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Second Degré

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Nir Shmuel

Sommaire
I Notion de polynôme 1

II Formes du trinôme 2
A La forme développée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
B La forme canonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
C Forme factorisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1 Cas où ∆ > 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Cas où ∆ = 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3 Cas où ∆ < 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

III Variations et courbe représentative 5


A Variations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
B Extreum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
C La courbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

IV Équation et inéquation du second degré 8

V Soyons intelligents ! 9
A Méthode de Hörner . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
B Liens entre racines et coefficients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

VI Exemples de résolution 10
A Cas particulier du second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
B Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

VII Autre forme de second degré 12


Second degré Cours Première

Introduction :
Les polynômes, en particulier ceux du second degré, sont présents dans de nombreux domaines : mathéma-
tiques (optimisation. . .), physique (trajectoire d’une boule de pétanque. . .) et même en chimie. . . Leur étude
est primordiale.

I Notion de polynôme
On se donne une « indéterminée » ou « variable » (ce qui peut être n’importe quoi) que l’on note X.
Définition 1 Monôme :
Un monôme, est le produit d’un coefficient a ∈ R et d’une puissance de X d’exposant n ∈ N, de la
forme
aX n
L’exposant de X représente le degré du monôme.

Propriété 1 Algébriques :

Avec les monômes aX n et bX p tels que a, b ∈ R et n, p ∈ N :


1. Le produit est abX n+p .
2. La somme est aX n + bX p .
3. Mais si n = p, alors la somme devient (a + b)X n , c’est la réduction.
Réduire un polynôme c’est simplifier ses monômes de même degré en les sommant.

Définition 2 Polynôme :

Un polynôme est une somme de monômes échelonnés en degré (de moindre degré).
Ainsi, un polynôme P de degré n ∈ N s’écrit sous la forme
n
X
n
P (X) = P = an X + · · · + a1 X + a0 = ai X i
i=0

Pour tout i ∈ {0, 1; . . . ; n − 1} a ai ∈ R, an , 0.


a. On pourrait aussi noter [0, n − 1].

Exemple 1 :
Avec le polynôme 4X 3 + 2X 2 − 5X 3 sa réduction donne −X 3 + 2X 2 alors on dit :
−1 est le coefficient du monôme de degré 3. 0 est le coefficient du monôme de degré 1.
2 est le coefficient du monôme de degré 2. 0 est le coefficient du monôme de degré 0.

Définition 3 Degré d’un polynôme :

Après réduction le degré d’un polynôme correspond au degré de son monôme de plus haut degré.

Remarque 1 :
Par convention, le degré du polynôme nul, 0, vaut −∞ et 0 si le monôme est une constante car aX 0 = a.

Définition 4 Coefficient dominant :


Après réduction, le coefficient dominant d’un polynôme est le coefficient de son monôme de degré
maximal.
Un polynôme est dit unitaire si son coefficient dominant est égal à 1.

1/13
Second degré Cours Première

Définition 5 Fonction polynomiale :

On définit sur R la fonction polynomiale f associée au polynôme P par


n
X
f (x) = ai xi = an xn + an−1 xn−1 + · · · + a1 x + a0
i=0

Pour tout i ∈ {0, 1, . . . , n − 1} ai ∈ R avec an , 0.

Pour avoir l’image d’un polynôme, il suffit de substituer (remplacer) l’indéterminée par ce que l’on veut.

Définition 6 Fonction du second degré :

On définit la fonction polynomiale de degré 2 définie sur R tel qu’il existe trois réels a , 0, b et c tels que

f (x) = ax2 + bx + c

On l’appelle la fonction polynôme du second degré ou trinôme du second degré.

On va maintenant étudier cette fonction !

II Formes du trinôme
Le polynôme du second degré peut s’écrire sous trois formes différentes. Chacune d’entre elles possèdent
des propriétés qui lui sont propres. Nous allons voir tout ça :).

A La forme développée
La forme qu’on vient de voir est la suivante.
Définition 7 Forme développée :
Propriété 2 Forme développée :
La forme développée de f s’écrit :
Cette forme est utile pour déterminer les limites
f (x) = ax2 + bx + c où 0 , a, b, c ∈ R (en terminale) et dériver (cette année).

