Admin Des Biens
Admin Des Biens
Introduction
Définition : René Chapus => « l’administration est soumise à un droit qui régit son
organisation et son activité, et par la même, ses rapports avec les administrés qui sont sa
raison d’être, et dont elle tend de satisfaire les besoins par l’exercice d’activités d’intérêt
général. »
Ex :
DAB = droit administratif spécial
o Détaché du droit administratif sans être dépourvu de liens avec le droit
administratif.
Objets du DAB = Moyens matériel qu’utilise l’administration pour remplir ses missions +
regroupe les régimes qui se rapportent aux biens de l’administration. Les collectivités
publiques (État, CT, hôpitaux…) ont besoin de personnels pour fonctionner, de ressources
financiers, et de biens matériel pour pouvoir exercer leur fonction.
Ses personnes, sont propriétaires de leurs biens, elles peuvent :
effectuer des travaux immobiliers sur les biens,
étendre leur patrimoine par moyens d’acquisition
o de droit commun (achat)
o Mais aussi par des moyens d’acquisition forcés (PPP) => (procédure
d’expropriation pour utilité publique).
Le DAB est un droit constitué des régimes administratifs applicables, lorsque l’administration
se procure des biens, les conserve, les entretient, et les exploite.
En DAB il existe une théorie générale des biens, qui repose sur des notions centrales qui sont
au cœur de la matière (biens publics, propriétés publics, patrimoine…). Des notions
communes mais colorées selon la branche. Il existe également des notions propres à la
matière administrative = notion de domaine == notion inconnue en droit privé pendant
très longtemps notion qui permettait d’appréhender le domaine privé/public.
Domaine == ensemble des biens immobiliers et mobiliers appartenant aux personnes
publiques.
De façon récente (XXe) -> une évolution se développe Ajout progressif de l’idée de
propriété du domaine. (Cette notion étant purement civiliste, elle se consacre aux personnes
publiques à travers cette évolution.
Cette distinction a disparu à la période Franque => à l’époque les rois étaient considérés
comme détenteur du Royaume au titre de propriété privé = royaume = patrimoine du
monarque. Cependant, Roi = personne privé (pas d’idée de puissance publique => IXe). À la
mort du roi = partage de ses biens entre sa progéniture.
À partir du IXe jusqu’au XVe => longue période qui voit aboutir l’idée d’un domaine de la
Couronne => des biens détenus par le Roi mais soumis à un régime spécifique (ancêtre du
domaine public).
Au XIVe arrivée de l’idée de l’État => domaine public
Le domaine de la Couronne était bien détenu par le Roi mais était inaliénable => édit de
Moulins 1566.
Fin XVI jusqu’au XVIII nécessité de diviser les biens de l’État monarchique en deux masses
de biens.
Au XIXe => réapparition de la distinction du domaine privé/public. Cette idée est défendue
par Victor Proudhon (Doyen de Dijon) => il popularise cette distinction -> traité 1833.
Il propose de distinguer les deux catégories, concept qui va être repris par le droit
positif, d’abord par la jurisprudence et le juge judiciaire.
Arrêt Cour d’appel de Paris 1846 Naudet c. Charron
Loi 16 juin 1851 sur la propriété en Algérie qui consacre la distinction
des deux domaines.
Cette distinction a été longue à être constitué. Depuis le XIXe => cette distinction est
consacrée par le Droit positif français.
Cette distinction est critiquée : certains auteurs comme Léon Duguit pointent les
imperfections de cette distinction en faisant de grandes limites :
Tous les biens des personnes publiques, qu’ils soient dans le
domaine public ou privé, servent l’intérêt général
o Pas de différence fondamentale entre les finalités du
domaine public et domaine privé.
La différence de régime juridique entre les deux catégories de
biens s’est beaucoup atténuée. Il y a des biens pour lesquels
des dérogations existent.
o Les forêts publique sont dans le domaine privé par
volonté du législateur, alors qu’elle peut répondre à la
définition du domaine public (tout en étant soumis à un
régime exorbitant au droit commun).
Depuis le XIXe, la distinction domaine public/privé, n’a jamais été remise en question. La
jurisprudence a maintenu cette distinction et la grande réforme effectuée en 2006 lors de
l’adoption du CG3P (code général de la propriété des personnes publiques) => consécration
définitive de la distinction. La deuxième partie du code est divisée en deux livres : Les biens
relevant du domaine public et Les biens relevant du domaine privé.
Cette distinction n’existe pas qu’en droit français : droit espagnol, grec… pour les pays
anglosaxons = les biens de l’État sont soumis au droit commun, il existe tout de même des
régimes dérogatoires propres aux biens publics.
Le régime des biens publics est né dans le droit domanial. Dominum = autorité sur les biens
qui appartiennent à la PP.
Le droit français a reconnu progressivement que les droits détenus par les personnes
publiques sur leurs biens appartenaient au régime de la propriété.
Cette reconnaissance a été longue. Elle a d’abord été proposé par la doctrine, pour ensuite
être reconnu par le juge et in fine par le législateur.
De nos jours, c’est une solution acquise, et consacrée par le droit positif.
Le droit de propriété en France = droit civil = un droit qui régit le statut des personnes
privées.
L’usus
Le fructus
L’abusus
Constituent la définition traditionnelle du droit de propriété entachée
d’individualisme qui caractérise le droit privé.
Une conception de la propriété qui rendait très difficile sa transposition dans le droit public.
Raison pour laquelle, jusqu’au début du XXe, la doctrine rejetait l’idée que les
personnes publiques puissent exercer un droit de propriété sur les biens du
domaine public. Elle cependant admis l’idée d’une propriété de la personne
public sur les biens du domaine privé. Thèse antipropriatariste qui remonte à
l’AR car on considérait que seul le roi est détenteur de la conservation du
domaine de la Couronne, mais du fait que ces biens étaient inaliénable = le roi
n’était pas propriétaire du domaine de la Couronne, seulement le conservateur.
Proudhon quant à lui rejet l’idée de droit de propriété sur le domaine public, il considère que
l’État n’exerce qu’un pouvoir d’administration, car les 3 conditions (usus, fructus, abusus) ne
sont pas remplies. Les personnes publiques == des gardiens du domaine public.
L’idée d’une propriété sur le domaine public va apparaitre avec les travaux de Hauriou => il a
été le premier à défendre la propriété de l’administration sur le domaine public. Il
considérait que la propriété du domaine public était la conséquence logique de la
personnalité morale => Thèse propriétariste => succès en doctrine et dans le droit positif.
Conseil d'État 1909 « Ville de Paris » : La ville de Paris est qualifiée par
le Conseil d'État comme titulaire de « droits de propriété »
Thèse propriétariste va gagner du terrain, la doctrine est assez unanime sur l’idée qu’il y a
bien un droit de propriété détenu par les personnes publiques sur le domaine public. Le
législateur va prendre le relais de la jurisprudence et va expressément consacrer ce droit =>
Code du domaine de l’État 1957 = domaine national = les biens et les droits qui
appartiennent à l’État.
B- La consécration contemporaine
Dans la procédure d’expropriation « pour cause d’utilité publique » -> condition sine qua
non
La qualité du propriétaire public (élément organique) marque profondément le
régime des biens publics.
Biens publics : Les biens qui appartiennent à une personne morale de droit public, qu’il
s’agisse de l’État, des CT, des EP, ou des PP sui generis.
Un droit très différent de ses origines. Initialement forgé par la doctrine et la jurisprudence
au XIXe. C’est une des matières du droit administratif qui a le plus évolué.
Un droit traversé par des enjeux importants et dont les sources sont en profonde mutation.
§1 Les enjeux
La gestion des biens publics est traversée par des enjeux politiques et économique.
Éléments électoraux…
L’histoire montre ces enjeux politiques : l’apparition des patrimoines publics a accompagné
la construction de l’État. La notion de domaine de la Couronne sous l’AR a permis d’instituer
le pouvoir royal : l’État monarchique avait besoin d’assurer sa stabilité = en commençant par
une continuité dans le patrimoine == assurer la permanence de l’État monarchique et de ses
biens.
Par rapport à la période Franque == éclatement à chaque succession.
La dimension politique n’a pas disparu de nos jours => phénomène de la décentralisation.
Éclatement du domaine public (autant de domaine public que de personnes publiques/CT)
La gestion de ce domaine public de façon autonome est garantie par la Constitution :
article 72 : libre administration des CT autonomie sur le plan patrimoniale.
Pour autant, l’État ne se désintéresse pas de la façon dont les CT gèrent leur patrimoine. De
plus les relations entre les États et les CT sont parfois difficiles. L’État opère des transfert
forcés == politique de l’État qui consiste à réduire ses dépenses.
Toutefois l’État reste attentif à exercer sa souveraineté sur le territoire national (unie et
indivisible) prérogative particulière de l’État pour exercer sa souveraineté : il peut définir
l’usage des biens du domaine public de toutes les autres personnes publiques.
La gestion des biens de l’administration est une source d’enjeux économique extrêmement
forte de nos jours. L’administration en a pris conscience récemment.
La prise de conscience débute vers les années 1980 -> de nos jours un enjeux fondamental
car l’administration se préoccupe de la rentabilité de ses activités et de ses biens.
Données chiffrées
Croissance très forte durant le XXe accroissement des missions dans le cadre de l’État
providence. La masse du parc public explose + coût d’entretien…
De nos jours la réforme des biens publics, est traversé par deux grands tendances :
Valorisation économique
Les personnes publiques essayent de mieux valoriser l’usage de leur bien == idée de
conserver demeure mais il y a une recherche de rentabilité dans l’usage des biens.
Les personnes publiques essayent de recueillir des profits en dégageant des recettes
complémentaires à partir de leur patrimoine.
Stratégie d’attirer investissements privés sur le domaine public.
Depuis années 2000, le législateurs a créé une série de montage contractuelle qui permet de
faire financer par le secteur privé des équipements publics sur le domaine publics.
Donc première grande tendance == la valorisation du domaine public.
La tendance actuelle.
Le fait de l’État lui-même en vendant notamment une partie de ses biens immobiliers
Soit en confiant la gestion à des personnes privées. Les CT elles peinent à réduire leur
patrimoine. L’État ne cesse pas de leur transférer des biens.
