5bc3fdde FR
5bc3fdde FR
│ 19
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
20 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 21
1. Beaucoup d’incertitudes subsistent au sujet des stocks d’azote dans l’air, les sols, les eaux douces
et les océans, et au sujet des flux entre ceux-ci. Ainsi, une incertitude « particulièrement notable »
demeure quant à l’ampleur de la fixation biologique de l’azote (Stocker et al., 2016), et des études
récentes montrent que plus d’un quart de l’azote utilisé par les végétaux provient du substratum
rocheux de la Terre (Houlton et al., 2018).
2. Dont le nylon, les plastiques, les résines, les colles, la mélamine, les compléments alimentaires pour
animaux/poissons/crevettes et les explosifs.
Source: Fowler et al. (2013).
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
22 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
Aujourd’hui, près des trois quarts de l’azote d’origine anthropique sont introduits
intentionnellement dans les sols du fait de la culture de plantes qui fixent l’azote et
de l’épandage d’engrais chimiques. Dix pour cent supplémentaires sont fixés
volontairement pour produire des produits industriels de base et les 15 % restants,
présents dans l’air sous la forme d’oxydes d’azote (NOx), résultent
involontairement de la combustion d’énergie6. Malgré d’immenses avantages du
point de vue de la sécurité alimentaire et énergétique, les rejets d’azote dans
l’environnement imputables à la fertilisation et à la combustion ont de nombreux
effets secondaires importants sur la santé humaine et le milieu, comme l’ont montré
diverses études récentes (Sutton et al., 2011 ; USEPA-SAB, 2011 ; SRU, 2015 ;
Tomich et al., 2016 ; Abrol et al., 2017 ; Hellsten et al., 2017). Les cinq principales
menaces imputables aux rejets excessifs d’azote dans l’environnement concernent :
la qualité de l’eau ; la qualité de l’air ; l’effet de serre et la couche d’ozone ; les
écosystèmes et la biodiversité ; et la qualité des sols (Sutton et al., 2011)
(Tableau 1.2).
Tableau 1.2. Principales menaces imputables aux rejets excessifs d’azote dans
l’environnement
Les principales formes réactives de l’azote sont récapitulées dans le tableau 1.2.
Leurs émissions proviennent souvent pour une part significative des activités
humaines (Tableau 1.3).
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 23
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
24 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
(NH4NO3), une particule secondaire appelée « aérosol fin de nitrate »13, ou être
absorbé par une particule primaire PM10 (de la poussière, du sel marin, par
exemple) pour former des « aérosols grossiers de nitrate ». Le NH4NO3 est aussi
formé par réaction en phase liquide (des gouttelettes, par exemple) du HNO3 avec
le NH4+ suivie de l’évaporation de l’eau. Dans l’atmosphère, le NH3 réagit non
seulement avec le HNO3, mais aussi avec d’autres gaz acides comme l’acide
sulfurique, pour former des aérosols de sulfate d’ammonium, ou comme l’acide
chlorhydrique pour former des aérosols de chlorure d’ammonium.
L’ozone troposphérique n’est pas directement émis sous cette forme. Il s’agit d’un
polluant secondaire (nouveau) qui est formé sous l’effet du soleil par des réactions
chimiques dans l’atmosphère faisant intervenir du monoxyde de carbone (CO), des
composés organiques volatils (COV), dont le méthane (CH4), et des NOx. Il existe
une forte pollution de fond par l’ozone troposphérique, ce qui n’est pas le cas avec
les NOx. Aux États-Unis, cette pollution de fond, qui correspond aux transferts entre
stratosphère et troposphère14, aux importations d’ozone troposphérique et à l’ozone
troposphérique émis par des sources naturelles15, représente une grande partie de
l’ozone troposphérique total estimé (Lefohn et al., 2014).
Quant aux émissions de N2O, elles proviennent pour environ 60 % de sources
naturelles, en particulier de la dénitrification par les micro-organismes des sols sous
végétation naturelle et des océans (Denman et al., 2007). Les sources anthropiques,
dont environ les deux tiers sont agricoles, ne représentent que 40 % des émissions
totales (ibid.). Le N2O d’origine agricole provient directement des sols cultivés
enrichis en engrais et des effluents d’élevage (environ 60 %) et indirectement du
ruissellement et du lessivage des engrais azotés (les 40 % restants). Les autres
sources anthropiques comprennent la combustion d’énergies fossiles, les procédés
industriels, le brûlage de la biomasse, les dépôts atmosphériques et, dans une
moindre mesure, l’assainissement des eaux usées. Le N2O est un sous-produit de la
combustion d’énergies fossiles dans des sources mobiles ou fixes. Les procédés
industriels en émettent aussi, en particulier lors de la production d’acide nitrique
(ingrédient essentiel des engrais de synthèse) et d’acide adipique (principalement
utilisé dans la production de fibres synthétiques). Lorsque la biomasse est brûlée
(afin de détruire des résidus de récolte ou de défricher des terres pour pouvoir les
affecter à des usages agricoles ou autres), une partie de l’azote qu’elle contient et
qui est présent dans l’air de combustion est oxydé, ce qui engendre des émissions
de N2O. Les dépôts atmosphériques apportent de l’azote supplémentaire aux
écosystèmes terrestres et aquatiques, ce qui stimule la dénitrification microbienne.
