Épreuve orale anticipée de français
Session 2024
analy Récapitulatif
Année scolaire 2023-2024
Lycée Français International Louis Massignon – Bouskoura
Nom et prénom du candidat : ………………………………………………
Voie et Classe : BAC BLANC
Générale - MARS 2024
- 109
PREMIERE PARTIE DE L’ÉPREUVE ORALE : EXPOSÉ SUR UN DES TEXTES DU
RÉCAPITULATIF
OBJET D'ÉTUDE 1 : La littérature d'idée du XVIème au XVIIIème siècle
Œuvre intégrale : Olympe de Gouges, Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne,
1791
Parcours associé : Ecrire et combattre pour l’égalité
Textes extraits de l’œuvre intégrale :
LL1 - Olympe de Gouges, DDFC, Préambule + article 1 et 2
LL2 - Olympe de Gouges, DDFC, Exhortation aux hommes
LL3 - Olympe de Gouges, DDFC, Extrait du Postambule (début)
Textes du parcours associé :
LL4 : - Choderlos de Laclos, De l’Éducation des femmes. 1785.
OBJET D'ÉTUDE 2 : Le roman
Œuvre intégrale : Sido et Les Vrilles de la Vigne, Colette, 1930 / 1908
Parcours associé : La célébration du monde
Textes extraits de l’œuvre intégrale :
LL16 – Colette, Sido, extrait « Le merle et les cerises »
LL17 - Colette, Les Vrilles de la Vigne, extrait « jour gris »
LL18 - Colette, Les Vrilles de la Vigne, extrait « Le dernier feu »
Textes du parcours associé :
LL8 : Albert Camus, Noces, 1938
LL1 : Préambule et deux premiers articles, Olympe de Gouges, DDFC, 1791
DECLARATION DES DROITS DE LA FEMME ET DE LA CITOYENNE
1 A décréter par l'Assemblée nationale dans ses dernières séances ou dans celles de la
prochaine législature
Olympe de Gouges écrit en 1791 une parodie de ce texte qu’elle intitulera
5 la Déclaration de droits de la femme et de la citoyenne. Destiné à la reine Marie-
Antoinette, ce texte est composé d’un préambule, de dix-sept articles et d’un
postambule. L’extrait étudié est le préambule de la déclaration, c’est-à-dire l’avant-
propos de la déclaration. Les deux premiers articles suivent notre texte. Quelle
10 stratégie
Olympe de Gouges met-elle en place pour convaincre les femmes de combattre pour
l’égalité entre les sexes? Pour répondre à ce projet de lecture, nous analyserons ce
texte
15 en deux mouvements : le premier montrera comment l’autrice débute t-elle son texte
par
une entrée en matière poignante alors que le deuxième mouvement analysera la
conclusion et les deux articles qui prônent l’égalité avec les hommes.
PREAMBULE
Les mères, les filles, les sœursreprésentantes de la Nation, demandent d'être
constituées en Assemblée nationale ; considérant que l'ignorance, l'oubli ou le
20 mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la
corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle,
les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration,
constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse
leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du
pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute
institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des
Citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables,
tournent toujours au maintien de la Constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur
de tous.
En conséquence le sexe supérieur en beauté, comme en courage dans les
souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de
l'Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne :
ARTICLE PREMIER
La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales
ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
II
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et
imprescriptibles de la Femme et de l'Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la
sûreté et surtout la résistance à l'oppression.
LL2 : Olympe de Gouges Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791),
l’exhortation aux hommes.
Après la dédicace à la reine Marie-Antoinette qui introduit son propos et avant de donner les articles
de sa Déclaration, Olympe de Gouges écrit un court texte, intitulé « Les droits de la femme », dans
lequel elle apostrophe les hommes sur un ton catégorique. [Lecture du texte] « Je vais maintenant
procéder à la lecture de ce passage ». [Problématique] Nous nous demanderons en quoi ce texte
polémique met à mal la prétendue domination de l’homme sur la femme. [Annonce des
mouvements] Pour y répondre, nous identifierons trois mouvements : les lignes 1 à 5 permettent à
l’auteure d’interpeller l’homme pour le défier ; les lignes 6 à 10 reposent sur l’éloge de la nature qui
discrédite alors les agissements de l’homme ; les lignes 14 à 20 dévalorisent l’homme en le rendant
notamment coupable de son comportement.
