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Exercices Chapitre2 Correction

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♦ Corrigés des exercices du chapitre 2

Exercice 1. Dans chacun des cas suivants, montrer que Fi est un sous-espace vectoriel de E.
1. E = R3 , F1 = {(x ; y ; z) ∈ R3 | x + 2y = 0}.
2. E = R3 , F2 = {(x ; y ; z) ∈ R3 | x + y + 3z = 0}
3. E = R3 , F3 = {(x ; y ; z) ∈ R3 | x + 2y = 0 et x + y + 3z = 0}.
4. E = R[X], F4 = {P ∈ R[X] | P (1) = 0}
5. E = Mn (R), F5 = {M ∈ Mn (R) | AM = M A} où A ∈ Mn (R)
6. E = F(R, R), F6 = {f ∈ E | f est dérivable}

Solution.
1. Par définition, F1 ⊂ E. De plus 0E = (0 ; 0 ; 0) ∈ F1 car 0 + 2 × 0 = 0. Enfin, si
v1 = (x1 ; y1 ; z1 ) et v2 = (x2 ; y2 ; z2 ) sont deux éléments de F1 et λ ∈ R alors λv1 + v2 =
(λx1 + x2 ; λy1 + y2 ; λz1 + z2 ) et

(λx1 + x2 ) + 2(λy1 + y2 ) = λ(x1 + 2y1 ) + x2 + 2y2 = 0

car v1 et v2 appartiennent à F1 donc x1 + 2y1 = x2 + 2y2 = 0. Ainsi, λv1 + v2 ∈ F1 .


On conclut que F1 est un sous-espace vectoriel de E .
2. Par définition, F2 ⊂ E. De plus 0E = (0 ; 0 ; 0) ∈ F2 car 0 + 0 + 3 × 0 = 0. Enfin, si
v1 = (x1 ; y1 ; z1 ) et v2 = (x2 ; y2 ; z2 ) sont deux éléments de F2 et λ ∈ R alors λv1 + v2 =
(λx1 + x2 ; λy1 + y2 ; λz1 + z2 ) et

(λx1 + x2 ) + (λy1 + y2 ) + 3(λz1 + z2 ) = λ(x1 + y1 + 3z1 ) + (x2 + y2 + 3z2 ) = 0

car v1 et v2 appartiennent à F2 donc x1 + y1 + 3z1 = x2 + y2 + 3z2 = 0. Ainsi, λv1 + v2 ∈ F2 .


On conclut que F2 est un sous-espace vectoriel de E .
3. F1 et F2 sont deux sous-espaces vectoriels de E = R3 et F3 = F1 ∩ F2 , par conséquent,
F3 est également un sous-espace vectoriel de R3 .
4. Par définition, F4 ⊂ E. De plus 0E est le polynôme nul qui s’annule bien en 1 donc
0E ∈ F4 . Enfin, si P1 et P2 sont deux éléments de F4 et λ ∈ R alors (λP1 + P2 )(1) =
λP1 (1) + P2 (1) = 0 car P1 et P2 appartiennent à F4 donc P1 (1) = P2 (1) = 0. Ainsi,
λP1 + P2 ∈ F4 .
On conclut que F4 est un sous-espace vectoriel de E .
5. Par définition, F5 ⊂ E. De plus 0E est la matrice nulle 0n et, par propriété, A0n = 0n A =
0n donc 0E ∈ F5 . Enfin, si M1 et M2 sont deux éléments de F5 et λ ∈ R alors

A(λM1 + M2 ) = λ(AM1 ) + AM2 = λM1 A + M2 A = (λM1 + M2 )A

car M1 et M2 appartiennent à F5 donc AM1 = M1 A et AM2 = M2 A. Ainsi, λM1 + M2 ∈


F5 .
On conclut que F5 est un sous-espace vectoriel de E .
6. Par définition, F6 ⊂ E. De plus 0E est la fonction nulle qui est bien dérivable sur R
donc 0E ∈ F6 . Enfin, si f1 et f2 sont deux éléments de F6 et λ ∈ R alors f1 et f2 sont
dérivables sur R donc λf1 + f2 est dérivable sur R donc λf1 + f2 ∈ F6 .
On conclut que F6 est un sous-espace vectoriel de E .
Exercice 2. Les ensembles suivants sont-ils des sous-espaces vectoriels de R2 ?
1. A = {(x ; y) ∈ R2 | x ⩽ 0}.
2. B = {(x ; y) ∈ R2 | xy = 0}.
3. C = {(x ; y) ∈ R2 | x = y}.
4. D = {(x ; y) ∈ R2 | x + y = 1}.

Solution.
1. v = (−1 ; 0) ∈ A car −1 ⩽ 0 mais −v = (1 ; 0) ∈/ A car 1 > 0. Ainsi, A n’est pas stable
par le produit par un scalaire donc A n’est pas un sous-espace vectoriel de R2 .
2. v1 = (0 ; 1) et v2 = (1 ; 0) appartiennent à B car 0×1 = 1×0 = 0 mais v1 +v2 = (1 ; 1) ∈
/B
car 1 × 1 = 1 ̸= 0. Ainsi, l’ensemble B n’est pas stable par addition donc on conclut que
B n’est pas un sous-espace vectoriel de R2 .
3. Par définition C ⊂ R2 et 0R2 ∈ C car 0 = 0. Soit v1 = (x1 ; y1 ) et v2 = (x2 ; y2 ) deux
éléments de C et λ ∈ R. Alors, λv1 + v2 = (λx1 + x2 ; λy1 + y2 ) et, comme x1 = y1 et
x2 = y2 , λx1 + y1 = λx2 + y2 donc λv1 + v2 ∈ C.
Ainsi, C est un sous-espace vectoriel de R2 .
/ D car 0 + 0 ̸= 1 donc D n’est pas un sous-espace vectoriel de R2 .
4. 0R2 = (0, 0) ∈

Exercice 3. Les ensembles suivants sont-ils des sous-espaces vectoriels de E = F (R, R) ?


