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Économie Internationale : Avantages Comparatifs

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Année scolaire : 2022-2023

COURS D’ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE


INTERNATINNAL

Cycle : Licence 2
Nom du prof : DANO KOUAME
INTRODUCTION GENERALE
Les pays ont intérêt à échanger plutôt qu’à rester en autarcie dès lors que chacun
se spécialise dans les productions où il possède des avantages de coût relatif
appelé avantages comparatifs. Ce principe exposé par David Ricardo dans le
cadre théorie simple où le travail est le seul facteur de production, constitue un
élément d’explication des performances des pays développés sur les marchés
étrangers de biens manufacturés. Comme objectif de ce cours, permettre aux
étudiants de comprendre comment se font les échanges entre pays. Autrement
dire, expliquer les déterminants du commerce international, les raisons et les
motivations qui sous-tendent les échanges internationaux.

CHAPITRE I : L’ECHANGE INTERNATIONNAL ET LES AVANTAGES


COMPARATIFS
L’économie internationale couvre toute les questions ayant traits à l’ouverture
d’une économie. C’est-à-dire toutes les raisons pouvant expliquer que les
différents pays sont liés entre eux par des échanges de biens, services, capitaux
ou encore de personnes. L’économie internationale est liée aux autres branches
de l’économie d’une manière quelque peu particulière. La finance publique, les
questions monétaires, bancaires ou l’économie du travail sélectionne clairement
un groupe distinct d’opérateur ou de marchés dans l’économie pour les étudiés
de façon approfondie. Par ailleurs, les pays s’engagent dans le commerce
international pour deux (2) raisons fondamentales. D’abord, parce qu’ils sont
différents les uns des autres. En effet, les nations tout comme les individus
peuvent bénéficiés de leurs différences en s’arrangeant de sorte que chacune se
consacrent à ce qu’elle fait relativement le mieux. En second lieu les pays
s’engagent dans le commerce international rn vu de réaliser les économies
d’échelles de production. Si chaque pays produit seulement un registre d’unité
de biens, il produit chacun de ceux-ci à une échelle plus grande et de manière
plus efficiente, c’est la base de la spécialisation prônée par ADAM SMITH.

I- LA THEORIE CLASSIQUE DU COMMERCE INTERNATIONAL


1- La loi de l’avantage absolu
ADAM SMITH a longuement développer dans son ouvrage << recherche sur la
nature et les causes des richesses des nations >>. Paru en 1776 la thèse selon
laquelle l’efficacité naît de la division des tâches et l’interdépendance entre
individus dans la société. Il a étendu l’analyse à l’échelle internationale pour
montrer les vertus d’un commerce libre de toute entrave, c’est les points de
départ.
a- Définition
Lorsqu’un pays est plus efficace dans la production d’un bien en premier par
rapport à son partenaire mais moins efficace que ce dernier dans la fabrication
d’un second bien alors chaque nation d’un avantage absolu dans un des deux
biens. Ces pays ont intérêt à se spécialiser dans la production du bien pour lequel
ils ont un avantage absolu et à échanger avec leur partenaire. Ce processus de
spécialisation permet aux ressources économiques de chaque nation d’être
utilisé plus efficacement au paravent et à la production des deux biens
d’augmenter. L’échange est ainsi générateur de gains qui est mesuré par cette
augmentation de production qui se répartit entre les deux pays.

b- Exemple
Soient 2 pays, la côte d’ivoire et la France et 2 biens le cacao et la voiture. Le
tableau suivant indique la quantité produite par un ouvrier pendant une année
de travail.
Pays
Côte d’ivoire France
Biens produits

Cacao 8 3

Voiture 1 4

Si la cote d’ivoire échange avec la France 6 tonnes de cacao pour 1 voiture, elle
gagne l’équivalent de 2 tonnes de cacao ou de 2/8 de voitures puisque sur son
marché intérieur les rapports d’échanges sont de 8 tonnes pour une voiture.
Pour la France son rapport d’échange interne est d’une tonne de cacao contre ¾
de voiture. En recevant 6 tonnes de cacao contre une voiture, la France a un gain
de 5,25 tonnes de cacaos soit l’équivalent de 7 voitures selon les termes de
l’échange absolu dans la production de cacao et la France a un avantage absolu
dans la production de voiture se spécialisent chacune selon leur avantages
absolu les deux pays seront gagnant à l’échange international.
c- Avantages et limites
Selon ADAM SMITH, le commerce international élargit les débouchés pour
chaque type de production, il stimule la division du travail source de plus grandes
améliorations dans la puissance productive du travail et plus grande partie de
l’habileté et de la dextérité. En ouvrant un marché plus étendu il favorise le
perfectionnement des méthodes de production, augmente la productivité du
travail et portant de produit national, c’est un stimulant de la croissance. En
augmentant le produit national et en réduisant le cout des biens et le prix des
biens consommés. Il permet de porter le niveau d’activité bien au-delà de la
satisfaction des biens de consommations immédiats, l’élévation corrélative de
l’épargne autoriserait alors un accroissement du stock de capital qui à son tour
accélérerait la croissance économique. Le commerce international repend une
opulence générale. Cependant, ces biens supposent que chaque pays joue les
jeux de la spécialisation en développant les activités dont il dispose des
avantages absolus et abandonne celles pour lesquelles il ne dispose pas
d’avantages absolus. Que va-t-il se passer comme c’est souvent le cas pour les
pays en voie de développement si un pays dispose d’aucun avantage absolu ?
II- LA LOI DE L’AVANTAGE COMPARATIF
RICARDO DAVID est l’économiste classique dont les théories sont les plus
formalisées. Sa théorie du commerce international est un modèle casi
mathématique basé sur une série d’hypothèses simplificatrices.

A- THEORIE DE LA VALEUR TRAVAIL


Selon les classiques le travail est le seul facteur de production si bien que dans
une économie fermée les prix relatifs d’un bien sont obtenus ou déterminer par
leur contenu relatif en mains d’œuvres. Soient X et Y deux biens appelons lx la
quantité de travail nécessaire pour obtenir une unité de bien X de même que ly
la quantité de de travail pour obtenir le bien Y. W est le taux de salaire nominal
dans les deux industries de travail. En CPP (concurrence pure et parfaite) nous
savons que le prix d’équilibre à long terme est égal au cout moyen. Dans ces ces
conditions ci nous avons

Px lx
Px = Wlx P= =
Py ly

Py = Wlx
Les prix relatifs sont donc entièrement déterminer par le ratio des coefficients
techniques.
B- THEORIE DE L’AVANTAGE COMPARATIF
Ricardo suggère dans sa théorie de l’avantage comparatif que la raison
fondamentale de l’échange profitable entre nation réside dans les avantages
absolus premièrement définition soit deux bien i et j et des pays I et II on dit que
le pays I a un avantage comparatif dans la production du bien i si :
𝑙𝑖 𝐼 𝑙𝑗 𝐼 𝑙𝑗 𝐼𝐼 𝑙𝑖 𝐼𝐼
< <
𝑙𝑖 𝐼𝐼 𝑙𝑗 𝐼𝐼 𝑙𝑗 𝐼 𝑙𝑖 𝐼