Exemple 2 : La première difficulté reste à identifier la valeur des coefficients a, b et c de la forme développée.
1. f1 (x) = x2 −10x + 24 a = 1, b = −10 et c = 24.
2. f2 (x) = 6x + 3x2 + 3 a = 3, b = 6 et c = 3.
3. f3 (x) = 2x−3−5x2 a = −5, b = 2 et c = −3.

B La forme canonique
La forme canonique est une autre forme.
Passage de la forme développée vers la forme canonique : à savoir démontrer dans son cas général

On a f (x) = ax2 + bx + c, on met a en facteur


! D’où,
2 b c
f (x) = a x + x + b2 b2
" ! #
b c
a a f (x) = a x2 + x+ 2 − 2 +
a 4a 4a  a
 !2 2
b b b 4ac 
Or a , x2

l’expression + x est le début du carré = a  x+ − 2 + 2 
!2 a 2a 4a 4a
b 
b
!2 2

b − 4ac 
x+ = a 

x+ −
2a 2a 4a2 

a. C 2 + 2CD = (C + D)2 − D 2 .

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Second degré Cours Première

Exemple 3 : Passage de la forme développée vers la forme canonique :


f1 (x) = x2 − 10x + 24 f2 (x) = 3x2 + 6x + 3 f3 (x) = −5x2 + 2x − 3 
2 3
f1 (x) = (x − 5)2 + 24 − 25 f2 (x) = 3(x2 + 2x + 1) f3 (x) = −5 x2 − x +
5 5
1 2 3 1
" #
f1 (x) = (x − 5)2 − 1 f2 (x) = 3(x + 1)2 f3 (x) = −5 x − + −
5 5 25
1 2 14
 
f1 (x) = (x − 6)(x − 4) f3 (x) = −5 x − −
5 5
Définition 8 Discriminant :

Pour le polynôme ax2 + bx + c avec a, b, c ∈ R, on pose et définie le nombre noté ∆ (delta) appelé le
discriminant égal à ∆ = b2 − 4ac.

Exemple 4 : Calculer et déterminer le signe du discriminant des polynômes du second degré suivants.
1. f1 (x) = x2 − 10x + 24. Le discriminant vaut ∆ = (−10)2 − 4 × 1 × 24 = 100 − 96 = 4 > 0.
2. f2 (x) = 3x2 + 6x + 3 : ∆ = 62 − 4 × 3 × 3 = 36 − 36 = 0.
3. f3 (x) = −5x2 + 2x − 3 : ∆ = 22 − 4 × (−5) × (−3) = 4 − 60 = −56 6 0.
Définition 9 Forme canonique :

La forme canonique de f , avec les coefficients a, b et c, s’écrit


Propriété 3 Forme canonique :
!2
b ∆ Cette forme permet de connaître les
f (x) = a x + −
2a 4a caractéristiques graphiques de la fonc-
tion (voir la partie III C) :
En pratique, la forme canonique se présente sous la forme
— axe de symétrie ;
avec α et β des réels :
— coordonnées du sommet.
b
f (x) = a(x − α)2 + β avec α = − et β = f (α)
2a

Exemple 5 : Selon ce qui se présente , on a deux manière de déterminer les réels α et β.


1. On identifie directement leur valeur avec la forme canonique. Attention aux signes !
a. f1 (x) = (x − 5)2 −1 on lit α = 5 et β = −1.
b. f2 (x) = 3(x+1)2 +0 on lit α = −1 et β = 0.

1
2
14 1 14
c. f3 (x) = −5 x − − on lit α = et β = − .
5 5 5 5
2. On peut utiliser les formules précédentes avec la forme développée :
−10
a. f1 (x) = x2 − 10x + 24. On a α = − = 5 et β = f1 (α) = 52 − 10 × 5 + 24 = −1.
2×1
6
b. f2 (x) = 3x2 + 6x + 3. On a α = − = −1 et f2 (α) = 0.
2×3
2 1 14
c. f3 (x) = −5x2 + 2x − 3. On a α = − = et β = f3 (α) = − .
2 × (−5) 5 5

C Forme factorisée
Propriété 4 Forme factorisée :
La forme factorisée permet de
1. Calculer facilement les racines du polynôme par la règle du produit nul a .
2. Déterminer le signe de l’expression.
a. Un produit de facteurs est nul ssi au moins un des facteurs est nul.