1. A = {f ∈ F (R, R) | f est monotone sur R}.
2. B = {f ∈ F (R, R) | f (0) = 0}.
3. C = {f ∈ F (R, R) | ∃x ∈ R, f (x) = 0}.
4. D = {f ∈ F (R, R) | f est impaire}.

Solution.
1. La fonction cube f : x 7−→ x3 est croissante sur R et la fonction affine g : x 7−→ −3x est
décroissante sur R. Cependant, la fonction f + g : x 7−→ x3 − 3x n’est pas monotone sur
R car (f + g)(0) = 0 > −2 = (f + g)(1) mais (f + g)(0) = 0 < (f + g)(2) = 2. Ainsi, A
n’est pas stable par somme donc A n’est pas un sous-espace vectoriel de E .
2. Par définition, B ⊂ E. De plus 0E est la fonction nulle qui s’annule bien en 0 donc 0E ∈ B.
Enfin, si f1 et f2 sont deux éléments de B et λ ∈ R alors (λf1 +f2 )(0) = λf1 (0)+f2 (0) = 0
car f1 et f2 appartiennent à B donc f1 (0) = f2 (0) = 0. Ainsi, λf1 + f2 ∈ B. On conclut
que B est un sous-espace vectoriel de E .
3. Considérons les fonctions f1 : x 7−→ cos2 (x) et f2 : x 7−→ sin2 (x). Alors, f1 ( π2 ) = 0 et
f2 (0) = 0 donc f1 et f2 appartiennent à C. Cependant, pour tout réel x, f1 (x) + f2 (x) =
cos2 (x) + sin2 (x) = 1 ̸= 0 donc f1 + f2 ̸= C. Ainsi, C n’est pas stable par somme donc
l’ensemble C n’est pas un sous-espace vectoriel de E .
4. Par définition, D ⊂ E. De plus 0E est la fonction nulle qui est impaire (puisque −0 = 0)
donc 0E ∈ D. Enfin, si f1 et f2 sont deux éléments de D et λ ∈ R alors, pour tout réel x,

(λf1 + f2 )(−x) = λf1 (−x) + f2 (−x) = −λf1 (x) − f2 (x) = −(λf1 + f2 )(x)

car f1 et f2 sont impaires donc λf1 + f2 ∈ D.


On conclut que D est un sous-espace vectoriel de E .
Exercice 4. On considère les ensembles

F = {(x ; y ; z) ∈ R3 | x + y − z = 0} et G = {(a − b ; a + b ; a − 3b) | (a ; b) ∈ R2 }.

1. Montrer que F et G sont des sous-espaces vectoriels de R3 .


2. Déterminer F ∩ G.

Solution.
1. Par définition, F ⊂ R3 . De plus 0R3 = (0 ; 0 ; 0) ∈ F car 0 + 0 − 0 = 0. Enfin, si
v1 = (x1 ; y1 ; z1 ) et v2 = (x2 ; y2 ; z2 ) sont deux éléments de F et λ ∈ R alors λv1 + v2 =
(λx1 + x2 ; λy1 + y2 ; λz1 + z2 ) et

(λx1 + x2 ) + (λy1 + y2 ) − (λz1 + z2 ) = λ(x1 + y1 − z1 ) + x2 + y2 − z2 = 0

car v1 et v2 appartiennent à F donc x1 + y1 − z1 = x2 + y2 − z2 = 0. Ainsi, λv1 + v2 ∈ F


et on conclut que F est un sous-espace vectoriel de E.
Pour G, on peut remarquer que

G = {a (1 ; 1 ; 1) + b (−1 ; 1 ; −3) | (a ; b) ∈ R2 }

donc, en posant u = (1 ; 1 ; 1) et v = (−1 ; 1 ; −3), G = Vect(u, v) ce qui permet de


conclure que G est un sous-espace vectoriel de R3 .
2. Un élément (x ; y ; z) ∈ R3 appartient à F ∩ G si et seulement si x + y − z = 0 et il existe
deux réels a et b tels que x = a − b, y = a + b et z = a − 3b. Or,
  


 x+y−z = 0 

(a − b) + (a + b) − (a − 3b) =0 

 a + 3b = 0
  
x = a − b
 x = a − b
 x = a − b

⇐⇒ ⇐⇒




y =a+b 



y =a+b 



y=a+b
z = a − 3b z = a − 3b z = a − 3b

 
 




 a = −3b

x = −4b

⇐⇒




y = −2b
z = −6b

Ainsi, F ∩ G est la droite vectorielle engendrée par le vecteur w = (−4 ; −2 ; −6) (qui
est aussi la droite vectorielle engendrée par − 12 w = (2 ; 1 ; 3)).

Exercice 5. On considère les vecteurs u = (−4 ; 4 ; 3), v = (−3 ; 2 ; 1), s = (−1 ; 2 ; 2) et


t = (−1 ; 6 ; 7) de R3 . Montrer que Vect(u, v) = Vect(s, t).

Solution. On peut remarquer que s = u − v et t = 4u − 5v donc s et t appartiennent à


Vect(u, v) et donc Vect(s, t) ⊂ Vect(u, v).
Réciproquement, on remarque que u = 5s − t et v = 4s − t donc Vect(u, v) ⊂ Vect(s, t).
Par le principe de double inclusion, on conclut que Vect(u, v) = Vect(s, t) .
Exercice 6. On considère les vecteurs u = (1 ; 1 ; 1) et v = (1 ; 0 ; −1). Montrer que

Vect(u, v) = {(2a ; a + b ; 2b) | (a ; b) ∈ R2 }.

