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HRT0713/SEMESTRE III ECONOMIE « PROPRIÉTÉ CNFEPD » PAGE 1

ECONOMIE

OBJECTIF GENERAL : A l’issue de cette matière, vous serez capable d’utiliser


des notions économiques appliquées au tourisme.

SOMMAIRE

LEÇON N°01 : MECANISME DE L’ECONOMIE


LEÇON N°02 : LES GRANDS COURANTS DE LA PENSEE ECONOMIQUE
LEÇON N°03 : LA DEMANDE TOURISTIQUE
LEÇON N°04 : LES FACTEURS DE LA DEMANDE TOURISTIQUE
LEÇON N°05 : L’EVALUATION DE LA DEMANDE TOURISTIQUE
LEÇON N°06 :L’OFFRE TOURISTIQUE
LEÇON N°07 : L’APPROCHE ECONOMIQUE DU PHENOMENE
TOURISTIQUE

HRT0713/SEMESTRE III ECONOMIE « PROPRIÉTÉ CNFEPD » PAGE 2


LEÇON N° 01 : MECANISME DE L’ECONOMIE

OBJECTIFDE LA LEÇON : A l’issue de cette leçon, vous serez capable de


présenter, correctement, les mécanismes de l’économie.

PLAN DE LA LEÇON :

INTRODUCTION

I- LA THEORIE ECONOMIQUE
1. L’analyse micro-économique
2. La macro-économie

HRT0713/SEMESTRE III ECONOMIE « PROPRIÉTÉ CNFEPD » PAGE 3


INTRODUCTION :
L’économie est l’activité humaine qui consiste à la production, la distribution, l’échange et la
consommation de biens et services. L’économie est étudiée par les sciences économiques qui
prennent appui sur des théories économiques. On parle également de l’économie comme de
la situation économique d’un pays ou d’une zone, c’est-à-dire de sa position conjoncturelle
(par rapport aux cycles économiques) ou structurelle.

Un des principaux indicateurs économiques est le produit intérieur brut (PIB), qui permet des
comparaisons de puissance économique entre pays.

En pratique, la production économique, peut être répartie entre plusieurs secteurs :

 Le secteur primaire : concerne la collecte et l'exploitation directe de ressources naturelles


(matériaux, énergie, agriculture, pêche) ;

 Le secteur secondaire : Concerne les industries de transformation (agissant sur les matières
premières) ;

 Le secteur tertiaire :regroupe les industries de services (essentiellement immatériels :


assurances, formation, études et recherche, administration, services à la personne,
sécurité, nettoyage, etc.)

I- LA THEORIE ECONOMIQUE :
1. L’analyse micro-économique :
La microéconomie étudie les comportements individuels et considère que les phénomènes
économiques sont la résultante de la somme de comportements individuels

– Les individus entrent en relation sur le marché en tant que consommateurs et en tant que
producteurs :

• En tant que consommateurs ils souhaitent satisfaire leurs besoins et se trouvent limités par
une contrainte budgétaire qui est leur revenu ;
• En tant que producteurs ils souhaitent vendre leur production et font face à la contrainte
de la concurrence qui les pousse à satisfaire au mieux leur clientèle.

– Les consommateurs cherchent la satisfaction la plus grande possible pour leur budget, et
les producteurs recherchent le profit le plus élevé possible. Le prix de marché traduit
l’accord des parties.

La Relation entre ces trois indicateurs économiques :

Demande (D), L’offre (F), Prix (P)

D  O P
D  O P
D = O P Stable

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 La Demande Supérieur à l’offre signifie le prix augmente
 La Demande inferieur à l’offre signifie le prix baisse
 La Demande égale à l’offre signifie la stabilité des prix

2. La macro-économie :
– La macroéconomie ne s’intéresse pas aux comportements individuels mais aux phénomènes
économiques à une échelle collective, par exemple l’échelle nationale. Ainsi, la
macroéconomie traite des relations qui sont établies statistiquement entre des grandeurs
correspondant à des concepts comptables que l’on appelle agrégats.

EXERCICE N°01 :
Est-ce que la définition de l’économie du tourisme est liée à celle du tourisme ? Justifier vos
réponses ?

SOLUTION :
Une définition trop restrictive du tourisme consisterait à l’assimiler à la branche de
l’hôtellerie et de la restauration. Dormir à l’hôtel et y manger est par essence une activité
typique de tourisme, à savoir effectuer un séjour à l’étranger plus ou moins loin de son
domicile.

• L’Organisation Mondiale du Tourisme défini donc le tourisme du côté de la demande, c’est-


à-dire que le tourisme correspond aux « activités déployées par les personnes au cours de
leurs voyages et de leurs séjours dans les lieux situés en dehors de leur environnement
habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs pour
affaires et autres motifs ».

Cela signifie que : « Le tourisme génère directement et indirectement une augmentation de


l’activité économique dans les endroits visités (et au-delà), essentiellement en raison de la
demande de biens et de services qui doivent être produits et fournis » (OMT)

EXERCICE N°02 :
Complétez les définitions suivantes :

 La micro-économie étudie ……………………………………………………………………


 La Macroéconomie vise à…………………………….…………………………………………… …………………………….

SOLUTION :
La micro-économie étudie le comportement des individus, pour atteindre un équilibre entre
la demande et l’offre afin de déterminer le prix. Donc atteindre un équilibre partiel.
La Macroéconomie vise à atteindre les grands équilibres économiques ;
Le chômage, l’inflation, l’investissement, politique financière, budgétaire, la production
nationale, la consommation…etc.

HRT0713/SEMESTRE III ECONOMIE « PROPRIÉTÉ CNFEPD » PAGE 5


LEÇON N° 02 : LES GRANDS COURANTS DE LA PENSEE
ECONOMIQUE

OBJECTIFDE LA LEÇON : A l’issue de cette leçon, vous serez capable de


déterminer les différents courants de pensée économique et connaître les
principaux auteurs des différents courants de pensée économique.

PLAN DE LA LEÇON :

I- LES GRANDS COURANTS DE LA PENSEE ECONOMIQUE

1. Définition de courant de pensée économique


2. Ecoles « courants » classique et néo-classique
3. Le courant keynésien

II- LA PENSEE ECONOMIQUE ACTUELLE

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I- LES GRANDS COURANTS DE LA PENSEE ECONOMIQUE :
Les débats qui traversent l’histoire de la pensée économique se nouent autour de deux
questions : les relations marché/production et marché/État. Schématiquement, l’histoire de
ces débats est ponctuée par trois « révolutions » :

 La « révolution classique » (1776-1817) représente pour la première fois l’économie comme


un système dans lequel s’articulent les échanges marchands et l’organisation de la
production, et elle élabore les principes de la doctrine libérale.

 La « révolution marginaliste » (1874-1890), en généralisant la loi de l’offre et de la demande


à l’ensemble des activités économiques, absorbe l’analyse de la production dans celle du
marché et donne un fondement scientifique à la doctrine libérale.

 La « révolution keynésienne » (1936) établit l’incapacité d’une économie de marché à


atteindre le niveau de production globale permis par la main-d’œuvre disponible et justifie
ainsi l’abandon d’un laisser-faire général au profit d’une intervention de l’État.

1. Définition de courant de pensée économique :


Une école de pensée économique, ou courant de pensée économique désigne un
regroupement d'économistes qui partagent une même approche de l'économie ou un faisceau
d'idées communes. ... c'est un aussi un ensemble de théorie défendues par des économistes à
des moments différents de l'histoire.

2. Ecoles « Courants » Classique et Néoclassique :


2.1. Le Courant libéral Classique et Néoclassique :Ce courant concerne l’ensemble
des auteurs pour lequel l’initiative individuelle est la plus à même de permettre la réalisation
de l’intérêt général, c’est-à-dire le bien-être collectif, ADAM SMITH en est le Fondateur.

Les Principes fondamentaux de ce courant :

- Liberté économique et condamnation des interventions de l’état dans la vie économique,


c’est « le laisser-faire », « laisser passer ». L’état est limité au rôle d’état gendarme. Ils
prônent une économie ouverte au niveau local, national, international et sont favorables au
libre change ;
- L’individualisme, la recherche du profit qui s’appuie sur des droits de propriété individuels
et privés, est le moyen d’assurer la richesse des nations ;
- L’efficacité des mécanismes du marché, c’est l’autorégulation du marché qui aboutit à une
allocation optimale des ressources, pourvu qu’on la laisse fonctionner, c’est la fameuse
«main invisible » D’ADAM SMITH (1723-1790).
2.2. Le Courant MARXISTE : IL est né dans un contexte de contestation libéraliste dans
les domaines philosophique, politique et économique. KARL MARX (1818-1883) en est le
fondateur. Il analyse les contradictions sociales et économiques du capitalisme qui doivent
conduire inéluctablement au communisme.

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Les Principes Fondamentaux de ce courant :

- La notion de plus- value : Le travail est considéré comme une marchandise. Le capitaliste
achète au salarie sa force de travail contre un salaire qui assure au salarié sa survie, c’est-à-
dire l’entretien et la reproduction de sa force de travail c’est la « valeur d’échange ». La
valeur d’échange, c’est le temps qu’il faut pour produire la force de travail (sommeil,
nourriture…).

Le Capitaliste va pouvoir disposer de cette force de travail au- delà de la production de sa


force de travail, à sa « valeur d’usage », c’est-à-dire que le salarié continue de produire et il
crée une valeur supérieure à ce qu’il a couté au capitaliste.

La différence entre la valeur d’usage et la valeur d’échange constitue la plus-value.