Le N2O est aussi libéré lors du traitement bactériologique (dénitrification) des eaux
usées.
Aux côtés de l’agriculture et des eaux usées (urbaines et industrielles), les dépôts
atmosphériques contribuent également dans une mesure importante aux apports
d’azote dans l’eau. Selon Seitzinger et al. (2010), les principales sources
d’exportation d’azote vers les océans sont l’agriculture (50 %), la fixation
biologique naturelle (25 %), les dépôts atmosphériques (20 %) et les eaux usées
(5 %). Ces données sont des moyennes mondiales, les pourcentages varient selon
les zones côtières.
Les formes courantes d’azote inorganique dans l’eau sont le NO3-, le nitrite (NO2-),
le NH4+ et le NH3. Le NO3- est stable : très soluble, il est facilement emporté dans
les cours d’eau et les eaux souterraines. Le NO2- a une durée de vie relativement
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 25
1.4.1. Air
En dehors du N2O, qui est une molécule très stable dans la troposphère17, où elle
contribue à l’effet de serre, d’autres formes d’azote rejetées dans l’air peuvent se
transformer rapidement et engendrer des risques sanitaires dans la troposphère.
Elles sont ensuite déposées à la surface terrestre, après quelques heures ou jours, ce
qui représente un risque pour les écosystèmes18 (Salomon et al., 2016). Leur impact
se manifeste en partie à proximité de leur point de rejet, mais certaines émissions
azotées peuvent migrer sur de longues distances avant de se déposer et d’avoir des
effets nuisibles. Cela tient à la capacité du NH3 et des NOx à réagir entre eux ou
avec des composants atmosphériques et à former ou rejoindre des particules
(aérosols) qui voyagent sur des milliers de kilomètres avant d’être éliminées de
l’atmosphère par un processus appelé dépôt humide, c’est-à-dire principalement les
précipitations (Hertel et al., 2011).
Les NOx et le NH3 peuvent subir une transformation chimique et physique après
avoir été rejetés et donner naissance à différentes formes de dépôts (Graphique 1.2).
Dans le cas des azotes oxydés19, il peut s’agir de dépôts secs de NOx gazeux et de
dépôts humides de NO3-, alors que dans celui des azotes réduits, il peut s’agir de
dépôts de NH3 gazeux et de dépôts humides de NH4+. Les dépôts secs de particules
et d’aérosols de nitrate et d’ammonium peuvent également jouer un rôle.
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
26 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
Note : Le graphique ignore le N2O, dont le rôle dans les dépôts d’azote n’est pas significatif. Par souci
de simplicité, les espèces réservoirs comme le HONO, le HO2NO2, le nitrate de peroxyacétyle (PAN)
et les espèces similaires au PAN ont également été ignorées.
Source : Adapté par Th. Gauger de Hertel et al. (2006).
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 27
Notes:
NOy est la somme de toutes les formes d’azote oxydé.
L’oxyde nitrique (NO) est aussi produit par les avions (par oxydation du diazote à haute température
dans le moteur de l’appareil).
La tropopause est la lisière entre la troposphère et la stratosphère.
Source : Jacob (1999).
1.4.3. Eau
Les voies de transfert de l’azote dans l’eau douce sont notamment la fixation du
diazote, la dénitrification et le dépôt de l’azote, l’exportation vers la mer et
l’échange avec les sédiments (Graphique 1.4). En plus d’être rejeté directement par
les activités industrielles et les stations d’épuration, l’azote parvient dans les eaux
de surface principalement du fait des activités agricoles, après avoir cheminé par
exemple dans les eaux souterraines, les eaux de drainage et les eaux de
ruissellement. Les entrées de NO3- dans les eaux souterraines (c’est-à-dire du NO3-
non utilisé par les cultures ni dénitrifié par les bactéries du sol) sont en général la
conséquence d’un lessivage depuis les sols (Durand et al., 2011). Le potentiel de
lessivage dépend du type de sol, du type de culture, du climat, des modes de travail
du sol, de la gestion des engrais et de celle de l’irrigation et du drainage (USEPA,
2003). Le risque de lessivage est plus élevé en présence de sols à texture grossière
et de cultures à faible efficacité d’utilisation de l’azote (ibid.). L’exportation de
l’azote des eaux de surface vers les estuaires en aval (par les cours d’eau et les flux
souterrains) varie normalement selon les bassins hydrographiques ; elle est en
général plus limitée dans les bassins peu aménagés et très boisés que dans ceux
comptant de nombreux aménagements urbains. Les dépôts atmosphériques d’azote
dans les lacs, les zones humides et les eaux marines s’ajoutent aux quantités
charriées dans les cours d’eau (Swackhamer, 2004).