Solution. Posons F = {(2a ; a + b ; 2b) | (a ; b) ∈ R2 }. On remarque que

F = {a (2 ; 1 ; 0) + b (0 ; 1 ; 2) | (a ; b) ∈ R2 } = Vect(s, t)

en posant s = (2 ; 1 ; 0) et t = (0 ; 1 ; 2).
Or, u = 12 s + 12 t et v = 12 s − 21 t donc, en raisonnant comme dans l’exercice précédent,
Vect(u, v) ⊂ Vect(s, t) et, inversement, s = u + v et t = u − v donc, de même, Vect(s, t) ⊂
Vect(u, v). On conclut donc que Vect(u, v) = Vect(s, t) par le principe de double inclusion.

Exercice 7. Les familles de vecteurs de R3 suivantes sont-elles libres ?


1. F1 = (v1 , v2 ) avec v1 = (1 ; 0 ; 1) et v2 = (1 ; 2 ; 2).
2. F2 = (v1 , v2 , v3 ) avec v1 = (1 ; 0 ; 0), v2 = (1 ; 1 ; 0) et v3 = (1 ; 1 ; 1).
3. F3 = (v1 , v2 , v3 ) avec v1 = (1 ; 2 ; 1), v2 = (2 ; 1 ; −1) et v3 = (1 ; −1 ; −2).
4. F4 = (v1 , v2 , v3 ) avec v1 = (1 ; −1 ; 1), v2 = (2 ; −1 ; 3) et v3 = (−1 ; 1 ; −1).

Solution.
1. Soit a et b deux réels tels que av1 + bv2 = 0. Alors, a + b = 0, 2b = 0 et a + 2b = 0 donc
b = 0 et a = 0. On conclut donc que la famille (v1 , v2 ) est libre .
2. Soit a, b et c des réels tels que av1 + bv2 + cv3 = 0. Alors, a + b + c = 0, b + c = 0 et c = 0
donc c = 0, b = 0 et a = 0. On conclut que la famille (v1 , v2 , v3 ) est libre .
3. On remarque de v2 = v1 + v3 donc la famille (v1 , v2 , v3 ) est liée .
4. On remarque que v3 = −v1 donc la famille (v1 , v2 , v3 ) est liée .

Exercice 8. Dans F (R, R), on considère :

f1 = cos f2 : x 7−→ x cos(x) f3 = sin et f4 : x 7−→ x sin(x).

La famille (f1 , f2 , f3 , f4 ) est-elle libre ?

Solution. Considérons des réels a, b, c et d tels que af1 + bf1 + cf3 + df4 = 0F (R,R) . Ainsi,
pour tout réel x, a cos(x) + bx cos(x) + c sin(x) + dx sin(x) = 0. En particulier,
• pour x = 0, on obtient a = 0 ;
• pour x = π, on obtient −a − bπ = 0 donc, comme a = 0, b = 0 ;
• pour x = π2 , on obtient c + d π2 = 0 et, pour x = − π2 , on obtient −c + d π2 = 0. En
soustrayant terme à terme, il vient 2c = 0 donc c = 0 et, par suite, d = 0.
Ainsi, a = b = c = d = 0 donc la famille (f1 , f2 , f3 , f4 ) est libre .

Exercice 9. Soit E un K-espace vectoriel et (u, v, w) une famille libre de E. On pose e = v + w,


f = u + w et g = u + v.
Montrer que (e, f, g) est une famille libre de E.
Solution. Soit a, b et c des réels tels que ae+bf +cg = 0. Alors, a(v+w)+b(u+w)+c(u+v) = 0
donc (b + c)u + (a + c)v + (a + b)w = 0. Or, la famille (u, v, w) est libre donc on en déduit que
b + c = 0, a + c = 0 et a + b = 0. Or,
   
b + c

 =0 = −c
b

 
= −c
b =0
b


a+c=0 ⇐⇒ a = −c ⇐⇒ a = −c ⇐⇒ a = 0 .
 
 
 


a+b=0 
(−c) + (−c) = 0 
−2c = 0 
c=0

Ainsi, par définition, la famille (e, f, g) est libre .

Exercice 10. Soit F = {(x, y, z, t) ∈ R4 | −x + 2y + 3z − t = 0}.


1. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de R4 .
2. Déterminer une famille génératrice de F .

Solution.
1. Par définition, F ⊂ R4 et 0R4 ∈ F car −0 + 2 × 0 + 3 × 0 − 0 = 0. De plus, si
v1 = (x1 , y1 , z1 , t1 ) et v2 = (x2 , y2 , z2 , t2 ) sont des éléments de F et λ est un réel alors
λv1 + v2 = (λx1 + x2 , λy1 + y2 , λz1 + z2 , λt1 + t2 ) et

(−λx1 +x2 )+2(λy1 +y2 )+3(λz1 +z2 )−(λt1 +t2 ) = λ(−x1 +2y1 +3z1 −t1 )+(−x2 +2y2 +3z2 −t2 ) = 0

car v1 et v2 appartiennent à F donc −x1 + 2y1 + 3z1 − t1 = −x2 + 2y2 + 3z2 − t2 = 0.


Ainsi, λv1 + v2 ∈ F et on conclut que F est un sous-espace vectoriel de R4 .
2. On remarque que

F = {(x, y, z, t) ∈ R4 | t = −x + 2y + 3z} = {(x, y, z, −x + 2y + 3z) | (x ; y ; z) ∈ R3 }


= {x(1, 0, 0, −1) + y(0, 1, 0, 2) + z(0, 0, 1, 3) | (x ; y ; z) ∈ R3 }

donc, en posant u = (1, 0, 0, −1), v = (0, 1, 0, 2) et w = (0, 0, 1, 3), F = Vect(u, v, w).