Selon le signe du discriminant on distingue trois cas

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Second degré Cours Première

1 Cas où ∆ > 0
Passage de la forme canonique vers la forme factorisée
 !2 
2 − 4ac 
b b
, on reconnaît l’identité remarquable de la forme A2 − B2 = (A − B)(A + B).

De a  x + −

2a 4a 2

D’où la factorisation suivante


" ! √ #" ! √ # √ ! √ !
b ∆ b ∆ b+ ∆ b− ∆
f (x) = a x + + x+ − =a x+ x+
2a 2a 2a 2a 2a 2a
Puis on pose les deux racines réelles a simples b
√ √
−b − ∆ −b + ∆
x1 = et x2 =
2a 2a
Sa factorisation est

f (x) = a(x − x1 )(x − x2 )

C’est la forme factorisée de f .


a. Parce que l’année prochaine en Terminale Experte y’aura les complexes.
b. Car lors de la factorisation l’exposant du facteur pour cette racine est de 1 : a(x − x1 )1 (x − x2 )1 .

Exemple 6 : On identifie les racines avec la forme factorisée.


1. f1 (x) = (x − 6)(x − 4) : deux racines simples x1 = 6 et x2 = 4.
2. Avec une autre expression (x − 1)(x + 3) : les racines simples se trouvent en x1 = 1 et x2 = −3.

Exercice 1 : Avec x1 < x2 , donner le tableau de signe de f selon le signe de a.

2 Cas où ∆ = 0

!2
b
On a alors f (x) = a x + .
2a
On pose la racine double a

b
x0 = −
2a
Sa factorisation est

f (x) = a(x − x0 )2

a. Car lors de la factorisation l’exposant du facteur pour cette racine est de 2.

Remarque 2 : C’est un cas particulier où la forme canonique est la même que celle factorisée car x1 = x2 .
Exercice 2 : Déterminer le tableau de signe de f selon le signe de a.
Exemple 7 : On identifie la racine sous cette forme.
1. f2 (x) = 3(x + 1)2 , on a une racine double en x0 = −1.
2. Avec l’expression −4(x + 7)2 , on a une racine double en x0 = −7.

3 Cas où ∆ < 0


Dans ce cas − > 0 et l’expression a2 + b2 ne se factorise pas dans R mais dans C.
4a2

1 2 14
 
Exemple 8 : f3 (x) = −5 x − − , on ne peut pas encore factoriser :(. Ah, quel est le signe de f3 ?
5 5

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Second degré Cours Première

III Variations et courbe représentative


A Variations
Définition 10 Parabole :
Le graphe de la fonction du second degré est appelée une parabole notée P .

En partant de la fonction identité, quelle est la concaténation, par fonction de référence, qu’il faut effectuer
pour retrouver la forme canonique de f ?

1. On commence avec la transformation x2 7→ (x − α)2 . !


α
Son graphe est l’image de la parabole de la fonction carré par la translation de vecteur = α→
−ı .
0

α x

2. On multiplie par a l’expression précédente pour obtenir a(x − α).


On distingue deux cas suivant le signe de a :
Si a > 0, la fonction est dite convexe. Si a < 0, la fonction est dite concave.

Convexe : tournée vers l’extérieur. Concave : tournée vers l’intérieur.



3. On poursuit avec l’ajout de β = − : a(x − α)2 7→ a(x − α)2 + β.
4a !
0
Son graphe est l’image du précédent par la translation du vecteur = β~.
β
Avec a > 0,

x1 x2 x x0 x
x

Pour ∆ > 0 Pour ∆ = 0 Pour ∆ < 0

Exercice 3 : Construire les tableaux de variations dans les six cas (ça va, ça prend moins de 5 minutes).

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Second degré Cours Première

Définition 11 Monotonie :
Soit f une fonction définie sur I ⊂ Df .
1. On dit que la fonction f est croissante sur I quand pour tout u, v ∈ I, u < v on a f (u) > f (v).
2. On dit que la fonction f est décroissante sur I quand pour tout u, v ∈ I, u < v on a f (u) 6 f (v).
3. On dit que la fonction est monotone lorsqu’elle est soit croissante, soit décroissante.
4. La fonction est dite strictement croissante ou décroissante quand les inégalités sont strictes.