Plus-value = Valeur d’usage - Valeur d’échange

Exemple : Le temps nécessaire pour produire la force de travail est estimé à 20 h


La plus-value est estimée à 15 H
Q : calculez la valeur d’usage ?
Correction :
Valeur d’échange = 20 H
Plus-Value = 15 H
Valeur d’usage =Plus-Value + Valeur d’échange Valeur d’usage = 15 + 20 = 35 H

Valeur d’usage = 35 H

- La théorie de la plus-value : Cette théorie est le fondement de la lutte des classes pour
deux raisons :

- D’abord parce que le capitaliste souhaite augmenter son profit. Or, ceci n’est possible que
s’il entre en conflit avec les travailleurs sur les questions de temps de travail (le capitaliste
veut l’allonger), sur les questions de salaire (il souhaite les diminuer) et sur la combinaison
productive (il veut substituer le travail du capital).

C’est donc en premier lieu la Théorie conflit politique entre les travailleurs et les
capitalistes.

- Ensuite, parce que Max considère injuste qu’un homme puisse exploiter un autre homme. La
théorie de la plus-value est aussi une théorie de l’exploitation. Le communisme doit à terme
supprimer cette source d’exploitation.

- Les Crises économiques du capitalisme : La recherche du plus grand profit possible conduit
les entrepreneurs, face à la concurrence, à se moderniser et à substituer du capital au
travail.

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On assiste alors à une baisse du taux de profit (la plus-value ayant pour seule origine le travail
humain) et à une surproduction (conséquence du chômage et de la baisse des salaires, la
consommation diminue).

L’organisation des prolétaires, en supprimant la propriété privée des moyens de production,


provoquera l’avènement du socialisme.

3. Le Courant Keynésien :
Le courant keynésien est né de l’échec du courant libéral à gérer la crise de 1929.
Il a traduit une volonté de réformer le système capitaliste. Keynes met l’accent sur les
défaillances de l’économie de marché et justifie l’intervention de l’état. Sa démarche est
macro-économie.

1.1. Une Analyse macro-économique : A la différence des libéraux qui étudiaient les
comportements individuels, Keynes s’intéresse aux décisions collectives des groupes d’agents.
La théorie Keynésienne détermine le niveau global du revenu et de l’emploi, c’est-à-dire les
agrégats nationaux.

1.2. La Défaillance Du Marché : Contrairement aux classiques et néoclassiques, Keynes


considère que le fonctionnement sans entrave des marchés ne permet pas de retrouver une
situation d’équilibre, la main invisible n’est pas infaillible.
Si, sur un marché, l’offre est supérieure à la demande, les prix ne s’ajustent pas
immédiatement à la baisse. Les entrepreneurs agissent plutôt sur les quantités, ainsi que sur
le marché du travail. C’est le niveau des emplois qui varie. On observe une rigidité des
salaires et des prix à la baisse.
C’est sa fameuse théorie de l’équilibre durable se sous-emploi des facteurs de production.

- Le rôle moteur sera joué par la demande qui relance la production.

La baisse des salaires, selon Keynes, entraine une baisse de la demande aux entreprises ce qui
provoque une baisse de l’emploi, ce n’est donc pas le moyen de résoudre les difficultés. Le
seul facteur déterminant de l’emploi est la Demande effective, la demande attendue par les
entreprises.

1.3. L’intervention de l’état : L’intervention de l’état est nécessaire dans le domaine


économique en cas de dépression économique durable, dans le but d’atteindre la croissance
et le plein emploi. L’état doit se substituer aux entreprises défaillantes en matière
d’investissement, d’embauche et aussi dans le domaine social. Keynes est à l’origine des
politiques économiques qui ont donné naissance à l’état providence qui sont des pilotages de
la demande.

I- LA PENSEE ECONOMIQUE ACTUELLE :


Un économiste hétérodoxe met en cause les clivages traditionnels : JOSEPH SCHUMPETER
(1883 – 1950). Certains aspects de son inspiration se rattachent aux néo-classiques, d’autres à
Keynes ou à Marx. Son thème directeur est le rôle de l’entrepreneur et de l’innovation dans
la croissance économique. La gestion successive des deux crises économiques récentes, celle
de 1975 et celle de 1992 – 1993, a vu s’affronter deux grands courants de pensée.

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1. Les Néo-keynésiens :
Fidèles à Keynes, ils soutiennent qu’au- delà d’un certain seuil, le libre jeu des lois du
marché ne suffit plus à rétablir les équilibres, les interventions de l’état sont nécessaires. Les
crises successives sont liées à une insuffisance de la Demande. En augmentant le volume de la
demande globale, l’état est en mesure d’influer sur le volume de l’offre. L’état peut alors
soit augmenter les dépenses budgétaires, les prestations sociales, les crédits aux entreprises…

2. Les Néo-Libéraux :
Ils dénoncent les interventions de l’état dans l’économie, particulièrement les politiques
Keynésiennes de stimulation de la demande, responsables selon eux de la crise. Ils
préconisent un désengagement de l’état, le retour à une véritable libéralisation de
l’économie.

 L’« Ecole Monétariste » de Milton Friedman se prononce pour une politique de déflation,
Baisse drastique des prix (l’inflation étant le grand déséquilibre économique en 1975 contre
lequel toutes les économies occidentales devaient lutter).

 L’« Ecole de L’offre » Arthur Laffer, réhabilité de la loi de Say, qui avait été critiquée par
Keynes, en affirmant que l’offre est le moteur de la croissance et non pas la demande. Pour
lui, la politique de relance de la demande par l’état est non seulement inutile mais
pernicieuse. C’est l’hauteur de la fameuse courbe montrant que «trop d’impôt tue l’impôt».
Il propose de diminuer simultanément les impôts directs sur les personnes et sur les
entreprises, et les dépenses publiques d’intervention économique et sociale. Il tend à prouver
que toute pression fiscale excessive est nuisible à l’économie.

N.B : Ces théoriciens de l’offre démontrent donc qu’une baisse de l’impôt débouche sur une
hausse de l’activité économique et des recettes, et que la réduction des programmes de
dépenses publiques à des fins sociales rétablira l’incitation au travail des individus.

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EXERCICE :
Complétez ce tableau en faisant la comparaison entre les trois principaux courants de la
pensée économiques :

Principaux courants de la pensée économique Libéral Marxiste Keynésien

Mode D’organisation de la ……………….. ……………….. ………………..


société correspondante
Régime de propriété ……………….. ……………….. ………………..

Système de Régulation ou de commande ……………….. ……………….. ………………..

Instrument de la régulation ……………….. ……………….. ………………..

Intervention de L’état …………….. ……………….. ………………..

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SOLUTION :
Principaux courants Libéral Marxiste Keynésien
de la pensée
économique

Mode D’organisation Capitaliste Socialiste Capitaliste


de la
société
correspondante

Mixte, Service public


Régime de propriété Privée Collective ou important dans des pays
Etatique comme la France.

Système de Régulation Marché Etat Marche er Etat,


ou de commande monopole d’état,
protectionnisme pour les
échanges extérieurs
Instrument de la Prix : sur un Plan ou prix Revenu : les variations du
régulation marché les imposés, la revenu national
variations des prix fixation autoritaire contribuent à rapprocher
permettent de des prix ou la une économie
rétablir l’équilibre planification déstabilisée d’une
lorsque celui-ci impérative situation de plein- emploi
est perturbé. permettent
d’atteindre un
niveau d’équilibre
global

Rôle limité à la Décide à tous les Le rôle de l’état s’est


sécurité, à la niveaux considérablement accru
justice et aux économiques par au niveau économique et
Intervention de L’état relations le moyen d’une social
extérieures. Il fixe planification (nationalisation
le cadre juridique impérative. d’entreprise, politique
de l’activité des prix, déficit
économique budgétaire).

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LEÇON N° 03 : LA DEMANDE TOURISTIQUE

OBJECTIFDE LA LEÇON : A l’issue de cette leçon, vous serez capable de


déterminer les caractéristiques de la demande touristique.

PLAN DE LA LEÇON :

INTRODUCTION

I-DEFINITION DE LA DEMANDE TOURISTIQUE

II-LES CARACTERISTIQUES DE LA DEMANDE TOURISTIQUE


1. La concentration spatio-temporelle
2. L’hétérogénéité
3. La sensibilité à la conjoncture économique et politique
4. L’évolution de la demande touristique

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INTRODUCTION (REPERES ET APERÇU HISTORIQUE DU
TOURISME) :
Le tourisme n’a pris des proportions importantes que depuis moins d’un demi-siècle.
Autrement dit, le tourisme de masse ou le tourisme pratiqué à grande échelle est un
phénomène nouveau.
Cependant le goût des déplacements à une échelle réduite a existé depuis très longtemps.
Déjà dans l’antiquité ou dans les civilisations Grecque et Romaine les prémices du tourisme
ont vu le jour. Les Grecs fréquentaient déjà le bord de la mer, le thermalisme fait son
apparition, les visites de sanctuaires également. Le thermalisme se développe davantage chez
les Romains, les riches d’entre eux possédaient déjà une résidence de vacances, une sorte de
résidence secondaire.

Avec la fin de l’empire Romain. Ces premières manifestations du tourisme s’affaiblissent.


Pendant le moyen âge on ne se déplaçait plus que par nécessité : affaires, foires, études etc.
Ce n’est qu’à partir du 15ème siècle, grâce à certaines conditions relatives (stabilité politique,
facilité relative des communications) qu’il y’a eu une certaine reprise des voyages
touristiques.
C’est le 19ème siècle qui verra la naissance véritable du tourisme grâce à la révolution
industrielle et au changement des mentalités.

En effet, l’apparition et le développement des moyens de transport, l’accroissement des


revenus, l’apparition de nouveaux goûts suscités par les grands guides de l’époque sont
autant d’éléments qui ont permis l’avènement du tourisme moderne.
A partir de la 2ème guerre mondiale et des années cinquante, le tourisme va s’élargir pour
toucher la majorité des citoyens des sociétés civilisées ; c’est ce qu’on appelle le tourisme de
masse par opposition au tourisme d’élite qui a prévalu jusqu’alors.
En conclusion retenons ces quelques repères historiques :

 L’antiquité correspond aux prémices du tourisme ;


 Le 19ème siècle correspond à sa naissance ;
 Et le 20ème siècle correspond à son développement.