Les cession de l’État : jusqu’à en 2002, l’État ne dépassait pas le seuil symbolique de 100
millions d’€ par an. À partir de 2005 = 500 millions d’€ ; 2007 = 820 millions d’€.
La crise des subprimes == ralentissement des cession. Repartir à la hausse en 2014 = 500
millions d’€.
L’État a du mal à faire des cessions : l’État n’a plus de biens attractifs.
Ces ventes posent un problème : la plupart du produit de ces ventes est revenu dans le
budget de l’État == n’a pas servi au désendettement de l’État == sert de financier les
ministères.
Quel est l’efficacité économique de ces ventes ?
L’État a essayé d’imposer qu’une partie de la vente aille au désendettement. Mais
cela n’a pas fonctionné car des dérogations existaient pour certains ministères (Défense,
éducation…). En 2017 le législateur a mis fin à la règle de prélever une partie de la vente au
désendettement. Mais nouvelle règle : lorsqu’un ministère vend un bien inutilisé = 50% sont
affectés à leur budget, et le reste affecté à la mutualisation interministérielle.
L’État propriétaire est en train de devenir un État locataire avec des coûts de location
important : 2,5 milliards d’€/an
Est-ce que l’État locataire, n’est pas définitive plus couteux qu’un État
propriétaire de ses biens ?
Les premiers travaux montrent que l’État n’est pas un bon négociateur de loyer, et qu’in fine
cette substitution État propriétaire -> locataire == n’est pas rentable.
C'est la même recette pour sortir l'économie française de la crise dans laquelle l'avait plongé
les mesures adoptées lors de la pandémie du COVID qui a entraîné la réduction du chiffre
d'affaires du BTP de 88% en avril mai juin 2020.
Ordonnance 25 mars 2020 = modification le régime juridique des avances qui peuvent être
octroyés aux Entreprises qui ont conclu un marché public + modification des montant de
seuils de marchés publics == alléger la passation des marchés publics de TP.
Les 3 branches de ce droit connaissent des évolutions qui vont dans le même sens qui
concernent les sources nationales que les sources européennes et internationales.
A. Le droit interne
1. La codification
La jurisprudence a pendant longtemps été la source principale du régime juridique des biens
publics.
Cas particulier : droit de l’expropriation a depuis longtemps avait pour grande loi : la loi du 8
mars 1810 <= énonce pour la première fois un régime assez global sur le droit de
l’expropriation.
1er code de l’expropriation 1977 + nouveau code ne 2014.
Le droit domanial et le droit des travaux publics, a été jurisprudentiel pendant longtemps.
Toutes les grandes notions ont été forgé par le Conseil d'État et par le TC.
Pour le droit des propriétés publiques : a désormais un code qui a mis fin à l’éclatement et à
dispersion du droit écrit. Il y avait un vieux code « code domaine de l’État »…
Depuis l’ordonnance du 21 avril 2006 il existe le CGPPP : il ressemble dans un doc unique
l’ensemble des définitions et des règles applicable à la gestion des biens publics qui
appartiennent aux personnes publiques présentation unifiée des régimes juridique des
biens publics. C’est une codification qui a été fait à un droit non constant (le législateur a
réécrit certain régime et définition qui provenaient de la jurisprudence).
Que faire lorsque dans un litige se pose une question qui porte sur plusieurs biens entrés
dans le patrimoine de l’administratif à des dates différentes ?
Tranché en 2019 par le Conseil d'État « Club SEYNOIS multisports » le Conseil d'État
indique qu’il faut raisonner de manière distributive : parcelle par parcelle.
2. La constitutionnalisation
Le DAB se constitutionnalise comme les autres matières -> influence beaucoup plus forte par
le passé (droit domanial).
le droit de propriété des personnes publiques est une liberté garantie par la Constitution
au sens de l’article 61 du texte. + beaucoup de QPC sont requis par des personnes publique.
Influence croissante sur les biens publics. Le droit d’expropriation : la France a été
condamné à plusieurs reprises en raison de la non-conformité de son droit
d’expropriation avec les exigences tirés des droit de la CEDH
CEDH 1997 arrêt « GUILLEMIN »
La durée de l’ensemble de la procédure d’expropriation violait
l’article 6§1 de la CEDH.
Cependant difficulté d’appliquer CEDH => elle n’est pas facile à résoudre. En effet, l’article 1
du protocole n°1 et l’article 6 sont considérés par les juridictions administratives selon les
cas, comme invocable ou non pas de difficultés lorsque la requérante = personne privée.
En revanche lorsque c’est une personne publique qui demande à bénéficier devant le
juge administratif de la protection de la CEDH le Conseil d'État y est hostile car il
considère que la qualité de personne publique ne rend pas applicable ses droits et libertés.
Arrêt Conseil d'État 2007 « Département des Landes » les personnes publique ne
peuvent pas demander au respect de ses droits et biens.
CEDH 2010 « Depalle c. France » => des maisons dans le Morbihan construites sur le
domaine public de l’État à une époque où c’était possible == avec la Loi « Littoral » il est
devenu interdit de s’installer sur le domaine public maritime. L’État a demandé aux
propriétaires de détruire la maison. La famille a refusé de démolir la maison. La famille
invoquait l’article 1 du protocole n°1 = droit au respect de ses biens + un intérêt patrimonial.
L’État français invoque les principes d’inaliénabilité d’imprescriptibilité.
La Cour a jugé en faveur de l’État français. Elle indique que l’occupant était détenteur d’un
bien. Le temps écoulé avait fait naître un intérêt patrimonial. La Cour rappel tout de même
que le but recherché par l’État == protection de l’environnement et le libre accès aux rivage
pas d’atteinte disproportionnée à l’article 1 du protocole n°1.
Partie I – Les propriétés publiques
Propriétés publiques == les biens qui appartiennent à une personne morale de droit public,
qu’il s’agisse de l’État, d’une CT ou encore d’une personne publique sui generis ou enfin
d’EP.
Ce droit est composé de plusieurs strates :
Des principes qui sont communs à l’ensemble
des biens publics
Principes applicable à tous les biens
publics. Ces principes découlent de la
qualité de propriété publique == aspect
régime = fixe.
2 autres régimes juridiques selon l’usage
que l’administration fait du bien
o Une partie des propriétés publics
vont être soumises au régime de
domaine public l’autre partie au
régime de bien privé.
Tous les biens publics sont soumis à certaines règles car les personnes publiques en sont
propriétaires. 3 grandes règles communes :
La compétence du juge judiciaire en cas de litige sur la propriété du bien
Le principe de l’incessibilité à vil prix
Le principe de l’insaisissabilité des biens publics
Si la question se pose dans un litige : bien appartient à personne publique ou privé ? le juge
judiciaire est compétence pour trancher.
Article 66 de la C == propriété privé et libertés individuelles == juge judicaire.
« L'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe
dans les conditions prévues par la loi »
Si le juge doit définir les limites d’une personnes publique, indirectement il vient de
préciser qui est le propriétaire du bien voisin.
Ce mécanisme créer une complexité dans les rapports entre ordre judiciaire et ordre
administratif. Le Conseil d'État rappel l’obligation aux juges administratifs de renvoyer les
questions de propriétés au juge judiciaire, sinon le juge administratif commettra une erreur
de qualification.
Conseil d'État 1960 « Commune de BUGUE »
Exception : le juge administratif n’a pas à saisir le juge judiciaire dans certains cas :
Si le litige porte sur le domaine public naturel, le juge administratif possède une
compétence plus étendu puisqu’il peut déterminer qui est le propriétaire du bien.
o Le domaine public naturel = fleuves.
S’il estime que l’acte de propriété est clair, ou qu’il n’existe pas de difficultés
sérieuses sur le titulaire du droit de propriété.
o Éviter les renvois inutiles.
o Comment s’apprécie une difficulté sérieuse ? Problème si le juge administratif
ne renvoie pas les affaires qu’il devrait les renvoyer.
Celle-ci s’apprécie au regard du dossier et les arguments des parties.
Le juge administratif est parfois tenté de ne pas renvoyer des
questions de propriété au juge judiciaire. Il peut arriver qu’il invoque
un acte clair (théorie de l’acte clair).
Conseil d'État 2017 « M. B » à propos d’un manuscrit ancien
qui était détenu par une personne privé et qui souhaitait le
vendre. Dans cette affaire a été soulevé la question de
propriétaire du manuscrit. L’administration avançait que = bien
public. Le Conseil d'État a eu recours à un expert pour statuer
sur l’origine du manuscrit et à qui il appartenait réellement.
une brèche dans la compétence judiciaire.
Les biens publics ne peuvent pas être cédé, échangé ou aliéné en-dessous de leur valeur
marchande ou alors sans contrepartie. = principe constitutionnel = décision
« Privatisation » 1986. == « la Constitution s’oppose à ce que des biens appartenant au
patrimoine public, à des personnes poursuivant des intérêts privés pour des prix inférieur à
leur valeur ».
Le Conseil d'État considère qu’il s’agit d’un PGD arrêt Conseil d'État « commune de
Fougerolles », 1997.
Fondement juridiques :
Cette règle pose une difficulté particulière lorsque les personnes publiques mettent en place
des politiques d’aides aux entreprises = limitation == vente à un euro symbolique etc…
Pendant longtemps, il n’y a pas eu de régime légal de ces aides immobiliers aux entreprise.
Le juge administratif a du préciser comment concilier ce principe constitutionnel et les
politiques volontaristes de développement économiques des personnes publique.
Arrêt Conseil d'État « Commune de Fougerolles », 1997 Le Conseil d'État livre par
cet arrêt une interprétation souple de la jurisprudence constitutionnel et énonce 2
conditions qui permettent de respecter le principe d’incessibilité à vil prix :
Une personne publique peut vendre un bien en dessous de sa valeur réelle si :
Il existe un motif d’intérêt général
Revitaliser une commune
Politique d’aménagement du territoire
Intérêt de l’emploi
Ces aides immobilières ont été réformé en raison du DUE => la Commission considère la
cession d’une propriété publique à un prix < à sa valeur == aide d’État art. 107 du TFUE
(perturbation du jeu naturel du marché). La Commission a exigé une réforme, et c’est elle
qui précise les conditions de conformité de ces aides. Les préfets sont obligés de contrôler si
les régime d’aides immobilières sont conforme ou non.
