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CM Dihp

Droit international humanitaire et pénal

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Droit international humanitaire

et pénal
Avant-propos
Humanitaire => instrumentalisation à des fins politiques/personnel des États. Doute de la
sincérité de la mobilité internationale des États.
Humanitaire soumis au militaire dans certaines actions (Guerre Irak) => Humanitaire =
service après-vente de la guerre.
Rapport média/humanitaire : l’humanitaire a pris de l’ampleur grâce aux médias.

ONG = deux catégories : urgentistes et développementalistes.

Au cœur des débats. Depuis 1988 le CS et AG prennent des résolutions concernant


l’humanitaire.

Interférence politique/humanitaire en faveur de la politique (antonyme).

Introduction

I- La notion de DIHP

DHIP = résultat de la jonction de 2 disciplines : DIH et DIP.

A- Un droit synthèse : Définition

Le DIHP = ensemble des règles juridique qui visent au niveau international un triple objectif :
- La protection de la personne humaine en termes d’atténuation de ses souffrances
- La réglementation de la conduite des hostilités entre belligérants et l’organisation
des secours au profit des civils, des blessés, des prisonniers…
- La poursuite et le châtiment de sujets ayant enfreint certaines normes du DIH

Humanitaire : Tout ce qui vise au bien de l’humanité / tout ce qui s’intéresse à l’humanité
dans ses préoccupations.
- Au sens stricte : ensemble des humains vivants
- Au sens large : tout ce qui différencie l’espèce humaine des espèces voisines.

L’orientation/objectif
À l’origine le DIHP ne concernait que la situation de souffrance et ce des conflits armés et
des guerres. Ensuite, ce droit s’étend à d’autres circonstances de souffrances. Telles que
celles résultants des catastrophes naturelles.
Souffrance == état de douleur frappant la personne physiquement ou psychologiquement.
2 sortes de souffrances :
- Faits de la volonté humaine = guerre.
- Indépendant de la volonté humaine = sécheresses…

Avant le DIHP ne se déclenchait qu’en cas de guerre.

Dans le DIHP, guerre = conflit armé <= 2 types :

- Conflit armé international

Confrontation militaire entre au moins 2 États. Depuis le protocole 1 du 8 juin 1977


(additionnel aux 4 conventions de Genève de 1949), intégration aux conflits armés
internationaux, ceux dans lesquels les peuples luttent contre la domination coloniale,
l’occupation étrangère et contre les régimes fachiste.

o Les acteurs = États.


o Ce conflit est transfrontalier.

Genève 1 : Amélioration des sorts des blessés et de malades sur terre


Genève 2 : Amélioration des sorts des naufragés sur mer
Genève 3 : Statut des prisonniers de guerres
Genève 4 : La protection de la population civile
Protocole 1 : Synthèse des 4 conventions + d’autres dispositions : dans le cadre des conflits
armés, acteur = États. Le protocole 1 ajoute : les mouvements de libérations nationale =
conflit international.

- Conflit armé non international

Régit par le protocole 2 du 8 juin 1977. Selon ce protocole, un conflit armé non international
est un affrontement dans lequel les forces armées gouvernementales s’opposent aux forces
organisées d’1 ou plusieurs groupes dissidents ou Rebel, à l’intérieur des frontières
étatiques. Utilisation de la force armée pour demander la séparation du pouvoir central, ou
volonté d’éjecter l’ordre établi (Révolution).

Révolution :
- S’attaquer aux éléments constitutif de l’État = séparatistes
- Tenter d’éjecter le pouvoir en place = révolution politique.
Parfois certaines révolutions ont pour objectif d’être exporté.

Le DIH = droit évolutif


Souffrances autres que celles issues de la guerre, le DIH a progressivement été étendu aux
catastrophes naturelles et industrielles. L’AG de l’ONU, a adopté la résolution 43/131 le 8
décembre 1988 intitulé « Assistance humanitaire aux victimes de catastrophes naturelles et
situations d’urgence du même ordre. Cette résolution invoque que l’urgence impose le libre
accès aux ONG et institutions humanitaires pour porter secours.

La France est à l’initiative de cette résolution. Soul la présidence de Mitterrand et impulsée


par Kouchner (secrétaire d’État à l’action humanitaire).

Au début, le terme n’était pas « assistance humanitaire ». Kouchner voulait pérenniser le


terme de « ingérence humanitaire » mais cela n’a pas plu aux pays en développement (plus
facile d’intervenir dans ces pays).

La logique de la résolution 43/131 : Les catastrophes naturelles et industrielles pouvant


causer des conséquences économiques graves <== atteinte à la dignité humaine.

Notion de l’humanitaire :

Tout ce qui vise le bien de l’humanité ou tout ce qui s’intéresse à l’humanité dans ses
préoccupations.

Mais dans un sens juridique :

- Au sens stricte => ensemble des humain qui vivent dans notre planète
- Au sens large => tout ce qui distingue l’espace humaine des espèces autour
notamment la raison (distinguer ce qui juste ou injuste…) la raison est le propre de
l’humain comme reconnu par bcp de philosophe.

Les prisonniers de guerre  des règles concernant le traitement des captifs == respect de la
personne humaine. Il faut leur consacrer un statut particulier.

Lors de déclanchement d’hostilités, les belligérants doivent faire la distinction entre civil et
militaire. Le terme civil désigne les individus et les infrastructures et biens indispensables à la
vie et à la survie de la population.

La poursuite et le châtiment des sujets ayant enfreints certains normes du DIH.


Le DHIP concerne les infractions les plus graves, telles que les génocides, crimes d’agression,
crime contre l’humanité et crime de guerre = crime commise par un représentant de la
personne publique.

B- Droit international humanitaire et action pénale

Toujours tournée vers l’action. Droit revu en fonction des circonstances. Un droit orienté
vers l’action humanitaire.
Action humanitaire : est celle qui vise sans aucune discrimination et avec des moyens
pacifiques à préserver la vie des populations victimes, soit des conflits armés, soit des
catastrophes naturelles.

 3 éléments à retenir :
- L’action humanitaire n’est pas là pour transformer une société (ni de participer au
développement de la société)
o C’est une action qui vise à réduire les souffrances.

- 3 conditions à respecter :
o L’action humanitaire ne se déclenche qu’en cas de sinistre
o Elle doit être acheminé par des voies pacifiques
 Une seule exception : La force peut être utilisée lorsqu’ils sont
attaqués par une autre force qui veut s’emparer de l’assistance
humanitaire et détourner l’objectif de cette aide == légitime défense.

o L’action humanitaire doit être dépolitisée

Définition corroborée par la jurisprudence : la CIJ arrêt 27 juin 1986 « Nicaragua v. USA » ==
action humanitaire == toute aide en aliments, en médicaments, en vêtements par opposition
à la fourniture de munitions ou du matériel susceptible de donner la mort.

La Cour dans cette affaire a été saisi par le Nicaragua en invoquant des allégations contre les
USA : Violation de la souveraineté du pays + ingérence…
- Occupation des ports du Nicaragua
- Armée USA bombardement de sites
- USA financements de bandes armées (les contre-révolutionnaires = contras)
Somoza pantin USA renversé par révolutionnaires.

La CIJ revisite toutes les dispositions juridiques en DI et pose la définition de ce qu’est une
action humanitaire. Les USA ont avancé qu’ils envoient des aides humanitaires aux contras,
la CIJ répond par le négatif.

Les moyens doivent être avancés par des dispositions juridiques lors des saisines de la CIJ.

Pas de DIH sans action humanitaire.

En pratique l’action humanitaire rencontre des difficultés de sa mise en œuvre. Cela découle
notamment de certains principes inhérents à l’exercice de la souveraineté notamment le
principe de consentement qui permet à l’État de s’opposer à une action humanitaire.
Dans les relations internationales, le consentement est important car = souveraineté.

Limites du principe de consentement == lorsque l’État lui-même commet des violations


contre sa population.
Cependant le consentement est indispensable pour lutter contre les manœuvres dolosives
des États qui veulent instrumentaliser les actions humanitaires à des fins personnels.
Dans le cas d’une guerre civile : à qui il faut demander le consentement ? Il faut demander le
consentement à toutes les parties. À partir du moment où les forces dissidentes se sont
emparés d’une partie du territoire, et qu’à partir de ce territoire = actions militaires ==
acteur  consentement nécessaires. Il faut se concerter avec tous les acteurs du théâtre
d’opérations.
II- La spécificité et les principes
Section 1 : L’ingérence
A- La spécificité DHIP

Se caractérise par sa finalité. Sa spécificités est illustrée par ses rapports.

1- La finalité

La finalité du DHIP est de venir au secours à l’être humain en détresse pour atténuer ses
souffrances et de punir les responsables. Ce droit s’applique au cours des combats, et
contraints les hommes à secourir les civils et les blessés ; il protège les victimes du conflit
tombés dans la main de la partie adverse dans la mesures où il réprime pénalement les
prisonniers de guerre.

 Un droit de moindre mal = entre en jeu en cas de moindre violation du droit international
public.

Ne peut se déclencher qu’en cas de guerre, alors que la guerre est par principe interdite.
Donc c’est un droit qui peut être mis en œuvre en cas de violation des autres droits.

Paradoxe, la guerre (violence) fait partie de l’ADN de l’humain. Puisqu’on n’arrive pas à
l’évincer, il faut composer avec et donc essayer de l’encadrer.
La guerre n’étant pas une fin mais un moyen == réduire les potentiels militaro-industriel de
la partie adverse. « Si l’on veut la paix, il faut se préparer à la guerre ».

2- Les rapports/relations

Le DHP entretient des rapports avec plusieurs disciplines juridiques.

Avec le DIP :

o Le DHP est une branche du DIP cependant elle se distingue de ce dernier par
le fait que l’objectif du DIP est la paix et la sécurité internationale, alors que le
DHP = conflits armés.

Objectifs droit international général :

- Mettre le monde à l’abri de la guerre => mentalité Westphalienne (1648).

- Mettre le monde à l’abri du besoin => développement

- Mettre le monde à l’abri de l’injustice => justice.


 Logique DIP = Paix, développement et justice.

Alors que DHP == sa raison d’être = guerre. Sans guerre = pas de DHP.

Rapport DHIP et DIDH :

- Tous les deux s’occupent de l’Homme mais dans des dimensions et des perspectives
différentes.

Logique de la similitude : les deux droits prennent l’Homme comme l’objet principal ; les
deux disciplines protègent le droit à la vie, l’interdiction de la torture, le traitement cruel, la
servitude et l’esclavage.
Comment protéger la vie dans un conflit armé ? Il s’agit principalement de protéger les civils,
car les militaires se sont engagés pour donner la mort ou de mourir. Cependant il faut
encadrer les rapports entre les combattants : lorsqu’un militaire se rend et qu’il est tué ==
crime de guerre.

C’est l’État qui doit protéger le droit à la vie -> Loi  l’État ne doit pas être à l’origine de
l’assassinat de personne, et interdire à ses agents de commettre tels actes.

B- Les principes du DIHP

Le principe d’Impartialité

C’est le fait de ne faire aucune distinction de nationalité, de religion, d’appartenance


politique. Le principe de l’impartialité vise à secourir les individus à la mesure de leurs
souffrances et à subvenir par priorité aux détresses les plus urgentes. Ce principe est
fondamental en droit humanitaire et a deux implications. En aucun cas, il ne doit exister
aucune discrimination : l’action humanitaire doit être dépersonnalisée à la fois par le
fournisseur ou le receveur.
La deuxième implication est que le respect de ce principe signifie qu’il faut sauver et secourir
en fonction des besoins et des urgences. Donc ici, une adaptation du secours avec une
priorité dans l’ordre des soins.

Le principe de Neutralité

Ici, on a une abstinence des acteurs de l’humanitaire d’ordre politique, religieux ou


biologique. La neutralité signifie nie pour l’un ni pour l’autre c’est-à-dire qu’un organisme
international ou un État ne doit pas rentrer dans les débats entre les deux parties.
La neutralité revêt 3 aspects : elle doit être militaire. C’est une action qui se fait sans recourir
à la force, et doit être dispensée par des moyens pacifiques, et dépolitisée.
Elle doit être idéologique : les acteurs ne doivent pas prendre parties. Une ONG n’est pas
financée par les pouvoirs publics, mais par des personnes privées.
Ex : la Croix Rouge qui suit sa propre doctrine et est établie dans un pays neutre (Suisse).
La neutralité doit être laïque.

Le principe de l’Humanité

Ce principe en la prévention et l’allégement en toute circonstance de la souffrance des


Hommes. Elle tient à protéger la vie et la santé ainsi qu’à faire respecter la personne
humaine. Elle favorise la compréhension mutuelle, l’amitié, la coopération et surtout une
paix durable entre les peuples. C’est une action réparatrice et ce qui s’ajoute à une action
préventive.
Cette notion de l’humanité vise à protéger la vie et la santé. L’Humanité oblige à respecter la
personne humaine en somme. C’est donc un principe qui est à la fois une morale sociale et
un combat spirituel et philosophique (celui de refuser catégoriquement toute forme de
violence).

Le principe de proportionnalité

C’est le principe du rapport équitable entre deux termes particuliers, entre la fin et les
moyens. Une situation sera proportionnelle lorsqu’elle s’inscrit dans une relation
raisonnable entre le ut envisagé et le moyen employé. La proportionnalité est un rapport
entre deux choses équitables. Le droit international exige que l’utilisation de ce principe
lorsqu’un État se prête à réagir à un acte internationalement illicite. Le respect de ce
principe est une condition fondamentale de la licéité des actes par les acteurs notamment
dans la prise de représailles qui sont des voies de fait.
Les chapitres 6 et 7 de la Charte de l’ONU précisent que les États doivent régler les
contentieux de manière pacifique à travers par exemple, le mécanisme de la négociation ou
encore la médiation, ou les bancs d’offices. On la retrouve notamment dans le secteur des
conflits armés (ex Ukraine VS Russie). La riposte armée dans le cadre de la légitime défense
doit être proportionnée avec l’acte fautive de l’autre État. La Cour pénale internationale
qualifie cela de crimes de guerre.
la CIJ a également affirmé que les mesures doivent être adaptées à la situation.
En DIH, ce principe est l’exigence d’une relation raisonnable entre l’avantage militaire
attendue et la gravité des conséquences prévisibles d’une conduite déterminée à l’égard des
personnes et des biens protégés. Le DIH interdit les attaques qui font des victimes et des
dommages aux biens de caractère civil par rapport à l’avantage militaire concret et direct
attendu.

Elle vise un triple objectif :


- Limiter les actions militaires et surtout les destructions inutiles et les souffrances
excessives.
- Élargir les espaces qui doivent accueillir toutes les personnes qui fuient les guerres
- Permet de condamner en cas de non-respect, car constitue un crime de guerre
Le principe de la non-discrimination

C’est le principe de protection des populations civiles contre la violence et l’intensité de la


guerre. Il impose aux belligérants de distinguer les cibles militaires et les objectifs civils. La
discrimination est utilisée lorsque le critère utilisé est légitime : l’inégalité entre les
personnes.
Au niveau de la société internationale, le concept de discrimination est interdit. Le droit
international du droit de l’Homme, met en avant un principe de non-discrimination. Dans les
relations économiques internationales, c’est le principe de non-discrimination qui
prédomine ou le principe de traitement égal défendu par l’OMC.
Le droit international humanitaire impose ce principe pour préférer les cibles militaires aux
biens civils. La discrimination se traduit en termes de sélection dans un souci de protection.

Les principes du droit international pénal

Le DIP a pour objectif principal de sanctionner les infractions graves. Elle encadre aussi les
procédures d’enquêtes et de répressions sur la base de la responsabilité individuelle. La
question de la procédure de l’extradition a été notamment posée. Ces procédures sont
difficiles à manier (exemple entre l’Imam entre la France et la Belgique). Le principe
fondamental est « juger ou d’extrader ».
La justice pénale internationale est différente de la justice étatique. Ici on retrouve trois
principes. Le Traité Rome énonce que les crimes de guerre, contre l’humanité, de génocide,
et d’agression, ne prescrivent pas. L’objectif est de celui de prévenir l’impunité de ces
crimes.

L’imprescriptibilité des crimes

Cela signifie ce qui n’est pas susceptible de s’éteindre avec le non-usage. Une infraction
imprescriptible est une infraction dont la réalisation du procès ou de la peine ne s’éteint pas
avec le temps.
Ce principe a été posée par une convention des NU de Genêve1968 qui va fonder
juridiquement ce principe de l’imprescriptibilité pour deux crimes de guerres et contre
l’Humanité.
La situation va changer avec le statut de Rome de 1998 qui créer la CPI et rajoute : les crimes
de génocide et les crimes d’agressions aux crimes de guerres et contre l’Humanité.

