Lab Gta 35
Lab Gta 35
FO
GUIDE TECHNIQUE D’ACCREDITATION
I T
ANALYSES DES RADIONUCLEIDES
F A
DANS L’ENVIRONNEMENT, DANS LES
U
PRODUITS D’ORIGINE ANIMALE
E ET LES
DENREES ALIMENTAIRES I Q DESTINEES A
L’HOMME OU AUX O
N
ANIMAUX
T R
LAB GTA 35 C
Révision 02LE
E
N
I O
R S
V E
LA
Section LABORATOIRES
GUIDE TECHNIQUE D’ACCRÉDITATION - ANALYSES DES RADIONUCLÉIDES DANS L’ENVIRONNEMENT, DANS LES PRODUITS
D’ORIGINE ANIMALE ET LES DENREES ALIMENTAIRES DESTINEES A L’HOMME OU ANIMAUX
SOMMAIRE
LA
7.9.2 Déclarations de conformité .............................................................................................................18
7.10 Recommandations spécifiques .......................................................................................... 18
7.10.1 Activités alpha/bêta globales ..........................................................................................................18
7.10.2 Spectrométrie gamma (liquide, solide, iode) ..................................................................................19
3 14
7.10.3 Tritium H/Carbone C/air et eau ...................................................................................................20
7.10.4 Spectrométrie alpha ........................................................................................................................20
7.10.5 Mesure d’émetteurs bêta par scintillation liquide après séparation chimique ................................20
8 TABLE DE REFERENCES CROISEES DES VERSIONS 2017 ET 2005 DE LA NORME
NF EN ISO/IEC 17025 ........................................................................................................... 21
9 BIBLIOGRAPHIE .................................................................................................................. 22
10 ANNEXE 1 ............................................................................................................................. 23
1 OBJET DU DOCUMENT
La norme NF EN ISO/IEC 17025 définit les exigences générales concernant la compétence des
laboratoires d'étalonnages, d'essais et d'analyses.
Le présent Guide Technique d'Accréditation (GTA) fournit des explicitations aux exigences de ladite
norme, présente un état des lieux des bonnes pratiques dans le domaine de la mesure de
radioactivité appliquée aux analyses des eaux, des matrices solides, des matrices biologiques, des
aérosols, de l’air, des produits d’origine animale, des denrées alimentaires et établit des
recommandations résultant de l'application de cette norme aux domaines de compétences recensés
au paragraphe 3 de ce document.
Enfin, il contient des informations utiles aux laboratoires dans le cadre de leur démarche
d’accréditation, notamment celles relatives à l’expression de la portée d’accréditation et aux règles
particulières d’évaluation des laboratoires par le Cofrac.
I
FO
Ce guide ne se substitue pas aux exigences et/ou normes applicables au sein du laboratoire. Les
recommandations qu'il contient et que le laboratoire est invité à appliquer sont celles reconnues
I T
comme étant les plus appropriées par le Cofrac pour répondre aux exigences de la norme NF EN
ISO/IEC 17025 et du document LAB REF 02. Dans tous les cas, il appartient au laboratoire de
norme précitée. F A
démontrer que les dispositions qu'il prend permettent de satisfaire pleinement aux exigences de la
U E
Les paragraphes de la norme NF EN ISO/IEC 17025 cités dans le document se réfèrent toujours à
la version 2005 de celle-ci. Toutefois, la version 2017 de cette norme précitée s’applique. C’est
I Q
pourquoi une table de références croisées a été insérée à la fin du présent document.
N
2 REFERENCES ET DEFINITIONS
R O
C T
Les termes utilisés dans ce document font appel à des définitions précisées dans la norme NF EN
ISO/CEI 17025, dans les textes réglementaires et/ou les normes techniques des domaines
concernés.
L E
Les normes citées dans ce document sont celles en vigueur le jour de la parution du guide
technique d’accréditation LAB GTA 35. E
N
Il appartient au laboratoire de tenir à jour les normes et les textes régissant les domaines concernés
I O
tant sur le plan technique que réglementaire.
2.1 S
Principales normes et documents techniques
R
V E
Le présent document s’appuie et se réfère notamment aux documents suivants, dans leur version
en vigueur :
LA
• Norme NF EN ISO/CEI 17025:2005 « Exigences générales concernant la compétence des
laboratoires d’étalonnages et d’essais », applicable jusqu’au 30 novembre 2020
• Norme NF EN ISO/IEC 17025:2017 « Exigences générales concernant la compétence des
laboratoires d’étalonnages et d’essais », applicable depuis le 13 décembre 2017
• NF EN ISO/CEI 17043 : Évaluation de la conformité - Exigences générales concernant les
essais d'aptitude
• ISO 17034 : Exigences générales pour la compétence des producteurs de matériaux de
référence
• NF ISO 11929 : Détermination des limites caractéristiques (seuil de décision, limite de détection
et extrémités de l'intervalle de confiance) pour mesurages de rayonnements ionisants -
Principes fondamentaux et applications
• NF T 90-210 : Qualité de l'eau - Protocole d’évaluation initiale des performances d’une méthode
dans un laboratoire
• NF V 03-110 : Analyse des produits agricoles et alimentaires - Protocole de caractérisation en
vue de la validation d'une méthode d'analyse quantitative par construction du profil d'exactitude
• FD V 03-115 : Analyse des produits agricoles et alimentaires - Guide pour l'utilisation des
matériaux de référence
• FD GUIDE ISO/CEI 98-1 : Incertitude de mesure - Partie 1 : introduction à l'expression de
l'incertitude de mesure
• NF ISO/CEI GUIDE 98-3 : Incertitude de mesure - Partie 3 : guide pour l'expression de
l'incertitude de mesure (GUM : 1995)
• NF ISO/CEI GUIDE 99 : Vocabulaire international de métrologie – Concepts fondamentaux et
généraux et termes associés (VIM) I
FO
• NF ISO 11352 : Qualité de l'eau - Estimation de l'incertitude de mesure basée sur des données
de validation et de contrôle qualité
I T
• NF ISO 5725-1 : Application de la statistique - Exactitude (justesse et fidélité) des résultats et
méthodes de mesure - Partie 1 : principes généraux et définitions.
