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Cours Acte I SC 3 - Alexandrins

"Phèdre", RACINE, séquence théâtre en début d'année de seconde générale étude la scène 3 de l'acte I par les alexandrins

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Séquence théâtre.

Cours du 20-11-2024

RACINE, Phèdre (1677). Acte I sc.3 texte 1


Entraînement au repérage-analyse-interprétation (Mise en rapport fond/forme du texte littéraire)

1. Mes yeux sont éblouis du jour que je revois


▪ Champ lexical fourni, dense de la vue : « yeux », « éblouir », « jour », « voir » => le
lecteur/spectateur sensibilisé à la question des sentiments visibles, repérables
▪ « Mes yeux » = synecdoque pour Phèdre réduite ici à sa capacité sensorielle (comme si la raison
et l’intellect étaient gommés)
▪ Eblouissement, aveuglement : traduit par cette altération de la voyelle [o] : « sont », « éblouis »,
« vois », déformation de la voyelle [o] qui varie au fil du vers = perturbation par le soleil

2. Soleil, je te viens voir pour la dernière fois


▪ Redondances sonores voir/fois, rime hémistiche/clôture du vers (rime interne) = mime la fatalité,
l’inexorabilité ; même principe avec l’allitération en [v] : « viens », « voir »
▪ Mise en valeur du soleil, propulsé à l’attaque du vers = importance du soleil ; mime sa place
prépondérante dans l’univers
▪ Phèdre (« je ») littéralement étouffée, emprisonnée entre les deux réf. au soleil, la mention
« Soleil » et le pronom (« te ») = Phèdre concrètement contrôlée par les Dieux et la malédiction
familiale. => pb du déterminisme & de la fatalité (*fatum)

3. Dieux ! Que ne suis-je assise à l’ombre des forêts !


▪ Mise en exergue des « Dieux », apostrophe liminaire : terme monosyllabique, renforcé par la
marque de ponctuation émotive (« ! » point d’exclamation)
▪ Déséquilibre entre les deux parties de l’alexandrin : « Dieux » isolé à l’attaque / suite de
l’alexandrin qui contient la phrase exclamative.
▪ Expressivité : point d’exclamation final
▪ Mention finale implicite qui renvoie à Hippolyte (périphrase + association d’idées) = fatalité du
vice
▪ « je » qui désigne Phèdre porte la fusion vocalique : j(e)-a => ja (« je » fondu dans le mot suivant
pour faire la liaison) = Phèdre atrophiée ?

4. Quoi, Madame ?
Insensée, où suis-je ? et qu’ai-je dit ?
Où laissé-je égarer mes vœux, et mon esprit ?
(Nota bene : le premier alexandrin commence plutôt, avec la réplique d’Oenone)

▪ Accumulation d’interrogatives (trois) en gradation (groupes de mots de plus en plus long) =


angoissante crescendo, aggravée de Phèdre
▪ Mauvais parallélisme d’un vers à l’autre : adv. locatif « où » + conjonction « et » ; en vérité, ce
ne sont pas les mm structures syntaxiques qui sont reprises (schéma imparfait dans la
duplication, pas une hypozeuxe, mais un simple parallélisme) = incapacité de Phèdre à
réordonner ses émotions dans sa tête.

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