Ainsi, (u, v, w) est une famille génératrice de F .
Remarque. Le fait que F = Vect(u, v, w) permet d’affirmer directement que F est un
sous-espace vectoriel de R4 sans avoir à faire le raisonnement de la question 1..

Exercice 11. On considère e1 = (1 ; 1 ; 1), e2 = (1 ; 1 ; 0) et e3 = (0 ; 1 ; 1). Montrer que


B = (e1 , e2 , e3 ) est une base R3 .

Solution. Comme dim(R3 ) = 3 = Card(B), il suffit de montrer que B est libre. Soit a, b et
c des réels tels que ae1 + b2 + ce3 = 0. Alors, a + b = 0, a + b + c = 0 et a + c = 0. Des deux
premières égalités, on déduit que c = 0 puis, grâce à la dernière que a = 0 et, enfin, grâce à la
première, que b = 0. Ainsi, a = b = c = 0 donc B = (e1 , e2 , e3 ) est une famille libre de R3 . En
raison des dimensions, on conclut que B est une base de R3 .

Exercice 12. Soit F = {(x ; y ; z) ∈ R3 | 2x + y + z = 0 et 4x + y = 0}.


1. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de R3 .
2. Déterminer une base de F .
Solution.
1. On remarque que

F = {(x ; y ; z) ∈ R3 | z = −2x − y et y = −4x}


= {(x ; y ; z) ∈ R3 | z = −2x − (−4x) et y = −4x}
= {(x ; y ; z) ∈ R3 | z = 2x et y = −4x}
= {(x ; −4x ; 2x) | x ∈ R}
= {x (1 ; −4 ; 2) | x ∈ R}.

Ainsi, en posant v = (1 ; −4 ; 2), F = Vect(v) donc F est un sous-espace vectoriel de R3 .


2. Comme v ̸= 0R3 , (v) est une base de F (et donc F est une droite vectorielle de R3 ).

Exercice 13. Dans M2 (R), on considère les quatre matrices :


! ! ! !
1 0 1 0 1 1 1 1
A= , B= , C= , D= .
0 0 1 0 1 0 1 1
1. Montrer que (A, B, C, D) est une base de M2 (R).
!
2 0
2. Écrire la matrice M = comme combinaison linéaire de (A, B, C, D).
1 −3

Solution.
1. Comme dim(M2 (R)) = 4, il suffit de montrer que (A, B, C, D) est une famille libre. Soit
a, b, c et d des réels. Alors,
! ! ! ! !
1 0 1 0 1 1 1 1 a+b+c+d c+d
aA+bB+cC +dD = a +b +c +d =
0 0 1 0 1 0 1 1 b+c+d d

donc
 
a + b + c + d

 =0 a + b + c

 =0
 
c + d = 0
 c = 0

aA + bB + cC + dD = 04 ⇐⇒  ⇐⇒ 



b+c+d=0 


b+c =0
 

d=0 
d=0



a+b= 0

c = 0

⇐⇒ ⇐⇒ a = b = c = d = 0




b=0


d=0

Ainsi, la famille (A, B, C, D) est libre et, comme dim(M2 (4)) = 4 = Card(B), on conclut
que B est une base de M4 (R) .
2. En reprenant le calcul précédent,
 
a + b + c + d

 =2 a + b + c − 3

 =2
 
c + d = 0
 c − 3 = 0

aA + bB + cC + dD = P ⇐⇒  ⇐⇒ 



b+c+d=1 


b+c−3=1
d = −3 d = −3

 

 


 a+b+c =5 

a+b+3 =5
 
c = 3
 c = −3

⇐⇒ ⇐⇒




b+c =4 



b+3 =4
d = −3 d = −3

 

 


 a+1 =2 

 a=1
 
c = 3
 c = 3

⇐⇒ ⇐⇒




b =1 



b=1
d = −3 d = −3

 

Ainsi, M = A + B + 3C − 3D .

Exercice 14. On considère les polynômes de R[X] suivants :

P0 (X) = 1, P1 (X) = X + 2, P2 (X) = X 2 + 4X − 3, P3 (X) = X 3 + 6X 2 − X.

1. Montrer que la famille (P0 , P1 , P2 , P3 ) est libre.


2. Rappeler la dimension de R3 [X]. Que peut-on en déduire ?
3. Déterminer Vect(P0 , P1 , P2 , P3 ).
4. Quelles sont les coordonnées du polynôme Q = X 3 + X 2 + X + 1 dans les bases
B = (1, X, X 2 , X 3 ) et C = (P0 , P1 , P2 , P3 ) de R3 [X] ?
Solution.
1. Considérons des réels a, b, c et d. Alors,

aP0 + bP1 + cP2 + dP3 = a + b(X + 2) + c(X 2 + 4X − 3) + d(X 3 + 6X 2 − X)


= dX 3 + (c + 6d)X 2 + (b + 4c − d)X + a + 2b − 3c

On en déduit que



 a + 2b − 3c = 0

b + 4c − d = 0

aP0 + bP1 + cP2 + dP3 = 0R[X] ⇐⇒




c + 6d =0


d=0

Or, le système est échelonné avec 4 pivots donc il admet une unique solution. Par ailleurs,
(0, 0, 0, 0) est une solution du système donc c’est la seule. On conclut que a = b = c = d = 0
donc la famille (P0 , P1 , P2 , P3 ) est libre .
2. Par propriété, dim(R3 [X]) = 4. Comme (P0 , P1 , P2 , P3 ) est une famille libre de cardinal 4
de R3 [X], on en déduit que c’est une base de cet espace vectoriel .
3. Comme (P0 , P1 , P2 , P3 ) est une base de R3 [X], c’est en particulier une famille génératrice
de cet espace vectoriel donc Vect(P0 , P1 , P2 , P3 ) = R3 [X] .
4. Par définition, dans la base B, les coordonnées de Q sont (1, 1, 1, 1) . Déterminons ses
coordonnées dans C. En reprenant les calculs précédents,
 


a + 2b − 3c = 1 

 a + 2b − 3c = 1
 
b + 4c − d = 1
 b + 4c − 1 = 1

aP0 + bP1 + cP2 + dP3 = Q ⇐⇒  ⇐⇒ 



c + 6d = 1 


c+6 =1
 

d=1 
d=1
 
a + 2b + 15

 =1 a + 44

 = −14
 
b − 20 = 2
 b = 22

⇐⇒ ⇐⇒




c= −5 



c= −5
 

d=1 
d=1



a = −58

b = 22

⇐⇒




c= −5


d=1

Ainsi, les coordonnées de Q dans C sont (−58, 22, −5, 1) .