I-DEFINITION DE LA DEMANDE TOURISTIQUE :


La demande touristique : c’est la demande qui émane des touristes et qui porte sur un
ensemble de biens et de services. Autrement dit, la demande touristique est la quantité de
biens et de services que les touristes sont disposés à acheter à un moment donné, de la même
façon que la demande de voitures n’est rien d’autre que la quantité ou le nombre de voitures
que les consommateurs demandent à un certain moment.

Sa part dans la consommation ou la dépense


Nature du bien ou du service globale
- Transport - Environ 30%
- Hébergement, Restauration et Boisson - En général de 40 à 50%
- Animation et Divers achats - En général de 20 à30%

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N.B : Attention le tableau n’est donné qu’à titre indicatif car il y’a des variations importantes
du poids des différents bien et services dans la consommation globale selon l’endroit l’époque
de l’année ou le type du tourisme pratiqué.

On classe la demande touristique selon son motif en 03 types :

a- Le tourisme d’agrément
b- Le tourisme d’affaires
c - Le touriste de santé

II-LES CARACTERISTIQUES DE LA DEMANDE TOURISTIQUE :


Elles sont principalement les suivantes :

1- La concentration spatio-temporelle :
Il s’agit, comme son titre l’indique, de la concentration dans l’espace (spatiale) et de la
concentration dans le temps (temporelle).

a- La concentration spatiale : Cette concentration signifie qu’il y’a des espaces, des
endroits, qui sont plus fréquentés que d’autres.

Cette affirmation est vraie aussi bien à l’intérieur d’un pays qu’à l’échelle internationale.

En effet, si on prend un pays comme espace d’observation, on s’apercevra que certaines


plages, certaines stations de sport d’hiver, certaines stations climatiques, certains sites et
monuments historiques sont très fréquentés et d’autres le sont beaucoup moins.

La même concentration s’observe à l’échelle internationale.

Les grandes zones émettrices et réceptrices sont l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et
accessoirement le Japon.

La part du marché des pays sous-développés reste marginale, faible, même si certaines zones
s’ouvrent au tourisme international.

L’idée répandue que les pays développés sont de grands pays émetteurs, et les pays sous-
développés de grands pays récepteurs est contredite par les statistiques. Les raisons de la
concentration spatiale sont nombreuses, on peut citer :

- La répartition inégale des ressources touristiques naturelles : Ce ne sont pas tous les pays
qui ont du soleil, des plages, de la neige, le désert…etc.
- La disposition d’équipements hôteliers importants
- Le développement des moyens de transport et des infrastructures générales
- L’importance donnée par l’Etat au secteur touristique
- La politique d’aménagement adoptée
- La sécurité
- Les facilités douanières
- La qualité des prestations et ainsi de suite…

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b. La concentration temporelle : Le départ des touristes en vacances est concentré
dans le temps, dans certaines périodes de l’année, dans certaines saisons, principalement la
saison d’été. C’est pour cette raison qu’on qualifie l’activité touristique de saisonnière.

Effet l’écrasante majorité des individus prennent leurs vacances en été et une minorité en
hiver.

Les causes de la concentration dans le temps sont essentiellement les suivantes :

- Raisons climatiques : soleil en été, neige en hiver


- Raisons économiques : fermeture d’usine en été ou du moins ralentissement de l’activité
économique.
- Raisons scolaires : fermeture des écoles en été
- Raisons psychologiques : dans l’esprit des individus l’été est synonyme de vacance.

2- L’hétérogénéité :
Cela signifie que la demande touristique est variée. Elle émane des jeunes ou de vieux ; de
riche ou de pauvres, de groupes d’individus ou de familles ; d’homme d’affaires ou de
touristes….

Elle porte sur des composantes elles-mêmes variées.

 Hébergement : hôtels, motels, villages de vacances, auberges de jeunesse, camping,


caravaning, résidences secondaires, résidence chez parents et amis…, etc.
 Restauration : Gastronomique, typique ou régionale rapide et ainsi de suite.
 Animation :

- Sports et jeux terrestre : tennis, golf, piscine, plage, volley-ball,…


- Sports nautiques : écoles de voiles, ski nautique, plongée sous-marine…
- Sport de montagne : remontées mécaniques, ski, alpinisme…
- Equipements culturels : théâtre, cinéma, musées…
- Equipements de divertissement : casinos, cabarets, discothèques, bal…

 Transport : Avion, bateau, train, bus, voiture personnelle.


 Destinations :
- Nationale ou internationale ;
- Mer, campagne, montagne, sud ou désert.

3- La sensibilité à la conjoncture économique et politique :


La demande touristique n’est pas très affectée par les fluctuations de la conjoncture
économique ; elle est par contre extrêmement sensible à la conjoncture politique ou plus
précisément aux problèmes de sécurité : guerres, attentas, catastrophes nucléaires…etc.

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4- L’évolution de la demande touristique :
Sur le plan quantitatif, on remarque une évolution croissante de la demande touristique ;
cette croissance n’est cependant pas régulière : pendant certaines périodes on a constaté un
ralentissement de cette croissance voir une régression sur le plan qualitatif ; la demande
touristique a également évolué : les modes d’hébergement, les types de restauration et
d’animation, les modes de transport ont beaucoup évolué ; de même qu’on est passé du
tourisme d’élite au tourisme de masse ; les motivations ont également évolué à travers les
âges.

CONCLUSION :
Nous venons d’examiner l’essentiel des caractéristiques de la demande touristique qui sont
rappelons les :

- La concentration spatio-temporelle ;
- L’hétérogénéité ;
- La sensibilité aux problèmes d’insécurité ;
- La croissance quantitative.

EXERCICE :
1- Compléter les phrases suivantes :

 Si le motif de la demande est le loisir d’une façon générale, on parle de Tourisme …………….
 Si le motif de la demande est d’ordre professionnel, on parle de Tourisme ……………….
 Si le motif du déplacement est la « santé » physique ou psychologique on parle de tourisme
……………….
 Par ailleurs, on peut classer la demande touristique sur la base de critères autres que le
motif du déplacement tels que ………………………………………………………….

2- Quelles sont les conséquences de la demande touristique (dans le temps et dans l’espace)
aux niveaux :

- De l’environnement
- Dans l’entreprise touristique
- Pour le touriste

HRT0713/SEMESTRE III ECONOMIE « PROPRIÉTÉ CNFEPD » PAGE 17


SOLUTION :
Réponse 01 :

 Si le motif de la demande est le loisir d’une façon générale, on parle de Tourisme


d’agrément
 Si le motif de la demande est d’ordre professionnel, on parle de Tourisme d’affaire.
 Si le motif du déplacement est la « santé » physique ou psychologique on parle de tourisme
de santé.
 Par ailleurs, on peut classer la demande touristique sur la base de critères autres que le
motif du déplacement tels que l’âge, le groupe, le revenu, la destination, le temps, la
durée…, etc.

Réponse 02 : les conséquences de la demande touristique (concentration spatio-temporelle) :

- Au niveau de l’environnement :
- Surcharge des espaces
- Dégradation éventuelle
- Déchets et bruit
- Construction anarchiques
- Encombrement des routes, postes et téléphone…etc.

Au niveau de l’entreprise touristique :

 Sur utilisation des équipements qui peut engendrer une usure prématurée ;
 Sur dimensionnement des installations qui pose le problème de rentabilité en basse saison ;
 Recrutement du personnel saisonnier ;
 Augmentation des prix ;
 Fatigue du personnel.

- Pour le touriste :
- Fatigue
- Insécurité sur les routes
- Inflation et pouvoir d’achat
- Difficulté de réservation – désagréments et ainsi de suite.

Les tentatives de remède à la concentration spatio-temporelle de la demande touristique


rencontrent très vite leurs limites.

Il est très difficile de convaincre les gens de prendre leurs vacances en dehors de la saison
estivale.
Cependant, avec le développement du tourisme d’affaire, du tourisme de 3 ème âge, une
politique promotionnelle adéquate peut atténuer la saisonnalité de la demande touristique.
De même qu’une politique d’aménagement rationnelle peut réduire la concentration dans
l’espace.

HRT0713/SEMESTRE III ECONOMIE « PROPRIÉTÉ CNFEPD » PAGE 18


LEÇON N° 04 :LES FACTEURS DE LA DEMANDE
TOURISTIQUE

OBJECTIFDE LA LEÇON : A l’issue de cette leçon, vous serez capable de


présenter les facteurs de la demande touristique.

PLAN DE LA LEÇON :

INTRODUCTION

I- LES FACTEURS DE LA DEMANDE TOURISTIQUE


II-LES FACTEURS TECHNIQUES
III- LES FACTEURS SOCIO-CULTURELS
IV- LES FACTEURS POLITIQUES

HRT0713/SEMESTRE III ECONOMIE « PROPRIÉTÉ CNFEPD » PAGE 19


INTRODUCTION :
L’essor du tourisme a été permis par différents facteurs historiques, sociétaux et politiques,
qui font que le tourisme est aujourd’hui une activité importante de notre économie.

I- LES FACTEURS DE LA DEMANDE TOURISTIQUE :


Il existe plusieurs facteurs qui déterminent la demande touristique.

1- Facteurs économiques :
Englobe trois éléments essentiels qui sont :

On a les Revenus, les prix, la production touristique.

 Les Revenus :
- On dit que plus les gens ont de l’argent plus ils partent en vacances.
- En effet, on remarque, et les statistiques le confirment que le tourisme est particulièrement
développé dans les pays riches qui sont simultanément de grands pays émetteurs et de
grands pays récepteurs.
- La demande est une fonction croissante du revenu, si le revenu augmente la demande
augmente et vice- versa.

