Cours de Chimie Générale 2016-2017
Cours de Chimie Générale 2016-2017
Polycopié du cours
Sommaire
Chapitre I : Rappels et notions fondamentales 3
1. Etats de la matière 3
2. Atomes et molécules 4
2.1. Atomes 4
2.2. Masse atomique 4
2.3. Nombre Avogadro 5
2.4. Mole et masse molaire 5
2.5. Molécules 5
2.6. Masse molaire moléculaire 6
2.7. Composition massique 6
3. Les solutions 7
3.1. Définition 7
3.2. Concentration molaire 7
3.3. Concentration massique 8
3.4. Normalité 8
3.5. Molalité 9
3.6. Fraction molaire 9
3.7. Dilution d’une solution 9
Chapitre II : Structure de l’atome 10
1. L’atome 10
2. Expérience de Rutherford 11
2.1. Structure de l’atome 12
2.2. Caractéristique de l’atome 13
3. Les isotopes 14
3.1. Détermination de la masse des isotopes 14
3.2. La masse atomique moyenne 15
3.3. La cohésion du noyau 15
3.3.1. Energie de cohésion 15
3.3.2. Comparaison d’une réaction chimique par une réaction nucléaire 16
3.3.3. Unité de l’énergie d’un électron 16
3.3.4. L’énergie moyenne de liaison nucléaire 16
Chapitre III : La radioactivité 18
1. Définition 18
2. Rayonnement Alpha (α) 18
3. Rayonnement Bêta (-β) 18
4. Rayonnement Bêta (+β) 19
5. Rayonnement gamma (Ɣ) 19
6. La radioactivité naturelle des familles radioactives naturelles 19
7. La décroissance radioactive 20
8. Activité où intensité où vitesse radioactive 21
9. Période radioactive 21
10. Domaines d’application 21
Chapitre IV : Quantification de l’énergie 23
1. Théorie ondulatoire de la lumière 23
1.1. Ondes lumineuses 23
1.2. Théorie quantique (Nature corpusculaire de la lumière) 24
1.3. Effet photoélectrique 24
Le présent cours constitue une introduction aux lois et concepts qui couvrent les propriétés
de la matière et ses transformations. Bien qu’elles aient été conçues pour les étudiants qui se
destinent aux sciences alimentaires, sciences biomédicales et pharmaceutiques, leur usage
est évidemment possible pour qui veut accéder aux fondements de la chimie.
Ce polycopié porte essentiellement sur les notions fondamentales de chimie générale (structure
de la matière).
Avec des étudiants de formation et de niveau souvent très différents, l’enseignant du premier
cycle de l’enseignement supérieur rencontre des difficultés pédagogiques non négligeables.
Pour cela, un rappel de quelques notions fondamentales (les états de la matière, les atomes et
les molécules, les solutions) est nécessaire pour la compréhension du programme que ce soit
en cours, en travaux dirigés ou en travaux pratiques. Les notions les plus modernes dans le
domaine de la structure de la matière ont été plus détaillées dans ce cours.
Ce polycopié commence par des rappels et des notions générales dans le chapitre (I) afin de
faire une plate forme aux étudiants. Le chapitre (II) se rapporte à la structure de l’atome
Le chapitre (V) est dédié à la classification périodique des éléments où seront traités
plusieurs points (principe de la classification périodique, lois et propriétés, propriétés
physiques et chimiques des familles d'éléments, les familles chimiques).
1
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Le chapitre (VII) est consacré à la liaison chimique (la liaison ionique, la liaison covalente,
structure de Lewis, la liaison dative……...
Le dernier chapitre (chapitre VIII) est réservé à la cinétique chimique ou on étudie l'évolution
dans le temps des systèmes réactionnels
Ce polycopié de cours représente une synthèse des cours que j’ai assurés depuis mon
recrutement en 2001 à ce jour au sein de plusieurs départements à l’université de Tébessa
(Technologie, science exacte et sciences de la terre) et à l’université des frères Mentouri
Constantine (à l’institue de l’INATAA).
1- Notions générales
2- Structure de l’atome
3- Noyau et radioactivité
4- Classification périodique des éléments
5- Etat de la matière
6- Thermodynamique chimique 7- Cinétique chimique
2
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La matière se trouve dans la nature sous forme de mélanges (homogène ou hétérogène), et sous
formes de corps purs.
La séparation des mélanges hétérogènes par l’action d’un procédé physique donne des
mélanges homogènes, ces derniers peuvent de nouveau être séparés pour avoir des corps
purs. Il existe plusieurs techniques de séparation des constituants d’un mélange en corps
purs (distillation, décantation,…) et des constituants de corps purs composés en corps purs
simples (électrolyse, radiolyse, etc).
Un corps pur est caractérisé par ses propriétés chimiques ou physiques (température de
fusion, température d’ébullition, masse volumique, indice de réfraction, etc…). On distingue
deux catégories de corps purs :
1. Etats de la matière
La matière existe sous trois formes : solide, liquide et gaz. La température et la pression
jouent un rôle très important dans le changement d’état. Le passage de la matière de l’état
solide à l’état liquide se fait par fusion, de l’état liquide à l’état gazeux par vaporisation et de
l’état solide à l’état gazeux par sublimation. Ces transformations sont illustrées par la Figure
1 ci-dessous :
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2. Atomes et molécules
2.1. Atomes
La notion d’atome remonte à 400 ans avant J.C., apparaissant dans les écrits de
Démocrite, un philosophe grec, mais les premières preuves expérimentales de
l’existence des atomes ont été rassemblées en 1805 par Dalton :
✓ Loi des proportions définies énoncée par Joseph Proust, selon laquelle lorsque
deux ou plusieurs corps simples s'unissent pour former un composé défini, leur
combinaison s'effectue toujours selon un même rapport pondéral. Cette loi constitue,
avec la loi des proportions multiples, la base de la stœchiométrie en chimie.
Lavoisier émit son hypothèse atomique, suggérant que la matière est constituée
d’atomes et qu’un élément est caractérisé par des atomes de même masse. Lors d’une
réaction chimique, les atomes ne sont ni créés, ni détruits ; ils se recombinent. Ses
travaux lui permirent d’élaborer une échelle des masses atomiques relatives avec
quelques erreurs dues à des mauvaises formulations des composés chimiques, par
exemple il considéra que la formule de l’eau était HO conduisant à une masse 2 fois
trop petite pour l’oxygène.
• L’atome est une quantité de matière infiniment petite (un diamètre d≈1Å et une masse m≈10 -
26
kg).
Exemple :
• L’atome de carbone C a un diamètre d de (d=1,8A°) et une masse m de (m ≈ 2. 10-26 kg).
• Un élément chimique X est une espèce donnée d’atomes. Il est caractérisé par un numéro
atomique Z et un nombre massique A, est désigné par une abréviation appelée symbole
𝑨
𝒁 𝑿.
Exemple :
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plus léger et donc arbitrairement, on considéra que la masse de l’hydrogène (H) était de 1
u.m.a (unité de masse atomique). Les masses des autres éléments étaient déduites
notamment de la mesure des densités et des masses volumiques des gaz avec l’hypothèse
que des volumes égaux des gaz contiennent le même nombre de molécules à température et
pression identiques (Hypothèse d’Avogadro).
Exemple :
Calcul de la masse relative de l’oxygène par Avogadro en 1811 :
Densité de O2 = 1,10359 (mesurée par gay-Lussac)
Densité de H2 = 0,07321
La mole (mol) est l’unité que les chimistes utilisent pour exprimer un grand nombre d’atomes.
On définit une mole comme étant le nombre d’atomes qu’il y a dans 12g de carbone 12. Le
nombre d’atomes dans une mole est appelé Nombre d’Avogadro (NA = 6.023 × 1023 mol-1).