Le législateur a réformé profondément ces aides par la loi du 13 août 2004 relative aux
« libertés et responsabilités locales » L.511 et suivant du CGCT.
Du fait de cette réforme, l’arrêt commun de Fougerolles = obsolète ?
Le Conseil d'État a maintenu cette arrêt au profit des association. Les personnes
publiques peuvent céder des propriétés en dessous du vil minimal mais avec les conditions
de la jurisprudence.
Arrêt Conseil d'État « Commune de mèr », 2009 = cession d’un équipement sportif (stade), à
une association franco-turque dont le rôle était de favoriser l’insertion des personnes
d’origine turque dans la Commune. Le Conseil d'État a considéré que le motif d’intérêt
général est rempli == montage légal.
Il existe de nos jours une incertitude concernant le champ d’application de ce principe car
jusqu’à là, on considérait que ce principe ne s’appliquait qu’aux cessions de biens publics à
des personnes privées.
Le CC a précisé que ce principe n’était pas applicable aux cessions entre personnes
publiques.
Le législateur a prévu toute un série de transfert gratuit entre personnes publiques, mais
aussi des ventes à vil prix.
La loi de finance de 2009 a autorisé à l’État la vente à 1 euro symbolique des biens du
ministère de la défense au profit de communes à fin qu’elles puissent monter des projets
urbains, d’activités économique…
Sur ce sujet, la jurisprudence est encours d’évolution. Le juge administratif s’oriente depuis
récemment sur l’application de ce principe entre personnes publique.
Arrêt Conseil d'État « M. A » 21 juin 2021 == le Conseil d'État tranche pour la première fois
de façon expresse cette questions. Application de la jurisprudence Fougerolles et considère
que les motifs d’intérêt général et de contrepartie, étaient remplis.
Ce principe a été formulé de manière solennelle en 1899 par le T.C dans l’arrêt « Association
syndicale du canal de Gignac » inapplicabilité des procédures civiles d’inexécutions.
Une interdiction qui couvre un champ d’application large == tous les biens publics
Conséquences :
interdiction des procédures civiles d’inexécution sur les biens publics
Interdiction de toutes les formes de saisie et de sûreté
Interdiction de l’application des procédures collectives
Le créanciers d’une personne publique doit utiliser d’autres
procédés dans le cas où une personnes publique ne peut pas
régler ce qu’elle doit.
o Pour les CT et les EP : procédure d’inscription d’office
d’une dépense obligatoire = intervention du préfet.
Le Conseil d'État a admis que le créancier d’une
CT pouvait saisir le préfet pour que celui-ci fasse
vendre un bien de la CT si besoin
Arrêt Conseil d'État « société fermière
de CAMPOLORO », 2005
o Pour l’État : le créancier doit d’abord obtenir la
condamnation devant le juge de l’État pour ensuite
enclencher des procédure d’astreinte et d’exécution de
décisions de justice.
Difficulté particulière quant à l’application de ce principe sur les EPIC : un certain nombre
d’entreprises publique étaient géré sous statut de EPIC.
En cette qualité, les EPIC voient leur bien protégé par le principe d’insaisissabilité. La
Commission européenne considère cela génère une aide de l’État qui favorise les EPIC qui ne
courent aucun risque d’insolvabilité (jeu de concurrence non respecté).
C’est un des éléments qui explique la transformation de certains EPIC en SA.
La commission a adopté plusieurs décision concernant l’incompatibilité des EPIC et
SA
Réaffirmé par un autre arrêt de la CJUE 2018 « Commission c. France » la Cour estime que
la Commission peut considérer que le statut de EPIC bénéficie d’une présomption
défavorable.
La propriété publique = propriété particulière. D’un côté, elle est soumise aux mêmes
règles que la propriété privée (compétence juge judiciaire), cependant elle reste une
propriété différente de la propriété privée, car les biens sont insaisissables et les biens
publics ne peuvent être vendus en dessous de la valeur marchande.
Le juge ne se prononce pas directement sur l’originalité de cette propriété. Très peu de
jurisprudence rendu sous le visa de l’article 544 code civil == le juge administratif évite de
faire référence à ce texte.
Titre 2 Le domaine public
== bien public soumis à un régime juridique spécifique. Il s’agit de biens immobiliers mais
aussi mobiliers, qui sont protégés parce qu’ils sont affectés à l’intérêt général.
Le régime de la domanialité public est actuellement en crise : La thématique de la propriété
a créé des perturbations à l’égard de ce régime qui était antérieurement forgé.
Le domaine public est attiré vers une logique de valorisation économique et également
soumis à des impératifs de réforme crise de sa définition et de son régime.
Crise de définition : la définition du domaine public a été très fortement élargi dans les
années 50 entrainant une extension à l’excès du domaine public.
Le CG3P tente par une définition plus stricte de réduire le périmètre du domaine.
Il traverse également une crise de gestion : manque d’efficacité de la gestion malgré
l’engagement de plusieurs réformes de l’État dans le but de rationaliser les institutions qui
gèrent le domaine public étatique.
L’identification repose sur plusieurs principes directeurs qui permettent de définir comment
est composé le domaine public.
Il n’existe pas de biens qui font par nature, partie du domaine public.
Tous les biens peuvent être rangés soit dans le domaine public, soit dans le domaine privé.
Le législateur peut librement déterminer l’appartenance d’un bien à l’un des deux domaines.
Il peut arriver dans certaines affaires que la questions de la domanialité posée devant le juge
administratif suppose avant d’identifier qui est le propriétaire dans ce cas le juge
administratif doit sursoir à statuer sur l’appartenance du bien au domaine public et saisir le
juge judiciaire de la question de propriété (le juge administratif peut statuer par anticipation
(de manière plus générale) pour éviter un aller-retour entre juge administratif/judiciaire =>
anticipation).
Des critères complémentaires s’ajoutent. Ceux-ci peuvent étendre le domaine public, et qui
peuvent permettre d’étendre le domaine public aux biens qui ne satisfont pas totalement le
critère fonctionnel.
§1 l’appartenance du bien à une personne publique
Pour faire partie du domaine public, un bien doit appartenir à une personne publique.
La jurisprudence a établi le principe, et le CG3P a légalisé le principe (article L.2111-1)
Cette appartenance relève le rapport de propriété qui relie le bien à la personne morale de
droit public. Le code est l’aboutissement d’une longue évolution sur l’idée de propriété en
droit public.
Cette condition est importante => elle induit que les personnes privées ne possèdent
pas de domaine public.
Une jurisprudence constante == les biens des personnes privées ne peuvent pas faire partie
du domaine public.
Arrêt Conseil d'État 1935 « Marécar » = statut d’une cimetière qui appartenait à une
personne privée. Un particulier ou une personne privée ne peut pas détenir un domaine
public.
Une solution qui s’applique largement aux murs longeant les voies publiques et qui sont
implantées dans des propriétés privées.
Conseil d'État avis 2004 « AFP » => statuer sur le régime de l’AFP == organisme de droit
privé == le Conseil d'État en faveur de ce statut == les biens de l’AFP ne peuvent faire partie
du domaine public.
Cette solution concerne les particuliers, associations et entreprises (forme juridique de droit
privé), précision : la solution concerne les SEM (société économique mixte) => entreprise de
droit privé mais à capitaux publics (50%-80%) (société parapublique).
La solution s’applique sur les établissement publics lorsqu’ils sont transformés en SA.
Lorsque l’État sociétise un EP => les biens de l’EP pour pouvoir être transférés à la nouvelle
société créée doivent être déclassé == sorite du domaine public et donnés en dotation à la
nouvelle société.
Ex. Aéroport de Paris. (loi 20 avril 2005)
Non, la création d’un régime juridique particulier puisque l’État tout en transférant les
biens à ces sociétés privées conserve un pouvoir de contrôle vis-à-vis de ces biens.
Généralement il peut s’opposer à la vente ou à la cession de ces biens s‘il considère que cela
peut compromettre la continuité du service public. Ainsi, les biens transmis à ces société
sont généralement grevés d’une servitude légale très proche d’une régime quasi-domaniale.
Cad que le législateur est en train de créer tout en transférant les biens à ces société, un
régime ad hoc pour ces biens (un régime parapublic). L6323-6 du code des transports publics
= lorsqu’un ouvrage qui appartient à aéroport de Paris et qui est situé dans le domaine
aéroportuaire, l’État peut s’opposer à sa cession, ou son apport lorsque cela peut porter
préjudice à l’accomplissement de la mission de service public.
Il faut non seulement que la personne publique soit la propriétaire, mais il faut qu’elle en
soit la propriété exclusive. Elle doit avoir une entière et pleine contrôle du bien.
Plusieurs conséquences :
Si l’administration est propriétaire d’un bien en copropriété, ce bien ne peut pas faire
partie de son domaine public, il fera partie de son domaine privé.
o Conseil d'État 1994 « Compagnie d’assurance la préservatrice foncière »
Exclusion de la copropriété dans le domaine public.
Cette règle s’applique lorsque le bien est codétenu entre
plusieurs personnes publiques.
Même logique en indivision. Un bien en indivision ne peut pas
relever du domaine public, même si entre plusieurs personnes
publique.
Le CGP n’a pas rappelé ces différentes solutions mais on considère qu’ils ont été retenus, le
législateur reste implicitement fidèle au critères organique.
Pour l’État et les CT = pas de difficultés. Article L.1 CG3P = bien appartenant à l’État et aux
CT.
Un domaine public et des domaines publics, régionaux départementaux, et communaux.
Concernant les personnes publiques étrangères : elles ne détiennent pas de domaine public
en France == le droit international (souveraineté) s’oppose à ce qu’elles possèdent des biens
inaliénable.
A l’inverse, l’État français possède des biens publics à l’étranger qui peuvent bénéficier du
régime de la domanialité publique.
Arrêt Conseil d'État 25 juin 2021 « scté Mezzi et Fonderia » concernant la villa
Médicis = propriété de l’État == statut du bien domanialité public ou non ?
La Cour affirme le statut de bien public même si c’est à l’étranger. Le CG3P n’a
pas énoncé des critères géographique dans la définition du domaine public.
Le Conseil d'État a précisé le juge et le droit compétent : Compétence du juge
administratif français. Le Conseil d'État énonce qu’il peut y appliquer le droit italien sous
réserve des règles d’ordre public prévues par le CG3P.