Le principe de légalité des délits et des peines

Le statut de la CPI dans son article 22 : « une personne n’est responsable pénalement en
vertu du présent statut que si son comportement constitue au moment où il se produit un
crime relevant de la compétence de la Cour ». L’art 23 dispose qu’ « une personne qui a été
condamnée par la Cour ne peut être punis que conformément aux dispositions du présent
statut ».
Il est aussi présent dans l’art 8 de la DDHC.
En découle de ce principe que nul ne peut être condamné en l’absence de violation ou de
création d’une règle portant sur un comportement donné. Il faut donc obligatoirement
l’édiction d’une loi qui crée l’infraction pour par la suite l’utiliser pour condamner une
personne. On a retrouvé ce problème lors des jugements du tribunal de Nuremberg, car
avant sa création (donc avant la création du crime de l’Humanité), il n’y avait pas de lois qui
interdisait les crimes commis pendant la seconde guerre mondiale, et en vertu de
l’application fondamentale du principe de non-rétroactivité de la loi pénale, cela était
compliqué ». Le juge a donc décidé de relier les actes commis aux crimes de guerre.
Avec le statut de la Cour internationale, le crime contre l’Humanité est une notion
autonome, que l’on peut invoquer en temps de paix et de guerre.

Le principe de l’interdiction de la double peine

Nul ne doit être jugé ou puni plusieurs fois pour la même infraction. Les statuts des TPIY
(tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie), le TPIR (pour le Rwanda), et la CPI,
prévoit la possibilité de juger quelqu’un pour une conduite ayant fait l’objet de poursuites au
niveau national si la procédure engagée visait à soustraire l’accusé de sa responsabilité
pénale internationale.
Ce principe permet de garantir à la personne jugée que le jugement soit définitif et le
protège contre des poursuites arbitraires voir malveillantes.
Lorsqu’une personne a été jugée par une instance internationale, cette personne ne pourra
pas être rejugée par une juridiction nationale. En revanche, au nom de la compétence
universelle, si une personne commet un des 4 crimes et se réfugie dans un autre pays que
celui où il a commis l’infraction, le pays où il réside peut le juger selon sa loi en vigueur, afin
de lutte contre l’impunité internationale. Les juridicions internationales peuvent par la suite
contrôler a posteriori les sanctions pénales si elles trouvent qu’elles sont moins lourdes que
celles que prévoit le statut de Rome.

Le principe de non-recours à la force armée

La légitime défense

Définition crime d’agression : La planification, préparation, lancement d’une opération


militaire qui est décidée par un haut responsable. Crime contre l’humanité, crime de guerre,
crime d’agression et génocide  puni par la CPI.
 Liste reprise par certaines organisations internationales (OTAN…).

Conditions de la légitime défense : Article 51 de la Charte NU


L’État agressé doit procéder à des représailles/rétorsions temporaires, et doit notifier
l’opération au CS. C’est ensuite au CS de prendre ses responsabilités == cesser le conflit.
Responsabilité CS == maintien de la paix.

Respect du principe de proportionnalité.


Certains États recourent systématiquement à la notion de légitime défense, qui ne se justifie
pas dans certains cas.
USA -> légitime défense préventive  « la meilleure défense c’est l’attaque » 
n’est pas un principe du droit international, mais simplement une pratique étatique.
Les actions du CS

Chapitre 7 NU :

Idée de départ == création d’un système de sécurité collective.


 La défense d’un État ne reposerait pas seulement sur ses forces nationales, mais
également sur la force armée internationale.
Au départ idée de pousser les États de l’ONU de mettre à disposition de l’ONU des moyens
logistiques, financiers et matériel au service de l’ONU  Armée onusienne.

Cependant, cette idée n’a pas été admise par les puissances occidentales. Cette initiative est
rejetée.
C’est l’une de raisons pour laquelle l’ONU peine à assurer une paix durable dans le monde.

L’ONU est intervenue 3 fois sous le chapitre 7 :


Intervention Corée de Nord 1950
1992 1er guerre du golfe
2011 == printemps arabe.

//*
Communauté internationale : « Communauté » n’est pas définie par les textes
internationaux. Ce sont les sociologues qui se sont occupés de cette question.
 Communauté == lien sentimental très fort. Sentiment d’appartenir à une
communauté. Partage de certains éléments en commun (langue, histoire, culture…).
Solidarité et confiance.

Société internationale : Société == fondée sur les intérêts == méfiance.


*//

Meilleure illustration de cette « société » internationale (intérêts) == ONU.

Ce chapitre 7 prévoit le déclanchement d’un système :

- Article 39 :
Il incombe au CS de qualifier les situations en face de laquelle l’ONU se trouve confronter. Il
peut s’agir d’une simple menace contre la paix ; d’une rupture de la paix ; ou d’une
agression.

- Article 40 :
Le CS peut avant toute action prendre des mesures provisoires qui sont destinées à éviter et
à empêcher la situation à s’aggraver. Établir un « cesser le feu ».

- Article 41 :
o Les mesures de coercitions non militaires
 Le CS peut recourir à toute mesure que les États membres sont invités
à appliquer.
 L’interruption complète ou partielle des relations
économiques, des communications ferroviaire, maritime,
aérienne, postale, télégraphique ainsi que la rupture des
relations diplomatiques == Embargo.
o L’embargo n’a cependant presque jamais fonctionné.
De nos jours un grand nombre d’ONG reprochent aux
États occidentaux la double peine que ces dernies
infligent aux populations.
o De nos jours, embargo humanitaire -> ne frappe pas
nourriture, médicaments, produits essentiel…

- Article 42 :
o Les mesures de coercitions militaires
 SI le CS estime que les mesures prises ne sont pas efficaces, il doit
entreprendre toute mesures qu’il estime nécessaires pour le maintien
et rétablissement de la paix.
 Blocus == « mise en quarantaine » d’un État. Blocus de Cuba.

- Article 43 :
o Les membres de l’ONU s’engagent à mettre à la disposition du CS des forces
armées en concluant des accords à ce sujet qui fixent la nature et l’effectif de
ces forces. Coalition internationale.

- Article 47 :

Comité d’État majeur composé du P5 == responsable de la direction stratégique de toutes


les forces armées misent à la disposition du CS.

Le chapitre 7 peut être déclenché par le principe de R2P == responsabilité de protéger.


Invoqué pendant le printemps arabe.
 Réticence de la Chine et de la Russie.

Abstention == n’est pas l’expression d’un droit de véto.


Opération transférée à l’OTAN  direction de la France, Royaume-Uni et USA.

Les OMPS : Opération de maintien de la Paix et de la sécurité

C’est une innovation. N’est pas mentionné dans la Charte. Pratique coutumière du CS.
Invoqué pour la première fois en 1948 avec le foyer juifs à Palestine => guerre israélo-arabe.
 Envoyer soldats pour s’interposer entre les belligérants.

De nos jours déployées dans les zones de conflits.


Deux variantes :

- Mission d’observation de l’ONU ne comprenant que des effectifs limités, chargé de la


surveillance du respect du cessez-le-feu.

- Les force de maintien de la paix implique des effectifs plus nombreux et chargé
notamment de s’interposer entre les belligérants pour éviter la reprise d’un conflit 
les casques bleus / soldats de la Paix.

Ce sont les pays de l’ONU qui envoient les contingents.

Sur un plan juridique :


- C’est le CS qui a la compétence pour pouvoir créer ces missions (article 24 de la
Charte).

- Le SGNU => c’est lui qui dirige ces opérations -> rendre compte au CS des rapports
sur les opérations en cours.

- Les OMPS sont conduits par des principes :


o Il faut le consentement des parties
 Jusqu’à 1989, le consentement était indispensable.
o L’impartialité/neutralité (opération laïque)

- Le non-recours à la force qu’en cas de légitime défense.

Les OMPS, ne vont pas s’interposer en deux États, mais vont dans un seul État pour
s’interposer entre les factions.
Les missions de l’OMPS ne correspondent plus à la réalité -> il a fallu adopter une résolution
qui fixe le nouveau cadre des OMPS.
Ex : Kosovo -> OMPS envoie littéralement une administration qui s’occupe des pouvoirs
législatif, exécutifs et de la police… (Kouchner à la tête de cette administration).

Section 2 L’ingérence et l’humanitaire

Premier constat : depuis 20 années on entend parler dans les hommes politique, voire de
devoir d’ingérence.
 Instrumentalisation des droits de l’homme pour intervenir dans les affaires des
États.

 Dernier avatar du néocolonialisme.


I- Notion et position du droit international

Ingérence = action de s’immiscer sans en l’être requis, ou d’en avoir le droit, dans les affaires
des autres.

Dans les relations internationales, cette ingérence peut se traduire par l’action de se mêler
des autres États au mépris de sa souveraineté…

L’ingérence peut revêtir d’autres formes :

- Ingérence politique -> financement des partis d’opposition, voire d’organiser des
manifestations.

- Ingérence militaire -> directement ou indirectement.

- Ingérence économique -> imposer une politique économique sur un pays.

- La notion d’intervention -> mesure de contrainte d’ordre politique, économique et


militaire prise par un ou plusieurs États à l’encontre de la souveraineté d’un autre
État.  Une action d’un État ou d’une organisation internationale qui prend place
d’une affaire relevant de base de l’État territorial.

Certains sujets du droit international auraient un titre juridique à commettre une ingérence
sur le territoire d’un État pour venir au secours d’une population victime de catastrophes
naturelles et de conflits armés, ou lorsque cette population subit des violations massives des
droits de l’homme.

Mario BETTATI et Bernard KOUCHNER -> théorisation du droit d’ingérence. -> Nouvel ordre
mondial.

Cette notion s’oppose à la conception de souveraineté. Les deux auteurs veulent se


débarrasser de la souveraineté archaïque.

En 1992 avec l’intervention dans la guerre du Golfe, BUSH Sr. déclare que un nouvel ordre
mondial vient de commencer  ingérence.

Le devoir d’ingérence = Le droit d’assistance humanitaire est un devoir qui existerait ou


devrait exister à la charge des États tiers, ou des organisations internationales ou
gouvernementales ou non gouvernementales et qui consisterait à apporter une aide
d’urgence aux populations en état de détresse.  obligation morale.

Obligation des partie d’accepter l’offre de cette assistance humanitaire.

Les États limitrophes ont un devoir de faciliter l’acheminement.


Le droit international ne connait que la notion d’intervention. À la CNU à l’article 2§7 ->
principe de non-intervention  application du principe de l’égalité souveraine entre les
États juridiquement parlant.

James Monroe lors de son discours de l’État de l’union à l’ONU le 2 décembre 1923 -> il
serait inamical que l’Europe après avoir donné indépendance aux USA, revienne intervenir
dans les affaires intérieures des USA.
 idée intégrée à la CNU -> principe de non-intervention.

---
Le principe du domaine réservé ->
Le CS peut sur la base de l’article 39 qualifier les situations.
Il suffit qu’un État en son organisation judiciaire ne respecte pas les droits de l’homme => CS
=> menace dans les relations internationales.

L’article 2§7 concerne l’ONU == mais par extrapolation cela concerne dorénavant les
relations entre les États.

Résolution AGNU 2625 de 1970 => principe de non-intervention :


« aucun État ni groupe d’États n’a le droit d’intervenir, directement ou indirectement, pour
quelque raison que soit dans les affaires intérieures ou extérieurs d’un État. En conséquent
non seulement l’intervention armée mais aussi toute autre forme d’ingérence ou toute
menace dirigée contre la personnalité d’un État, ou contre ses éléments politique,
économiques et culturelles, sont contraires au droit international »
 principe qui fait partie intégrante de l’ordre juridique international.
 Élargissement du terme de l’interdiction -> tous les domaines de la compétence
de l’État.
Ingérence économique -> lorsque certains États impose sur certains secteur la seule
intervention des firmes internationales.

Ex. Lorsqu’un pays concède une coopération économique => l’État prête, se fait
rembourser + peut demander en contrepartie de ces aides d’acheter des produits nationaux
du pays duquel l’aide vient  pas une ingérence.

Les exceptions à ce principe

Exceptions à ce principe  il ne s’agit pas d’un principe absolu :

- Les interventions sollicitées


o Intervention demandée par l’État lui-même qui formule une vœu
d’intervention.
 Ex. 2915 Mali a demandé au gouvernement français pour que les
forces militaires françaises interviennent.
o Ces types d’interventions ne donnent pas le feu vert pour intervenir dans les
affaires intérieurs de l’État.

- Les interventions humanitaires


o « L’intervention d’humanité » == recours à la force par des États puissants
pour protéger des minorités notamment religieuses au sein d’un État tiers.
 Action unilatérale pour la protection de minorités.
 Ex. Accord UK, France Russie => 1826  Intervenir dans
l’empire Ottoman pour défendre les insurgés gréco-
orthodoxes.
 Ex. 1869 France, UK et co  intervention au Japon pour
protéger les chrétiens.

La pratique d’humanité a évolué à partir du XXe siècle. L’objectif affiché par l’État
intervenant est la protection ou le sauvetage de ses ressortissants qui se trouvent dans une
situation de danger sur le territoire d’un autre État.
Ex. Belgique en 1960 -> intervention au Kinshasa pour protéger sa population.
Ex. France 1967-> intervention en RDC pour protéger minorité population française.
 Se fait sous forme de transfert à travers un pont aérien.
Parfois, certains États instrumentalise ces intervention pour pouvoir intervenir
dans les affaires du pays.

Position de la jurisprudence international :

- Arbitrage 1925 UK vs Espagne : indirectement ce contentieux poser UK c. Royaume


Uni : une minorité de population britannique vivait à Tanger. Tanger étant sous le
contrôle de l’Espagne -> protectorat. UK reproche à Espagne le fait que ce dernier n’a
pas rempli son rôle de protecteur.
o Arbitre unique -> Max Huber == il affirme que « il est incontestable qu’un
certain point l’intérêt d’un État de pouvoir protéger ses ressortissants et de
leur bien, doit primer le respect de la souveraineté territoriale et cela même
en l’absence d’obligations conventionnelles ».

Revirement :

- Arrêt CIJ 27 juin 1986 Nicaragua vs USA


o Les interventions humanitaires par la voie militaire n’est pas possible. Il faut
qu’elles soient pacifiques.
o Il faut parler d’assistance humanitaire et non d’intervention.
II- La position de l’ONU

La tendance affichée à l’ONU pilotée par plusieurs États -> légaliser l’intervention.

AGNU et CS vont participer à la construction normative de ce principe.

A- Les travaux de l’AGNU

Émergence de la notion d’assistance humanitaire :

o Résolution 43/131 du 8 décembre 1988 « Assistance humanitaire aux victimes


de catastrophes naturelles et situations d’urgence du même ordre »
 Souligne l’importance assistances des organisations internationales et
des ONGs agissant dans un but strictement humanitaire.
 Cette résolution instaurer des faciliter pour les organisations
internationales et les ONGs qui sont intéressés par le domaine du
humanitaire. Ce texte est adressé aux acteurs de l’humanitaire. Ce
texte est adressé également aux États en leur demandant de faciliter
l’acheminement de l’assistance humanitaire.
 La résolution précise qu’il faut l’accord de l’État.
 Contexte de la Résolution : tremblement de terre la veille en Arménie.
L’URSS accepte pour la première fois de laissez-passer les ONGs.

o Résolution 45/100 du 14 décembre 1990 « le fait de laisser les victimes des


catastrophes naturelles sans assistance, représente une menace à la vie
humaine, et une atteinte à la dignité de l’Homme. En conséquence cette
résolution prévoit la possibilité de créer des corridor humanitaire en
concertation avec les États concernés. La résolution l’importante contribution
qu’apporte les ONGs et OIG, agissant de façon impartiale et dans un but
strictement humanitaire. »
 Cette résolution reprend tout ce qui a été dit dans l’ancien résolution.
 L’innovation principale : création de corridor humanitaire.
 Distribuer les médicaments, vivres… Tous ce qui est
indispensable à la survie de la population.
 Droit de passage réglementé == l’État avec ses organes
spécialisé dans l’assistance humanitaire va encadrer
l’opération.

o Résolution 688 1991 -> « Irak doit permettre un accès immédiat aux
organisations humanitaires internationales à tous ce qui ayant besoin
d’assistance dans toutes les parties de l’Irak et qu’ils mettent à leur
dispositions tous les moyens nécessaires à leur action »
 Cette résolution a été également adopté en raison du mouvement de
répression des Kurdes en Irak. Le CS a prévu dans cette résolution
l’installation d’une zone d’exclusion aérienne (No Fly zone).
 Le CS n’a pas adopté cette résolution au nom de l’ingérence
humanitaire, mais plutôt dans le cadre du Chapitre VII.

o Résolution 794 3 décembre 1992 « l’emploi de tous les moyens nécessaires


pour instaurer aussitôt que possible des conditions de sécurités pour les
opérations de secours humanitaire en Somalie »
 Somalie => sous domination coloniale, a accédé à l’indépendance en
1960-61. La Somalie fut le théâtre de confrontements de plusieurs
acteurs -> des tribus locaux.
 Implication importante de la Somalie dans le conflit Est/Ouest dans le
cadre de la guerre froide.
 Une Guerre avec l’Éthiopie portant sur une portion du territoire
« Ogaden » -> sous souveraineté éthiopienne cependant 4 millions de
Somaliens vivaient sur ce territoire.
 Somalie == zone désertique.
 Fuite du président en place <= provocation d’une guerre civile qui a
perduré.
 La Somalie avec l’Éthiopie = corne d’Afrique == corridor pétrolier.
 52 navires traversent cette route, 5 millions de barils de
pétroles traversent cette route.
 L’Occident est intervenu car les conflits en place perturbaient cette
route == intérêts des pays occidentaux.
 Le drame humanitaire peut constituer une menace contre la paix.