La masse molaire (M) est la masse d’une mole d’atomes. L’unité de masse atomique est le
1/12 de la masse d’un atome de carbone 12.
Exemple :
MmNa = 3,8 x10-23g => MNa = m x N = 23 g/mol.
2.5. Molécules
Une molécule est une union de deux ou plusieurs atomes liés entre eux par des liaisons.
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C’est la plus petite partie d’un composé qui a les mêmes propriétés que le composé.
Exemples :
Exemple :
MNaOH = MNa + MO + MH = 40 g/mol
Exemple 1 :
Dans l’eau le pourcentage massique en oxygène et en hydrogène sont respectivement 88,8% et
11,2%
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Exemple 2 :
Un gaz contient 81,1% de bore et 18,9% d’hydrogène ; sachant que sa masse molaire est de
53,32g/mol et les masses molaires du bore et de l’hydrogène sont respectivement (M B = 10,811
g/mol et MH = 1g/mol).
On suppose le gaz est d’une formule brute de BxHy. La masse molaire du gaz est :
3. Les solutions
3.1. Définition
Une solution est obtenue par dissolution d’une espèce chimique (soluté) dans un solvant.
L’espèce chimique dissoute s’appelle le soluté ; il peut être sous forme solide, liquide ou gaz.
Après dissolution, le soluté peut être sous forme d’ions ou sous forme de molécules. Une
solution est dite aqueuse si le solvant est l’eau.
Exemple :
L’obtention d’un verre d’eau sucré exige la dissolution d’un morceau de sucre dans l’eau. Le sucre
constitue le soluté, tandis que l’eau joue le rôle de solvant.
Une solution est dite saturée quand le solvant ne peut plus dissoudre le soluté.
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Exemple :
Afin de préparer une solution de diiode (I 2), on dissout une masse m = 50,0mg de cristaux de
diiode (I2) dans 75,0mL de cyclohexane. La concentration massique du diiode dans le
cyclohexane est :
3.4. Normalité
La normalité (N) est le nombre d’équivalent-grammes par litre de solution.
-gr.L-1)
éq-
𝒏é𝒒−𝒈𝒓 = 𝒁 × 𝒏
Donc :
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(réaction qui est à l'étude).
𝑁 = 𝐶𝑀 × 𝑍
3.5. Molalité
La molalité d'une solution (bi) est définie comme la quantité d'un constituant ni (en moles)
divisée par la masse du solvant msolvant (Pas la masse de la solution). La molalité s'exprime en
moles par kilogramme (mol/kg). On indique à la molalité d’un constituant (i) par le symbole (bi)
pour ne pas confondre avec le symbole de la masse (m).
Exemple :
Pour préparer un volume V1 = 100 ml d’une solution fille d’hydroxyde de potassium de
concentration C1 = 2,5.10-3mol.L-1, à partir d’une solution d’hydroxyde de potassium mère de
concentration C0 = 5,0.10-2mol.l-1, il faut prélever un volume V 0 de la solution mère égale à:
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Les chimistes ont mis en évidence une centaine d’éléments qui, tels que l’oxygène ou
l’hydrogène, entrent dans la composition de la matière. Les savants du XIX ème siècle, en
mettant en évidence les lois pondérales de la chimie, ont établi une échelle où tous les
éléments connus se classent par nombre de masse. En choisissant arbitrairement l’unité pour
l’élément le plus léger (H1), tous les éléments se voient alors attribuer un nombre de masse
bien défini. La chimie moderne a montré que ces propriétés sont dues à l’existence des
atomes. Chaque élément correspond à une espèce d’atomes ou à une famille d’isotopes ayant
une masse donnée.
1. L’atome
Vers le 15e siècle, des savants commencèrent à progresser dans la connaissance de la matière
et à mettre en doute les concepts aristotéliciens du monde et de la matière. Robert Boyle
(1627-1691), chimiste anglais, la matière était faite de quelques substances simples appelées
éléments.
Dans les années 1780, A. L. Lavoisier (1743-1794) réussit à décomposer l'oxyde de mercure et
énonça la loi de la conservation de la masse :
J. J. Thomson (1856 - 1940) qui découvrit l'électron en 1897, a proposé un modèle, dans
lequel il compare l'atome à une boule de matière de charge électrique positive, « piquée »
d'électrons, particules de charge négative (Figure 3). Dans un matériau solide comme l'or,
ces sphères seraient empilées de façon à occuper un volume minimal.
Millikan, par simple mesure de vitesse par le rapport de la distance parcourue sur le temps
mis pour la parcourir sur une gouttelette d'huile qu'il ionisait en l'irradiant par rayons X,
observa expérimentalement que les valeurs d'ionisation étaient toutes multiples entières de
1
0
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e=1,592×10−19 C, constante que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de charge élémentaire
(avec une valeur mise à jour légèrement différente : e=1,60217646×10−19 C) et que l’on note
traditionnellement e ; cette expérience s'est avérée être la première preuve de la
quantification de la charge électrique qui est strictement toujours un multiple entier positif
ou négatif de cette valeur fondamentale e.
Toute matière est constituée de particules élémentaires indivisibles lors des transformations
chimiques. Ces particules microscopiques simples, qui ne peuvent être fractionnées,
indestructibles sont appelées les atomes.
Ces atomes sont désignés par des symboles avec une lettre majuscule où deux lettres dont la
première est en majuscule et la deuxième en minuscule pour différencier entre les éléments
qui commence par la même lettre (H, C, Cl, N, Ne, O, F, Fe…..) et ont des propriétés
physiques et chimiques propres et ils constituent les éléments de la matière.
2. Expérience de Rutherford
Lord E. Rutherford, (1871-1937), physicien britannique, fut, en 1908, lauréat du prix
Nobel de chimie pour ses découvertes sur la structure de l'atome. En 1909, E. Rutherford
réalise une expérience décisive pour la connaissance de la structure de l'atome en
bombardant une mince feuille d'or avec des particules neutres. Il observa que la plupart des
particules traversaient la feuille sans être déviées, alors que certaines étaient détournées.
Rutherford vient juste de montrer que les particules α émises par certaines sources
radioactives sont des ions hélium (He 2+) (atomes d'hélium ayant perdu 2 électrons). Lors de
son expérience, il bombarde une feuille d'or de très faible épaisseur (0,6 µm) par des
particules α émises par une source de radium. Les taches qui apparaissent sur un écran
fluorescent lui permettent de connaître la trajectoire suivie par les particules (Figure 4)
Rutherford constate alors que la grande majorité d'entre elles traversent la feuille d'or sans
être déviées, la tache lumineuse principale observée sur l'écran garde en effet la même
intensité avec ou sans feuille d'or. Quelques impacts excentrés montrent que seules
quelques-unes sont déviées. D'autres (1 sur 2.104 à 3.104) semblent renvoyées vers l'arrière.
1
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En 1911, après une longue réflexion, Rutherford propose un nouveau modèle, dans lequel
l'atome est constitué d'un noyau chargé positivement, autour duquel des électrons, chargés
négativement, sont en mouvement et restent à l'intérieur d'une sphère. Le noyau est 10 4 à 105
fois plus petit que l'atome et concentre l'essentiel de sa masse. L'atome est donc
essentiellement constitué de vide.
Un élément est caractérisé par le nombre de protons dans le noyau : c’est le numéro atomique Z
et le nombre de nucléons (protons + neutrons) définit le nombre massique A.
Exemple :
Le noyau de l'hydrogène est constitué d'un seul proton. Le noyau d'hélium est constitué de 2
protons et 2 neutrons.
Les ions sont en fait des atomes ayant gagné ou perdu des électrons, ils sont ainsi chargés
négativement (anions) où positivement (cations).