La question rhétorique, le présent d’énonciation et le futur de certitude permettent d’engager un
dialogue franc et direct, à l’issue duquel la parole féminine devra être entendue. L’autrice reproche
d’emblée le traitement injuste que la Révolution a réservé aux citoyennes, laissant entendre que le
terme « égalité » est demeuré à l’état d’un idéal sans réalisation concrète (« il prétend jouir de la
Révolution, et réclamer ses droits à l'égalité, pour ne rien dire de plus »
1 Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne
lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t'a donné le souverain empire
d'opprimer mon sexe ? Ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ;
parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et
5 donne-moi, si tu l'oses, l'exemple de cet empire tyrannique.
Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un
coup d'œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à
l'évidence quand je t'en offre les moyens. Cherche, fouille et distingue, si tu peux,
les sexes dans l'administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus,
10 partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d'œuvre immortel.
L'homme seul s'est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle,
boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans
l'ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu
toutes les facultés intellectuelles, [qui] prétend jouir de la Révolution et réclamer ses
15 droits à l'égalité, pour ne rien dire de plus.
LL 3 : Olympe de Gouges Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791),
extrait du Postambule.
Comment se postambule promeut il l’émancipation des femmes .
POSTAMBULE.
1 Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ;
reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de
fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les
nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu
5
besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste
envers sa compagne. Ô femmes ! femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels
sont les avantages que vous avez recueillis dans la Révolution ? Un mépris plus marqué,
un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la
faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste-t-il donc ? La conviction
10
des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages
décrets de la nature. Qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? Le bon
mot du législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos législateurs français,
correcteurs de cette morale longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui
15 n’est plus de saison, ne vous répètent : « Femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et
nous ? » « Tout », auriez-vous à répondre. S’ils s’obstinaient, dans leur faiblesse, à
mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes, opposez
courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité, réunissez-
vous sous les étendards de la philosophie, déployez toute l’énergie de votre caractère, et
20
vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais
fiers de partager avec vous les trésors de l’Être suprême. Quelles que soient les barrières
que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le
vouloir.
LL4 : - Choderlos de Laclos, De l’Éducation des femmes. 1785.
1. Ô femmes, approchez et venez m’entendre.
Que votre curiosité, dirigée une fois sur des objets utiles, contemple les
avantages que vous avait donnés la nature et que la société vous a ravis. Venez
apprendre comment, nées compagnes de l’homme, vous êtes devenues son esclave ;
5. comment, tombées dans cet état abject, vous êtes parvenues à vous y plaire, à le
regarder comme votre état naturel ; comment enfin, dégradées de plus en plus par
votre longue habitude de l’esclavage, vous en avez préféré les vices avilissants, mais
commodes, aux vertus plus pénibles d’un être libre et responsable. Si ce tableau
fidèlement tracé vous laisse de sang-froid, si vous pouvez le considérer sans
10. émotion, retournez à vos occupations futiles. Le mal est sans remède, les vices se
sont changés en mœurs. Mais si, au récit de vos malheurs et de vos pertes, vous
rougissez de honte et de colère, si des larmes d’indignation s’échappent de vos
yeux, si vous brûlez du noble désir de ressaisir vos avantages, de rentrer dans la
plénitude de votre être, ne vous laissez plus abuser par de trompeuses promesses,
15. n’attendez point les secours des hommes auteurs de vos maux ; ils n’ont ni la
volonté, ni la puissance de les finir, et comment pourraient-ils vouloir former des
femmes devant lesquelles ils seraient forcés de rougir ? Apprenez qu’on ne sort de
l’esclavage que par une grande révolution. Cette révolution est-elle possible ? C’est
à vous seules à le dire puisqu’elle dépend de votre courage.