F A
• NF ISO 5725-2 : Application de la statistique - Exactitude (justesse et fidélité) des résultats et
I Q
2.2 Principaux documents Cofrac
N
O
• LAB REF 02 « Exigences pour l’accréditation des laboratoires selon la norme NF EN ISO/CEI
R
C T
17025:2005 », applicable jusqu’au 30 novembre 2020
• LAB REF 02 « Exigences pour l’accréditation des laboratoires selon la norme NF EN ISO/IEC
E
• LAB REF 08 : Expression et évaluation des portées d’accréditation
N
O
• GEN REF 11 : Règles générales d’utilisation de la marque Cofrac
I
R S
• LAB GTA 29 : Echantillonnages d’eau et essais physico-chimiques des eaux sur site
• LAB INF 35 : Nomenclature et expression des lignes de portée d’accréditation pour les
V E
analyses de radionucléides dans l’environnement, dans les produits d’origine animale et les
denrées alimentaires destinées à l’homme ou aux animaux
LA
• LAB GTA 05 : Analyses physico-chimiques des eaux
• LAB GTA 95 : Etalonnage d’instruments de pesage à fonctionnement non-automatique
• Fidélité : étroitesse de l'accord entre les indications ou les valeurs mesurées obtenues par des
mesurages répétés du même objet ou d'objets similaires dans des conditions spécifiées
(NF ISO/CEI GUIDE 99).
• Condition de répétabilité : condition de mesurage dans un ensemble de conditions qui
comprennent la même procédure de mesure, les mêmes opérateurs, le même système de
mesure, les mêmes conditions de fonctionnement et le même lieu, ainsi que des mesurages
répétés sur le même objet ou des objets similaires pendant une courte période de temps (NF
ISO/CEI GUIDE 99).
• Condition de reproductibilité : condition de mesurage dans un ensemble de conditions qui
comprennent des lieux, des opérateurs et des systèmes de mesure différents, ainsi que des
mesurages répétés sur le même objet ou des objets similaires (NF ISO/CEI GUIDE 99).
• Sélectivité : propriété d'un système de mesure, utilisant une procédure de mesure spécifiée,
selon laquelle le système fournit des valeurs mesurées pour un ou plusieurs mesurandes, tellesI
FO
que les valeurs de chaque mesurande sont indépendantes des autres mesurandes ou d'autres
grandeurs dans le phénomène, le corps ou la substance en cours d'examen (NF ISO/CEI
GUIDE 99).
I T
• Matériau de référence (MR) : matériau suffisamment homogène et stable en ce qui concerne
F A
des propriétés spécifiées, qui a été préparé pour être adapté à son utilisation prévue pour un
mesurage ou pour l'examen de propriétés qualitatives (NF ISO/CEI GUIDE 99).
E
• Matériau de référence certifié (MRC) : matériau de référence, accompagné d'une
U
I Q
documentation délivrée par un organisme faisant autorité et fournissant une ou plusieurs
valeurs de propriétés spécifiées avec les incertitudes et les traçabilités associées, en utilisant
des procédures valables (NF ISO/CEI GUIDE 99).
N
R O
• Exemple : échantillon dont le raccordement au SI est réalisé par un laboratoire d’étalonnage
accrédité par un organisme signataire de l'accord multilatéral de reconnaissance d'équivalence
C T
"étalonnage" d'EA ou d'ILAC. La preuve correspondante est le certificat d’étalonnage sur les
résultats comprenant le logotype de l’organisme accréditeur.
L E
• Matériaux de référence externes (MRE) : Matériau de référence dont les valeurs de consensus
E
ont été déterminées à la suite d’études interlaboratoires, comme les essais d’inter-
comparaisons organisés pour évaluer les performances des laboratoires (FD V 03-115).
N
• Exemple : Echantillons issus de circuits de comparaisons interlaboratoires dont les valeurs de
I O
référence ont été estimées. Les durées et les conditions de stockage sont garanties par le
R S
fournisseur de l’échantillon.
• Matériaux de référence internes (MRI) : Matériau de référence dont les valeurs de référence
V E
sont attribuées par l’utilisateur par comparaison aux valeurs certifiées d’un matériau de
référence, ou par ajout d’une quantité connue de l’analyte à la matrice exempte de cet analyte
LA
(FD V 03-115).
• Exemple : échantillon issu de circuits de comparaisons interlaboratoires ou ajout dosé dont la
stabilité est garantie par le laboratoire.
• Limite de quantification (LQ) : Plus petite concentration ou teneur de l’analyte pouvant être
quantifiée, dans les conditions expérimentales décrites de la méthode avec une exactitude
définie (NF T 90-210).
• Limite de détection (LD) : Plus petite valeur vraie du mesurande qui garantit une probabilité
spécifiée qu'il soit détectable par la méthode de mesure (NF ISO 11929).
• Seuil de décision (SD) : Valeur de l'estimateur du mesurande telle que, quand le résultat d'une
mesure réelle utilisant une procédure de mesure donnée d'un mesurande quantifiant le
phénomène physique lui est supérieur, on décide que le phénomène physique est présent
(NF ISO 11929).
3 DOMAINE D’APPLICATION
Ce guide technique d’accréditation s’adresse aux :
• Laboratoires d’essais accrédités ou candidats à l'accréditation selon la norme NF EN ISO/IEC
I
FO
17025 pour le domaine cité en objet,
• Evaluateurs du Cofrac, pour lesquels il constitue une base d'harmonisation pour l’évaluation,
• Membres des instances du Cofrac (Comité de Section Laboratoires, Commissions
I T
d'Accréditation),
• Membres de la structure permanente du Cofrac, F A
• Clients des laboratoires d’essais accrédités sur ce domaine,
U E
• Instances officielles concernées par ce domaine.
I Q
N
Les laboratoires candidats à l'accréditation présentent leurs demandes en renseignant un tableau
R O
descriptif de la portée souhaitée à partir de la nomenclature des essais présentée au paragraphe 6.
L’accréditation peut être délivrée pour des analyses de radionucléides portant sur :
- Les différents types d’eaux suivants :
C T
souterraines, eaux de pluie,
L E
o Eaux douces : eaux destinées à la consommation humaine, eaux de surfaces, eaux
E
o Eaux salines et saumâtres (dont eaux de mer),
N
o Eaux de rejet (eaux destinées à être rejetées directement dans l’environnement). La prise
en charge de ces échantillons nécessite des précautions au regard des risques
I O
potentiels de contamination. Ce type d’eau couvre également les eaux résiduaires.
S
- Les différents types de matrices solides suivants :
R
o Sols,
o Boues,
V E
LA
o Sédiments,
o Sables,
o Roches.
- La qualité de l’air :
o Aérosols,
o Gaz.