1
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𝒁𝑿
𝑨
Remarques : Pour une espèce d’atome
1
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3. Les isotopes
Deux atomes dont le noyau compte le même nombre de protons mais un nombre différent de
neutrons sont dits « isotopes » de l'élément chimique défini par le nombre de protons de ces
atomes. Parmi les 118 éléments observés, seuls 80 ont au moins un isotope stable (non
radioactif) : tous les éléments de numéro atomique inférieur ou égal à 82, c'està-dire jusqu'au
plomb 82Pb, hormis le technétium 43Tc et le prométhium 61Pm. Parmi ceuxci, seuls 14 n'ont
qu'un seul isotope stable (par exemple le fluor, constitué exclusivement de l'isotope 19F), les
66 autres en ont au moins deux (par exemple le cuivre, dans les proportions 69 % de 63Cu et
31 % de 65Cu, ou le carbone, dans les proportions 98,9 % de 12C et 1,1 % de 13C).
Les isotopes sont donc des éléments qui ont le même nombre Z mais des nombres de A
différents. Ils ont les mêmes propriétés chimiques, mais ils ont un nombre massique A
différents.
Exemples :
On peut citer comme exemples les isotopes de l’oxygène et du chlore : 168𝑂; 17
8𝑂; 18
𝑂;
8
35𝐶𝑙; 3717𝐶𝑙;
… 17
1
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Un grand nombre d’éléments existe à l’état naturel sous forme d’un mélange d’isotopes dont
la masse moyenne de cet élément est relative aux masses des différents isotopes et leurs
abondances.
2𝐻 1
0,015 3,0160492777
Carbone 98,93 12
13𝐶 1,07 13,003354
6
35
17𝐶𝑙
Chlore 75,77 34,968852
37
24,23 36,965902
17𝐶𝑙
Remarques:
• Un élément chimique (X) est caractérisé par son numéro atomique Z,
• Les isotopes sont les éléments qui ont le même numéro atomique Z
• Les isobares sont les éléments qui ont le même nombre de masse A
• Les isotones sont les éléments qui ont le même nombre de neutrons N
Exemple :
Le magnésium se trouve dans la nature sous forme de trois isotopes 24Mg, 25Mg, 26Mg avec
des abondances de 78,60%, 10,11%, 11,29% respectivement, et les masses des isotopes sont
:
3. 3. La cohésion du noyau
3.3.1. Energie de cohésion
On sait que les protons chargés positivement sont concentrés dans le noyau sans se repousser
entre eux, pour comprendre ça il faut connaitre l’énergie de liaison nucléaire. Si on
considère la formation d’un noyau d’hélium (He) à partir des nucléons selon la réaction:
Δm = 4,031886 – 4,001503
Δm = 0,030383 u.m.a
La formation du noyau de l’hélium est accompagnée par un dégagement important
d’énergie, les constituants eux même présentent cette énergie sous forme d’une fraction de
sa masse selon la relation d’Einstein :
ΔE = Δm.C2
C : vitesse de la lumière
ΔE : c’est l’énergie de liaison du noyau, elle assure la cohésion du noyau.
Les noyaux qui ont une énergie moyenne de liaison par nucléon entre 6 et 9Mev sont stables,
la stabilité est plus grande quand l’énergie moyenne de liaison par nucléon est plus élevée.
Les isotopes (éléments) qui ont une énergie moyenne de liaison par nucléon est faible sont
instables et on dit qu’ils sont radioactifs.
Exemple :
Pour le noyau d’hélium, ΔE =28,37 MeV
Donc : .
1
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1. Définition
On appelle radioactivité la transformation de noyaux atomiques au cours desquelles un
rayonnement est émis. Ces rayonnements sont par exemple
✓ des rayons gamma (ᵞ) constitués de photons de très grande énergie (très grande
fréquence);
✓ des particules matérielles: rayons alpha, composés de noyaux 42He (ou 42α);
0
rayons béta, composés d'électrons -1 e ou (0-1β-)
0
ou de rayons 1 e݁ ̅ positrons (= antiélectrons) (01β+)
1
neutrons 0 n protons 11P
La radioactivité naturelle est l’intégralité des éléments présents sur terre celle qui existe dans la
nature.
La radioactivité artificielle est celle obtenue par bombardement de noyaux atomiques par des
particules (neutrons, protons, particules (α), électrons, positrons, …). En fonction de la
nature du rayonnement émis, on peut distinguer :
1
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On observe l'émission d'un noyau d'hélium (constitué de deux neutrons et de deux protons). Il y
a en parallèle émission d'un photon (Ɣ). X: noyau père. Y: noyau fils. Le radium 226 ainsi que
l'uranium 238 sont des émetteurs alpha.
Néanmoins, le noyau garde le même nombre de nucléons et donc la masse atomique ne change pas.
L'iode 122 est un émetteur bêta plus.
(Ɣ) qui correspond à l’émission de photons de longueur d’onde dans le vide comprise entre 10 -
14
et 10-12 m.
La capture d'un neutron par un noyau est un autre type d'évènement entraînant un rayonnement
de type gamma (Ɣ)
1
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Quand la désintégration donne un noyau radioactif, il se désintègre en donnant à son tour un
noyau qui peut être radioactif et ainsi de suite. IL y a alors une série de nucléides qui
apparaissent l’un après l’autre et l’ensemble constitue une famille radioactive. On distingue
alors trois familles radioactives:
→⋯ 20682𝑃𝑏
7. La décroissance radioactive
Soit la désintégration radioactive :
A*----→ B ou B est stable. Expérimentalement, on peut compter le nombre de particules
émises par unité de temps.
-
Ou : est la concentration radioactive ou de décroissance en (s-1) ou (min-1), ….etc.
C’est une constante pour un isotope donné, elle le caractérise. L’intégration de cette équation
donne : - à t = 0, on a N = N0
- à t ≠ 0, on a N = Nt,
𝑵𝒕 = 𝑵𝟎 × 𝒆(−𝝀 .𝒕)
On aura :
Donc :
A=
L’unité de l’activité radioactive est le Becquerel (Bq) ou Désintégration par seconde (dps):
- le Becquerel (Bq) et 1Bq = 1(dps).
- désintégration par seconde (dps)
- Curie (Ci) et Ci = 13.7.1010Bq (ce qui correspond à l’activité d’un gramme de radium).
9. Période radioactive
La période ou temps de demi-vie d’un noyau radioactif (T) est le temps au bout duquel la moitié
des noyaux radioactifs présents à t=0 est désintégrée (Figure 6).
T = t1/2, Nt = ; T
2
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10. Domaines d’application
• Domaine de l’armement : missiles nucléaires, bombe atomique, etc…
• Source d’énergie (production de l’électricité)
• L’activité radioactive est utilisée dans le domaine juridique pour déterminer la date de décès des
victimes.
Exemple :
Dans un échantillon de carbone prélevé sur une momie, l’activité du C-14 a diminuée à la
valeur 60 % de la valeur initiale. Calculer la date de la mort de la personne.
On a :
2
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Le modèle actuel de l’atome est un modèle nucléaire comme celui de Rutherford : la masse
se concentre dans un petit noyau central. Le noyau atomique a un diamètre 10 4 fois plus petit
que celui de l’atome.
La période T est le temps au bout duquel le vecteur vibrant ( ) retrouve le même module
et dans la même direction.
Le nombre de longueur d’onde parcourue par seconde est la fréquence ν de la lumière est donné
par :
2
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Le spectre électromagnétique se compose de l’ensemble des ondes lumineuses où la
fréquence ν peut prendre toutes les valeurs de façon continue. Le spectre visible, n’est
qu’une petite partie du spectre complet des radiations électromagnétiques (Figure 8). Il
représente la partie du spectre complet à laquelle l’œil humain est sensible. Il s’étend du
violet au rouge.