Exemple : Si on prend l’exemple de l’Europe, on s’aperçoit qu’il y a une forte relation entre
le revenu et la demande touristique

En matière de congés, le revenu classe. Le taux de départ des personnes à bas revenus (1 200
euros mensuels pour une personne seule, avant impôts) est inférieur à 50 % pour l’année
2019, alors qu’il dépasse 80 % pour les hauts revenus (plus de 2 600 euros), selon le Crédoc(
crédit documentaire). Jusqu’au milieu des années 2010, les écarts se sont creusés selon les
niveaux de vie. En 2019, la moitié seulement des enfants de 5 à 19 ans dont les parents
disposaient de bas revenus sont partis, contre 81 % des enfants de ceux qui vivaient dans une
famille aisée.

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Depuis 35 ans, le taux de départ en vacances a très peu évolué. Il était de 61 % en 1985 selon
le Crédoc, il est de 63 % en 2020. Quand on grossit l’échelle, on remarque que cette période
longue couvre en fait trois phases :

Une stabilité autour de 65 % de la fin des années 1980 à la fin des années 1990, suivie d’une
baisse (le taux chute à 51 % en 2004) et une lente remontée dans les années 2010. En réalité,
le vrai boom des vacances s’est produit entre 1964 et 1985 : le taux de départ (selon la
mesure de l’Insee) a alors grimpé de 42 % à 58 % .

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EXERCICE :

La demande touristique augmente-t-elle avec l’augmentation des revenus ?

SOLUTION :

Lorsque le revenu augmente, la consommation de tous les biens et les services n’augmente
pas dans les mêmes proportions.

- Pour comprendre cette situation il faut étudier le coefficient d’élasticité. Qui va nous
permettre de déterminer la sensibilité de la demande touristique par rapport aux revenus

E = D D R R

 Les études qui ont été faites ont montré que ce coefficient est de l’ordre de 1,5 ce qui
signifie que la demande touristique est très sensible aux fluctuation des revenus : E  1

 E 1 : les revenus s’élève, la consommation alimentaire croit.


 E = 1 : le revenu augmente, la fraction du revenu consacrée à ces dépenses reste stable.
Par ailleurs on a constaté que l’augmentation des revenus a un impact sur la structure de la
consommation : plus les revenus augmentent plus la demande se déplace des biens primaires
(Nourriture, vêtement…), vers les biens supérieurs (loisirs, vacance….)

E = D D R R

Élasticité-prix de la demande = ((demande 2 – demande 1) ÷ demande 1) ÷ ((prix 2 – prix 1) ÷


prix 1).
Pour avoir plus d’information consulter le site :
https://defense-du-consommateur.ooreka.fr/astuce/voir/531767/elasticite-prix-de-la-
demande

Les Prix :La Demande est une fonction décroissante du prix : si le prix baisse la demande
augmente.
Trois cas :
Demande (D), Prix (P)
P Augmente D Baisse
P Baisse D Augmente
P stable D stable

Mais des fois le consommateur ou le touriste, ne se comporte pas toujours de façon


rationnelle, réfléchie ;
Des observations empiriques montrent que même quand les prix des produits touristiques
augmentent la demande a tendance à se maintenir, les raisons qui peuvent expliquer ce
phénomène sont nombreuses :

HRT0713/SEMESTRE III ECONOMIE « PROPRIÉTÉ CNFEPD » PAGE 22


-L’habitude de fréquenter certains endroits « sécurité, la rareté de la prestation »,
-La Dépense touristique est une dépense exceptionnelle, comparativement aux autres
dépenses qui sont quotidiennes. Généralement on part en vacance une fois par ans et certains
voyages on les fait une fois dans la vie, ce caractère exceptionnel de la dépense touristique
conduit souvent le touriste à accepter des sacrifices financiers.

 La Production Touristique : La qualité des biens et des services touristiques (transport,


hébergement, restauration, animation…).

Leur diversification, la capacité des entreprises à innover, à modifier leurs produits en vue de
les adapter à la demande, le savoir-faire commercial, la promotion et la publicité sont autant
d’éléments qui peuvent avoir une influence sur la demande touristique.

II-LES FACTEURS TECHNIQUES :


La révolution industrielle et le progrès technique ont joué un rôle indéniable dans le
développement du tourisme. On peut situer ces techniques à deux niveaux.

 Les facteurs techniques liés à l’environnement : Il s’agit principalement du transport, la


relation entre le développement des transports et celui de la demande touristique est
évidente.
N’a-t-on pas fait correspondre le tourisme de masse à l’époque des transports de masse ?
Peut-on acheminer des flux touristiques considérables d’un endroit à un autre sans moyens de
transport diversifiés et importants ?

N.B : On a classé ce facteur naturel dans ou parmi les facteurs économiques par ce qu’il fait
partie de l’offre touristique
Peut-on confortablement atteindre une destination éloignée sans le développement de
l’aviation ?

Ces quelques questions mettent en relief la relation étroite qui existe entre le transport et le
tourisme.

Il n’y a pas, rappelons-le, de tourisme sans déplacement et il ne peut pas y avoir de


déplacements importants et éloignés sans mode de transport approprié ; en plus du transport,
on peut aisément trouver d’autres facteurs techniques qui ont permis le développement du
tourisme.

Il s’agit des moyens de communication (routes, autoroutes, tunnels…) de l’électricité, du


téléphone, du gaz et ainsi de suite.

 Les facteurs techniques à l’intérieur de l’entreprise :

Là on peut parler de développement de l’électroménager, de l’industrie du meuble (hôtels)


de l’industrie du froid (transport, stockage…) de l’industrie électronique (ordinaire dans les
hôtels et les agences de voyages…).

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III- LES FACTEURS SOCIO-CULTURELS :
Ces facteurs seront traités dans deux chapitres, le 1 er traitera les facteurs sociaux, dans le
second on examinera les facteurs psychologiques et culturels.

1- Les facteurs sociaux :


Ici, on peut évoquer au moins trois paramètres qui ont contribué à l’essor du tourisme.

1.1- Le temps de loisir :Attention, ne pas confondre temps de loisir et temps de non
travail ; pour passer du second au premier, il faut déduire tous les laps de temps que
l’individu consacre, aux attentes dans les stations d’autobus, aux obligations familiales,
papiers administratifs, soins, achats… etc.).

Le temps de loisir a augmenté sous l’effet d’au moins trois facteurs :

a- Les congés annuels : L’institution, la généralisation et l’augmentation des congés payés


constituent incontestablement le facteur le plus déterminant dans l’apparition du tourisme
tel que nous le connaissons de nos jours.

b- La réduction de la durée hebdomadaire de travail : L’instauration du week-end de 1 ou 2


jours voire de 3 jours à un impact sur la demande touristique, dans la mesure ou le repos
hebdomadaire permet la pratique du « tourisme de week-end » ou du tourisme de courte
durée.

c- La diminution de la quotidienne de travail : Durée : En l’espace d’un siècle on est passé


des journées de 15h de travail à des journées de 08h de travail.

Notons toutefois que la réduction de la durée quotidienne de travail n’agit pas sur
l’importance de la demande touristique, dans la mesure où seuls les déplacements qui
dépassent 24h sont qualifiés de touristiques.

Cette réduction peut cependant permettre des excluions de fin de journée.

1.2-L’urbanisation : Plusieurs observations et études ont montré qu’il existe une


corrélation, une relation très étroite entre le degré d’urbanisation et le taux de départ en
vacances.

L’exemple des agglomérations Françaises est donné dans le tableau ci-après :

Taux de départ en

Agglomération
vacances en 1980
- Agglomération de moins de 20.000 HB 51,7%
- Agglomération de 20.000 à 100.000 HB 57,1%
- Agglomération de plus de 100.000 HB 64,1%
(Sauf région parisienne)
- Agglomération parisienne (Sauf Paris) 78,8%
- Ville de Paris 85,3%

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Le tableau précédent montre que plus le degré d’urbanisation est élevé plus le taux de
départ en vacance est élevé

Les grands centres urbains provoquent les causes de départ en vacances et donnent les
moyens de le faire.
 Les causes :

- Le bruit ;
- Le stress ;
- Le rythme accéléré de la vie ;
- Les tensions sociales… etc.

 Les moyens :

- Les grands centres urbains sont aussi de grands centres économiques donc de grandes
distributions de revenus.
- Plusieurs observations montrent que pour un même niveau de qualification, le salarié gagne
plus dans les grandes villes que dans les petites villes.

1.3-La démographie : On peut affirmer que l’augmentation de la population dans les


pays développés constitue un facteur d’augmentation de la demande touristique. En d’autres
termes, l’accroissement démographique dans les pays riches entraine un accroissement de la
demande potentielle, dans les pays sous-développés l’accroissement démographique entraine
un effet contraire.

Par ailleurs, la structure démographique, la structure des nations agit sur la demande
touristique.

Des études faites en France montrent que les départs en vacances varient selon, les
catégories socio professionnelles, l’âge, le sexe…, etc.

Elles montrent que les adultes partent en vacances plus que la population de 3 ème âge ou de
jeunes, que les professions libérales, les cadres supérieurs et moyens, les employés ont un
taux de départ en vacances supérieur à la moyenne nationale, alors que les agriculteurs
Les ouvriers agricoles, les ouvriers de base ont un taux de départ inférieur à cette moyenne.
La variation des taux de départ en vacances selon les catégories socio professionnelles
s’explique non seulement par les différences de revenus, mais aussi par les différences
d’états d’esprit, de mentalité, d’attitudes et de comportements.

2-Les facteurs psychoculturels :


Quand on parle de facteurs psychologiques, on évoque, les besoins innés, les besoins qui sont
fondamentalement liés à la nature de l’homme et qui ont une influence sur l’importance ou
le volume de la demande touristique.

