UMBB-FHC-DGMP Module : Contrôle des éruptions
Chapitre 1 Introduction
1. Les catégories fondamentales de contrôle de venues.
1.1. Le contrôle primaire
Dans cette catégorie la pression hydrostatique de boue doit être égale ou légèrement
supérieure à la pression de pores pour éviter toute Intrusion du fluide de la formation dans le puits,
durant sans toutefois dépasser la pression de fracturation au niveau du point le plus fragile. La
barrière est la pression hydrostatique de boue
1.2. Le contrôle secondaire
Lorsque, la pression de fond du puits devient inférieure à la pression de pores, et le puits
commence à débiter, on doit donc arrêter l’intrusion du fluide de formation la fermeture du puits
en utilisant les équipements de sécurité ensuite on suite la remise du puits sous contrôle sera
effectuée en utilisant les méthodes de contrôle conventionnelles à savoir la Driller's ou la Wait &
Weight Method.
1.3. Le contrôle tertiaire
Lorsque la venue ne peut pas être contrôlée par une simple circulation avec les équipements
en place (l'outil n'est pas au fond, la garniture hors du trou, washout, coincement de la garniture
loin du fond, le bouchage de la garniture), on doit appliquer d’autres procédures et faire appel à
d’autres équipements.
2. Les pressions dans une puits
2.1. Pression hydrostatique
Cette pression est définie comme étant le poids d'une colonne verticale de fluide par unité
de surface. Cette pression dépend de la hauteur ou la profondeur verticale de la colonne de fluide
(La forme de cette dernière n'a aucune importance).
Ph = Z x d / 10.2 Ph :pression hydrostatique (bar)
d : densité du fluide (kg/L)
Z : hauteur verticale du fluide (m)
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Ph = ρ. x g x Z Ph :pression hydrostatique (Pascal)
ρ: masse volumique (kg/m3)
g : accélération de la pesanteur (m/s²)
Z : hauteur verticale (m)
Ph = Z x d /10 Ph :pression hydrostatique (kg/cm²)
d : densité du fluide (kg/L)
Z : hauteur verticale de (m)
Ph = 0.052 x MW x TVD Ph : pression hydrostatique (psi)
MW : densité de la boue (ppg)
TVD : hauteur verticale (ft)
2.2. Pertes de charge
Les pertes de charge dans une conduite représentent la résistance totale du fluide à
l'écoulement, cette résistance est due essentiellement aux forces de frottements internes et externes
au fluide. Les pertes de charge singulières s’ajoutent aussi (coudes, rétrécissements,
élargissements, duses,..)
La répartition des pertes de charge dans le circuit de forage est comme suit : installation de
surface 𝑃𝑐𝑠 , intérieur des tiges de forage 𝑃𝐶𝐷𝑃 , intérieur des drill collars 𝑃𝐶𝐷𝐶 , duses de l'outil 𝑃𝐶𝑂 ,
espace annulaire 𝑃𝐶𝐴 .
2.3. La pression de refoulement des pompes
Cette pression représente la somme de toutes les pertes de charge dans le circuit de
circulation.
𝑃𝑅 = 𝑃𝑐𝑠 + 𝑃𝑐𝑜 + 𝑃𝐶𝐷𝑃 + 𝑃𝐶𝐴 + 𝑃𝐶𝐷𝐶
2.4. Pression dynamique de fond
Cette pression égale à la somme de la pression hydrostatique et les pertes de charge.
𝑃𝑓𝑜𝑛𝑑 = 𝑃ℎ + 𝑃𝑐𝑎
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2.5. Densité équivalente en circulation
𝑍 ∗ 𝑑𝑒𝑞𝑣
𝑃𝑓𝑜𝑛𝑑 = 𝑃ℎ + 𝑃𝑐𝑎 =
10.2
𝑃ℎ ∗ 10.2 𝑃𝑐𝑎 ∗ 10.2 𝑃𝑐𝑎 ∗ 10.2
𝑑𝑒𝑞𝑣 = + = 𝑑𝑏𝑜𝑢𝑒 +
𝑍 𝑍 𝑍
2.6. Pression de formation (Pression de pores)
C'est la pression du fluide contenu dans les pores d'une formation.
2.7. Pression de fracturation
La pression de fracturation est la pression à laquelle il y aurait rupture de la matrice de la
roche. Dans le cas d'un forage, la formation sous le sabot représente en général le point le plus
fragile du découvert. Par ailleurs la traversée des couches profondes nécessite des densités de boue
plus élevées pour le maintien des parois du trou et empêcher l'intrusion des fluides de formations.