.
Avec h constante de Planck: h = 6,62.10-34 J.s,
E : énergie lumineuse transportée par la radiation en Joule ν
: fréquence de la radiation en (s-1) ou (Hz).
Lorsqu’on éclaire une plaque métallique et qu’on procède à un balayage en fréquence pour
la lumière on obtient une émission d’électrons à partir d’une fréquence seuil ʋ 0 qui est
caractéristique du métal utilisé. D’après Einstein, la lumière est porteuse de grains de
matière, les « quanta », appelés aussi les « photons », porteurs chacun d’une énergie E =
h.ν. Ces grains d’énergie viennent frapper les atomes métalliques de la plaque, et s’ils ont
suffisamment d’énergie, ils arrachent des électrons de la plaque, d’où la production de
l’électricité. C’est ce qui constitue l’effet « photoélectrique ».
2
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On irradie alors la surface d’un métal par une lumière de fréquence donnée, alors des électrons
sont émis (arrachés).
- L’émission d’un électron ne se fait seulement si la fréquence de la lumière incidente
est supérieure à une valeur ѵ0 spécifique à chaque métal.
Expérience :
Si on éclaire une plaque métallique avec une lumière monochromatique de fréquence ʋ
supérieure à la fréquence du seuil ν0, l’excès d’énergie par rapport à l’énergie caractéristique
du métal E0 = hν0 est dissipée sous forme d’énergie cinétique prise par les électrons (Figure
9).
∆𝐸𝑝ℎ = ∆𝐸0 +
∆𝐸𝐶 Si : ∆𝐸𝑝ℎ ≥ ∆𝐸0 il y a effet.
2
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longueur d'onde et qu’il existait une relation linéaire entre les nombres d’onde et .
Rydberg a proposé alors une équation empirique qui permet de relier la longueur d’onde λ aux
niveaux d’énergie n par la relation :
2
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Ritz a généralisé cette relation empirique pour trouver les longueurs d’onde de toutes les raies
des différentes séries observées selon la relation :
1. L'atome ne peut pas subir de variation énergétique continue; il ne peut exister que
dans une suite d'états stationnaires correspondant à des niveaux d'énergie E1, E2,
E3, …En sur lesquels l’électron ne rayonne pas.
2
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𝐿⃗ = ; ) = mvr. Sin (
|𝑬𝒏𝟐 − 𝑬𝒏𝟏| = h. ν = ∆𝑬
h : 6,623 10-34J.s (constante de Planck) et ν : fréquence de rayonnement mis en jeu.
Remarques:
• Une absorption d’une radiation est obtenue lorsque l’électron passe du niveau n1au
niveau n2 avec n1 < n2 et ∆𝑬 = + h. ν = 𝑬𝒏𝟐 − 𝑬𝒏𝟏 ˃ 𝟎
• Une émission d’une radiation est obtenue lorsque l’électron passe du niveau n2au
niveau n1 avec n1 < n2 et ∆𝑬 = − h. ν = 𝑬𝒏𝟏 − 𝑬𝒏𝟐 ˂ 𝟎
• D’après le premier postulat de Bohr, le système est en équilibre:
2
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= ‖⃗𝑭⃗⃗⃗𝒄 ‖
Avec :
Or
• D’après le deuxième postulat de Bohr décrivant la quantification du moment cinétique
orbital, on a :
Soit : ……..(2)
Comme h, k, m, et e sont constantes alors r ne dépond que de la valeur du nombre positif
(n) appelé nombre quantique principal
soit :
Pour n = 1, rn = r1 = 0,5290 Å : premier rayon de Bohr pour l'atome d'hydrogène qu’on note
a0.
𝑬𝒕 = 𝑬𝒄 + 𝑬𝟒 ........(4)
Avec :
Avec :
D’où
……..(6)
En remplaçant les équations 5 et 6 dans 4 on obtient l’expression de l’énergie totale de
l’électron sur une orbite stationnaire:
2
9
Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
……..(7)
Le remplacement de l’équation (3) dans l’équation (7) donne :
L'énergie 𝑬𝒕 de l'électron sur l’orbite dépend uniquement de n. Elle est donc quantifiée et ne
peut prendre que quelques valeurs particulières en accord avec l’expression:
Pour n= .
Cette valeur représente l’énergie d’un électron à l’état fondamental de l’atome d’hydrogène.
Définitions :
• L’énergie d’excitation de l’atome d’hydrogène est l’énergie nécessaire pour faire
passer l’électron de l’orbite n1 à une orbite n2 (n1 < n2)
Exemple :
L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène de l’état fondamentale est Ei
Ei = 𝑬∞ - E1 = +13,6 eV
3
0
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Ainsi, on retrouve la formule empirique de Ritz et les différentes séries de raies du spectre
d’émission de l’atome d’hydrogène. Les transitions spectrales entre les différents niveaux
électroniques de l’atome d’hydrogène sont représentées dans le diagramme énergétique
suivant (Figure 12).
3
1
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On appelle ions hydrogénoïdes, des cations qui possèdent un seul électron et Z protons.
Exemple : He+; Li++; Be+++…
Le calcul du rayon, de l’énergie et de la vitesse de l’électron d’un ion hydrogénoïde sur une
orbite n aboutit aux expressions suivantes:
Ces expressions peuvent être retrouvées en remplaçant, dans celles de l’atome d’hydrogène,
la charge du noyau (+e) par (+Ze).Les nombres d’ondes des séries observées dans le spectre
des ions hydrogénoïdes sont données par :
.
3.4. Les nombre quantiques
Donc on a introduit un nombre quantique n qui définit le niveau d’énergie de l’électron, n
est appelé le nombre quantique principal.
L’électron peut tourner sur lui-même, il y a deux possibilités on introduit un quatrième nombre
quantique s appelé nombre de spin.
s prend deux valeurs s = +1/2 et s = -1/2. Donc le nombre de combinaisons précédent sera 2n2.
3
2
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m =-1
m=0
m=1 m=2
Quand n prend la valeur de 4 (n=4), le nombre quantique L peut avoir la valeur de 3 ( l =3) et
on obtiens la sous couche f.
Exemple :
L’atome d’Argon (Z = 18), la première énergie d’ionisation de l’atome d’Argon ( 18Ar) est
l’énergie nécessaire pour arracher le premier électron le moins lié.
Ei2 › Ei1 car l’électron enlevé dans le deuxième cas est arraché à partir d’un ion positif. Les
valeurs de quelques énergies d’ionisation de l’atome d’Argon sont données dans le Tableau
(3) comme exemple:
3
3
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A l’état fondamental, les électrons occupent les niveaux d’énergie les plus bas d’où une
énergie minimale est donc une stabilité maximale. L’énergie des orbitales dépend de n et L
c'est-à-dire le niveau d’énergie se subdivise en sous niveaux énergétiques
L’ordre de remplissage des sous-couches est donné par la règle de Klechkowsky cet ordre est le
suivant :
Le niveau d’énergie des orbitales augmente avec (n + l). Si deux niveaux ont la même valeur de
Exemple :
L’énergie du niveau 4s (n = 4, l = 0, n + l = 4), l’énergie du niveau 3d (n = 3, l = 2, n + l =
5) et l’énergie du niveau 3p (n = 3, l = 1, n + l = 4)
Donc on remplit 4s avant 3d, et on remplit 3p avant 4s.
Exemple :
3
4
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1s2 on a deux électrons dans la couche (n = 1). La sous couche est s donc (l = 0) et (m = 0)
pour chaque électron donc le nombre de spin ces deux électrons ont de nombres de spin
différents.