Ce guide ne couvre pas les échantillons relatifs à des contrôles d'installations (frottis, matériaux de
démantèlement, déchets technologiques, jus de décontamination, effluents d'installations destinés
au traitement).
4 MODALITES D’APPLICATION
Le présent document entre en vigueur à compter du 4 janvier 2019.
A
document sera réalisée avant la fin de la période de transition, le 30 Novembre 2020.
FLA
6 NOMENCLATURE
D’ACCREDITATION
ET EXPRESSION
U E
DE PORTEE
I Q
La portée d’accréditation demandée est définie par le laboratoire suivant les principes du document
LAB REF 08, à partir des cinq éléments suivants : N
1. Objet soumis à l’analyse (matrice),
R O
2. Nature de l’analyse,
C T
3.
4.
Principe de la méthode d’analyse,
Référence de la méthode,
L E
5. E
Grandeur mesurée et étendue de la mesure.
N
Pour répondre à la large étendue des activités des radionucléides présents dans l’environnement
I O
(et des grandeurs dérivées ayant pour unité Bq/l, Bq/kg, Bq/m3) ou dans les denrées alimentaires,
R S
les portées d’accréditation mentionnent la grandeur, l’unité et la gamme de mesure validée par le
laboratoire. Pour chaque méthode mise en œuvre, cette dernière comprend nécessairement une
V E
valeur basse et une valeur haute. La valeur basse correspond à la valeur à partir de laquelle le
laboratoire est en mesure de rendre une valeur significative avec une incertitude associée inférieure
à 100 % (cf. § 7.4.4). La valeur haute ne peut pas être extrapolée au delà d’une valeur mesurée. La
LA
gamme de mesure englobe les valeurs mesurées entre ces deux limites.
NB : Concernant la spectrométrie gamma, la limite haute du domaine peut être exprimée sous la
forme d’une limite sur le temps mort. Parallèlement, étant donnée la variabilité des limites basses
en spectrométrie gamma, une valeur typique peut être mentionnée à titre d’exemple dans la portée
pour un radionucléide d’intérêt et une raie comprise dans la gamme d’énergie revendiquée
(exemple : césium-137 à 662 keV, américium-241 à 60 keV, …).
Le seuil de décision et la limite de détection sont explicités dans le dossier de validation de la
méthode (voir aussi § 7.4.2).
Toute demande de modification de la gamme de mesure définie dans la portée d’accréditation pour
une prestation donnée fait l’objet d’une demande d’extension d’accréditation auprès du Cofrac.
Si les résultats sont exprimés en concentration volumique (ex : ICP/MS), les valeurs de la gamme
sont exprimées par rapport à la limite de quantification. Il convient dans ce cas d’exprimer dans le
Paramètres Unités
I
FO
Activité volumique β global résiduelle Bq/l
U E
Pour établir sa portée, le laboratoire se reporte aux tableaux qui listent les différents types
d'analyses les plus couramment rencontrés et pratiqués dans le cadre des analyses des
I Q
radionucléides dans l’environnement, dans les produits d’animaux et dans les denrées alimentaires
N
destinées à l’homme ou aux animaux présentés dans le document LAB INF 35 (liste non
exhaustive).
R O
Le laboratoire désirant une accréditation sur toute autre analyse non mentionnée dans le document
C T
précité et entrant dans le champ d’application de ce guide prend contact avec le Cofrac. En effet,
des essais non présentés dans cette nomenclature, mais pour lesquels l’objet soumis à analyse, les
L E
principes techniques et les compétences mises en œuvre peuvent être considérés comme de
même nature, peuvent faire l’objet d’une accréditation.
E
A ce jour l’expression des portées est exclusivement décrite sous les types FIXE et FLEX1
(cf. document LAB REF 08).
N
I O
Lors de l’évolution des méthodes reconnues citées en référence dans la portée d’accréditation, à la
R S
suite de nouvelles éditions ou révisions, le laboratoire mettra en application la nouvelle version
selon les modalités qu’il aura définies dans son système de management de la qualité et ce dans
V E
un délai de 6 mois à compter de la date de parution de la nouvelle version. Si la révision de la
méthode reconnue implique une nouvelle compétence, le laboratoire doit se soumettre à une
évaluation du Cofrac avant de pouvoir revendiquer l’application de la méthode révisée sous
LA
accréditation.
La norme NF EN ISO/CEI 17025 stipule notamment que le laboratoire doit établir et maintenir des
procédures pour la revue de demande et de contrat. Ces dernières doivent au moins assurer que
les exigences implicites et explicites, y compris les méthodes, sont adéquatement définies,
documentées et comprises, que la méthode d’essai appropriée est choisie et qu’elle est capable de
répondre aux exigences des clients.
I
FO
La revue de contrat prend notamment en compte le mode de conditionnement, les volumes
d’échantillons à fournir ainsi que les conditions d’acheminement et de conservation des
échantillons. Il convient que les échantillons parviennent au laboratoire dans des conditions
I T
préservant leurs propriétés intrinsèques et dans les quantités nécessaires aux essais. Les critères
U E
Il convient que le laboratoire définisse des dispositions concernant la prise en charge d’échantillons
dont les caractéristiques à réception sont différentes des spécifications ou des critères d’acceptation
définis.
I Q
N
Par ailleurs, lors de la revue de contrat, le laboratoire précise :
R O
- Les méthodes de mesure mises en œuvre. Pour l’analyse de l’indice de radioactivité alpha et
bêta global les radionucléides d’équivalence utilisés sont précisés (cf. § 7.10.1),
C T
- Les choix retenus pour l’élaboration des résultats, i.e, le facteur d’élargissement pour
l’expression de l’incertitude élargie, les risques alpha et bêta première et seconde espèce
E
pour les seuils de décision et les limites de détection.
L
E
Le laboratoire s’assure qu’il est en mesure d’atteindre les performances requises en vérifiant que la
limite de détection est inférieure à l’exigence du client (limite règlementaire par exemple) sauf dans
N
le cas particulier où l’exigence du client est exprimée sous la forme d’un seuil de décision attendu.
I O
Si le laboratoire recours à des limites déclaratives, il convient que les règles d’expression des
S
résultats soient précisées dans les contrats.
R
7.2 Personnel
V E
LA
NF EN ISO/CEI 17025 § 5.2
LAB REF 02 § 9.1
I T
En évaluation, les compétences des analystes peuvent notamment être appréciées au travers des
F A
enregistrements et de la réalisation de tout ou partie d’une prestation analytique.