Propriété 5 Sens de variation :

Soit la fonction polynôme du second degré de la forme f (x) = a(x − α)2 + β où α, β ∈ R.


Alors,
1. Pour a > 0, la fonction f est décroissante sur ] − ∞ ; α] puis croissante sur [α ; +∞[.
2. Pour a < 0, la fonction f est croissante sur ] − ∞ ; α] puis décroissante sur [α ; +∞[.
Démonstration :
Démontrons le cas où a < 0.
Sur l’intervalle ] − ∞ ; α] : Sur l’intervalle [α ; +∞[ :
Soient u et v deux réels tels que u < v 6 α, Soient u et v deux réels tels que α 6 u < v,
d’où u − α < v − α 6 0. d’où 0 6 u − α < v − α.
Puis (u − α) > (v − α) puisque la fonction carrée Puis (u − α)2 < (v − α)2 puisque la fonction carrée
2 2

est décroissante sur ] − ∞ ; α]. est croissante sur [α ; +∞].


a(u − α)2 < a(v − α)2 car a < 0. a(u − α)2 > a(v − α)2 car a < 0.
Enfin a(u − α)2 + β < a(v − α)2 car a < 0 + β. Enfin a(u − α)2 + β > a(v − α)2 + β car a < 0.
On trouve f (u) 6 f (v), ce qui signifie que f est On trouve f (u) > f (v), ce qui signifie que f est
croissante sur ] − ∞ ; α]. décroissante sur [α ; +∞].
On raisonne de la même façon pour a > 0.

B Extreum
Au plus haut du creux, avec a < 0, ou au plus bas de la crête, avec a > 0, est–on ?
Définition 12 Extremum :
Soit f une fonction définie sur I ⊂ Df .
On dit que f admet un maximum ou un minimum : (deux définitions équivalentes)
1. Maximum :
un maximum local f (x0 ) en x0 ∈ I lorsque pour tout x ∈ I on a f (x) 6 f (x0 ).
un maximum local M sur I lorsque pour tout x ∈ I f (x) 6 M atteint en x0 tel que f (x0 ) = M.
2. Minimum :
un minimum local f (x0 ) en x = x0 ∈ I lorsque pour tout x ∈ I on a f (x0 ) 6 f (x).
un minimum local m sur I lorsque pour tout x ∈ I m 6 f (x) atteint en x0 tel que f (x0 ) = m.
3. On parle d’extremum global quand on considère tout l’ensemble de définition.

Propriété 6 Etremum de la fonction du second degré :

1. Pour a > 0, la parabole atteint son minimum en x = α et vaut f (α) = β.


2. Pour a < 0, la parabole atteint son maximum en x = α et vaut f (α) = β.

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Second degré Cours Première
Démonstration :
Cas pour a > 0 : Cas pour a < 0 :
2
Pour tout x ∈ R, on a (x − α) > 0, Pour tout x ∈ R, on a (x − α)2 > 0,
2 2
puis a(x − α) > 0, d’où a(x − α) + β > β. puis a(x − α)2 6 0, d’où a(x − α)2 + β 6 β.
2
De plus, f (α) = a(α − α) + β = β. De plus, f (α) = a(α − α)2 + β = β.
Ce qui signifie que β est le minimum de f sur R Ce qui signifie que β est le maximum de f sur R
atteint en α. atteint en α.

C La courbe
Définition 13 Représentation graphique ou courbe d’une fonctions :

On note Cf la courbe de la fonction f , c’est l’ensemble des points M(x ; y) du plan tel que son ordonnée
(y) soit égale à l’image de son abscisse (x) par la fonction (f (x)) :

Cf = {M(x ; y) ∈ P : y = f (x)}

Propriété 7 Courbe :
La courbe de la fonction f est une parabole qui admet :
1. La droite d’équation x = α comme axe de symétrie.
2. Un sommet de coordonnées (α ; β).
Démonstration :
1. On montre facilement que pour tout x ∈ R, f (x − α) = f (x + α), ce qui montre que la droite
d’équation x = α est l’axe de symétrie de la parabole.
2. cf la démonstration pour Extremum.