Exemple :
7N : 1s2, 2s22p3 : les cases quantiques ;
2s2 2p3
Remarque :
Le nombre maximal d’électrons dans une couche (n) est (2n2).
Exemple :
3Li : 1s² 2s1 couche de valence est (n = 2), nombre d’électrons de valence est (1)
6C : 1s² 2s² 2p2. La couche de valence est (n = 2), le nombre d’électrons de valence est (4).
3
5
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Le tableau périodique, reste le moyen le plus important de comparaison entre les divers
éléments chimiques. Il facilite la compréhension des groupes d’éléments, leurs propriétés
chimiques associées, et leurs structures. De plus, cette classification permet de déterminer
les formules des composés et les types de liaison unissant les atomes dans les molécules.
2. Lignes ou périodes
La ligne ou période correspond à une couche électronique identifiée par son nombre
quantique principal noté n. Il y’a 7 couches électroniques connues à l’état fondamental,
donc 7 périodes dans le tableau périodique standard numérotées de 1 à 7.
3. Colonnes ou groupes
Il y’a 18 groupes ou colonnes dont : 8 en bloc A et 10 en bloc B.
3.1. Sous-groupe A
Les 8 familles sont dites principales numérotées de (IA) jusqu'à (VIIIA) et représentées par
deux blocs : bloc S et bloc P.
3.2. Sous-groupe B
Familles situées entre (IIA) et (IIIA). Représentées par le bloc d (éléments de transition).
3
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Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
Les éléments de la même famille ont le même nombre d’électrons de valence. Le numéro de
la famille, correspond au nombre d’électrons de valence. Un élément appartient à la famille
A si ses électrons de valence sont repartis dans la sous couche (nS) et (nS, n P).
Un élément appartient à la famille B si ses électrons de valence sont repartis dans la couche nS-
(n-1)d
Exemple :
Groupe A : les électrons de valence sont des électrons S ou P
1
H : 1s1
2He : 1s2
11Na : 1s2 2s2 2p6 3s1 = [ Ne] 3s1
18Ar : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6
• Bloc s : Il correspond aux éléments de la colonne 1 (ns 1, Groupe (IA)) appelés alcalins qui
sont monovalents, et de la colonne 2(ns 2, Groupe (IIA)) appelés alcalino-terreux qui sont
divalents.
Nombre
1 2 3 4 5 6 7 8
d’électron de
valence
Elément 3Li 12Mg 13Al 6C 7N 8O 9F 10Ne
• Bloc d : La première série des éléments possédant des orbitales d (3d i) dite 1ière série des
éléments de transition correspond à la période de (n = 4). Elle correspond aux éléments allant
de (21Sc) au (30Zn). Le remplissage de la sous couche (3d) commence lorsque la sous couche
(4s) est saturée à (4s2).
3
7
Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
Il existe trois séries d’éléments de transition 3d i, 4di, 5di avec i variant de 1 à 10. On appelle ces
nouvelles colonnes groupes : IIIB, IVB, VB, VIB, VIIB, VIIIB, IB, IIB.
Exemple :
Na : [Ne]3s1 (IA) ; Cu [Ar] 3d10 4s1 (IB)
• Bloc f : il correspond aux Lanthanides et aux Actinides, appelées terres rares. Lorsque
l’1orbitale 6s est saturée à 6s2, apparaissent les orbitales 4f qui se remplissent avant 5d (selon
la règle de Klechkowski).
Exemple :
Le lanthane (Z = 57) est de configuration [Xe] 5d1 6s2 au lieu de [Xe] 5f1 6s2. Les éléments qui
le suivent (du 58Ce au 71Lu) correspondent au remplissage des orbitales 4f : 4f1 5d1 6s2.
Remarques :
• H est placé au-dessus des alcalins (ns1) soit juste avant He.
• He à sa couche externe saturée (1s2) et se situe en tête de la colonne des gaz rares.
• Les éléments du Bloc d ayant la sous couche d non saturée sont appelés les métaux de
transition.
• Le Chrome (24Cr) selon KLECKOWSKY 24Cr : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d4
Pour avoir une meilleure stabilité, un électron de la sous couche 4s passe à la sous couche
3d pour qu’elle soit à moitié remplie par des électrons parallèles qui lui confient une
stabilité, et la structure sera : 24Cr : 1s2, 2s2 2p6, 3s2 3p6, 4s1 3d5
• La 6ème période comporte 32 éléments dont les lanthanides correspondant au remplissage de la sous-
couche 4f et Z est (58 ≤ Z ≤ 71) ;
X : 1s2, 2s2 2p6, 3s2 3p6, 4s2-3d44p6, 5s2-4d10 5p6, 6s2 4f2-14 5d0 ;
Exemple :
La structure électronique du lanthane (57La), La : [Xe] 6s2 5d1.
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Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
Les sous-couches ont toutes, ici, des énergies très voisines et la règle de Klechkowski devient
peu fiable.
• La 7ème période est incomplète. Elle débute par le remplissage de la sous-couche (7s) (Fr,
Ra). Suit la série des actinides (Z ≥ 90), correspondant au remplissage de la sous-couche 5f.
La plupart de ces éléments sont radioactifs. L’uranium (Z = 92) est l’élément naturel le plus
lourd. On a pu obtenir artificiellement des éléments plus lourds, jusqu’à Z = 114.
Exemple 1 :
Trouver le numéro atomique d’un élément X appartenant au groupe (IIA) et à la période (n=5).
Exemple 2 :
Le numéro atomique d’un élément X est (Z = 35). Trouver le groupe et la période de l’élément
(X).
Exemple 3 :
4 éléments du tableau périodique A ; B ; C et D.
-Les deux éléments A et B appartiennent au groupe de Potassium (19K).
-Les deux éléments C et D appartiennent au groupe de Brome (9F).
-Les deux éléments A et C appartiennent à la période Du Phosphore ( 15P). -Les
deux éléments B et D appartiennent à la période du Zirconium ( 40Zr). Trouver le
numéro atomique Z de chaque élément.
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Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
formule X(OH)2, ils ne se trouvent jamais sous forme métallique libre dans la nature, car,
comme les alcalins, ce sont des réducteurs très réactifs et ils réagissent aisément avec de
nombreux non-métaux.
Un atome ou un ion qui présente une structure électronique similaire à celle des gaz rares
présentera une stabilité particulièrement importante. Les atomes ordinaires vont donc
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chercher à acquérir cette structure en (s2 p6) afin de devenir plus stable et acquérir la
structure électronique du gaz rare le plus proche de lui dans le tableau périodique.
Cette règle permet de prévoir facilement l’ion le plus stable des éléments des blocs s et p
.Pour les éléments trop éloignés de la structure des gaz rares (blocs d et f) cette règle ne
s’applique pas aussi simplement.
Exemples :
• Le magnésium (Mg) peut acquérir la structure du néon en perdant 2e -.L’ion le plus stable
du magnésium sera donc (Mg2+).
• Le brome (Br) peut acquérir la structure du krypton en gagnant 1e -. L’ion le plus stable
du brome sera donc (Br-).
• C peut aussi bien acquérir la structure du néon en gagnant 4e- (C4-) que celle de l’hélium
en perdant 4e- (C4+). En réalité, les éléments de la colonne 14 donneront difficilement des ions.
Remarque:
• Les métaux donnent des cations et pas des anions. Les semi-métaux peuvent donner des
anions et des cations (Sb par exemple).
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Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
1. Introduction
La thermodynamique est une science qui étudie l’échange de chaleur entre le système étudié
et le milieu extérieur, cette science est appliquée dans tous les domaines de la vie courante.
1.1. Système
Il est défini comme une partie de matière délimitée par rapport au milieu extérieur par une
frontière imaginaire ou réelle. Le milieu extérieur est le reste de l’espace entourant le
système.
