Second Degré
Second Degré
Sommaire
I Notion de polynôme 1
II Formes du trinôme 2
A La forme développée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
B La forme canonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
C Forme factorisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1 Cas où ∆ > 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Cas où ∆ = 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3 Cas où ∆ < 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
V Soyons intelligents ! 9
A Méthode de Hörner . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
B Liens entre racines et coefficients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
VI Exemples de résolution 10
A Cas particulier du second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
B Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Introduction :
Les polynômes, en particulier ceux du second degré, sont présents dans de nombreux domaines : mathéma-
tiques (optimisation. . .), physique (trajectoire d’une boule de pétanque. . .) et même en chimie. . . Leur étude
est primordiale.
I Notion de polynôme
On se donne une « indéterminée » ou « variable » (ce qui peut être n’importe quoi) que l’on note X.
Définition 1 Monôme :
Un monôme, est le produit d’un coefficient a ∈ R et d’une puissance de X d’exposant n ∈ N, de la
forme
aX n
L’exposant de X représente le degré du monôme.
Propriété 1 Algébriques :
Définition 2 Polynôme :
Un polynôme est une somme de monômes échelonnés en degré (de moindre degré).
Ainsi, un polynôme P de degré n ∈ N s’écrit sous la forme
n
X
n
P (X) = P = an X + · · · + a1 X + a0 = ai X i
i=0
Exemple 1 :
Avec le polynôme 4X 3 + 2X 2 − 5X 3 sa réduction donne −X 3 + 2X 2 alors on dit :
−1 est le coefficient du monôme de degré 3. 0 est le coefficient du monôme de degré 1.
2 est le coefficient du monôme de degré 2. 0 est le coefficient du monôme de degré 0.
Après réduction le degré d’un polynôme correspond au degré de son monôme de plus haut degré.
Remarque 1 :
Par convention, le degré du polynôme nul, 0, vaut −∞ et 0 si le monôme est une constante car aX 0 = a.
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Pour avoir l’image d’un polynôme, il suffit de substituer (remplacer) l’indéterminée par ce que l’on veut.
On définit la fonction polynomiale de degré 2 définie sur R tel qu’il existe trois réels a , 0, b et c tels que
f (x) = ax2 + bx + c
II Formes du trinôme
Le polynôme du second degré peut s’écrire sous trois formes différentes. Chacune d’entre elles possèdent
des propriétés qui lui sont propres. Nous allons voir tout ça :).
A La forme développée
La forme qu’on vient de voir est la suivante.
Définition 7 Forme développée :
Propriété 2 Forme développée :
La forme développée de f s’écrit :
Cette forme est utile pour déterminer les limites
f (x) = ax2 + bx + c où 0 , a, b, c ∈ R (en terminale) et dériver (cette année).
Exemple 2 : La première difficulté reste à identifier la valeur des coefficients a, b et c de la forme développée.
1. f1 (x) = x2 −10x + 24 a = 1, b = −10 et c = 24.
2. f2 (x) = 6x + 3x2 + 3 a = 3, b = 6 et c = 3.
3. f3 (x) = 2x−3−5x2 a = −5, b = 2 et c = −3.
B La forme canonique
La forme canonique est une autre forme.
Passage de la forme développée vers la forme canonique : à savoir démontrer dans son cas général
a. C 2 + 2CD = (C + D)2 − D 2 .
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Pour le polynôme ax2 + bx + c avec a, b, c ∈ R, on pose et définie le nombre noté ∆ (delta) appelé le
discriminant égal à ∆ = b2 − 4ac.
Exemple 4 : Calculer et déterminer le signe du discriminant des polynômes du second degré suivants.
1. f1 (x) = x2 − 10x + 24. Le discriminant vaut ∆ = (−10)2 − 4 × 1 × 24 = 100 − 96 = 4 > 0.
2. f2 (x) = 3x2 + 6x + 3 : ∆ = 62 − 4 × 3 × 3 = 36 − 36 = 0.
