9.3. POURQUOI VIVENT-ILS DANS LA RUE?
Bagaza
N'as-tu jamais entendu parler des "phaseurs" " ou "des enfants de la
rue", Nzey?
Nzey Si, certainement ! Existe-t-il quelqu'un qui ne soit pas au courant de ce
fait de notre société ? Des enfants dans la rue !
Bagaza
Nzey
De fait, pourquoi les appelle-t-on "enfants de la rue"²? Est-ce parce
qu'on les y retrouve souvent ou bien parce qu'ils y sont nés ?
La vérité est qu'ils ont la rue comme domicile. En France, par
exemple, un phénomène³ analogue qui concerne surtout les adultes est
dénommé "Sans domicile fixe" ou S.D.F. Mon cher, j'aimerais savoir
ce que tu penses de cette réalité.
Bagaza C'est pour moi une honte, un échec de notre société et même une
tragédie. J'en suis très choqué. Et toi-même, qu'en dis-tu ?
Nzey - Je suis du même avis que toi. J'ai de la peine à comprendre que des
enfants puissent vivre dans la rue !
Bagaza A propos, quelles en sont, d'après toi, les causes ?
Nzey
A mon avis, ce sont soit des enfants abandonnés, victimes de
l'intolérance', du mauvais traitement des parents, soit des orphelins;
ils se livrent à la rue à la recherche d'un refuge³ imaginaire.
Bagaza C'est triste. Des parents qui abandonnent de cette façon leurs enfants!
Je croyais que la plupart de ces enfants habiteraient chez un parent
proche...
Nzey Mais je pense aussi qu'il ne faut pas négliger la responsabilité
personnelle des enfants eux-mêmes. Certains d'entre eux rejoignent le
groupe par goût de l'aventure.
Bagaza
Est-ce que cela n'est pas aussi dû à l'insuffisance des écoles dans
notre pays?
Nzey - Je ne crois pas. Car le phénomène est observé exclusivement¹º dans les
villes. Tu ne me diras pas qu'à la campagne il y a plus d'écoles qu'en
ville?
Bagaza
Tu as raison. Et alors que fait-on pour tenter de récupérer" ces
pauvres enfants?
"
Nzey A Kinshasa, il existe des Centres pour "Enfants de la rue "qui visent à
Centre Mgr
récupérer et à réinsérer ces enfants. Par exemple, le
MUNZIHIRWA 12" initié par le Révérend Père NZUZI s.j.13; l'AED14,
le Centre ORPER 15 du Révérend Père FRANCK s.v.d¹.
[Link] bien d'autres.
SENKER Musam-Adia Max, sj
209
21. L'EDUCATION A LA PAIX
La paix est un comportement que chaque individu doit développer pour une
coexistence harmonieuse dans la société. Puisque c'est dans l'esprit des hommes
que naissent les conflits, c'est dans leur esprit également qu'il faut inculquer les
vertus de la paix, et cela dès le premier âge, afin de prévenir les conflits.
- L'Education à la paix est surtout concentrée sur le comportement
des enfants et les valeurs qui développent, soutiennent et promeuvent¹ la
paix. Son objectif est de générer² des solutions à toutes sortes de conflit
de n'importe quelle nature et à n'importe quel niveau. C'est ce concept³
de base qui caractérise le programme entier de l'Education à la paix.
C'est aussi en répandant le comportement de paix et de tolérance* que ce
concept de paix deviendra un mode de vie de tous les jours. Ce mode de
vie, tant publique que privée. A priori³, l'Education à la paix cherche à
changer le comportement des gens afin de prévenir à l'avance la violence.
L'Education à la paix reconnaît que la confiance, la justice et la
communication ont un caractère commun et rassemblent les individus,
les familles et les communautés, en des réseaux dynamiques d'interdépen-
dance. Pour que le travail de l'Education à la Paix marche, il a nécessaire-
ment besoin des agents de changement pour développer et soutenir la
paix durable. L'école pourrait aussi constituer un de ces agents de paix à
travers l'enseignement de bons comportements et attitudes. En fait,
l'école devrait être utilisée comme un instrument par lequel le concept
de paix est propagé dans la communauté.