2.8. Leak-off test (LOT)
C’est un essai de pression qui détermine la valeur réelle de la pression à exercer sur la
formation jusqu'à initier l'injection du fluide de forage dans la formation.
Les étapes à suivre pendent la procedure du leak-off test sont :
• Forer 1 à 3 mètres sous le sabot.
• Circuler la boue.
• Remonter l'outil au sabot.
• Fermer l'obturateur.
• Commencer le pompage par l'intérieur des
tiges ou par l'espace annulaire.
• Ploter les pressions qui correspondent à
chaque incrément du volume pompé.
• Arrêter la pompe une fois la déflexion est
confirmée. La pression au point de déflexion
représente la pression du leak-off test 𝑃𝐿𝑂𝑇 .
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La pression de fracturation est donnée par la formule suivante :
𝑍𝑠 ∗ 𝑑
𝑃𝐹𝑟𝑎𝑐 = 𝑃𝐿𝑂𝑇 +
10.2
avec : 𝑃𝐹𝑟𝑎𝑐 : Pression de fracturation au sabot (bar)
𝑃𝐿𝑂𝑇 : Pression en surface du LOT (bar)
Zs : Côte verticale du sabot (m)
d : densité de boue au-dessus du sabot (kg/L)
2.9. Pression maximale admissible (Padm)
C’est la pression limite à ne pas dépasser en tête d'annulaire pour éviter la fracturation de
la formation la plus fragile.
𝑍𝑠 × 𝑑 (𝑑𝑓𝑟𝑎𝑐 − 𝑑) × 𝑍𝑠
𝑃𝑎𝑑𝑚 = 𝑃𝑓𝑟𝑎𝑐 − =
10.2 10.2
3. Gain maximal admissible (Gmax)
Le gain maximal admissible est défini comme étant le volume maximal de la venue après
Fermeture du puits, qui peut être circulé en toute sécurité sans fracturer au niveau du point fragile.
3.1.1. Venue au fond
Lorsque la venue est au fond juste après la fermeture du puits, il faut calculer la hauteur
maximale (Hmax) de la venue correspondant à Pa1 = Padm.
(𝑃𝑎𝑑𝑚 − 𝑃𝑡 )
𝐻𝑚𝑎𝑥 =
(𝐺𝑏 − 𝐺𝑣 )
𝑉1 = 𝐻𝑚𝑎𝑥 × 𝑉𝑒𝑎
avec: Padm : pression maximale admissible en tête d’annulaire(bar)
Pt1 : pression stabilisée en tête des tiges puits fermé
Gb : gradient de la boue (bar/m)
Gv : gradient de l'effluent (bar/m)
V1 : volume de la venue au fond (l)
Vea : volume unitaire de l'espace annulaire au fond (l)
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Chapitre 2 LES CAUSES DES VENUES
La prévention des venues (l'intrusion d'un fluide indésirable d'une formation perméable dans
le puits) est un processus qui doit d'abord commencer par l'étude et la compréhension des causes
qui sont à l‘origine de ces venues.
Les causes de venues les plus fréquentes sont :
1. Densité de boue
L’insuffisance de la densité peut être due à :
• Une sous-estimation de la pression de pores
• Une diminution accidentelle de la densité de boue en surface
2. Perte de circulation
Lors d'une perte totale de circulation, la pression hydrostatique diminue et si elle devient
inférieure à la pression de pores, il y aura une intrusion du fluide de la formation dans le puits.
Les pertes de circulation se produisent au niveau des formations non consolidées,
caverneuses, ou fissurées. Ces pertes peuvent survenir après une fracture de formation causé par :
• Utilisation d’une densité supérieure à celle de la fracturation
• Pertes de charge annulaire excessives
• Pistonnage vers le bas durant la descente
• Pression à la fermeture dépassant la pression admissible
3. Défaut de remplissage pendant la manœuvre (remontée)
Pendant la manœuvre de la remontée, si le puits n'a pas été rempli avec un volume de boue
équivalent au volume d'acier extrait. La baisse du niveau de boue dans l'annulaire engendrerait une
diminution de la pression de fond qui peut provoquer une venue.
4. Pistonnage vers le haut (Swabbing)
Le pistonnage vers le haut est un phénomène qui se manifeste lors de la remontée de la
garniture entraînant une dépression au fond du puits. Cette dépression qui augmente en fonction
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de la vitesse de manœuvre entraine une diminution de la pression du fond ce qui favorise l’intrusion
du fluide de formation dans le puits.