1. Le cas des établissement publics
EP = personne morale de droit public qui assure une mission spéciale et pour cela, dispose
d’une autonomie administrative et financière. (Universités, Musées, RATP…)
La jurisprudence était partagée. Le juge administratif a pendant longtemps affirmé que les
EP ne possédaient pas de domaine public (arrêt « lecoq » 1978)
Le juge judiciaire a eu l’occasion de dire que les EP ont un domaine public (1963 Sieur
Montagne == tableaux du Louvre appartenaient au domaine public.)
Le juge administratif n’est pas resté insensibles aux arguments des directeurs d’EP.
Le juge a fait évolué sa jurisprudence avec l’arrêt « EDF » 1998 Le Conseil
d'État confirme que les EPIC possèdent un domaine public mais en prévoyant une
dérogation le cas où le législateur en aurait décidé autrement. Le Conseil d'État a
jugé que les biens d’EDF étaient dans son domaine privé.
Le CG3P n’a pas remis en cause les jurisprudences sus mentionnées.
Depuis le début des années 80, le législateur a créé de nouvelles formes juridique de
personnes publiques.
- GIP (groupement d’intérêt public)
- BdF
- Les autorités publiques indépendantes (celles qui ont la personnalité morale = API)
o AMF
o HAS
o ARCOM
Ces différents organismes peuvent avoir un domaine public. Le Conseil d'État l’a admis à
propos de la BdF dans un avis de 1999.
Le CG3P consacre cette possibilité à l’article L.2 (« bien appartenant aux autres personnes
publiques »). Le CG3P adopte une approche différente car pour ces personnes publiques, ce
n’est que si leur texte constitutif le prévoit qu’elle possède un domaine public. L’existence de
domaine public n’est pas de plein droit.
Cas de beaucoup d’API, pour l’AMF le législateur a précisé dans le texte constitutif
l’existence d’un domaine public.
Confusion sur les biens des GPI == ce sont des personnes morales créées sur convention. Il
faut que le contrat prévoie l’existence d’un domaine public, ce qui n’est pas souvent le cas.
Le critère organique est nécessaire mais pas suffisant. Pour appartenir au domaine public, les
biens des personnes publiques doivent recevoir aussi une affectation d’intérêt général.
Ce critère a été ajouté pour éviter une extension trop importante du domaine public.
Ce critère vient de limiter le premier critère.
La jurisprudence a admis qu’il pouvait y avoir 2 affectations possibles qui ont été également
consacrées par le CG3P. Ce à quoi s’ajoute un critère complémentaire : le bien doit avoir été
aménagé <= conditions d’aménagement stricte prévues par le CG3P.
Un bien à vocation d’entrer dans le domaine public : s’il appartient à une personne publique
et s’il est affecté à l’usage direct du public soit à un service public.
Le domaine public désigne ici, l’espace public = l’espace mis à la disposition du public. (usage
historique).
À contrario, s’il n’est pas possible d’utiliser directement le bien, le juge considère qu’il n’y
pas affectation à l’usage direct. Le juge aussi considère que pour certains biens, le public ne
chercher pas à utiliser le bien pour lui-même, mais pour bénéficier d’une prestation de
service public == pas d’usage direct.
Ex. Gare = prestation et non usage direct.
Un bien qui n’est pas affecté à l’usage direct du public peut cependant être soumis à la
domanialité publique, s’il est utilisé par la personne publique en vue d’accomplir des
missions de service public.
Jurisprudence années 50 : d’abord par le juge judiciaire : des biens affectés au service public
pouvaient faire partie du domaine public.
Conseil d'État 1956 « Société le Béton » ports et parcelles appartiennent au domaine
public ? Le Conseil d'État affirme que si un bien est affecté à un service public, il peut faire
partie de la domanialité publique.
Cette solution va être réitérée dans une autre affaire : arrêt Conseil d'État « Le Dauphin »,
1959 monument historique situé à Arles == affecté au service public culturel et
touristique domaine public de la ville.
Ces deux jurisprudences vont entrainer une grande extension (stadium, palais de
justice…) du domaine public tous les biens affectés à un service public (SPA/SPIC) ==
domaine public.
Société Cathédrale d’image 2016 concerne les carrières situées dans une commune, que
celle-ci a décidé de transformer en cite culturel, et a été confié à une société en gestion. Le
Conseil d'État énonce que l’activité, bien qu’activité d’intérêt général. Cependant, la
Commune n’a pas souhaité organiser un service public et donc les carrière font partie du
domaine privé de la commune == pas d’affectation à un service public.
Tous les immeubles administratifs de l’administration = domaine public (effet scté le Béton)
2004, le législateur est intervenu et a fait basculé les bureaux administratif de l’État dans le
domaine privé, et le CG3P a suivi le législateur.
La CA de Nancy 2020 « Commune de Lamoura » a jugé récemment qu’un Chalet dans une
situation de Ski destiné à la restauration des skieurs et des randonneurs, faisait partie du
domaine public car affecté au service public touristique.
Le CG3P a confirmé ces deux affectations possibles, qui lui aussi sort indemne de la réforme,
voire un certain regain. En revanche le CG3P est venu réorganiser le critère d’aménagement.
Le juge avait ajouté un critère nécessaire pour qu’un bien rentre dans le
domaine public même s’il remplit le critère d’affectation : un
aménagement spécial.
L’aménagement indispensable :
Le CG3P substitut l’aménagement indispensable à l’ancien aménagement
spécial : L.2111-1.
Le terme « indispensable » montre que le législateur a voulu resserrer le
périmètre de la domanialité publique et contrecarrer la jurisprudence.
3 théories jurisprudentielles qui permettaient d’intégrer dans le domaine public des biens
qui ne répondaient pas aux critères de l’affectation et de l’aménagement, et qui n’auraient
pas dû intégré le domaine public.
A- La théorie de l’accessoire
Une méthode qui permet au juge d’étendre le domaine public à des biens qui ne répondent
pas aux critères précités. Cette théorie permet d’intégrer au domaine public, les biens
secondaire (accessoire) d’un bien principal qui lui fait partie du domaine public.
En application de cette théorie, font partie du domaine public, les commerces dans les
galléries des gares, des aéroports, les canalisation d’eaux sous la voie publique…
Théorie critiquée car imprécise et très extensive == sources d’insécurité juridique des
administrés.
Dans les affaires où le code est applicable, dans l’ensemble le juge administratif a une
conception plus stricte de la domanialité publique par accessoire.
Avis Conseil d'État « domaine national de Chambord », 2012 les abords du
château appartiennent au domaine public ? Le Conseil d'État a considéré que les avis
occupés par les commerces ne remplissaient pas les deux conditions cumulatives. Il a été du
même avis pour les fermes du domaine.
Cette théorie permet d’étendre le régime de la domanialité publique à des bâtiments, des
ouvrages et des installation incluses dans un ensemble immobilier et de les soumettre au
même régime de la domanialité publique. Plutôt que d’appliquer les critères un par un ==
appréciation globale.
Cette théorie a été appliqué à propos des gares : Conseil d'État « société lyonnaise des
transports », 1965 ; aux aéroports, aux ports, aux hôpitaux…
Le juge va alors examiner si les biens sont divisible ou indivisible les uns des autres
(possibilité de communiquer d’un bâtiment à un autre).
Le CG3P ne fait pas référence à cette théorie : la doctrine est alors divisée sur l’impact du
code sur la théorie.
Cas dans lequel le code est intervenu : les immeubles à usage de bureaux <= domaine privé
des personnes publiques sauf lorsque les bureaux forment un ensemble indivisible avec un
bien immobilier du domaine public.
Théorie très critiquée en raison de son imprécision : à partir de quel moment le bien est
considéré aménagé virtuellement ? source d’insécurité juridique.
Le CG3P intervient et précise que les biens doivent faire l’objet d’un aménagement
indispensable == l’aménagement doit soit avoir été effectué, soit à minima être encours ;
l’intention de l’aménagement n’est plus suffisante.
Le Conseil d'État a tranché en faveur de l’absence de rétroactivité du code = les biens qui
sont entrés dans le domaine public avant 2006 sur le fondement de la virtualité de
l’aménagement n’en sont pas sortie du fait du code. Conseil d'État « association ATLALR »,
2013
Pour les biens postérieurs à 2006, la jurisprudence ATLALR indique que le bien doit avoir fait
déjà l’objet d’un aménagement. La volonté de la CT n’est plus suffisante.
Décision 2016 « commune de BAILLARGUES » == il faut que les travaux soient entrepris de
façon certaine. Lorsque les travaux sont purement hypothétiques (devis, plan d’architecte…)
la jurisprudence refuse désormais d’appliquer cette théorie.
Le code corrige ces 3 théories afin de limiter le domaine public et ce mouvement est
accompagné par le juge.
Une liste des biens incorporés dans le domaine. Plusieurs critères peuvent être utilisé pour
dresser cette liste : distinction entre les biens immobiliers et les biens immobiliers (la
présentation dans le CG3P).
La masse de loin la plus importante et la plus diversifiée dans son contenu du domaine
public. Ces biens se répartissent en deux catégories : certaines appartient au domaine public
immobilier naturel, et d’autres au domaine public artificiel.
L’État est l’unique propriétaire, mais souvent il confie la gestion aux autres structures : les
CT, le conservatoire de l’espace littoral…
Composition
- Lais de la mer
Les terrains formés par les alluviaux que la mer dépose sur le littoral.
Les lais et les relais, étaient d’abord rangés dans le domaine privé, et donc pouvaient être
vendus. L’appartenance au domaine privé = source de complication pour les exploitants de
plages privées. Avec la loi de 1963 (extension du domaine public) = les lais et relais
postérieur à 1963 + adoption d’un texte == intégration dans le domaine public par arrêté
préfectoral (cela été fait pour tous les relais et les lais = 1500 hectares).
Évolution de la loi de 1963. Avant ils ne faisaient pas partie du domaine public = gênant pour
l’État <= exploitation des richesses dans les fonds marins. (les épaves gisant sur le sol et
sous-sol n’appartiennent pas à l’État).
La mer territoriale est définie par le DIP == largeur 12 milles marins == 22,224m.
Au-delà = ZEE 144k km == l’État possède des droits économique, mais cette zone
n’appartient pas à l’État.