Exercice 15. Soit S3 (R) l’ensemble des matrices symétriques de M3 (R), c’est-à-dire l’ensemble
des matrices A ∈ M3 (R) telles que t A = A.
1. Montrer que S3 (R) est un sous-espace vectoriel de M3 (R).
2. Déterminer dim(S3 (R)).
Solution.
1. Par définition, S3 (R) ⊂ M3 (R) et t 03 = 03 donc 03 ∈ S3 (R). De plus, si A et B sont dans
S3 (R) et λ est un réel alors t (λA + B) = λt A + t B = λA + B donc λA + B ∈ S3 (R).
Ainsi, S3 (R) est un sous-espace vectoriel de M3 (R) .
2. Par définition, une matrice de M3 (R) est une matrice carrée d’ordre 3 égale à sa transposée.
Ainsi, M ∈ M3 (R) si et seulement si elle est donc de la forme
 
a b c
M = b d e 

 = aM1 + bM2 + cM3 + dM4 + eM5 + f M6
c e f
en posant
     
1 0 0 0 1 0 0 0 1
M1 = 0 0 0 M2 = 1 0 0 M3 = 0 0 0
     

0 0 0 0 0 0 1 0 0
     
0 0 0 0 0 0 0 0 0
M4 = 0 1 0 M5 = 0 0 1 M3 = 0 0 0
     

0 0 0 0 1 0 0 0 1
On en déduit que S3 (R) = Vect(M1 , M2 , M3 , M4 , M5 , M6 ). Montrons à présent que la
famille (M1 , M2 , M3 , M4 , M5 , M6 ) est libre. D’après la calcul précédent,
 
a b c
aM1 +bM2 +cM3 +dM 4+eM5 +f M6 = 03 ⇔  b d e  = 03 ⇔ a = b = c = d = e = f = 0
 

c e f
donc la famille est bien libre. Ainsi, (M1 , M2 , M3 , M4 , M5 , M6 ) est une base de S3 (R)
donc dim(S3 (R)) = 6 .

Exercice 16. On considère l’ensemble

E = {f ∈ F (R, R) | ∃ (a ; b ; c) ∈ R3 , ∀x ∈ R f (x) = (ax2 + bx + c) cos(x)}.

1. Montrer que E est une sous-espace vectoriel de F (R, R).


2. Déterminer une base de E et en déduire la dimension de E.

Solution.
1. Considérons les fonctions f0 = cos, f1 : x 7−→ x cos(x) et f2 : x 7−→ x2 cos(x). Alors,

E = {f : x 7−→ (ax2 + bx + c) cos(x) | (a ; b ; c) ∈ R3 }


= {f : x 7−→ ax2 cos(x) + bx cos(x) + c cos(x) | (a ; b ; c) ∈ R3 }
= {af2 + bf1 + cf0 | (a ; b ; c) ∈ R3 }
= Vect(f0 , f1 , f2 )

donc E est un sous-espace vectoriel de F (R, R) .


2. Montrons que la famille (f0 , f1 , f2 ) est libre. Soit a, b et c des réels tels que af0 +bf1 +cf2 =
0F (R,R) . Alors, pour tout réel x, a cos(x) + bx cos(x) + cx2 cos(x) = 0. En particulier, pour
x = 0, on obtient a = 0 et donc, pour tout réel x, bx cos(x) + cx2 cos(x) = 0. Pour x = π,
on en déduit que −bπ − cπ 2 = 0 donc, en divisant par π ̸= 0, on obtient −b − cπ = 0 et,
pour x = −π, on obtient bπ−cπ 2 = 0 donc b−cπ = 0. Il s’ensuit que b−cπ−(−b−cπ) = 0
donc 2b = 0 c’est-à-dire b = 0 et, par suite, c = 0. Ainsi, a = b = c = 0 donc la famille
est libre. Comme, par ailleurs, d’après la question précédente, (f0 , f1 , f2 ) est une famille
génératrice de E, on conclut que (f0 , f1 , f2 ) est une base de E et donc dim(E) = 3 .

Exercice 17. Dans M2 (R), on considère les deux ensembles suivants :


( ! )
a b
F = ∈ M2 (R) a+d=0 et G = Vect(A, B, C)
c d
! ! !
1 0 0 1 2 1
où A = ,B= et C = .
1 −1 1 0 1 −2
1. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de M2 (R).
2. Déterminer une famille génératrice de F .
3. En déduire une base de F puis sa dimension.
4. La famille (A, B, C) est-elle libre ? En déduire une base de G, ainsi que sa dimension.
5. a. Justifier que A, B et C sont des éléments de F .
b. En déduire que G ⊂ F .
6. Démontrer que G = F .
Solution.
1. On remarque que
( ! ) ( ! )
a b a b
F = ∈ M2 (R) d = −a = (a ; b ; c) ∈ R 3
c d c −a
( ! ! ! )
1 0 0 1 0 0 3
= a +b +c (a ; b ; c) ∈ R
0 −1 0 0 1 0
= Vect(M, N, P )

en posant ! ! !
1 0 0 1 0 0
M= N= P = .
0 −1 0 0 1 0

Ainsi, F est un sous-espace vectoriel de M2 (R) .