Exemple:
Cylindre qui contient un gaz, l’amphi, ……On a plusieurs types de systèmes :
✓ Système ouvert : échange de matière et de l’énergie avec le milieu extérieur. Exemple : Une
cellule vivante est un système ouvert (échanges de nutriments et de déchets).
✓ Système fermé : pas d’échange de matière, mais échange d’énergie possible. On peut citer
comme exemple une bouteille pleine d’eau fermée dans un frigo ou dans un Bain Marie.
✓ Système isolé : aucun échange de matière ou d’énergie avec le milieu extérieur (Thermos).
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Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
PV = n RT
P : pression du gaz V :
volume du gaz n : nombre
de moles du gaz
R= 0,082 atm.L.K-1.mol-1
➢ Si on utilise le volume en (m3) et la pression en (Joule/M3) :
1Pa = 1 N/m2 ;
1 atm = 101305 Pa
1atm = 101305 N/m2 = 101305 Nm/m3
1atm = 101305 J/m3
On prend le volume (V) en (m3), la constante des gaz parfaits sera donc :
R= PV/nT= 101305 × 22,4 × 10-3 /1.273 J.m3/m3.mol.K
R = 8,31J.K -1.mole-1
et R= 2 cal.K-1.mole-1
………………… dx
…………………
4
3
Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
On suppose un gaz dans un cylindre à piston mobile, à l’équilibre les
forces extérieures qui agissent sur le piston (exemple : des masses
sur le piston) et la pression atmosphérique s’équilibrent avec la force
de pression du gaz sur la face intérieure du piston.
On suppose que le système lui arrive une très petite évolution telle
que la transformation de son volume avec une quantité infinitésimale
dV. On suppose que la température est constante (T = C st), le travail
fourni ou acquis par le système est toujours sous forme dw = -P.dV
dw est le travail élémentaire échangé entre le système et le milieu extérieur lors de cette
transformation élémentaire.
On suppose que cette transformation est très lente, alors la pression du gaz est égale à la
pression extérieure cette transformation est appelée : transformation réversible.
Lorsque le piston passe du haut vers le bas, le volume du gaz diminue donc on a une
compression, si le piston passe du bas vers le haut le volume du gaz augmente donc on a une
détente.
Donc :
Exemple I :
4
4
Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
Dans un système, on comprime l’oxygène qui occupe un volume (V 1 = 8L) à une
température (T =270 C) et une pression (P = 1 atm) à un volume (V 2 = 5L) avec deux
méthodes, l’une est réversible à température constante et l’autre est sans aucun transfert
thermique entre le système étudié et le milieu extérieur (adiabatique).
Solution I:
✓ Transformation réversible à T= constante.
PV = nRT ; T = 300°K
P1V1 = P2V2
U = W et Q = -W ; Q = nRT
W = +3,76 atm.L
U=0
✓ D’après la loi de Laplace, une transformation adiabatique où le paramètre γ
Exemple II :
On considère l’hydrogène comme gaz parfait à l’état (1) : P 1=1 atm ; T1 = 25°C ; V1=50 L.
Partant de cet état, on effectue une succession de transformations réversibles :
4
5
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- Transformation isobare jusqu’à T3 = 750C
- Transformation isochore jusqu’à T4 = T1
- Transformation isotherme jusqu’à l’état (1). 1) Calculer le nombre de moles du gaz.
Solution II:
(P1=1 atm ; T1=298 K ; V1=50 L) (P2=2.69 atm ; T2=398 K ; V2=24,25 L) (P3=2,69 atm ;
T3 = 348K ; V3=21,21 L) (P4=2,3 atm ; T4 = 298 K ; V4=21,21 L)
Etat 1
Etat 2
W = -P(V3 – V2) = 8,17 atm.L et U – W = -28,67 atm.L
Etat 3 → é𝑡𝑎𝑡 4: 𝑊 = 0 𝑒𝑡 ∆𝑈 = 𝑛𝑐𝑉∆𝑇 = −500 𝑐𝑎𝑙 = −20,5 𝑎𝑡𝑚. 𝐿
Etat .
3. Premier principe de la thermodynamique
Selon le premier principe de la thermodynamique, lors de toute transformation, il y a
conservation de l'énergie. Dans le cas des systèmes thermodynamiques fermés, il s'énonce
de la manière suivante :
« Au cours d'une transformation quelconque d'un système fermé, la variation de son énergie
est égale à la quantité d'énergie échangée avec le milieu extérieur, par transfert thermique
(chaleur) et transfert mécanique (travail). »
La variation de l'énergie d'un système qui subit une transformation peut s'exprimer selon la
relation suivante :
∆𝐸 = ∆𝑈 + ∆𝐸𝑐 + ∆𝐸𝑝 = 𝑊 + 𝑄
∆𝐸: est la somme des différentes variations d'énergie du système.
∆𝑈: est la variation de l'énergie interne du système ; c'est-à-dire son énergie propre
correspondant aux énergies cinétiques et potentielles microscopiques des particules qui le
constituent.
4
6
∆𝐸𝑝 : est la variation de l'énergie potentielle du système due aux interactions conservatives
Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
avec l'extérieur.
W : est le travail appliqué au système. Le travail est un mode de transfert d'énergie entre le
milieu extérieur et le système. Notons que W est compté de manière algébrique : si c'est le
système qui exerce une force sur l'extérieur (autrement dit : s'il donne de l'énergie à
l'extérieur), alors est compté négativement.
Q : est le transfert thermique reçu (souvent appelé chaleur), c'est-à-dire la quantité d'énergie
que le milieu extérieur cède au système par trois processus d'échange thermique. L'échange
de chaleur est un mode de transfert d'énergie microscopique désordonnée. Cette grandeur est
aussi comptée de manière algébrique : si le système cède de la chaleur à l'extérieur, est
compté négativement.
U est une fonction d'état, elle ne dépend que de l'état initial et de l'état final. Cette propriéé est
connue sous le nom de “principe de l'état initial et de l'état final”.
∆U ne dépend que des états initial et final et dU est une différentielle exacte, qu'on peut
évaluer en connaissant seulement les limites d'intégration.
∆U = ∫ 𝑑𝑈 = 𝑈𝑓 − 𝑈𝑖
Par contre, (δW) et (δQ) sont des différentielles inexactes.
δW = - Pext.dV W
Cette valeur ne peut être calculée en connaissant seulement les limites d'intégration, car
l'intégrale dépend de la loi de variation de la pression P avec le volume V
● Système fermé
A tout système est associée une fonction d'état U appelée énergie interne. Au cours d'une
transformation d'un état initiale à un état finale, la variation d'énergie interne est:
∆U = W + Q
avec la convention W, travail mécanique et Q, quantité de chaleur reçus par le système
comptés supérieur à zéro 0.
Pour une transformation élémentaire (dans laquelle les états i et f très proches): dU
= δW + δQ
C'est le principe de conservation de l'énergie. Si le contenu d'énergie ∆U, d'un système aug
mente, il faut que cette énergie soit puisée dans le milieu extérieur.
● Système isolé
Il n'y a pas d'échange d'énergie (ni le travail W, ni la chaleur Q) avec le milieu extérieur: dU
= 0. L'énergie interne d'un système isolé se conserve: UUNIVERS=Constante.
● Système ouvert
4
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Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
Il apparaît une contribution liée au flux de matière. dU = δW + δQ + dUmatière
L’évolution se poursuit soit à volume constant soit à pression constante. Le plus souvent on
considère les transformations chimiques comme des systèmes thermodynamiques qui
er
évoluent à pression constante. L’expression analytique du 1 principe est la suivante : U =
Q + W
D’autres unités telles que le joule et les multiples sont utilisés de temps à autre (1J = 10 -3 KJ,
1cal = 4,18 J).