Les responsabilités relatives aux aspects métrologiques (gestion des étalons, étalonnages,
vérification internes) sont définies et attribuées.
U E
7.3 Installations et conditions ambiantes
I Q
N NF EN ISO/CEI 17025 §5.3
R O
Le local où sont stockés et préparés les échantillons est séparé physiquement du local où sont
C T
placés les appareils de mesure. Le laboratoire prévoit par ailleurs des dispositions afin de
démontrer sa maîtrise des interférences dues à la radioactivité naturelle. Il est ainsi recommandé
L E
que tout risque d’interférence lié à l’environnement du laboratoire soit évalué et fasse l’objet d’un
suivi éventuel (influence du radon et de ses descendants, activité ou process contiguë pouvant
avoir un impact sur les mesures).
E
N
Le laboratoire s’assure à l’arrivée des échantillons que ces derniers ne sont pas susceptibles
O
d’engendrer une contamination du laboratoire voire d’autres échantillons.
I
R S
L’utilisation de sources non scellées pour la fabrication d’étalons secondaires, pour des ajouts
dosés ou pour le dopage de prises d’échantillons, est réalisé selon des dispositions et/ou dans des
V E
lieux définis et compatibles avec leur niveau d’activité respectif.
Le laboratoire s’assure que les conditions atmosphériques des locaux de mesure respectent les
LA
recommandations des constructeurs d'appareils.
En l’absence de suivi des conditions ambiantes, il appartient au laboratoire de documenter et de
justifier ce choix.
Il est fortement recommandé de mettre en œuvre des méthodes reconnues (AFNOR, CEN, ISO…).
Cependant, conformément au document LAB REF 08, les laboratoires ont la possibilité d’appliquer
des méthodes internes (généralement basées sur des méthodes reconnues). Le recours à des
méthodes internes est réalisé en accord avec le client et/ou avec la réglementation (santé,
environnement, alimentaire) lorsque applicable.
Pour toute adaptation d’une méthode reconnue ainsi que pour une utilisation systématique hors du
I
FO
champ d’application défini dans celle-ci, la méthode est considérée comme « interne ». Une
expertise documentaire sur la base d’un dossier technique peut être exigé au préalable afin que le
Cofrac puisse se prononcer sur la recevabilité de la demande d’accréditation au regard des
exigences de l’accréditation.
I T
F A
Avant tout choix de méthode, le laboratoire s’assure que le produit soumis à l'analyse est compris
dans le domaine d'application de la méthode et, si besoin, précise dans le rapport d'analyse les
E
conditions particulières appliquées au traitement de cet échantillon (étape de filtration par exemple).
U
7.4.2 Validation des méthodes d’essai
I Q
N
Le laboratoire démontre que les performances de la méthode choisie sont en accord avec les
R O
exigences fixées (réglementaires, client, …) en termes de limite de détection, de seuil de décision et
d’incertitude notamment. Pour ce faire, le laboratoire peut s’appuyer sur :
laboratoire, C T
- La norme NF T 90-210 d'évaluation initiale des performances d'une méthode dans un
L E
- La norme NF V03-110 de caractérisation en vue de la validation d'une méthode d'analyse
E
quantitative par construction du profil d'exactitude pour l’Analyse des produits agricoles et
alimentaires,
N
I O
- La norme NF ISO 5725-2 concernant la détermination de la répétabilité et de la
reproductibilité d'une méthode de mesure normalisée.
R S
Le laboratoire peut utiliser toute autre méthode pour la validation initiale des performances de ses
V E
méthodes dans la mesure où elle répond aux objectifs visés par la validation.
Le laboratoire ne mettra en œuvre des méthodes pour le client que si elles sont validées et
LA
maîtrisées. La « validation » est la confirmation par l’apport de preuves objectives que les
exigences particulières en vue d’une utilisation prévue déterminée sont remplies.
En termes de « maîtrise de la méthode », on distingue :
- La confirmation des performances des méthodes normalisées (à renouveler si nécessaire
(étude d’impact) lors de la révision du texte normatif),
- La validation des méthodes internes (issues d’une adaptation de méthodes reconnues ou de
développements du laboratoire).
Les méthodes reconnues sont a priori validés dans leur domaine d’application. Toutefois, il
appartient au laboratoire de confirmer qu’il est en mesure de les appliquer de façon maîtrisée
(confirmation des performances analytiques, i.e, seuils de décision et limites de détection,
délimitation du domaine d’application, tests de justesse, etc) avant de les proposer aux clients.
Un dossier de confirmation ou de validation peut être construit de la façon suivante :
1) Finalité, domaine d’application et performances attendues de la méthode,
Reproductibilité Oui
I Q Non
EL
Limite de
Oui Oui
quantification (LQ) *
Justesse N Oui Oui
V
Incertitudes Oui Oui
*:
LA
Dans le cas d’une analyse chimique (exemple : mesure de l’uranium pondéral par ICP/MS)
Pour la mise en œuvre de méthodes reconnues, la justesse de la méthode peut être confirmée via :
- L’analyse d’un ou plusieurs matériau(x) de référence certifié(s), échantillon(s) naturel(s)
dopé(s) à un niveau suffisant pour avoir une incertitude associée limitée (de l’ordre de 10 %),
et/ou
- La réalisation d’un essai interlaboratoires.
Dans le domaine des analyses de radionucléides, la norme NF ISO 11929 permet la détermination
des limites caractéristiques (seuil de décision, limite de détection) pour les mesurages de
rayonnements ionisants. Cette norme intègre dans le calcul de la LD, en plus de la statistique de
comptage, toutes les composantes de l’incertitude. Sa prise en compte est recommandée.
Toutefois, le laboratoire est libre d’utiliser tout référentiel à sa disposition autre que cette norme
pour le calcul des limites caractéristiques si ce dernier s’inscrit dans l’état de l’art des
F A
laboratoires étudieront a minima le processus de prélèvement (si le laboratoire est en charge du
prélèvement) et d’analyse afin de déterminer les facteurs qui influencent le résultat. Ceci permet
I Q
Pour la détermination des incertitudes de mesure, les laboratoires sont notamment invités à
consulter les documents suivants :
N
l'expression de l'incertitude de mesure
R O
- Le guide FD GUIDE ISO/CEI 98-1 : Incertitude de mesure - Partie 1 : introduction à
L E
- La norme NF ISO 11929 concernant « la détermination des limites caractéristiques (seuil de
E
décision, limite de détection et extrémités de l'intervalle de confiance) pour mesurages de
rayonnements ionisants - Principes fondamentaux et applications »
N
I O
- La norme NF ISO 11352 « Qualité de l’eau - Estimation de l'incertitude de mesure basée sur
des données de validation et de contrôle qualité »
R S
L’évaluation des incertitudes peut être complétée par l’exploitation des données déjà acquises
(approche via les résultats des comparaisons interlaboratoires, dans des conditions de fidélité
E
intermédiaire, avec une prise en compte du biais, des contrôles qualité internes par exemple).