Sur le plan normatif (résolution, convention) aucun de ces textes n’a utilisé le mot de droit
d’ingérence. Toutes ces résolutions ont été prise dans le cadre du Chapitre VII.

Droit d’ingérence == droit de faire ce que l’on n’a pas le droit de faire == substitué par le
terme d’assistance humanitaire.
Le droit d’ingérence est un alibi pour les occidentaux.

B- La responsabilité de protéger (RdP)

La notion de RdP a vu le jour dans un rapport de 2001 de la commission internationale


indépendante de l’intervention et de la souveraineté des États.
Les États membres de l’ONU ont adopté ce document qui énonce la responsabilité de
protéger de la « communauté internationale » incarnée par le CS.
L’ONU a commencé à réfléchir par Kuweit pour changer le terme d’ingérence humanitaire.
Le CS a demandé à l’AGNU des réfléchir à un nouvel organe -> RdP.

La RdP se repose sur 3 piliers :


- La responsabilité permanent incombant à l’État de protéger ses populations du
génocide, de crime de guerre… et de toute incitation à les commettre.
o Le premier responsable à protéger la population = État.
o Pas seulement les nationaux mais tous les composants de la population
vivante sur le territoire de l’État.

- Engagement pris par la « communauté internationale » d’aider les États à s’acquitter


de leur obligation.
o Il se peut que l’État n’ait pas les moyens de protéger sa population.
 L’État fait appel aux États voisins == intervention sollicitée.
 L’État fait appel aux organisations régionales
 L’État fait appel à la société civile

- La responsabilité des États membres de mener en temps voulu une action collective
et résolue lorsqu’un État manque manifestement à son obligation de protection.
o L’État lui-même est le bourreau de sa propre population.
 À qui incombe la responsabilité de protéger ? À la « communauté
internationale »
 À l’heure actuelle == CS.
 Les Chapitres VI, VII, VIII recours à la force pour consolider la paix :
 VI => règlement pacifique de règlement de contentieux.
 VI ½ => OMPS
 VII => recours à la force = ultime recours.
 VIII => organisations régionales (sous-traitance de l’OMPS ->
bénédiction du CS nécessaire)

Ex de sous-traitance
- Ex-Yougoslavie par l’OTAN
- Kosovo par l’OTAN
- Gambie 2017 => régime présidentiel (dictatorial à vie), des élections sont organisées.
Le candidat sortant perd mais ne veut pas quitter le pouvoir. Le président sortant fuit
au Sénégal et revendique que les élections étaient truquées. Le CS donne mandat au
CEDEAO afin de remettre le président vainqueur au pouvoir.

Critique RdP => tous les peuples ne sont pas sur le même piédestal == certains méritent
d’être protégés plus que d’autres.
Chapitre 1 – La protection des personnes
La protection des personnes au sein d’une société est assurée par l’élaboration d’un statut
juridique. Celui-ci est déterminé par le droit.
La particularité du droit international == tout le monde n’a pas le même statut juridique
(civil, prisonnier de guerre…).

Le verbe « protéger » sur le plan de droit = individus ont des droits + l’autorité politique qui
exerce son pouvoir sur les individus ont le devoir/obligation de protéger ces population.

La protection en l’espèce consiste à prendre toutes mesures qui permet à l’État d’écarter le
danger et de permettre aux personnes de bénéficier de l’assistance nécessaire.

Le droit international a développé 2 mécanisme de protection :


- Mécanisme général (population générale)
- Mécanisme spécifique (concerne catégories particulière de civil)

Section 1 – Le régime général de la protection

4e Convention de Genève + 2 protocoles additionnels.


« La protection vise l’ensemble des populations des pays en conflits sans aucune distinction
défavorable de nationalité, d’ethnies… »
Double protection : la protection des populations civiles, mais aussi des biens à caractère
civil.

§1 La protection des populations civiles

Les populations qui ne participent pas à l’effort de la guerre ne doivent pas faire l’objet
d’attaque -> ils n’ont pas le statut de combattant.

A- La protection civile

B- La population civile

Article 50 protocole 1 :
Civil == toute personne n’appartenant pas aux membres des forces armées d’une partie en
conflit. De même, les membres de militent et des cordes volontaires faisant partie de ces
forces  définition négative.

Conséquence : les parties en conflits doivent tout le temps faire la distinction entre la
population civile et les combattants + les biens civils et les cibles militaires.
Le concept de protection est fondé sur le principe selon lequel : les civils qui ne prennent pas
part dans l’effort de la guerre, doivent être épargné.

Protocole 1 interdit l’usage d’un certain nombre d’arme :


- Armes ne faisant pas la distinction entre civil et combattants => ADM (destruction
massive).
- Les bombardements des objectifs militaires situés dans une zone de forte
concentration de population civile.
- Les actes qui créent la terreur -> terrorisme <= interdit.
- Les actes de torture, de mauvais traitement

Cette protection est épaulée par la protection des biens à caractère civil.

§2 La protection des biens à caractère civil

Bien à caractère civil => Tous les biens qui ne sont pas des objectifs militaires. Ces derniers
sont des cibles qui du fait de leur nature et leur emplacement apportent une contribution
effective à l’action militaire et offrant en l’occurrence un avantage stratégique précis.

La différence entre objectif militaire et biens civil :


Une cible ne peut pas être un objectif militaire qu’au moment où sa destruction apporte un
avantage militaire <= protection de matériel potentiellement militaire.

4e convention récence 4 catégories de biens civils à protéger :


- Les biens culturels et cultuels qui constituent le patrimoine culturel et spirituel d’un
peuple ou de la humanité.

Culture en Europe -> définition de manière large (arts plastiques, arts visuel littérature…).
Culture aux USA => définition restreinte (peinture, littérature et philosophique).

Le DIPH a consacré une convention pour définir les biens culturel => Convention de la Haye
1954 (+ protocole additionnel) :
 Meubles immeubles constituant partie du patrimoine de la population.
 Les monuments culturels
 Les monuments d’arts et d’histoire
 Les manuscrits
 Les sites archéologique

Protocole additionnel 1999 : lorsque les biens civils sont investis par des combattants et qu’à
partir de cette zone ils contrôlent le théâtre de l’opération  des objectifs militaires.

Les biens indispensable à la survie de la population civile.

Les textes interdisent un certain nombre de méthode comme la famine ; pas de destruction
de révolte, de bétail…
Lorsque ces éléments sont envoyés vers les combattant -> protégé.

Les ouvrages et installations contenant des forces dangereux


Ouvrages constitués par les barrages, les digues, les centraux de nucléaire…
Les parties ne doivent pas mettre des éléments militaires autour de ces sites de dangers.

L’environnement naturel : convention 74 => interdiction de l’usage des armes qui impacte
l’environnement ,naturel...
Au Vietnam, les USA ont utilisé le Napalm.

Section 2 – Le régime spécifique de la protection

4e Convention de Genève.

§1 La protection de certains civils

A- Statut des étrangers

Le DHIP pose le principe selon lequel : peu de personnes étrangères peuvent quitter un
territoire autour d’une…
L’étranger restant dans le pays en guerre doit bénéficier des garanties minimale.

Dans certaines conditions, les étrangers sont obligés de rester, soit de manière volontaire,
soit par décision gouvernementale
L’étranger doit être traité comme un national lorsque il bouge aussi .

B- Les refugiés

La 4e convention exige le droit de protéger les réfugiés qui ont fui dans un pays tiers, ou dans
un pays belligérant.
Le réfugié ne doit pas être transférés dans un pays où il sera persécuté par ses opinions,
religieuses…

 L’Europe est de ce fait devenue la terre convoitée.

En France : le discours est humaniste mais l’action minimaliste.

Règlement de Dublin : le pays où le refiguré a débarqué pour la première fois doit s’occuper
des réfugiés

C- Les journaliste
Article 79 protocole 1  les journalistes accomplissant des missions périlleuses dans des
zones de conflits armées seront considéré comme des personnes civile à condition de
n’entreprendre aucune action qui porte atteinte à leur statut de personne civile.

Les installation médiatique/radio sont des biens de caractère civil ou des cibles militaires ?
 Statut civil avec le même statut que les civils lambda.
o Est-ce qu’il ne faut pas élaborer un statut particulier pour les journaliste
en raison de leur missions périlleuse.
o
Ex. Shireen Abu Akhle.

Cas de prise d’otage des journaliste = forme de terrorisme.


Le droit international n’a pas pu définir dans une convention ce que c’est un acte terroriste.

La société internationale a adopté une approche sectorielle du terrorisme. Prise d’otage =


terrorisme international.

Prise d’otage : un acte terroriste qui est conçu, élaboré et exécuté pour d’abord créer la
terreur auprès des populations + obtenir une publicité immédiate (dramatisation).

Ce phénomène ne date pas de nos jours qui a connu ses heures de gloires dans les années
70-80.

Ex : Prise d’otage de Munich 1972.


Ex : Prise d’otage des diplomates de Téhéran 1979-1981.
Ex : Prise d’otage du journaliste Jean Paul Kauffmann 1985-1988.

Comet crime d’otage toute personne qui s’empare d’une personne et la menace de
tuer/torturer et ce dans le but de contraindre les États à répondre aux exigences des
ravisseurs.

1975 projet de texte de convention -> statut particulier des journaliste. N’a pas été adopté.
Définir ce que c’est un journaliste : « tout correspondant, reporteur, photographe,
cameraman, assistant technique de radio et de télévision, qui exerce habituellement
l’activité en question à titre d’occupation principale ».
La plupart des cartes journalistes, qui comportent des indications : le porteur de la carte doit
respecter et diffuser les valeurs des droits de l’homme, de ne pas s’ingérer dans les affaires
d’un pays, de respecter les valeurs de la profession, et de ne pas prendre part des activités
militaires (acte de perfidie => crime de guerre).

Les parties en conflits, devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer aux
journalistes une protection raisonnable contre les dangers inhérents au conflits, les avertir,
et de les retenir en dehors des zones dangereuse + communiquer des informations à leur
famille et des organisations dont ils relèvent en cas de décès ou de disparation. Respect du
principe de non-discrimination entre journalistes locaux/étrangers. Les journalistes doivent
porter un brassard afin de les distinguer des militaires. Création d’un organisme
professionnel international -> chargé du système d’accréditation.

Ce projet n’a pas abouti car :


- Les responsables politiques ont affirmé qu’il y a plusieurs statuts et donc rajouter
encore un statut pour les journalistes => pluralités d’encadrement  plus aucune
finalité commune à ces statuts en termes de protection.
- Le brassard  permet d’identifier les cibles + à partir d’une certaine distance == le
brassard n’est pas reconnaissable.
- Les journalistes se sont montrés retissant par rapport à l’organisme international =>
les journalistes sont indépendants  une autorité de contrôle va désigner les
journaliste en fonction de leur degré de discipline.

Le droit international humanitaire s’occupe des journalistes qui sont présents sur les
théâtres d’affrontement + question des installations médiatique.

2 catégories de journalistes par le DIHP :


- Les journaliste accrédités auprès d’une force armée et qui assure leur protection ->
recruté par les forces armées -> embeded.
o Objectivité de l’information est compromise.
o Lorsqu’un journaliste est arrêté par la partie adverse == prisonnier de guerre.
- Les journalistes indépendants (correspondant de guerre)
o Article 79 protocole 1 => Les journalistes indépendants == journalistes qui
accomplissent des missions périlleuses dans des zones de conflits armées
seront considérés comme des personnes civiles au sens de l’article 50§1 à
condition de n’entreprendre aucune action qui porte atteinte à leur statut de
personne civile.
 Un civil pas comme tous les autres.

Le pouvoir de refuser de témoigner devant une instance nationale pour témoigner de leur
profession -> il n’a pas l’obligation de dévoiler les sources de leur information.
Des exceptions dans 2 situations :
o Témoignage capital dans l’affaire
o L’élément de preuve ne peut pas être apporté
autrement

Les installation médiatiques

Protection générale ou particulière ?

La position de DIHP : Les installations de radiodiffusion télévision… sont des biens de


caractères civils qui bénéficie d’une protection générale. Néanmoins, sa protection n’est pas
absolue, elle est levée si ces installations sont utilisées à des fins militaires.
Ex : Guerre du Kosovo (1990) == L’OTAN mené des raides contre la télévision serbe. Le SG de
l’OTAN a justifié cette attaque par le fait que les installations radiotélévision serbe avaient 2
usages : Civil + militaire (établir des communication avec les forces militaires sur place). 
devient un objectif militaire susceptible d’être bombardé.

Ex : 2003 guerre Irak => tous les journalistes du monde entier était confié dans un bâtiment.
Pas d’objectivité de l’information puisque les seules informations venaient des généraux. Ce
bâtiment fut bombardé par les USA  justification  certains dignitaires du régime irakiens
s’étaient cachés dans le bâtiment == perte du caractère d’installation civil.

Ex : 2002 Al Jazeera => Bombardé à Kabul == le Porte-parole américain a justifié le


bombardement par le fait que la chaine abrité des membres des Talibans.

Lorsqu’un média fait de la propagande -> cible militaire ou caractère civil ?


D’abord il faut définir le mot « propagande » : une propagande ne fait pas perdre le statut de
civil à un média. En revanche des propagandes font perdre le caractère civil, et le média
devient un objectif militaire :
- Toutes les propagandes qui incitent à commettre des violations graves du droit
international humanitaire.
- Toutes les propagandes qui portent aux DLF (racisme, discrimination…).
o Cas Rwanda -> maire d’un village diffusait sur une radio où sont les tutsis et
ou trouver des machettes afin de les tuer.

D- Les femmes et les enfants

Les femmes doivent particulièrement être protégé (viol, attentat pudeur…) -> 4 e Convention
de Genève.
Les mères qui allaitent ont le droit à recevoir les secours en priorités, notamment en vivre,
vêtements…
Les femmes enceintes et les femmes accouche ont un statut particulier et doivent être reçu
en priorité dans les zones sanitaires.

Les parties au conflits doivent apporter aux enfants les soins et l’aide dont ils ont besoin du
fait de leur âge ou pour toute autre raison.

- Les enfants de -15 ans  ne doivent en aucun cas être recruté dans les forces
armées ou qu’ils participent au conflit.
Les textes sont clairs, les conventions incriminent les États qui recurètent des enfants dans
les forces armées.
De manière générale, l’enfant n’a pas une personnalité juridiquement à proprement parlant.
C’est à la famille de le protéger, et sinon ce ne sera pas la société. Cependant cela dépend du
développement de la société. Plus de 80% des enfants sont dans les pays en développement.
Plus d’un milliards sont en dessous du seuil de la pauvreté.

Le DIHP a établi une protection spéciale pour les enfants :


- C’est à l’État occupant qui se doit d’assurer la protection de l’enfant.
- L’intangibilité du statut de l’enfant : l’État ne peut pas changer la nationalité de
l’enfant.
o Un traitement préférentiel dans l’accès aux sources nutritionnelles…
o Interdiction de la peine de mort même s’ils ont violé des dispositions du DIHP.

§2 La protection des victimes de guerre et des personnels sanitaires

A- La protection des blessés, malades et des naufragés

Il s’agit des personnes militaires ou civiles, qui en raison d’un traumatisme, d’une maladie ou
d’autres incapacités ou troubles physiques et mentaux, ont besoin de soins médicaux et qui
s’abstiennent de tout acte d’hostilité.
Le DIHP n’autorise aucune discrimination entre elles, autres celles qui sont fondées sur les
besoins médicaux. Les victimes doivent recevoir les soins.
Le combattant blessé, et malade se voit sa qualité de malade/blessé primer sur sa qualité de
combattant.

