Chimie 1
Chimie 1
Polycopié :
Notes de cours et exercices
Présenté par :
CHOUGUI Abdelkader
Année universitaire 2017-2018
Préambule
Le présent polycopié que je présente, est plus spécialement destiné aux étudiants de première
année universitaire, il intéresse notamment les étudiants en sciences techniques et ceux qui
préparent le tronc commun LMD.
Chaque chapitre est précède d’un résumer de cours et recueil d’exercices types avec des
réponses, pour servir de guide dans la résolution des autres problèmes Ainsi ce polycopié
pourra constituer un instrument efficace pour l’étudiant qui a la filière génie des procèdes et a
la spécialité chimie.
Le 5ème chapitre est dédié à la classification périodique des éléments où seront traités plusieurs
points (principe de la classification périodique, lois et propriétés, propriétés physiques et
chimiques des familles d'éléments, les familles chimiques).
Le dernier chapitre est réservé à la liaison chimique (la liaison ionique, la liaison covalente,
structure de Lewis, la méthode VSEPR, la liaison covalente dans le modèle quantique,
hybridation des orbitales atomiques).
Sommaire
III.5. Exercices………………………………………………………………………………………….17
Chapitre IV. Structure électronique de l’atome
IV.1. Dualité onde corpuscule…………………………………………………………………….….18
IV.2. Spectre d’émission de l’atome d’hydrogène…………………………………………………19
IV.3. Modèle atomique de Bohr : atome d’hydrogène…………………………………………….21
IV.4. Modèle quantique de l’atome………………………………………………………………….24
IV.5. Configuration électronique des éléments…………………………………………………….25
IV.6. Exercices………………………………………………………………………………………….28
Chapitre V. Classification périodique des éléments
V.1. Tableau périodique……………….………………………………………………………………29
V.2. Propriétés périodiques……………………………………………………………………….…30
V.3. Exercices…………………………………………………………………………………………..32
Chapitre VI. Liaisons chimiques
VI.1. Introduction………………………………………………………………………………………
33
VI.2. Théories et différents types de liaisons………………………………………………………..33
VI. 3. Molécules poly atomiques ou théorie de l’hybridation des orbitales
atomiques………..35
VI.4. Exercice…………………………………………………………………………………………...39
Références Bibliographiques
Références Bibliographiques
b- Phase liquide : Les molécules peuvent se déplacer les unes par rapport aux
autres, les interactions sont trop fortes que dans les gaz.
c- Phase solide : Les molécules sont disposées selon des arrangements déterminés
et presque immobiles.
Le changement d'état d'un corps pur est provoqué par une modification de sa pression, de sa
température et/ou de son volume.
3
I.3. Notions de la matière
a- Notion d’atome, molécules, mole et nombre d’Avogadro
- Les atomes s’associer pour donner des molécules, une molécule est par conséquent une
union d’atomes.
- une unité de masse différente au Kg mais mieux adaptée aux grandeurs mesurées, c’est
l’u.m.a ou (u) ;
- La conservation de la masse est une loi fondamentale. Elle indique non seulement
qu'au cours de toute expérience, y compris si elle implique une transformation
chimique, la masse se conserve « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme»
4
‘Lavoisier’, mais aussi que le nombre d'éléments de chaque espèce chimique se
conserve (cette loi ne s'applique pas à l'échelle nucléaire).
- Un corps pur est un corps constitué d’une seule sorte d’entité chimique (atome, ion ou
molécule). Un corps pur est soit un élément (corps pur simple ex : Cu, Fe, H 2, O2…)
soit un composé (constitué de plusieurs éléments ex : l’eau pure H2O).
- Le soluté est une espèce chimique (moléculaire ou ionique) dissoute dans un solvant.
Le solvant est toujours en quantité très supérieure au(x) soluté(s).
- Ce mélange homogène (solvant + soluté) est appelé solution aqueuse si le solvant est
l’eau.