Le sommet se détermine en pratique de la manière suivante.

1. A partir de la forme développée : ax2 + bx + c.


b
Après avoir identifié les coefficients, dire « L’abscisse du sommet est en x = − , son ordonnée
2a
en f (α) » a .
2. A partir de la forme canonique : a(x − α)2 + β.
Dire « La forme canonique donne l’axe de symétrie de la parabole en x = α et les coordonnée du
sommet (α ; β) b ».
3. Avec la forme factorisée a(x − x1 )(x − x2 ).
Après avoir identifié les racines, x1 et x2 , l’abscisse du sommet est au milieu de ces dernières en
x + x2
α= 1 , l’ordonnée en f (α).
2
a. On a démontré dans le cours les coordonnées du somment, de cette manière on utilise le résultat démontré.
b. Les coordonnées du sommet se lisent directement sur la forme canonique : c’est là sont intérêt.

Exemple 9 :
1. f2 (x) = 3x2 + 6x + 3.
Avec a = 3, b = 6 et c = 3, l’axe de symétrie de la courbe Cf2 est d’équation
b 6
x=− =− = −1.
2a 2×3
2. f1 (x) = (x − 5)2 − 1.
La forme canonique de f1 permet de dire que l’axe de symétrie de la courbe Cf1 est d’équation x = 5.
3. f1 (x) = (x − 6)(x − 4).
6+4
Les racines sont x1 = 6 et x2 = 4, l’abscisse du somment est en α = = 5, son ordonnée en
2
f1 (5) = −1.

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Second degré Cours Première

IV Équation et inéquation du second degré

Définition 14 Racines :
On appelle racines d’une expression ou d’une fonction l’ensemble des valeurs de la variable de sorte
que l’expression ou la fonction soit nulle.
En d’autre terme, pour la fonction f , les racines correspondent à l’ensemble de solution de l’équation

f (x) = 0

Dans toute cette partie on cherche à résoudre l’équation ax2 + bx + c = 0 i.e. à déterminer les racines du
polynôme du second degré.

Propriété 8 Racine du polynôme du second degré :

On déduit de tout ce qu’on vient de faire la méthode suivante :


Si ∆ > 0, alors l’équation f (x) = 0 admet deux racines simples réelles :
√ √
−b − ∆ −b + ∆
x1 = et x2 =
2a 2a
Si ∆ = 0, alors l’équation f (x) = 0 admet une racine double réelle :
b
x0 = −
2a
Si ∆ < 0, alors l’équation f (x) = 0 n’admet pas de solution réelle et ne se factorise pas dans R. . .
Démonstration :
On utilise tut ce qui a été dit avant, en particulier, la forme factorisée qui est indiquée pour déterminer
les racines.

Remarque 3 : Il se peut que f s’écrive sous la forme f (x) = ax2 + 2b0 x + c.



On pose alors le discriminant réduit ∆0 = b02 − ac = avec b = 2b0 .
4 √
−b0 ∓ ∆0
De même que précédemment, les racines sont de la forme : x1.2 = .
a

Théorème 1 Signe du polynôme du second degré :

Soient le trinôme ax2 + bx + c défini sur R avec a, b, c ∈ R tel que a , 0 et son discriminant ∆.
1. Si ∆ < 0, alors le trinôme est du signe de son coefficient dominant (a) sur R.
2. Si ∆ = 0, alors le trinôme est du signe de son coefficient dominant sur R et nul en x0 .
3. Si ∆ > 0, alors le trinôme est du signe de son coefficient (a) dominant sauf entre les racines.
Démonstration : On utilise le tableau de signes de la forme factorisée.

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Second degré Cours Première

V Soyons intelligents !
Deux petites définitions de la part de l’auteur.
Définition 16 La connerie :
Définition 15 Intelligence : La bêtise peut se définir de la manière suivante.
L’intelligence est la capacité d’effectuer « Gaspiller ses ressources en tentant de remplir une tâche
le lien entre les choses ou à s’adapter. inutile est dénué d’intelligence. »
Tipol, Star Treck la nouvelle génération.

A Méthode de Hörner
Parfois ça peut être compliqué de déterminer l’image par f .
Algorithme de Hörner

La fonction f peut également s’écrire

f (x) = (ax + b)x + c

Ce qui permet de calculer plus simplement les images.