2. Le résultat de la question précédente assure que (M, N, P ) est une famille génératrice de F .
3. Montrons que (M, N, P ) est libre. D’après le calcul précédent, pour tous réels a, b et c,
!
a b
aM + bN + cP = 02 ⇐⇒ = 02 ⇔ a = b = c = 0
c −a

donc la famille est libre. On en déduit que (M, N, P ) est une base de F donc dim(F ) = 3 .
4. Soit a, b et c des réels. Alors,
! ! ! !
1 0 0 1 2 1 a + 2c b+c
aA + bB + cC = a +b +c =
1 −1 1 0 1 −2 a + b + c −a − 2c

donc
 
a + 2c = 0
 a + 2c = 0
 


b + c = 0



b + c = 0
 a

 =0
aA + bB + cC = 02 ⇐⇒  ⇐⇒  ⇐⇒ b = 0
a+b+c=0  a=0 

 
 
c=0
−a − 2c = 0 −a − 2c = 0

 

donc (A, B, C) est une famille libre. Or, par définition, c’est une famille génératrice de G
donc (A, B, C) est une base de G et ainsi dim(G) = 3 .
5. a. D’une part, A, B et C sont bien des éléments de M2 (R) et, d’autre part, 1 + (−1) = 0,
0 + 0 = 0 et 2 + (−2) = 0 donc A, B et C appartiennent à F .
b. D’après le résultat de la question précédente, A, B et C appartiennent à F donc,
comme F est un espace vectoriel, par théorème, Vect(A, B, C) ⊂ F i.e. G ⊂ F .
6. Comme G est un sous-espace vectoriel de F et comme dim(F ) = dim(G) = 3, on conclut
que G = F .

Exercice 18. Dans R3 [X], pour tout réel α, on considère Fα = {P ∈ R3 [X] | P (α) = 0}.
1. Soit α ∈ R. Démontrer que Fα est un sous-espace vectoriel de R3 [X].
2. Déterminer la dimension du sous-espace G = F1 ∩ F2 .
3. On pose H = {(X 2 − 3X + 2)Q(X) | Q ∈ R1 [X]}.
Démontrer que H est un sous-espace vectoriel de R3 [X] et en déterminer la dimension.
4. Démontrer que G = H.

Solution.
1. Par définition, Fα ⊂ R3 [X] et le polynôme nul s’annule en α donc 0R3 [X] ∈ Fα . Soit P et
Q deux éléments de Fα et λ un réel. Alors,

(λP + Q)(α) = λP (α) + Q(α) = 0

car P (α) = Q(α) = 0. Ainsi, λP + Q appartient à Fα et on conclut que l’ensemble


Fα est un sous-espace vectoriel de R3 [X] .
2. Par définition,

G = {P ∈ R3 [X] | P (1) = 0 et P (2) = 0}


= {aX 3 + bX 2 + cX + d ∈ R3 [X] | a + b + c + d = 0 et 8a + 4b + 2c + d = 0}
= {aX 3 + bX 2 + cX + d ∈ R3 [X] | a + b + c − 8a − 4b − 2c = 0 et d = −8a − 4b − 2c}
= {aX 3 + bX 2 + cX + d ∈ R3 [X] | −7a − 3b − c = 0 et d = −8a − 4b − 2c}
= {aX 3 + bX 2 + cX + d ∈ R3 [X] | c = −7a − 3b et d = −8a − 4b − 2(−7a − 3b)}
= {aX 3 + bX 2 + cX + d ∈ R3 [X] | c = −7a − 3b et d = 6a + 2b}
= {aX 3 + bX 2 + (−7a − 3b)X + 6a + 2b | (a ; b) ∈ R2 }
= {a(X 3 − 7X + 6) + b(X 2 − 3X + 2) | (a ; b) ∈ R2 }.

Ainsi, si on pose P1 = X 3 − 7X + 6 et P2 = X 2 − 3X + 2 alors G = Vect(P1 , P2 ). De plus,


si a et b sont deux réels tels que aP1 + bP2 = 0R3 [X] alors, d’après le calcul précédent,
aX 3 + bX 2 + (−7a − 3b)X + 6a + 2b est le polynôme nul donc a = b = 0. Ainsi, (P1 , P2 )
est libre donc c’est une base de G et on conclut que dim(G) = 2 .
3. Par définition,

H = {(X 2 − 3X + 2)(aX + b) | (a ; b) ∈ R2 }
= {a(X 3 − 3X 2 + 2X) + b(X 2 − 3X + 2) | (a ; b) ∈ R2 }

donc H = Vect(Q1 , Q2 ) où Q1 = X 3 − 3X 2 + 2X et Q2 = X 2 − 3X + 2. Ainsi, H est un


sous-espace vectoriel de R3 [X]. Montrons que (Q1 , Q2 ) est libre. Soit a et b deux réels.
Alors,

aQ1 + bQ2 = a(X 3 − 3X 2 + 2X) + b(X 2 − 3X + 2) = aX 3 + (−3a + b)X 2 + (2a − 3b)X + 2b

donc 


 a=0

−3a + b

=0
aQ1 + bQ2 = 0R3 [X] ⇐⇒ ⇐⇒ a = b = 0




2a − 3b =0


2b = 0

donc (Q1 , Q2 ) est libre. On conclut que (Q1 , Q2 ) est une base de H donc dim(H) = 2 .
4. Si P ∈ H alors il existe Q ∈ R1 [X] tel que P = (X 2 − 3X + 2)Q donc P (1) =
(12 − 3 × 1 + 2)Q(1) = 0 et P (2) = (22 − 3 × 2 + 2)Q(2) = 0 et ainsi P ∈ G. On en déduit
que H ⊂ G et, comme dim(G) = dim(H), on conclut que G = H .
Exercice 19. Dans R4 , on considère, d’un part, les vecteurs

u = (1, 0, 1, 0) v = (0, 1, −1, 0) et w = (1, 1, 1, 1)

et, d’autre part, les vecteurs

x = (0, 0, 1, 0) et y = (1, 1, 0, −1).