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
28 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
Graphique 1.4 Voies de transfert des éléments nutritifs dans l’eau douce
Les voies de transfert de l’azote dans les eaux marines comprennent les
importations d’azote provenant des cours d’eau et des précipitations, la fixation du
diazote par des cyanobactéries, la reminéralisation de biomasse particulaire morte
dans les sédiments par des micro-organismes et la dénitrification. Le bilan azoté
des systèmes du plateau continental est régi principalement par les échanges avec
le milieu marin (Graphique 1.5).
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 29
Graphique 1.5. Voies de transfert des éléments nutritifs dans les eaux marines
Les courants océaniques ont aussi un rôle dans les échanges d’azote à l’intérieur
des mers et dans la resuspension de l’azote des sédiments. Ils peuvent déplacer les
incidences très loin des sources des éléments nutritifs. Par exemple, comme l’ont
montré des études scientifiques récentes menées à cause des impacts sur le
tourisme, les éléments nutritifs issus du bassin de l’Amazone, où la déforestation et
l’agriculture intensive font que les sols sont « emportés » par les pluies, contribuent
grandement à la prolifération des algues dans les zones côtières des Caraïbes23. Il
peut aussi arriver que des eaux riches en éléments nutritifs remplacent des eaux qui
en contiennent peu sur certaines côtes océaniques et dans certains grands lacs (par
exemple, les Grands Lacs nord-américains). De fait, l’eau étant un fluide continu,
il existe une continuité physique à l’intérieur des océans et des grands lacs, de sorte
qu’un changement de distribution de l’eau à un endroit s’accompagne d’un
changement de la distribution de l’eau en contrepartie à un autre endroit.
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
30 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
1.4.5. Sols
La plupart des transformations qui interviennent dans le cycle biogéochimique de
l’azote sont le fait de micro-organismes présents dans l’eau et dans les sols (voir
notamment Söderlund et Rosswall, 1982). Dans les sols non alcalins, le NH3 tend
à être converti en NH4+. En conditions aérobies (présence d’oxygène), certaines
bactéries autotrophes, les bactéries nitrifiantes, peuvent utiliser l’oxydation du
NH4+ pour produire de l’énergie. Elles sont capables d’oxyder le NH4+ en NO2- et
en NO3- 24. La nitrification libère de l’hydrogène, ce qui contribue aussi à
l’acidification des sols25.
En conditions anaérobies (absence d’oxygène), certaines bactéries aérobies, les
bactéries dénitrifiantes, peuvent utiliser le NO3- et le NO2 au lieu de l’oxygène et
les réduire en diazote. Au cours de ce processus, la dénitrification génère du N2O
et du NO26.
Les interactions entre les végétaux et le sol sont régies principalement par les
interactions entre les cycles du carbone et de l’azote (voir notamment Müller et
Clough, 2014). L’activité microbienne dans les sols est stimulée par la
« rhizodéposition »27. Dans ces conditions, le cycle de l’azote est étroitement lié à
la productivité des végétaux. Les conditions qui favorisent l’assimilation du
carbone par les végétaux peuvent également renforcer la rhizodéposition. En
revanche, en cas de forte demande d’azote des végétaux (températures favorables
à la croissance, par exemple), il y a une concurrence accrue pour l’accès à l’azote
entre les végétaux et les micro-organismes, qui peut se répercuter sur la vie
microbienne. Cependant, les liens entre le cycle de l’azote, l’activité végétale et les
modifications associées de la diversité microbienne n’ont guère été étudiés.
Les végétaux utilisent de l’azote minéral (NH4+ ou NO3-) et de l’azote organique
qui parvient dans les sols par rhizodéposition ou minéralisation microbienne
(NOD). L’absorption de NOD est semble-t-il plus significative en conditions de
limitation de l’azote et de faible pH. Malgré l’importance de l’azote organique
dissous dans les écosystèmes agricoles, on ne connaît pas encore bien sa dynamique
dans les sols. De même, le rôle du NOD dans les voies de transfert des pertes
d’azote sous forme gazeuse n’a pas été suffisamment étudié. Il n’existe pas
d’évaluation des diverses transformations de l’azote intervenant simultanément
dans les systèmes formés par les végétaux et les sols qui entraînent la minéralisation
et l’immobilisation de l’azote dans la rhizosphère.