Il convient de remarquer que si le pays I a avantage comparatif dans la


production du bien i le pays II a nécessairement avantage comparatif dans la
production du bien j.
Exemple : soient deux biens riz et cacao et deux pays Côte d’Ivoire et Burkina
Faso

Riz cacao
Cote d’ivoire
4 2
Burkina Faso
6 12

Les chiffres indiquent la qualité de travail nécessaire pour produire une unité de
chaque bien

C- COUT D’OPPORTUNITE ET AVANTAGE COMPARATIF


1- Définition
On appelle cout d’opportunités le nombre d’unités Y auquel il faut renoncer pour
obtenir un nombre supplémentaire X. En Côte d’Ivoire une unité de riz exige 4h
de travail et une unité de cacao 2h de travail. Si les 4h requises pour produire
une unité de riz était affecté au cacao on pourrait produit deux unités de cacao
une unité de riz peut donc s’échanger contre 2 unités de cacao on dit que le coût
d’opportunités du riz en terme de cacao est 2. De façon formelle le coup
𝑙𝑥
d’opportunité de X en terme d’Y est : C/o xy =
𝑙𝑦
2- Théorème: équivalence entre cout d’opportunités et
avantages comparatifs
Un pays qui a un avantage comparatif dans la production du bien X a
nécessairement un coup d’opportunités moindre dans la production de ce bien
par rapport à un autre bien.
Démonstration : Dire que le pays I a avantage comparatif dans la production du
𝑙𝑥 𝐼 𝑙𝑦 𝐼 𝑙𝑥 𝐼 𝑙𝑦 𝐼𝐼
bien X c’est que : < d’où <
𝑙𝑥 𝐼𝐼 𝑙𝑦 𝐼𝐼 𝑙𝑥 𝐼 𝑙𝑦 𝐼𝐼

Par conséquent, dire que le pays I a avantage comparatif dans la production du


bien X implique que le coût de opportunités de X en terme d’Y est plus petit que
le coût de opportunités d’Y en terme de X. D’où : (C/o x/y) I < (C/o x/y) II

D- terme de l’échange et viabilité de l’échange


international
Soit l’exemple suivant où les données représentent le volume de X et Y qui
peuvent être obtenus avec une heure de travail.

I II
x
4 10
y
2 3

Dire quel pays a un avantage comparatif et dans quel bien ? Et tirer la conclusion
en termes de coût d’opportunité
2 1 3
(C/o x/y)I = = = 0,5 (C/o x/y)II = = 0,3
4 2 10

Ce qui implique que le pays I a avantage comparatif dans la production du bien


x et le pays II a avantage comparatif dans la production de y. Supposons qu’une
Unité de x s’échange contre 0,4 unités de y sur le marché International c’est-à-
4
dire que les termes de l’échange sont de = 0,4
10

Ya-t-il un gain à l’échange international ? Oui


Considérons le pays II avant l’échange 1x s’échange contre 0,3 Y. Avec échange
1x = 0,4 Y le pays II obtient un gain de 0,1y en se spécialisant dans la production
du bien X. De même le pays I 1Y s’échange contre 2x sur le marché international.
Avec échange 1Y c’est échange contre 2,5 X. Le pays on obtient ainsi Un gain en
se spécialisant dans La production d’Y et obtenant plus de X par l’échange.
Supposons maintenant qu’une unité de X s’échange contre 0,2y sur le marché
mondial, l’échange est-il viable dans ce cas ? Considérant le pays II en situation
d’autarcie un x s’échange contre 0,3 Y avec échange 1X ne rapporte plus que
0,2Y. Ce pays perdrait avec l’échange. L’échange n’est pas viable dans ce cas. En
résumé l’échange est viable seulement si les termes de l’échange sont compris
entre les prix autarcique c’est-à-dire entre le coût d’opportunité.

III- Détermination des thèmes de l’échange et des gains


de l’échange
Dans l’exemple précédent nous avons pris des valeurs arbitraires des termes de
l’échange mais comment détermine donc ces termes de l’échange ? Pour
répondre à cette question nous allons faire appel à la frontière des possibilités
de productions et aux courbes de prix consommation.

A- Frontière de possibilités de production au cours de


transformation
La frontière des possibilités de production indique la quantité maximale d’Y
qu’une économie donnée pourrait obtenir pour un niveau donné de la
production de X et une dotation en main-d’œuvre donné. Soit l la dotation en
main d’œuvre de l’économie, toute cette main d’œuvre est employée à
𝐿 𝑙𝑥
produire X et Y. L= lxX + lyY ; Y= − 𝑋
ly ly

On remarque que la pente de

B- LA courbe prix consommation


Soit un niveau donné de P c’est-à-dire les termes de l’échange. P est le prix relatif
de X en terme d’Y. Quel devrait être le niveau de production et de consommation
de X et Y dans cette économie pour ce niveau de prix P ? Pour répondre à cette
question nous allons procéder à une approche en deux étapes :
 Maximiser le revenu sous contrainte de la frontière des
possibilités de production
 Maximiser le revenu sous contrainte de la droit de revenus
1- La droite de revenu
Si x est choisi comme numéraire, le revenu réel est : R = px + y
Soit Ro un niveau de revenu donné, la droite de revenu par rapport à Ro et p
s’écrit : Y = Ro-px

2- Construction de courbe prix consommation


Il s’agit de maximiser la satisfaction sous contrainte de la droite budget

3- La boite d’Edgeworth ou diagramme en boite


Pour analyser l’échange de 2 biens entre 2 pays, on peut utiliser la boite
d’Edgeworth qui permet de représenter les dotations et les préférences des pays
I et II sur un seul graphique qui peux être utilisé pour étudier différents résultats
du processus d’échange. Soient deux pays I et II et 2 biens x et y, notons
C1=(x1;y1). Le panier de consommation du pays I avec x1 désignant la
consommation du bien x et y1 la consommation du bien y. de même C2=(x2 ; y2)
représente le panier de consommation du pays II. Une paire de consommation
C1 et C2 de panier de consommation est appelé allocation. Une allocation est
dite réalisable si la quantité totale de chaque bien consommé est égal à la
quantité totale disponible on suppose que le pays I produit la quantité du bien
x et du bien y. de même le pays II produit la quantité du bien x et du bien
y.

Le diagramme d’Edgeworth est construit en utilisant un double système d’axe.


Celui-ci entoure un rectangle dont la longueur mesurée horizontalement égale à
la quantité total du bien disponible dans l’économie c’est-à-dire h𝐼 𝑥 + h𝐼𝐼 𝑥 et
dont la largeur mesurée verticalement est égale à la même quantité pour le bien
y, h𝐼 𝑦 + h𝐼𝐼 𝑦. E(h𝐼 𝑥;h𝐼 𝑦) représente consommation du pays I en situation
d’autarcie dans le système O. E(h𝐼𝐼 𝑥 ;h𝐼𝐼 𝑦) de même ceci représente la
consommation du pays II en situation d’autarcie dans le système O. en fait tout
points situés dans le rectangle OAO’B appelé la boite d’Edgeworth définit une
répartition des consommations à priori possible. Ainsi le point F définit une
répartition ou le pays I condamne la quantité OM du bien x et une quantité ON
du bien y. le pays II condamne une quantité O’Q= AM du bien x et une quantité
O’P = BN du bien y.