Disposition pratique :

a b c
ax0 (ax0 + b)x0
x = x0 a ax0 + b (ax0 + b)x0 + c
| {z }
f (x0 )

Remarque 4 :
1. Il en va de même pour des polynômes de degré n. Mais attention à bien respecter l’ordre des
coefficients, chaque colonne représente un degré !
2. Attention, cette méthode de calcul n’est à utiliser que sur le brouillon quand vous êtes « sans
calculatrice ». Afin d’éviter de mettre certain calculs sur la copie.
3. On peut construire l’algorithme en Python.

Exemple 10 : Déterminer f1 (3), f2 (−2) et f3 (6) par cette méthode.

B Liens entre racines et coefficients


Définition 17 Racines évidentes :
Une racine est dite évidente si elle appartient à l’ensemble

{−4 ; −3 ; −2 ; −1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4}

On pourrait facilement la déterminer de tête.

Pour l’utiliser, il suffit de le dire, « 1 est racine évidente donc x1 = 1. » et utiliser ce qui suit pour trouver la
deuxième racine.

Théorème 2 Somme et produit des racines :

Soit le trinôme f (x) = ax2 + bx + c qui admet deux racines x1 et x2 (∆ > 0).

9/13
Second degré Cours Première
On a les relations suivantes :
b

 x1 + x2 = − a



 c
 x1 x2 =


a
Démonstration :
f admet deux racines, donc il se factorise de la forme f (x) = ax2 + bx + c = a(x − x1 )(x − x2 ).
Le développement et l’identification des termes permettent de conclure.

Exemple 11 : Avec la fonction g(x) = x2 − 6x + 8.


8
x1 = 2 est une racine évidente 1 , on a 2x2 = , ce qui donne x2 = 4.
1
Les racines sont {2 ; 4}.

Corollaire 3 Trouver la somme et le produit de deux nombres :

Existe–il deux nombres x1 et x2 tels que leur somme fasse S et leur produit P ?
Et bien oui ! C’est résoudre le système :
(
2 x1 + x2 = S
x − Sx + P = 0 ⇐⇒
x1 x2 = P

Démonstration : Évidente d’après ce qui précède.

VI Exemples de résolution
A Cas particulier du second degré
Il n’est pas toujours nécessaire de trouver les racines d’un polynôme du second degré en calculant ∆ :
Observons la disjonction de cas suivant les valeurs des coefficients a, b et c.

1. Si a = 0 :
c
Alors f (x) = bx + c = 0 ⇔ x = − .
b
2. Si b = 0 :
a. c 6 0.
Exemple 12 : 4x2 − 2 = 0. √
√ √ 2
La factorisation donne (2x − 2)(2x + 2) = 0, ce qui donne deux solutions : x1,2 = ± .
2
b. c > 0 :
Pas (encore) de factorisation dans R.
Exemple 13 : 4x2 + 2 = 0. L’équation n’admet pas de solution dans R.
3. Si c = 0 :
b
f (x) = ax2 + bx = 0 ⇔ x(ax + b) = 0 ⇔ x = 0 ou x = − .
a
Exemple 14 : x2 − 4x = 0 ⇔ x(x − 4) = 0 ⇔ x = 0 ou x = 4.

Avec maintenant a, b et c tous non nuls a .


4. Identité remarquables.
Exemple 15 :
a. x2 + 2x + 2 = 0 = (x + 1)2 .
b. 3x2 − 12x + 12 = 0 = 3(x − 2)2 b .
1. 22 − 6 × 2 + 8 = 0.

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Second degré Cours Première
5. Utilisation des racines évidentes avec la relation entre les coefficients, la somme et le produit
des racines.
Exemple 16 : x2 − 2x − 3 = 0 (a = 1, b = −2 et c = −3).
c
x1 = −1 est racine évidente c . Avec on a la relation x1 x2 = = −3, ce qui donne x2 = 3.
a
6. Par le discriminant.
Et oui, à la fin !
a. Aucun des trois nombres n’est nuls.
b. Faut tout de même avoir l’idée de factorisée par a, comme on l’a fait au début du cours.
c. Ah et comme ce n’est pas une identité remarquable avec une racine double en x1 = −1 : (x + 1)2 , x2 − 2x − 3, l’autre
racine x2 existe bel et bien.