V
7.4.4
L A
Cas particulier
Lorsque le résultat de la mesure fait état d’une activité A significative et que l’incertitude élargie est
supérieure à 100 %, il est attendu de mettre en œuvre l’une ou l’autre des dispositions suivantes :
a) Réaliser un nouveau comptage de l’échantillon en faisant varier les paramètres permettant
d’améliorer la statistique de comptage et en particulier en augmentant la prise d’essai et/ou le
temps de comptage,
b) Consolider la valeur du bruit de fond (répétition des comptages, augmentation de la durée de
comptage…),
c) Rendre le résultat sous la forme d’un intervalle de confiance non centré comme proposé par
la norme NF ISO 11929,
d) Rendre le résultat sous la forme ≤ LD si et seulement si A ≤ LD.
Lorsque le laboratoire utilise la notion de limite déclarative pour l’expression de ses résultats
d’analyse, il convient de s’assurer que la limite de détection est inférieure à cette limite.
Chaque équipement nécessite d’être étiqueté avec son statut d’étalonnage et identifié de manière
unique. Il fait l’objet d’un dossier matériel avec son logiciel correspondant. Ce dossier comprend
idéalement, la fiche descriptive, la fiche de vie et les fiches des interventions de l’équipement.
Les équipements de mesure critiques font l’objet d’un raccordement métrologique conformément
aux dispositions décrites dans la norme NF EN ISO/CEI 17025 et le document LAB REF 02. Les
besoins métrologiques liés à l’étalonnage sont en cohérence avec l’incertitude visée pour la
méthode d’analyse.
Les opérations d’étalonnage et de vérification de ces équipements critiques font l’objet de I
FO
dispositions documentées et planifiées.
Appareils de comptages et analyseurs :
I T
Les appareils de comptage sont raccordés au SI à partir de sources fournies par un laboratoire
F A
primaire ou accrédité. La preuve du raccordement est le rapport sur les résultats (certificats
d’étalonnage, constats de vérification,…) émanant d’un laboratoire national de métrologie signataire
U E
de l'arrangement de reconnaissance mutuelle (MRA) ou d’un laboratoire d’étalonnage accrédité par
un organisme signataire de l'accord multilatéral de reconnaissance d'équivalence "étalonnage" d'EA
ou d'ILAC.
I Q
N
Chaque fois que cela est possible, les matrices des sources d’étalonnage utilisées ont des
caractéristiques similaires à celle des échantillons analysés.
R O
Le laboratoire privilégiera les étalonnages en géométrie (même contenant, même remplissage,
même matrice).
C T
NB : Les laboratoires peuvent recourir à l’utilisation de centreurs d’échantillons (durant l’étalonnage
et durant les analyses).
L E
E
Si d’autres méthodes d’étalonnage sont utilisées il convient que ces dernières soient justifiées,
documentées et validées pour prendre en compte les corrections nécessaires.
N
En l’absence de matériaux de référence certifiés (MRC) adaptés, le laboratoire peut recourir à des
I O
matériaux de référence internes (MRI) ou à des matériaux issus d’essais d’intercomparaison (MRE)
R S
pour valider son processus d’étalonnage. Un dossier de validation est dans ce cas établi. C’est
notamment le cas d’appareils fonctionnant selon les principes suivants : ICP/MS ou AES, SAA,
V E
chromatographie, spectrofluorimétrie.
Par ailleurs, le laboratoire suivra certaines préconisations pour :
LA
- Les instruments volumétriques à piston (micropipettes, dispensette) : un certificat
d’étalonnage avec logotype Cofrac (ou de tout autre organisme signataire des accords de
reconnaissance multilatéraux d’EA Etalonnage) permet d’assurer un raccordement au SI. Un
raccordement interne au SI par pesée suivant une procédure détaillée est également
recevable. De plus, une vérification régulière de ce matériel est fortement recommandée
(niveau de risque à évaluer par le laboratoire en fonction de son utilisation).
- La verrerie jaugée de classe A (fioles, pipettes) : un contrôle métrologique n’est pas
nécessaire mais peut être envisagé en cas de dérive analytique.
- Les chambres froides et réfrigérateurs : la température des enceintes de stockage fait l’objet
d’un contrôle. Il est recommandé de réaliser une cartographie des chambres froides et des
réfrigérateurs avant la première utilisation et de suivre la température à l’aide d’un
thermomètre raccordé au SI (relevé mini/maxi suffisant).
- Etuves et fours : lorsqu’une norme définit une température avec une tolérance, il appartient au
laboratoire d’apporter la preuve du respect de cette température (raccordement au SI) dans
l’ensemble du volume utilisé de l’enceinte (cartographie).
- Balances : un certificat d’étalonnage avec logotype Cofrac (ou de tout autre organisme
signataire des accords de reconnaissance multilatéraux d’EA Etalonnage) permet d’assurer
un raccordement au SI. Le guide technique d’accréditation LAB GTA 95 « Etalonnage
d’instruments de pesage à fonctionnement non-automatique » précise les exigences
spécifiques relatives à l’étalonnage des instruments de pesage à fonctionnement non-
automatique. Ce document peut servir de guide aux laboratoires pour mettre en place une
procédure adaptée à leur utilisation. Le laboratoire, en faisant son bilan d’incertitude suivant le
modèle proposé dans ce guide, met en évidence les paramètres influents et adapte sa
procédure de contrôle.
I T
Lorsque le laboratoire réalise lui-même les prélèvements d’eau, d’aérosols ou d’air, il peut
demander à être évalué et accrédité pour cette activité.
F A
Lorsque le laboratoire n’est pas accrédité pour cette activité ou lorsque le prélèvement n’a pas été
U E
effectué par le laboratoire, ce dernier s’assure des bonnes conditions de conservation et de
transport de l’échantillon (information du client des recommandations pour le prélèvement et des
conditions d’acheminement des échantillons, …) (cf. § 7.7).