C- Les termes de l’échange


Nous allons intégrer maintenant les diagrammes précédents dans une boite
d’Edgeworth. Supposons que le pays I a avantage comparatif du bien et que le
pays II a avantage comparatif du bien y.

Les termes de l’échange sont déterminés à l’intersection de courbes de prix


consommation et les 2 pays ont une satisfaction plus élevée comparée à une
situation d’autarcie. P est leur prix d’équilibre parce qu’avec ce niveau de prix,
les quantités de x exportées par le pays I sont égales aux quantités importées par
le pays II, de même les quantités de y exportées que le pays II, sont égales aux
quantités importées pour le pays I.

Ce graphique est dû à Abba lerner, la frontière mondiale de possibilité de


production est représentée par la ligne brisée TRG. Celle-ci est obtenue en
faisant glisser le segment de droite CD (la FPPA) vers le haut pour obtenir le [TR]
de droite parallèle à CD. Le segment de droite [FE] (FPPA) est glissé parallèlement
vers la droite pour obtenir ce segment de droite RG parallèle à FE. Les segments
de droites TR et RG sont mis bout à bout pour obtenir la FPP mondiale TRG qui
est le lieu géométrique des productions mondialement efficientes. En ordonnée
sont représentées les quantités de y qu’il est possible de produire
mondialement. Les quantités maximales qu’il est possible de produire est définit
par OF+FT = OT. En abscisse sont représentées les quantités mondiale de x qu’il
est possible de produire, soit OG. Le point de tangence de la FPP mondiale et de
la courbe d’indifférence collective détermine :
- Les productions effectives et donc les spécialisations
- Le prix relatif international de chaque bien
Si le point de tangence se situe en G, il n’existe pas de demande pour le bien y
et ces 2 pays se spécialisent dans la production du bien x. la situation est
symétrique lorsque le point de tangence est T ou les 2 pays se spécialisent dans
la production du bien Y. le point R correspond à la situation ou chaque pays est
spécialisé. Totalement dans la production du bien pour lequel il a un avantage
comparatif. Soit le bien X pour le pays A qui en produit une quantité OD et le
bien Y que le pays B qui en produit la quantité. Ce point a été appelé point de
RICARDO par DORFMAN, SOLOW et SAMUELSON en 1958. En ce point, les
rapports de prix interne, seule la demande mondiale permettre la détermination
exacte du prix international.
D- DETERMINATION DU PRIX D’ECHANGE INTERNATIONAL DANS
LE MODELE RICARDIEN
La théorie de l’avantage comparatif de RICARDO reste inachevée car elle ne
fournit aucune indication sur le rapport dans lequel les marchandises s’échanges
effectivement les unes contre les autres à l’échelle internationale. Il en résulte
que les gains à l’échange de chacun des pays concernés restent indéterminés.
RICARDO n’explique pas à quel niveau précis s’établissent les termes
internationaux de l’échange, il démontre seulement que le prix mondial P se
situe quelque part entre : P1 < P* < P2 si P2 > P1 ou P2< P < P1 si P1 > P2
Autrement dire le terme d’échange international doit être compris entre les prix
relatifs internes. C’est JOHN STUART.M qui a levé en 1948l’indétermination
rocardienne en précisant les mécanismes de fixation des termes de l’échange
dans son ouvrage intitulée <<THEORIES DES VALEURS INTERNATIONALES
>>.pour ce fait il a introduit la variable négligé par RICARDO à savoir la demande
des pays échangistes. Le prix international comme tout prix d’équilibre est
déterminé par l’offre et la demande. Chaque pays est sensé avoir des
dispositions à l’échange qui s’exprime par les quantités de biens qui est disposé
à céder contre les quantités de biens de l’autre pays. Ces quantités offertes et
demandé sont facteurs des termes de l’échange. La présentation la plus simple
de la loi des valeurs internationales de STUART M utilise les courbes de demande
réciproque d’ALFRED MARSHALL. L’échange y est analysé comme un troc. Un
pays n’exportera donc que s’il a besoin d’importé et à toutes demande de
marchandises étrangères doit nécessairement correspondre a une offre
d’importation. Les dispositions à l’échange de chacun des deux pays sont
représentés à l’aide de courbe mixtes qui indique les quantités qu’ils acceptent
de céder contre une quantité du bien qu’ils importent. Les pentes des droites
OC1 et OC2 représentent les rapports d’échanges internes du pays I spécialisé
dans la production de y et du pays II spécialisé dans la production de x. les
courbes OD1 et OD2 expriment les dispositions à l’échange du pays I et II. Le
point Q situé sur la courbe OD1 indique que le pays I accepte d’offrir la quantité
OA de y contre au minimum la quantité OB de x.

Par conséquent toutes les transactions associées à des points situés en-dessous
et à droite de la courbe OD1 seront refusé par le pays I. de même les points situés
au-dessus et à gauche de la courbe OD2 seront refusés par le pays II. Le point
d’intersection P des 2 courbes de demande réciproque qui assure la
compatibilité des offres et des demandes déterminées donc les termes de
l’échange international. La quantité OM de y s’échangera contre ON de x, c’est
le seul le rapport d’échange qui réunir l’accord des 2 pays. On en déduit
immédiatement les biens respectifs du pays I et du pays II repéré par la position
de la droite OP à l’intérieur du domaine délimité par les droites OC1 et OC2. Le
gain à l’échange du pays I est dotant plus grand que les termes de l’échange
international. Sont distant de son propre rapport d’échange interne.
E- LA LOI DE WALRAS ET L’EQUILIBRE INTERNATIONAL
1- Définition
Supposons un pays et un seul lieu x. soit D la demande de x et O l’offre de x, on
appel excès de demande E, la différence entre la demande (consommation) et
l’offre (production). ED= D-O
De même on appel excès d’offre EO= O-D. on en déduit que l’excès d’offre est
EO = -ED.
2- La loi de Walras
Soient 2 pays I et II et 2 biens x et y, notons Ex l’excès de demande de x par le
pays I, Ey l’excès de demande de y par le pays I à l’équilibre international, les
exportations
expositions de x par ce pays I sont égales aux importations de x par le pays II en
volume c’est-à-dire : −E 𝐼 𝑥 = E 𝐼𝐼 𝑥
En effet les exportations de x par le pays I sont égales à l’excès d’offre du pays I,
soit : O
L’excès d’offre du pays I est égal à un excès de demande du pays II pour le même
bien. : −E 𝐼 𝑥 = E 𝐼𝐼 𝑥 ; E 𝐼 𝑥+E 𝐼𝐼 𝑥 = 0
De même : Ey 𝐼 = −Ey 𝐼𝐼 ; Ey 𝐼 +Ey 𝐼𝐼 = 0
La somme des excès de demande est nulle. En outre, à l’équilibre pour un pays
donné la valeur des exportations est égale à la valeur des importations.
D’où : -pEx 𝐼 = Ey 𝐼 ; pEx 𝐼 +Ey 𝐼 = 0
pEx 𝐼𝐼 = −Ey 𝐼𝐼 ; pEx 𝐼 +Ey 𝐼𝐼 = 0
C’est la fameuse loi de WARLAS. S’il y a équilibre sur le marché de y, il y’a
équilibre sur le second marché c’est-à-dire celui de x.
F- L’échange inégal
Soit le tableau suivant :
voiture cacao
FRANCE
4 20
COTE D’IVOIRE
40 20