Consigne dans les trois cas :


1. Déterminer les racines de f .
2. Puis en déduire une factorisation.

1. ∆ > 0 : f1 (x) = x2 − 10x + 24.


On résout l’équation f1 (x) = x2 − 10x + 24 = 0. On identifie les coefficients par a = 1, b = −10 et
c = 24.
Son discriminant vaut
⇔ ∆ = b2 − 4ac
⇔ ∆ = (−10)2 − 4 × 1 × 24
⇔ ∆ = 4 = 22 > 0 a
La fonction f admet deux racines simples données par :
√ √
−b − ∆ −b + ∆
x1 = ou x2 =
2a √ 2a √
−(−10) − 4 −(−10) + 4
⇔ x1 = ou x2 =
2×1 2×1
⇔ x1 = 4 ou x2 = 6
Sa factorisation est
a(x − x1 )(x − x2 )
Soit
(x − 4)(x − 6)

2. ∆ = 0 : f2 (x) = 3x2 + 6x + 3.
On résout f2 (x) = 3x2 + 6x + 3 = 0.
Soit, x2 + 2x + 1 = 0.
a. Par une identité remarquable :
On reconnaît une identité remarquable

(x + 1)2 = 0

La fonction f2 se factorise par


3(x + 1)2
Remarque 5 : Attention à ne pas oublier le coefficient a dans la factorisation. C’est bien f2
qu’on veut factoriser et non le polynôme x2 + 2x + 1 qui est une simplification faite pour
déterminer plus facilement les racines. La solution est

S = {−1}

b. Par le discriminant (pour forcer les choses) :


On identifie les coefficients par a = 1, b = 2 et c = 1 (de la forme simplifiée). Son discriminant
est donné par
⇔ ∆ = b2 − 4ac

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⇔ ∆ = 22 − 4 × 1 × 1
⇔ ∆ = 4−4 = 0
La solution est une racine double donnée par

b
x0 = −
2a
Ce qui fait,
x0 = −1
D’où la factorisation sous la forme
a(x − x0 )2
Ce qui fait,
3(x + 1)2

3. ∆ < 0 : f3 (x) = 5x2 − 2x + 3.


On résout l’équation f3 (x) = 5x2 − 2x + 3 = 0.
(Là on ne trouve ni simplification ni identité remarquable ni racine évidente)
On identifie les coefficients par a = 5, b = −2 et c = 3.
Son discriminant vaut ∆ = −54 < 0.
Il n’y a pas de solutions réelles, aussi pas de factorisation (enfin pas encore).
a. Là on dit que le discriminant est strictement positif.

B Cas général
Afin de déterminer les racines de ce polynôme on pourra employer dans l’ordre :
1. Simplifier les coefficients entre eux : diviser par le PGCD de a, b et c.
2. Reconnaître une identité remarquable.
c
3. Déterminer une racine évidente*. Puis on utilise la relation x1 x2 = .
a
4. Finalement, utiliser le discriminant (et à la fin seulement).

VII Autre forme de second degré


Il se peut que le second degré soit « caché », il faut alors ruser pour le trouver : effectuer un changement de
variable.
Chargement de variable

1. Le polynôme√soit sous la forme 2. Ou de la forme B(x) = ax4 + bx2 + c.


R(x) = ax + b x + c.
√ On pose alors t = x2 > 0.
On pose alors t = x telle que x > 0. C’est une équation dite bicarrée.

Ce qui nous ramène à un polynôme du second degré.

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Conclusion :
Pour résoudre l’équation ax2 +bx+c = 0 (ou l’inéquation associée), on résume ce qui faut savoir, au minimum,
dans le tableau suivant :

∆ = b2 − 4ac ∆>0 ∆=0 ∆<0

x1 x2 x x0 x x0 x
a > 0 (convexe)
x0
x0 x
x
x1 x2
x

a < 0 (concave)

−b∓ ∆ b
Racines x1,2 = x0 = − Pas de racine réelle
2a 2a

Factorisation a(x − x1 )(x − x2 ) a(x − x0 )2 A suivre. . .

Fin

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