Le CICR interdit d’attaquer un blessé, ou d’attaquer quelqu’un qui posé son arme.
Le CICR demande que les belligérants doivent coopérer afin de trouver et soigner les blessés.
Interdiction d’achever les blessés et de pratiquer des expériences médicales sur eux.

Pour assurer la protection de ces derniers, des zones qui vont abriter ces personnes sont
créées.

Les zones sanitaires

Il s’agit de zones organisées sur le territoire de la partie en conflit de manière à mettre à


l’abri les effets de la guerre les blessés, les malades, les infirmes, les personnes âgées, les
enfants, les femmes enceintes, et les mères des enfants de -7 ans.

Ces zones sont créées d’abord par les parties. Le droit de protection de ces zones dépend de
la reconnaissance de ces zones par les parties.

Peuvent être créées avant le conflit.

Les zones neutralisées

Des zones qui peuvent être créer dans les régions où ont lieu les combats  mettre à l’abri
des combats les blessés, les malades militaires et civiles. L’initiative de la création peut être
prise par les parties au conflits, mais aussi par un État neutre ou un organisation
humanitaire.
Sont créées pendant le conflit par les parties ou une ONG (CICR).
Les zones de sécurités

Créées par des résolutions du CS en vue de protéger les populations en danger. La protection
repose sur les forces des NU.
No Fly-zone  interdiction des avions de survoler des zones protégées.
Massacre des kurdes lors de la guerre du Golfe.
Lors en Bosnie-Herzégovine également.

C’est l’ONU qui créé ces zones sur la base du Chapitre VII.

Les zones démilitarisées

Zones dans lesquels il est interdit aux parties du conflit de mener des opérations militaires.
Les parties en conflits ne peuvent pas utiliser ces zones aux fins de la conduite d’opérations
militaires.
Prévues par un accord expresse.

Critères :
o Les combattants, les armes, le matériel militaire mobile -> doivent être
évacués.
o Les installations militaires fixes doivent être hors-usage.
o Possible de révoquer cette zone (principe de réciprocité).
 Cas de Chypre.
 Zone entre Irak-Kuweit
o Zones équipées par un personnel sanitaire

B- La protection du personnel et installations sanitaire

Personnel sanitaire == ensemble de personnes affecté exclusivement de manière temporaire


ou permanente à des tâches sanitaires tel que la recherche, le transport, le diagnostic, le
soin ou encore l’administration et le fonctionnement des unités sanitaires et des moyens de
transports sanitaires.

Personnel sanitaire
Personnel sanitaire permanent

Forces sanitaires affectées à l’armée.


Personnel sanitaire des sociétés civiles (CICR et équivalent).

 Leur statut sanitaire ne peut être reconnu que lorsqu’ils portent un brassard blanc.
Personnel sanitaire temporaire

Missions temporaires à condition qu’ils remplissent les formalités exigées par le DI.

Les installations sanitaire

Les hôpitaux, les pharmacies, les centres d’approvisionnement des produits pharmaceutique
 protégés contre les attaques et les réquisitions.

Matériel sanitaire == tout le matériel nécessaire au fonctionnement des unités sanitaire.

Sa protection porte à la fois sur l’édifice, mais également sur le personnel (administratif)
mais également le personnel chargé pour les soins.
+ les asiles (Ehpad) -> installations médicales.

Les hôpitaux mobiles font parties de ces zones protégées également -> 2 conditions :
- Installés hors zone de combat
- Signalisé par les parties

Matériel sanitaire => tout ce qui est indispensable au fonctionnement des établissements
sanitaires.

Les moyens de transports sont concernés par la protection également : les ambulances, les
navires-hôpitaux (il faut qu’il soit signalé, immatriculé…), les aéronefs…

Chapitre 2 – Le statut de prisonnier de guerre


Régler la situation des combattant qui se trouvent entre les mains des forces ennemies.
L’objectif du DI = traitement humanitaire de ces prisonniers.

Ce statut n’est que le résultat d’une sédimentation de variantes de textes.


Le domaine le plus abordés par le DI depuis sa formation = le statut de prisonnier de guerre.

Première tentative de réglementation : 1860 <= le président américain Lincoln a chargé un


juriste allemand (Francis Lieberd) de réfléchir sur un code de la conduite de la guerre. En
1863 le code est élaboré « le Code Lieberd ».

Deuxième tentative  clause Martens  juriste russe (représentant russe lors de la


conférence de la Haye en 1899) propose une idée lors de cette conférence  le droit
conventionnel est par nature incomplet et lacunaire car certains secteur vont lui échapper
par volonté politique « tout ce qui n’est pas interdit, n’est pas pour autant autorisé »  les
combattant qui tombent entre les mains de l’ennemis, malgré l’absence de textes, il n’est
pas licite de les maltraiter, ils sont protégés par les lois de l’humanité.
Troisième tentative  le traité « Loi et coutume de la guerre » == fruit de la 2e convention
de la Haye de 1907 : 16 conventions internationales qui ont été adoptés qui font la base du
DIG et DIH.
La philosophie de ce traité repose sur 2 choses :
- Le seul but légitime de la guerre = affaiblir la puissance militaire de la partie adverse
- Les parties évitent les souffrances inutiles infligés aux ennemis

Quatrième tentative  les 4 conventions de Genève + protocoles (protection des


personnes)
Les deux guerres ont montré l’inadaptabilité du droit établi au préalable. Nouvelle
technologie est apparu -> guerre aérienne. Toutes les conventions n’intégraient pas la
composante de la guerre aérienne.

Le statut de prisonniers de guerre n’était réservé qu’aux officiels de l’armée, pourtant des
personnes autre que les militaires ont porté les armes -> il a fallu élargir la réglementation
lacunaire existante jusqu’à en 1949.

*/
Droit de la Haye  Les deux conférence de la Haye (1899, 1907) == conduite de la guerre
Droit de Genève  les 4 conventions de Genève + protocoles additionnels == protection des
personnes
Droit de New York (fin années 80)  assistance humanitaire en cas de catastrophes…
/*

Section 1 – Définition de la catégorie de prisonniers de guerre

Identifier les personnes susceptibles de faire partie de ce statut et inversement.

§1 Les bénéficiaires de ce statut

Combattant : 3e convention de Genève et 1er protocole de 1977 == énumère les personnes


ayant droit au statut de prisonnier de guerre lorsqu’elles tombent entre les mains des forces
ennemies.
 Forces armées, membres de milices, corps de volontaires faisant partie des forces
armées ainsi que les membres des milices et des corps de volontaires n’appartenant pas aux
forces armées et les mouvements de résistances organisés.
La 3e convention de Genève a un esprit extensive (élargissement de la catégorie de
combattant) :

- Les combattant des forces armées

- Les milices == forces supplétives aux forces régulières sans les remplacer. Dans
certains pays, les milices remplacent parfois l’armée
o Exemple guerre Liban-Israël

- Corps de volontaires  issus de libre conscription et assemblés en corps de


volontaires.
o Exemple Brigades internationales (guerre civile espagnole)

- Les personnes qui suivent les forces armées


o Exemple journalistes embedded ; les personnes pour remonter le bien être
des soldats…

- Les mouvements de résistances  des personnes qui prennent les armes contre le
régime ou contre une occupation

Les conditions que doivent réunir ces personnes :


- Avoir à leur tête une personne responsable pour se subordonner
- Avoir un signe distinctif fixe et reconnaissable à distance
- Porter ouvertement les armes
- Se conformer dans leurs opérations aux lois et coutumes de la guerre

Les populations civiles lorsqu’elles portent les armes avec l’arrivée des occupants, sont
considérés, lorsque capturés, comme prisonnier de guerre.

Le protocole 1 a légalisé le statut de guérilléro en le considérant comme un combattant


régulier lorsqu’il participe à un conflit armé international bien que ne se distinguant pas de la
population civile, ils conservent le statut de combattant s’ils portent ouvertement les armées
pendant chaque engagement militaire.
Guérilla : méthode de combat, par laquelle les combattant essayent de prendre l’ennemi par
la surprise en se fondant parmi la population civile.

C’est l’ex-URSS et les pays du tiers-monde qui étaient favorables à ces méthodes => guerre
asymétrique. Les Occidentaux considèrent que les guérilléros = terroristes, pour l’ex-URSS et
tiers monde == combattant de libération.

Dans un communiqué, le CICR a déclaré que la guérilla est un fait qui existe et qui s’impose,
qu’il faut prendre en considération et par conséquent le guérilléro doit avoir le statut de
prisonnier bien qu’il ne se distingue pas des civils.
La problématique des enfants-soldats

Protocole 1 article 70§2 = oblige les États en conflit à prendre toutes les mesures possibles
pour que les enfants de -15 ans ne participent directement aux hostilités, notamment en
s’abstenant à les recruter dans leurs forces armées.

Les enfant non seulement victime premier d’un conflit arme mais en plus ils sont enrôlés
dans ces conflits . Rédacteur du protocole 1 => on doit prendre compte de cette évolution en
même temps : ce protocole indique qu’ils doivent s’abstenir d’enrôler par force en cas de
conflit armer , mais cette réglementation reste pb : autorise les E à accepter ceux qui se
présente par eux même . En plus , l’interdiction ne concerne que la participation direct , or il
y a peu y avoir une participation indirecte (pas mentionner dans le protocole ) on les charges
du ravitaillement , de transporter des informations ou communication de la base arrière à la
scène d’affrontement , le port de munitions … .

Depuis 1990 , un protection renforcer des enfants , la CPI art 8 du traité de l’org « crime de
guerre le fait de procéder à la proscription ou l’enrôlement d’enfant de moins de 15 ans
dans les forces armés national ou de les faire participer activement aux hostilité » =>
(l’enrôlement d’enfant de moins de 15 ans = crime de guerre )

Pacte facultative de la convention sur les droit d’enlevant (élaborer par l’ONU) : implication
des enfants dans les conflits armée , ce que les e-m ne doivent. Pas faire vis-à-vis des enfants
: veiller à enrôler qu’à partir de 18 ans

Conférence à Paris en 2007 (Unicef ) : aborder la question de l’impunité des recrutent des
enfants de - de 18ans .

§2 Les exclus de ce statut

A- les mercenaires

Définit par le protocole « considère comme mercenaire toute personne qui prend part
direct aux hostilité . Initialement pas membre des forces armes des parties aux conflits ,
pas envoyer par un E autre que ceux en conflit en mission officiel en tant que membre de
force armée de cet E »
Phénomène aussi ancien que la guerre , va contraire une résurgences lors de la vague
d’indépendance , les E était instable puis dépourvu de force de sécurité suffisamment
former pour protéger le système ou l’indépendance du pays . Les équipes dirigeante ont fait
appel à des ancien soldat recruter pour assurer la stabilité du régime et éventuellement
protéger l’indépendance national .
Au sens du DI , Par définition un mercenaire : une personne étrangère de nationalité
étrangère qui vient prêter main forte à un pays en conflit armé . Participe activement à la
conduite des hostilité , le fait pour des raison pécuniaire salaire (sup à celui des locaux ).
Les personnes envoyer par un E tiers pour assistance militaire : ce n’est pas du
mercenariat.
Aujourd’hui , il y a un pb : les société militaire privé se dev et bcp de pays en font appel (pas
encore en France car la C est contre car c’est pouvoir régalien de l’E ; n’est possible que si
motif de la C)
Ces société pose un problème par le recours à la force est prorogative étatique, de plus le
recours à la force est interdit sur la scène international (sauf 2 exception) ces société
touchent au monopole des E , l’intrusion de celle-ci dans le secteur de la défense
embrouille les cartes de ce qui relève de la compétence de l’E et de la société : pas de
normes international seulement national .
Ce vide juridique même si une déclaration donc pas de force :le document de Montreuil :
élaborer par le CICR

Les nouvelles technologie pose pb comme pour l’IA ou les drones ( ex. Utilisation des drones
par les USA en Afghanistan). C’est société sont présente dans le secteur de la coercition
militaire , il y a plusieurs facteur qui favorise de ce nv acteur dans es conflit armer :

• Phénomène de la mondialisation => pas Déf juridique mais Déf économiste .


L’idéologie mondialiste consiste / demande à l'E de s’engager sur le plan économique
: doit s’occuper que du régalien (sécurité , agent ) économie relève du secteur privé.
L’E fausse l’état du marché si agit en fct de la théorie libérale : doit fct sur la règle de
l’offre et la demande. Si l’E présent à travers le secteur public devient obèse et
devient un E déficitaire. Parmi les dépense qui pèse lourdement sont les dépens
militaire don l’E doit sortir de ce domaine pour réduire ses dépenses : sera empêcher
par les sociétés privés . Ex. 2013 , hollande prévoit à l’horizon de 2019 la suppression
de 24 postes militaires. Phénomène qui a permis le dev de ces société militaire privés
• Arg économique : l’industrie de coercition à gérer un marché prospère. Certain E
préfère investir dans ce domaine que dans d’autre domaine (ex. Éducation ) . Il est
orchestré . des firmes multinational génère 400 Millard de dollars / an.

• Rapport présenter au secrétaire général de l‘ONU démontre l’inefficacité des ONP


=> plaide en faveur de bénéficier les mission de l‘Onu à ses société militaire privé.
l’ONU en avait appel pour une opération de déminages dans le sud Soudan , car
société spécialiser en la matière.

Dans les guerres , lorsque l’un des soldats de ses société prive tombe dans la partie adverse :
soldat ou crime de droit commun ?
C’est du mercenariat institutionnaliser car les E sont acceptés étant donné qu'ils ont créé sur
leur territoire sans pb
Revenir à la définition du protocole 1 :
• mercenaire doit être nationalité étrangère : ses sociétés composer de soldats de
nationalité différente.
• Société militaire privé appartiennent à un marché : présente son service avec le pays
le plus offrant : motivation pécuniaire présente
Seul texte est le fameux doc de Montreux, son élaboration par le CICR : adopter par les E en
2008 => rappel la responsabilité des E càd c’est l’E qui doit veiller au respecte DIH et celui du
Droit Homme. La respo endosser par l’E qui a recruter la société.
B- Les espions

Protocole 1 le définit = personne en secret ou qui a une fausse identité fiché des
renseignements avec l’intention de les communiquer à l’ennemi. Il appartient à chaque
parties au conflits de déterminer quelles sont les renseignement qui peuvent tomber sur le
coups d’espionnage (souvent d’intérêt militaire)
Activité ancienne depuis que la guerre existe. Il peut toucher à tous les secteurs, ne
concerne pas que les E il peut concerner des OI.

La position du DI public , le fait de rechercher un renseignement : pas illégale surtout en


temps de paix. Rien n’interdit à un pays de se renseigner sur ce qui se passe dans un autre
pays. L’objet d’établissement des relation diplomatique convention de vienne art 3 : fixe les
fct diplomatique. Chef de la mission diplomatique doit faire une synthèse régulièrement sur
la situation du pays d’accueil. Cette opération doit se faire sans atteinte à la souveraineté de
l’E . Ex. Printemps arabe notamment en Tunisie , ambassadeur des USA a vu des signes
contrairement à l’ambassadeur français: pas vu les mouvements de contestation. Quand
c’est arriver discours divers : au début on respecte le principe de non-ingérence , puis 2 mois
plus tard intervient en Libye. Renseigner et informer sur la région pas seulement le pays.

Position du DIH , on est donc en temps de guerre , deux hypothèses :


• Espions est un civil => en cas de capture il ne saurait être admis comme prisonnier de
guerre mais comme criminelle, juger dans l’E en question
• Espions est un combattant : 2 variants:
• habillé en civil => pas de statut de prisonnier de guerre
• En uniforme => peut bénéficier le statut de prisonnier
de guerre

C- Les terroristes

Les membres de ces groupes qui commentent des actes de violation pour leur propres
compte, et sans lien avec un E ou une entité reconnu par le DI sont exclu des protection
accorder au combattant en cas de capture et peuvent donc être poursuivis pour ses actes
de violences.