Les chiffres de ce tableau indiquent le nombre d’heure de travail nécessaire pour


obtenir une unité du bien considéré. Supposons que sur le marché international
les termes de l’échange sont de 5 voitures pour 1 tonne de cacao. 20h de W =
20hde W cacao. L’échange est égal au sens de [Link]
voiture cacao
FRANCE
1 20
COTE D’IVOIRE
40 20
10 voitures pour 1 tonne de cacao.
10h de W pour 20h de W pour le cacao.
L’échange est inégal au sens de [Link]
G- LIMITE DE LA LOI DE L’AVANTAGE COMPARATIF
RICARDO a fondé son raisonnement sur des hypothèses simplificatrices. Parmi
celles-ci se trouve la théorie de valeur travail qui affirme que le prix ou la valeur
d’un produit est égal au temps de travail que sa production nécessite. La théorie
de la valeur travail a été rejeté par les néoclassiques parce que le travail n’est
pas le seul facteur de production. N’est pas homogène et il n’est pas utilisé en
proportion fixe pour tous les biens comme pensait RICARDO et les économistes
classiques. Certains biens comme l’acier utilisent beaucoup moins de travail par
unité de capital que d’autres biens comme les tissus. Certains types de travail
comme celui des médecins impliquent beaucoup plus de qualifications. Ils sont
par conséquent plus productifs que d’autres. En rejetant la théorie de la valeur
travail, les néoclassiques rejettent nécessairement l’explication ricardienne de
l’avantage comparatif mais ils ne rejettent pas la loi de l’avantage comparatif
elle-même qui demeure valide. Elle se réfère à la théorie des couts
d’opportunités ou couts d’alternatifs qu’a la théorie de la valeur travail.
CHAPITRE II : LA THEORIE NEOCLASSIQUE DU COMMERCE INTERNATIONAL
I- STRUCTURE DU MODELE DE BASE : hypothèse
- Le modèle, est à deux secteurs : deux biens, deux facteurs de
production, de pays.
- A différence du modèle ricardien, les deux facteurs de productions
capital et travail sont substituables.
- Les facteurs de production sont identiques dans les deux pays donnés
pour une production donnée.
- Les deux biens X et Y et les facteurs de production car elles sont
homogène, la technologie de l’économie est respectée par un facteur
de production homogène de degré 1, les rendements sont
constant à l’échelle.
- La productivité marginale des facteurs est positive et ses rendements
sont décroissants.
- Les facteurs de production sont disponibles en quantité fixe et il y a le
plein emploi des ressources c’est-à-dire le stock de capital : K= kx + ky
de même le stock de I =Lx+Ly.
- Il y a concurrence pure et parfaite à l’intérieur de chaque économie sur
les marchés des produits et des facteurs de productions.
- le modèle néoclassique et ses principaux résultats.
II- LE MODELE NEOCLASSIQUE ET SES PRINCIPAUX RESULTATS
A- RELATION ENTRE INTENSITE CAPITALISTIQUE ET REMUNERATION
RELATIVE DE LA MAIN D’ŒUVRE
Considérons ce bien Y par hypothèse, Y est fonction du capital et du travail. Y=
F(K ; L), la fonction F est homogène de degré 1. Cela signifie que ꭗy=F(ꭗk ; ꭗL)
1 Y 𝑘 𝑘
Posons : ꭗ= ; = 𝐹 ( ; 1) = 𝑓(𝑘) avec k=
𝐿 𝐿 𝐿 𝐿

k= intensité capitalistique. On n’en déduit donc que Y= Lf (k)


Calculons Pmk
𝑑𝑦 1
Fk= = 𝐿𝑓𝑘 = 𝑓𝑘 Fk = fk
𝑑𝑘 𝐿

Calculons PmL
𝑑𝑦 𝑜𝑘
𝐹𝐿 = = 𝑓(𝑘) + 𝐿𝑓𝑘
𝑑𝐿 𝑜𝐿

= f(k) – kfk
FL = f(k) - kfk
Comme nous sommes en CPP les facteurs de productions sont rémunérés à leurs
𝑊 𝐹𝐿 𝑓(𝑘)−𝑘 𝑓(𝑘)
productivités marginales à l’équilibre : W= PFL = =
𝑅 𝐹𝐾 𝑓𝑘

r= PFK
𝑊
Posons : W̅ = = rémunération relative du travail
𝑅
𝑓(𝑘)
W̅= −𝑘
𝑓𝑘

𝑓(𝑘)
Calculons la différentielle totale de W̅ (dW̅) avec : W̅= −𝑘
𝑓𝑘

𝑓2 −𝑓(𝑘)𝑓𝑘𝑘
dW̅= 𝑑𝑘 − 𝑑𝑘
𝑓2 𝑘

−𝑓(𝑘)𝑓𝑘𝑘
dW̅= 𝑑𝑘
𝑓2 𝑘
𝑑𝑘 −𝑓2 𝑘
̅̅̅
= >0
dW f(k)𝑓𝑘𝑘

On en déduit que l’intensité capitalistique k est directement liée à la


rémunération relative de la main d’œuvre.
B- LA FPP EN ECONOMIE NEOCLASSIQUE
Beaucoup de résultats économie néoclassique sont obtenus à l’aide de la FPP. Il
ya donc lien d’indiquer la façon dont elle est obtenue. La construction de la FPP
se fait par l’intermédiaire de la boite d’Edgeworth. Il s’agit de chercher tous les
points de productions techniquement efficaces c’est-à-dire sous gaspillages de
ressources en capital et en travail disponible en quantité fixe. Plus précisément
pour un volume de production x données on cherche la quantité maximale de y
qu’on pourrait obtenir compte tenu des disponibilités en capital et en travail

La courbe ox oy passant par les points a, b et c est appelée courbe de contrat.


On peut montrer avec les hypothèses néoclassiques que la courbe de contrat se
trouve d’un seul côté de la diagonale.
C- LE CONCEPT D’OPTIMALITE DE PARETO
Soient 2 individus X et Y et 2 facteurs de productions K et L qui sont disponibles
en quantité K et L respectivement. Une allocation de ressources dans ce contexte
est une répartition de K et L entre les 2 individus X et Y. considérons une
allocation donnée de ressources. Cette allocation est dite optimale en sens
Pareto si toute réallocation des ressources existantes entraine la baisse de la
production d’au moins une des industries. Une allocation n’est pas optimale s’il
existe au moins une réallocation des ressources possibles. Des ressources telle
que la production d’une des industries au moins augmente dans sans qu’il ait
baisse de la production de l’autre industrie. Considérons la boite d’EDGEWORTH
suivante ou x1 représente une isocante de l’industrie X et y1 et y2 deux isocantes
de l’industrie Y avec y2 >y1 .
Prenons les points R et S qui sont des allocations, on peut montrer que toute
réallocation à partir du point R entraine la baisse de production d’au moins une
des industries on en déduit que R est optimal.
D- THEORIE DE STOLPER-SAMUELSON
Le théorème indique une hausse du prix relatif d’un bien entraine une hausse et
la rémunération relative et réelle du facteur qui est utilisé intensivement dans la
production de ce bien au dépend de l’autre facteur dont la rémunération relative
et réelle baisse. Supposons que x soit intensif en capital au bien y, kx > ky. Soit
𝑃𝑥
P= le prix relatif de x en terme de y, le théorème de STOLPER-SAMUELSON
Py
𝑟
dit que si P augmente, la rémunération relative du capital, va augmenter ce
w
𝑤 𝑟 𝑤
̅
qui implique que W = va baisser ce qui implique que augmente et
r p p
diminue. Pour montrer ce résultat nous allons nous servir de 2 diagrammes. La
FPP de production et une boité d’EDGEWORTH avec une courbe de contrat.
Supposons que le prix initial soit P1, à ce prix correspond une production
optimale avec une quantité x1 de x et y1 de y1 de y.