3. f3 (x) = −5x2 + 2x − 3 : ∆ = 22 − 4 × (−5) × (−3) = 4 − 60 = −56 6 0.
Définition 9 Forme canonique :
C Forme factorisée
Propriété 4 Forme factorisée :
La forme factorisée permet de
1. Calculer facilement les racines du polynôme par la règle du produit nul a .
2. Déterminer le signe de l’expression.
a. Un produit de facteurs est nul ssi au moins un des facteurs est nul.
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1 Cas où ∆ > 0
Passage de la forme canonique vers la forme factorisée
!2
2 − 4ac
b b
, on reconnaît l’identité remarquable de la forme A2 − B2 = (A − B)(A + B).
De a x + −
2a 4a 2
2 Cas où ∆ = 0
!2
b
On a alors f (x) = a x + .
2a
On pose la racine double a
b
x0 = −
2a
Sa factorisation est
f (x) = a(x − x0 )2
Remarque 2 : C’est un cas particulier où la forme canonique est la même que celle factorisée car x1 = x2 .
Exercice 2 : Déterminer le tableau de signe de f selon le signe de a.
Exemple 7 : On identifie la racine sous cette forme.
1. f2 (x) = 3(x + 1)2 , on a une racine double en x0 = −1.
2. Avec l’expression −4(x + 7)2 , on a une racine double en x0 = −7.
3 Cas où ∆ < 0
∆
Dans ce cas − > 0 et l’expression a2 + b2 ne se factorise pas dans R mais dans C.
4a2
1 2 14
Exemple 8 : f3 (x) = −5 x − − , on ne peut pas encore factoriser :(. Ah, quel est le signe de f3 ?
5 5
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En partant de la fonction identité, quelle est la concaténation, par fonction de référence, qu’il faut effectuer
pour retrouver la forme canonique de f ?
α x
x1 x2 x x0 x
x
Exercice 3 : Construire les tableaux de variations dans les six cas (ça va, ça prend moins de 5 minutes).
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Définition 11 Monotonie :
Soit f une fonction définie sur I ⊂ Df .
1. On dit que la fonction f est croissante sur I quand pour tout u, v ∈ I, u < v on a f (u) > f (v).
2. On dit que la fonction f est décroissante sur I quand pour tout u, v ∈ I, u < v on a f (u) 6 f (v).
3. On dit que la fonction est monotone lorsqu’elle est soit croissante, soit décroissante.
4. La fonction est dite strictement croissante ou décroissante quand les inégalités sont strictes.
B Extreum
Au plus haut du creux, avec a < 0, ou au plus bas de la crête, avec a > 0, est–on ?
Définition 12 Extremum :
Soit f une fonction définie sur I ⊂ Df .
On dit que f admet un maximum ou un minimum : (deux définitions équivalentes)
1. Maximum :
un maximum local f (x0 ) en x0 ∈ I lorsque pour tout x ∈ I on a f (x) 6 f (x0 ).
un maximum local M sur I lorsque pour tout x ∈ I f (x) 6 M atteint en x0 tel que f (x0 ) = M.
2. Minimum :
un minimum local f (x0 ) en x = x0 ∈ I lorsque pour tout x ∈ I on a f (x0 ) 6 f (x).
un minimum local m sur I lorsque pour tout x ∈ I m 6 f (x) atteint en x0 tel que f (x0 ) = m.
3. On parle d’extremum global quand on considère tout l’ensemble de définition.
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Démonstration :
Cas pour a > 0 : Cas pour a < 0 :
2
Pour tout x ∈ R, on a (x − α) > 0, Pour tout x ∈ R, on a (x − α)2 > 0,
2 2
puis a(x − α) > 0, d’où a(x − α) + β > β. puis a(x − α)2 6 0, d’où a(x − α)2 + β 6 β.