Notion tjr pas définie : pas de consensus , pas de convention, mais certain texte en parle : de
l’ONU . Elle adopter une approche sectoriel ex. Assassinat de personnes civil = acte terroriste
, idem prise d’otage , piratée , détournement d’aéronef . Pas de texte unique qui Déf et
détermine le secteur

Par définition , le terrorisme provoque la terreur et la vise ; il vise la population civil. C’est
une pratique par un certain de groupe à partir que les Homme politique n’ont pas entendu
leur revendication .
Ex. Leader George Habache du groupe FDLP : faire rentrer la Palestine dans tous les foyer du
monde => détournement de journaliste.
D- Les déserteurs

Si arrêter peuvent pas bénéficier de prisonniers de guerre. Certain les qualifie de traitre ex.
Soldats russe qui ont déserter

Section 2 – Le régime de la captivité

§1 Principes généraux endarant la captivité

L’E détenteur de prisonnier de guerre est responsable des conditions de traitement. 3ème
convention de Genève affirme à cet égard : que les prisonnier sont aux pouvoirs de l’E et non
des individus capteurs.
Ils doivent les entretenir , leur fournir les soins médicaux , en cas de tracer de la personne
vers un autre E il faut que cet E tiers soit signataire de cette 3eme convention afin de l’app .
Selon la convention chaque camp doit être sous l’autorité d’un officier : celui doit afficher la
3eme convention de genre dans la langue des détenu ou prisonnier de guerre

Le devoir de traite humainement e prisonnier de guerre : se traduit par l’interdiction de la


part de l’E capteur d’entreprendre ou d’omettre des actes susceptible d’entraîner la mort de
mettre en danger la vie des prisonnier lorsque ces actes se produisent , ils seront qualifie de
crimes ou infractions graves.
=> celui ci ne doit pas être exposer a des mesures de représailles , violences , expériences
médicales , => principes de la personne humaine
Les officier qui sont détenue il doivent être respecter à l’égard de déluré âge et grade et
insigne .
Il y a un régime de préférence : sur la base de la ge (mieux traité ) , E de santé mais la
convention impose un même traitement pour les femmes et les hommes . Amis ne doit pas
repasser sur la nationalité , religion …

Obligation d’évacuer les prisonnier de guerre vers des camps sécuriser , les prisonnier
doivent être aligner dans les plus près délais possible de la zone des combat vers des camps
situer loin de celle-ci et donc hors de danger. En tout état de cause , aucun ne devra être
inutilement au danger (art 19 , 3ème convention )
Si camps de transite : délais dit être très bref pour pas dealer la réception de leur objet ,
correspondance

Tout militaire tomber au pouvoir de l’ennemie doit déclarer son nom , prénom , grade , date
de naissance et son num de matricule. Il est soumis à l’obligation d’identification , en
revanche , il doit refuser sur la vie privé ou la logistique des forces armé à laquelle il
appartient. l’E capture doit respecter l’insigne de garde. Dans la pratique , ce n’est pas
comme ça que ça se passe parfois recours à la torture ex. Autoriser les soldats USA pour
éviter un certain nb secret .
Selon l’institution de droit international = séquestré temporaire qui doit être exempté de
tout caractère pénale. On attend la fin de la guerre pour pouvoir échanger avec les
nationaux.

Les Prisonniers de guerre sont mal traités et a été démontrer lors des deux WW . En raison,
d’une négation de l’adversaire : nie son existence et ne doivent pas le respecter : penser
jusqu’à WWII . La 3eme convention de Genève les protège à cause de cela. Elle est chargée
de régler consciencieusement ce statut : donne une place importante au CICR Ex. À
Guantanamo, le CICR est le seul qui a été autoriser à accéder à un prisonnier.

Respect de la personne humaine -> prisonniers de guerre -> tortures… => Lorsque ces actes
se produisent, ils seront qualifiés de crimes et d’infractions graves (crimes de guerres-
Les officiers détenus doivent être respecté à l’égard de leur grade, insigne, âge…
 Un régime de préférence établi sur la base de l’âge et de l’état de santé.
En revanche, la Convention met l’accent sur le fait que la protection des femmes doit être
équivalent à celle accordée aux hommes.

- L’obligation d’évacuer les prisonniers de guerre vers des camps sécurisés :


Les prisonniers doivent être éloignés dans les plus brefs délais possibles de la zone de
combats vers de camps situés loin de celle-ci, et donc hors de danger. Aucun ne doit être
exposé au danger (article 19 3e Convention Genève).

- Le prisonniers de guerre est soumis à l’interrogatoire (3e convention de Genève)


Tout militaire tombé au pouvoir de l’ennemi, doit déclarer son nom, prénom, grade, sa date
de naissance et son numéro de matricule. Ce devoir d’interrogatoire doit s’arrêter à ces
éléments d’identification. Cependant le prisonnier de guerre n’a pas l’obligation de répondre
à des questions relatives à sa vie privée, à la stratégie militaire de son camp ainsi que les
éléments de logistiques.
Le prisonniers a l’obligation de s’identifier et répondre aux questions qui seront posées par
l’autorité de détention.
Cependant dans la pratique tel n’est pas le cas. C’est en ce sens que l’État-major américain
permet à ses soldats de divulguer certaines informations (mais pas la stratégie militaire) afin
que leur soldats puissent éviter des souffrances.

§2 La réglementation de la captivité

- Les conditions d’installation


Celles-ci doivent être situé dans la terre ferme ainsi que dans un endroit présentant toutes
les garanties de hygiène et de salubrité nécessaire.
La 3CG est beaucoup plus précise sur les conditions d’installation :
 La sécurité de la détention
 Elle dépend du lieu de la détention
o Protection des prisonniers de guerre des attaques aérienne
 Les camps doivent disposer d’abris des bombardements aériens
 Les prisonniers doivent être regroupés selon leur nationalité, langues…

- Les conditions de vie

Le traitement des prisonniers de guerre suppose la garantie par le capteur des conditions
satisfaisantes en matière de logement, de habille, d’alimentation, de hygiène et de santé.
Chaque camp doit disposer d’une infirmerie et d’une zone permettant d’éloigner les malades
contagieux.

o Les dortoirs
 Séparation des dortoirs homme/femme
 Dispose de matériel contre les incendies
 Salubrité

o Nourriture
 Alimentation conséquente
 Il faut que l’État capteur respecte la tradition culinaire.

o Hygiène
 L’État capteur doit éviter la propagation de épidémies…
 Assurer une hygiène : Douches…

o Habillement
 Fournir des habilles qui tiennent en compte le climat

o Les soins médicaux


 Des lieux pour assurer l’isolement des personnes atteintes de maladies
contagieuse, ou des personnes atteintes de maladies autres
nécessitant traitement particulier
 Si la personne est inguérissable -> renvoi dans un État neutre ou dans
le pays d’origine

o Le travail des PoW


 L’État capteur peut faire travailler les soldats valides en tenant en
compte leur âge et leur aptitude physique.
 Les officiers et les sous-officiers seront tenus d’effectuer que des
travaux de surveillance.
 Ce ne sont pas des travaux forcés, pas de travaux dangereux.
 Ce sont principalement les travaux concernant l’administration du
camp etc.
 Les journées du travail sont les mêmes que celles du civil.
 L’aptitude physique des PoW sera régulièrement vérifié.
 Tous les PoW seront libres d’exercer leur confession.
 Ceux qui sont athées doivent être respectés.
 Le statut de PoW ne doit pas être le même que ceux ayant commis
d’actes pénaux.

- La fin de la captivité

o Ce statut est provisoire


 À la fin des hostilités
 Avant même la fin de la guerre
 La Convention pose le principe de rapatriement obligatoire des
malades gravement touchés, des grands blessés soit vers le
pays d’origine soit vers un pays neutre (qui accepte d’accueillir
les prisonniers blessés ou malades)
o Les personnes concernés :
 Les PoW non guérissable pendant une durée de
1 an
 Les PoW guéri mais qui connaissaient des
altercation physiques ou intellectuelle.
o Lorsque les pays neutres soignent les PoW, ils doivent
obtenir l’autorisation du pays capteur afin de le libérer
ou non  pas de retour vers les lieux d’affrontements.
o Rapatriement
 Article 118 al.1 : « Les prisonniers retenus captifs seront libérés et
rapatriés sans délais après la fin des hostilités actives.
 Évolution : dans les Conventions de la Haye : le rapatriement
était possible seulement après la signature d’un traité de paix.
Or après la 1GM  pas d’armistice : les prisonniers restaient
en captivité bien après la guerre.
 Avec la 3e Convention : échange automatique des PoW au silence des
armes.

Chapitre 3 – La conduite des hostilités


Depuis toujours il existe des règles qui encadrent les hostilités. Les 3 religions monothéistes
ont posé déjà des règles.

- Religion juive
o Guerre au nom Yahvé (Dieu) : pas de règles
o Les autres guerres : encadrés
 Il faut offrir la paix aux personnes assiégés

- Religion catholiques
o Paix de dieu
 Protection des personnes de l’église
o Trêve de dieu
 Interdiction de la guerre pendant le Carême
- Religion musulmane
o Domaine de la paix
 Consacré aux fidèles
o Domaine de la guerre
 Défense contre un envahisseur
 Les conquêtes
 Respect des biens civils
 Respecter les PoW

 les réglementations en vigueur tirent donc leur genèse de ces 3 religions d’abord et puis
par les Conventions de La Haye (1890, 1907).

La réglementation en vigueur est celle qui émane des protocoles additionnels (1977) :
- Le droit de choisir les moyens pour nuire à l’adversaire n’est pas illimité
- La distinction systématiques entre le civil et le combattant
- Les populations civiles ne doivent pas faire l’objet d’actes de représailles

Section 1 – La réglementation des armes

Le DIH réglemente le domaine des armes de 2 manières différentes :


- L’interdiction pure et simple de certaines armes
- La réglementation de l’usage des armes autorisés en interdisant certains formes
d’utilisation de ces armes
Cette réglementation se base sur 2 principes : L’humanité et le principe de nécessité
militaires (cumulatifs)  Seules les actions nécessaires pour vaincre l’opposition seraient
permises, et les actions qui infligent des souffrances non nécessaires doivent être prohibés.

Cette réglementation se traduit par l’interdiction de certains types d’armes, et dans


certaines situations, la réglementation de l’utilisation de certaines armes.
§1 Les armes interdites

Les armes frappant sans discrimination


Les mines antipersonnel
L’arme nucléaire

A- Les armes frappant sans discrimination

1- Armes bactériologique

A pour but de mettre en danger la santé des humaines, des animaux et des végétation.
L’association entre un agent infectieux et un vecteur.

Organismes vivants : virus et bactérie


Les toxines : produits non vivants mais qui sont le plus souvent des plantes (les ricins =>
troubles de respirations…)

La Convention de 1992 interdit aux États de fabriquer et de transférer ces armes.

2- Les armes chimiques

Produits chimiques qui impliquent non seulement la mort, mais aussi le risque de produire
d’autres dommages, notamment l’incapacité temporaire ou permanant, totale ou partielle.
La conventions 1972 sur les armes chimiques et celle de 1993 interdisent la fabrication, le
stockage et l’acquisition.

Interdiction récente -> Convention de 1993  les produits chimiques entraine la mort chez
les humains mais aussi les animaux.
Interdiction formelle avec cette Convention -> créée une organisation de contrôle qui siège à
La Haye : composée de plusieurs commissions d’enquête.

B- Les mines anti-personnel

La Convention de Doha décembre 1997 entrée en vigueur en 1999 énonce dans son article
1 : « Chaque État partie s’engage à ne jamais utiliser les mines anti-personnelle, mettre au
point, produire, acquérir ces mines, détruire tous les mines anti-personnel ».

Handicap international a sorti un rapport : ¾ des victimes de ces mines == civil, et plus
particulièrement les enfants. Toutes les 20 min : 1 mort dans la mort à cause de ces mines.

Les USA, Russie, Chine, Inde et Pakistan n’ont pas signés la Convention == effectivité relative
de la Convention (pays producteurs).

C- L’arme nucléaire
1- La réglementation

Réglementions multilatéral : Agence International de l’énergie atomique (1957 -> par le


traité de non-prolifération des armes nucléaire adopté le 1er juillet 1968 et entrée en vigueur
le 5 mars 1970). Ce traité instaure un régime inégalitaire au profit du P5 qui se voit
reconnaitre le monopole de la détention de l’arme nucléaire.

Les États détenteurs ne l’utilisent qu’en cas de dissuasion <- ce qui a permis de maintenir
une paix durable.

Le premier pays détenteur : USA -> projet Manhattan.


Le second pays : URSS
Le troisième pays : UK
Le quatrième pays : France
Le cinquième pays : Chine
 Les pays qui ont l’arme nucléaire avant 68 ont le droit de garder.

Agence internationale de l’énergie atomique 1957  question du nucléaire  coopération


scientifique + promouvoir l’utilisation pacifique du nucléaire.
L’énergie nucléaire = facteur du maintien de la paix au niveau international.

AIEA => institution classique :

- Conférence générale == organe plénier de l’instance.


o Fonction principale : adopter le budget de l’organisation

- Conseil des gouverneurs == organe restreint = 37 États => élabore les règles de
conduites que doivent respecter les États en matière de sûreté.

- Secrétariat général

Le TNP adopté  établissement d’un régime inégalitaire  réserve la détention de l’arme


nucléaire au P5.
Le TNP précise : droit non aliénable des États non doté de l’arme nucléaire de développer
l’énergie à des fins pacifiques, et préconise le partage de la technologie nucléaire civile. Les
États développé facilitent l’échange d’information et l’équipement en matière de l’utilisation
civile.

Le TNP a réussi sa mission ? => succès relatif  la majorité des États y ont adhéré.
Outre le P5 -> 4 autres pays non déclarés ont l’arme nucléaire.
- Inde -> 1974 premier essai nucléaire
- Pakistan -> 1998 premier essai
- Israël -> 1979 premier essai
- Corée du Nord (faisait partie du TNP jusqu’à en 2003) -> 2006 premier essai
Particularité de l’Iran -> fait partie du TNP cependant dès 2002 => soupçons de
détournement du programme du nucléaire civil.

Lorsqu’un État est membre au TNP, il faut qu’il conclue un accord de garantie  permet à
l’AEIA de procéder à des inspections en cas de doutes. L’Iran a suspendu cet accord.
Le Conseil de gouverneurs -> CS -> article 39 de la Charte => qualification souveraine du P5
== demande à l’Iran d’ouvrir les frontières afin de procéder à des inspections.

2013 => arrivée d’un nouvel ayatollah plus moderne  négociation P5+1 + Iran 
conclusion en 2014 d’un accord == met fin au contentieux opposant l’Iran aux occidentaux.

 Les Iraniens ne doivent pas enrichir plus de 5% de l’uranium pendant une période 15 ans.
 Le contrôle du stock de l’uranium par les inspecteurs de l’AEIA.
 En contrepartie == suspension des sanctions.
o Suspension en non pas annulation  permet au P5 de ne pas rediscuter et de
se réunir une nouvelle fois sur le cas iranien + Russie = amie de l’Iran = VETO
possible.

2- L’interdiction des essais nucléaires

Le 24 septembre 1996 a été signé à New York le traité d’interdiction complète des essais
nucléaires. Ce traité pose le principe de l’interdiction totale des explosions expérimentale
des armes nucléaires et de toute autre explosion. Seules les expériences en laboratoires et
les simulations demeurent licites. Ce traité créé une organisation internationale basée à
Vienne et chargé de surveiller l’application de ce traité par les États membres.
 Ce traité n’est pas ratifié encore + inégalitaire car les simulations ne sont possibles que
par le P5.

1954 => Inde à la genèse de l’idée d’interdire les essais nucléaires.

- Les interdictions partielles


o Crise des missiles du Cuba 1962
o Traité de Moscou 1990 => interdiction des essais nucléaires dans les espaces
cosmiques et sous les eaux, mais possibilité
- Interdictions sectorielle
o Traité de l’Antarctique 1959 (1961)
 Démilitarisation du continent

Traité de 1985 => le pacifique du Sud == zone démilitarisée.


- À la suite de l’affaire du Rainbow Warrior 1978.

La France de 1960 -> 1996  a procédé à 210 essais nucléaires.

Traité de Bangkok => Asie du Sud-Est == zone démilitarisée + dénucléarisée


Accord 2006 : L’Asie centrale == zone démilitarisée + dénucléarisée

3- Licéité et illicite de l’utilisation des armes nucléaire

La conférence des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires a adopté le 16 juillet
2017 un traité interdisant l’arme nucléaire par 122 États.

- Article 1er : Chaque État partie s’engage à ne jamais et en aucune circonstance mettre
au point, mettre à l’essai, transférer, employer ni menacer d’employer des armes
nucléaires ou d’autres dispositifs explosif nucléaire.

L’initiative provient des États mais surtout des ONG (rôle cardinal).
Ce texte prévoit également à la fois la protection des vies humaines, de l’environnement
mais aussi créé l’obligation de réparation du dommage des victimes de ces essais.
Texte symbolique -> le P5 + les 4 autres pays n’ont pas ratifié ce texte.

Sur le plan jurisprudentiel : la CIJ dans son avis consultatif du 8 juillet 1996 en réponse à la
question posée par l’AGNU sur la licéité de la menace ou de l’emploi de l’arme nucléaire, a
estimé que l’usage de l’arme nucléaire serait contraire aux règles du droit international
humanitaire applicable dans les conflits armées. Néanmoins, la CIJ se refuse à considérer
qu’une telle menace ou emploi serait illicite dans une circonstance extrême de légitime
défense dans laquelle la survie même d’un État serait en cause.