Une réserve qui se situe dans les DOMTOM = régime constitué sous l’AR (zone des 50 pas du
Roi) bande de terrain de 81,2m de large à partir du rivage == la zone était destinée à
défendre les anciennes colonies (artillerie…). Cette zone a longtemps appartenu au domaine
public maritime, et qui a été rattaché au domaine privé de l’État en 1955 == permis à l’État
de vendre un certain nombre de terrain pour autoriser les promoteurs à construire =
favoriser le tourisme. Bilan mauvais d’une pdv de protection du littoral, le législateur a
réintégré cette bande dans le domaine public par la loi 1986.
Communication directe avec la mer. Arrêt Cass. 1842 « Fabre » = domaine public.
3 conditions pour que le sol et le sous-sol des étangs salé :
Eau salée
Poissons de mer
Communication directe avec la mer de façon naturelle
Conditions appréciées souverainement par les juges.
Un étang de ce type cesse d’appartenir au domaine public s’il n’est plus en communication
naturelle avec la mer -> domaine privé de l’État.
Qu’en est-il des plages entourant les étangs appartenant au domaine public de l’État ?
Les ports de l’État ont été réformés en 2008, nouveau label : GPM (grand port maritime) ==
recentre les ports sur leur activité de police (mission régalienne), en revanche : interdiction
de gérer les activités économiques (les activités de manutentions, stockage, etc…).
Toutes les dépendances des ports (digues, quais, les ouvrages servant à la navigation
maritime même si situé en dehors port…) font également partie du domaine public
maritime.
Les travaux ayant permis la construction de ces ouvrages sont des contrats soumis au régime
de concession par endigage = des contrats qui existent depuis l’AR mais qui ont vu leur
finalité totalement changée. Jusqu’au XXe siècle, les travaux étaient faits dans un but intérêt
général (assécher les marées dans un but de santé publique…). Le juge avait forgé un régime
juridique très favorable : le concessionnaire avait la propriété des terrains exondés.
Cependant ce régime avait été détourné, particulièrement à partir du moment où des
constructions de marinas ont eu lieu (années 60), les promoteurs ont ensuite vendu les
terrains etc…
Le législateur est intervenu avec la loi de 1963 en posant une règle : incorporation des
terrains exondés au domaine public. Cette même loi prévoyait que les clauses du contrat
peuvent prévoir le maintien de la propriété au profit du concessionnaire. Le juge a reconnu
que ces clauses étaient translatives de propriété (arrêt Conseil d'État « SCHWETZOFF »,
1982). Le législateur est intervenu encore une fois en 1986 avec la Loi « Littoral » : il ne peut
plus être porté atteinte à l’état naturel des rivages de la mer les concessions d’endigage
ne sont plus translatives de propriété depuis 1986. Solution confirmée par le CG3P avec
l’article L5331-13.
Ordonnance royale 10 juillet 1835. Une définition spéciale : un domaine public spécial ==
L.2111-7 CG3P == le domaine public fluvial naturel est constitué des cours d’eau et des lacs,
appartenant à l’État, aux CT et à leur groupement, et qui sont classé dans leur domaine
public.
Ce domaine se caractérise par une extension progressive depuis sa création dans un soucis
de création économique. 122k km de cours d’eau (10% sont domaniaux).
Ce domaine était exclusivement pendant longtemps propriété de l’État, pour les mêmes
raisons que les domaine public maritime == des biens nécessaire à la protection militaire du
pays + élément important de la politique économique (commerce).
En 2003, le législateur a créé un domaine public fluvial appartenant aux CT en opérant des
transfert gratuit des biens sur la base du volontariat. Cela n’a pas très bien fonctionné. Peu
de CT ont souhaité de devenir propriétaire du cours d’eau en cause pour des raisons
financières + le fait que la plupart des cours d’eau n’avait pas leur cœur ouvert à la
décentralisation (qui restent à l’État).
Pour les parties non navigables (une partie de la Loire et la Garonne) appartiennent à l’État
pour des raisons notamment régaliennes = Centrales nucléaires qui ont besoins d’un cours
d’eau propre à eux.
L’État ne gère pas directement ce domaine public. La gestion est confiée à VNF (voies
navigables de France), créé en 1990, et qui gère 7k km voies et 40k hectares le long de ces
voies.
Définition spéciale, qui ne repose pas sur les caractéristique naturelle du fleuve ou du lac,
mais plus une définition formelle/juridique qui ne prend plus en compte depuis 1910 le
caractère navigable ou flottable du lac ou du cours d’eau. Le législateur énumère des
caractéristiques à prendre en compte.
Toutefois le Conseil d'État a jugé qu’un bien du domaine public fluvial, bien que non classé,
pouvait faire partie du domaine public s’il répondait aux critère généraux de la domanialité
publique : l’appartenance, l’affectation et l’aménagement indispensable.
Arrêt Conseil d'État « Communauté d’agglomération du Lac de Bourget », 2015
Cette décision a été critiqué = le juge fait perdre au domaine public fluvial sa spécificité ?
Les alluviaux, les relais, et les terrains submergé lorsque le débit du fleuve est à son
maximum. En revanche ceux qui reste submergé appartient aux propriétaires privés.
L’eau des lacs et de fleuves n’appartient pas au domaine public.
Comprends les ports publics fluviaux, les terrains qui sont situés dans l’emprise des ports, les
berges, les quais…
Des ports qui sont confié en gestion à des EP. Port de Paris, port de Strasbourg, qui ont fait
l’objet de grands réforme. Le port de Paris a été fusionné avec le port du Havre et le port de
Rouen = ordonnance mai 2019 == création d’une nouvelle EP portuaire = gestion du trafic
sur la Seine = « Grands ports fluviaux maritime de l’axe de la Seine » (HROPRA port).
Un domaine public exclusivement artificiel qui possède une définition spécifique : L2111-14
« Le domaine public routier comprend l'ensemble des biens appartenant à une
personne publique, à l'exception des voies ferrées. ».
Par circulation terrestre, il faut entendre circulation des véhicules à moteur. Lorsque des
terrains et des parcelles sont affectés à l’usage des piétons, ou servent de promenades ==
ces terrains n’appartiennent pas au régime du domaine public routier.
Une allée qui n’est pas goudronnée et qui est interdite à la circulation automobile, n’est pas
considéré pour le juge comme une voie affectée à la circulation générale.
La voie routière est dotée d’une code spécifique, car c’est un domaine public qui appartient
à plusieurs propriétaires.
- L’État est un propriétaire minoritaire
- Les départements et les communes == grands propriétaires ;
- Les régions ne possèdent pas de domaine public routier.
Types de voies :
2 grandes catégories :
o Les ouvrages d’art : les construction qui permettent le passage d’une route :
Ponts, tunnels…
Ils font partie du domaine public routier non pas entant qu’accessoire
mais en raison de leur caractéristiques propres.
Pour le juge administratif, les ouvrages d’art sont la propriété des CT
qui sont propriétaires des voies portées.
Conseil d'État « Préfet de l’Hérault », 1906 <= principe jamais
remis en question et rappelé à plusieurs reprises :
o Arrêt Conseil d'État « Département de la Somme »,
2001
Ouvrages qui inquiètent les forces publiques quant à la sécurité ==
manque d’entretient
18 à 20% des ponts routes des communes seraient en
mauvaise état.
10% des ponts routes départementaux seraient également en
mauvaise état.
o Voies communales
Des voies affectées à la circulation à l’intérieur d’une commune et qui
appartiennent au domaine public communal.
Elles ont été marquées par des changements :
Lorsque les intercommunalités ont été crées
o Beaucoup de communes ont fait le choix de transfère la
compétence de voierie à l’intercommunalité à laquelle
elles appartiennent == changement important
Intercommunialisation de la gestion du domaine
public routier.
o Les biens qui intègrent le domaine public routier par application de la théorie
de l’accessoire.
Des biens utiles ou à proximité des voies.
Sous-sol des voies publiques
Parc de stationnement
Les fossés, les talus les murs de soutènement, les trottoirs, les
arbres, les ralentisseurs, les panneaux publicitaires, panneaux
de signalisation…
Très grand élargissement du domaine public
La jurisprudence évolue = théorie de l’accessoire indispensable
2 catégories des voies ouvertes à la circulation mais qui n’appartiennent pas au domaine
public routier :
- Les chemins ruraux :
o Des voies situées dans les communes rurales qui étaient des chemins utilisé
pour les travaux agricoles.
o Des voies qui relèvent du code rural.
o Elles appartiennent au domaine privé des communes par détermination de la
loi.
o Différence avec les voies communales <= appartiennent au domaine public de
la commune.
o Les chemins ruraux ne sont pas soumis à l’obligation de l’entretien.
Pose un problème : récemment le juge administratif a admis qu’une
commune pouvait déclassé une voie communale et la qualifié de
chemin rural échapper à une obligation d’entretien qui avait été
prononcé par le juge administratif.
A- Incertitude et discussion
C’est le juge judiciaire qui a reconnu l’existence d’un domaine public mobilier.
Les juridictions administratives ont été plus lente de reconnaitre l’existence de ce domaine.
Cela s’explique par le fait que c’est un contentieux plus rare quantitativement.
Le Conseil d'État consacrera de son côté l’existence de ce domaine avec l’arrêt « Commune
de Barran », 1932 à propos des biens mobiliers d’une église de commune <= fait partie du
domaine public (les biens antérieurs à 1905 = appartiennent à l’État -> postérieurs ==
associations de cultes).
Ce domaine public mobilier a toujours fait l’objet de débats : la doctrine se demandait de
l’utilité de ranger dans le domaine public, des biens meubles. Est-ce que tous les biens
meubles doivent être dans le domaine public ?
Un critère : quel bien dans les biens mobiliers, soumettre à la domanialité publique ?
Critère de l’absence de remplacement du bien => lorsqu’il est rare ; et lorsqu’il
l’objet d’une conservation.
Le CG3P met fin à toutes les discussion en affirmant l’existence du domaine public mobilier.
Un chapitre entier est consacré dessus : L2112-1.
Le texte ne met pas fin à toutes les difficultés car il reste difficile de cerner l’étendu de ce
domaine public.
Le code énonce une définition qui repose sur deux méthodes qui coexistent dans l’article :
De nos jours il n’existe pas de procédure générale de déclassement, le législateur doit les
étudier au cas par cas pour restituer les biens.
o Loi 24 décembre 2020 relative à la restitutions de biens culturels au Bénin et
au Sénégal.