L’azote peut être rejeté à partir des sols sous forme de NO3- – par lessivage – ou
sous forme gazeuse : NH3, NO, N2O, diazote (Graphique 1.6). La dénitrification est
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 31
une voie de transfert qui joue un rôle clé dans le cycle de l’azote dans le sol, mais
qui reste mal connue. Par exemple, les émissions de NO à partir des sols restent
incertaines ; elles s’accroissent probablement avec l’augmentation des sources
anthropiques d’azote, mais dans des proportions très variables. Des recherches sont
également nécessaires pour mieux cerner l’importance de la « réduction
dissimilatrice du NO3- en NH4+ », ou RDNA. Si le carbone organique et l’oxygène
disponibles ont un fort impact sur la dénitrification totale, c’est principalement le
pH du sol qui influence le ratio N2O/diazote (ce ratio augmente généralement à
mesure que le pH diminue). On manque toutefois de méthodes pratiques pour
quantifier le ratio N2O/diazote in situ.
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
32 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 33
Les aérosols qui contiennent de l’azote ont pour effet de compenser en partie l’effet
de serre (voir annexe A). Cependant, comme le N2O demeure bien plus longtemps
dans l’atmosphère que les aérosols (plus de 120 ans contre quelques semaines ou
quelques mois), si ces aérosols diminuent mais que la concentration de N2O reste
stable ou augmente, on passe d’un effet net légèrement négatif à un effet net
largement positif. L’effet de serre du N2O est aussi en partie compensé par
l’absorption accrue de CO2 par les écosystèmes terrestres sous l’effet des dépôts
atmosphériques d’azote (voir annexe A).
Par ailleurs, le N2O contribue notablement à l’appauvrissement de la couche
d’ozone stratosphérique (O3), qui protège la vie sur Terre en absorbant une partie
des rayons ultraviolets du soleil. De fait, le N2O est une source naturelle de NOx
dans la stratosphère, et depuis l’élimination des chlorofluorocarbones (CFC), les
NOx figurent parmi les principaux composés qui menacent l’ozone stratosphérique
d’appauvrissement (Ravishankara et al., 2009), bien qu’ils ne soient pas
réglementés par le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent
la couche d’ozone (protocole à la Convention de Vienne pour la protection de la
couche d’ozone).
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
34 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
– friandes d’azote – de prendre le dessus sur les autres. Si leur ampleur, leur
composition et leurs effets sur la biodiversité florale en Europe et en Amérique du
Nord ont été très largement documentés, il existe en revanche un déficit
d’informations criant en ce qui concerne les incidences sur la faune souterraine et
terrestre et l’ensemble des répercussions exercées ailleurs dans le monde, et il
manque une vue d’ensemble claire de la façon dont les différents éléments
d’information disponibles s’articulent les uns avec les autres (Sutton et al., 2014).
On ignore pour l’instant si les différentes formes d’azote déposées par voie humide
(NO3- et NH4+, par exemple) ont des effets différents sur la biodiversité. Cependant,
le NH3 peut être particulièrement nocif pour la végétation, en particulier pour les
plantes inférieures, car il attaque directement leurs tissus (Sutton et al., 2011). Par
exemple, un essai au long cours mené sur le terrain a montré qu’à charge d’azote
identique, les dépôts de NH3 étaient plus dommageables pour la végétation des
marécages que ceux d’aérosols d’ammonium, eux-mêmes plus dommageables que
les dépôts d’aérosols de nitrate (Phoenix et al., 2012). Cela étant, les réactions à la
forme de l’azote sont complexes et dépendent des habitats, les conversions entre
les différentes formes résultant des activités des micro-organismes du sol (Plantlife
and Plant Link UK, 2017).
Les dépôts de NO2, de NH3 et de dioxyde de soufre (SO2) acidifient les écosystèmes
terrestres et d’eau douce (« pluies acides »)34. Les pluies acides restent un problème
(y compris dans la zone OCDE) essentiellement parce que la baisse des émissions
de NOx n’a pas été à la hauteur de celle des émissions de SO2. L’eutrophisation est
une conséquence de l’apport excessif d’éléments nutritifs azotés (NH3, NOx), les
apports atmosphériques d’autres éléments nutritifs étant négligeables.
Les pluies acides se répercutent défavorablement sur les écosystèmes d’eau douce.
Une hausse de l’acidité d’un lac ou d’un cours d’eau nuit directement aux poissons,
car elle provoque la corrosion de la matière organique des branchies et attaque le
squelette de carbonate de calcium. De plus, l’acidité dissout des métaux toxiques
tels que l’aluminium des sédiments. Les pluies acides sont aussi toxiques pour la
végétation terrestre qui a une faible capacité de neutralisation des acides35,
principalement parce qu’elles causent un lessivage des éléments nutritifs tels que
le potassium et leur permettent de s’échapper de l’écosystème par ruissellement.
En plus de leur action acidifiante, les dépôts de NH4+ et de NO3- contribuent
fortement à l’eutrophisation des écosystèmes aquatiques (en leur apportant de
l’azote directement assimilable qui s’ajoute à celui provenant des sources
terrestres). Les dépôts acidifiants peuvent aussi abîmer les bâtiments et les
monuments.
