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DS2 de Math Ematiques 1 (4h) Exercice 1: A, B C BC A B C A B C A

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MP*, IPGEI de NKTT 2021-2022

DS2 de Mathématiques 1 (4h)

Exercice 1
Soient a, b et c des nombres complexes tels que bc 6= 0 . On considère la matrice
 
a b (0)
 .. 
 c a . 
 ∈ Mn (C).
A
. .
 . . . . b 

(0) c a

où n est un entier naturel supérieur ou égal à 2.

On se propose de chercher les éléments propres de A.


 
x1
 .. 
Soit λ ∈ C une valeur propre de A et X =  .  ∈ Cn un vecteur propre associé.
xn
1. Monter que si l’on pose x0 = 0 et xn+1 = 0, alors (x1 , . . . , xn ) sont les termes de rang variant de
1 à n d’une suite (xk )k∈N vérifiant x0 = 0, xn+1 = 0 et

∀k ∈ N, bxk+2 + (a − λ)xk+1 + cxk = 0.

2. Rappeler l’expression du terme général de la suite (xk )k∈N en fonction des solutions de l’équation

bx2 + (a − λ)x + c = 0 (I)

3. Á l’aide des conditions imposées à x0 et xn+1 , montrer que (I) admet deux solutions distinctes
r1 et r2 .
4. Montrer qur r1 et r2 sont non nuls et que r1 /r2 est une racine (n + 1)-ième de l’unité.
5. En utilisant l’équation (I) satisfaite par r1 et r2 , déterminer r1 r2 et r1 + r2 . En déduire qu’il
existe un entier l compris entre 1 et n et un nombre complexe ρ vérifiant ρ2 = bc tels que
 

λ = a + 2ρ cos .
n+1

6. En déduire qu’il existe α ∈ C tel que, pour tout k compris entre 1 et n + 1,

ρk
 
lkπ
xk = 2iα k sin .
b n+1

7. Conclure que A est diagonalisable et donner ses valeurs propres.

Exercice 2
Le but de cet exercice est de montrer le théorème fondamental de l’algèbre : tout polynôme complexe
non constant a au moins une racine.
Xn
On se donne un polynôme P (z) = ak z k de degré n ≥ 1 avec an = 1.
k=0
1. Montrer que
lim |P (z)| = +∞.
|z|→+∞

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2. Montrer qu’il existe z0 ∈ C tel que |P (z0 )| = inf z∈C |P (z)|.


P (z+z0 )
3. On suppose que |P (z0 )| =
6 0 et on définit le polynôme Q par Q(z) = P (z0 ) .
(a) Montrer que :
∀z ∈ C, |Q(z)| ≥ 1.

(b) Montrer qu’il existe un entier p compris entre 1 et n et une fonction  définie sur C tels que
bp 6= 0, limz→0 (z) = 0 et Q(z) = 1 + bp z p (1 + (z)).
1
(c) Justifier l’existence d’un réel r > 0 tel que |(z)| < 2 pour tout z ∈ C tel que |z| < r.
(d) On note bp = rp eiθp avec rp > 0 et 0 ≤ θp < 2π.
−i θ+π
i. Montrer que pour tout z = ρe p avec 0 < ρ < r, on a :
1
|Q(z)| ≤ |1 − rp ρp | + rp ρp .
2

ii. En déduire qu’il existe z1 ∈ C tel que |Q(z1 )| < 1.


iii. Conclure.

Problème : séries trigonométriques


Il est utile en physique, notamment pour étudier des spectres d’énergie ou pour décomposer un signal
périodique en harmoniques, de pouvoir écrire une fonction périodique en somme d’une série de fonc-
tions trigonométriques.

Nous allons nous intéresser à l’aspect mathématique de cette décomposition pour les fonctions de
période 2π.

Dans ce qui suit, on appelle “série trigonométrique” une série de fonctions du type
X
(an cos(nx) + bn sin(nx))

où (an ) et (bn ) sont deux suites de réels.

Dans la première partie, on étudie quelques exemples. Dans la deuxième partie, on s’intéresse plus
particulièrement aux séries trigonométriques qui convergent normalement sur R.

On notera C2π l’espace vectoriel des fonctions continues et 2π-périodiques de R dans R. Pour f ∈ C2π
et n ∈ N, on notera

1 π 1 π
Z Z
αn (f ) = f (x) cos(nx) dx et βn (f ) = f (x) sin(nx) dx
π −π π −π

Partie 1 : exemples
1 1
P 
4. Démontrer que la série trigonométrique 2n cos(nx) +
sin(nx) converge normalement sur
3n
 ix n
R. Pour tout entier p ≥ 2, déterminer la somme de la série n≥0 ep
P
puis en déduire la valeur
de
+∞  
X 1 1
cos(nx) + n sin(nx)
2n 3
n=0

(il n’est pas utile de réduire au même dénominateur).