//*

La CIJ

Double compétences :
- Contentieuse : n’est ouverte qu’aux États pour régler des problèmes juridiques
o La Cour rend un arrêt qui est obligatoire

- Consultative : Elle n’est ouverte qu’aux organes de l’ONU et aux organisations


internationales
o Pas contraignant

*//
§2 Les armes autorisées mais limitées

Arme = arme classique n’ayant pas une capacité de destruction massive. Elle comprend les
engins capables de tuer, blesser ou neutraliser.

Les nouvelles armes : issues des technologies guerrières (drones…).

Une réglementation existe de nos jours en la matière.

A- Les armes classiques

Armes conventionnelles  encadrées par des conventions internationales.

1- Les armes blanches

Leur emploi est limité par les règles générales du DIHP qui interdisent leur utilisation contre
les non combattants.
- Poignards, épées, machettes, baïonnette (« On peut tout faire avec une baïonnette,
sauf s’assoir dessus » -Clémenceau)…

2- Les armes à feu

Toutes les armes qui tirent des cartouches ou des projectiles explosives.
- Fusils, canons, bombes, missiles…

Dans ces armes à feu : une catégories est interdite : phosphore blanc.

3- Les armes incendiaires

Dispositif qui utilise des métaux combustible, ou un mélange fluide carboné pour provoquer
au moment de la détonation des températures extrêmement élevée afin d’enflammer ou de
bruler le milieu environnant.

- Cas du Napalm (la petite fille au Napalm Kim PHUC)

4- Les armes classiques interdites

Les armes dont l’objectif est de protéger les civils contre les effets indiscriminantes de ces
armes et d’éviter au combattant des maux excessifs. Ces armes ne procurent aucun
avantage militaires. Minution qui blessent par des éclats non localisable par les rayons X et
les armes à sous minution -> destiné à exploser sur les surfaces de taille importante.

Les armes à sous minution => minutions classiques. Elles dispersent des sous-munitions ou
petites bombes de manière aléatoire sur une large superficie. Elles continuent de constituer
une menace post-conflit en abandonnant des restes explosifs, notamment des sous-
munitions qui n’explosent pas lors de l'impact, devenant ainsi des mines terrestres de facto

B- Les nouvelles armes

1- Le cas des drones

Des engins volants sans équipage télécommandés ou programmés et récupérables.

2 types de drones :

- Les civils
o Domaine de sauvetage, secours…
o Domaine d’acheminement d’aides humanitaires dans les régions reculées…

- Les militaires
o Emploi croissant dans les conflits armés.
o Des question inédites sont posées quant à son utilisation.

Il n’existe pas de mention des drones dans les traités ou autres instruments du droit
humanitaire. Cependant, cela ne sous-entend pas pour autant que les drones tombent sous
le régime de la prohibition, bien au contraire, dans une situation de conflit armée,
l’utilisation de tout système d’arme y compris les drones, est clairement régit pas le droit
international humanitaire.

Avantages à l’utilisation des drones :


- Sécurité : absence de pilote
- Faire la guerre de loin
- La précision

Les drones doivent respecter certaines règles du droit international humanitaire :


- Les tireurs doivent respecter les règles (choix du cible…)
o À défaut, le pilote serait considéré comme ayant commis un crime de guerre

Un certain nombre d’États utilisent des drones en dehors des conflits armés : USA  Guerre
mondiale contre le terrorisme  utiliser des drones sans qu’il y ait un conflit armé.
 Conflit armé non international transnational (doctrine USA, pas de valeur juridique).

Ce sont les opérateurs de drones qui doivent distinguer les civils (même statut que les
pilotes d'aéronefs militaires), malgré le fait qu’ils se trouvent à des milliers de KM, cela ne les
exonère pas d’être tenu responsable pénalement.
Section 2 – l’encadrement des méthodes de combats

Régularité dans la conduite des opérations militaires entre belligérants. Les méthodes de
guerre sont limitées dans leur principe et dans leur emploi par divers textes de droit
international humanitaire.
La guerre ne doit pas être conduite de manière à rendre une paix impossible.

§1 Les actes

Le combat entre les parties n’est pas une violation du droit international. La guerre est
parfois inévitable. Certains actes sont illicites, lorsqu’ils sont commis == crime grave en droit
international.

- La perfidie == article 37 protocole additionnel (1977)


o Fendre l’intention de négocier sous le couvert du pavillon parlementaire
(drapeau blanc)
o Faire croire à une réédition, à une incapacité, due à des blessures…
o Fendre de bénéficier d’un statut protégé par l’utilisation de signes ou
d’emblèmes des NU, des États neutres ou non belligérants.

Ruse/leurre/attaques par surprise/faux renseignement  acte de perfidie ?


 Non == On ne parie pas sur la bonne foi de l’autre.

- Le refus de quartier ==
o Refus de protéger, de sauvegarder toute personne reconnue comme étant
hors combat.
 Protéger les non-combattants qui sont tombés dans la main de
l’adversaire.
o Interdiction d’éliminer les personnes qui ont pour volonté de se rendre
o Cas de parachutistes == il faut attendre qu’ils touchent le sol et manifestent
leur volonté.

- L’enrôlement forcé : il est interdit aux belligérants d’enrôler de force des populations
adverses et de prendre part dans les opérations militaires contre leur pays.
o Enfant soldat

- La déportation
o Transfer forcé des personnes civiles, ou d’autres personnes protégées, à
l’extérieur de territoire où elles ont le domicile, vers le territoire de la
puissance occupante ou vers d’autres territoires occupés ou non.
Les conventions tolèrent cependant les évacuations des populations civiles dans des
conditions spécifiques : l’endroit ne représente plus les conditions de sureté.
§2 Les attaques

1ère Convention de Genève : des opérations militaires organisées minutieusement pour


atteindre un objectif ou le détruire ou pour conquérir un territoire de manière totale ou
partielle.

Attaque == acte de violence, dans un but offensif ou défensif.

Les attaques interdites :


- Les attaques indiscriminées
- La prise d’otages
o En période de conflits armée, la prise et l’exécution d’otages = interdit
  crime de guerre

Précautions à prendre lors d’une attaque (protocole 1) : L’attaque doit être annulée ou
reportée lorsqu’il apparait que son objectif n’est pas militaire.
- Identifier la cible
- Choisir la méthode la plus appropriée
- Interrompre l’attaque si risque victime civile
- Donner information à la population civile

L’attaqué doit prendre des mesures aussi :


- Ne doit pas installer des infracteurs miliaires auprès des lieux où il y a une forte
concentration de civile.

Partie II – Sanction et violation en droit international


humanitaire

Origines des mots : mystiques.


La notion de sanction a été lié à l’apparition de la société. L’homme est un animal politique,
mais aussi imprévisible.

Pour G. Scelle == la norme procède l’État, norme d’abord sociale -> juridicisation  respect
de la norme ?

« L’État de nature » Hobbes : pas de droits, loi du plus fort . Justice de la vengeance privée.

De nos jours, institutionnalisation de la sanction  seul l’État détient le monopole de l


violence légitime.

Sanction :
- Moyen de protéger la société
- Fonction de rétribution
- Moyen de dissuasion
- Réparation du dommage
Les formes de la sanction :
- Sanction militaire
- Sanction diplomatique
- Sanction économique
o Rappel d’ambassadeur
o Lorsqu’un pays décide de réduire le nombre d’agents diplomatiques
- Rupture des relations diplomatique
- Sanction pénale

Pour qu’il y ait sanction, il faut incrimination, mais aussi des instances qui peuvent assurer la
condamnation.

Chapitre 1 – Le contentieux humanitaire international

Le DIPH a prévu d’une part les situations qui conduisent à l’incrimination telle que les
violations graves, et d’autres part, donne la compétence aux États pour juges les crimes
concernées.
Section 1 – Le système d’incrimination

Ce système s’est progressivement doté de règles interdisant certains comportements et


établissant que les individus qui la violé doit être puni.
Il s’agit des crimes de qualification internationale engageant la responsabilité pénale
individuel, de ceux qui ont commis une violation de DIPH. Ce système exige que ces crimes
renferment deux éléments classiques :

- L’élément subjectifs
- L’élément objectif

Incrimination = fait pour les États de qualifier un comportement en infraction.

Le système répressif repose sur la prévention et de la répression.

L’incrimination a démarré au lendemain de la 1GM  on considère que les certains actes de


la guerres doivent être incriminé.

- Crime contre l’humanité


- Crime d’agression

À partir de cette incrimination, le type de sanction est déterminé.

Le traité interdisant le génocide => mécanisme répressif


Le traité interdisant la prise d’otage => mécanisme répressif et préventif
Le texte interdisant le financement des groupes terroriste,1999 => mécanisme répressif et
préventif
Pour qu’il ait incrimination il faut 2 éléments :
- Subjectif
o Intention de commettre un crime
- Psychologique
o Commettre le crime en connaissance de cause
o Il faut prendre en considération le dol.
 En droit pénal -> volonté de la conduite et la conséquence de l’acte
 Une personne volontairement est déterminé à mettre en
exécution et d’être satisfaite des conséquence de l’acte =>
prémédité.
Le DIHP fait référence aux infractions graves en DI qui sont reconnus par les textes et les
États.

§1 Les infractions graves

L’article 50 de la 1ere Convention de Genève énonce les éléments d’infractions graves.


Ces infractions comportent l’un ou l’autre des actes suivants :
- S’ils sont commis contre des personnes ou des biens protégés par la Convention
o L’homicide intentionnel
o La torture ou le traitement inhumain
 Les expériences biologiques
o Le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances
o Porter des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé,
o La destruction, à l’appropriation des biens non justifiés par des nécessités
militaires et exécutés sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire

Les crimes de guerres

 Toutes violations graves des règles du DIHP et qui sont susceptibles d’engager la
responsabilité de l’auteur, quel que soit la nature du conflit.

Il s’agit de la catégorie la plus ancienne.


Il a fallu attendre la fin de la 2GM pour que le DI s’intéresse à cette catégorie.

Avantages :
- Obliger les États à adapter leur législation pour intégrer ces crimes.
o Système de double incrimination
- Il faut que les États intègrent la définition donnée en DI => uniformité.

Les actes constitutifs de crimes de guerres :


Les actes visant les personnes et les biens protégés
o Homicide intentionnel
o Massacre des personnes
o Torture et expérience biologique
o Représailles contre les populations civiles
 Affaire « KAPPLER » => en réaction à un attentat commis par des
citoyens italiens contre des troupes allemands -> le commandant
Kappler a demandé de tuer pour chaque soldat du Reich, 10 citoyens
italiens
 Affaire du « Général Wagner »
  les tribunaux italiens ont considéré que les représailles contre les
civils  crimes contre l’humanité

Attintes à la dignité humaine


o Viol
o Prostitution forcée
o Esclavage sexuel
o Grosse forcée

Le fait de contraindre un prisonnier de guerre ou toute autre personne


protégée à servir dans les forces armées d’une puissance ennemie ;
o Mauvais traitement aux combattants de la partie adverse

 Affaire du Guantanamo -> quel statut à accorder aux détenus de Guantanamo ?


o Combattant ?
 Si oui = prisonnier de guerre
o Criminel
 Application de la législation pénale des USA
L’administration américaine a décidé de les considérer comme criminel, malgré le fait que
certains prisonniers étaient combattants faisant partie à des conflits.
Il faut s’intéresser au contexte dans lequel ces personnes ont été arrêté :
- S’il s’agit d’un conflit armé -> quel type de conflit ? -> international ou interne ?
o En l’espèce => international == Taliban vs. Coalition internationale
 Le statut de prisonnier de guerre ne peut être accordé que dans le
cadre d’un conflit armé international.
 Les autres sont concernés par l’article 3 des Convention de Genève
(traitement cruel, torture…).

Les Américains avaient inventé la distinction entre combattant légal et combattant illégal =>
confusion  comment distinguer ?
Les USA ont créé des tribunaux ad hoc pour déterminer la qualification.

Deux sénateurs américains ont montré que les pratiques de la CIA violaient le DI et le droit
américain => violations accablantes contre les détenus.

Violations graves aux lois et coutume de la guerre appliquées aux conflits


armés internationaux et non internationaux

Les crimes contre l’humanité

Article 7 du statut de la CPI => actes qualifié de crimes contre l’humanité, en temps de
guerre comme en temps de paix.
Accord de Londres 1945 (instituant le tribunal militaire de Nuremberg) => définition de crime
contre l’humanité.
Des critiques devant le tribunal par la défense => au moment de la commission du crime =
pas de texte == le tribunal ne respecte pas le principe de la non-rétroactivité des lois.
Les juges précisé que le crime contre l’humanité ne constitue pas un crime autonome, mais il
est lié aux crimes de guerres. C’est pour cette raison que le tribunal ne reconnaissait ce
crime qu’en temps de guerre.

Par la suite, autonomie de la notion de crime contre l’humanité.

L’accord de Londres a prévu la sanction de 2 types d’actes :


- Crime contre la personne (torture…)
- Persécution contre des raisons raciales, nationalité…

Début années 90 (Guerre ex-Yougoslavie) -> crime contre l’humanité a refait surface.
Élargissement de la notion de crime contre l’humanité.

Le statut de la CPI est allé plus loin : ce dernier a consacré de manière définitif à l’autonomie
de crimes contre l’humanité ; le crime contre l’humanité a détaché des crimes de guerre et
peut être commis en temps de paix comme en temps de guerre, et il peut être commis aussi
dans le cadre d’un conflit armé interne et non seulement international.

Le représentant du Reich a déclaré devant la commission de la SDN à la suite d’une requête


introduite par un juif : « charbonnier est maître chez soi ».

Les actes constitutif de crimes contre l’humanité, doivent être perpétré dans le cadre d’une
attaque généralisée ou systématique dirigée contre une population civile ayant connaissance
de l’attaque.

Crime contre l’humanité = acte non-isolé == acte politique élaboré et réfléchi.

La jurisprudence de la TIPY => clarification sur crimes contre l’humanité en se basant sur une
affaire de 1992 à 1993 : les serbes lorsqu’ils entraient dans un village à majorité bosniaque,
ils séparaient systématiquement les hommes (massacre) et les femmes (camp de
concentration).

Le génocide

Résolution AGNU 11 décembre 1946 : le génocide est le refus du droit à l’existence à des
groupes humains entier de même que l’homicide est le refus à l’existence d’un individu. Un
tel refus bouleverse la conscience humaine.
La répression de crime de génocide == affaire d’intérêt international. Le monde civilisé
condamne.

Sur la base de cette résolution -> Convention sur la prévention et répression de crime de
génocide, 9 décembre 1948.
Article 2 de cette convention définit le génocide :l’intention de détruire, en tout ou en partie,
un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
- meurtre de membres du groupe;
- atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
- soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa
destruction physique totale ou partielle;
- mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
- transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

Cette définition va être élargi par certaines législations étatiques :


- Génocide culturel
- Génocide politique

La CPI juge les auteurs directs, les complices, tous ceux qui ont élaboré et mis en exécution
une pratique génocidaires, tous ceux qui financent et qui incitent,

§2 Les autres infractions

Font objet de débat entre les États.

A- Crimes d’agression

Lors de la révision du statut de la CPI à la conférence de Kampala le 11 juin 2010 : Un


consensus a été obtenu sur la définition de crime d’agression.
Selon l’article 8 bis 3§1 == crime d’agression = la planification, la préparation, le lancement
ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action
politico-militaire d’un État, d’un acte d’agression qui par sa nature, sa gravité, son ampleur,
constitut une violation manifeste de la charte des Nations Unies.

- Traité de Versailles  interdiction de guerre d’agression.


- Article 2§4 CNU => interdiction complète de manière claire, le recours à la force dans
les relations internationales, même sous la forme de menace.
- 1974 => définition de la notion d’agression par l’AGNU et non pas crime.

C’est seulement après la révision du statut de la CPI en 2010 que la notion a été introduite et
clarifiée.
Certains pays n’ont pas ratifié cet amendement (Japon, UK, France, Canada…)
Il faut 30 ratification pour que cet amendement entre en vigueur -> 2016 Palestine dernier
État à ratifier cela.
La France voudrait que le P5 puisse avoir le monopole de la qualification de crime
d’agression (article 39 Charte des Nations Unies).

Il faut qu’il y ait une agression au sens du Statut de la CPI, elle doit être menée suivant une
action étatique, il faut que cet acte constitue une violation caractérisée de la Charte et celui
qui ordonne l’attaque doit occuper une place importante au sein de l’État ou de
l’organisation de l’État.

