabètes représentaient plus de 60 % de la population utilisant la phytothérapie, tandis que les
universitaires n'en faisaient usage qu'à un taux inférieur à 6 %.

III.1.4. Selon l’origine des connaissances

Les résultats montrent qu’un bon pourcentage des participants obtiennent leurs informations
par des connaissances ancestrales, soulignant l'importance des savoirs traditionnels transmis de
génération en génération et l'influence des pratiques culturelles dans la phytothérapie.

Cette observation confirme les recherches menées par Klotoé et al. (2013) et Benlamdini
(2014), qui soutiennent que les connaissances ancestrales sur les plantes sont transmises de
génération en génération.

III.1.5. Selon le type de traitement

La figure ci-dessous illustre la répartition des méthodes de traitement entre la phytothérapie


et les traitements médicaux.

En revanche, beaucoup d’informateurs optent pour des traitements médicaux


conventionnels. D'après Hamel et Boulemtafes (2017), la phytothérapie est largement répandue
dans la société algérienne, où de nombreuses plantes et extraits végétaux sont utilisés en
thérapeutique traditionnelle.

III.1.6. Selon la partie utilisée de R. communis

La majorité utilise uniquement les graines qui sont particulièrement riches en huile de ricin
ce dernier est connu pour ses nombreuses applications médicinales et industrielles, ce qui explique
leur prépondérance dans l'utilisation.

En résumé, l'interprétation de cette répartition montre que les graines de ricin sont la partie
la plus couramment utilisée, principalement en raison de leur richesse en huile de ricin. Les
combinaisons avec d'autres parties de la plante sont moins fréquentes, mais elles peuvent offrir des
avantages thérapeutiques supplémentaires en fonction des besoins spécifiques.
16
Résultats et discussion

III.1.7. Selon le type de récolte de R. communis

Les plantes cultivées représentent la majorité des récoltes. Cela peut s'expliquer par le
contrôle accru que les cultivateurs ont sur la croissance et la qualité du ricin, garantissant ainsi une
disponibilité stable et une efficacité thérapeutique.

III.1.8. Selon la période de récolte de R. communis

En hiver, aucune récolte n’est effectuée, probablement en raison des conditions climatiques
défavorables et de la dormance de nombreuses plantes durant cette période. En été, la majorité des
récoltes de plantes médicinale sont lieu. Les conditions climatiques favorables et la croissance
optimale des plantes rendent cette saison particulièrement propice à la récolte.

III.1.9. Selon le mode d’utilisation de R. communis

Les résultats des modes d'utilisation de R. communis (figure 14) révèlent des préférences
marquées et variées pour différentes préparations et formes d’administration.

L'huile de ricin, représentant la majorité des utilisations, est la forme la plus populaire.
Cette prépondérance s'explique par les multiples propriétés bénéfiques de l'huile de ricin

III.1.10. Selon le mode médicinal de R. communis

Les maladies de la peau représentent un pourcentage non négligeable des cas, où le ricin
(huile, lotion, pommade...) est utilisé pour traiter l'acné, l'eczéma et le psoriasis, bien que des
irritations cutanées puissent survenir.

III.1.11. Selon le type d’utilisation de R. communis

Les résultats montrent que R. communis peut être utilisée seule ou associée à d'autres
plantes. Lorsqu'elle est associée à d'autres plantes, le ricin peut être utilisé dans des mélanges ou
des préparations combinées pour renforcer ses effets ou pour bénéficier des propriétés
complémentaires d'autres plantes. D'autre part, l'utilisation seule de ricin suggère qu'elle est
suffisamment efficace en tant que remède autonome pour de nombreuses applications médicinales
et thérapeutiques.

17
Résultats et discussion

III.1.12. Selon les effets secondaires de l’utilisation de R. communis

Les résultats des effets secondaires de R. communis montre une variété de réactions
indésirables, avec des cas d'intoxication. L'intoxication survient principalement en raison de la
consommation de grandes quantités de ricine, une toxine présente dans les graines de ricin,
pouvant entraîner ce problème. Les résultats de l'étude menée par Djermouni et al. (2023) sont
plus au moins similaires aux nôtres. Ils ont constaté que l'intoxication et la contre-indication la
plus fréquente.

18
Conclusion
Conclusion

CONCLUSION

Cette étude ethnopharmacologique sur la plante médicinale R. communis a été menée dans
la région du Hodna, une région connue pour sa richesse en pratiques traditionnelles et réputée pour
ses connaissances locales sur les plantes médicinales, ce qui en fait un terrain propice pour une
enquête ethnopharmacologique approfondie.

Cette plante, communément connue sous le nom de ricin, est largement utilisée dans la
médecine traditionnelle de la région. Le questionnaire a exploré les informations sur la personne
enquêtée ainsi que les divers aspects de son utilisation, incluant les parties de la plante utilisées,
les préparations traditionnelles, les indications thérapeutiques et les contre-indications.

L'enquête ethnopharmacologique a été réalisée auprès de diverses personnes (280 au total)


ayant une connaissance approfondie des plantes médicinales. Cette enquête inclus trois types de
personnes herboristes, guérisseurs et connaisseurs. La diversité de l'échantillon permet de garantir
la représentativité des données collectées.

L’enquête ethnopharmacologique a donc permis de révéler les nombreuses utilisations


traditionnelles de cette plante. À l’aide d’une série d’enquêtes ethnobotaniques menées dans la
région du Hodna, nous avons pu identifier les pratiques médicinales traditionnelles
caractéristiques, recueillir des données précises sur les parties de la plante utilisée, les méthodes
de faire et les maladies traitées avec une connaissance de ses effets secondaires.

Les résultats obtenus confirment une corrélation notable entre le savoir-faire local d’origine
à base de plantes et les propriétés pharmacologiques de cette plante telles qu’elles ont été étudiées
et documentées. Il ressort de manière prononcée que R. communis est d’une importance et d’une
diversification variée dans le domaine de la médecine traditionnelle voir même culturel.

Pour conclure, la présente étude a non seulement démontré l’efficacité thérapeutique de R.


communis, mais aussi a contribué à préserver et à promouvoir les connaissances traditionnelles
liées à cette plante dont l’importance est primordiale. En outre, les données collectées pourraient
être utilisées comme préalables à d’autres études pharmacologiques approfondies et susciter
l’intégration de cette plante dans les systèmes de santé moderne.

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