5. Pistonnage vers le bas ( Surgging )
Le pistonnage vers le bas est aussi un phénomène qui se manifeste lors de la descente de la
garniture entraînant une surpression au fond du puits.
Si cette surpression est importante, la pression au niveau du point fragile peut dépasser la
pression de fracturation, et par conséquent provoquer une perte totale de la boue qui pourra
entraîner une baisse suffisante du niveau de boue dans le puits et favoriser l'envahissement du puits
par le fluide de la formation.
6. Pénétration dans une formation à pressions anormalement élevées
Une formation est à pression anormalement élevée est une formation qui est caractérisée par
un gradient de pression est supérieur au gradient normal. Ces formations sont souvent une des
causes des venues et cela est dû aux données insuffisantes ou incorrectes sur les formations à
traverser surtout en exploration.
Les formations à pressions anormalement élevées sont souvent prévues et détectées par
l'analyse détaillée des études sismiques avant de commencer le forage. Un autre moyen plus direct
pour détecter ces formations à pressions anormalement élevées consiste à observer les tendances
des paramètres de forage à savoir, "d"- exposant, ROP, torque et frottements.
Chapitre 3 LES INDICES D’UNE VENUE
Chapitre 3 LES INDICES D’UNE VENUE
1. SIGNES PRECURSEURS D'UNE VENUE
1.1. Augmentation de la vitesse d'avancement
Lorsque l’outil de forage pénètre dans une formation à pression anormalement élevée, la
réduction de la pression différentielle favorisera l'arrachement des cuttings et le nettoyage du front
de taille de l’outil. Par conséquence, cette réduction de la pression différentielle augmente la
vitesse d'avancement (rate of penetration : ROP).
1.2. Augmentation du torque et des frottements
La réduction de la pression différentielle pourrait entrainer une instabilité des parois du trou
(fluage des argiles) qui cause une accumulation des cuttings autour des masse tige puis une
augmentation du torque.
Cette augmentation du torque des frottements par rapport à leurs tendances normales peut
être considérée comme une indication d’une pénétration dans une formation à pression
anormalement élevée.
1.3. Diminution du d-exposant
• La méthode du "d" exposant
Cette méthode consiste à normaliser la vitesse d'avancement dans le but d'éliminer
l'effet des variations des paramètres de forage pour aboutir à une mesure représentative de
la forabilité des terrains.
𝑅𝑂𝑃
1.26 − 𝐿𝑜𝑔(𝑅𝑃𝑀)
𝑑=
𝑊𝑂𝐵
1.58 − 𝐿𝑜𝑔( 𝐷 )
avec d : d-exposant
ROP : vitesse d'avancement (m/h)
RPM : vitesse de rotation de l'outil (trs/min)
WOB : poids sur l'outil (tonne)
D : diamètre de l'outil (pouce)
Chapitre 3 LES INDICES D’UNE VENUE
La représentation graphique du "d" exposant en fonction
de la profondeur dans une zone d'argile permet de :
• définir une ligne de base "normal trend"
• suivre l'évolution de leur compaction
• détecter les zones à pressions anormalement élevées.
Pendant le forage, si le changement de tendance du d-
exposant est observé, le superviseur de forage doit être prudents
face à cette situation car c'est une des indications possibles d'une
venue.
1.4. Changement des propriétés de la boue
L'intrusion d'un fluide de formation plus léger dans le
puits entraîne une diminution de la densité de la boue accompagnée par une variation de la
viscosité.
1.5. Taille, forme et volume des cuttings
Des changements dans la forme des déblais peuvent se produire à cause de la réduction de
la pression différentielle. Dans les zones de transition, les argiles feuillés se brise s’éboule au fond
du puits en raison de conditions d'équilibre (pression interstitielle supérieure à la pression
hydrostatique de la boue).
Les déblais sont souvent plus grands et pointus dans la zone de transition. L'analyse continue
en surface de la taille, la forme et le volume des cuttings permet la détection de l'entrée dans une
zone de transition.
2. SIGNES POSITIFS D'UNE VENUE
Un signe positif d'une venue signifie une intrusion sûre d'un certain volume d'effluent dans
le trou ce qui nécessite la fermeture immédiate du puits.