B- Terrorisme

Quant au crime de terrorisme, il n’existe pas une définition universellement admise. Or les
Nations unes définissent le terrorisme comme « les actes criminels dirigés contre les civils
dans l’intention de causer la mort ou de blesser gravement ou encore de prise d’orange dans
le but de semer la terreur parmi la population ou de contraindre un gouvernement ou une
organisation internationale à accomplir un acte ou à s’abstenir de le faire » (CS r/1566 14
octobre 2004).

Pas de Convention internationale. Souvent les États vont avoir tendance de qualifier le
comportement des autres États come terroristes.

Absence de définition == divergence des États et des réponses apportées.

Projet de définition conventionnelle :

Incriminer ou considérer comme terroriste tout acte produisant des « dommages


importants » ou encore des actes qui vise à « contraindre un gouvernement »
 Définition très large
- Vol ?
- Manifestations ?
- Actes militaires ?
o Terrorisme = semer terreur  opérations militaires = terrorisme ?
 Les occidentaux ont une conception de « dommages collatéraux »
lorsque des civils sont morts pendant les opérations
 Le tiers-monde a une conception de terrorisme d’État  opérations
militaires = terrorisme.

Le qualificatif de terrorisme = subjectif == considérations politiques (Arafat, Mandela…).

Section 2 – La compétence universelle

§1 Principe de la compétence universelle

= L’aptitude reconnue aux tribunaux de tout État, de juger des faits commis à l’étranger quel
que soit le lieu de l’infraction et la nationalité de l’auteur ou de la victime.

Ce principe découle d’un postulat selon lequel -> certains crimes sont si graves qu’ils
affectent la communauté internationale  tout État a « l’obligation » d’entamer des
poursuites pénales contre les auteurs.
 Éradiquer la culture de l’impunité.
Ce principe déroge aux règles habituelles de la compétence reconnue par le droit pénal qui
est fort centré sur 3 principes :
- Territorialité
- Personnalité active
- Personnalité passive

//*
Depuis le XVIIe, le droit pénal gravite autour de ces 3 principes.
- Territorialité : S’applique à tous les délits à l’intérieur de l’État
- Personnalité active : lien entre État et ses ressortissants
- Personnalité passive : c’est au juge qui la même nationalité que la victime, de traiter
l’affaire
*//

Cependant, le principe de la territorialité n’est pas suffisant pour pouvoir condamner.


 L’État responsable du crime  quelles juridictions étatiques vont pouvoir arrêter
un chef d’État ou un ministre ?
 Si l’État n’est pas l’auteur, il peut être complice.
 création du principe de la territorialité.

L’État peut s’exonérer de la compétence universelle dans une seule circonstance :


- Lorsque l’État transmet l’affaire à la CPI (la CPI est subsidiaire, c’est à l’État d’abord
de juger)
- Lorsque l’État extrade (juger ou extrader)

Le fondement juridique

Les 4 Conventions de Genève, prévoit que les haute parties contractante « s’engagent à
prendre toutes mesures législatives nécessaires pour fixer les sanctions pénale adéquate, à
appliquer aux personnes ayant commis ou donnés l’ordre de commettre, l’une ou l’autre des
infractions graves à la présente Convention… chaque partie contractante, aura l’obligation
de rechercher des personnes prévenues d’avoir commis, ou d’avoir ordonnés de commettre
l’une ou l’autres des infractions graves, et devra les déférer à ses propres tribunaux quelques
soit la nationale (49, 50, 129 + art 85 protocole n°1).

 Ne peut s’exercer que contre les infractions les plus graves (crime de guerre, crime de
génocide, crime d’agression…).
 Il fait un lien entre l’État et l’auteur de l’infraction.
 Approche laxiste (large) l’État peut juger un responsable de crime même si les auteurs ne
sont pas sur le territoire == jugement par contumace.

§2 Difficultés de la mise en œuvre de la compétence universelle


Donne aux États le droit de juger tous les reposables de crimes, quel que soit la nationalité
et le territoire.
Tire sa base des 4 conventions de Genève de 48, de la convention de NU de 99 financement
du terrorisme, 84 actes des tortures…

Principalement, il s’agit des immunités diplomatiques qui rendent dans certains cas
impossible la poursuite des présumés responsables de crimes internationaux.

Immunité diplomatiques  ensemble des protections reconnues par la Convention de


Vienne sur les relations diplomatiques du 8 avril 1961 aux responsables ou haut responsable
des États. Il s’agit principalement des immunités personnelles et juridictionnelles. Principal
obstacle. N’est pas un synonyme d’impunité.

La Convention de Vienne distingue les privilèges accordés aux missions diplomatiques et les
immunités des accordées aux agents diplomatiques.
- Protection de la communication officielle
- Inviolabilité des locaux et des archives de la mission.

Immunité personnelles : L’agent politique ne peut pas subir en aucun cas des violations.
- En 1973, l’immunité personnelle est étendue aux Chefs d’États, chefs des
gouvernements et aux Ministères.

Immunité juridictionnelle : L’agent diplomatique ne doit dépendre que de la juridiction de


l’État dont il dépend. Cette immunité n’est pas absolue, l’État d’origine peut lever l’immunité
diplomatique juridictionnelle.

Ces immunités peuvent constituer des blocages :

- Juridiction pénale internationale : l’immunité liée à la qualité officielle de Chef d’État,


ne peut en aucune cas l’exonérer de sa responsabilité pénale, en revanche, cette
immunité devient dans certains cas, un obstacle à l’exercice par une juridiction
pénale interne, de sa compétence universelle. Lorsqu’il s’agit d’une juridiction
internationale, l’immunité ne peut pas jouer.

Deux affaires :
- CIJ, RDC vs. Belgique, 14 février 2002 : Rejet de la Cour de l’argumentation de la
Belgique pour lancer un mandat d’arrêt contre le MAE congolais accusé de crime de
guerre avec comme argument : un MAE en exercice ne peut faire l’objet de mandat
d’arrêt dans la mesure où il bénéficie de l’immunité personnelle.

- Affaire Pinochet, 2000 : arrêté à Londres à la demande d’un juge espagnol qui a
délivré un mandat d’arrêt. Il est accusé d’acte de torture accompli dans le cadre d’un
vaste programme de répression. Pinochet invoque son immunité. La Chambre des
Lords refuse l’immunité. Cependant pour des raisons britanniques, la justice
britannique a refusé l’extradition. De ce fait, il est rentré en Chili pour être inculpé.
La disparation des opposants politique ne figure pas dans la Convention de 48.

Procédure d’extradition

Se fait entre deux pays : pays requérant et pays requis.

 Saisir le pays requis qui va procéder à une arrestation et l’envoyer au pays


requérant.
 L’extradition est régie, en l’absence de norme internationale, par le droit du pays
requis.

Phase pré extradition :

La procédure d’extradition se traduit par le fait que le pays A demande au pays B une
arrestation provisoire  cette arrestation doit être limité dans le temps. Le B demande au
pays A de fournir rapidement une demande d’extradition.

Période entre 18 et 40 jours dans les pays européens ; en Amérique 60 jours, en Afrique 30
jours.

Phase légale :

L’État requis examine la demande du pays requérant.


La procédure implique plusieurs ministères : justice, AE, et intérieur.

Une fois cette procédure est terminée, le ministère de la justice doit se prononcer sur
l’extradition ou non :
- MAE
o Le ministère reçoit l’affaire
- Ministère de la Justice
o Le juge vérifie les motifs invoqués par l’État requérant
- Ministère de l’intérieur
o Une fois le juge prononce l’extradition, c’est le ministère de l’intérieur qui
prend le relais.

La France n’extrade pas ses ressortissants et les étrangers vers les pays qui pratiquent la
peine de mort.

Position de la France concernant la compétence universelle

Article 8 de la loi du 9 août de 2010 : « Peut être poursuivi est jugé par des juridictions
françaises, toute personne qui réside habituellement le territoire de la République et qui
s’est rendu coupable à l’étranger de l’un des crimes relevant de la compétence de la CPI si
les effets sont punis par la législation de l’État, où ils ont été commis, ou si l’État ou l’État
dont elle a la nationalité, l’État fait partie de la Convention (CPI). La poursuite de ces crimes
ne peut être exercé qu’à la requête du Ministère public si aucune juridiction nationale ou
internationale, ne demande la remise ou l’extradition de la personne ».

La Compétence universelle a été introduite par la loi de 2010.

En 1996 -> loi autorisant la France a exercer sa compétence universelle pour les actes de
torture (résidence habituelle ou non).

Obstacles

 La France ne peut exercer la compétence universelle envers les crimes de la CPI (crime
contre l’humanité, génocide…), qu’en cas où la personne est résidente habituelle sur le
territoire français  limite la compétence universelle.

 Seul le parquet peut être à l’initiative de la procédure de la compétence universelle.


- Les victimes, associations, ONG ne peuvent pas être à l’initiative de la procédure.
o Limite du champ de l’utilisation de la compétence universelle

 Il faut que le fait rapproché, soit réprimé dans le pays en question  double
incrimination.

Un Rwandais, membre du service de renseignement rwandais et ayant participé au


génocide, résidait à Mayotte  jugé et condamné à 25 ans de prison.

Chapitre 2 – Les tribunaux internationaux

//*

La justice = quête permanente d’un ordre idéal qui repose sur des valeurs (philosophique,
morale, politique…). La justice ne peut donc qu’être relative. Chaque pays a sa propre valeur,
morale, pratique…

Platon dans la République  la justice repose sur la sagesse, le courage et la modération.

Justice == exercice d’une activité  l’activité de juger  pour pouvoir juger  droit.
 Relation justice/droit.
 couple consubstantiel == inséparable.

La justice est une institution ==


- Unité d’œuvre
- Organes
- Manifestation de communion
Question de la justice internationale  qu’est ce qui fait la justice internationale ?

- La justice est facultative  justice relative  les États peuvent choisir d’autres
modes pour régler les contentieux.

*//

- Première tentative de création de tribunal international -> 1915


o Réprimer les responsables ottomans du génocide arménien.

- Deuxième tentative : Traité de Versailles 1919


o Juger Guillaume II => violation des traités.

- Naissance de 2 tribunaux : 2GM


o Nuremberg et Tokyo

Cependant, répétition avec le Cambodge, Ex-Yougoslavie, Rwanda…

Section 1 – La justice des vainqueurs : Nuremberg et Tokyo

Nuremberg :
Créé par le traité de Londres du 8 août 1945, signé par les USA, la France, le RU, et l’Ex-URSS
pour juger les grands criminels de guerre des pays européens de l’Axe.

Initialement, le tribunal devait siéger à Berlin. Nuremberg a été choisi car lieu symbolique du
Nazisme.

Pourquoi pas de tribunal pour l’Italie ?  Elle a signé l’armistice en 43 et déclaré la Guerre à
l’Allemagne. Mousselinai exécuté en 45.

Tokyo :
19 janvier 1946 à la suite la proclamation spéciale du commandant des forces alliées,
MacArthur.

§1 L’identité des statuts

Les deux tribunaux ont les mêmes caractéristiques :


- La compétence est partielle dans la mesure où ils étaient appelés à juger
exclusivement les crimes commis par l’une des parties au conflit, dans certains
territoires.
- Les tribunaux devraient se concentrer sur les grands responsables (théoriciens) ==
criminels de guerre.
- Compétence limitée
o Nuremberg : Nazie en Europe
o Tokyo : Crimes japonais au Sud-Est

Pour les Britanniques : radical  condamner les criminels à la potence.


Pour les USA => exécution sommaires == procès avec toutes les garanties procédurales.

3 types de crimes sont jugés :


- Crime de guerre
o Violation des règles de guerres

- Crime contre l’humanité (innovation)


o Série d’actes qui consiste à assassiner, exterminer, réduire à
l’esclavage/déportation de manière systématique et organisée.

- Crime contre la paix (innovation) (crime d’agression)


o Issu par les responsables politiques.

Les apports de ces tribunaux :


Ces deux tribunaux ont été à l’origine des principes fondamentaux du DPI qui ont été par la
suite repris par la CDI dans sa résolution de 1946 :
- Existence d’une responsabilité pénale individuelle.
- Primauté de la responsabilité internationale
o Refus de l’exclusion de la responsabilité fondée sur l’ordre reçu d’un
supérieur
- Refus de l’exclusion de responsabilité fondée sur la position officielle de l’accusé.

 Mise de l’accent sur la responsabilité pénale individuelle == les crimes sont commis par
des individus qui représentent et agissent au nom de l’État  L’État n’est pas coupable
pénalement  seuls ceux qui sont à la tête de l’État qui seront jugés. Cependant
responsabilité politique de l’État (réparation…).

 Exclusion de l’exonération des subalternes  le juge applique la doctrine de la


baïonnette intelligente  le soldat doit distinguer entre un bon (légal) et un mauvais ordre
(illégal)

 La qualité d’un haut responsable (politique ou militaire) ne l’exonère pas de sa


responsabilité pénale.

Dans les zones des alliées, les fonctionnaires de rang inférieur sont jugés.
D’autres procès ont eu lieu plus tard == procès d’Adolf Eichmann 1961 ; procès de Klaus
Barbie 1987 ; procès de Maurice Papon 1994

§2 Critiques

 Certains auteurs ont reproché aux tribunaux de Nuremberg et de Tokyo comme une
justice de vainqueur en raison de la présence des juges des 4 pays des accords de Londres et
de Tokyo  juge et partie.
Le parquet était composé par des représentants des 4 pays également.

L’accord de Londres a été signé par 17 pays  cela aurait été plus objectif de chercher des
juges de ces États.

Les auteurs ont considéré ces tribunaux comme modèle pour la mise en place des
mécanismes de justice internationale.
Ces tribunaux n’étaient pas internationaux, mais plutôt multinationaux  vengeance faite
de manière sélective. Justice manichéenne. Barbare = pays de l’axe, les gentils = les alliés.
Cependant les alliés ont également commis des crimes contre l’humanité  Bombardement
atomique de Hiroshima et de Nagasaki.
Lors des procès, toutes les violations commises par l’armée rouge lors de la libération de
Berlin (viol  10-90% des femmes), les exécutions des officiers de Pologne…

Section 2 – La justice des Nations Unies : TPIY TPIR

Créés par le CS.


Résolution 827 25 mai 1993  TPIY
Résolution 955 8 novembre 1994  TPIR

La création de ces deux tribunaux == tournant  fin de la guerre froide == Est/Ouest sur le
plan idéologique est disparu  Activation de la main normative de l’ONU.
Depuis 1990 jusqu’à début 2000  le CS n’est plus paralysé par le véto.

Ces deux tribunaux ont été créé dans des contextes spécifiques.

1991 Gorbatchev « L’URSS cesse d’exister entant qu’État sujet du droit international ».
TPIY

Milosevic voulait créer la grande Serbie.

 Ex-Yougoslavie == inspiration du modèle soviétique.


- Guerre interne qui va muter en devenant une guerre internationale avec
l’intervention de l’ONU.
300k morts, 1m personnes déplacées.
1991  dislocation de la République fédérative Yougoslave. Deux entités vont revendiquer
indépendance :

 Slovénie : Juin 1991 -> 10 jours == indépendance de la République

 Croatie : 1991 -> 1995 == indépendance des minorités serbes qui vivaient dans le pays.
 Territoire de la Krajina=> contrôlé par la minorité de la Serbie
 Moment marquant == Bombardement de Dubrovnik

 Bosnie-Herzégovine : 1992 -> 1995


Massacre de Srebrenica  crime contre l’humanité.

Fin de la guerre Bosniate avec les accords de Dayton négocié dans l’Ohio, et signé à Paris le
14 décembre 1995.
Ces accords donnent naissance à un État unitaire d’apparence -> dans la Bosnie-
Herzégovine : Confédération croato-bosniaque, et République fédérale serbe.

Le CS demande au SG de faire un rapport afin de créer des juridictions internationales.

La Chambre d’appel du TPIY précise qu’il était tout à fait possible pour le CS d’instituer un
TPI comme mesure pour réagir à l’existence d’une situation de menace ou rupture de la pax
ou sécurité intentionnel. Cette décision est reprise par le TPIR.

Est-ce que le CS a la compétence de créer ce type de tribunaux pénaux internationaux ?

Une partie de la doctrine sont contre. Le mode de la création est contesté.

C’est au cours du premier procès (Tadic) que la légitimité du tribunal a été posé. Tadic a
refusé la légalité du TPIY.
La Chambre d’appel a répondu à un examen et a conclu que le CS a la compétence de créer
des tribunaux. Mais quel est l’argument juridique pour justifier la légalité et la légitimité du
CS de créer cette juridiction ?

- L’article 41 de la Charte des Nations Unies a été utilisé pour justifier la compétence
du CS  Le CS peut prendre toutes les mesures de coercition non militaires.
- L’article 39 == pouvoir de qualification des faits par le CS.
Laisser les criminels libres sans jugement == menace pour la Paix.