Il s’agit principalement :

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- Du besoin de la nature ;
- Du besoin de jeu ;
- Du besoin de communication ;
- Du besoin de changer de milieu ;
- Du besoin de lier des amitiés ;
- Du besoin d’identification à la classe supérieure ;
- Du besoin de plaire et de séduire…, etc.

Quant à l’aspect culturel, la question qu’on se pose est de savoir dans quelle mesure des
cultures différentes ont des impacts différents donc plus ou moins importants sur la demande
touristique.

Il est facile de constater que les civilisations occidentales donnent beaucoup d’importance à
la consommation en général et à la consommation touristique en particulier.
Sociologiquement parlant, on peut affirmer sans crainte de nous tromper que le but du
système et de la culture capitaliste est le plaisir (les économistes disent que c’est le profit).

A l’opposé on constate que la civilisation et la culture musulmane considèrent les plaisirs de


la vie comme éphémères, fragiles, passagers et donnent une grande importance à l’au-delà.

Après avoir examiné les facteurs économiques et techniques, et les facteurs sociologiques et
psychoculturels qui ont une influence sur la demande touristique, nous allons examiner dans
le chapitre qui suit les facteurs politiques.

VI- LES FACTEURS POLITIQUES :


Les facteurs politiques agissent eux aussi sur l’importance des flux touristiques. Nous avons
déjà signalé l’extrême sensibilité de la demande touristique aux problèmes de sécurité en
général et à ceux qui émanent des problèmes politiques en particulier ; l’exemple de la
guerre du golf et la guerre de moindre importance, telles que la guerre du Sahara occidentale
ou celle de la Yougoslavie est très significatif à cet égard.

L’autre aspect de l’impact des facteurs politiques sur la consommation touristique peut être
analysé à travers toutes les aides qu’accorde l’Etat au tourisme.
On peut citer les aides suivantes :

- Aide à la personne ;
- Facilités douanières ;
- Taux de change préférentiel ;
- Baisses des impôts ;
- Facilité d’obtention des crédits ;
- Maitrise de l’inflation ;
- Maitrise du chômage…etc.

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LEÇON N° 05 : L’EVALUATION DE LA DEMANDE
TOURISTIQUE

OBJECTIFDE LA LEÇON : A l’issue de cette leçon, vous serez capable


de présenter, correctement, les méthodes d’évaluation de la demande
touristique.

PLAN DE LA LEÇON :

INTRODUCTION

I- L’EVALUATION DES FLUX PHYSIQUES


1. Le comptage aux frontières
2. Le comptage dans les différents types d’hébergement
3. Les enquêtes par sondage

II- L’EVALUATION DES FLUX MONETAIRES


1. La méthode de la banque centrale
2. La méthode des enquêtes ou méthode indirecte

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INTRODUCTION :
La participation au tourisme ou la pratique du tourisme par une population donnée peut se
mesurer à l’aide d’un « Indice » appelé taux de départ. On distingue deux taux :

− Le taux Net de départ T.N.D =Nombre de partants ÷ Population totale


− Le taux Brut de départ T.B.D =Nombre de voyages ÷ Population totale

Le T.B.D se justifie par le fait qu’un seul partant peut faire plusieurs voyages par an ou
pendant la période considérée.

On peut également calculer la fréquence des départs (F.D) :

F.D=Nombre de voyages ÷Nombre des partants

Ce « Nombre » indique le nombre moyen de voyages effectués par les touristes. Le calcul des
taux de départ suppose que le nombre de partants ou de voyageurs est connu.

La question que nous allons nous poser maintenant est précisément de savoir comment
compter le nombre de touristes. Nous savons par ailleurs que le déplacement des touristes
engendre un « déplacement » d’argent ; cet aspect va également nous préoccuper.

Ce cours sera donc structuré en deux parties :

- Le 1er traitera des flux physiques ou de touristes ;


- Le 2ème traitera des flux monétaires.

I- L’EVALUATION DES FLUX PHYSIQUES :


On peut compter les touristes pendant leur déplacement (A), pendant leur séjour (B), ou chez
eux à leur retour de vacances (C).

1- Le comptage aux frontières :


Il s’agit de compter les touristes pendant leurs déplacements au moment où ils transitent les
frontières ; par frontières, on entend tous les points d’entrée et de sortie du territoire
national (ports, aéroport, routes, fleuves…) ; le comptage se fait soit par comptage exact soit
par échantillonnage.

Les limites de cette méthode :

1- Elle s’applique au tourisme international (il n’y a pas de douanes ou de frontières à


l’intérieur du pays) ;
2- Elle compte le nombre de voyage et non le nombre de partants : chaque individu est
compté autant de fois qu’il transite la frontière ;
3- Elle compte les travailleurs frontaliers et les excursionnistes qui passent les frontières
même pour quelques heures, etc.…

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L’un des avantages de cette méthode, c’est qu’elle permet à l’administration centrale du
tourisme d’avoir des informations sur le nombre de touristes internationaux, les moyens de
transport utilisés, les dates d’entrées et de sorties, les nationalités, etc.…, et ce sans engager
de dépenses particulières puisque ces renseignements sont collectés par les services des
douanes.

2- Le comptage dans les différents types d’hébergement :


Dans ce cas le comptage se fait pendant le séjour et non pendant le voyage comme la
méthode précédente.

Il se fait à l’aide d’une fiche de renseignements que le client d’un établissement


d’hébergement est tenu de remplir. Les informations que cette méthode fournit sont :

- La nationalité, date d’entrée ou d’arrivée – date de départ, nombre de nuitées…

La limite majeure de ce mode de recensement est l’existence de certains types


d’hébergement statistiquement difficiles à appréhender ou à saisir.

Exemple : Résidence chez parents et amis, résidence secondaires, camping et caravaning


sauvage… à ceci s’ajoute le fait qu’un seul touriste peut être compté plusieurs fois quand il
change de moyen d’hébergement.

3- Les enquêtes par sondage :


Elles ont lieu au domicile des touristes à leur retour de vacances. Elles sont considérées
comme complémentaires aux deux méthodes précédentes.
Elles fournissent une masse précieuse d’informations :

- Durée de séjour-Dépenses-Motivation du déplacement-Les endroits fréquentés, etc.…


En conclusion, citons quelques exemples d’utilisation de ces méthodes de quantification des
flux physiques :

- La 1ère méthode est utilisée par : l’Algérie – la Grèce – le Canada – les Etats-Unis…
- La 2ème méthode est utilisée par : la R.F.A – la Suisse…
- La 3ème méthode est utilisée par : la Grande Bretagne- la France.

Après avoir exposé les méthodes d’évaluation des flux physiques, passons à l’examen des
méthodes d’évaluation des flux monétaires.

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II- L’EVALUATION DES FLUX MONETAIRES :
Les touristes partent en vacances avec des poches pleines d’argent et reviennent avec des
poches vides ou quasiment vides.

Autrement dit, le déplacement des touristes entraîne un déplacement d’argent d’un pays vers
un autre ou d’une région vers une autre.

Le problème sur lequel nous allons nous interroger maintenant est celui comment évaluer les
flux monétaires consécutifs aux flux physiques c'est-à-dire au déplacement de touristes.

Les flux monétaires internes engendrés par le tourisme national sont difficiles à évaluer, c’est
probablement pour cette raison que la plupart des pays se sont intéressées uniquement à
l’évaluation des flux monétaires internationaux engendrés par le tourisme international.

Si on prend l’exemple de l’Algérie on dit que :

- Ses dépenses touristiques internationales représentent l’ensemble des allocations devises


accordées aux Algériens qui passent leurs vacances à l’étranger ;
- Et ces recettes touristiques internationales représentent la somme des devises que les
touristes étrangers dépensent sur notre territoire quand ils passent leurs vacances en
Algérie ;

Il existe deux méthodes d’évaluation de ces flux monétaires internationaux : La méthode de


la banque centrale et la méthode des enquêtes.

1-La méthode de la banque centrale :


Les banques et les bureaux de change autorisés adressent régulièrement à la banque centrale
le bilan de leurs opérations d’achat et de vente de devises à des fins touristiques. La vente de
devises représente la dépense et l’achat représente la recette.

Cette opération n’occasionne aucune dépense à l’administration centrale du tourisme et


n’exige aucune formalité supplémentaire des touristes.

Les limites de cette méthode sont assez nombreuses :

- Existence d’un marché parallèle de devises ;


- Possibilité de compensation entre touristes ;
- Difficulté de rattacher au tourisme certaines opérations de change ;
- Règlement de plus en plus fréquent à l’aide de carte de crédit ;
- Possibilité pour certains touristes d’acquérir chez eux la monnaie du pays qu’ils désirent
visiter…

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2- La méthode des enquêtes ou méthode indirecte :
On qualifie cette méthode d’indirecte, car pour évaluer les recettes et les dépenses
touristiques, c'est-à-dire les flux monétaires, on est obligé de passer par les flux physiques,
c'est-à-dire par le nombre de touristes et ensuite on effectue une enquête pour déterminer le
nombre de nuitées et la dépense moyenne par nuitée ; c’est pour cette raison qu’on appelle
cette méthode, méthode des enquêtes.

N.B :L’enquête qui sert à déterminer le nombre de nuitées et de dépense moyenne par nuitée
peut être menée auprès des touristes ou auprès des entreprises hôtelières.

Les limites de cette méthode sont toutes des limites liées aux méthodes des flux physiques
puisque ces dernières constituent le passage obligé de la méthode indirecte appelée
également méthode des enquêtes.

Ajoutant à cela le risque lié à l’opération de multiplication ; une petite erreur dans la
détermination de la dépense moyenne par nuitée peut se transformer en une somme
considérable étant donné que le nombre de nuitées est fatalement très important.