Dans les cas de la consommation ou de la production des gaz, la transformation est suivie
d’une variation importante de volume. En phase liquide ou solide et contrairement à la phase
gaz, la variation du volume est négligeable.
Exemple1 :
Le passage d’une mole de glace à l’état liquide à (T=0°C) et à (P=1 atm) s’effectue avec une
absorption de chaleur égale à 1440 cal. Les volumes molaires de la glace et de l’eau liquide
sont respectivement 0,0196 et 0,0180 litre.
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Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
Solution 1:
La pression est constante et égale à 1 atm. La chaleur qui accompagne le passage d’une mole
d’eau à l’état de vapeur, Q p= Hvap
H = U +P V
Le travail enregistré dans ce cas,
P V = P(V2 – V 1) = 1.(0,0180 – 0,0196) = - 1,6.10-3 l.atm = - 0,039 cal
Cette variation est négligeable et donc H U
Exemple 2 :
La chaleur de l’oxydation du carbone en monoxyde de carbone à la température T (T=298 K)
et la pression P (P=1atm), est de Q=26,416 cal.
C +½ O2 CO
Discuter les valeurs de l’enthalpie H et de l’énergie intérieure U
Solution 2 :
Qp = H = - 26,416 cal
P V= nRT = ½ .1, 987.298 = 296,063 cal
U = H – nRT = -26,416 - 296,063 = -322,479 cal.
4. 1. La chaleur d’une réaction
C’est la quantité de chaleur absorbée ou émise lors d’une réaction chimique à une température
donnée. La chaleur de réaction dépend de :
Exemples :
N 2 2 3 1(g) + 3H (g)
2NH (g)
1250C Q2 = 23,05 Kcal/mol
Qp = H
Au cours d’une réaction chimique la somme des variations de l’enthalpie des différents
constituants représente la variation de l’enthalpie de cette réaction entre les deux états initial
et final.
H = ∑ui. ∆Hi,
ui : est le coefficient stœchiométrique du constituant i
Hi est l’enthalpie du constituant i.
La relation explicite pour ces types de réactions
Hr = ∑ui. ∆Hi (produits) - ∑ui.. Hi (réactifs)
Hr = - ∑ui. ∆Hi (produits) + ∑u i Hi (réactifs) Pour
une réaction de type
𝑎𝐴 + 𝑏𝐵 −→ 𝑐𝐶 + 𝑑𝐷 𝑢𝑖 = 𝑎, 𝑏, 𝑐 𝑒𝑡 𝑑
L’état standard (T = 298 °K)
La variation de l’enthalpie des réactions à l’état standard prend en considération uniquement les
enthalpies de formation des différents constituants à T = 298K.
Exemple :
𝐻2 + 𝐶𝑙2 → 2𝐻𝐶𝑙 état moléculaire
2𝐻 + 2𝐶𝑙 → 2𝐻𝐶𝑙 état atomique
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Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
Hr
H2 + Cl2 2HCl
2H + 2Cl
(1)CO2 (g) + 2H2O (l) CH3OH (l) + 3/2 O2(g) .……. H1
H2=-285,8 KJ/mol
H3 =-283 KJ/mol
Solution :
Hr
CO + 2H2 (g) CH3OH(l)
5
1
Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
La loi de Kirchhoff consiste à déterminer l’enthalpie de réaction à une température T
différente de celle de l’état standard. Autrement dit, sachant les enthalpies des différents
constituants à l’état standard (T=298K) on arrive à retrouver la variation de l’enthalpie de la
réaction à une température différente à la température de l’état standard.
Hr (298)
Réactifs (1, 298K) produits (2, 298K)
H1 H2
Hr(T)
Réactifs (1, T) produits (2, T)
Exemple :
Formation de C2H2
La chaleur de formation de C2H2 peut être déterminée à partir des réactions suivantes :
5
2
Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
H1= -312,5 KJ/mole, H2=-295,8 KJ/mole H3 = -1300 KJ/mole
Envisageons le cycle de Hess
2 H1 + H2
2CS + H2 g + 5/2 O2 g 2CO2(g) + H2O(l)
Hf H3
C2H2(g) + 5/2 O2
Hf = + 379,2 KJ
2H + 2Cl
Sachant que : +Ed (H2) = - El(H2) et Ed(Cl2) = - El(Cl2)
Hf (HCl) = - 92,3 Kj/mol El (H2 ) = - 436 Kj/mol
El (Cl2) = - 242 Kj/mol
Hf (HCl) = Ed (H2)+ Ed(Cl2) +2El(H- Cl)
Hf (HCl) = - El(H2) - El(Cl2) +2El(H- Cl)
El(H- Cl) = ½Hf (HCl) + El(H2) + El(Cl2)
El(H- Cl) = ½(-92,3 )2 - 436 -242
El(H- Cl) = - 431,4 KJ/mol
5
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Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
Ei(Na) +Ei(Cl)
Na(g) + Cl(g) Na+(g) + Cl-(g)
Ed = +243 KJ/mol
Hf(NaCl) = -411 KJ/mol
Hsub = +108 KJ/mol
Ei(Na) = +496 KJ/mol
Ei(Cl) = -350 KJ/mol
Hf(NaCl) = Hsub + 1/2 Ed (Cl2) + Ei(Na) +Ei(Cl) + Eret(NaCl)
Ces liaisons se forment par l’intermédiaire des électrons de valence. Leur nature dépend
essentiellement de l’électronégativité des atomes qui est définie comme la tendance de
l’atome à attirer les électrons de la liaison. On distinguera ainsi :
• La liaison covalente : liaison entre atomes d’électronégativités voisines. Elle relie les
atomes de non-métaux.
5
4
Cours de Chimie Générale Bendaoud-Boulahlib Yasmina
• La liaison ionique : liaison entre atomes d’électronégativités très différentes. Elle
associe les métaux aux non-métaux.
Par l’intermédiaire des liaisons, les atomes ont généralement tendance à prendre la
configuration électronique externe d’un gaz rare (2 ou 8 électrons de valence). Dans la
molécule, les liaisons s’établissent de façon à ce que la symétrie de la molécule soit
maximale et son énergie minimale.
Par ailleurs, entre les molécules, existent des liaisons plus faibles comme les liaisons de Van
der Waals qui assurent la cohésion des liquides et des solides. Il existe un autre type de
liaison appelé liaison par pont hydrogène qui peut être intermoléculaire ou intramoléculaire.
1. La liaison ionique
1.1. Formation d’une liaison ionique
On appelle composé ionique des combinaisons électriquement neutre d’anion et de cation.
La liaison ionique résulte de l’attraction mutuelle des charges des anions et des cations.
Exemple :
On peut prédire la formule la plus probable du strontium (Sr) et du souffre (S), le composé
sera ionique (SrS). Sr est du bloc s, (groupe IIA) (Sr2+) et S est du bloc p, groupe (groupe
VIA) (S2-) (Tableau 4).
Tableau 4: Exemples d’ions les plus stables des éléments du bloc s et du bloc p.
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Groupe Charge Ion
Bloc s IA +1 Na+
IIA +2 Ca2+
IIIA +3 Al3+
Bloc p IVA +4 Sn4+
+2 Sn2+
VIA -2 O2-
VIIA -1 Cl-
Dans cette représentation, un point représente un électron seul et les doublets représentent deux
électrons appariés, dans une orbitale.
Exemple :
L’azote N
Les deux atomes tendent à avoir la configuration s2 p6 et tentent à réaliser leur octet soit par
perte soit par gain d’un électron.
2. La liaison covalente
2.1. Liaison par appariement électronique
Cette liaison correspond au partage d’une paire d’électrons par deux atomes. Elle correspond
à des électrons et donc de la matière. La liaison covalente simple est définie comme étant
une liaison entre deux atomes par mise en commun de deux électrons. Chaque atome
participant à la liaison apporte un électron célibataire. C’est une liaison forte et dirigée.
