Le régime nazi d’Hitler (1933-1945) Le régime nazi, instauré par Adolf
Hitler en Allemagne, fut une dictature totalitaire qui bouleversa le pays et
le monde. Ce régime, fondé sur l’idéologie nazie, s’appuya sur la terreur,
la propagande et une politique expansionniste qui mena à la Seconde
Guerre mondiale. 1. L’arrivée au pouvoir d’Hitler En 1933, Hitler devient
chancelier de l’Allemagne grâce à une situation de crise économique,
sociale et politique. La Grande Dépression des années 1930 a provoqué
une hausse du chômage et une perte de confiance dans la démocratie
de la République de Weimar. Hitler et le parti nazi promettent de
redresser l’économie, de restaurer la grandeur de l’Allemagne et de
détruire le traité de Versailles, jugé humiliant. Dès son arrivée au
pouvoir, Hitler met en place une dictature : en mars 1933, il obtient les
pleins pouvoirs, et tous les partis politiques sont interdits, sauf le parti
nazi. 2. Un régime fondé sur la terreur et la propagande Le régime nazi
est un régime totalitaire. Il contrôle tous les aspects de la société. La
police politique, la Gestapo, traque les opposants, tandis que les SS,
force paramilitaire, imposent l’idéologie nazie. Les camps de
concentration sont ouverts pour enfermer les opposants, les Juifs, les
homosexuels, et d’autres groupes persécutés. La propagande joue un
rôle central : Joseph Goebbels, ministre de la Propagande, utilise les
médias, le cinéma et les rassemblements de masse pour glorifier Hitler
et diffuse
Le Front populaire en France dans les années 1930 Le Front populaire
est une alliance des partis de gauche qui dirige la France entre 1936 et
1938. Né dans un contexte de crise économique, sociale et politique, il
marque une période importante pour les droits des travailleurs et la lutte
contre le fascisme, mais il rencontre aussi des limites et des difficultés.
1. Le contexte et la naissance du Front populaire Dans les années 1930,
la France traverse une grave crise économique due à la Grande
Dépression. Le chômage augmente fortement, et les conditions de vie
des ouvriers se détériorent. Par ailleurs, l’Europe est marquée par la
montée des régimes fascistes, notamment en Allemagne et en Italie. En
France, des ligues d’extrême droite organisent des manifestations
violentes, comme celle du 6 février 1934, qui menace la démocratie.
Face à ce danger, les partis de gauche – le Parti communiste, la SFIO
(Section française de l’Internationale ouvrière, socialiste) et les radicaux
– s’unissent dans une alliance appelée le Front populaire. Leur slogan
est : “Pain, paix, liberté”. En mai 1936, le Front populaire remporte les
élections législatives, et Léon Blum devient chef du gouvernement. 2.
Les réformes sociales du Front populaire Le Front populaire met en
place d’importantes réformes pour améliorer les conditions de vie des
travailleurs. Sous le gouvernement de Léon Blum, des avancées
sociales historiques sont réalisées : • Les accords Matignon (juin 1936)
permettent une augmentation des salaires, le droit syndical et des
négociations collectives. • Les congés payés sont instaurés pour la
première fois, permettant aux travailleurs de bénéficier de deux
semaines de vacances. • La semaine de travail est réduite à 40 heures
sans diminution de salaire, ce qui marque une avancée majeure pour les
ouvriers. Ces mesures symbolisent un progrès social inédit et apportent
de l’espoir aux classes populaires. 3. Les difficultés et la fin du Front
populaire Malgré ces réformes, le Front populaire est confronté à des
limites et des critiques. L’économie française reste fragile, et les
réformes sociales ne suffisent pas à relancer la production. Les
employeurs et les partis de droite accusent le gouvernement de ralentir
l’économie, tandis que certains ouvriers trouvent les réformes
insuffisantes. De plus, le contexte international est tendu : l’Espagne est
plongée dans une guerre civile, et l’Allemagne nazie de Hitler se
renforce. Léon Blum hésite à intervenir militairement, ce qui divise ses
soutiens. En 1938, le Front populaire s’effondre et laisse place à un
gouvernement plus conservateur. Conclusion Le Front populaire reste
un moment clé de l’histoire sociale et politique française. Bien qu’il ait
été de courte durée, il a permis d’importantes avancées pour les droits
des travailleurs, comme les congés payés et la réduction du temps de
travail. Il incarne aussi une réponse à la montée des extrémismes,
même si ses limites et la crise internationale ont précipité sa fin.
Le régime totalitaire stalinien en URSS (1924-1953) Après la mort de
Lénine en 1924, Joseph Staline prend progressivement le pouvoir en
Union soviétique (URSS) et instaure un régime totalitaire. Ce régime,
fondé sur l’idéologie communiste, repose sur un contrôle total de l’État,
la terreur, et la propagande, transformant profondément la société
soviétique. 1. La prise de pouvoir et les fondements du régime stalinien
En 1924, après la mort de Lénine, une lutte pour le pouvoir s’engage
entre Staline et Trotski. Staline parvient à écarter ses rivaux et devient le
dirigeant incontesté de l’URSS en 1928. Il instaure une dictature
totalitaire fondée sur le communisme, une idéologie prônant une société
sans classes et l’égalité économique. L’État contrôle tous les moyens de
production (terres, usines, entreprises) et dirige l’économie grâce à des
plans quinquennaux. Le premier plan quinquennal (1928-1932) vise à
industrialiser rapidement l’URSS et à collectiviser les terres agricoles.
Les paysans sont contraints de rejoindre des kolkhozes (fermes
collectives), souvent de force. Ceux qui s’y opposent, comme les
koulaks (paysans aisés), sont déportés ou exécutés. 2. Un régime fondé
sur la terreur et la propagande Le régime stalinien repose sur la terreur.
La police politique (NKVD) traque les opposants ou les individus
soupçonnés de s’opposer au régime. Des millions de personnes sont
arrêtées, envoyées dans les goulags (camps de travail forcé) ou
exécutées. Pendant les grandes purges des années 1930, Staline
élimine les cadres du Parti communiste, les militaires et les intellectuels.
La propagande est omniprésente pour glorifier Staline, surnommé le
“Petit père des peuples”, et pour diffuser l’idéologie communiste. Les
médias, les arts et l’éducation sont strictement contrôlés. Les affiches,
les films et les discours montrent Staline comme un guide infaillible,
indispensable au progrès de l’URSS. 3. Les conséquences du régime
stalinien Le régime stalinien transforme profondément l’URSS.
L’industrialisation rapide permet au pays de devenir une grande
puissance économique, mais elle se fait au prix de souffrances
humaines immenses. La collectivisation entraîne des famines
meurtrières, comme celle en Ukraine (1932-1933), où des millions de
personnes meurent de faim. Sur le plan politique, l’URSS devient un
modèle pour d’autres pays communistes, mais le régime laisse un lourd
héritage de répression et de souffrance. À la mort de Staline en 1953,
l’URSS reste une dictature, mais le culte de la personnalité de Staline
sera peu à peu dénoncé par ses successeurs. Conclusion Le régime
stalinien est un exemple marquant de régime totalitaire. Fondé sur la
terreur et la propagande, il a profondément marqué l’histoire du XXe
siècle. Bien que l’industrialisation ait renforcé l’URSS, elle s’est faite au
prix de millions de morts et d’une répression brutale. Ce régime a laissé
une empreinte durable sur le pays et le monde.