2.1. En cours de forage
Les signes positifs d'une venue en cours de forage sont :
• l'augmentation du débit à la goulotte
Chapitre 3 LES INDICES D’UNE VENUE
• l'augmentation du niveau des bacs
• le débit à la goulotte, pompes à l'arrêt
2.2. En cours des manœuvres
Les signes positifs d'une intrusion en cours de manœuvres sont :
• le volume de boue rempli inférieur au volume d'acier extrait à la remontée.
• le volume de boue récupéré supérieur au volume d'acier introduit à la descente.
Chapitre 4 Procédure de fermeture
Chapitre 4 Procédure de fermeture
1. Les obturateurs
Les obturateurs de permettre la fermeture du puits en cas de venue et la circulation sous duse
durant le contrôle.
1.1. Obturateurs annulaires
Cet obturateur est situé au top de l'empilage des obturateurs. Il contient une garniture
élastique permettant :
• La fermeture sur n'importe quel diamètre et même dans le cas extrême sur un trou vide
(non recommandé par le fabriquant).
• Le stripping de la garniture de forage (permettre de petits mouvements de translation et
rotation).
1.2. Obturateurs à mâchoires
• Totale (Blind rams)
• Totale et cisaillante (Blind shear rams)
• Sur un diamètre donné (pipe rams)
• Sur une série de diamètres (variable rams)
Ces types d'obturateurs ferment l'espace annulaire autour des tiges par le déplacement d’une
paire de mâchoires. Ces mâchoires rendent étanche l'espace au-dessous d'elles.
Elles peuvent être :
- à fermeture totale : elles permettent de fermer totalement le puits en l'absence de tiges
(Blind rams) ou de les cisailler si elles sont présentes (Blind shear rams).
- à fermeture sur tiges (pipe rams) : elles sont munies d'ouvertures semi-circulaires,
correspondant au diamètre extérieur des tiges, pour lesquelles elles sont prévues.
- à fermeture variable (variable rams) : elles permettent de fermer sur différentes tailles de
tiges et même sur la tige d’entraînement.
1.3. Gray valve (obturateur interne)
C'est une vanne à clapet anti-retour vissée sur la garniture lorsqu'une venue se manifeste
durant la manœuvre pour obturer rapidement la garniture de forage.
1.4. Upper kelly cock
C'est une vanne à fermeture rapide placée au sommet de la tige d'entraînement. La fermeture
et l’ouverture de la vanne sont assurées avec une clé spéciale.
Chapitre 4 Procédure de fermeture
1.5. Lower kelly cock
C'est une vanne à fermeture rapide, située à la partie inférieure de la tige d'entraînement.
La fermeture et l’ouverture de la vanne sont assurées avec une clé spéciale.
2. Circuit Manifold
2.1. Choke Line
C’est une conduite qui relie l'empilage des obturateurs au manifold de duses. Elle est
caractérisée par une pression de travail égale à celle des obturateurs et un diamètre intérieur
supérieur ou égal à 3 pouces pour réduire l'effet des pertes de charges et minimiser le risque de
bouchage. La connexion à l‘empilage des obturateurs s'effectue au moyen de deux vannes : une
vanne manuelle et une vanne hydraulique commandée à distance pour permettre une ouverture
rapide du circuit de contrôle.
2.2. Kill line
C’est la conduite qui relie l'empilage au circuit de pompage et qui offre la possibilité de
pomper sous les obturateurs. Elle est caractérisée par une pression de travail égale à celle des
obturateurs et un diamètre intérieur minimum de 2". Cette conduite contient deux vannes en série
et un clapet anti-retour qui permet de protéger le stand pipe et les pompes de forage contre toute
pression venant du puits en cas de venue.
2.3. Manifold de duses
Le manifold de duses permet durant le contrôle d'appliquer une contre pression dans le
puits à l'aide d'une duse réglable et de diriger le retour vers les bacs, le séparateur, la torche ou le
bourbier. Etant donné les risques de bouchage et d'usure durant le contrôle, le manifold de duses
doit être équipé au moins de deux duses réglables afin de permettre d'isoler une ligne défaillante
et de basculer sur une autre pour continuer le contrôle. Sa pression de travail en amont des duses
doit être égale ou supérieure à celle des obturateurs, par contre, la pression de la partie en aval est
généralement d'une série inférieure.
3. Procédure de fermeture SOFT
La fermeture du puits est établie dans le but de :
• Minimiser le volume de la venue
• Circuler l’effluent et injecter une boue de densité requise en tout sécurité
Il existe deux différentes procédures de fermeture de puits, en cas de venue, reconnues par
l'industrie pétrolière : la procédure de fermeture SOFT et la procédure de fermeture HARD.