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LEÇON N° 06 : L’OFFRE TOURISTIQUE

OBJECTIFDE LA LEÇON : A l’issue de cette leçon, vous serez capable


de définir et présenter la composition de l’offre touristique.

PLAN DE LA LEÇON :

INTRODUCTION

I-DEFINITION DE L’OFFRE TOURISTIQUE


1. L’offre originelle
2. L’offre dérivée

II-LES PLUS GRANDES CHAINES HOTELIERES DU MONDE

III-LES EQUIPEMENTS D’ANIMATION

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INTRODUCTION :
L'offre touristique constitue la deuxième variable essentielle qui rentre dans la définition du
marché touristique et encourage l'augmentation de la demande et son importance
quantitative en direction d'une destination touristique.

I-DEFINITION DE L’OFFRE TOURISTIQUE :

On définit l’offre touristique comme l’ensemble des biens et des services touristiques offerts
sur le marché à un moment donné pour satisfaire les besoins des Touristes.
On dit que l’offre touristique se compose de :

- L’offre originelle
- L’offre Dérivée

1-L’offre originelle : Elle comporte deux types de ressources :


Les ressources naturelles telles que la mer, le désert, les montagnes, la flore…
Et les ressources crées par l’homme qui peuvent être matérielles telles que les monuments,
les ponts, la construction avec leurs architectures ou culturelles comme la gastronomie, le
folklore, les costumes….

2-L’offre dérivée :
Elle se compose :

Des prestations des entreprises hôtelières et touristiques

(Hébergement, restauration, voyages organisés…etc.).

« Et des équipements généraux tels que les routes, l’électricité, le téléphone.


Etant, les notions précédentes sont souvent imprudemment manipulées.

On utilise la notion d’offre ou de produit touristique pour désigner les voyages en général,
une région d’un pays donné, Exemple : le Hoggar.

Un type d’animation ou de loisir, exemple : la chasse,…etc.

On parle généralement de produits globaux et de sous-produits.

 Exemple du produit global : l’Algérie comme destination.


 Exemple de sous-produit : le désert ou le bord de la mer.
 Autres exemples :

- Produit global : Les vacances ;


- Sous-produit : Le transport, l’hébergement ;
- La restauration : L’animation
- La sécurité : Les diverses facilités.

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Par ailleurs, d’un point de vue économique, on définit l’offre touristique comme l’ensemble
des biens et des services touristiques offerts sur le marché à un moment donné pour satisfaire
les besoins des touristes.

Il y’a comme nous venons de le voir des risques de confusion. La présentation précédente
parait inutilement compliquée et gagnerait à être simplifié. N’est-il pas préférable d’utiliser :

- La notion de ressources touristiques pour désigner « l’offre originelle » ou l’ensemble des


ressources naturelles et des ressources crées par l’homme qu’elles soient matérielles ou
culturelles.
- La notion de production touristique pour désigner exclusivement les services et les produits
offerts par les entreprises hôtelières et touristiques. Autrement dit, on ne parlera de produit
touristique que s’il y’a acte de production ou entreprise.
- La notion d’infrastructures et équipements généraux pour évoquer les routes, l’électricité,
le gaz, l’eau, le téléphone, les divers commerces, la santé…etc.
- Et l’offre touristique englobera les ressources touristiques et la production touristique.

II-LES PLUS GRANDES CHAINES HOTELIERES DU MONDE :


Les15 premières chaînes hôtelières mondiales en Janvier 2021 :

Rang Chaîne d'hôtel Nombre de propriétés

1 Wyndham Worldwide 8,092


2 ChoiceHotels 6,429

3 Marriott International 5,974


4 InterContinentalHotels Group 5,070

5 Hilton Worldwide 4,727

6 AccorHotels 4,200
7 Hôtels Best Western 4,196

8 Jin Jiang International 3,090


9 Auberges 3,000
10 Motel 6 1,330

11 Carlson RezidorHotel Group 1,112


12 Hospitalité Vantage 1,090

13 La QuintaInns and Suites 889

14 Whitebreadplc 700

15 HyattHotels Corporation 667

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III-LES EQUIPEMENTS D’ANIMATION :
On peut classer les équipements d’animation ou de distribution en quatre (04) grandes
catégories :

1- Les équipements sportifs :


Il s’agit des équipements des sports suivants :

1.1- Sports nautiques : Plongée sous – marine, ski nautique, écoles de voiles, de surf….
1.2- Sports et jeux terrestres : Cours de tennis, terrain de golf, aires de jeux pour
enfants, piscine, Woolley Ball.
1.3- Sports d’hiver et de montagne : Remontées mécaniques, piste de ski, patinoires,
alpinisme…
1.4- Sports équestres : manèges et centres d’équitation.

2- Les équipements culturels :


Il s’agit des salles de théâtre, de cinéma, de musée, de salles de spectacles, d’ateliers
d’artisanat et de travaux manuels…etc.

3- Les équipements de divertissement :


II s’agit de Casinos, de cabarets, des bars, des bals, des discothèques……

4- Les équipements liés à la nature :

Parcs naturels, parcs zoologiques, sentiers de randonnées…, etc.


Ces différences équipements permettent la politique de plusieurs types d’animation, on peut
distinguer avec J.J Monard :

L’animation « Sociabilité » :
Qui facilite la communication entre les touristes (soirée dansante, cocktails, barbecue, diners
aux chandelles, bal,…)

L’animation « Mouvement » :

Qui donne lieu à des activités physiques (divers sport et jeux).

L’animation « Culture » :

Qui a pour objectif l’information, la satisfaction de la curiosité et la renaissance


(manifestations gastronomiques, musicales, visites de sites et mouvements historiques, cours
de langues, initiation à l’informatique….).

L’animation « Tranquillité » :

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Qui permet de compenser le stress de la vie quotidienne (yoga, méditation, promenades en
nature, discussion aux coins du feu…).

L’animation « Aventure » :

Qui contient, l’imprévu, la difficulté, le risque et le danger (expédition, raids, parachutisme,


ski hors-piste…).

L’animation « Créativité » :

Qui donne aux touristes la possibilité de créer quelque chose (dessin, peinture, poterie,
tissage, broderie…).

L’animation devient de plus en plus indispensable dans les activités hôtelières et touristiques.
Elle est souvent organisée par des associations ou des clubs qui travaillent avec des
animateurs bénévoles, ou alors par les entreprises hôteliers et touristiques elles-mêmes.

A la suite du succès des grands parcs de loisirs ouverts par Walt Disney, des entreprises
privées d’animation et de loisirs se sont créées notamment en Amérique du Nord et en
Europe.

Autrement dit, il y’a une certaine tendance à la professionnalisation des activités de


l’animation.

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LEÇON N° 07 : L’APPROCHE ECONOMIQUE DU
PHENOMENE TOURISTIQUE

OBJECTIF DE LA LEÇON : A l’issue de cette leçon, vous serez capable


de présenter l’impact les différentes approches sur le phénomène
touristique.

PLAN DE LA LEÇON :

I. L’IMPACTE SOCIAUX ECONOMIQUES DU TOURISME


II. L’IMPACTS SOCIO-CULTURELS ET ENVIRONNEMENTAUX DU TOURISME
III. LES IMPACTS DU TOURISME SUR L’ENVIRONNEMENT

EXERCICE

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I- L’IMPACTE SOCIAUX ECONOMIQUES DU TOURISME :
Le tourisme est une activité qui exerce des effets d’entrainement en amont et en aval de
l’économie nationale. Un pays entretient avec le reste du monde de la relation bilatérale sur
le plan du tourisme. Les changes qui s’effectuent dans cet espace s’opèrent sur un marché
caractérise par une demande qui se porte sur l’offre. Les déplacements des visiteurs se
traduisent par des dépêches touristiques. Ainsi ces décences alimentent les caisses et
communales et nationales ; participent au produit national brut, les responsables pourront
rétribuer les facteurs de productions participant au processus : travail et capital.

1. Son impacte en amont :

Pour satisfaire la demande touristique, les établissements et les entreprises touristiques


s’approvisionnent auprès des sociétés de commerce. Ces derniers recevront aussi une
demande additionnelle de la part des touristes. Ces mêmes organismes qui engendrent en
période de pointes des emplois induits et saisonniers devront à leur tour s’approvisionner
auprès des diverses branches de l’économie mondiale. Ainsi le secteur productif sera amené à
faire appel à une main d’œuvre pour faire face à la hausse de la demande.

Le développement touristique occasionne un surcroit d’activité pour le secteur situes


essentiellement en amont du secteur touristique, donc des emplois et par conséquent des
revenus. Il entrainera :

- Un élargissement de l’assiette fiscale ;


- Une alimentation des caisses financières pour les salaires, les intérêts, les produits, les
rentes, le chiffre d’affaires et les revenus des commerces des branches d’activités ;
- Une possibilité de financement pour de nouvelles réalisations touristiques ;
- En plus l’état percevra des droits de douane.

De même, la branche touristique dépend de la branche industrielle : agroalimentaire, pêche,


agriculture, industrie sidérurgique, mécanique, électrique et matériaux de construction. Elle
est proche des travaux publics et bâtiment.

2. Son impact en aval :


Les branches les plus utilisatrices du produit touristique sont : les transports, le commerce,
les travaux publics et bâtiments, la sidérurgie, la mécanique et la branche électrique.

2.1. Le tourisme et le PIB : Les décences des touristes procurent un revenu et salaire
aux employés de ce secteur. Elles participent à l’accroissement du PIB. Le tourisme
international a connu une importante evolution.il participe directement à l’alimentation de la
balance des paiements et au PIB.

Dans les pays en voie de développement, cette participation reste très faible par rapport aux
pays développés. Pour de nombreux pays, le tourisme est une source de revenus.