On pose F = Vect(u, v, w) et G = Vect(x, y).


1. Déterminer les dimensions de F et de G.
2. On pose H = F ∩ G.
a. Justifier que dim(H) ∈ {0, 1, 2}.
b. Montrer que si dim(H) = 2 alors x ∈ F et aboutir à un contradiction.
c. Montrer que si dim(H) = 0 alors (u, v, w, x, y) est libre et aboutir à une contradiction.
d. En déduire la dimension de H.
Solution.
1. • Montrons que la famille (u, v, w) est libre. Soit a, b et c des réels. Alors, au + bv + vw =
(a + c, b + c, a − b + c, c) donc

 a+c=0 
=0a


 
b + c = 0
 
au + bv + cw = 0R3 ⇐⇒ ⇐⇒ b = 0

 a−b+c =0 





c=0

c=0

donc (u, v, w) est libre et ainsi (u, v, w) est une base de F = Vect(u, v, w) donc dim(F ) = 3 .
• Montrons que la famille (x, y) est libre. Soit a et b des réels. Alors, ax + by = (b, b, a, −b)
donc ax + by = (0, 0, 0, 0) si et seulement si a = b = 0 donc (x, y) est libre et, comme
précédemment, dim(G) = 2 .
2. a. Comme H ⊂ G, dim(H) ⩽ 2 donc dim(H) ∈ {0, 1, 2} .
b. Supposons que dim(H) = 2. Alors, en raison des dimensions, H = G donc G ⊂ F .
En particulier, x ∈ F donc il existe des réels a, b et c tels que x = au + bv + cw. Or,
comme on l’a vu précédemment, au + bv + vw = (a + c, b + c, a − b + c, c) donc
 


a+c=0 

 a=0
 
b + c = 0
 b = 0

au + bv + cw = x ⇐⇒  ⇐⇒⇐⇒ 



a−b+c=1 


0 =1
 

c=0 
c=0

et on obtient un système incompatible. C’est absurde donc dim(H) ̸= 2 .


c. Supposons que dim(H) = 0 c’est-à-dire que H = {0R4 }. Montrons qu’alors (u, v, w, x, y)
est libre. Soit a, b, c, d et e des réels tels que au + bv + cw + dx + ey = 0. Alors,
au + bv + cw = −dx − dy donc au + Bv + cw ∈ F ∩ G = H. Ainsi, au + bv + cw = 0R4
mais comme (u, v, w) est libre, on en déduit que a = b = c = 0. Dès lors, dx + ey = 0R4
et, comme (x, y) est libre, d = e = 0. Ainsi, a = b = c = d = e = 0 donc (u, v, w, x, y)
est libre. Or, ce sont des vecteurs de R4 qui est de dimension 4 donc le cardinal d’une
famille libre ne peut pas excéder 4. On arrive à une absurdité donc dim(H) ̸= 0 .
d. On a vu que dim(H) ∈ {0 ; 1 ; 2}, que dim(H) ̸= 2 et que dim(H) ̸= 0 donc on conclut
que dim(H) = 1 .

Exercice 20. Dans R3 [X], on considère les polynômes


P1 = X 3 + 1 P2 = X 3 + X P3 = X 3 + X 2 et P4 = X 3 .
On pose B = (P1 , P2 , P3 , P4 ).
1. Écrire la matrice A de B dans la base canonique de R3 [X].
2. Montrer que B est une base de R3 [X].
3. Écrire la matrice B de (1, X, X 2 , X 3 ) dans la base B.
4. Calculer AB. Qu’en déduit-on ?
Solution.
1. Dans la base (1, X, X 2 , X 3 ), la matrice de B est

1 0 0 0
 
0 1 0 0
A= .
 
0 0 1 0
1 1 1 1

2. Méthode 1. Soit a, b, c et d des réels. Alors,


aP1 +bP2 +cP3 +dP4 = a(X 3 +1)+b(X 3 +X)+c(X 3 +X 2 )+dX 3 = (a+b+c+d)X 3 +cX 3 +bX+a
donc



a+b+c+d =0

c = 0

aP1 + bP2 + cP3 + dP4 = 0R3 [X] ⇐⇒  ⇔a=b=c=d=0



b=0


a=0

donc la famille B est libre. Comme dim(R3 [X]) = 4, on en déduit que B est une base de
R3 [X].
Méthode 2. A est une matrice triangulaire inférieure donc les coefficients diagonaux sont
non nuls donc elle est inversible. Dès lors, rg(A) = 4 donc, par théorème, rg(F) = 4 i.e.
dim(Vect(B)) = 4 et ainsi, comme dim(R3 [X]) = 4, B est une base de R3 [X] .
3. On remarque que 1 = P1 − P4 , X = P2 − P 4, X 2 = P3 − P4 et X 3 = P4 donc la matrice
de la base canonique de R3 [X] dans la base B est

1 0 0 0
 
 0 1 0 0
B= .