Chapitre 4 Procédure de fermeture
3.1. Procédure de fermeture SOFT
3.1.1. Alignement du circuit de contrôle
Pendant les opérations de forage le circuit de contrôle doit être aligné comme suit :
• La vanne manuelle du choke line ouverte
• La vanne hydraulique du choke line fermée
• La duse hydraulique ouverte
• Toutes les vannes de la ligne (en aval de la HCR) passant par la duse hydraulique,
allant au séparateur doivent être ouvertes.
• Les autres vannes et autres duses du manifold doivent être fermées
3.1.2. Procédure de fermeture en forage
Lorsqu’ un signe de venue se manifeste lors du forage, les étapes suivantes doivent être
appliquées :
1. Arrêter la rotation de la garniture
2. Dégager la kelly avec les pompes en marche et positionner le premier tool joint au-dessus
de la table de rotation
3. Arrêter les pompes de forage et observer le retour de la boue, si positif :
4. Ouvrir la vanne HCR choke line.
5. Fermer un obturateur (Certaines compagnies préfèrent la fermeture de l’annulaire l’API
n’exige pas un seul type donné de BOP)
6. Fermer la duse hydraulique
7. Noter le gain, relever les pressions en tête de tiges et d’annulaire et noter leurs valeurs en
fonction du temps
3.1.3. Procédure de fermeture en manœuvre
Dans le cas d’un signe de venue, la manœuvre doit être arrêtée immédiatement et les étapes
suivantes doivent être suivies selon les deux cas possibles :
1. Poser la garniture sur cales
2. Installer la vanne de sécurité (safety valve) en position ouverte
3. Fermer la vanne de sécurité
4. Ouvrir la vanne HCR choke line
5. Fermer un obturateur
6. Fermer la duse hydraulique et avertir le superviseur
7. Noter le gain, relever les pressions en tête d’annulaire.
Dans le cas où l’opération de stripping est envisagée, il faut continuer comme suit :
8. Installer un BOP interne (Gray valve ou Non-Return Valve).
9. Ouvrir la vanne de sécurité.
10. Réduire la pression du BOP annulaire et commencer le stripping de la garniture dans le
puits.
Chapitre 4 Procédure de fermeture
3.2. PROCEDURE DE FERMETURE HARD
3.2.1. Alignement du circuit de contrôle
Pendant les opérations de forage le circuit de contrôle doit être aligné comme suit :
• La vanne manuelle du choke line ouverte
• La vanne hydraulique du choke line fermée
• La duse hydraulique fermée
• Toutes les vannes de la ligne (en aval de la HCR) passant par la duse hydraulique, allant
au séparateur doivent être ouvertes
• Les autres vannes et autres duses du manifold doivent être fermées
3.2.2. Procédure de fermeture en forage
Lorsqu’ un signe de venue se manifeste lors du forage, les étapes suivantes doivent être
appliquées :
1. Arrêter la rotation de la garniture
2. Dégager la kelly avec les pompes en marche et positionner le premier tool joint au-dessus
de la table de rotation
3. Arrêter les pompes de forage et observer le retour de la boue, si positif :
4. Fermer un obturateur (certaines compagnies préfèrent la fermeture du pipe rams pour la
procédure de fermeture Hard mais l’API n’exige pas un seul type donné de BOP)
5. Ouvrir la vanne HCR choke line et avertir le superviseur.
6. Noter le gain, relever les pressions en tête de tiges et d’annulaire et noter leurs valeurs en
fonction du temps.
3.2.3. Procédure de fermeture en manœuvre
Dans le cas d’un signe de venue, la manœuvre doit être arrêtée immédiatement et les étapes
suivantes doivent être suivies selon les deux cas possibles :
1. Poser la garniture sur cales
2. Installer la vanne de sécurité (safety valve) en position ouverte
3. Fermer la vanne de sécurité
4. Fermer un obturateur
5. Ouvrir la vanne HCR choke line et avertir le superviseur
6. Noter le gain, relever les pressions en tête d’annulaire
(Reprendre les mêmes étapes citées ci-dessus en cas ou l’opération de stripping est envisagée).
3.3. Avantages et inconvénients des différentes procédures de fermeture
3.3.1. Procédure soft
Avantages :
• Evite les coups de bélier à la formation.