Question de l’existence d’un droit à l’image détenu par les personnes publiques sur biens
mobiliers culturels. Est-ce que ces personnes doivent autoriser les prises de vue de ces
biens ?
Pratiques variée dans les musées, selon les collections…
Détention d’un bien = détention d’un droit à l’image ?
Initialement le juge administratif avait considéré que les personnes publiques peuvent
refuser l’autorisation de prendre des photos de leurs œuvres.
o Jurisprudence commune de Tours
Cf. jurisprudence Café Gondrée
Évolution de la jurisprudence avec une affaire portant sur un bien immobilier (Château de
Chambord) == litige opposant le Château de Chambord et la marque de bière 1664 dans le
cadre d’une publicité. (Conseil d'État 2012 = ensemble du domaine de Chambord
appartiennent au domaine public). La marque a utilisé l’image du château sans autorisation.
Conseil d'État 2018 « Chambord » Le juge confirme que l’image d’un bien
du domaine public ne constitut pas en lui-même une dépendance du domaine public et n’est
pas un accessoire. Le juge ajoute que l’administration ne peut pas soumettre d’elle-même
les prises de vues à un régime d’autorisation préalable car ce serait une restriction à la
liberté d’entreprendre et à l’exercice du droit de propriété. Le Conseil d'État réserve tout de
même le cas où le législateur souhaiterait de créer un régime d’autorisation.
La jurisprudence commune de Tours est abandonnée. L’arrêt Chambord est classé dans le
recueil « Lebon » avec la mention « contraire à l’arrêt commune de Tours » prise de vue
des biens mobiliers = libre sauf régime d’autorisation spécifique.
Les modalités d’entrée varient selon s’il s’agit de biens du domaine public naturel ou du
domaine public artificiel.
Même s’il s’agit d’une propriété privée, celui-ci devient de plein de droit une dépendance du
domaine public maritime.
Le propriétaire privé n’a aucun droit à indemnisation car cela n’est pas considéré comme
une expropriation (extension du domaine public par phénomène naturel).
La situation inverse peut se produire également. Un terrain qui abandonné par la mer. La
jurisprudence juge que les terrains abandonnés par la mer, retrouve leur régime juridique
antérieur et redeviennent des propriétés privées (automatisme).
Exception :
Le domaine public fluvial == perte de qualité de domaine public naturelle puisque depuis +1
siècle == appartenance au domaine public = dissocié des critères naturels = l’acte de
classement entraine la domanialité publique.
Régime différent.
- Procédure d’affectation
o Fait rentrer le bien dans le domaine public.
- Affectation de fait
o Utilité donnée au bien => intérêt général.
o Peut être suffisante pour faire tomber le bien dans le domaine public.
= Affectation matérielle = utilisation concrète du bien en vue de la mission qui lui est
assignée dans le cadre d’un service public par exemple.
Le fait domine ici et entraine l’affectation à la domanialité publique.
En l’absence de texte contraire, l’affectation de fait est suffisante.
La jurisprudence considère que le fait que des piétons utilisent un terrain spontanément
pour circuler ne vaut pas affectation de fait car ce n’est pas une affectation voulu
Arrêt Conseil d'État 2015 « Commune de Neuve-Maison »
volonté de l’administration est nécessaire pour l’affectation.
Le moment de l’incorporation varie selon le type de domaine. S’il s’agit d’un bien affecté au
service public, l’affectation de fait exige la réalisation de travaux. Ces travaux doivent avoir
débuté ou entrepris de façon certaine => théorie du domaine public virtuel.
Pour les biens affectés à l’usage direct du public, ils entrent dans le domaine public à partir
du moment où ils sont effectivement et concrètement utilisé par les administrés.
Le juge considère que si un acte juridique d’affectation a été adopté, mais que
l’administration n’affecte pas matériellement le bien, il ne fait pas partie du domaine public
L’acte juridique à lui seul n’est pas suffisant : l’affectation de fait domine => réalité
factuelle.
CG3P L2111-3
La seule limite qui pourrait entrainer l’annulation de l’acte par le juge == si le classement ne
correspond aux critères de définition du domaine public <= REP.
(Risque d’erreurs).
Cette acte d’affectation peut être expresse ou tacite (résultat d’un autre acte administratif =
déclaration d’utilité publique).
Décision d’aménagement des biens peut être une décision d’affectation.
L’acte juridique d’affectation n’est pas nécessaire, celle-ci peut résulter des circonstances de
fait.
Cette affectation soulève une question : Est-ce que l’affectation peut être modifiée dans le
temps ? des changement du gestionnaire du bien ?
3. Les transferts de biens et les modification d’affectation
De nos jours il existe un mouvement de circulation des biens entre personnes publiques.
L’État peut mettre à dispositions des biens qui lui appartiennent à des CT.
Une région peut mettre à disposition des biens à une commune etc…
Beaucoup de biens n’ont qu’une affectation et utilité. Il existe donc une spécialité de
l’affectation.
Ce régime a été établi par la jurisprudence, le code vient pour la 1ere fois d’encadrer L2123-
7 et -8 CG3P Signature d’une convention qui règlemente les superpositions de biens.
Difficulté : en cas de dommage causé par le bien (responsabilité) ex. Accident au niveau de la
barrière à niveau…
Il faudra trouver le gestionnaire de la portion du bien qui est la cause du dommage.
Possibilité reconnue par la jurisprudence. Pour les CT, les textes étaient silencieux jusqu’à la
loi du 7 janvier 1983 (loi de décentralisation) => autorisation des CT à mettre à disposition
entre elle, des biens pour exercer leur compétences.
Article L2123-3 CG3P autorisation de toute les personnes publiques à opérer entre elle
des transfert de gestion d’immeuble dépendant de leur domaine public.
Cela n’entraine pas un transfert de propriété. Sont transféré seulement les prérogatives
découlant de l’usus et du fructus. Le bénéficiaire peut donc utiliser le bien conformément à
son affectation, il ne peut pas modifier l’affectation (prérogative du propriétaire), il doit
contribuer aux charges d’entretien courant, les grosses réparations restent à charge du
proprio. Au titre du fructus, il peut délivrer des autorisation d’occuper le bien en question =
source de recette complémentaire.
Le retour du bien dans le patrimoine du propriétaire initial, est prévu dans 2 cas :
- Le bien n’est plus utilisé conformément à son effet prévu = retour automatique ;
- La personnes publique propriétaire a besoin de récupérer le bien pour modifier
l’affectation sous conditions d’indemnisation.
Il existe des dispositifs spécifique uniquement valables pour l’État. Ce dernier possède ces
propres procédure de transfert de la gestion des biens :
- Transfert de compétence lié à la décentralisation
o Article L1321-1 CGCT
Un dispositif spécifique
Autonomie locale à des portée moindre = État unitaire…
o L’État peut mettre à disposition les biens qu’il possède
dans le cadre de transfert de compétence. C’est un
transfert gratuit + l’État conserve la propriété du bien, il
peut transférer la propriété du bien
Ex. transfert des biens dans le domaine
de l’éducation nationale (primaire =
commune ; collège = département ;
lycée = région).
« Les conventions de gestion » L2123-2
CG3P => permet à l’État de confier la
gestion de ses biens sans changement
d’affectation à des CT, EP, personne
privée (associations, fondations… =
utilité publique).
- Dans les concession de service public -> lorsque la personnes publique confie à une
personne privé un service public, les biens sont transférer également. La personne
publique peut alors modifier l’affectation de certaines affectations. Cela entraine une
indemnité tout de même.
- L’État a conserver le pouvoir de modifier, de façon forcée, les affectation de tous les
domaine public et notamment des domaine public qui ne lui appartient pas. Il peut
modifier l’affectation des biens des CT, EP…
o État == régulateur du domaine public dans son ensemble. Un pouvoir qui
vient contrebalancer l’éclatement du domaine public après la
décentralisation : compétence exclusive.
Prérogative obsolète de nos jours.
Article 72 Constitution == libre administration des CT.
Le juge maintien cette prérogative lorsqu’il s’agit d’intérêt national
Article L132-3 code de l’expropriation.
- Technique insérée par la loi 27 février 2002, et qui permet à l’État dans le cadre
d’une opération d’expropriation, de modifier l’affectation d’un bien du domaine
public car les biens du domaine public ne sont pas expropriable = seul moyen de
contraindre le propriétaire public == modification de l’usage. La CT reste proprio du
bien, mais est dépassé quant à la gestion.
- La théorie des mutations domaniales = technique la plus ancienne. Forgée par la
jurisprudence avant la précédente. Reconnue par la Cour de Cass en 1897 « Chemin
de Fer d’Orléans » et par le Conseil d'État dans 2 arrêts de principes
Ville de paris 1909, 1905
Procédure critiquée car pas de procédure d’enquête publique, aucune indemnisation des
personnes publiques propriétaire => repose uniquement par décision de décret par le PM ou
des ministre intéressé.
Le CG3P a maintenu cette technique, et l’a codifié article 2123-4 : le législateur impose un
indemnisation en cas mutation autoritaire de l’affectation d’un bien .
A. Les principes
Cette règle est maintenue par la jurisprudence y compris pour les biens mobiliers = lorsque
l’État ou une CT veut restituteur un bien qui était détenu dans les collections d’un musée
public, il faut passer par un acte de déclassement afin de restituer le bien.
Conseil d'État 2008 « Ville de Rouen »
Cette exigence d’acte de déclassement a été confirmé par le CC décision 1986 « Liberté de
communication ».
Un bien déclassé tombe dans le patrimoine privé de la personne privée propriétaire =>
domanialité privée.
Une exception, la sorite du bien peut être prononcé par un déclassement sans désaffectation
= la sortie des biens du domaine public routier pour lesquels le Conseil d'État a jugé que c’est
l’acte de déclassement qui portait en lui-même l’acte de désaffectation une seule étape
dans la sortie.
Conseil d'État 19 décembre 2018
Un bien peut sortir du domaine public sans déclassement préalable == fluidifier la gestion du
patrimoine immobilier des administrations.
La jurisprudence considérée que lorsqu’une personnes publique voulait vendre un bien de
son domaine public à une autre personnes publique pour que celle-ci l’incorpore également
dans son domaine public, il fallait le désaffecter, le déclasser, procéder à la cessation et que
la nouvelle personnes publique, le réaffecte.