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2.2. La balance des paiements : Commençons d’abord par le vocabulaire

 Définition :

- Balance commerciale :
- Au sens stricts, elle retrace les importations et les exportations de biens matériels.
- Au sens large, elle retrace les importations et exportations des biens matériels et des
services (bien immatériels).

La balance commerciale au sens large est donc la balance des biens et des services.

 La balance des comptes : Elle englobe la balance commerciale au sens large plus les
mouvements des capitaux autonomes (Achat d’actions, d’obligations, des bons du trésor,
dépôts bancaires…).

 La balance des paiements : C’est la balance des comptes plus les mouvements ou opérations
monétaires compensatoires

Une balance des paiements est dite équilibrée quand la somme des recettes autonomes est
égale à la somme des dépenses autonomes.
Grâce aux capitaux recueillis, les promoteurs du tourisme vont procéder aux travaux donnant
lieu à des commandes adresses aux soit au secteur public et prive nationaux. Soit aux
secteurs étrangers. Cette opération est appelée à expédier chez eux une partie des revenus
perçus. Cependant, on assiste à des effets certains sur la balance des paiements.

Les investissements : Dans le tourisme et les activités connexes, ils sont estimés par la
conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) a environ 12%
du montant annuel des investissements mondiaux (1400 Mds US$) en 2010. Pour visualiser
l’importance de ces investissements. On peut comparer ce montant avec les investissements
que l’Agence Internationale de l’Énergie a chiffré au cours de la période 2005 à 2030 pour
réaliser son scénario de référence en matière énergétique. 20 000Milliards d’US$, soit
annuellement 800 milliards de US$ 13. Ils sont réalisés principalement dans les pays où la
croissance touristique est forte ou représente une partie importante de leur PIB,
essentiellement dans les pays émergents et les petits pays insulaires. Les pays qui ont le plus
fortement augmente la part de leurs investissements touristiques sont situés en Afrique
(Angola, Botswana, Namibie) en Amérique du sud (brésil, chili) et au Moyen-Orient (Taïwan,
Inde, Thaïlande, Chine, Koweït)

Il faut souligner que dans les pays émergents, les équipements touristiques jusqu'à lors assez
limites à quelques zones fortement attractives en matière de destinations souvent exotiques,
tendent à s’implanter d’une manière différente, beaucoup de ces pays souhaitant faire du
tourisme une composante essentielle de leur stratégie nationale de développement. Outre les
aménagements d’infrastructures indispensables, beaucoup d’investissements intègrent des
approches liées à la prise en compte d’une démarche de tourisme durable. visant à tenir de
programme d’aménagement ayant de véritables retombées locales en terme de revenus,
d’emplois qualifies et de formation, mais aussi répondant à des critères d’économie en
matière d’utilisation des ressources naturelles, de protection de leur patrimoine naturel et
culturel, donnant ainsi une nouvelle dimensions aux destinations de tourisme durable et

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n’ayant pas à surmonter une pratique et des aménagements touristiques plus anciens tels
qu’ils ont cours dans les pays ayant une longue tradition touristique.

3. Le tourisme et l’emploi :
Les principaux objectifs visent par le développement touristique sont : la création d’emploi
et amélioration des aptitudes professionnelles des ouvriers de ce secteur. Il offre trois types
d’emplois ; emploi direct, indirect et induit.

3.1. Les aspects quantitatifs : Les responsables des installations hôtelières et


touristiques vont engager du personnel qui vivra directement ou indirectement du tourisme.
Cet emploi direct ou induit peut être permanent ou saisonnier.

- Emploi direct : « c’est l’ensemble des emplois offert par l’unité de production touristique
elle-même : hébergement, restauration, transport, organisations touristiques… » ;
- Emploi indirect : « Ce sont les emplois relevant des activités et des secteurs ayant des
relations en amont et en aval avec le secteur touristique : bâtiment, ameublement » ;
- Emploi induit : « Ces emplois résultent de l’apparition d’activité rendus nécessaires par
l’agglomération d’une population vivant directement du tourisme : les services divers ; la
santé, l’éducation, la formation professionnelle… » Selon le rapport de l’OMT en 2010, le
nombre d’emplois dans le secteur touristique est estimé à 260 millions de personnes, soit 8 à
9% de l’emploi dans le monde, travaillant directement dans le secteur du tourisme, ou dans
des activités proches ou nécessaires au développement touristique.

3.2.Les aspects qualitatifs : Le secteur du tourisme demande un personnel


d’encadrement bien qualifie et une manœuvre d’exécution.

La formation professionnelle touristique : il ne s’agit pas d’une formation comportant un


début et une fin, mais de longue haleine, dont la première pierre peut-être le choix du type
de tourisme à implanter et à développer dans le cadre de vie de la population résidente.
La formation touristique doit répondre aux nouvelles exigences dues à l’évolution de la
gestion et au progrès technique. Cependant, même si le pays est doté d’infrastructures de
formation spécialisée, il sera amène a envoyé certains de ces ressortissants à l’étranger pour
acquérir des connaissances complémentaires« D’une manière générale, la formation doit
tendre à la spécialisation au niveau moyen et à la polyvalence au niveau supérieur »

4- Les flux du tourisme international proprement dit :


Les données sur l’évolution des flux touristiques internationaux rassemblées par
l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), font état d’une croissance constante et
particulièrement forte de ce tourisme, avec une prévision de croissance annuelle moyenne de
4% sur la période comprise entre 1995 et 2020, ce qui devrait générer à la fin de la période
envisagée, une augmentation de 50% du nombre de touristes par rapport au milliard de
touristes internationaux comptabilisés à ce jour.

Arrivées de touristes internationaux, 1950-2020

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Il faut noter que cette croissance ne touchera pas de la même façon les pays récepteurs.
Ceux qui en bénéficieront le plus sont les pays d’Asie et du Moyen Orient avec des taux de
croissance supérieurs6% alors que les pays de tradition touristique ancienne comme l’Europe
ou l’Amérique du Nord connaîtront un rythme de croissance plus faible autour de 3 à 4%. Il en
résultera à terme un rééquilibrage des parts de marché en faveur de ces pays émergents,
même si celles –ci restent encore largement inférieures à celles de l’Amérique et de l’Europe,
passant ainsi de 21% en 1995 à 36% en 2020 selon les prévisions de l’OMT.

Le tableau suivant retrace cette évolution sur la période récente des dix-huit dernières
années :

Arrivées de touristes internationaux par (sous) région

Arrivées de touristes internationaux(millions) Part de Variation Croissance


marché (%) annuelle
(%) moyenne
(%)
1990 1995 2000 2005 2006 2007 2008 2008 2007/2006 2008/2007
Monde 438 534 684 804 853 904 922 100 6 2
Europe 265 309,5 392,5 441442 468,4 488 489,5 53 4 0,3
Asie
Pacifique 56 82 110 153,6 166 182 184 20 9,5 1
Amérique 93 109 128 133 136 143 147 16 5 3
Afrique 15 20 28 37 41,5 45 46,5 5 8,5 3,5
Moyen-
Orient 9,5 13,5 25 38 41 46,5 55 6 14 18
Source : UNWTO

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5-Impact du tourisme sur la consommation et l’inflation :
L’observation statistique montre que le poids de la consommation touristique dans la
consommation globale est de plus en plus important, ceci est dû à plusieurs raisons :

 Apparition du tourisme de masse : Dans les pays développés, le tourisme est devenu
quasiment un bien de première nécessité ;
 L’élévation du niveau de vie et l’augmentation du revenu ;
 L’allongement du temps de loisir ;
 Le maintien du niveau de la demande touristique même en cas de hausse des prix…etc.

Par ailleurs on a assisté durant ces dernières décennies à un déplacement de la consommation


de l’alimentation et de l’habillement vers l’automobile, l’hygiène, la santé et le loisir.

Ceci dit, qu’en est-il de l’impact du tourisme sur l’inflation ?


Des observations faites dans de nombreux pays occidentaux vont toutes dans le même sens :
L’indice des prix des biens et services touristiques augmente plus vite que l’indice général
des prix, autrement dit, le tourisme et un facteur d’inflation ; ceci s’explique principalement
par deux raisons :

- L’augmentation de la demande et sa concentration dans le temps et dans l’espace (Inflation


par la demande) ;

- L’augmentation des salaires, du coût de l’énergie et d’autres inputs expliquent également


en partie l’augmentation des prix des prestations touristiques (inflation par les coûts) ;

Après avoir mis en relief la conséquence de la dépense touristique sur les prix, passons à
l’examen de sa conséquence sur le revenu.

6- L’effet de la dépense touristique :


Le multiplicateur de revenu :

Le principe est simple : un investissement touristique ou toute autre création initiale de


pouvoir d’achat entraîne la création d’un revenu K fois supérieur à la dépense initiale :

K est le multiplicateur touristique.

Prenons un exemple, pour mieux expliciter cette notion.

Imaginons une agence de voyage qui s’intègre en faisant construire un hôtel. Cette agence de
voyage va payer à l’entreprise de construction, une somme de 100 par exemple, qui
représente le coût de l’hôtel. Pour l’entreprise de réalisation, ces 10 représentent un revenu
qui sera distribué, sous forme de salaires, de profits, de dividendes, d’intérêts…Les titulaires
de ces revenus vont à leur tour dépenser cet argent. Si on suppose que la propension
marginale à consommer est égale à 80 %, ceci veut dire que les titulaires d’un revenu de 100
vont dépenser 80, c'est-à-dire 10 × 8/100, cette dépense va elle-même constituer un revenu ;
pour d’autres agents économiques qui vont le dépenser dans une proportion de 80 % c'est-à-
dire qu’on va avoir ceci : 80 × 80 % ou :

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80 80
(100 × 100) × 100 = 64et ainsi de suite

Donc nous allons avoir une succession de vagues de dépenses et de revenus :

1ère vague de revenus = 100


80
2ème vague de revenus 100 × 100 = 100
3ème vague de revenus 100 × 80/100 × 80/100 = 100
4ème vague de revenus ………………………………………………………………… etc
On constate que cette série de revenus progresse selon une suite géométrique, dont voici les
caractéristiques :
80
1er terme = 100 la raison =
100
Le nombre de termes = n
La somme de cette suite géométrique
1−(𝑟𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛)
= 1er terme ×
1−(𝑟𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛)
80
1−( )𝑛
100
= 100 × 80
1−100
= 100 × 5
Donc, un revenu initial de 100 c’est le multiplicateur touristique dans cet exemple précis.
1
D’une manière générale, on peut écrire 𝐾= ∆𝐶
1−
∆𝑅
1
Car 5 = 80
1−100
1 1
On peut également écrire 𝐾 = ∆𝑅 ∆𝐶 = ∆𝐶

∆𝑅 ∆𝑅
1−∆𝑅
R étant le revenu, C la consommation, E l’épargne et Δ à désigne la variation.