Inconvénients :
• Temps de fermeture assez long engendrant un gain important
Chapitre 4 Procédure de fermeture
• Risque de confusion durant son application
3.3.2. Procédures hard
Avantages :
• Temps de fermeture court entraînant un gain plus faible
• Procédure de fermeture simple.
Inconvénients :
• Risque des coups de bélier au niveau du découvert
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Chapitre 5 Méthodes de control des venues
1. Fiche de control (kill sheet)
Une venue peut survenir à tout moment durant la réalisation d'un forage, c'est la raison pour
laquelle un certain nombre de paramètres doivent être préalablement choisis, mesurés, calculés et
régulièrement tenus à jour. Les autres paramètres nécessaires pour le contrôle seront calculés
ultérieurement sur la base des données obtenues après la fermeture du puits.
1.1. Choix du débit de contrôle (𝑸𝒓)
La circulation des venues se fait généralement à des débits relativement faibles par rapport
aux débits de forage (le débit de contrôle est choisi entre la moitié et le tiers du débit de forage)
pour minimiser les surpressions exercées dans le puits par réduction des pertes de charge annulaire
et réduire le risque d'usure de la duse.
1.2. Calcul de la pression maximale admissible (𝑷𝒂𝒅𝒎 )
La connaissance de la pression maximale admissible en tête de l'annulaire est d'une
importance vitale pour éviter la fracturation de la formation la plus fragile durant le contrôle de la
venue. La valeur de la pression maximale admissible est obtenue à partir résultats du Leakoff Test
d'après la formule suivante :
𝑍𝑠 ∗ 𝑑 (𝑑𝑓𝑟𝑎𝑐 − 𝑑) × 𝑍𝑠
𝑃𝑎𝑑𝑚 = 𝑃𝑓𝑟𝑎𝑐 − =
10.2 10.2
où 𝑃𝑎𝑑𝑚 : pression maximale admissible (bars)
𝑃𝑓𝑟𝑎𝑐 : pression de fracturation (bars)
𝑑1 : densité initiale de la boue (kg/L)
𝑍𝑠 : côte verticale du sabot (m)
𝑑𝑓𝑟𝑎𝑐 : densité de fracturation (kg/L)
1.3. Observation et relevé des pressions en tête
Dès la fermeture du puits après une venue, les pressions en tête des tiges et d'annulaire
doivent être relevées et notées chaque minute jusqu'à la stabilisation.
La pression stabilisée en tête des tiges (Pt1) représente uniquement la différence entre la
pression de pores et la pression hydrostatique de la boue à l‘intérieur de la garniture (venue en
forage avec outil au fond), par contre, la valeur de la pression annulaire dépend de :
- La pression de pores - Le diamètre du découvert
- Le volume de la venue - La densité de la boue dans l’annulaire.
- La nature de I'effluent
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1.4. Détermination de la densité requise (𝒅𝒓)
La densité requise est définie comme étant la densité de la boue fournissant une pression
hydrostatique égale à la pression de pores. Après la fermeture du puits, la pression de pores est
égale à la somme des pressions à l'intérieur de la garniture et aussi égale à la somme des pressions
dans l'espace annulaire.
𝑃𝑝𝑜𝑟𝑒𝑠 = 𝑃𝑡 + 𝑃ℎ = 𝑃𝑎 + 𝑃ℎ𝑎 + 𝑃ℎ𝑒𝑓𝑓
Pt : pression stabilisée en tête des tiges (bar)
Ph : pression hydrostatique de la boue à l'intérieur de la garniture (bar)
Pa : pression stabilisée en tête d'annulaire (bar)
Pha : pression hydrostatique de la boue dans l'espace annulaire (bar)
Pheff : pression hydrostatique de la venue dans l'espace annulaire (bar)
La méconnaissance de la densité exacte de l'effluent rend l'estimation de la pression de pores
au moyen de l'espace annulaire incertaine, par contre, son calcul par l'intérieur de la garniture
donne une valeur plus précise du fait que l'intérieur des tiges est rempli d'une boue homogène de
densité connue.