I Q
N
Lorsque le rapport sur les résultats ne couvre pas la prestation de prélèvement, il ne doit subsister
O
aucune ambiguïté pour le client sur ce qui est effectivement couvert par l’accréditation
(cf. document GEN REF 11). En outre, les rapports sur les résultats comportent toute réserve,
R
d’influencer les résultats.
C T
quant à l’état de l’échantillon à réception au laboratoire par rapport à des critères susceptibles
partie. V E
laboratoire). Le prélèvement des objets soumis à essais peut être réalisé par le client ou une tierce
LA
Idéalement, l’entrepreneur principal « responsable de la prestation » assume la responsabilité des
conditions d’acheminement des échantillons (conditions garantissant leur intégrité préconisées par
la méthode utilisée dans le cadre de l’analyse en laboratoire). En outre, dans le cas d’un transport
réfrigéré, il s’assure que les températures des enceintes au départ, à chaque reconditionnement et
à l’arrivée à l’organisme réalisant les analyses sont conformes aux exigences normatives et/ou
règlementaires.
Cas où l’organisme réalisant le prélèvement n’est pas l’entrepreneur principal :
Lorsque l’entrepreneur principal est le laboratoire d’analyse et dans la mesure où le
conditionnement et les conditions de transport ont été précisés dans le contrat avec l’organisme
préleveur, les responsabilités relatives au transport peuvent être assumées par l’organisme
préleveur.
Afin de garantir la qualité du conditionnement des échantillons (contenant et produit ajouté), le
laboratoire d’analyse peut fournir à l’organisme réalisant le prélèvement, les consommables dits
« critiques » ayant préalablement été contrôlés par ses soins (filtres, flacons, acides, fixateurs, eau
de dilution ou de barbotage, etc).
Dans le cas où les consommables utilisés pour le prélèvement sont gérés par l’organisme
préleveur, il convient, dans le cadre de la gestion du niveau des blancs vis-à-vis des résultats, que
le laboratoire d’analyse dispose des données de qualité des lots des consommables utilisés via :
- le contrôle des blancs (flaconnage, filtre, réactif) à partir des consommables transmis par
l’organisme préleveur à chaque nouveau lot,
- les valeurs de blanc transmises par l’organisme préleveur à chaque nouveau lot.
Dans tous les cas, le laboratoire d’analyse vérifie que les conditions de transport et le
conditionnement (abri de la lumière, température et délai entre le prélèvement et la mise en
analyse) sont conformes aux exigences normatives ou aux recommandations précisées lors de la
revue de contrat.
I
FO
L’organisme réalisant l’échantillonnage des eaux identifie sur une fiche terrain les informations
spécifiques liées à l’échantillonnage.
I T
Si l’échantillon reçu ne satisfait pas aux critères définis, il revient à l’entrepreneur principal
d’analyser les écarts rencontrés, conformément à ses dispositions de travaux non conformes, et de
F A
poursuivre ou non les travaux suivant l’impact et l’exploitabilité du résultat après avoir reçu l’accord
du client. Dans une telle situation, et si le résultat reste exploitable, il peut être rendu sous couvert
U E
de l’accréditation, en spécifiant l’écart et les éventuelles réserves que le laboratoire pourra juger
nécessaire d’ajouter sur le rapport dans la mesure où cela est utile pour son interprétation. Une
Q
dérogation permanente aux critères définis ci-dessus n’est pas acceptable.
I
7.8 Qualité des résultats d’essai N
R O NF EN ISO/CEI 17025 § 4.6 et 5.9
essais réalisés.
L E
Le laboratoire dispose de procédures de maîtrise de la qualité pour s’assurer de la validité des
7.8.1 Consommables E
N
I O
Il convient que les consommables (coupelles, filtres, flacons, etc) utilisés soient compatibles avec
R S
les essais réalisés et n’entrainent pas d’interférence ou de contamination. Il appartient au
laboratoire d’identifier les consommables dits critiques (ayant un impact potentiel sur les résultats
V E
d’essais) et de s’assurer par des contrôles (recommandé à chaque nouveau lot), de leur conformité
vis-à-vis des méthodes d’essais mises en œuvre en fonction des exigences établies et des critères
d’acceptation définis a priori. Un contrôle par échantillonnage à partir du lot est possible. La
LA
méthode d’échantillonnage sera dans ce cas adaptée.
Pour les consommables incluant les produits conditionnés susceptibles d’avoir un impact sur les
résultats, le laboratoire prendra des dispositions après ouverture du conditionnement afin de
s’assurer de la stabilité du produit. Un délai d’utilisation est précisé.
A ces contrôles réguliers peuvent s’ajouter des contrôles supplémentaires comme ceux liés aux
modifications apportées aux équipements y compris le changement des consommables qui y sont
associés (lors du changement de bouteille de gaz pour des compteurs proportionnel par exemple)
et ceux associés à des risques éventuels de pollution inter échantillons.
Pour les appareils de comptage (alpha/bêta, compteurs bêta à scintillation liquide) ces contrôles
internes peuvent inclure de façon non exhaustive :
- Un contrôle du bruit de fond (ou mouvement propre),
- Un contrôle de l’efficacité de détection (ou rendement de détection) afin d’évaluer les
tendances ou dérives,
- Un contrôle du facteur d’affaiblissement lumineux (pour la scintillation liquide).
En plus des contrôles ci-dessus mentionnés, le contrôle des analyseurs (spectrométrie gamma,
spectrométrie alpha) peut inclure :
I
FO
- Un contrôle en énergie,
- Un contrôle de la résolution.
I T
Pour les méthodes d’analyses chimiques, le laboratoire vérifie selon une fréquence adaptée :
- Le niveau des blancs analytiques (blanc matrice),
F A
- Le niveau des blancs instrumentaux,
U E
- Un contrôle de l’étalonnage réalisé quotidiennement ou à chaque série par le passage d’un
I Q
point à la LQ (via la gamme d’étalonnage) ou par un contrôle au niveau de la LQ lorsque
N
l’étalonnage est réalisé à des fréquences moins rapprochées,
R O
- Un contrôle de la dérive en cours et en fin de série par ré-analyse d’un point de la gamme
d’étalonnage ou par l’analyse d’un point de contrôle indépendant,
C
concentration et matrice), des MRI ou des MRE.
T
- Un contrôle de l’absence de la dérive de la méthode via des MRC (adaptés en niveau de
L E
Une carte de contrôle pourra être mise en œuvre pour l’enregistrement et le suivi de ces contrôles
E
qualité internes. Il appartient au laboratoire d’associer des critères d’acceptation à ces contrôles et
de définir les dispositions à mettre en œuvre en cas de dépassement.