L’image du point O dans la boite d’Edgeworth est αavec les isocantes x1 et y1 et


les intensités capitalistiques sont données par les pentes des droites (oxα) et
(oyα). Supposons que le prix augmente et passe de P1 à P2 sur la fonction. Le
point b est nouveau point optimal avec x2 >x1 et y2 < y1 dans la boite
d’Edgeworth l’image de b est B. on note qu’en passant de α à ẞ L’intensité
capitalistique baisse. Or il existe une relation directe entre l’intensité
capitalistique rémunération relative du travail (W̅). Si k baisses cela implique que
𝑟
W̅ baisse aussi. Si W̅ baisse implique Augmente. En résumé on peut noter si
w
𝑃𝑥
l’intensité capitalistique x, kx > ky et si P= augmente cela implique que W̅
Py
𝑟
baisse d’où augmente.
w

𝑟 𝑤
On peut aussi montrer que augmente et que baisse la rémunération réelle
p p
de K et W.
E- THEOREME DE HECKSHER-OHLIN
A l’ouverture de l’échange des biens chaque pays exporte le bien pour lequel il a
avantage comparatif et cet avantage comparatif vient du fait que la production
du bien en question utilise une plus grande quantité du facteur productif dont le
pays dispose en abondance. Ainsi si un pays est abondant en capital (K), le
théorème dit qu’il aura avantage comparatif dans la production du bien intensif
en capital. Avant de démontrer le théorème de HECKSHER OHLIN il convient
d’appréhender d’abord le concept d’abondance relative en facteur. 2 définitions
sont habituellement avancées :
- Définition physique
Soient K1 et K2 la dotation en capital des pays I et II et I1et I2 leurs dotations
respectives en travail. On dit que le pays I est abondant en capital relativement
au pays II, si :
- Définition économique
𝑤
Soient W̅= les rémunérations du travail dans les pays I et II. On dit que le pays
r
I et II. On dit que le pays I est abondant en capital si : W̅ I > W̅ II
En réalité le théorème HECKSHER OHLIN ne peut être rigoureusement démontré
qu’avec la définition économique. Pour ce fait nous allons nous appuyer sur le
théorème de Stolper Samuelson et faire l’usage de l’hypothèse selon laquelle les
technologies sont identiques dans les 2 pays, la fonction P= h(W̅) sera la même
dans les 2 pays.

𝐾
Supposons que kx > ky et que le pays I est abondant en capital, k= par définition
L
de l’abondance cela voudrait que : W1 > W2. Si tel est le cas la fonction h nous
indique que P1 < P2 donc le pays I a avantage comparatif dans la production du
bien x.
F- THEOREME D’EGALISATION DES PRIX DES FACTEURS OU THEOREME DE
SUBSTITUALISATION DE SAMUELSON
Ce théorème suggère qu’avec l’échange international, l’égalisation des prix des
biens de consommation entraine l’égalisation des prix des facteurs par
conséquent l’échange des biens est un substitut parfait de la mobilité des
facteurs. Ce théorème peut être facilement démontré avec le graphique
précédent puisque la fonction h est monoatomique l’égalisation des prix des
biens entraines nécessairement l’égalisation des prix des facteurs dans les deux
pays.
G- THEOREME DE KY BEZYNSKI
Lorsque le stock de capital K augmente ; L et W restent constant c’est la
production du bien intensif, en capital qui augmentera au dépend de la
production de l’autre bien qui va diminuer.
Supposons une allocation initiale au point α avec les intensités capitalistiques
indiquées par perte de OXα et OYα et les isocantes x1 et y1, supposons
maintenant que la dotation en capital augmente. Il s’en doit que les dimensions
de la boite d’Edgeworth sont modifiées et la nouvelle origine de l’industrie y est
O4Y par hypothèse W est constant. Les intensités capitalistiques kx et ky sont
constantes. Pour maintenir Ky constant avec la nouvelle origine O’Y il suffit de
tracer une droite à partir de O’Y qui soit parallèle à OYα, l’intensité de cette
nouvelle droite avec OXα détermine le nouveau point de production qui est ẞ,
on remarque qu’au point ẞ que x2 > x1 et y2 < y1 ce qui prouve le théorème.
IV- COURBES D’OFFRE DE COMMERCE ET EQUILIBRE INTERNATIONAL
A- Définition
Soient 2 pays I et II et deux biens X et Y, on suppose que le pays I a avantage
comparatif dans la production de x. les combinaisons des exportations de x et
des importations de y correspondant à différents niveau des termes de
l’échange, donne sa courbe d’offre de commerce ou sa demande réciproque.
B- Elasticité de la courbe d’offre de commerce
L’élasticité de la courbe d’offre de commerce est le rapport entre une variation
proportionnelle des importations et une variation proportionnelle des
exportations, le pays I exporte le bien x et importe y. notons x les exportations
de x et y les importations de y par le pays I. notons Ԑ l’élasticité de la courbe
d’offre de commerce.
𝛥𝑦
𝑦 𝑑𝑦 𝑥
Ԑ= Δx = .
dx y
x

𝑑𝑦 𝑥
Ԑ= .
dx y
C- Elasticité de la demande d’importation
Soit y le bien importé et P le prix relatif de x en terme de y. cela implique que …
est le prix relatif de y en terme de x.
Notons : e l’élasticité de la demande d’importation
𝛥𝑦
1/𝑝 𝑑𝑦 1/𝑝
e= 1 = .
Δ( )
p d(1/p) y
1/p

𝑑𝑦 1/𝑝
e= 1 .
d( ) y
p

Comme à l’équilibre la valeur des exportations est égale à la valeur des


importations, px = y __ 1/p= x/y
𝑑𝑦 𝑥/𝑦
𝑒= x .
d( ) y
y

𝑑𝑦 𝑥 1
𝑒=( . ) x dy
dx y 1− .
y dx

Ԑ 𝑒
𝑒= 𝑒 =
1−Ԑ ; 1+e

D- Elasticité de l’offre d’exportation


𝛥𝑥
𝑥 𝛥𝑥 𝑝
𝒏= Δp = .
Δp x
p

𝑑𝑥 𝑝 𝑦
𝑛= . puisqu’à l’équilibre p=
dp x 𝑝

𝑑𝑥 𝑦/𝑥
𝑛= y .
d( ) x
x

1
𝑛=
Ԑ−1

E- Relation entre e et n
Ԑ 1 Ԑ 1
𝑒= et 𝑛 = ___ 𝑒+𝑛 = +
1−Ԑ Ԑ−1 1−Ԑ Ԑ−1
Ԑ 1 Ԑ−1
− = = −1
1−Ԑ 1−Ԑ 1−Ԑ

e +n =-1 e=n+1 n=1+e


F- Formulation graphique des élasticités
Cette formulation est très importante notamment au niveau de la formulation
de la taxe optimal à l’exportation ou du droit de douane optimal pour un pays
ayant un pouvoir de monopole. Soit la courbe d’offre de commerce suivante d’un
pays exportateur d’y et importateur de x.