Les concentrations sont des grandeurs avec unités permettant de déterminer la proportion des
solutés par rapport à celle du solvant, Selon la nature de l’unité choisie, on distingue : - La
molarité (CM) : exprime le nombre de mole du soluté par litre de solution.
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b- Le pourcentage % d‘une solution indique la masse de substance pour 100g de solution.
Il s‘agit d‘une comparaison poids–poids
Remarques :
Lorsque les substances sont présentes sous forme de trace dans une solution, il est courant
d’utiliser les notions de ppm ppb et ppt. (parties par million = ppm = 1 mg/L, parties par
billion = ppb = 1 µg/L). Dans une solution, on a : Σ Xi= 1 (La somme des fractions molaires
de toutes les composantes de la solution est toujours égale à 1).
d- La masse volumique, est une grandeur physique qui caractérise la masse d'un matériau
par unité de volume. ρ = m/V
ΔTe= ke. Cm
Avec : ΔTe=T-T0 est la différence entre la température de soluion(T) et du solvant (T0), ke : la
constante ébulliométrique du solvant, Cm : la molalité b‐ Cryométrie permet de
quantifier l'abaissement de la température de congélation d'un solvant en fonction de la
quantité de soluté ajouté.
ΔTf= kf. Cm
6
Avec : ΔTf=T0-T est la différence entre la température du solvant(T 0) et de la solution(T), kf :
la constante cryométrique du solvant, Cm : la molalité
7
Exo6 Trouvez le point de congélation d’une Exo7 Une solution de 3,795 g de soufre
solution qui contient 0,2 moles d’un soluté non dans 100 g de bisulfure de carbone CS2,
dissocié dans un 1200 g de benzène. Le point de
(Tébul = 46,30 °C), bout à 46,66 °C. Quelle
congélation du benzène est de 5,5oC et leur
est la formule de la molécule de soufre dans
constante cryométrique (Kf) est de 5,12
ce solvant ? La constante ébulliométrique
°[Link]/mol ? Réps : 4.26°C
du est de 2,50 °[Link]/mol.
Réps :263g/mol ; S8
Chapitre II. Principaux constituants de la matière
Plusieurs expériences ont montré que l’atome est constitué de plusieurs particules : protons,
neutrons et électrons.
a. L’électron
En 1897, Thomson réalisa une série d'expériences qui met en évidence la présence d’électrons
dans les atomes. Il construit un tube cathodique avec un vide plus poussé, et muni d'une
couche de peinture phosphorescente au bout pour détecter des rayons incidents.
Thomson démontre une déviation dans un sens, qui indique que la charge des rayons
cathodiques est négative.
8
L’électron e pénètre avec une vitesse Vo dans le condensateur où il est soumis à la force
électrique FE telle que FE = q E = - eE ; FE parallèle à Oy
L’électron e est dévié par le champs électrique suivant une parabole : y(t) = 1/2( γ y.t2 )
FE (x) = 0 ; x =Vo.t et t = x/Vo , soit y(x) = 1/2( γy.x2/Vo2 )
Fy = m γy = e.E ; γy = eE/m et y(x) = 1/2 (eE/m)(x2/Vo2 )
9
Figure II.3. Expérience de Millikan
1
0
Les isotopes sont des atomes de même élément ayant le même numéro atomique Z mais de
nombres de masse A différent. Ces isotopes existent dans des proportions différentes dites
abondance isotopique.
Le calcul de la masse atomique moyenne naturelle est donné par l’expression suivante :
Mmoy
Avec Xi c’est le pourcentage de chaque constituant et ∑Xi = 100%.