Conseil d'État « Tête » 1998
Règles applicables pour fixer les limites du domaine public par rapport aux propriétaires
privés riverains.
Une procédure spéciale s’applique ici. Différente des délimitation des propriétés privées
(action en bornage).
Une procédure unilatérale, pas de contrat sur les limites du domaine public. Il faut
désaffecter et déclasser au préalable.
Une procédure obligatoire pour l’administration. Si un riverain en fait la demande,
l’administration ne peut pas refuser de procéder à la délimitation du domaine public
Conseil d'État 1975 « Leverrier »
A. L’inaliénabilité
Règle ancienne. Droit domanial de l’AR. L’inaliénabilité = règle qui remonte au XIVe siècle qui
s’applique au domaine de la Couronne. Rappelée par l’édit de Moulin en 1566.
Cette règle disparait à la Révolution puisque le domaine de l’État est rendu aliénable pour
des raisons financières.
L’inaliénabilité ne vaut que pendant l’affectation du bien à l’intérêt général les personnes
publiques peuvent vendre le bien, mais à la condition de le désaffecter et de le déclasser.
B. L’imprescriptibilité
Les personnes publiques ne peuvent pas invoquer l’article 2276 du code civil.
Ce principe est codifié dans l’article L.3111-1 du CG3P => il s’applique que pendant la durée
de l’affectation.
Le principe d’imprescriptibilité est conforme avec la CEDH mais aussi avec la Constitution.
- Affaire CEDH 2010 « DEPALLE c. France » => comptabilité de l’imprescriptibilité
français avec le protocole additionnel n°1.
- Conseil constitutionnel 2018 QPC « Brimo de Laroussilhe » => fragment d’une
tribune de la cathédrale de Chartre. Le CC dit que l’article L.3111-1 du CG3P ==
conforme à la Constitution. Aucun droit de propriété ne peut être constitué y
compris au possesseur de bonne foi.
Les gestionnaires public sont soumis à une obligation de conservation du domaine public. Le
but est de garantir qu’il ne soit pas porté atteinte à l’intégrité matérielle du domaine, et que
l’administration possède des actions/procédures protéger domaine public.
La notion de conservation n’est pas définie précisément par le code, elle n’est mentionnée
que de façon ponctuelle par le droit positif
Arrêt Conseil d'État « Commune St Brévin-les-Pins », 1963 reconnaissance à
l’administration de l’obligation d’assurer la conservation du domaine public.
L’administration est tenue de réaliser des travaux nécessaires à la bonne conservation des
biens du domaine public. <= assurer la bonne utilisation (affectation).
Malgré cette obligation formelle, de nombreux bien publics sont de fait, mal entretenus (les
ponts, domaine public militaire, culturel, prisons…).
Cette obligation d’entretien est affirmée par des textes particuliers la législation est
incomplète. Il n’existe pas de principe général d’obligation d’entretien du domaine public.
Le CG3P ne consacre pas une obligation d’entretien.
Cette obligation n’apparait que lorsque l’administration est condamnée sur le terrain
indemnitaire (responsabilité) lorsqu’un dommage est causé à une victime du fait du mauvais
entretien du domaine public.
Certaines voies ouvertes à la circulation mais n’appartiennent pas au domaine public (les
chemins ruraux => domaine privé) et ne sont donc pas soumis à l’obligation de l’entretien.
Cette entretien incombe à la personne publique propriétaire du domaine. Mais les dépenses
d’entretien sont à la charge de l’affectataire, lorsque le bien est donné en gestion à une
autre personne.
La jurisprudence repose sur la distinction entre entretien courant et grosse réparation (à la
charge du propriétaire).
Il peut également être possible que l’entretien incombe aux riverains du domaine public.
Dans certaines communes, perdurent des usages locaux qui imposent au propriétaire privé
de supporter les frais de construction et d’entretien des trottoirs.
Une des grandes spécificités du domaine public il existe une répression pénale qui a pour
but de protéger l’intégrité pénale du domaine public. Cette répression pénale == police de la
conservation du domaine public et qui donne à l’administration un pouvoir répressif qui est
reconnu par le CG3P L.2132-1 à L.2132-29.
Sans un pouvoir répressif qui n’existe pas sans texte. La jurisprudence a jugé à plusieurs
reprises que les sanctions prises = nulle lorsqu’elle avait porté atteinte pour les biens pour
lesquels les textes ne prévoyaient pas la protection de ces derniers.
C’est un pouvoir qui appartient à la personne publique propriétaire mais qui est transféré
aussi lorsque l’affectataire n’est pas le propriétaire.
C’est une police administrative spéciale <= règles applicables au concours de police.
La jurisprudence rappel que les 2 ne sont pas substituable l’une à l’autre. Le juge considère
qu’il y a un détournement de procédure si l’administration utilise son pouvoir de police
administrative générale à des fins de conservation du domaine public.
Conseil d'État 1927 « De Bellescize » == le maire avait adopté un arrêté interdisant la
circulation dans certaines voies afin d’éviter des frais d’entretien du domaine public.
Il peut également arriver qu’un même fait entraine double sanctions => cumul d’infraction
Ex. accident de la route qui endommage la voie.
Cette police sanctionne les atteintes portées aux voies publiques et aux biens accessoires des
voies publiques.
Ces contraventions ne sont pas les mêmes que celle du code de la route.
Il faut qu’il s’agisse d’atteinte à la voie publique, et que ce régime ne se limite qu’au domaine
public routier. Souvent le juge peut être amené à l’occasion d’une procédure de
contravention de voirie routière à vérifier si le bien appartient bien au domaine public
routier.
Le juge judiciaire est compétent. Régime établi depuis les années 20 => décret 1926.
Une procédure encadrée => procès-verbal => procRép => initiative des poursuites
L’administration peut aussi exercer l’action publique.
Si une autorité administration refuse d’engager des poursuites, le refus peut être attaqué
devant le juge administratif par une REP.
Les sanctions prononcées par le juge == amandes de 5ème classe + frais des pv + frais de
remise en état des lieux
L.2132-2 CG3P + les articles suivants qui énumèrent les domaine public protégés au titres
des CGV.
C’est une procédure qui amène à ce qu’une sanction pénale soit prononcée par une
juridiction administrative.
Le Conseil d'État fait un contrôle d’erreur manifeste d’appréciation => si le Conseil d'État
trouve une erreur d’appréciation du préfet => il annulera la décision.
Arrêt Conseil d'État 2005 « Cacheux » (ERIKA)
o Naufrage Erika <= le préfet n’avait pas poursuivi TOTAL <- le juge administratif
a été saisi et il a vu que la société s’était engagée dans le cadre d’un accord
avec l’État la remise en état des côtes (dépollution). Le Conseil d'État a précisé
que le motif d’intérêt général justifie que le préfet ne poursuive pas la
société.
3 types de condamnations :
- Première instance = Tribunal administratif
o Condamnation pénale == amande
o Condamnation à réparer les conséquences dommageables
o Condamnation à rembourser les frais d’établissement du pv
L’administration possède des moyens importants à l’encontre des personnes qui occupent
son domaine public dans autorisation.
Si l’injonction n’est pas suffisante, l’administrative doit saisir le juge qui prononcera
l’évacuation des lieux. Dans certains cas exceptionnels l’administration peut procéder manu
militari.
A. Saisine du juge
Jusqu’en 2001, l’administration peut saisir soit le juge administratif soit le juge judiciaire =>
double compétence des deux ordres.
Le juge juridicier est compétent pour ordonner l’expulsion de l’occupant d’un domaine privé.
Le juge judiciaire s’est déclaré compétent pour le domaine public également.
Cette seconde compétence a été très critiqué.
- Le juge du fond
Entant que juge de grande voirie. L’expulsion est ordonnée sans délai. L’administration n’a
pas à reloger l’occupant sans tire si la question se pose. L’administration peut demander le
paiement des sommes d’argents éventuelles que l’occupant n’a pas versé. Pas de trêve
hivernale dans le cadre du domaine public.
- La condition d’urgence
o Cette condition suppose que l’administration n’a pas le temps d’attendre le
déroulement complet de la procédure de CGV (plusieurs mois).
o Il faut que la gêne pour l’administration soit telle qu’elle ne peut attendre un
jugement au fond.
Conseil d'État 2012 « Pasdureanu »
Condition appréciée de façon souple == si l’occupation menace
l’intégrité du domaine, l’affectation du domaine ou le bon
fonctionnement d’un service public, le juge considère alors que
l’urgence est satisfaite
Dans certaines conditions, l’administration n’a pas le temps de saisir le juge des référés.
L’administration peut procéder d’office, sans décision de justice, uniquement dans 3 cas :
La loi prévoit dans plusieurs cas l’expulsion d’office du domaine public, sans saisine du juge.
C’est le cas de la mise en fourrière des véhicules == occupation sans titre du domaine public.
Expulsion des gens du voyage = loi 5 juillet 2000.
L’administration doit être prudente. L’urgence est ici appréciée très strictement par le juge +
il existe depuis 2001, le référé conservatoire qui permet d’obtenir du juge une décision
d’expulsion d’urgence. L’urgence doit être plus urgente que la simple saisine du juge des
référés == l’administration n’a même pas le temps d’attendre le juge des référés péril
imminant.
Si l’administration expulse d’office illégalement == engagement de sa responsabilité, et dans
le pire des cas, elle commet une voie de fait.
2 grandes utilisation, il est utilisé soit par les service public, soit par les administrés.
En cas d’utilisation par les service public, les règles d’utilisation sont précisées par la
personne publique propriétaire et éventuellement par la personne publique affectataire si ≠
du propriétaire.
Si le service public est confié à un tiers dans le cadre d’une concession, c’est le cahier de
charge qui définit les modalités d’utilisation.
Pour les biens affectés directement au public, les administrés peuvent utiliser ces biens de 2
façons :
- Dans le cadre d’une utilisation collective :
o Lorsque les citoyens utilisent ensemble dans les mêmes conditions les biens
du domaine public.
Ex. les plages
§1 L’utilisation des CT
A- La liberté d’utilisation
Fondamentale, consacrée de façon discrète par le droit positif. Pas d’article dans le CG3P.
Seul 1 article mention que le droit d’usage appartient à tous => L2122-1 CG3P.