RE est la tangente à la courbe d’offre de commerce au point E.


Calculons l’élasticité de la COC
𝑑𝑥 𝑦
Ԑ= .
dy x

𝑑𝑥 𝑦 𝑆𝐸 𝑂𝑆 𝑂𝑆
Ԑ= . = . =
dy x RS SE RS
𝑂𝑆 OS
Ԑ 𝑅𝑆 RS OS
e= = OS = RS−OS =
1−Ԑ 1− RS−OS
RS RS

OS OS OS
e= ;𝑒= ; e =
RS−OS −OR OR
1 1 1 𝑅𝑆 𝑅𝑆
n= = OS = OS−RS = =
Ԑ−1 −1 OS−RS OS−RS
OR RS

𝑅𝑆
n=
OS

G- Conditions de stabilité de l’équilibre internationale


Supposons qu’une économie soit en équilibre nous savons cependant dans la
réalité que cette économie peu soumise à différents chocs et les courbes d’offre
et de demande vont vraisemblablement se déplacer, la question de savoir que
va-t-il se passer s’il y a une déviation à partir d’un point d’équilibre E ? Es ce que
les forces de l’économie auront tendance à la ramené au point d’équilibre ou a
au contraire l’en éloigner, cela pour le problème de la stabilité qui est un
problème important car il est difficile de prédire l’impact de certains chocs si
l’équilibre est instable.
Définition
Un équilibre est stable si l’économie retourne automatiquement à cet équilibre
après une petite déviation. Mais comment peut-on savoir si un équilibre est
stable ou non ? La réponse dépend de la façon dont l’économie se comporte
lorsqu’il y a un déséquilibre. L’hypothèse le plus couramment avancée est
l’hypothèse de déséquilibre de Walras. S’il y a un excès de demande sur un
marché le prix augmente et s’il y a un excès d’offre le prix baisse. Avec
l’hypothèse walrasienne un marché peut être stable si :
- Une baisse du prix à partir du prix d’équilibre entraine un excès de
demande.
- - une hausse du prix à partir du prix d’équilibre entraine un excès d’offre.
Il y a donc une relation négative entre l’excès de demande et le prix à partir du
point d’équilibre.
𝑑𝐸𝑥
/𝑝=𝑝𝑒 < 0
dp

Ou EX= excès de demande de x


P = prix, pe = prix d’équilibre
Ce concept de stabilité de l’équilibre dans une économie fermée peut etre
étendre au cas de l’échange international. Dans ce cas la condition d’équilibre
𝑑(𝐸𝑥𝐼 +𝐸𝑥𝐼𝐼 )
est : /𝑝=𝑝𝑒 < 0
dp

𝑑𝐸𝑥𝐼 +𝑑𝐸𝑥𝐼𝐼 ) 𝑑𝐸𝑥𝐼 𝑝 𝐸𝑥𝐼 𝑑𝐸𝑥𝐼𝐼 𝑝 𝐸𝑥𝐼𝐼


<0 ( ) +( . ) <0
dp dp Ex𝐼 p dp Ex𝐼𝐼 p

Selon nos hypothèses le pays I exporte le bien x et le pays II importe le bien y si


le pays I exporte x, 𝐸𝑥𝐼 < 0 𝐸𝑥𝐼𝐼 > 0
𝑑𝐸𝑥𝐼 𝑝 𝑑𝐸𝑥𝐼𝐼 𝑝
Par conséquent : . = 𝑛𝐼 . = 𝑒𝐼𝐼
dp Ex𝐼 dp Ex𝐼𝐼
1
(𝑛𝐼 𝐸𝑥𝐼 + 𝑒𝐼𝐼 𝐸𝑥𝐼𝐼 ) < 0
𝑝

A l’équilibre les exportations du pays I sont égales aux importations du pays II.
𝐸𝑥𝐼 = 𝐸𝑥𝐼𝐼
1
(−𝑛𝐼 𝐸𝑥𝐼𝐼 + 𝑒𝐼𝐼 𝐸𝑥𝐼𝐼 ) < 0
𝑝

1/𝑝(𝑒𝐼𝐼 − 𝑛𝐼 )𝐸𝑥𝐼𝐼 < 0


𝑒𝐼𝐼 − 𝑛𝐼 < 0 car : p > 0 et 𝐸𝑥𝐼𝐼 > 0
Théorème des élasticités critiques de Marshall-lerner
V- LE PARODOXE DE LEONTEF
Le modèle Hecksher Ohlin est-il conforme à la réalité ? En 1953 Léontief a publié
les résultats d’un test de la théorie de Hecksher Ohlin avec des données
américaine. A l’aide d’un tableau entrée-sortie de 1947 il estima le rapport entre
le capital et la main d’œuvre incorporés dans un ensemble représentatif
d’exportations américaines et aussi des industries d’import substitutions
américains.
RESULTAT DU TEST :
Les industries d’exportation américaines ne sont pas intensives en capital mais
plutôt en travail. Etant donné la présomption selon laquelle les USA seraient
abondant en capital. On en déduit que les résultats du test sont opposés aux
prédictions de la théorie de Hecksher Ohlin. C’est ce qu’on appelle le paradoxe
de Léontief.

CHAPITRE III : LES NOUVELLES THEORIES DU COMMERCE INTERNATIONAL


Les textes empiriques sur les analyses théoriques Ricardienne et Hecksher
Ohlinienne ont montrés la nécessité de dépasser ces premières approches pour
analyser plus précisément la réalité des spécialisations internationales. Deux
points de vue radicalement différents ce sont alors opposés le premier considéra
que les enseignements des modèles traditionnels étaient pertinents pour fournir
un cadre de réflexion valable et qu’il fallait simplement affirmer les hypothèses
concernant notamment le nombre de facteurs de production et leur qualité. Ce
sont alors opposés les analyses appelées Néo-factorielles et Néo-technologique
qui ont mis l’accent respectivement sur la qualification du travail et l’avance
technologique comme déterminant des spécialisations internationales. Le
second point de vue considérant que les échanges intra-branches de produits
presque semblable entre des pays à développement économique comparable
invalidaient la pertinence des différences de facteurs ont de technologies
comme déterminant de ce type d’échange et ne nécessitait le développement
de nouvelles approches notamment en terme de concurrence imparfaite.
I-QUALIFICATION DU TRAVAIL, TECHNOLOGIE ET SPECIALISATION
INTERNATIONALE
Une des réponses au paradoxe de Leontief passe par la prise en compte du
capital humain. Le capital humain est le résultat de l’investissement en éducation
de la main d’œuvre et il permet d’obtenir du travail qualifié, il augmente la
productivité du travail. Dans une première approche le travail qualifié peut être
considéré comme le résultat out put de la combinaison de 2 facteurs primaires,
le travail et le capital. R.L Findlay et [Link] (1989) ont modélisés.
Soit Q la production, K le capital éducatif, E le nombre de travailleurs non
qualifiés transformés en travailleurs qualifiés après un temps O, Q= f(K,E,O).
On prend alors é biens et dans le cadre du modèle Hecksher Ohlin-Samuelson
(HOS). On considéré que l’un est intensif en travail qualifié et l’autre en travail
non qualifié, comme le capital sert à la formation des travailleurs qualifiés, on
arrive à la conclusion suivante : un pays relativement abondant en capital,
exportera des biens intensifs en travail qualifié et un pays peu abondant en
capital, exportera des biens intensifs en travail non qualifiés.