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 35
des sols sur la fertilité de ceux-ci, sur la production végétale et sur les émissions
d’azote dans l’environnement.
Outre le fait que sa production a doublé depuis l’ère préindustrielle, l’azote présente
une autre caractéristique qui le distingue des autres polluants : il peut parcourir
beaucoup de chemin après avoir été rejeté dans l’environnement. À mesure de son
cheminement sur les voies de transfert biogéochimiques, un même atome d’azote
peut exercer de multiples effets dans l’atmosphère, dans les écosystèmes terrestres,
dans les systèmes d’eau douce et marins ainsi que sur le climat. Cette séquence
d’incidences est ce que Galloway et al. (2003) appellent la « cascade de l’azote »
(Graphique 1.7).
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
36 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 37
Notes
1
« Azote » désigne ici les formes réactives de l’élément chimique (contrairement à
« diazote » – N2 – qui désigne la forme inerte).
2
Le diazote représente 78 % des molécules de l’air (Holloway et Wayne, 2015).
3
Il y a un siècle, le salpêtre du Chili (venu remplacer le guano du Pérou) était encore la
principale source d’azote pour l’agriculture et l’industrie mondiales.
4
Du nom de ses inventeurs, les chimistes allemands Fritz Haber et Carl Bosch. Ce procédé
transforme le diazote en ammoniac (NH3) moyennant une réaction avec l’hydrogène (H2) –
N2 + 3 H2 → 2 NH3 – en présence d’un catalyseur métallique, à des températures et
pressions élevées.
5
Ce constat concorde avec les estimations de Vitousek et al. (2013) et d’Erisman et Larsen
(2013), d’après lesquelles la production humaine d’azote est à peu près équivalente à la
production naturelle totale (sur la terre ferme et dans les océans).
6
Les pourcentages sont calculés à partir des chiffres du tableau 1.1 et arrondis. Ils
concordent globalement avec les chiffres de Sutton et al. (2011), qui estimaient que, pendant
les années 2000, la production alimentaire (utilisation d’engrais et d’effluents d’élevage et
culture de légumineuses) représentait les trois quarts de l’azote produit par les humains, la
combustion d’énergies fossiles et les processus industriels se partageant le solde à parts
égales.
7
Selon les estimations de Jacob (1999), la part des émissions de NO x provenant de sources
naturelles s’établit à 28 %. Ces sources comprennent la dénitrification par les micro-
organismes du sol (13 %), l’oxydation du NH3 émis par la biosphère (7 %), les éclairs (7 %)
et les transferts depuis la stratosphère (1 %).
8
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’utilisation d’un carburant enrichi en azote peut
se traduire par des émissions de NOx moindres au kilomètre. Elle peut certes légèrement
augmenter les émissions de NOx par litre de carburant consommé, mais l’azote contribue à
accroître le rendement du carburant en éliminant les dépôts de carbone sur les parties
mobiles des moteurs (diminution de la quantité de carburant consommée).
9
Les NOx sont produits lorsque le diazote réagit avec l’oxygène dans des conditions de
haute température et haute pression dans la chambre de combustion du véhicule. Cependant,
les processus chimiques qui régissent la formation et la destruction des NOx lors de la
combustion restent difficiles à cerner (Glarborg et al., 2018).
10
Les autres sources de NH3 comprennent les installations industrielles, les décharges, les
produits ménagers, la combustion de biomasse, les véhicules à moteur et les déjections des
animaux sauvages.
11
On trouve par exemple les radicaux nitrate (NO3), l’acide nitreux (HONO), l’acide
nitrique (HNO3), l’hémipentoxyde d’azote (N2O5), le chlorure de nitrile (ClNO2), l’acide
pernitrique (HNO4), le nitrate de peroxyacétyle et sa famille de composés (PAN) et d’autres
nitrates organiques tels que les nitrates d’alkyle (par exemple, les isoprènes nitrates).
12
Le HNO3 est produit par oxydation atmosphérique du NOx pendant la journée et à partir
de l’O3 pendant la nuit.
13
Un aérosol est une suspension d’une PM solide ou liquide dans l’air.
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
38 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
14
Globalement, plus de 80 % de l’ozone troposphérique résultent de la production chimique
au sein de la troposphère et moins de 20 % sont transférés à la troposphère par la
stratosphère.
15
Émissions d’isoprène de la végétation naturelle, par exemple (l’isoprène est un coproduit
de la photosynthèse).
16
Peut-être parce que le déficit de phosphore empêche la vie aquatique de s’épanouir.
17
Le N2O est un gaz pratiquement inerte et donc capable de flotter dans la troposphère sans
être détruit par les autres gaz atmosphériques.
18
Les dépôts de HNO3 (pluies acides) peuvent aussi endommager les bâtiments (en
dissolvant la calcite du marbre et du calcaire).