2
De plus, f (α) = a(α − α) + β = β. De plus, f (α) = a(α − α)2 + β = β.
Ce qui signifie que β est le minimum de f sur R Ce qui signifie que β est le maximum de f sur R
atteint en α. atteint en α.
C La courbe
Définition 13 Représentation graphique ou courbe d’une fonctions :
On note Cf la courbe de la fonction f , c’est l’ensemble des points M(x ; y) du plan tel que son ordonnée
(y) soit égale à l’image de son abscisse (x) par la fonction (f (x)) :
Cf = {M(x ; y) ∈ P : y = f (x)}
Propriété 7 Courbe :
La courbe de la fonction f est une parabole qui admet :
1. La droite d’équation x = α comme axe de symétrie.
2. Un sommet de coordonnées (α ; β).
Démonstration :
1. On montre facilement que pour tout x ∈ R, f (x − α) = f (x + α), ce qui montre que la droite
d’équation x = α est l’axe de symétrie de la parabole.
2. cf la démonstration pour Extremum.
Exemple 9 :
1. f2 (x) = 3x2 + 6x + 3.
Avec a = 3, b = 6 et c = 3, l’axe de symétrie de la courbe Cf2 est d’équation
b 6
x=− =− = −1.
2a 2×3
2. f1 (x) = (x − 5)2 − 1.
La forme canonique de f1 permet de dire que l’axe de symétrie de la courbe Cf1 est d’équation x = 5.
3. f1 (x) = (x − 6)(x − 4).
6+4
Les racines sont x1 = 6 et x2 = 4, l’abscisse du somment est en α = = 5, son ordonnée en
2
f1 (5) = −1.
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Définition 14 Racines :
On appelle racines d’une expression ou d’une fonction l’ensemble des valeurs de la variable de sorte
que l’expression ou la fonction soit nulle.
En d’autre terme, pour la fonction f , les racines correspondent à l’ensemble de solution de l’équation
f (x) = 0
Dans toute cette partie on cherche à résoudre l’équation ax2 + bx + c = 0 i.e. à déterminer les racines du
polynôme du second degré.
Soient le trinôme ax2 + bx + c défini sur R avec a, b, c ∈ R tel que a , 0 et son discriminant ∆.
1. Si ∆ < 0, alors le trinôme est du signe de son coefficient dominant (a) sur R.
2. Si ∆ = 0, alors le trinôme est du signe de son coefficient dominant sur R et nul en x0 .
3. Si ∆ > 0, alors le trinôme est du signe de son coefficient (a) dominant sauf entre les racines.
Démonstration : On utilise le tableau de signes de la forme factorisée.
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V Soyons intelligents !
Deux petites définitions de la part de l’auteur.
Définition 16 La connerie :
Définition 15 Intelligence : La bêtise peut se définir de la manière suivante.
L’intelligence est la capacité d’effectuer « Gaspiller ses ressources en tentant de remplir une tâche
le lien entre les choses ou à s’adapter. inutile est dénué d’intelligence. »
Tipol, Star Treck la nouvelle génération.
A Méthode de Hörner
Parfois ça peut être compliqué de déterminer l’image par f .
Algorithme de Hörner
a b c
ax0 (ax0 + b)x0
x = x0 a ax0 + b (ax0 + b)x0 + c
| {z }
f (x0 )
Remarque 4 :
1. Il en va de même pour des polynômes de degré n. Mais attention à bien respecter l’ordre des
coefficients, chaque colonne représente un degré !
2. Attention, cette méthode de calcul n’est à utiliser que sur le brouillon quand vous êtes « sans
calculatrice ». Afin d’éviter de mettre certain calculs sur la copie.
3. On peut construire l’algorithme en Python.
{−4 ; −3 ; −2 ; −1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4}
Pour l’utiliser, il suffit de le dire, « 1 est racine évidente donc x1 = 1. » et utiliser ce qui suit pour trouver la
deuxième racine.