Remarque :
La différence d’électronégativités entre les atomes de la liaison détermine sa nature :
• Liaison covalente : Δχ ≤ 1, dans ce cas, les deux éléments appartiennent au bloc p.
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• Liaison ionique : Δχ > 2, dans ce cas, un des éléments appartient au bloc s.
Exemple :
Dans le cas de la molécule de CCl4, χC =2,5 ; χCl =3 ; Δχ =0,5, la liaison est covalente.
O 2 Divalent
N 3 Trivalent
C 4 Tétravalent
Pour acquérir une structure électronique en octet, les atomes peuvent soit :
• Gagner ou perdre des électrons pour former des ions.
• Former des liaisons covalentes par la mise en commun d’une ou plusieurs paires
d’électrons.
Remarque : les paires d’électrons sont appelées doublets de liaisons, on les représente par un
tiret entre les deux atomes.
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Exemples :
• Dans la molécule de dihydrogène, il y a une liaison covalente entre les deux atomes
H qui résulte de la mise en commun d’une paire d’électrons.
• La molécule de fluor possède des doublets d’électrons qui ne sont pas engagés dans
la liaison, ce sont des doublets libres, des paires libres ou doublets non liants.
Une triple liaison est forte cela entraine une faible réactivité du diazote.
Exemples :
Dans ces deux exemples, une molécule « donne » une paire électronique. C’est une liaison
dative.
On peut aussi avoir des composés qui présentent une liaison dative impliquant un oxygène, en
passant par la formation d'un état de valence comme illustré dans l’exemple ci-dessous :
La molécule de monoxyde de carbone (CO) présente aussi une liaison dative. La formule
«normale» ( |𝐶 = 𝑂 >) ne satisfait pas l’octet, alors, on préfèrera plutôt la formule
suivante dans laquelle l’oxygène joue le rôle de donneur et le carbone celui d’accepteur.
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Les liaisons datives sont aussi appelées «semi-polaires».On peut faire figurer une charge
formelle positive sur le donneur de la paire électronique et une charge formelle négative sur
l'accepteur comme dans l’exemple ci-après :
Exemple :
Na2CO3 → 2 Na+ + C
Exemples :
Exemple :
On remarque que c’est la première structure, où le bore à un octet incomplet, qui est la plus
stable.
Exemple :
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L’atome de phosphore (P) est entouré de dix (10) électrons. La molécule de (PCl 5) présente
un octet étendu. La taille de l’atome central joue un rôle important, il faut que l’atome
central soit assez volumineux pour s’entourer de cinq atomes de chlore (existence des
orbitales 3d très proches énergétiquement des orbitales 3s). C’est ce qui explique l’existence
et la stabilité de (PCl5) contrairement à (NCl5) qui n’existe pas du fait que sur la deuxième
couche d’azote, il n’y a pas d’orbitales d.
Exemple :
H2 (g) →2H (g)
H° = +436 kJ/mol
L’enthalpie de liaison (H-H) est la quantité de chaleur à pression constante qu’il faut fournir
pour la dissociation de la liaison de la molécule.
Une enthalpie de liaison dépend de son environnement. L’enthalpie de la liaison (O-H) dans
le méthanol est différente de celle de la liaison (O-H) dans l’eau, elle tient donc compte de
l’environnement. Cette différence reste, cependant, faible car les paires liantes sont situées
entre les atomes.
On définit pour les liaisons une enthalpie moyenne de liaison. Si elle est positive, il faut
fournir de l’énergie pour casser cette liaison. Par contre quand il se forme une liaison, de
l’énergie est libérée. Une liaison est d’autant plus forte que son énergie est élevée. Une
liaison carbone-carbone simple possède une énergie inférieure à une liaison carbonecarbone
double ou triple. Une molécule qui a des liaisons fortes est plus stable qu’une molécule qui a
des liaisons faibles :
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Tableau 6 : Exemples de liaisons et de leurs longueurs.
Liaison Longueur (10-12 m)
C-H 109
C-C 154
C=C 134
C-C (benzène)
139
C=C (benzène)
C≡C 120
C-O 143
C=O 122
O-H 96
N-H 101
D’une molécule à une autre, la longueur d’une liaison varie très peu. Par exemple, une liaison
C-H sera souvent de la même longueur suivant les différentes molécules.
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La cinétique formelle est la mise en forme des résultats expérimentaux obtenus dans des
conditions rigoureusement contrôlées. Elle conduit à l'établissement des lois de vitesse.
2. Vitesse de réaction
La vitesse de la réaction dans un intervalle de temps donné à une température déterminée, est
égale à la variation de la concentration par rapport au temps.
Elle peut être exprimée en fonction de la concentration des réactifs ou de la concentration des
produits.
La vitesse de disparition ;
La vitesse d’apparition
Les vitesses de disparition et d'apparition sont égales on valeurs absolues au temps t.
3. Ordre de la réaction
En général, la vitesse de la réaction est proportionnelle aux concentrations des espèces
régissantes 𝑉 = 𝐾[𝐴]𝛼[𝐵]𝛽
4. Molécularité
Elle correspond à un nombre de particules qui participent effectivement à la réaction chimique.
Elle est indiquée par l'équation stœchiométrique.
Remarque:
Il ne faut pas confondre la molécularité avec l'ordre de la réaction. Ils ne sont égaux que si les
réactions sont élémentaire (simples).
Exemple :
C4H8 2C2H4: molécularité = 1 (mono-moléculaire)
5. Réactions d'ordre simple
5.1. Réaction d'ordre zéro(0)
Dans une réaction de type : A (réactifs) B (Produits),
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A t = 0 : [A] = [Ao] = constante.
La loi de la variation de la concentration est donc, en fonction du temps :
[A] - [Ao] = -K.t [A0] - [A] = K.t. k = ([A0]- [A]) / t La constante K
s'exprime en mole.L-1.tps-1.
En théorie, le réactif n'est consommé totalement qu'au bout d'un temps infini. C'est pourquoi,
on définit habituellement le temps de demi-vie (t1/2) d'un réactif par le temps nécessaire pour
consommer la moitié de la concentration utilisable de ce réactif.
Remarque:
La représentation graphique de la concentration en fonction du temps est une droite dont la
pente est égale à -k.
Ln ([A]/[Ao]) = -Kt
[A] = [Ao]e-Kt.
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➢ Pour une réaction d'ordre zéro, le tracer de la concentration en fonction du temps donne
une droite de pente négative (- k) et d'ordonnée à l'origine [A0]
➢ Pour une réaction d'ordre 1, le tracer de Ln[A] en fonction du temps est une droite de
pente négative (- k) et d'ordonnée à l'origine Ln[Ao].
➢ Pour une réaction d'ordre 2, le tracer de 1/[A] en fonction du temps est une droite de
pente positive (+ k) et d'ordonnée à l'origine 1/[Ao].
Références bibliographiques :
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- https://fr.wikipedia.org/wiki/Radioactivit%C3%A9
- https://fr.wikiversity.org/wiki/Constitution_de_la_mati%C3%A8re/Structurede l'atome
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- Chimie Générale ; MD 1105 ; D. Peeters, E. Sonveaux, Faculté de médecine, Université
catholique de Louvain.
- Cours de chimie 1er année médecine, Pr. B. Legseir; Faculté de médecine; Université
Badji Mokhtar, Annaba ; 2015-2016.
- http://aizide.lgl.lu/lgl.lu/pdf/chimie/3/chap2.pdf
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- http://lachimie.net/fiches/lachimie.net.liaisonschimiques.pdf -
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sse.pdf
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