Pour mesurer la masse d’un atome dans un mélange d’isotope ; la méthode la plus pratiquée
consiste à mesurer le rapport : dit charge massique, à l’aide d’un appareil appelait «
Dans l’analyseur : les isotopes décrivent des trajectoires circulaires telle que :
Fm’ = q. v. B= m.v2/R => R= m.v/q.B
Isotope1 : R1= m1.v/q.B . Isotope2 :
R2= m2.v/q.B
Mi= [Link]
1
1
II.4. Energie de liaison et de cohésion des noyaux
a. Energie de cohésion
Si on considère la formation d’un noyau d’hélium ( He) à partir des nucléons selon la réaction:
211𝑝 + 210𝑛 → 4
2𝐻𝑒
On définit l’énergie de cohésion (-ΔE=El ) comme étant l’énergie nécessaire pour détruire un
noyau en neutrons et en protons (elle est toujours positive).
Unité de l’énergie de cohésion Les principales unités utilisées sont : le joule, l’eV
(1eV=1,6.10-19 J) et le MeV (1 MeV=106 eV).
L’électron volt est l’énergie d’un électron soumis à une différence de potentiel (ddp) de 1 volt
(eV=1,6.10-19 Jx1V=1,6.10-19 J).
b. Stabilité des noyaux
On définit aussi l’énergie de cohésion par nucléon par la relation : ΔE’= - ΔE / A = E l /A
Cette énergie mesure la stabilité des noyaux ( plus ΔE’ est grande, plus le noyau est stable).En
général, l’énergie de cohésion par nucléon est inférieure à 8,9MeVquelque soit l’élément
considéré. La courbe d'Aston, représentée par la figureII.4, donne la variation de : -E l /A
=ΔE/A en fonction de A. Cette courbe permet de visualiser facilement les noyaux les plus
stables. Ceux-ci correspondent aux plus basses valeurs de - El /A.
1
2
Figure II.5. Courbe d'Aston
Les principales règles qui permettent d’identifier les noyaux stables sont:
• Pour les noyaux légers (Z<20), les noyaux stables ont un nombre de protons égal au
nombre de neutrons. Pour les noyaux lourds, il faut plus de neutrons que de protons afin de
neutraliser les forces de répulsion croissantes entre les protons (la masse volumique du noyau
est d’environ 1014 g/cm3)
• 80% des noyaux stables possèdent un nombre pair de protons et 78% un nombre pair
de neutrons.
• Tous les éléments qui contiennent plus de 83 protons sont radioactifs et il est possible
de synthétiser au laboratoire des radio-isotopes (artificiels) qui n’existent pas à l’état naturel,
exemple de la première synthèse réalisée en 1934 par Irène Curie et Fréderic Joliot:
𝐴𝑙 + 42𝐻𝑒 → 30
15𝑃 + 10𝑛
II.5. Exercices d’induction B=9.10-4 Tesla qui agit dans le
Ex01Dans l’expérience de J.J. THOMSON, même espace que E.
la déviation d’un faisceau électronique par - Déterminer la vitesse des électrons
le champ électrique E= et leur énergie cinétique.
3,6 10+4 V/m est annulée par l’action - Quel est le potentiel accélérateur V
antagoniste d’un champ magnétique qu’il faut appliquer entre la cathode et
l’anode pour conférer aux électrons cette
1
3
énergie cinétique ? On donne m e= 9,1. 10-31 observe également dans l’analyseur des ions
kg et e=1,6. 10-19 C. inconnus X+ : on constante qu’ils décrivent
Ex02 Dans un dispositif du type MILIKAN, Quel est le nombre de masse de cet ion
1
4
Réps : 15.552 10-12j, 9.72.107eV.
Chapitre III. Radioactivité – réactions nucléaires
Ces particules sont expulsées avec des vitesses relativement faibles et sont arrêtées par
quelques centimètres d'air ou par une feuille de papier, mais elles sont très ionisantes et donc
+γ en général +γ
β+ résulte de la transformation d’un proton en neutron et libération d’un électron positif et des
photons.