𝑑𝑟 × 𝑍
𝑃𝑝𝑜𝑟𝑒𝑠 = 𝑃𝑡 + 𝑃ℎ =
10.2
𝑃𝑡 × 10.2
𝑑𝑟 = 𝑑𝑖𝑛𝑖 +
𝑍
avec 𝑑𝑟 : densité requise de la boue (kg/L)
𝑑𝑖𝑛𝑖 : densité initiale de la boue (kg/L)
1.5. Calcul des volumes et temps de circulation
1.5.1. Intérieur garniture
a) Volume intérieur garniture (Vi)
𝑉𝑖𝑛𝑡 = 𝑉𝑖𝑛𝑡 𝐵𝐻𝐴 + 𝑉𝑖𝑛𝑡 𝑡𝑖𝑔𝑒𝑠
b) Nombre de coups de pompe (Ci)
𝑉𝑖
𝐶𝑖 =
𝑄𝑢
avec 𝑉𝑖 : volume intérieur garniture (L)
𝑄𝑢 : débit réel unitaire de la pompe (L/cp)
c) Temps de circulation (Ti)
𝑉𝑖
𝑇𝑖 =
𝑄𝑟
avec 𝑉𝑖 : volume intérieur garniture (L)
𝑄𝑟 : débit de contrôle (L/min)
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𝑂𝐻: open hole
1.5.2. Espace annulaire découvert
d) Volume annulaire découvert (Vd)
𝑉𝑑 = 𝑉𝑎 𝐵𝐻𝐴/𝑂𝐻 + 𝑉𝑎 𝑡𝑖𝑔𝑒𝑠/𝑂𝐻
e) Nombre de coups de pompe (Cd)
𝑉𝑑
𝐶𝑑 =
𝑄𝑢
f) Temps de circulation (Td)
𝑉𝑑
𝑇𝑑 =
𝑄𝑟
1.5.3. Espace annulaire total
g) Volume annulaire total (Va)
𝑉𝑎 = 𝑉𝑎 𝑑é𝑐𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑒 + 𝑉𝑎 𝑡𝑢𝑏𝑎𝑔𝑒
h) Nombre de coups de pompe (Ca)
𝐶𝑎 = 𝐶𝑑 + 𝐶𝑐𝑠𝑔
i) Temps de circulation (Ta)
𝑉𝑎
𝑇𝑎 =
𝑄𝑟
1.6. Calcul de la pression initiale de circulation (PR1)
Durant le contrôle à débit constant, la pression initiale de circulation (PR1) nécessaire pour
maintenir une pression constante au fond et égale à la pression de pores est donnée par la formule
suivante :
𝑃𝑅1 = 𝑃𝐶𝑖 + 𝑃𝑡1
avec 𝑃𝑅1 ∶ 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝑏𝑎𝑟)
𝑃𝑡1 ∶ 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑡𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠é𝑒 𝑒𝑛 𝑡ê𝑡𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑖𝑔𝑒𝑠 (𝑏𝑎𝑟)
𝑃𝑐𝑖: 𝑝𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 à 𝑑é𝑏𝑖𝑡 𝑟é𝑑𝑢𝑖𝑡 (𝑏𝑎𝑟)
1.7. Calcul de la pression finale de circulation (PRr)
Lors du pompage de la boue de densité requise à l'intérieur de la garniture, la pression de
refoulement doit décroître de la pression de refoulement initiale (PR1) jusqu'à la pression de
refoulement finale (PRr). Cette pression finale correspond aux pertes de charge lorsque la boue
lourde atteint l'outil.
𝑑𝑟
𝑃𝑅𝑟 = 𝑃𝐶𝑖 ×
𝑑𝑖
avec 𝑃𝑅𝑟 ∶ 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝑏𝑎𝑟)
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2. Méthode de contrôle
2.1. Driller's Method
La Driller's Method est considérée comme étant la méthode la plus simple à mettre en oeuvre
du fait que le contrôle peut se faire immédiatement après la fermeture du puits sans préparation
spéciale. Cette méthode consiste à :
- Premièrement : circuler et évacuer la venue avec la densité initiale de forage.
- Deuxièmement : remplacer la boue initiale par une boue de densité suffisante pour équilibrer la
pression de pores.
2.1.1. Procédure de mise en œuvre de la Driller's Method
Apres la fermeture du puits et le remplissage de la fiche de contrôle (kill sheet) il faut
procéder comme suit :
Première circulation
Ouvrir légèrement la duse et démarrer progressivement la pompe de forage jusqu'à atteindre
le débit de contrôle (Qr) en ajustant la duse pour maintenir la pression annulaire constante et égale
à la valeur de la pression stabilisée en tête d'annulaire (Pa1).
Une fois le débit de contrôle est atteint, la pression en tête des tiges doit être égale en principe
à la pression initiale de circulation calculée (PR1).