19
La majeure partie de l’azote atmosphérique relève de deux grandes catégories : l’azote
oxydé et l’azote réduit. La forme oxydée est dominée par les oxydes d’azote (NO x), et la
forme réduite, par les espèces ammoniaquées (NH3 et NH4+, notées NHx).
20
Une proportion de 10 % environ est oxydée dans la stratosphère pour produire des NO x,
dont 30 % sont convertis en diazote et 70 % sont déposés au sol (Portmann et al., 2012).
D’où le fait que seuls 7 % du N2O sont redéposés au sol.
21
Dans la stratosphère, le N2O est en contact avec de fortes concentrations d’oxygène, ce
qui permet une oxydation en NO.
22
(O3 cycle nul) ou (O3 cycle négatif).
23
On observe le même phénomène d’accumulation de Sargasse (algues brunes) au large du
Bénin et de la Sierra Leone, à distance de l’embouchure du fleuve Congo.
24
Après la première description des bactéries nitrifiantes il y a plus d’un siècle, on a
longtemps cru que la nitrification était due à l’activité conjointe de deux groupes de
bactéries, capables pour les unes d’oxyder l’ammoniaque et pour les autres d’oxyder les
nitrites. Daims et al. (2015) ont découvert qu’il existait des bactéries nitrifiantes capables
d’oxyder seules le NH4+ en NO3-.
25
L’adsorption du NH4+ au lieu de l’hydrogène sur le complexe argilo-humique provoque
une acidification du sol par l’hydrogène libéré.
26
Les principales étapes de la dénitrification sont les suivantes : NO3- > NO2- > NO > N2O
> N2.
27
Au cours de leur vie, les plantes libèrent par leurs racines du carbone et de l’azote
organiques (des aminoacides, par exemple) dans leur environnement proche, processus
appelé « rhizodéposition ».
28
Ou « réactions redox » (c’est-à-dire la disponibilité de capteurs d’électrons comme les
oxydes d’azote).
29
On distingue les particules primaires, qui sont émises telles quelles dans l’atmosphère,
comme le carbone noir, et les particules secondaires, qui sont formées dans l’atmosphère
par des gaz précurseurs.
Les autres précurseurs de l’ozone troposphérique sont les COV, dont le CH4, et à un degré
30
moindre le CO.
31
Souvent, des polluants toxiques et cancérogènes comme des métaux lourds et des
hydrocarbures aromatiques polycycliques sont liés aux particules.
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 39
32
L’ozone troposphérique est toxique pour les humains et pour les végétaux parce qu’il
provoque une oxydation des tissus biologiques.
33
Voir notamment [Link]/climateleadership/atmospheric-lifetime-and-global-warming-
potential-defined, consulté le 2 février 2018.
34
Le HNO3 participe aussi à la formation de pluies acides, en se dissociant dans l’eau de
pluie pour libérer du H+.
35
Par exemple, en Amérique du Nord, les régions sensibles aux pluies acides sont
notamment la Nouvelle-Angleterre, l’Est du Canada et les régions montagneuses, aux sols
peu épais et au soubassement granitique.
36
Le terme « smog » est apparu autour de 1950 pour qualifier le mélange de fumée (smoke)
et de brouillard (fog) alors observé à Londres. Aujourd’hui, il est employé pour désigner
des mélanges de polluants dominés par l’ozone troposphérique ([Link]
pollution-transportation/smog-soot-and-local-air-pollution, consulté le 17 mars 2018).
37
Il peut aussi renvoyer une partie des rayonnements solaires vers l’espace et compenser
ainsi partiellement l’effet de réchauffement des GES.
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
40 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
Références
Abrol, Y. et al. (2017), The Indian Nitrogen Assessment, Sources of Reactive Nitrogen,
Environmental and Climate Effects, Management Options, and Policies, Elsevier.
Allen, M. et al. (2016), « New Use of Global Warming Potentials to Compare Cumulative and
Short-lived Climate Pollutants », Nature Climate Change, vol. 6, n° 8.
Breitburg, D. et al. (2018), « Declining Oxygen in the Global Ocean and Coastal Waters »,
Science, vol. 359, n° 6371.
Daims, H. et al. (2015), « Complete Nitrification by Nitrospira Bacteria », Nature, vol. 528.
Denman, K. et al. (2007), « Couplings Between Changes in the Climate System and
Biogeochemistry », in Climate Change 2007: The Physical Science Basis, contribution du
Groupe de travail I au quatrième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Cambridge University Press.
Durand, P. et al. (2011), « Nitrogen Processes in Aquatic Ecosystems », in The European
Nitrogen Assessment. Sources, Effects and Policy Perspectives, Sutton, M.A. et al. (dir. pub.),
Cambridge University Press.
Erisman, J. et al. (2008), « How a Century of Ammonia Synthesis Changed the World », Nature
Geoscience, vol. 1, octobre 2008.
Erisman, J. et T. Larsen (2013), « Nitrogen Economy of the 21st Century », in Source Separation
and Decentralisation for Wastewater Management, Larsen, T. et al. (dir. pub.), IWA
Publishing, Londres.