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5. Ecrire la fonction ϕ : x 7→ exp(cos(x)) cos(sin(x)) comme la somme d’une série trigonométrique.


On pourra écrire la fonction x 7→ exp(eix ) comme somme de série de fonctions. On rappelle que
+∞ n
z
X z
pour tout z ∈ C, e = .
n!
n=0
P
6. Donner un exemple de suite (an ) de limite nulle telle que la série trigonométrique an cos(nx)
ne converge pas simplement sur R.
7. On admet que la série trigonométrique n≥1 √1n sin(nx) converge simplement sur R. Converge-
P

t-elle normalement sur R ?

Partie 2 : propriétés
Une condition suffisante
P P
8. Démontrer que
P si les séries an et bn sont absolument convergentes, alors la série trigo-
nométrique (an cos(nx) + bn sin(nx)) converge normalement sur R.
Une condition nécessaire
√ a, b ∈ R quelconques. Démontrer que le maximum de la fonction x 7→ |a cos(x) + b sin(x)|
9. Soient
est a2 + b2 .
P
10. Démontrer que si la série trigonométrique (an cos(nx) + bn sin(nx))
P converge
P normalement sur
R, alors les suites (an ) et (bn ) convergent vers 0 et les séries an et bn sont absolument
convergentes.
Autres propriétés
P
11. On note f la somme d’une série trigonométrique (an cos(nx) + bn sin(nx)) qui converge nor-
malement sur R. Justifier que f ∈ C2π .
Rπ Rπ
12. Calculer −π cos2 (nx) dx pour n 6= 0 et donner la valeur de −π sin(kx) cos(nx) dx pour k et n
entiers.
P
13. On note f la somme d’une série trigonométrique
P+∞ (an cos(nx) + bn sin(nx)) qui converge nor-
malement sur R : pour tout réel x, f (x) = k=0 (ak cos(kx) + bk sin(kx)). Démontrer que pour
tout entier naturel n non nul, αn (f ) = an puis
R π exprimer α0 (f ) en fonction de a0 . On pourra
utiliser sans démonstration que pour k 6= n, −π cos(kx) cos(nx) dx = 0.
On admettra, pour la suite du problème, que pour tout entier naturel n non nul βn (f ) = bn et
β0 (f ) = 0 (la démonstration n’est pas demandée).
14. Soit f ∈ C2π . Pour tout réel x, on pose u0 (x) = α02(f ) . Pour tout entier n ≥ P
1, on pose un (x) =
αn (f ) cos(nx) + βn (f ) sin(nx). On suppose ici que la série trigonométrique (un (x)) converge
normalement sur R vers une fonction notée g :
+∞
α0 (f ) X
∀x ∈ R, g(x) = + (αk (f ) cos(kx) + βk (f ) sin(kx))
2
k=1

Quelles relations a-t-on dans ce cas entre αn (g) et αn (f ) ? βn (g) et βn (f ) ?


15. Il est admis que si une fonction h ∈ C2π vérifie : pour tout entier naturel n, αn (h) = βn (h) = 0,
alors h est la fonction nulle. Démontrer que pour tout réel x, g(x) = f (x).
P
En résumé, lorsque la série trigonométrique (αn (f ) cos(nx) + βn (f ) sin(nx)) d’une fonction
f ∈ C2π converge normalement que R alors pour tout réel x, on a
+∞
α0 (f ) X
f (x) = + (αn (f ) cos(nx) + βn (f ) sin(nx))
2
n=1

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16. Si f ∈ C2π est une fonction


Rπ paire, que vaut βn (f ) ? Exprimer, sans démonstration, αn (f ) en
fonction de l’intégrale 0 f (x) cos(nx) dx.
17. Exemple. Soit f ∈ C2π définie ainsi : pour tout x ∈ [−π, π], f (x) = x2 et f est 2π-périodique
sur R. Construire la courbe de cette fonction paire f sur l’intervalle [−3π, 3π] puis déterminer,
pour tout entier naturel, les coefficients αn (f ) et βn (f ). Donner une série trigonométrique qui
converge normalement sur R vers f .
18. En déduire les sommes
+∞ +∞
X (−1)n X 1
et
n2 n2
n=1 n=1

Déduire alors de la seconde somme la valeur de


+∞
X 1
(2n + 1)2
n=1

19. La somme d’une série trigonométrique qui converge normalement sur R est-elle nécessairement
une fonction dérivable sur R ? P P
Proposer une condition
P suffisante sur les séries nan et nbn pour que la somme de la série
trigonométriquen (an cos(nx) + bn sin(nx)), qui converge normalement sur R soit une fonction
dérivable sur R.
P n
20. Déterminer la somme de la série trigonométrique 3n cos(nx).

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