𝑝 →
1 1
0 𝑛 ++01𝑒 + γ en général +
γ1
Les rayonnements β es plus pénétrant que α et moins ionisantes.
c. Rayonnement γ : C’est un rayonnement de nature électromagnétique et de longueur
d’onde λ très courte.
C’est un dégagement d’énergie qui accompagne les réactions internes du noyau, c'est-à-dire
passage d’un état excité à un état moins excité :
→ +γ
1
5
le schéma au dessus présentent l’échelle de pénétration et d’ionisation des émission
radioactives.
Remarque : A côté de la radioactivité, il existe une radioactivité artificielle obtenue au
laboratoire par Fréderic Joliot Curie et Rutherford :
27
13𝐴𝑙 + 42𝐻𝑒 → 3015𝑃 + 10𝑛
(curie FJ) 14𝑁 + 42𝐻𝑒 → 178𝑂 + 1
1𝑃
(Rutherford) 7
a. Fission nucléaire :
Si on bombarde un noyau de 235U par un neutron on produit un noyau de 236U dans un état très
excité (instable). C'est ce noyau qui va subir la fission et former deux fragments. La réaction
de fission globale est alors :
→ →
N.B : la fission est une réaction en chaine contrôlée dans les réacteurs nucléaires et pas dans
une bombe atomique.
b. Fusion nucléaire :
La fusion nucléaire est la combinaison de deux noyaux légers pour former un noyau unique
plus gros, la réaction de fusion nucléaire produit plus d’énergie que la fission. Ces réactions se
produisent dans le soleil :
1
6
Figure III.1. Fission et fusion nucléaires
c. La transmutation :
Cette réaction produit des nucléides de nombre de masse égal ou très voisin de celui du
nucléide qui a servi de cible. Les nucléides formés sont soit stables soit radioactifs :
1
7
La période ou temps de demi-vie d’un noyau radioactif est le temps au bout duquel la moitié
des noyaux radioactifs présents à t=0 est désintégrée (FigureIII.2).
A t= T= t1/2= ln2/λ
Sachant que la période du carbone 14 est de 5730 années et le nombre de désintégration par
unité de temps et de masse pour carbone 14 est 15.3dpm/g , l’âge de ces échantillons est :
132 Sb et 10141 Nb .
1
8
235 ,044 uma; masse (13251 Sb ) = 131 ,88 nombre moyen de noyaux radioactifs
uma; masse (10141Nb ) = 100 ,91uma présents dans l'échantillon à cet instant.
Réps : 220.36MeV Réps : 0.693s-1, 1.6 108noyaux
Exo2 Un noyau radioactif a une demi-vie Exo3 L’activité d’un échantillon d’un radio
de 1 s. Calculer sa constante de isotope est 3054 désintégrations par minute.
désintégration radioactive . À un instant Après 6 heures, on a constaté qu’elle est de
donné, un échantillon de cette substance 2135 désintégrations par minute .Quelle est
radioactive a une activité de 11,1 .10 7 la demi-vie du radio isotope? Réps : 8.52h
désintégrations par seconde. Calculer le
1
9
b. Aspect corpusculaire de la lumière :
Chaque composante de la lumière blanche est une radiation lumineuse caractérisée par une
couleur bien précise (constituée d’une infinité de couleurs ; rouge, bleu, violette, …) et à
chaque couleur correspond une énergie, une fréquence et une longueur d’onde.
Sous son aspect corpusculaire une radiation lumineuse peut être considérée comme constituée
de très petites particules appelées photons transportant une énergie lumineuse E suivant la
relation : E=hυ.
c. Effet photoélectrique :
L’effet photoélectrique a été découvert par Hertz vers 1885. Si on éclaire une plaque
métallique avec une lumière monochromatique de fréquence supérieure à la fréquence du seuil
, l’excès d’énergie par rapport à l’énergie caractéristique du métal E0= hυ0 est dissipée sous
forme d’énergie cinétique prise par les électrons (Figure IV.2).