 0 0 1 0

−1 −1 −1 1

4. On vérifie que
1 0 0 0 1 0 0 0
  
0 1 0 0  0
  1 0 0
AB =   = I4
 
0 0 1 0 0 0 1 0

 
1 1 1 1 −1 −1 −1 1
donc on peut en déduit que B = A−1 .
Exercice 21. Dans R4 , déterminer le rang des familles de vecteurs suivantes :
1. (u, v, w) avec u = (1, 1, 1, 1), v = (1, −1, 1, −1) et w = (1, 0, 1, 1).
2. (u, v, w, x) avec u = (1, 1, 0, 1), v = (1, −1, 1, 0), w = (2, 0, 1, 1) et x = (0, 2, −1, 1).
Solution.
1. La matrice de (u, v, w) dans la base canonique de R4 est
1 1 1
 
1 −1 0
M =
 
1 1 1

1 −1 1
Cette matrice a le même rang successivement que
1 1 1 1 1 1 1 1 1
     
0 −2 −1 L ← L − L 0 −2 −1 0 −2 −1
  2 2 1    
0 0 0  L3 ← L3 − L1 0 −2 0  L3 ↔ L4 0 0 1  L3 ← L3 − L2
     

0 −2 0 L4 ← L4 − L1 0 0 0 0 0 0

Il y a trois pivots donc le rang de M est 3 et ainsi le rang de (u, v, w) est égal à 3 .
2. La matrice de (u, v, w, x) dans la base canonique de R4 est
1 1 2 0
 
1 −1 0 2 
M =
 
0 1 1 −1

1 0 1 1
Cette matrice a le même rang successivement que
1 1 2 0 1 1 2 0
   
0 −2 −2 2  L ← L − L 0 −2 −2 2
  2 2 1  
0 1 1 −1 0 0 0 0 L3 ← L3 + 12 L2
   

0 −1 −1 1 L4 ← L4 − L1 0 0 0 0 L4 ← L4 − 12 L2

Il y a deux pivots donc le rang de M est 2 et ainsi le rang de (u, v, w, x) est égal à 3 .

Exercice 22.
1. Soit P ∈ R[X]. Montrer que si, pour tout réel x, P (ex ) = 0 alors P est le polynôme nul.
2. Pour tout k ∈ N, on note fk : x 7−→ ekx . Déduire de la question précédente que, pour
tout n ∈ N, la famille (f0 , f1 , ..., fn ) est une famille libre de F (R, R).
3. Conclure que F (R, R) n’est pas de dimension finie.
Solution.
1. Supposons P ̸= 0R[X] et notons n le degré P . Alors, comme exp est strictement croissante
sur R, e0 < e1 < · · · < en donc les n + 1 nombres ek pour k ∈ J0, nK sont tous distincts. De
plus, par hypothèse, ce sont des racines de P donc P a un nombre de racines strictement
supérieur à son degré, ce qui est absurde. On conclut donc que P est le polynôme nul .
n
X
2. Soit n ∈ N et a0 , a1 , ..., an des réels tels que ak fk soit la fonction nulle. Alors, pour
k=0
n n n
ak ekx = 0 donc ak (ex )k = 0. Ainsi, si on pose P = ak X k ∈ R[X],
X X X
tout réel x,
k=0 k=0 k=0
pour tout réel x, P (ex ) = 0 donc, d’après la question précédente, P est le polynôme nul
c’est-à-dire a0 = a1 = · · · = an = 0. Ainsi, la famille (f0 , f1 , ..., fn ) est libre .
3. Supposons que F (R, R) soit de dimension finie et notons n sa dimension. Alors, (f0 , f1 , ..., fn )
est une famille de vecteurs de F (R, R) contenant n + 1 vecteurs donc, par propriété,
elle est liée, ce qui contredit le résultat de la question précédente. Ainsi, on conclut que
F (R, R) n’est pas de dimension finie .

Exercice 23. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n et B = (e1 , e2 , ..., en ) une base de E.
Pour tout i ∈ J1, nK, on pose fi = e1 + e2 + · · · + ei .
Montrer que B ′ = (f1 , f2 , ..., fn ) est une base de E.

Solution. Comme B ′ est de cardinal égal à la dimension de E, il suffit de montrer que cette
famille est génératrice. Or, la matrice de B ′ dans la base B est

1 1 ··· ··· 1
 
 .. .. 
0
 1 . .
. . . . . . . .. 
M= . . . . .
. 
.
. .. .. 
. . . 1 
0 ··· ··· 0 1

Cette matrice est triangulaire supérieure et tous ses termes diagonaux sont égaux à 1 donc il y
a n pivots et ainsi rg(M ) = n. Dès lors, rg(B ′ ) = dim(Vect(B ′ ) = n donc B ′ est génératrice et,
par suite, B ′ est une base de E .

Exercice 24. Soit E un K-espace vectoriel et F et G deux sous-espaces vectoriels de E. Montrer


que F ∪ G est un espace vectoriel si et seulement si F ⊂ G ou G ⊂ F .

Solution. Supposons que F ∪ G soit un espace vectoriel et que F ne soit pas inclus dans G.
Alors, il existe f ∈ F tel que f ∈/ G. Soit g ∈ G. Alors, f ∈ F ⊂ F ∪ G et g ∈ G ⊂ F ∪ G donc,
comme F ∪ G est un espace vectoriel, f + g ∈ F ∪ G. Ainsi, f + g appartient à F ou à G. Si
f + g ∈ G alors il existe g ′ ∈ G tel que f + g = g ′ donc f = g ′ − g. Or, G est un espace vectoriel
donc, comme g et g ′ appartiennent à G, g − g ′ aussi donc f ∈ G, ce qui contredit l’hypothèse.
Ainsi, f + g ∈ F donc il existe f ′ ∈ F tel que f + g = f ′ et donc, de même, g = f ′ − f ∈ F . On
a donc montré que tout vecteur de g de G appartient à F donc G ⊂ F . Ainsi, on a bien montré
que si F ∪ G est un espace vectoriel alors F ⊂ G ou G ⊂ F .
Réciproquement, si F ⊂ G alors F ∪ G = G est un espace vectoriel et si G ⊂ F alors
F ∪ G = F est un espace vectoriel.
Finalement, on conclut que F ∪ G est un espace vectoriel si et seulement si f ⊂ G ou G ⊂ F .

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