LL5 : Sido, La célébration de la mère : extrait « Le merle et les cerises », 1930
1 Je la chante, de mon mieux. Je célèbre la clarté originelle qui, en elle, refoulait,
éteignait souvent les petites lumières péniblement allumées au contact de ce qu’elle nommait
“le commun des mortels”. Je l’ai vue suspendre, dans un cerisier, un épouvantail à effrayer
les merles, car l’Ouest, notre voisin, enrhumé et doux, secoué d’éternuements en série, ne
5 manquait pas de déguiser ses cerises en vieux chemineaux et coiffait ses groseilliers de gibus
poilus. Peu de jours après, je trouvais ma mère sous l’arbre, passionnément immobile, la tête
à la rencontre du ciel d’où elle bannissait les religions humaines…
-Chut! Regarde…
Un merle noir, oxydé de vert et de violet, piquait les cerises, buvait le jus, déchiquetait la
10 chair rosée…
-Qu’il est beau! ...chuchotait ma mère. Et tu vois comme il se sert de sa patte? Et tu vois les
mouvements de sa tête et cette arrogance? Et ce tour de bec pour vider le noyau? Et
remarque bien qu’il n’attrape que les plus mûres…
-Mais, maman, l’épouvantail…
15 -Chut...l’épouvantail ne le gêne pas…
-Mais, maman, les cerises!...
Dans ses yeux passa une sorte de frénésie riante, un universel mépris, un dédain
dansant qui me foulait avec tout le reste, allégrement…Ce ne fut qu’un moment, - non pas
un moment unique. Maintenant que je la connais mieux, j’interprète ces éclairs de son
20 visage. Il me semble qu’un besoin d’échapper à tout et à tous, un bond vers le haut, vers une
loi écrite par elle seule, pour elle seule, les allumait. Si je me trompe, laissez-moi errer.
Sous le cerisier, elle retomba encore une fois parmi nous, lestée de soucis, d’amour,
d’enfants et de mari suspendus, elle redevint bonne, ronde, humble devant l’ordinaire de sa
vie:
-C’est vrai, les cerises…
LL6 : Les Vrilles de la vigne, “Jour gris”, 1908 – Célébrer le pays natal.
1 Et si tu passais, en juin, entre les prairies fauchées, à l'heure où la lune ruisselle sur
les meules rondes qui sont les dunes de mon pays, tu sentirais, à leur parfum, s'ouvrir ton
cœur. Tu fermerais les yeux, avec cette fierté grave dont tu voiles ta volupté, et tu laisserais
tomber ta tête, avec un muet soupir…
5 Et si tu arrivais un jour d'été dans mon pays, au fond d'un jardin que je connais, un
jardin noir de verdure et sans fleurs, -si tu regardais bleuir, au lointain une montagne ronde où
les cailloux, les papillons et les chardons se teignent du même azur mauve et poussiéreux, tu
m'oublierais, et tu t'assoirais là, pour n'en plus bouger jusqu'au terme de ta vie!
Il y a encore, dans mon pays, une vallée étroite comme un berceau où, le soir s'étire
10 et flotte un fil de brouillard, un brouillard ténu, blanc, vivant, un gracieux spectre de brume
couché sur l’air humide… Animé d'un lent mouvement d'onde, ils se fond en lui-même et se
fait tour à tour nuage, femme endormie, serpent langoureux, cheval à cou de chimère… Si tu
restes trop tard penché vers lui sur l’étroite vallée, à boire l'air glacé qui porte ce brouillard
vivant comme une âme, un frisson te saisira, et toute la nuit tes songes seront fous…
15 Écoute encore, donne tes mains dans les miennes: si tu suivais, dans mon pays, un
petit chemin que je connais, jaune et bordé de digitales d'un rose brûlant, tu croirais gravir le
sentier enchanté qui mène hors de la vie… Le chant bondissant, des frelons fourrés de velours
t'y entraîne et bat à tes oreilles comme le sang même de ton cœur, jusqu'à la forêt, là-haut, où
finit le monde… C'est une forêt ancienne, oubliée des hommes et toute pareille au paradis,
20 écoute bien, car…
LL7 : Les Vrilles de la vigne, “Le dernier feu”, 1908
1 Et les violettes elles-mêmes, écloses, par magie dans l'herbe, cette nuit, les reconnais-
tu? Tu te penches, et comme moi tu t'étonnes; -ne sont-elles pas, ce printemps-ci, plus bleues ?