Soit le trinôme f (x) = ax2 + bx + c qui admet deux racines x1 et x2 (∆ > 0).
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On a les relations suivantes :
b
x1 + x2 = − a
c
x1 x2 =
a
Démonstration :
f admet deux racines, donc il se factorise de la forme f (x) = ax2 + bx + c = a(x − x1 )(x − x2 ).
Le développement et l’identification des termes permettent de conclure.
Existe–il deux nombres x1 et x2 tels que leur somme fasse S et leur produit P ?
Et bien oui ! C’est résoudre le système :
(
2 x1 + x2 = S
x − Sx + P = 0 ⇐⇒
x1 x2 = P
VI Exemples de résolution
A Cas particulier du second degré
Il n’est pas toujours nécessaire de trouver les racines d’un polynôme du second degré en calculant ∆ :
Observons la disjonction de cas suivant les valeurs des coefficients a, b et c.
1. Si a = 0 :
c
Alors f (x) = bx + c = 0 ⇔ x = − .
b
2. Si b = 0 :
a. c 6 0.
Exemple 12 : 4x2 − 2 = 0. √
√ √ 2
La factorisation donne (2x − 2)(2x + 2) = 0, ce qui donne deux solutions : x1,2 = ± .
2
b. c > 0 :
Pas (encore) de factorisation dans R.
Exemple 13 : 4x2 + 2 = 0. L’équation n’admet pas de solution dans R.
3. Si c = 0 :
b
f (x) = ax2 + bx = 0 ⇔ x(ax + b) = 0 ⇔ x = 0 ou x = − .
a
Exemple 14 : x2 − 4x = 0 ⇔ x(x − 4) = 0 ⇔ x = 0 ou x = 4.
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5. Utilisation des racines évidentes avec la relation entre les coefficients, la somme et le produit
des racines.
Exemple 16 : x2 − 2x − 3 = 0 (a = 1, b = −2 et c = −3).
c
x1 = −1 est racine évidente c . Avec on a la relation x1 x2 = = −3, ce qui donne x2 = 3.
a
6. Par le discriminant.
Et oui, à la fin !
a. Aucun des trois nombres n’est nuls.
b. Faut tout de même avoir l’idée de factorisée par a, comme on l’a fait au début du cours.
c. Ah et comme ce n’est pas une identité remarquable avec une racine double en x1 = −1 : (x + 1)2 , x2 − 2x − 3, l’autre
racine x2 existe bel et bien.
2. ∆ = 0 : f2 (x) = 3x2 + 6x + 3.
On résout f2 (x) = 3x2 + 6x + 3 = 0.
Soit, x2 + 2x + 1 = 0.
a. Par une identité remarquable :
On reconnaît une identité remarquable
(x + 1)2 = 0
S = {−1}
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⇔ ∆ = 22 − 4 × 1 × 1
⇔ ∆ = 4−4 = 0
La solution est une racine double donnée par
b
x0 = −
2a
Ce qui fait,
x0 = −1
D’où la factorisation sous la forme
a(x − x0 )2
Ce qui fait,
3(x + 1)2
B Cas général
Afin de déterminer les racines de ce polynôme on pourra employer dans l’ordre :
1. Simplifier les coefficients entre eux : diviser par le PGCD de a, b et c.
2. Reconnaître une identité remarquable.
c
3. Déterminer une racine évidente*. Puis on utilise la relation x1 x2 = .
a
4. Finalement, utiliser le discriminant (et à la fin seulement).
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Conclusion :
Pour résoudre l’équation ax2 +bx+c = 0 (ou l’inéquation associée), on résume ce qui faut savoir, au minimum,
dans le tableau suivant :
x1 x2 x x0 x x0 x
a > 0 (convexe)
x0
x0 x
x
x1 x2
x
a < 0 (concave)
√
−b∓ ∆ b
Racines x1,2 = x0 = − Pas de racine réelle
2a 2a
Fin
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