107
1.09. L'eau
1.09.1.
L'eau
L'eau est partout. Elle descend en perles liquides sur les feuilles des arbres,
sur les brins d'herbe et dans le calice des fleurs.
Elle circule dans les mystérieuses artères du globe; elle jaillit à la surface
en sources limpides.
Elle coule dans toutes les directions en ruisseaux, torrents, rivières et
fleuves. Elle s'amasse en mille et mille réservoirs, elle est humble citerne et
vaste océan, et là où elle pénètre, la nature tressaille, les germes s'éveillent, la
terre se couvre d'une riante parure, les fleurs éclosent et s'entrouvrent, les fruits
se nouent et se développent.
Là où elle se découvre, le petit insecte, l'oiseau du ciel, l'animal farouche,
la bête assouplie, l'homme son maître viennent étancher leur soif. Là où elle est
absente, tout languit et tout meurt; la roche inféconde dresse mélancoliquement
son front dépouillé, et l'aride désert étale sa triste immensité.
C'est par elle que toute souillure se lave, que toute bouche se désaltère, que
tout germe se féconde, que tout feu s'apaise, tant sont variées et merveilleuses
les propriétés cachées dans le mystère de l'eau. Or, cette eau si vulgaire et si
féconde dans le règne de la nature, Dieu l'a fait passer dans le règne de la grâce et
il s'en sert également pour sanctifier une âme et pour faire germer une fleur.
Compréhension du texte
1. Quels passages du texte expriment la vitalité et la force de l'eau ?
L'eau, c'est la vie.» Qui et que fait-elle donc vivre ?
2.
À quoi, à qui donne-t-elle la vie?
3. Là où manque l'eau, en quoi le contraste consiste-t-il ?
4. Quelles autres propriétés mystérieuses de l'eau le texte évoque-t-il ?
5. De quoi la fleur est-elle le symbole ?
6. Pourquoi l'auteur parle-t-il de Dieu ?
Expression du texte
Mgr GIBIER
Comparaisons, images, personnification font le pittoresque de la description dans
le texte d'étude.
Relaxplique-les.
22. LE JUGEMENT DE SALOMON
Ce récit est tiré de la Bible. La Bible est le recueil des textes que les croyants
Considèrent comme inspirés par Dieu pour se révéler progressivement à son
Peuple. Elle comprend deux parties. La première, écrite en hébreu, est l’Ancien
Testament, qui groupe des récits historiques, des prières, des poèmes, des textes
Juridiques relatifs à la religion, aux institutions et aux mœurs du peuple juif.
La seconde partie, écrite en grec, comprend essentiellement les quatre Evangiles
(bonne nouvelle) et les épitres (lettres) des Apôtres.
Cet extrait est tiré du Premier Livre des Rois, dans l’Ancien Testament.
Le roi Salomon, fils de David, vécut au Xe siècle avant Jésus-Christ.
• Alors deux femmes vinrent vers le roi et se tinrent devant lui. L’une
Des femmes dit : « S’il te plait, Monseigneur ! Moi et cette femme nous
Habitons la même maison, et j’ai eu un enfant, alors qu’elle était dans
La maison. Il est arrivé que, le troisième jour après cette naissance, cette
Femme aussi a eu un enfant ; nous étions ensemble, il n’y avait pas d’étran-
Ger avec nous, rien que nous deux dans la maison. Or le fils de cette
Femme est mort une nuit parce qu’elle s’était couchée sur lui. Elle se leva
Au milieu de la nuit, prit mon fils d’à côté de moi pendant que ta
Servante’ dormait, elle le mit sur son sein, et son fils mort elle le mit
Sur mon sein. Je me levai pour allaiter mon fils, et voici qu’il était mort !
Mais au matin, je l’examinai², et voici que ce n’était pas mon fils que
J’avais enfanté³ ! ».