Fowler, D. et al. (2013), « The Global Nitrogen Cycle in the Twenty-first Century, Phil. Trans. R.
Soc. B, vol. 368, n° 1621.
Galloway, J. et al. (2003), « The Nitrogen Cascade », BioScience, vol. 53, n° 4.
Gauger, T. (2018), « Modelling and Mapping Air Concentration and Atmospheric Deposition of
Reactive Nitrogen Species in Baden-Württemberg for 2012 to 2016 », Institute of Navigation,
Université de Stuttgart.
Geupel, M. (2015), « Towards a National Nitrogen Strategy for Germany », exposé à destination
du Comité des politiques d’environnement de l’OCDE (EPOC), 6-8 octobre 2015, Agence
fédérale pour l’environnement d’Allemagne, Section II 4.3 Contrôle de la qualité de l’air et
des écosystèmes terrestres.
Glarborg, P. et al. (2018), « Modeling Nitrogen Chemistry in Combustion », Progress in Energy
and Combustion Science, vol. 67.
Goldberg, S. et al. (2015), « Refractory Dissolved Organic Nitrogen Accumulation in High-
elevation Lakes », Nature Communications, vol. 6, n° 6347.
Hager, T. (2009), The Alchemy of Air, Broadway Books.
Hellsten, S. et al. (2017), Nordic Nitrogen and Agriculture, Policy, Measures and
Recommendations to Reduce Environmental Impact, Nordic Council of Ministers, TemaNord,
n° 2017:547, [Link]/10.6027/TN2017-547.
Hertel, O. et al. (2011), « Nitrogen Processes in the Atmosphere », in The European Nitrogen
Assessment. Sources, Effects and Policy Perspectives, Sutton, M. et al. (dir. pub.), Cambridge
University Press.
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ? │ 41
Hertel, O. et al. (2006), « Modelling Nitrogen Deposition on a Local Scale: a Review of the
Current State of the Art », Environmental Chemistry, vol. 3, n° 5.
Holloway, A. et R. Wayne (2015), Atmospheric Chemistry, Royal Society of Chemistry.
Houlton, B. et al. (2018), « Convergent Evidence for Widespread Rock Nitrogen Sources in
Earth’s Surface Environment », Science, vol. 360, n° 6384.
Huang, X. et al. (2017), « Chemical Characterization and Synergetic Source Apportionment of
PM2.5 at Multiple Sites in the Beijing–Tianjin–Hebei Region, China », Atmos. Chem. Phys.
Discuss., 17.
Jacob, D. (1999), Introduction to Atmospheric Chemistry, Princeton University Press.
Johnes, P. (2016), « Nitrogen Pollution of Inland and Coastal Waters: Sources, Impacts and
Opportunities », exposé présenté au cours de l’atelier mixte OCDE/Équipe spéciale de l’azote
réactif Cascade de l’azote et politiques publiques : vers des solutions intégrées, OCDE, Paris,
9-10 mai 2016.
Lefohn, A. et al. (2014), « Estimates of Background Surface Ozone Concentrations in the United
States Based on Model-derived Source Apportionment », Atmospheric Environment, vol. 84.
Müller, C et T. Clough (2014), « Advances in Understanding Nitrogen Flows and
Transformations: Gaps and Research Pathways », Journal of Agricultural Science, Édition
spéciale à l’occasion du 17e Atelier international sur l’azote, vol. 152, n° S1.
OCDE (2012), Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050 : Les conséquences
de l’inaction, Éditions OCDE, Paris, [Link]
OMS (2009), Global Health Risks: Mortality and Burden of Disease Attributable to Selected
Major Risks, Organisation mondiale de la santé, Genève,
[Link]/healthinfo/global_burden_disease/GlobalHealthRisks_report_full.pdf.
Phoenix, G. et al. (2012), « Impacts of Atmospheric Nitrogen Deposition: Responses of Multiple
Plant and Soil Parameters Across Contrasting Ecosystems in Long-term Field Experiments »,
Global Change Biology, vol. 18, n° 4.
Plantlife and Plant Link UK (2017), « We Need to Talk About Nitrogen, The Impact of
Atmospheric Nitrogen Deposition on the UK’s Wild Flora and Fungi », janvier 2017.
Portmann, R. et al. (2012), « Stratospheric Ozone Depletion due to Nitrous Oxide: Influences of
Other Gases », Philos Trans R Soc Lond B Biol Sci., vol. 367, n° 1593.
Prentice, I. et al. (2015), « Biosphere Feedbacks and Climate Change », Grantham Institute,
Briefing Paper 12, Imperial College London.
Ravishankara, A. et al. (2009), « Nitrous Oxide (N2O): the Dominant Ozone-depleting Substance
Emitted in the 21st Century », Science, vol. 326, n° 5949.