II- L’ECART TECHNOLOGIQUE ET LES PERFORMANCES A


L’EXPORTATION
Pour dépasser l’hypothèse qui veut que tous les pays puissent produire les
mêmes biens on a introduit les évolutions technologiques et l’apparition de
biens nouveaux dans les déterminants des échanges. Partant du principe une
entreprise qui introduit un nouveau produit peut profiter d’un monopole à
l’exportation jusqu’à ce que les entreprises imitatrices arrivent sur le marché en
lançant un produit comparable. POSNER a développé la théorie de l’écart
technologique. L’avance technologique d’une entreprise peut en effet conférer
un nouvel avantage comparatif au pays d’origine de l’entreprise innovatrice. Le
déterminant du commerce international réside alors dans l’écart technologique
entre les pays : les pays en avance exportent des biens intensifs en nouvelle
technologie et les autres, des produits banalisés. Dans la lignée de ce modèle
KRUGMAN a développé un modèle ou il considère 2 pays ou 2 zones, nord et
sud. Contrairement au sud le nord innove, l’innovation prend la forme de
nouveaux produits fabriqués immédiatement au nord et seulement après un
certain temps au sud. Krugman montre alors comment de nouvelles industries
doivent émergés au nord dans le but de maintenir le niveau de revenu de cette
zone. Le monopole technologique du nord est continuellement érodé par les
transferts technologiques et ne peut être maintenu que par des innovations
constantes dans de nouveaux produits.
Enfin [Link] repend l’idée de monopole et met l’accent sur le nombre produit
en tant que tel et sur son cycle de vie. Il combine l’évolution de la nature du
produit tout au long de son cycle avec l’évolution de son commerce
international.
Le produit peut connaitre 4 phases :
- L’émergence
- La croissance
- La maturité
- Le déclin
Dans sa période phase le produit est intensif en technologie puis son
développement et sa production de masse nécessitant une forte intensité en
capital (investissement)
Enfin les phases de maturité et de déclin correspondent à un produit banalisé
intensif en main d’œuvre peut qualifier et devenant peu à peu obsolète. Chaque
phase d’échange international.
III- LES ECHANGES INTRO-BRANCHE
La pertinence des modèles traditionnels des échanges internationaux a été
remise en cause en particulier du fait de l’importance du commerce intra-
branches entre les pays industrialisés. Les échange de ces pays entre aux semble
en effet se porter plus facilement sur des produits appartenant à des branches
identiques plutôt que provenant de secteurs largement différents.
Définition
L’échange intra-branches est généralement définit comme le commerce croisé
de grandeurs comparables (import et export) de produits appartenant à une
même branche. L’indicateur le plus utilisé pour évaluer le commerce intra-
branches est le catiode [Link] et P. Lloyd. Ce ratio mesure la part du
commerce intra-branches dans le commerce total d’une branche donnée. Il
s’énonce comme suit :
(Xi+Mi)−Xi−Mi
Bi = ∗ 100 0 < Bi <100
Xi+Mi

Xi : exportation de i
Mi : importation de i
Plus le ratio tend vers 100 et plus le pourcentage d’échange intra- branches par
rapport au commerce total est important.

CHAPITRE IV : LES INSTRUMENTS DE LA POLITIQUE COMMERCIALE


Les théories classiques du commerce international démontrent que le libre
échange est potentiellement supérieur à l’absence d’échange à la fois pour le
monde et dans son ensemble et par chaque pays individuellement cette thèse
n’a pas encore été réfutée de façon rigoureuse. Cependant dans le monde réel
on constate que l’échange international est entravé par une panoplie de
restrictions comme les droits de douanes, les quotas et les contrôles d’échange.
Ce chapitre a pour objectif principal d’indiquer les effets et les causes majeurs
des tentatives des gouvernements d’influencer ou de contrôler l’échange
international. Les politiques commerciales peuvent être regroupées en 2
grandes catégories :
- Celle qui influence directement les prix, ce sont les droits de douanes, les
subventions à l’importation ainsi que les taxes et subventions à
l’exportation.
- Celle qui influence directement sur les quantités, ce sont les quotas et
autres interdictions d’importer.
En général les droits de douanes qui sont des taxes à l’importation peuvent
prendre 3 formes :
- Ad valorem
- Spécifique
- Combinaison des deux
Le droit de douane ad valorem est une taxe à l’importation exprimée sur la base
d’un pourcentage du prix (ou valeur) du bien importé. Si le prix à l’importation
est 100f et que le bien est soumis à un droit de douane ad valorem de 15%,
l’importateur doit payer 15% de 100f soit 15f à l’Etat par unité importée. Le cout
unitaire à l’importation est de 115f. De manière général si Px est le prix mondial
du bien x, ta le droit de douane ad valorem et Px le prix intérieur du bien x
implique que : Px= P̅ x (1 + ta)

- Le droit de douane spécifique est une taxe à l’importation qui prend la


forme d’un montent fixe à payer par unité importée. Si ts est le droit
de douane spécifique Px= P̅ x + ts
- Il est possible de combiner un droit de douane ad valorem et spécifique
d’où : Px= ts + (1+ta) P̅ x
Il convient de remarquer que dans certains pays en voie de développement
comme la cote d’ivoire le droit de douane ad valorem est exprimé non sur la base
international mais sur la base d’un prix arbitraire fixé par l’Etat c’est-à-dire une
valeur mercuriale. Ainsi, si le prix mondial (Px) est de 100f et que la valeur
mercuriale est de 120f, l’importateur versera à l’Etat 12f au lieu de 10f si le droit
de douane est de 10%. En général les valeurs mercuriales sont établies pour
lutter contre la sous-facturation et le dumping
H- LES MESURES DES GAINS DE L’ECHANGE
A- Concept de surplus du consommateur

La courbe de demande indique que la quantité demandée correspondant à


chaque niveau de prix. Ainsi par le prix OB, la quantité demandée est OQ.
Cependant une autre interprétation est possible en particulier la courbe de
demande indique le prix maximum qu’un consommateur serait prêt à payer pour
obtenir une quantité donnée sous cet angle pour acquérir la quantité OQ les
consommateurs auraient été prêts à payer OB. Par conséquent s’ils ont à payer
quantité OQ, le prix OK sur le marché ils obtiennent un surplus égal à
OBCQ – OKLQ = BCLK.
Définition
Le surplus des consommateurs est la différence entre ce qui aurait été prêt à
payer pour obtenir une quantité donnée et ce qu’ils ont à payer effectivement.
Le surplus des consommateurs est la surface qui est comprise entre la droite de
la demande et celle des prix. Cela correspond à l’aire ATK quand prix est OK.
B- Le surplus des producteurs
Le surplus des productions est la différence entre les recettes et les couts totaux
(RT – CT= SP)