Continuer à circuler à débit constant jusqu'à l'évacuation complète de la venue tout en
ajustant la duse pour maintenir la pression de refoulement constante et égale à la pression initiale
de circulation (PR1).
Arrêter la circulation et fermer le puits une fois que la boue lourde est prête. Après la
fermeture du puits, on doit lire les mêmes pressions en tête des tiges et d'annulaire.
𝑃𝑎 = 𝑃𝑡 = 𝑃𝑡1
Deuxième circulation
La boue de densité requise étant prête. Ouvrir légèrement la duse et démarrer la pompe
progressivement jusqu'à atteindre le débit de contrôle en ajustant la duse pour maintenir la pression
annulaire constante et égale à la valeur de la pression annulaire lors de la fermeture en fin de la
première circulation
Continuer à circuler à débit constant et ajuster la duse pour avoir une pression de refoulement
décroissante de la valeur de la pression initiale de circulation (PR1) à la valeur de la pression finale
de circulation (PRr). La pression annulaire durant cette circulation doit être constante égale à Pt1.
Une fois la boue lourde atteint l'outil, continuer à circuler à pression de refoulement
constante et égale à la pression finale de circulation (PRr) jusqu'à l'arrivée de la boue de densité
requise en surface. On doit noter en principe une pression annulaire nulle.
UMBB-FHC-DGMP Module : Contrôle des éruptions
Arrêter la circulation, fermer la duse et observer les pressions en tête des tiges et
d'annulaire qui doivent être nulles.
Ouvrir le puits et continuer les opérations normales de forage après conditionnement de la
boue
Remarque : Durant la circulation de la venue dans le découvert, la pression annulaire ne doit en
aucun cas dépasser la pression maximale admissible en tête (Padm) pour ne pas fracturer au
sabot ou au point fragile. Une fois la venue est dans le tubage, le risque de fracturation est écarté
si la pression de fond est maintenue constante.
2.1.2. Avantages et inconvénients
Avantages :
• démarrage du contrôle juste après la stabilisation des pressions
• simple d'utilisation
Inconvénients : (cas d’un gain important de gaz)
• peut entraîner des pressions élevées dans l'annulaire qui peuvent provoquer la fracturation
au point fragile
• peut générer de fortes pressions en surface et par conséquent l'exposition des équipements
à des pressions élevées durant une longue période.
• temps de contrôle élevé
2.2. Wait and Weight Method
La procédure de cette méthode consiste à remplacer le fluide dans le puits avec la boue de
densité requise en une seule circulation.
2.2.1. Procédure de mise en oeuvre de la Wait & Weight Method
Apres la fermeture du puits et le remplissage de la fiche de contrôle (kill sheet) il faut
procéder comme suit :
Une fois la boue de densité requise est prête, ouvrir légèrement la duse et démarrer
progressivement la pompe jusqu'à atteindre le débit de contrôle (Qr) en maintenant à l'aide de la
duse la pression annulaire constante et égale à la pression stabilisée en tête d'annulaire (Pa1).
Lorsque le débit de contrôle est atteint avec une pression annulaire maintenue constante, le
manomètre de tiges doit indiquer une pression de refoulement égale à la valeur de la pression
initiale de circulation (PR1).
Pendant le pompage de la boue de densité requise à l'intérieur de la garniture à débit de
contrôle constant, la pression de refoulement doit décroître de la valeur de la pression initiale de
circulation (PR1) à la valeur de la pression finale de circulation (PRr) lorsque la boue lourde atteint
I'outil.
UMBB-FHC-DGMP Module : Contrôle des éruptions
Durant la remontée de la boue lourde dans l'espace annulaire, continuer à circuler à pression
de refoulement constante et égale à la valeur de la pression finale de circulation (PRr) en ajustant
la duse jusqu'à l'évacuation complète de la venue et le retour de la boue lourde en surface.
Arrêter la pompe, fermer la duse et observer les pressions en tête des tiges et d'annulaire qui
doivent être nulles.
Ouvrir le puits et continuer les opérations normales de forage après conditionnement de la
boue.
2.2.2. Avantages et inconvénients
Avantages :
• moins de risque de fracturation surtout pour des découverts très longs
• moins de pression en tête d'annulaire durant le contrôle dès la présence de 𝑑𝑟 dans
l’annulaire.
Inconvénients :
• temps d'attente important pour préparer la boue de densité requise, d'où risque de
coincement et de bouchage de la garniture
• migration du gaz durant l'attente