- Si un photon d’énergie (E=hυ ≥ E0= hυ0 )est absorbé, l’électron émis atteindra une énergie
cinétique : Ec= E - E0.
2
0
l’atome d’hydrogène présente un grand nombre de raies dans l’ultraviolet, le visible et
l’infrarouge. Les premières raies étudiées se situent dans le domaine du visible.
2
1
Figure IV.4. Schéma d’une transition électronique
Rydberg a proposé alors une équation empirique qui permet de relier la longueur d’ondeλ aux
RH : constante de Rydberg pour l’hydrogène, trouvée expérimentalement =1.1 107 m-1. Les sept
raies visibles observées constituent le visible de la lumière blanche et forment la série de
Balmer pour laquelle n1= 2 et n2 >2.
2
2
TableauIV.1. Séries du spectre d’hydrogène, transitions et domaine spectral correspondant.
Série Transition Domaine spectral
lyman n1= 1 et n2 ≥ 2 Ultraviolet
Balmer n1= 2 et n2 ≥ 3 Visible
Paschen n1= 3 et n2 ≥ 4 Infrarouge
Brackett n1= 4 et n2 ≥ 5 Infrarouge
Pfund n1= 5 et n2 ≥ 6 Infrarouge
Fa : la force d’attraction ( , k=
Fc : la force centrifuge (
-D’après le premier postulat de Bohr, le système est en équilibre:
Fa soit
-D’après le deuxième postulat de Bohr décrivant la quantification du moment cinétique
orbital, on a :
soit
2
3
La combinaison de l’équation (1) avec (2) conduit à l’expression du rayon de l’orbite: et
comme h, π, k, m et e sont constantes alors r ne dépend que de la valeur du nombre positif n
appelé nombre quantique principal soit :
…….(3).
Pour n = 1, rn=r1= 0,53 Å : premier rayon de Bohr pour l'atome d'hydrogène qu’on note a . 0
224
particulières en accord avec l’expression:
Pour n=1, E1= -13.6eV. cette valeur représente l(énergie de l’état fondamental de l’atome
d’hydrogène, d’où :
Remarque :
- L’énergie d’excitation de l’atome d’hydrogène est l’énergie nécessaire pour faire passer
l’électron de l’orbite n1 à une orbite n2 (n1<n2) - L’énergie d’ionisation de l’atome
d’hydrogène est l’énergie nécessaire pour faire passer l’électron de l’orbite n = 1 à n qui
tend vers ∞.
c. Transition électronique :
D'après le 3ème postulat de Bohr, quand l'électron de l’hydrogène passe d'un niveau d’énergie
Ef à un niveau d’énergie Ei, l’énergie mise en jeu a pour expression :
ΔE = Ef - Ei = hυ
d. Spectre des ions hydrogénoïde :
On appelle ions hydrogénoïdes, des cations qui possèdent un seul électron et Z protons.
Exemple : He+, Li2+, ….
2
4
Le calcul du rayon et de l’énergie de l’électron d’un ion hydrogénoïde sur une orbite n aboutit
aux expressions suivantes:
eV.
- Le nombre l définit les sous niveaux énergétiques qui sont au nombre de n. Il prend
des valeurs 0, 1, 2, 3,… n-1.
- En présence d'un champ magnétique, l'orientation spatiale du plan de l'ellipse n'est pas
quelconque, elle est quantifiée par m.
Pour une valeur de l donnée : m =-l, -l+1, -l+2, .., 0, .., l-2, l-1, l.
2
5
Broglie». Elle est donnée par la relation .
b. Principe d'incertitude d'Heisenberg :
D’après le principe d’incertitude d’Heisenberg, il est impossible de déterminer avec précision
simultanément la position de la particule et sa quantité de mouvement (ou impulsion).
2
6
- Nombre quantique de spin s: En plus de n, l, m l’état d’un électron doit être
caractérisé par un quatrième nombre lié à l’état propre de l’électron ; ce nombre est le
Le nombre quantique de spin : s de valeurs ± 1/2.