TPIR

6 avril-4 juillet 1994

Massacres de 800k personnes.

Les raisons de ce massacres : il faut remonter à la période de la colonisation. Au XIX ->


colonie Allemande. Au XX -> Belge.
Les Belges ont favorisé les tutsis == ethnie minoritaire ; hutus == ethnie majoritaire.
Les tutsis ont accès à l’éducation et favoriser -> postes clés du Rwanda. La Belgique instaure
une discrimination  Carte d’ID == l’ethnie apparait.

1962 indépendance  hutus reprennent le pouvoirs


1990-94 => guerre civile.
 L’élément déclencheur du génocide == assassinat du président rwandais Habyarimana le
6 avril 1994 (son avion a été abattu par un missile sol-air).

§1 Structure et fonctionnement

Les deux tribunaux sont composés par des juges répartis en 2 chambres :
- Première instance
- Appel

Les juges sont élus par le AGNU. Le parquet est nommé par le CS. Le greffier est désigné par
le SG  répartissement des pouvoirs entre les organes == logique de respect des
compétences des 3 organes.

- Les juges :
Respecter les familles juridiques. Représentativité des zones géographiques…
Il s’agit de juges de compétence qui ont une expertise dans un domaine précis.
Il s’agit le plus souvent de ministre de la Justice ou des juges de renomme.

- Le procureur :
mission == enquêter et réunir les éléments de preuves pour pouvoir entamer la procédure
de mandat d’arrêt par le Juge.
Le procureur est épaulé par une commission composé de spécialistes (juristes, analystes,
experts de conflits armés, criminalité internationale).

- Le greffe == secrétariat
Sorte de lien diplomatique entre le secrétaire et le monde extérieur  informer de l’état
d’avancement du procès.

TPIY  juger les responsables de crime de guerre, crime contre l’humanité et du génocide.

TPIR  sanctionner le génocide des tutsi par les hutus.

Les compétences :

- Temporelle :
o TPIY => 1991-1995, cependant la guerre s’est arrêtée définitivement en 1999
avec la guerre du Kosovo
o TPIR => 1er janvier, 31 décembre 1994

- Territoriales :
o TPIY et TPIR => territoire de commission de crime (spécificité TPIR -> traite
des crimes commises dans les pays voisins (Uganda…)).

- Matérielle : le génocide, le crime contre l’humanité et le crime de guerre


Les 2 tribunaux ont repris la définition de l’article 2 de la Convention de 1948 donnée au
génocide.

Statuts TPI

Les statuts des TPI posent le principe de responsabilité pénale individuelle. En l’état actuel
des chose, ce principe ne s’applique qu’aux individus.
Les statuts se bornent à indiquer que les TPI ont compétence à l’égard des personnes et non
les États.

La qualité de chef d’État ou de haut responsable ou encore de subalterne ne peuvent pas


selon les accords de Londres, d’exonérer la responsabilité individuelle de l’individu.

Fonctionnement

Phase préparatoire

La procédure pénale internationale démarre par des enquêtes lancées par le procureurs.
Elles sont entérinées par un rapport sous forme d’acte d’accusation qui serait adressé par la
suite au juge qui évalue les chefs d’accusation. Il faut envoyer l’acte d’accusation au juge de
confirmation qui va analyser les chefs d’accusation et les éléments qui soutiennent
l’accusation.
- En cas de confirmation, le juge lance un mandat d’arrêt.
- Confirmation de certains chefs d’accusation
- Rejet de tous les chefs d’accusation  dosser vide
- Le juge de confirmation peut demander un supplément d’enquête

La coopération des États est nécessaire au bon fonctionnement des TPI.

Le procès

Présentation des preuves à charges, appel des témoins et l’interdiction d’autres preuves
La défense de son côté propose ses preuves.

L’ensemble de tous ces éléments sont réunis en PV et sont analysés par le Juge.

En termes de peine, les statuts n’ont pas de cadre précis, cela peut aller de emprisonnement
à vie ou encore des peine allant de 3 à 46 ans d’emprisonnement. La coopération des États
est sollicités pour l’exécution des peines.

Coupable ou non coupable :


- Coupable  condamnation directement
- Non coupable  ouverture du procès
Le Ministère public présente tous les éléments à charge contre l’accusé pour qu’il puisse
préparer sa défense. Sinon beaucoup de procès ont été annulé pour vice de procédure.

Phase de débat

Entre l’accusation et la défense => débat.

Le parquet va chercher par tous les moyens les crimes accolés à l’accusé. Il faut apporter
toutes les preuves. Dans le système anglosaxonne  le parquet qui doit apporter la preuve
de l’existence de crime. Direct examination + cross-examination  les juges par la suite se
retire pour pouvoir délibérer les peines.

Phase de la décision

Phase difficile. Les juges doivent être vigilants et agir avec prudence pour ne pas punir la
personne en l’investissant de responsabilité de qqch qu’il n’a pas fait. Le juge doit aussi
prendre en compte qu’il y a des victimes, les victimes ne peuvent pas se constituer en partie
civil  il faut établir une sorte d’équilibre entre les côté.

La peine de morts est inexistante dans les deux statuts.


Les États doivent également coopérer pour permettre aux condamner de purger leur peine.
L’ONU a appelé les États à conclure des accords de coopération dans ce domaine. Les
conditions de détention sont régies par le droit interne du pays de détention.
§2 La spécificité des TPIY-TPIR

Les deux tribunaux sont des tribunaux des Nations-Unies  respect des principes
d’indépendance et d’impartialité.
Les juges ont élu par l’AGNU. Distinction avec Tokyo et Nuremberg  les juges ne
proviennent pas des États impliqués dans le conflit.

L’articulation des compétences entre les TPI et les juridiction nationales :

Cette articulation est fondée sur 3 principes :


- La compétence concurrentes : les tribunaux nationaux sont complémentaires des TPI
dans la mesure où ils permettent aux victimes de se faire indemniser sur les
préjudices subies.
- Primauté des TPI  permet à tout stade de la procédure de demander officiellement
aux juridictions nationales de se dessaisir en leur faveur.
- Non bis in idem
o Exceptions :
 Un État juge un criminel, et le TPI se rend compte que cette justice
était une justice de complaisance  rien n’empêche le TPI de
reprendre le procès.
 Lorsque la défense n’a pas bénéficié du principe d’un procès juste et
équilibré == justice expéditive.

Rupture avec Nuremberg/Tokyo :


Mode de création : traité/résolution
Mode de désignation : justice de vainqueur/AGNU

Les critiques :

 La lenteur et la longueur des procédures. Cependant ce fait peut s’expliquer par le


manque de coopération des États.
 Les enquêtes étaient légères  Rwanda : certains accusés se sont trouvés plus tard
dans des postes clés de l’administration de leur pays.
 Les TPIS installées loin des lieux de commissions des crimes => loin des personnes
touchées.
 Procédure expéditive du TPIY  les bombardements de l’OTAN n’ont pas pris une
place centrale dans les discussions. Certains auteurs ont qualifié cette justice de
« justice de vainqueurs »

Section 3 La justice alternative

§1 la justice transitionnelle
Le SGNU défini la justice transitionnelle comme « l’administration de la justice pendant la
période de transition. Elle comprend l’éventail complet des divers processus et mécanisme
mises en œuvre par une société pour tenter de faire face à des exactions massives commises
dans le passé en vue d’établir les responsabilités, de rendre la justice, et de permettre la
conciliation. »

 La justice transitionnelle == mécanisme judiciaire ou non judiciaire qui permet d’aider les
sociétés de sortir d’une dictature, ou encore d’une guerre civile en lui permettant de faire
face à son passé et de rétablir l’état de droit et d’assurer la transition vers une société
démocratique.

Pour trouver la paix, il faut la justice  pour que la justice puisse fonctionner il faut la paix.
La condition sine qua non, pour que la justice puisse se faire il faut une paix.
La justice transitionnelle  Punir pour unir, et unir pour empêcher le retour de pire.

Il faut deux autres éléments pour que la justice transitionnelle fonctionne :


- Abandonner la stigmatisation
- Renoncer aux lois d’amnistie

Justice == boîte à outil pour trouver l’outil le plus approprié pour trouver la conciliation.
« Le droit de vomir son passé ».

La justice transitionnelle se repose sur 3 piliers :

- Le droit de savoir

§2 la justice internationalisé

Chapitre 3 – La Cour Pénale International

Section 1 Institution et fonctionnement de la CPI

§1 Organisation

La CPI a une triple compétence :


- Matérielle == les crimes les plus graves affectant la société international
o Crime contre l’humanité, crime de guerre, crime d’agression, crime de
génocide
 Reprend la définition du traité de Londres de 1948 pour le crime de
génocide
- Territoriale == article 12 du Statut
o La Cour peut exercer sa compétence si l’un des États suivants sont partis au
statut présent :
 L’État sur le territoire duquel le comportement en cause s’est produit.
 Le crime a été commis à bord d’un navire, d’un aéronef de l’État de
pavillon ou de l’État d’immatriculation.
 L’État dont la personne accusée du crime, est un national.
- Temporelle
o Principe de non-rétroactivité == la CPI ne peut connaitre que les crimes
commis après son entrée en vigueur (juillet 2002).
 C’est à cette date qu’il y avait la 60e ratification.

Sur cette date, certains pays ont posé une clause  la compétence de la Cour ne peut
intervenir que 7 ans après.

4 organes :
- Organe politiques  Assemblée des États
- Organe d’instruction de poursuite  le Parquet
- Organe judiciaire  composé de juges
- Organes qui se charge de l’administration de la Cour

A- Assemblée des États

Réviser ou annuler les statuts de la CPI. En 2010, l’assemblée a ajouté un § pour définir le
crime d’agression.
L’assemblée des États vote le budget de la CPI.
Elle peut également faire des recommandations au Parquet. Elle ne peut pas donner des
ordres aux juges.

B- Le Parquet

Constitué par le Proc et ses adjoints. Il est nommé par l’assemblée pour une période de 9 ans
non renouvelable. Les adjoints sont également nommés par l’assemblée selon des critères
(professionnalisme, expertise…).

Différence avec les tribunaux ad hoc  le Proc est voté par les États  indépendance ?

Le parquet peut ouvrir des enquêtes du moment où celui-ci dispose d’informations sérieuse
qui démontrent qu’il y avait une violation.

Pièce maitresse dans le système de fonctionnement de la CPI.

C- L’organe judiciaire

Article 36 du statut de la CPI == 18 juges  élus par l’assemblée des États.


Ils sont répartis dans 3 chambres :
- Première instance
o Instruit le procès
- Chambre d’Appel
o Se prononce sur les décisions rendues par la première instance
 Peut annuler, amender… les jugements du ressort inférieur
- Chambre préliminaire
o Donne l’autorisation au parquet de poursuivre les enquêtes ou demande au
parquet de reconsidérer sa positions lorsqu’il décide d’arrêter les enquêtes 
pas de prédominance d’un organe sur un autre.
o Définie également la procédure à poursuivre ++ rôle de filtre  écarte tout ce
qui peut ralentir le procès.

D- L’organe administratif

Greffe == responsable des aspects non judicaire. Gestion administrative et financière de la


Cour.
Peut servir de canal diplomatiques avec les États et les organisations internationales. Le
greffier doit notifier de l’état d’avancement du procès…

§2 Procédure et jugement de la Cour

La saisine de la CPI

Article 13 du Statut :

La Cour peut exercer sa compétence à l'égard d'un crime visé à l'article 5, conformément aux
dispositions du présent Statut :
- a) Si une situation dans laquelle un ou plusieurs de ces crimes paraissent avoir été
commis est déférée au Procureur par un État Partie, comme prévu à l'article 14 ;
- b) Si une situation dans laquelle un ou plusieurs de ces crimes paraissent avoir été
commis est déférée au Procureur par le Conseil de sécurité agissant en vertu du
Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ; ou
- c) Si le Procureur a ouvert une enquête sur le crime en question en vertu de l'article
15.

Le CS peut intervenir pour suspendre la demande de l’enquête pendant la période d’1 an


renouvelable. À quel titre le CS peut empêcher le proc de mener une enquête ?

Argumentation :

La Palestine a introduit une requête pour examiner les événement du camp de Jénine. Le CS
est intervenu au titre de l’article 39 (compétence de qualification) de la Charte en avançant
le fait qu’une telle enquête pourrait constituer une menace contre la paix dans la mesure où
celle-ci pourrait redéclancher les activités armées entre Israël et Palestine.
Le procès

Il s’ouvre par des déclarations liminaires . La chambre d’instruction fait lecture des charges
qui pèsent sur l’accusé. Celui-ci doit ensuite faire le choix entre la culpabilité ou le rejet de
toutes les charges.

La Cour ne juge pas par contumace, en différence avec le tribunal spécial pour le Liban.

Procédure accusatoire == Le fardeau de la preuve incombe au Parquet. Les moyens


d’obtention des preuves ne doivent pas être déloyales.

Pour la première fois, les victimes peuvent participer aux procès (≠ TPIY, TPIR).

Les peines et les voies de recours sont identiques à celles de TPIY et TPIR :
- Perpétuité
- 10-30 ans pour complicité.

Voies de recours :
- L’appel (procédure ordinaire)
- La révision (procédure extraordinaire  lorsque de nouveaux éléments apparaissent)

Section 2 CPI et coopération des États

Article 86 du statuts == les États coopèrent pleinement avec la Cour dans les enquêtes
qu’elle mène pour les crimes relevant de sa compétence. La Cour est habilitée à adresser des
demandes de coopération à des États parties  transfère des personnes au siège de la CPI.

 Le statu établi une obligation générale de coopérer.

Cette coopération concerne les États parties  est ce qu’un État non-membre du Statut a
l’obligation de coopérer avec celle-ci ?
 NON

Cependant en droit international « clause de la nation la plus favorisée »  effets à l’égard


des tiers (État non-signataire).

Cependant si les États non-membre veulent coopérer avec la CPI == la CPI conclu un accord
pour définir les modalités de coopération  engage le pays à coopérer. Si le pays refuse 
référé à l’assemblée des États == prise des mesures à l’égard du pays  si persistance 
référé à l’ONU == menace contre la paix.

§1 Les principes de la justice pénale internationale


- Principe de la complémentarité
o La compétence de la Cour est subsidiaire dans la mesure où elle n’a pas la
priorité sur les juridictions nationales. La Cour ne peut intervenir en ouvrant
une procédure internationale que lorsqu’aucun État compétent n’a manifesté
sa volonté de faire un procès.
o Nouveauté introduite dans le statut de la CPI.
 Ne pas froisser la souveraineté des États
 Faire respecter la compétence de la Cour

Nuremberg et Tokyo ont fait la justice à la place des États.


TPIY et TPIR == principe de primauté de ces deux juridictions sur les juridictions nationales.

- Interdiction de la double peine


o Non bis in idem

- Principe de l’entre aide judicaire


o Collecte des informations
o Exécution des peines

§2 Vers une institutionnalisation de la justice pénale internationale

L’adoption du principe de complémentarité doit pousser les États à arrêter et juger les
personnes  sorte de contrainte psychologique.

La CPI met fin à l’esprit d’urgence qui caractérisait la création d’organismes mixtes.

Ce qu’on a reproché aux tribunaux ad hoc c’est d’être toujours constitués postérieurement.
Ces tribunaux devaient rendre des décisions hâtives, et pour les États ces tribunaux
permettaient surtout d’écoper et se débarrasser du plus grand nombre d’affaires possibles :
on a eu là une justice expéditive.

Avec l’institution de la CPI, on a coupé court à toutes ces critiques. Quel que soit l’acteur, le
lieu de commission, à condition que l’État soit partie au statut, la CPI peut être compétente.

Le système de la CPI reste assez souple avec des éléments d’ouvertures vers de nouveaux
développement : possibilité de modifier == statut non figé == possibilité d’ajouter des
nouveaux crimes  justice ouverte.

La CPI est aujourd’hui la traduction de la justice pénale internationale.

Rétrospection sur la justice pénale internationale :

- La justice étatique == compétence universelle


- La justice ad hoc == création de tribunaux pour des circonstances particulières
o Tribunaux de la première génération, de la secondes génération et les
tribunaux de la troisième juridiction (Timor Orientale, Sierra Leone)
- Le modèle de la CPI == Justice pénale internationale permanente.

Paradoxes : La Chine, les USA et la Russie ne sont pas membres au statut de la CPI et
refusent ses compétences, mais à travers leur compétence au CS == ils saisissent le proc
pour mener des enquêtes.

Épreuve d’1 heure  sujet de cours 1 seule question. Faire un plan est recommandé.
Cohérent.

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