N
7.8.3
O
Comparaisons interlaboratoires
I
R S
Conformément à la politique ad hoc présentée dans le document LAB REF 02, sauf exigences
réglementaires particulières, les laboratoires accrédités doivent, lorsqu’elles existent et sont
V E
appropriées, participer aux comparaisons interlaboratoires pour démontrer leur compétence et
assurer la qualité de leurs résultats en privilégiant les comparaisons organisées par des organismes
LA
accrédités suivant la norme NF EN ISO/CEI 17043.
Les laboratoires accrédités doivent établir un plan de participation aux comparaisons
interlaboratoires en déterminant les circuits représentatifs de leur portée d’accréditation et la
fréquence, découlant d’une analyse et d’une revue régulière de ses besoins.
A titre d’exemple, les organismes suivants proposent, à la date de parution du présent guide, des
circuits de comparaison dans le domaine de la radioactivité : IRSN (Institut de Radioprotection et de
Sûreté Nucléaire), AIEA (International Atomic Energy Agency), NPL (National Physical Laboratory),
BfS (Federal Office for Radiation Protection), CETAMA (Commission d’ÉTAblissement des
Méthodes d’Analyse), Aquacheck, IARMA (International Atomic Reference Material Agency), LNHB
(Laboratoire National Henri Becquerel) (etc).
L’exploitation des résultats obtenus est réalisée conformément à la politique du Cofrac en matière
de comparaisons interlaboratoires définie dans le document LAB REF 02.
U E
Il est nécessaire que le rapport inclut la date à laquelle l’activité est exprimée.
Si le laboratoire recourt à des limites déclaratives, il convient que les règles d’expression des
résultats soient précisées dans les rapports d’essais.
I Q
N
NB : A ce jour, dans le cadre du réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement,
O
les résultats sont exprimés par rapport au seuil de décision.
R
7.9.2 Déclarations de conformité
C T
L E
Les déclarations de conformité portant sur des analyses réalisées sous couvert de l’accréditation
font partie intégrante du rapport et sont couvertes par l’accréditation.
E
Les textes réglementaires sur lesquels s’appuie le laboratoire pour l’émission des déclarations de
N
conformité sont clairement mentionnés dans le rapport.
I O
Le laboratoire précisera en outre s’il a tenu compte ou non de ses incertitudes de mesure pour
R
document LAB REF 02. S
établir sa déclaration de conformité, conformément à la politique ad hoc présentée dans le
V E
7.10 Recommandations spécifiques
7.10.1 A
Activités alpha/bêta globales
L
Quelle que soit la matrice considérée (liquide, filtre aérosol, solide), il convient que le radionucléide
d’équivalence soit précisé dans le mode opératoire (cf § 7.1).
Pour la mesure d’activité alpha globale une évaluation des phénomènes d’auto-absorption par le
laboratoire est attendue. La méthode la plus répandue consiste à établir une courbe de correction
de l’auto-absorption fonction de la masse de résidu sec obtenu par évaporation. Lorsque le
laboratoire prend en charge des échantillons d’eau de composition inconnue, il est possible de
recourir à la méthode des ajouts dosés pour la mesure de l’activité alpha globale.
Concernant l’activité bêta globale, la correction ou l’absence de correction liée à la charge saline
des eaux mesurées fait l’objet d’une justification via le dossier de validation de la méthode. Pour
une analyse réalisée sans correction, il convient que le laboratoire définisse la charge saline
admissible du dépôt.
Pour l’analyse de filtre aérosol, le recours à une correction des phénomènes d’auto-absorption est
spécifié dans le mode opératoire de la méthode.
Dans le cadre de la détermination de l’activité alpha globale de filtres de prélèvement d’aérosols, il
est fortement recommandé que le laboratoire définisse les conditions de la mesure et de
l’étalonnage en justifiant ses choix dans le dossier de validation ainsi que l’équivalence retenue. Il
est rappelé que les paramètres suivants : filtre, taille aérosols, vitesse de filtration,
empoussièrement ont une influence sur la mesure.
Pour la mesure des activités alpha/bêta globales sur filtres, le laboratoire peut s’affranchir des
interférences dues à la radioactivité naturelle par un recomptage plusieurs jours après le
prélèvement. Il convient que ce point soit clairement indiqué dans le rapport d’essai.
I
Concernant la mesure d’échantillons liquides, il convient de maîtriser l’homogénéité de l’échantillon
FO
et, principalement, les risques de décantation ou de présence de surnageant.
Pour les échantillons solides, le laboratoire s’assure de l’homogénéité des échantillons par la mise
I
en œuvre de procédures de broyage et de tamisage conformes aux normes de préparation. T
Raccordement au SI et auto-atténuation :
F A
Concernant la spectrométrie gamma, il est nécessaire que la limite haute de la gamme de mesure
U E
demandée garantisse la linéarité du domaine sur la base par exemple d’une valeur de temps mort
acceptable (exemple : 10 %). Ce point est abordé dans le dossier de validation de la méthode.
I Q
Le laboratoire peut recourir à des étalonnages faisant appel à une modélisation de type Monte
N
Carlo. Le cas échéant, il convient que cet étalonnage soit validé par l’utilisation de matériaux de
R O
référence certifiés (MRC) ou assimilés (MRE). Cette validation couvre l’ensemble des matrices
représentatives analysées par le laboratoire et l’ensemble du domaine d’énergie revendiqué dans la
portée d’accréditation.
C T
La validation des courbes de rendement d’absorption totale par des MRC ou assimilés garantit la
fiabilité du raccordement.
L E
E
Le personnel réalisant ce type d’étalonnage fait l’objet d’une habilitation initiale et d’un maintien des
compétences spécifiques.
N
I O
De manière générale, le raccordement de la mesure via un unique échantillon solide, issu d’un
essai interlaboratoires voire d’un matériau de référence, n’est pas suffisant.
R S
Il convient ainsi idéalement :
V E
- De caractériser les échantillons utilisés pour le raccordement,
- De croiser différents échantillons étalons.
LA
Pour les mesures réalisées sur des échantillons solides, les laboratoires utilisent généralement un
étalon équivalent eau (gel par exemple) pour assurer le raccordement au SI. En complément, une
méthode de correction d’auto-atténuation est mise en œuvre afin d’appliquer une correction sur le
taux de comptage sur chaque raie détectée. Il convient que la correction de l’auto-atténuation soit
réalisée sur l’échantillon. A contrario, il appartient au laboratoire de disposer des éléments de prise
en compte pour la détermination des coefficients d’auto-atténuation suivant la nature de
l’échantillon.