Rappel :

R = C + E ΔR = ΔC + ΔE

 H.G Clément a suivi dans un tableau statistique le «rendement total» d’une dépense
touristique initiale de 1000. Après une année, soit 05 transactions, l’auteur a conclu que le
multiplicateur touristique varie entre 3,2 et 4,3.

 D’autres économistes ont trouvé des valeurs sensiblement différentes :


Entre 1,2 et 7 à 8, suivant les pays et les époques considérées.

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7-L’impact du tourisme sur la production nationale :
La production de la nation ou la production nationale est égale à la somme des productions
des secteurs économiques :

Production nationale=valeur de la production finale de l’ensemble de secteur - les


consommations intermédiaires dans tous les secteurs
Da la même manière, on définit la production d’un secteur ou d’une branche d’activité,
comme étant la valeur ajoutée par ce secteur ou cette branche ; valeur ajoutée, sous-
entendu ajoutée aux consommations intermédiaires.

Une entreprise utilise des consommations intermédiaires de 20 et produit un bien d’une


valeur de 100 : la valeur ajoutée par cette entreprise, c'est-à-dire, en production 80= (100-
20).

Mais le contenu de la notion de production nationale varie d’un système économique à un


autre :

- Dans les économies qui étaient jusque-là des économies planifiées, le secteur touristique est
considéré comme un secteur improductif (attention : improductif ne veut pas dire inutile).
En d’autres termes, la production touristique n’est pas comptée dans la production nationale.
Dans les économies de marché, le secteur des services est considéré comme productif, le
champ de la production nationale est basé sur la notion de la «valeur utilité» ; autrement dit,
tout acte créateur d’utilité est productif. Sont donc considérées comme productives, les
branches de production de biens matériels et les branches de production de services, que ces
services soient marchands ou non marchands comme les services rendus par l’administration
centrale du tourisme, les instituts de formation, les associations, les offices, les clubs…, etc.

- Le système des comptes économiques Algériens tient des deux systèmes précédents.

Il considère comme productifs, les secteurs de production de biens et de services,


susceptibles d’être commercialisées, c'est-à-dire, vendus sur le marché ; sont donc exclus de
la production nationale, toutes les branches non marchandes de l’administration, des
institutions privées à but non lucratif et les services domestiques.

Ceci dit, l’évaluation du poids du tourisme dans la production nationale se heurte à deux
difficultés majeures :

Il existe des entreprises touristiques qui vendent une partie de leurs productions à des non
touristes (transport, bars, restaurants...).

Beaucoup d’entreprises non touristiques participent à la satisfaction de la demande


touristique (artisanats, cartes postales, vêtements, appareils photos,…etc.).
L’évaluation de l’impact du tourisme sur la production nationale n’est donc pas chose aisée.
La Direction du Tourisme Français a élaboré pour la 1 ère fois en 1979, un compte « Satellite »,
évaluant la place du tourisme dans l’économie Française. La méthodologie adoptée à valeur
d’exemplequant aux difficultés à surmonter dans ce domaine.

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8-Le tourisme en tant que facteur de dynamisation et de
diversification de l’économie :
8.1. La diversification : Nous savons que la structure économique des pays sous-
développé, comme la structure de leurs exportations est très concentrée (pétrole en Algérie,
phosphate au Maroc, café en Colombie…). Cette concentration fait que ces pays sont très
vulnérables aux fluctuations de l’économie mondiale.

L’activité touristique peut contribuer à la diversification des économies et des exportations


des pays pauvres, les rendent ainsi plus résistants aux chutes des cours mondiaux de certains
produits.
Le développement du tourisme en Tunisie constitue une bonne illustration de cette
diversification.

9. La dynamisation :
Etant donné la variété des entreprises touristiques (transport, hébergement, restauration,
animation, agences de voyages, stations thermales, stations climatiques, palais de congrès…).

II-IMPACTS SOCIO-CULTURELS ET ENVIRONNEMENT AUX DU


TOURISME :
1-Les impacts socio-culturels :
Ces impacts sont plus ou moins importants, selon les formes et l’organisation de l’activité
touristique. Il y a des formes de tourisme qui facilitent le contact entre les visiteurs et les
populations locales et d’autres qui réduisent au minimum, ce genre de contacts (Ghettos
touristiques).

Ces impacts sont également plus ou moins importants, selon le degré de développement des
pays considérés en termes d’infrastructures d’accueil et selon le degré d’ouverture et «
d’acceptabilité» de leurs cultures respectives :

 Le contact est beaucoup plus facile entre Français et Américains, qu’entre Français et
Iraniens, par exemple ;

 Les effets socioculturels du tourisme sont tantôt positifs, tantôt négatifs, comme le montre
bien le tableau, ci-après :

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Les changements socioculturels du pays visité

- La croissement de l’emploie. - La concentration de la


Structures - La diversification de la structure sociale. population.
sociales - L’accroissement de l’éducation et des - L’enrichissement sans
revenus. éducation.
- La promotion sociale. - Le chômage.
Constitutions - La modernisation de la famille. - Eclatement de la famille.
- Le changement du contrôle social.
- Le développement des attitudes de - La pathologie sociale,
tolérance. prostitution. alcoolisme,
Attitudes et - L’élargissement des attitudes de drogue, délinquance.
comportement tolérance. - Le développement des
- L’élargissement des horizons de la attitudes de consommation
pensée. de la culture.
- Fierté et conscience nationale.
- Le développement de la culture - Le déclin de la culture
régionale. propre.
Culture - Le développement économique et - La commercialisation de la
technique. culture.
- La protection du milieu naturel et - La destruction du milieu
culturel. naturel et culturel.

Sources : D. Stavrakis : Le phénomène touristique international. op.cit.p400


Dans le cas du tourisme interne ou du tourisme national, les impacts négatifs sont fatalement
beaucoup plus réduits, sauf peut-être dans le cas des nations composées de plusieurs groupes
ethniques

III-Les impacts du tourisme sur l’environnement

Là aussi, es effets du tourisme sur l’environnement sont soit positifs, soit négatifs :

 Les effets négatifs :

- Pollution ;
- Déchets ;
- Bruits ;
- Constructions anarchiques ;
- Pertes de surface vertes ;
- Diminution, voire disparition de la faune ;
- Etc.

 Les effets positifs :

- Prise de conscience de l’importance de l’environnement ;


- Mesures de protection des parcs, sites et monuments historiques ;
- Mises en valeur par des actions de promotion et de conservation ;
- Aménagement du territoire, etc.

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EXERCICE :
1. Définissez le compte satellite du tourisme (CST) et présenter son rôle dans le
développement du tourisme en Algérie ?
2. Déterminer le nombre d’entrées aux frontières de voyageurs en Algérie par mode de
transport de 2012 à 2016 ?

SOLUTION :
1. Le compte satellite du tourisme (CST) est le cadre statistique d’usage et le principal
instrument pour la mesure économique du tourisme. Il a été développé par :

 L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT),


 L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE),
 La Commission européenne chargée de l'information statistique à l'échelle communautaire
(Eurostat)
 La Division Statistique des nations Unies (UNSD).

La publication Compte satellite du tourisme : recommandations concernant le cadre


conceptuel 2008 (CST:RCC 2008) présente le cadre conceptuel commun à jour pour mettre sur
pied un CST. Ce cadre reprend à son compte le système de base formé par les concepts,
classifications, définitions, tableaux et agrégats du Système de comptabilité nationale 2008,
qui est la norme internationale pour présenter une synthèse systématique de l’activité
économique nationale sous l’angle fonctionnel.

Le CST favorise donc :

 L’harmonisation et le rapprochement des statistiques du tourisme d’un point de vue


économique (comptabilité nationale).
 Il permet d’obtenir des données économiques du tourisme (comme le PIB direct du tourisme)
qui soient comparables avec d’autres statistiques économiques.
 Le mécanisme exact du CST suit la logique de la comptabilité nationale, qui consiste à
confronter les données de la demande (l’acquisition de biens et de services par les visiteurs
dans le cadre d’un voyage de tourisme) avec les données de l’offre dans l’économie (la valeur
des biens et des services produits par les industries pour répondre aux dépenses des
visiteurs).
Le CST peut être considéré comme un ensemble de 10 tableaux récapitulatifs, chacun étant
accompagné des données sous-jacentes :

- Dépenses du tourisme récepteur, interne et émetteur,


- Dépenses de tourisme intérieur,
- Comptes de production des industries touristiques,
- Valeur ajoutée brute (vab) et produit intérieur brut (pib) imputables au tourisme,
- Emploi,
- Investissements,
- Consommation des pouvoirs publics
- Indicateurs non monétaires.

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2. Le nombre d’entrées aux frontières de voyageurs en Algérie par mode de transport de
2012 à 2016

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SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES
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- L’économie du tourisme – R.LANQUAR.P.35 que sais-je ? PUF.

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