Non, non, tu te trompes, l'an dernier je les ai vues moins obscures, d'un mauve azuré, ne te
souviens-tu pas ?... Tu protestes, tu hoches la tête avec ton rire grave, le vert de l'herbe neuve
5 décolore l'eau mordorée de ton regard… Plus mauves… non, plus bleues… . Cesse cette
taquinerie! Porte plutôt à tes narines le parfum invariable de ces violettes changeantes et
regarde, en respirant le filtre qui abolit les années, regarde comme moi ressusciter et grandir
devant toi les printemps de ton enfance!...
Plus mauves…, non, plus bleues… Je revois des prés des bois profonds que la
10 première poussée des bourgeons embrume d'un verre insaisissable, - des ruisseaux froids, des
sources perdues, bues par le sable aussitôt que nées, des primevères de Pâques, des Jeannettes
jaunes au cœur safrané, et des violettes, des violettes, des violettes… Je revois une enfant
silencieuse que le printemps enchantait déjà d'un bonheur sauvage, d'une triste et mystérieuse
joie… Une enfant prisonnière le jour dans une école, et qui échangeait des jouets, des images
15 contre les premiers bouquets de violettes des bois, noués d'un fil de coton rouge, rapportés par
les petites bergères des fermes environnantes… Violettes à courte tige, violettes blanches et
violettes bleues, et violettes d'un blanc bleu veiné de nacre, mauve, - violette de coucou
anémiques et larges, qui haussent sur de longues tiges leurs pâles corolles inodores… Violettes
de février, fleuries sous la neige, déchiquetées, roussies de gel, laideronnes, pauvresses
20 parfumées… O violettes de mon enfance! Vous montez devant moi, toutes, vous treillagez le
ciel laiteux d'avril, et la palpitation de vos petits visages innombrables m'enivre …
LL8 : Albert Camus, Noces, 1938
1 Sur le rivage, c’est la chute dans le sable, abandonné au monde, rentré dans ma
pesanteur de chair et d’os, abruti de soleil, avec, de loin en loin, un regard pour mes bras où les
flaques de peau sèche découvrent, avec le glissement de l’eau, le duvet blond et la poussière de
sel.
5 Je comprends ici ce qu’on appelle gloire: le droit d’aimer sans mesure. Il n’y a qu’un
seul amour dans ce monde. Etreindre un corps de femme, c’est aussi retenir contre soi cette joie
étrange qui descend du ciel vers la mer. Tout à l’heure, quand je me jetterai dans les absinthes
pour me faire entrer leur parfum dans le corps, j’aurai conscience, contre tous les préjugés,
d’accomplir une vérité qui est celle du soleil et sera aussi celle de ma mort. Dans un sens, c’est
10 bien ma vie que je joue ici, une vie à goût de pierre chaude, pleine de soupirs de la mer et des
cigales qui commencent à chanter maintenant. La brise est fraîche et le ciel bleu.
J’aime cette vie avec abandon et veux en parler avec liberté: elle me donne l’orgueil de
ma condition d’homme. Pourtant, on me l’a souvent dit: il n’y a pas de quoi être fier. Si, il y a
15 de quoi: ce soleil, cette mer, mon cœur bondissant de jeunesse, mon corps au goût de sel et
l’immense décor où la tendresse et la gloire se rencontrent dans le jaune et le bleu. C’est à
conquérir cela qu’il me faut appliquer ma force et mes ressources. Tout ici me laisse intact, je
n’abandonne rien de moi-même, je ne revêts aucun masque: il me suffit d’apprendre
patiemment la difficile science de vivre qui vaut bien tout leur savoir-vivre.
20 Un peu avant midi, nous revenions par les ruines vers un petit café au bord du port. La
tête retentissante des cymbales du soleil et des couleurs, quelle fraîche bienvenue que celle de
la salle pleine d'ombre, du grand verre de menthe verte et glacée !