Comme toute liberté, l’exercice de cette liberté s’exerce dans le cadre d’une réglementation
elle peut être limitée en fonction de la conjoncture nationale.
- Restriction de la circulation dans les espaces publics due à la crise sanitaire.
o Loi 23 mars 2020.
La liberté d’utilisation des voies publiques <= beaucoup d’évolution et assez révélatrices des
tendances générales en matière d’utilisation du domaine public.
L’étendue des pouvoirs de l’administration varie selon l’usage qui est fait de la voie. La
portée de la liberté d’utilisation n’est pas la même dans chacun de ces cas.
C’est une liberté qui est fortement protégé. C’est une liberté publique fondamentale à
l’égard de laquelle le juge administratif est protecteur.
2 grandes usages :
- Circulation des piétons
- Circulation des automobiles
Le juge administratif a jugé qu’un maire ne peut pas obligé les personnes non-résidentes de
la commune qui souhaitent faire des randonnées à se présenter à la mairie et de se déclarer.
Conseil d'État 1927 « Carrier »
Les autorités de police administrative peuvent réglementer l’usage des voies publiques des
piétons dans un but de protection de l’ordre public. Cette réglementation ne doit pas être
disproportionné et ne doit pas comporter d’interdictions générales est absolues. Ex.
Contentieux de couvre-feu des mineurs.
Conseil d'État 1963 « Commune de Gavarnie »
Arrêt 2018 Ligue des droits de l’homme c. Commune de Béziers » == Conseil d'État annule
l’arrêté municipale == il ne ressort pas du dossier que les mineurs de – 13 développaient un
risque particulier de délinquance dans les zones concernées par l’arrêté.
Le liberté d’usage des voies publiques par les automobilistes a été de + en + restreinte.
Mouvement contemporain défavorable à l’usage des automobiles == atteinte à la liberté
d’accès au domaine public <= atteinte à la liberté d’aller et de venir.
Le Conseil d'État a validé également les mesures d’interdictions de toute circulation afin de
créer des rues piétonnes.
- Conseil d'État « Ville de Dieppe » => restrictions justifiée au motif de la qualité de
vie.
Le stationnement prolongé sur la voie publique == usage anormal de la voie publique dès les
années 1930. Le principe du paiement d’une redevance pour le stationnement est admis dès
l’arrêt du Conseil d'État de 1928 « Laurens ». Le juge administratif a donné des pouvoirs très
étendu aux autorités de polices qui peuvent définir les emplacement du stationnement, la
durée de celui-ci et les catégories de véhicules concernées. Il n’est pas possible de soumettre
le stationnement à une autorisation préalable. Les autorités de polices peuvent cependant
obligé les automobilistes à stationner à certains emplacement et du paiement en
contrepartie d’une redevance.
Le juge administratif a accompagné les autorités de police dans leur mouvement = pratique
des zones bleus == pratique légale « Barrois » 1974. Le juge a jugé licite le stationnement
limité à 10 min.
Tous les usagers collectifs du domaine public doivent être traités de manière égale. Un
principe qui découle du principe d’égalité des citoyens devant la loi (article 6 DDHC).
C’est un principe constitutionnel qui est consacré par le CC depuis la décision 1973
« Taxation d’office ».
Arrêt de principe = « Carrier » 1949 == affirmation de l’égalité d’accès aux monuments
publics = domaine public.
Un principe qui a beaucoup évolué. L’égalité telle qu’elle était consacrée par le droit français
= égalité formelle qui a évolué progressivement vers une composante réelle d’égalité qui
autorise désormais le traitement diffèrent des usagers si un traitement parfaitement
égalitaire serait source de discrimination.
Il peut y avoir un traitement différencié entre les usagers à la condition qu’ils soient eux
même dans une situation différente.
Conseil d'État 1974 « Denoyez et Chorques »
Situation identique :
Situation différente :
Admises pour les usagers des ouvrages de voiries et pour le stationnement sur la voirie
lorsque les usagers sont dans une situation différente.
Ce principe a été confirmé par le Conseil d'État dans la jurisprudence « Denoyez et
Chorques » 1974. Le Conseil d'État a admis que la fixation des tarifs pouvait être différencié
lorsque la situation le justifie :
Tarifs réduits pour les résidents permanant
Pas de tarifs réduits pour les résidents secondaires, les
touristes et les autres habitants du département.
Cette solution a été légalisé = L533-4 code la voirie routière = pour les ouvrages d’art
(ponts/tunnels) == domicile et lieu de travail == situation particulière justifiant des
différenciations tarifaires.
Ce fait permet au législateur d’écarter la gratuité d’accès au domaine public à chaque fois
qu’il veut.
Le CG3P en a fait un principe exceptionnel => article L.2125-1 principe inverse == toute
utilisation du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance.
Le législateur a prévu des exceptions qui prévoient la gratuité. Le législateur a du ajouter des
exceptions particulières : le cas des radars automatique sur le domaine public des CT =
gratuit.
Arrêt Conseil d'État 2007 favorable à l’État == installation de radar = pas une utilisation du
domaine public mais intégré à la route.
Le législateur a introduit dans le code une exception particulière.
Les autoroutes sont soumises à un principe de gratuité = L122-4 code la voirie routière.
Exception : péages perçus par les concessionnaires == financier les dépenses liées à
l’entretient...
Loi Macron 2015 = confie à l’autorité de régulation des transports la mission de contrôler les
péages autoroutiers.
Cas des ouvrages d’arts payants. La législation a beaucoup évolué. Initialement, les ponts à
péage étaient interdite France. Le législateur a autorisé en 1979 les redevances pour l’usage
des ouvrages d’art == fondement légale sur les péages et les tunnels.
C’est une disposition mentionné dans le code de la voirie publique.
Régime d’utilisation collective d’un bien => différent => pas de liberté d’usage privatif du
domaine public suppose qu’une autorisation soit demandée par l’usager et qu’elle soit
octroyée. La règle d’égalité ne s’applique pas dans le même esprit. Une autorisation
privative peut être octroyée à une entreprise et refusée à une autre.
Régime juridique qui est très hétérogène => autant de régimes que d’utilisations disponibles.
Il existe cependant un droit commun dans le régime des utilisation privative == l’acte
d’autorisation.
A- L’autorisation
Pour le Conseil d'État l’autorisation doit avoir un caractère écrit -> Conseil d'État 2015
« Société immobilière du port de Bologne »
Les personnes publiques ont tenté d’instaurer des clauses qui excluait par voie
conventionnelle la constitution d’un fdc.
Conseil d'État 2022 « Commune de Cap d’Ail » => les clauses ne s’appliquent pas lorsque la
loi Pinel s’applique.
Le titulaire d’une autorisation peut transfère à un tiers (revente) soumis à un accord écrit du
gestionnaire. Les textes avaient admis ponctuellement les reventes sous condition de
l’accord de l’autorité administrative.
Le juge administratif a franchi un cap en 2015 « société Prest’Air » => admission de la règle
générale d’un transfert d’autorisation sous condition d’accord écrit.
Il existe au sein des autorisations unilatérale 2 catégories d’utilisations qui existent depuis la
fin du XIXe.
Permis de stationnement :
Occupation privative du domaine public sans emprises (sans incorporation au sol) =>
autorisation admise à condition qu’elle soit superficielle <= ne modifie pas le domaine
public.
- Terrasses de cafés (mobiles)
- Emplacements réservés sur la voie publique (pour les taxis, points d’arrêts…)
- Les artistes…
La permission de voirie
Contrats par lesquels l’autorité gestionnaire du domaine public autorise une personne privée
ou publique à occuper de manière privative cet espace pour l’exercice de ses activités.
- Concessions
- Concession de voirie
- Contrats domaniaux
Ces contrats présentent la qualité d’être des contrats administratifs par détermination de la
loi.
Cette solution d’uniformité découle du décret-loi 17 juin 1938 => le juge administratif est
compétent + exclusion de l’application du droit civil et du droit commercial à ces contrats.
Ex :
- Concessions de plages
- Concessions dans les halls et les marchés
- Concessions d’affichage sur le domaine public
- Concessions funéraires
o Régime particulier…
Les contrats domaniaux sont des contrats « simple » => objet = uniquement autoriser
l’occupant à exercer son activité activité privée et non d’intérêt général.
Parfois, les conventions domaniales confient à l’occupant une mission d’intérêt général en +
de son activité privée ou que cette activité privée et d’intérêt général Ce contrat n’est
pas en réalité une délégation de service public ou un véritable marché public ?
En principe, les contrats domaniaux ne sont pas des marchés publics puisqu’ils ne répondent
à sa définition. Un marché public = contrat qui permet à l’administration de répondre à un
besoin qui est conclu à titre onéreux. Dans la convention domaniale = l’occupant ne répond
pas à un besoin de l’administration.
Les concession domaniales sont en réalité une légation de gestion de service public. Le
Conseil d'État juge le contraire => ce ne sont que des conventions domaniales simple.
Conseil d'État 2010 « Gustave Jean Douin »
B- Les droits et obligations de l’administration et de l’occupant
a. L’octroi de l’autorisation
L’administration possède des pouvoirs étendus : un pouvoir discrétionnaire dans l’octroi des
autorisation. Ce pouvoir a été dégagé par la jurisprudence administrative.
Conseil d'État 1932 « Société des autobus antibois » => l’administration peut fixer
les conditions d’occupation du domaine public dans l’intérêt du domaine, dans l’intérêt de
son affectation et dans l’intérêt général.
L’administration peut s’appuyer sur différents motifs pour refuser une utilisation privative.
Initialement des motifs d’op => élargissement au motif d’intérêt général au sens large y
compris des motifs financiers.
Conseil d'État 1969 « Girandy ».
b. Caractère onéreux
Toute occupation privative est assujettie au paiement d’une redevance <= contrepartie des
avantages tirés par l’occupation.
L2125 CG3P => somme en argent, calculé en fonction de la surface occupée et des bénéficie
retirés par l’occupation.
Le juge effectue un contrôle restreint sur les montants des redevances. Il considère que c’est
au gestionnaire du domaine de définir en opportunité du montant exigé.
La personne publique peut réclamer à l’occupant sans titre, une indemnité qui correspond
au revenu qu’elle aurait dû percevoir par un occupant régulier à la même période.
c. Fin de l’autorisation