Cette intégrale de normalisation est l’une des conditions à laquelle doit satisfaire l’équation de
Schrödinger.
- Règle de stabilité : les électrons occupent les niveaux d’énergie les plus bas.
- Règle de Pauli : principe d'exclusion : Deux électrons d'un même atome ne peuvent pas
avoir leurs quatre nombres quantiques tous identiques. Autrement dit, dans une case
quantique, les électrons doivent avoir des spins anti parallèles.
2
7
L’ordre de remplissage en fonction de l’énergie croissante: 1s 2s 2p 3s 3p 4s 3d 4p 5s 4d 5p 6s
4f 5d 6p 7s……..
La règle de Klechkowski est aussi appelée« règles des diagonales » : l’ordre de remplissage
est celui qu’indiquent les flèches en commençant par le haut.
c. Effet d’écran : les règles de Slater sont un ensemble de règles (empiriques) qui servent
à évaluer la charge nucléaire effective. Dans un atome à plusieurs électrons, la charge
effective perçue par chaque électron est Z*= Z-σ. où Zest la charge nucléaire réelle et
σ représente l'effet d'écran produit par les électrons plus proches ou aussi proches du
noyau.
L'effet d'écran σj sur l'électron j est la somme des effets d'écran σj→i exercés sur l'électron j par
tout autre électron i, en tenant compte de la situation de l'électron j.
Selon Slater les effets des autres électrons sont déterminés par les règles suivantes :
- Chaque autre électron au même groupe que l'électron j exerce un effet écran équivalent à
0,35 (charges électroniques), à l'exception du groupe 1s pour lequel l'écran d'un électron
sur l'autre est 0,30.
- Un électron j d'un groupe nsnp subit un écran de 0,85 par chaque électron de nombre
quantique principal (n - 1), ainsi qu'un écran de 1,00 par chaque électron de nombre
quantique principal inférieur.
- Un électron j d'un groupe nd ou nf subit un écran de 1,00 par chaque électron d'un groupe
inférieur, soit avec une valeur inférieure de n, soit avec la même valeur de n que l'électron
j et une valeur inférieure de l.
2
8
TableauIV.2. Règle de slater (valeurs d’effet d’ecran)
électron j/électron i 1s 2s 2p 3s 3p 3d 4s 4p 4d
1s 0,30
2s 2p 0,85 0,35
3s 3p 1 0,85 0,35
3d 1 1 1 0,35
4s 4p 1 1 0,85 0,85 0,35
4d 1 1 1 1 1 0,35
2
9
IV.6. Exercices d’énergie de 10.2eV. A quel niveau se
Ex01 Toute surface métallique frappée trouve l’électron ? Réps :2
3
0
Chapitre V. Classification périodique des éléments
- Dans chaque colonne sont classés les éléments ayant même structure externe.
- Dans le tableau, on a 118 éléments naturels et artificiels :
6ème période : 57 ≤ Z ≤ 71 : les lanthanides (de Lanthane : 57La)
7ème période : 89 ≤ Z ≤ 118 : les actinides (de Actinium : 89Ac)
87 ≤ Z ≤ 92 : radioactifs naturels
Z >92 : radioactifs artificiels, la plupart instables.
a. Présentation du tableau périodique :
3
1
On a deux sortes de sous-groupes groupes A et B, tels que :
- S/groupe A : de structure ns np (les électrons de valence sont des électrons s ou p),
c’est dire les sous-groupes de IA à VIIIA (0). Les éléments du groupe 0 (gaz inertes ou
gaz nobles) terminent les différentes périodes. Leur structure est : ns2 np6.
ns2 (n – 1)dx , x variant d’un élément à l’autre. Ils présentent un certain nombre de
propriétés communes ; on les appelle éléments de transition.
