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Dysmorphies et Altérations Dentaires

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Université d’Oran

Faculté de Médecine
Département de Médecine dentaire

Dysmorphies maxillo-mandibulaires et altérations régressives

1. dysmorphies maxillo-mandibulaires

I. Généralités :
La face est anatomiquement décrite entre la ligne capillaire en haut et la tangente à la pointe du menton en
bas. Elle se divise en trois étages supérieur, moyen et inférieur .

II. techniques d’explorations :


Bilan d’imagerie standard : Panoramique dentaire , radiographie de profil +/- face ( orthodentistes)
Tomodensitométrie (TDM)
1. Rôle de l’imagerie :
L’imagerie confirme le diagnostic, évalue le type et l’importance du décalage osseux.
Oriente vers l’étiologie (syndrome malformatif) et permet de dresser un protocole thérapeutique.
2. Repères céphalométriques :

 le point Porion ( Po ): point le plus supérieur du conduit auditif externe .


• le point Orbital ( Or): point le plus inférieur du rebord de l’orbite
• le point S : centre de la selle turcique
• le point Nasion ( Na ) :Extrémité antérieure de la suture Naso-frontale
• le point Go ;point median de l’angle mandibulaire
• le point B : point le plus profond antérieur de la corticale externe de la symphyse.
• le point Menton ( Me ) point le plus bas du menton osseux.
• le point A : point le plus profond du bord antérieur du rebord alvéolaire maxillaire
• Pog (pogonion) : point le plus antérieure de l'image de la symphyse mentonnière
• Gn (gnathion) : point symphysaire situé sur la bissectrice des lignes Na-Pog et le plan mandibulaire
de DOWNS
 Plans horizontaux
1/ PHF (Plan Horizontal de Francfort) : plan passant par le porion et l'orbital
2/ Bi-spinal : relie ENA à ENP; ce plan est à peu près parallèle au PHF
3/ Mandibulaire (de DOWNS) : passe par Me et tangent dans la région de l'angle mandibulaire
4 / Plan bispinal ; reliant ENA et ENP
5/ Occlusal :
6/ Ramal : tangent au rebord postérieur du ramus (branche montante de la mandibule)

Lignes verticales
1/De Mac Namara : perpendiculaire au PHF passant par Na
2/ De la denture : joint Pog à A
3/ E (ligne d'esthétique) : joint la pointe du nez cutané au pogonion cutané
4/ Y (axe Y de BRODIE) : joint S à Gn ( axe de croissance )
III. Résultats :

A. Anomalies des bases osseuses et du menton


Les anomalies siégeant au maxillaire supérieur ont une dénomination se terminant par «-maxillie »,
les anomalies mandibulaires se terminent par « mandibulie » et les anomalies du menton se termine
par « génie ».
B. Anomalies alvéolaires :
Le radical utilisé est - alvéolie.
Cliniquement le diagnostic différentiel entre l'anomalie alvéolaire et l’anomalie de la base osseuse qui la
supporte reste parfois difficile.
C. Anomalies de relation entre arcades dentaires

1. - Anomalies verticales
Le radical utilisé est -clusie.
L'infra clusie traduit l'absence de contact entre les arcades dentaires (aussi appelée béance
dentaire).
La supra clusie correspond au recouvrement excessif d'une arcade par son antagoniste, en
particulier du secteur incisivo-canin inférieur par le secteur incisivo-canin supérieur.

2. Sens antéropostérieur
a. troubles de l’articulé dentaire d’origine squelettique :
Ces anomalies peuvent porter sur les deux étages faciaux : maxillaire et/ou mandibulaire.
Ces dysmorphoses vont provoquer un trouble de l’articulé dentaire.
L’articulé dentaire normal correspond à la classe I, Par rapport à cette position de référence, des
anomalies avec occlusion de classe II et des anomalies avec occlusion de classe III de la
classification d’angle sont décrites.
b. Anomalies avec occlusion de classe II
Elles sont caractérisées par une position plus avancée de la première molaire supérieure par rapport à
l’inférieure avec un décalage en avant de l’arcade dentaire supérieure par rapport à l’inférieure.
Ces anomalies peuvent être liées à une rétromandibulie ou à une promaxillie.
Elle peuvent être congénitales, (syndromes malformatifs+++) ou acquises, (séquelles des ankyloses
temporo-mandibulaires bilatérales suite à un traumatisme ou une infection.
en céphalométrie: la valeur de l'angle ANB est supérieure à 4°.

c. Anomalies avec occlusion de classe III


Elles sont caractérisées par le déplacement en avant de la molaire inférieure par rapport à la
supérieure plus important que dans la position en classe I.
Il s’agira donc de promandibulie ou de rétromaxillie.
Les promandibulies sont héréditaires dans 25 % des cas.

 Analyse céphalométrique sur une téléradiographie du crâne de profil :


Constitue un véritable instrument de mesure pour évaluer la classe II squelettique et dentaire
avec l'angle ANB supérieure à 4°.Confirme la pro mandibulie (SNB = 87°).
La position maxillaire par rapport au crâne (SNA = 82°).
Le maxillaire (point A) se trouve 0,5 mm en arrière de l'axe facial de Mc Namara et la
mandibule (point B) 8 mm en avant de cet axe.