Cas de la mesure des iodes :
Au regard des écarts importants d’auto atténuation (près de 40% sur l’iode 125 ou l’iode 129
déterminés à partir des raies X) selon l’origine du charbon actif constitutif de la cartouche (noix de
coco, autres) et du liquide d’imprégnation utilisé (tri-éthylène diamine (TEDA), zéolithe d’argent), il
convient que le raccordement s’effectue via un étalon constitué d’un charbon de même nature et
identiquement imprégné que les échantillons à mesurer.
I Q
marquage. Si le laboratoire utilise une courbe d’étalonnage définissant le rendement de détection
en fonction de l’affaiblissement lumineux, la mesure est réalisée dans ce cas dans le domaine
validé du paramètre d’affaiblissement lumineux. N
R O
Il appartient au laboratoire de définir dans ses dispositions, sa position concernant la prise en
compte ou non du rendement de piégeage pour le rendu des résultats pour les échantillons issus de
prélèvements d’air.
C T
7.10.4 Spectrométrie alpha
L E
E
Pour ce principe de mesure, il est recommandé d’être vigilant sur les conditions de mesure (vide,
distance source-détecteur).
N
I O
Pour l’analyse des échantillons, le laboratoire s’affranchit de l’étalonnage intrinsèque du détecteur
R S
en utilisant un traceur (raccordé au SI) de la famille chimique de l’isotope à mesurer subissant
l’ensemble des étapes de prise en charge de l’échantillon (préparation, mise en solution,
V E
séparations chimiques, électrodéposition ou co-précipitation en couche mince, mesurage).
Par ailleurs, le bruit de fond est estimé via la réalisation d’un blanc réactif dans des conditions
LA
équivalentes aux conditions de mesurage (matrice, phases de préparation et paramètres de
comptage).
Pour le traitement spectral, l’utilisation du mode « aire brute » pour l’analyse bas niveau est
privilégié au détriment du mode « déconvolution ».
7.10.5 Mesure d’émetteurs bêta par scintillation liquide après séparation chimique
Les mesures des émetteurs bêta tels que 90Sr, 63Ni, 99Tc, 210Pb… peuvent se faire par scintillation
liquide après une séparation sélective sur résine chromatographique. Si le laboratoire utilise une
courbe d’étalonnage définissant l’efficacité en fonction de l’affaiblissement lumineux, la mesure est
réalisée dans le domaine validé d’affaiblissement lumineux.
Le rendement de séparation peut être évalué sur la base de la mesure chimique d’un entraineur
stable (Sr, Fe, Pb…). Dans ce cas, cette mesure devra avoir été validée comme une étape de la
méthode globale.
Par ailleurs, le bruit de fond est estimé via la réalisation d’un blanc réactif dans des conditions
équivalentes aux conditions de mesurage (matrice, phases de préparation et paramètres de
comptage). Une attention particulière devra être portée aux conditions de validité du lot de liquide
scintillant utilisé. Il est recommandé de réaliser un blanc réactif à chaque préparation d’une série
d’échantillons.
I T
5.3 Installations et conditions ambiantes
O
l’information
R
5.5 Equipement
C T
6.4 Equipements
5.7 Echantillonnage
E 7.3 Echantillonnage
I O
5.8 Manutention des objets d’essai et d’étalonnage
d’étalonnage
d’étalonnage
R S
5.9 Assurer la qualité des résultats d’essai et
7.7 Assurer la validité des résultats
V E
5.10 Rapport sur les résultats 7.8 Rapport sur les résultats
LA
9 BIBLIOGRAPHIE
Les laboratoires peuvent également s’appuyer sur les livres suivants :
• Spectrométrie gamma appliquée aux échantillons de l'environnement : Dossier de
recommandations pour l'optimisation des mesures (Auteurs : CETAMA, GRANIER Guy,
LE PETIT Gilbert) (2002),
• Mesure du rayonnement alpha : Dossier de recommandations pour l'optimisation des mesures
(Auteurs : CETAMA, ANSOBORLO Éric, AUPIAIS Jean, BAGLAN Nicolas),
• Les Mesures de radioactivité à l'aide des compteurs à scintillateur liquide (Auteurs SIMONNET
Gérard, ORIA Michel). Edition Eyrolles (1986),
• Mesures de radioactivité par scintillation liquide (Auteur : CASSETTE Philippe). Editions I
FO
Techniques de l’Ingénieur (2004).
I T
F A
U E
I Q
N
R O
C T
L E
E
N
I O
R S
V E
LA
10 ANNEXE 1
Calcul de l’activité bêta résiduelle :
L’activité bêta résiduelle est déterminée à partir des résultats de l’activité bêta globale et de la
contribution du potassium 40 à l’activité bêta globale. Cette valeur peut être déterminée directement
à partir de la concentration en potassium stable dans l’eau, en utilisant la formule suivante :
CbGR = CbG – 28,0 × [K] CbG désigne l’activité volumique bêta globale (en Bq/l)
où
28,0 est le coefficient d’activité équivalente bêta par g de potassium (en
Bq/g) *
I
FO
[K] désigne la concentration de potassium (en g/l)
* : L’abondance isotopique du potassium 40 étant constante (0,0117 %), il est possible de déduire
I T
sa concentration à partir de celle du potassium total. La valeur du coefficient d’activité équivalente β
par g de potassium utilisée ici est très légèrement différente de celle prescrite par la circulaire de la
DGS du 13 juin 2007 (27,6) car depuis lors, certaines données nucléaires de base ont été
modifiées. F A
Calcul de la DI :
U E
I Q
La méthode de calcul de la DI est celle préconisée par la circulaire du 13 juin 2007 de la DGS et au
correspond à un scénario de consommation de 2 litres d’eau par jour par un adulte pendant un an.
N
Elle prend en compte la totalité des radionucléides détectés (i.e. les mesures donnant un résultat
R O
supérieur à la limite de détection), à l’exclusion du radon-222 et de ses descendants à vie courte
(polonium-218, plomb-214, astate-218, bismuth-214, polonium-214, thallium-210).
T
EC DI désigne la dose indicative (en mSv/an)
DI = 730 × (∑ C i × h( g ) i )× 10 3
EL
Ci désigne l’activité volumique significative du
radionucléide i (en Bq/l)
V E
LA