- Eléments de transition : ils ont même nombre d’électrons sur la couche externe et un
sous niveau d différent, ce sont les éléments du 21Sc (……4s2 3d1) au 30Zn (…….4s2
3d8).
Ainsi pour le chrome 24Cr : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d5 4s1 au lieu de 3d4 4s2
29Cu : …………………...3d10 4s1 au lieu de 3d9 4s2.
Ainsi en toute rigueur Cr et Cu ne sont pas des éléments de transition.
b. Energie d’ionisation :
On parle énergie de 1er ionisation (I1) l’énergie pour arracher un électron.
On parle énergie de 2ème ionisation (I2 ) l’énergie pour arracher deux électron.
On parle énergie de nème ionisation (In ) l’énergie pour arracher n électron.
Comme à chaque ionisation le rayon atomique rn diminue ( car Fattraction augmente), alors : I1 <
I2 <…< In.
- dans une même période : Z↑ => Fa ↓ => I1↑ avec Z
3
2
- le long d’une même colonne( groupe) : Z et n↑ => le volume↑ => R↑ => Fa ↓ => I1↓
Conclusion: la valeur de I peut servir de mesure du caractère métallique d’un
élément ; c'està-dire plus le I est bas, plus il est facile d’arracher les électrons à l’atome
et plus les propriétés métalliques sont marquées.
c. Affinité électronique :
C’est l’énergie libérée par un atome quand il capte un électron : X + e- → X ─ + A. Ainsi
A = I de X─ ; exemple : AH (H + 1e → H─) = 0.75 eV.
3
3
V.3. Exercices Réps : rNa >rMg > rAl
Ex01 Le molybdène (Mo) appartient à la
famille du chrome Cr (Z=24) et à la
cinquième période. Donner sa configuration
électronique et son numéro atomique. Réps
: Z = 42
Réps : Z=23
Ex03 Combien d'électrons peut contenir au
maximum la troisième couche ? Combien
d'éléments comporte troisième période du
tableau périodique ?
3
4
Chapitre VI. Liaisons chimiques
VI.1. Introduction
Lorsque les atomes entrent en interaction, il s’établit entre eux des liaisons chimiques avec
formation de systèmes stables qui sont : les molécules, les ions moléculaires, les cristaux.
- Plus la liaison chimique est forte, plus l’énergie nécessaire pour la rompre est grande.
- Chaque fois qu’une liaison chimique d’établit, il y a libération d’énergie d’autant plus
grande que le système formé est plus stable.
- Les électrons des atomes participant aux liaisons, sont les électrons des couches externes ou
électrons de valence.
- Les gaz rares (ns2 np6) sont les éléments les plus stables ; leur structure correspond à un
minimum d’énergie.
- Le nombre de liaisons covalentes que crée chaque atome s’appelle covalence de l’atome. -
Chaque atome (H , O , N) dans la molécule formée possède la structure électronique externe
d’un gaz rare. Ainsi la covalence de O dans H2O est égale à 2 ; celle de H est égale à 1….
3
- On représente ces molécules par un schéma de Lewis où chaque doublet électronique est un
tiret :
b. Liaison ionique :
La liaison ionique résulte d’attractions purement électrostatiques entre des ions de signes
contraires.
On l’observe quand les deux atomes sont d’électronégativité différente ; c'est-à-dire que
l’atome le plus électronégatif attire vers lui le doublet de liaison et de ce fait la liaison se
trouve polarisée.
- Moment dipolaire d’une molécule : Il mesure le caractère polaire d’une molécule et est
égale à la charge excédentaire portée par un atome multipliée par la distance entre les deux
atomes.
Si une liaison était à 100% ionique, la charge serait │δ±│= Q = e, et dans ce cas :
μ = Q.d = e.d
Comme la liaison est partiellement chargée, on a : q = x%Q ; x désignant le caractère partielle
d’une liaison.
4
- Une molécule de μ ≠ 0 est une molécule polaire.