D: Anomalies intéressant l'ensemble de la face :

a. Les anomalies sectorielles : peuvent s'additionner pour constituer des syndromes


dysmorphiques intéressant l'ensemble de la face.
Il en va ainsi des faces longues « long face syndrome » et faces courtes, où la modification de
hauteur intéresse le tiers moyen et le tiers inférieur de la face. On parle aussi, dans ces cas, de
face hyper- ou hypo-divergentes.
La notion de divergence est donnée par l'ouverture vers l'avant de l'angle que forment le plan
maxillaire et le plan mandibulaire

b. Les asymétries faciales : croissance mandibulaire asymétrique, soit par insuffisance de


croissance (ankylose temporo-mandibulaire, microsomie hémifaciale) ou par excès de
croissance (hypercondylie).
Séquelles de fractures condyliennes et ankylose temporo-mandibulaire
Pour le diagnostic, seule la TDM est utile (Les reconstructions frontales sont les plus
informatives):
- modifications ostéolytiques et ostéocondensantes,
- perte des contours osseux normaux
- bloc hypertrophique avec maintien d'un interstice à la place de l'interligne articulaire.
- Les structures musculaires sont hypotrophiques avec infiltrations adipeuses
1) L'hypercondylie : est une hypertrophie hémifaciale inférieure progressive due à la
persistance de l'activité du centre de croissance condylien après la fin de la croissance
normale.
Il en résulte une hypertrophie hémimandibulaire localisée au ramus et au condyle avec
compensation palatine et ptérygoïdienne
L'OPT (panoramique) confirme l'augmentation de volume du ramus et du condyle
La TDM est l'examen de référence, et les coupes frontales permettent de tracer les plans
repères et de mesurer l'augmentation des dimensions verticales.
En coupes transversales, il est possible d'apprécier comparativement la largeur et l'épaisseur
du ramus et de la tête condylienne

2) L'atrophie hémifaciale de Romberg :


 C'est une atrophie hémifaciale progressive d'évolution limitée dans le temps, avec
des périodes de poussées.
 Elle débute autour de l'adolescence
 Une atrophie hémifaciale de topographie trigéminée.
 L' hypodéveloppement hémimandibulaire et l'ouverture de l'angle peuvent déjà être
visualisés à l'OPT.
La TDM en fenêtres osseuse et parties molles objective l'atteinte osseuse et celle des tissus
mous L'hémi-mandibule atteinte est globalement plus petite et grêle.
Dans les formes débutantes et relativement limitées

Hypoplasie hémimandibulaire droite post-traumatique.


TDM frontale : Aplatissement des surfaces articulaires de l'ATM droite (flèche) ;
Ramus très grêle
2. Altérations régressives
I. Les abrasions
 Diagnostic purement clinique. Perte de substance dentaire par action mécanique.
 Peuvent provenir d’une usure physiologique (vieillissement) ou non physiologique ( secondaire à une
usure mécanique autre que la mastication causée par le frottement d’une substance autre que les
dents).
 L’exemple classique est un brossage agressif ( horizontal) avec un dentifrice abrasif et/ou une brosse
à poils rigides, mâcher le tabac ou fumer la pipe .
 Usure au tiers cervical des dents d’un quadrant ou plus.
 La radiologie (raisons médicolégales+++) montre des lacunes cunéiformes

II. Attrition :
• Perte de substance dentaire par l’usure causée par la mastication, un mouvement masticatoire ou le bruxisme
(grincement des dents). On le remarque surtout au bout incisif de la dent, au sommet d’une cuspide ou au collet
de la dent (près de la gencive).
A) Attrition physiologique :
• Est une usure anormale qui se fait lorsqu’il y a mastication. Au début elle touche que l’émail de la dent et peut
s’approfondir ensuite jusqu’à atteindre la dentine. Cette dentine qui est découverte devient brunâtre et sa
surface devient lisse et peut résister à la carie. Cela est appelé de la dentine réactionnelle (ou secondaire). Les
dents commencent aussi à raccourcir, mais leur position dans l’espace est assurée via des mécanismes de
compensation tels que l’extrusion ou l’intrusion des bases osseuses.
B) Attrition pathologique :
• C’est une usure irrégulière et trop rapide, donc il n’y a pas de formation de dentine réactionnelle
• Hypersensibilité dentinaire : Il peut y avoir de la sensibilité et une réaction inflammatoire de la pulpe si l’usure
est rapide et va au niveau de la dentine. Il y aura comme conséquence une sensibilité au froid, à l’air, au sucre,
aux acides ou au contact d’un objet.

III. Erosion :

 Perte de substance dentaire par un processus chimique non-bactérien.


 Lésions qui ont l’apparence de verre dépoli. Lésions en forme de cupule.
 elle peut apparaître quand le niveau d’acidité dans la bouche est trop élevé.
 Peut être causée par un manque de salive (xérostomie), qui lorsqu’elle est présente lave les acides des
dents.
 Dans certaines professions, surtout en usine, il y a contact répété des dents avec de l’acide. Certains
médicaments à base d’HCL ou des aliments très acides comme certains fruits peuvent aussi causer de
l’érosion dentaire.
 Les lésions les plus importantes se remarquent chez des patientes anorexiques qui ont les faces
internes de toutes les dents partiellement ou complètement dissoutes secondaires aux vomissements.
IV. Abfraction :
Perte de substance à la jonction énamo-cémentaire.

V. Resorption :
Le diagnostic est radiologique :
- perte de substance.
- fonte osseuse.
- lacune centrale ou périphérique radiotransparente .

 La résorption peut être coronaire: de dents retenues


 Radiculaires: dents vitales ou non : La rhizalyse est donc la résorption de la racine dentaire.
 Elle est physiologique lorsqu’il s’agit de la dent temporaire dont la dent définitive résorbe la racine en
poussant; elle est pathologique lorsqu’elle atteint une dent définitive
 La résorption radiculaire peut etre secondaire ou idiopathique
 peut être centrale ou périphérique.
 Forme centrale (granulome interne) : traumatisme pulpaire post traumatique (ex: préparation dentaire
pour traitement canalaire)
 Forme périphérique secondaire à des lésions desmodentales pouvant être traumatique, secondaire à
une tentative de réimplantation.

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