Richmond-Bryant, J. et al. (2016), « Estimation of On-road NO2 Concentrations, NO2/ NOx
Ratios, and Related Roadway Gradients from Near-road Monitoring Data », travaux présentés
à la revue Air Quality, Atmosphere and Health.
Schullehner, J. et al. (2018), « Nitrate in Drinking Water and Colorectal Cancer Risk: A
Nationwide Population‐based Cohort Study », International Journal of Cancer, 23 février
(prépublication au format ePub).
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
42 │ 1. POURQUOI L’AZOTE EST-IL IMPORTANT ?
Seitzinger, S. et al. (2010), « Global River Nutrient Export: A Scenario Analysis of Past and
Future Trends », Global Biogeochemical Cycles, vol. 24, n° 4,
[Link]/10.1029/2009GB003587.
Söderlund, R. et T. Rosswall (1982), « The Nitrogen Cycles », in The Handbook of
Environmental Chemistry, vol. 1, part. B (The Natural Environment and the Biogeochemical
Cycles), Hutzinger, O. (dir. pub.), Springler-Verlag, Berlin Heidelberg GmbH.
SRU (2015), Nitrogen: Strategies for Resolving an Urgent Environmental Problem, Conseil
consultatif allemand sur l’environnement, Berlin.
Stocker, B. et al. (2016), « Terrestrial Nitrogen Cycling in Earth System Models Revisited », New
Phytologist, vol. 210, n° 4, [Link]/10.1111/nph.13997.
Sutton, M. et al. (2011), The European Nitrogen Assessment: Sources, Effects and Policy
Perspectives, Cambridge University Press.
Sutton, M. et al. (2014), Nitrogen Deposition, Critical Loads and Biodiversity, Springer.
Swackhamer, D. et al. (2004), « Impacts of Atmospheric Pollutants on Aquatic Ecosystems »,
Issues in Ecology, n° 12.
The Economist (2011), « The Anthropocene, a Man-made World », The Economist, 26 mai 2011.
Tomich, T. et al. (2016), The California Nitrogen Assessment: Challenges and Solutions for
People, Agriculture, and the Environment, University of California Press.
Townsend, A. et R. Howarth (2010), « Fixing the Global Nitrogen Problem », Scientific
American, février 2010.
USEPA (2003), National Management Measures to Control Nonpoint Source Pollution from
Agriculture, Agence américaine pour la protection de l’environnement, Office of Water, EPA
841-B-03-004.
USEPA-SAB (2011), Reactive Nitrogen in the United States: An Analysis of Inputs, Flows,
Consequences and Management Options, Conseil consultatif scientifique de l’Agence
américaine pour la protection de l’environnement, EPA-SAB-11-013, USEPA, Washington
D.C.,
[Link]/sab/[Link]/WebBOARD/INCFullReport/$File/Final%20INC%20R
eport_8_19_11(without%20signatures).pdf.
Vitousek, P. et al. (2013), « Biological Nitrogen Fixation: Rates, Patterns and Ecological
Controls in Terrestrial Ecosystems », Phil. Trans. R. Soc. B, vol. 368, n° 1621.
Voss, M. et al. (2013), « The Marine Nitrogen Cycle: Recent Discoveries, Uncertainties and the
Potential Relevance of Climate Change », Phil. Trans. R. Soc. B, vol. 368, n° 1621.
ACCÉLÉRATION ANTHROPIQUE DU CYCLE DE L’AZOTE : GÉRER LES RISQUES ET L’INCERTITUDE © OCDE 2019
Extrait de :
Human Acceleration of the Nitrogen Cycle
Managing Risks and Uncertainty
OCDE (2018), « Pourquoi l’azote est-il important ? », dans Human Acceleration of the Nitrogen Cycle :
Managing Risks and Uncertainty, Éditions OCDE, Paris.
DOI: [Link]
Cet ouvrage est publié sous la responsabilité du Secrétaire général de l’OCDE. Les opinions et les arguments exprimés ici ne
reflètent pas nécessairement les vues officielles des pays membres de l'OCDE.
Ce document et toute carte qu’il peut comprendre sont sans préjudice du statut de tout territoire, de la souveraineté s’exerçant
sur ce dernier, du tracé des frontières et limites internationales, et du nom de tout territoire, ville ou région.
Vous êtes autorisés à copier, télécharger ou imprimer du contenu OCDE pour votre utilisation personnelle. Vous pouvez inclure
des extraits des publications, des bases de données et produits multimédia de l’OCDE dans vos documents, présentations,
blogs, sites Internet et matériel d’enseignement, sous réserve de faire mention de la source OCDE et du copyright. Les
demandes pour usage public ou commercial ou de traduction devront être adressées à rights@[Link]. Les demandes
d’autorisation de photocopier une partie de ce contenu à des fins publiques ou commerciales peuvent être obtenues auprès du
Copyright Clearance Center (CCC) info@[Link] ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC)
contact@[Link].