Moment dipolaire de l’eau µ = 1,84 D, d(O-H) = 96 pm
N.B : Le moment dipolaire d’une molécule peut renseigner sur la géométrie de la molécule.
e. Interaction dipôle-dipôle :
Le caractère polaire d’une molécule se répercute sur les propriétés des substances formées.
Les molécules sont orientées telles que les extrémités de charges opposées soient rapprochées
(une molécule polaire sera assimilée à un dipôle), on a alors une interaction dipôle-dipôle :
Les molécules s’attirent mutuellement et leur cohésion de trouve renforcée, aussi les
molécules polaires présentent-elles des points de fusion et d’ébullition plus élevés que les
substances non polaires.
Exemples : CH3Cl (polaire), Teb = - 24° C et CH4 (non polaire), Teb = -161.5° C.
Par ailleurs, lors de la dissolution de substances polaires dans un liquide polaire, il existe entre
les dipôles de solvant et de soluté des forces électrostatiques dues à l’interaction ion-dipôle,
aboutissant à la dissolution des solutés en ions :
La théorie de Gillespie ou VSEPR : Valent Schel Electron Pair Repulsion : (répulsion des
doublets électroniques de valence) et qui exprime que les doublets de liaison partagés ou non
(doublets liants et non liants) autour de l’atome central subissent des répulsions mutuelles
5
(rapport avec les forces électrostatiques) pour augmenter les distances (donc l’angle) entre eux
et ainsi diminuer l’énergie d’interaction et conférer à la molécule plus de stabilité.
Soit 4 doublets (2 non partagés) autour de O, qui vont subir des répulsions mutuelles et donner
à la molécule une configuration spatiale (α > 90°), ce qui donnera une forme tétraédrique :
Les orbitales s étant sphériques et les orbitales p pointant selon les trois axes cartésiens, on ne
peut simplement expliquer l'obtention d'une molécule tétraédrique.
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Les orbitales atomiques intervenant dans sa formation sont les orbitales 2s et 2p de l'atome de
carbone qui vont se recouvrir avec les orbitales 1s de l'hydrogène : 1s + 3p → 4 sp3
L’hybridation sp3 permet d’expliquer la configuration spatiale des molécules telles que CH 4
schéma suivant :
Hybridation sp2: L'exposant 2 indique ici que seules deux orbitales p seront combinées avec
l'orbitale s pour obtenir ce type d'orbitales hybrides. Il restera donc une orbitale p sur chaque
atome de carbone : 1s + 3p → 3 sp2 + 1p.
Ces orbitales hybrides sp2 pointeront dans les directions d’un triangle équilatéral centré sur
l’atome de carbone. L’hybridation sp2 permet d’expliquer la configuration spatiale des
molécules telles que C2H4 schéma suivant :
Hybridation sp: Pour décrire C2H2 molécule, nous allons utiliser des orbitales atomiques
hybrides obtenus par combinaison linéaire de l'orbitale atomique 2s et d'une seule des
orbitales atomiques 2p. On obtient, ainsi 2 orbitales atomiques hybrides sp et 2 orbitales
atomiques qui restent pures2p.
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Ces orbitales hybrides sont notées sp et pointent à 180 ° l'une de l'autre. L’hybridation sp
permet d’expliquer la configuration spatiale des molécules comme l’acétylène C 2H2:
Molécule linéaire avec deux carbones triplement liés schéma suivant :
Les cas les plus fréquents d'hybridation des orbitales atomiques correspondent aux formes
géométriques déjà décrites dans la Méthode VSEPR :
c. Liaisons intermoléculaires
En plus des liaisons intramoléculaires qui sont des liaisons fortes, il existe des liaisons
physiques qui sont des interactions plus faibles et qui sont à l’origine de la stabilité de la
matière : les liaisons intermoléculaires.
Les propriétés physiques de la matière sont souvent dues à ces liaisons et selon leur énergie,
on distingue :