La courbe d’offre est une courbe de couts marginaux, l’aire en dessus de cette
courbe d’offre représente les couts totaux par la qualité OD cette surface est
CBDO, au prix OA, les recettes sont : OAXAB soit la surface ABDO. Le surplus des
productions est donc la surface hachurée ABC elle est mesurée par l’aire
comprise entre la droite de prix et la courbe d’offre.
II- ANALYSE ECONOMIQUE DU DROIT DE DOUANE
Soit un petit pays c’est-à-dire il ne peut pas influence les prix internationaux qui
lui sont donnés par le marché mondial

En situation d’autarcie, la demande domestique est uniquement satisfaite par


l’offre nationale, le prix d’équilibre autarcique est alors égal à Pa et les quantités
vendues et consommées sont égales à OQa.
En situation de libre échange, l’offre mondiale (om) est représentée par une
droite horizontale dont l’ordonnée représente le prix mondial Pm. A ce prix (Pm)
l’offre mondiale (om) est infiniment grande par rapport à la demande nationale
du petit pays. Au prix Pm la quantité consommée est OQ4, la quantité produite
par les nationaux est OQ1 et la quantité importée est O1 et O4. Si le pays veut
réduire les importations, il peut appliquer un droit de douane ad valorem sur ces
importations ce qui aura pour conséquence d’imposer un prix Pt plus élevé que
le prix mondial (Pm) de libre-échange. (Pt > Pm) à ce nouveau prix 5 effets sont
mis en évidence :
- Un effet sur la consommation domestique du produit baisse de Q3 à Q4
- Un effet sur la production, elle augmente de Q1 à Q2
- Un effet sur les importations, les importations diminuent d’un montant
égal à la somme des deux effets précédents. Soient Q1, Q2 et Q3, Q4,
le nouveau montant des importations est Q2, Q3.
- Un effet de recette fiscale, le tarif douanier représente un revenu fiscal
pour le gouvernement du pays importateur, la valeur de ce revenu est
obtenue en multipliant la valeur du tarif par unité de produit et ce
nombre d’unité importée, soit la surface des rectangles C+d.
- Un effet de réduction du revenu, dans la mesure où le prix augmente il y
a une redistribution des consommateurs vers les producteurs, les
premiers subventionnant en quelque sorte les seconds. Cette
subvention à la production domestique est égale à la différence de prix
avant et après tarifs douaniers multiplié par la quantité OQ2 produite
par les producteurs nationaux après l’imposition du tarif douanier.
III- LA PROTECTION
L’effet des différentes mesures d’incitation (tarifs douaniers, taxes spéciales,
restrictions quantitatives) qui influence sur l’allocation des ressources entre les
diverses industries est mesuré par le taux de protection nominale et le taux de
protection effective.
A- La protection nominale
Le coefficient de protection nominale CPN exprime les effets des différentes
mesures d’incitation sur le prix d’un produit que reçoit le producteur national. Il
est définit comme étant le rapport du prix intérieur ex-usine au prix international
au prix à la frontière. En l’absence de restriction quantitatives et de contrôle des
prix, le prix à la production de produits nationaux en concurrence avec des
produits importés sera égal au prix CAF à l’importation, augmenté des droits
d’importations si par exemple ces derniers s’élèvent à 20% du prix CAF à
l’importation, le coefficient de protection nominale de vente sur les marchés
intérieurs sera de 1.20soit une protection nominale de 20%
Dans le cas de restriction quantitative ou de tarif prohibitif. La protection
tarifaire n’est plus une mesure adéquate pour estimer la protection nominale. Il
faut recourir à la protection comparaison de prix. Dans ce cas la protection
nominale, est égale au pourcentage pour lequel le prix intérieur excède le prix
international.
Pour les industries d’exportation, la protection nominale est nulle s’il n’y a ni
taxe, ni subvention à l’exportation. Une subvention à l’exportation confère une
protection nominale positive. En revanche les activités d’exportations qui sont
frappées d’une taxe de sortie ont une protection nominale négative DUS (droit
unique de sortie)
On définit le taux de protection nominale TPN :
TPN = CPN-1 ; CPN = TPN+1
Toutefois la production nominale est insuffisante pour mesurer l’effet global des
mesures de protections sur une activité considérée car elle ne tient pas compte
de la protection dont bénéficient les matières premières. Cette lacune est
corrigée par protection effective.
B- La protection effective
Le taux de protection effective est le pourcentage d’accroissement de la valeur
ajoutée (VA) dans une activité économique qu’entraine l’existence de la
structure tarifaire. Cet accroissement est calculé par rapport à une situation ou
existerait le même taux d’échange mais où il n’aurait pas de droits de douanes.
Le taux de protection effective ne dépend pas seulement du droits de douane
sur le produit fabriqué dans cette activité mais il dépend aussi des coefficients
d’input. Soit TPE, le taux de protection effective et CPE le coefficient de
protection effective.
Notons : VAD : la valeur ajoutée aux prix domestiques
VAW : la valeur ajoutée aux prix mondiaux
VAD−VAW
TPE =
VAW
VAD
TPE = −1
VAW
VAD
= CPE-1 ; CPE =
VAW
Le coefficient de protection effective exprime la marge de productions sur la
valeur ajoutée et non sur le prix du produit. CPE > 1 signifie qu’ou taux d’échange
en vigueur, les mesures de protection fournissent à l’activité en question
l’incitation positives. En revanche s’il est : CPE < 1 c’est qu’au total les mesures
de protections aboutissent à une discrimination contre l’entreprise ou l’activité
visée. Enfin un coefficient négatif (CPE < 0) signifie une perte de devises pour
l’économie. Concrètement le taux de protection effective se calcule comme suit :
Soient Pj le prix d’un bien final j en l’absence des mesures de protections.
Pi le prix intermédiaire d’un bien i sans protection
Aij la quantité du bien intermédiaire i nécessaire pour obtenir une unité du bien
final j.
La valeur ajoutée par unité du produit j sans protection est égale à :
Pj - ∑i pi aij = Va
En présence de droits de douane ad valorem tj sur le bien final et ti sur les biens
intermédiaires i la valeur ajoutée par unité du produit j exprimée au prix intérieur
de bien. Pj(1+tj) - ∑i pi(1+ti) aij
Par conséquent le taux de protection effective TPE de l’individu j devient :
Pj(1+tj)−∑ 𝑖 𝑃𝑖(1+𝑡𝑖)𝑎𝑗−(𝑃𝑗−∑𝑖 𝑃𝑖 𝑎𝑖𝑗)
TPEj =
Pj−∑𝑖 𝑃𝑖𝑎𝑗

Pj tj−∑ 𝑖 𝑃𝑖 𝑡𝑖 𝑎𝑖𝑗
=
Pj−∑𝑖 𝑃𝑖𝑎𝑗
𝑃𝑖
Pj( tj−∑ 𝑖 𝑡𝑖 𝑎𝑖𝑗
𝑃𝐽
TPEj =
Pj(1−∑𝑖 𝑃𝑖𝑎𝑗)

Pi
Posons : αij = 𝑎𝑖𝑗
Pj

tj−∑ 𝑖 𝛼𝑖𝑗 𝑡𝑖
TPEj =
1−∑𝑖 𝛼𝑖𝑗

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