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DM 2 de Math Ematiques: Notations

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PSI - DM 2 Algèbre linéaire

DM 2 de Mathématiques

Problème 1 Notations

− Pour n ∈ N∗ , Mn (R) désigne l’ensemble des matrices carrées de taille n à


coefficients réels et Mn (C) désigne l’ensemble des matrices carrées de taille n
à coefficients complexes.
− Dans tout ce problème, les vecteurs de Rn seront notés en colonnes.
− La lettre i désigne le nombre complexe usuel vérifiant i2 = −1.
On s’interdira d’utiliser cette lettre pour tout autre usage !

Objectifs

Le but de ce problème est d’étudier quelques propriétés spectrales de deux matrices


An ∈ Mn+1 (R) et Bn ∈ Mn+1(R) introduites par Mark Kac au milieu du XXe siècle.
Ces liens ont été mis en évidence par Alan Edelman et Eric Kostlan au début des
années 2000.

Ce problème est divisé en quatre parties largement indépendantes. La Partie I


introduit les matrices de Kac en taille 3 et met en évidence les propriétés qui seront
démontrées en taille quelconque dans les Parties II et III. La Partie IV est une
utilisation probabiliste d’une des deux matrices de Kac.
On pourra utiliser le théorème spectral : toute matrice symétrique réelle est diagona-
lisable.

Partie I - La dimension 3

On considère les matrices


   
0 1 0 0 −1 0
   
A = 2 0 2 et B = 2 0 −2 .
   
   
0 1 0 0 1 0

1
PSI - DM 2 Algèbre linéaire

1. Déterminer le polynôme caractéristique χA = det(XI3 −A) de A et le décomposer


en facteurs irréductibles dans R[X].

2. En déduire que la matrice A est diagonalisable sur R. Donner la liste des


valeurs propres de A et la dimension des espaces propres correspondants. On
ne demande pas de déterminer les espaces propres de A dans cette question.

3. Déterminer le polynôme caractéristique χB de B et le décomposer en facteurs


irréductibles dans R[X], puis dans C[X]. Vérifier que χA (X) = iχB (iX).

4. La matrice B est-elle diagonalisable sur R ? Est-elle diagonalisable sur C ? Don-


ner la liste des valeurs propres réelles puis complexes de B et la dimension des
espaces propres sur R et C correspondants. On ne demande pas de déterminer
les espaces propres de B dans cette question.

On considère :  
1 0 0
 
D = 0 i 0  ∈ M3 (C).
 
 
0 0 −1

5. Exprimer D −1 AD à l’aide de la matrice B.

 
1 0 0
 √ 
Soit ∆ = 0 2 0 ∈ M3 (R).
 
 
0 0 1

6. Calculer ∆−1 A∆. En déduire à nouveau que la matrice A est diagonalisable


sur R.

2
PSI - DM 2 Algèbre linéaire

Partie II - Étude d’un endomorphisme

Objectifs

Dans cette partie, on introduit la matrice Bn et on en étudie ses propriétés spec-


trales à l’aide d’un endomorphisme de dérivation.

Soit n ∈ N∗ un entier naturel fixé. Pour k ∈ [[ 0, n ],] on note fk : R −→ C la fonction


définie par :
∀ x ∈ R, fk (x) = cosk (x) sinn−k (x).

On note Vn le C-espace vectoriel défini par :


( n )
X
n+1
Vn = VectC (f0 , f1 , . . . , fn ) = λk fk / (λ0 , . . . , λn ) ∈ C .
k=0

1. Montrer que la famille (f0 , f1 , . . . , fn ) est libre. En déduire la dimension de


l’espace vectoriel complexe Vn .

2. Pour k ∈ [[ 0, n ],] montrer que fk′ ∈ Vn . En déduire que :

ϕn : Vn −→ Vn
f 7−→ ϕn (f ) = f ′

définit un endomorphisme de Vn et que sa matrice Bn dans la base (f0 , f1 , . . . , fn )


est la matrice :
 
0 −1 0 ... ... 0
. ..
 
n 0 −2 . . .
 

. ..
 
0 n − 1 0 −3 . . .
 

Bn = 
 .. .. .. .. ..
 ∈ Mn+1 (R).
. . . . . 0 

 ..
 
..
. . 2 0

−n
 
0 ... ... 0 1 0

Pour k ∈ [[ 0, n ],] on note gk : R −→ C la fonction définie par : ∀ x ∈ R, gk (x) =


ei(2k−n)x .

3
PSI - DM 2 Algèbre linéaire

3. Montrer que : ∀ x ∈ R, gk (x) = (cos x + i sin x)k (cos x − i sin x)n−k .

4. En déduire, à l’aide de la formule du binôme de Newton, que : ∀ k ∈ [[ 0, n ]], gk ∈


Vn .

5. Pour k ∈ [[ 0, n ],] calculer gk′ . En déduire que ϕn est diagonalisable. Donner


la liste des valeurs propres complexes de ϕn et décrire les espaces propres
correspondants.

6. Pour quelles valeurs de n l’endomorphisme ϕn est-il un automorphisme de Vn ?

7. Écrire la décomposition de gn dans la base (f0 , . . . , fn ) et en déduire que :


 
q
 0
 q1 
 
Ker(Bn − inIn+1 ) = Vect   ..  ,

.
 
qn

n

où pour tout k ∈ [[ 0, n ],] on note qk = in−k k
.

4
PSI - DM 2 Algèbre linéaire

Partie III - Les matrices de Kac de taille n + 1

Objectifs

Dans cette partie, on introduit la matrice An , On utilise les résultats de la Partie


II pour étudier les propriétés spectrales de la matrice An .

Soit n ∈ N∗ un entier naturel fixé. On note An la matrice tridiagonale suivante :


 
0 1 0 ... ... 0
.. .. 
 
n 0 2 . .

. . .. 
 
0 n − 1 0 3 . .

An =  .. .. .. .. ..
 ∈ Mn+1 (R).
. . . . . 0

 .. ..
 
. . 2 0 n

 
0 ... ... 0 1 0

Le terme général ak,l de la matrice An vérifie donc :


− ak,k+1 = k si 1 6 k 6 n,
− ak,k−1 = n − k + 2 si 2 6 k 6 n + 1,
− ak,l = 0 pour tous les couples (k, l) ∈ [[ 1, n + 1 ]]2 non couverts par les formules
précédentes.

On note enfin Dn ∈ Mn+1 (C) la matrice diagonale dont le k-ième terme diagonal
dkk vérifie dkk = ik−1 .

1. Soient M = (mkl )16k,l6p ∈ Mp (C) une matrice de taille p et D = (dkl )16k,l6p ∈


Mp (C) une matrice diagonale de taille p. Exprimer le terme général de la
matrice DM en fonction des mkl et des dkl , puis exprimer le terme général de
la matrice MD en fonction des mkl et des dkl .

2. Montrer que Dn−1 An Dn = −iBn où Bn est la matrice déterminée dans la Partie
II. En déduire une relation simple entre χAn (X) et χBn (iX), où χAn et χBn
sont les polynômes caractéristiques respectifs de An et Bn .

5
PSI - DM 2 Algèbre linéaire

3. En déduire, à l’aide de la Partie II, que An est diagonalisable sur R, que les
valeurs propres de An sont les entiers de la forme 2k − n pour k ∈ [[ 0, n ]] et
que :  
p
 0
 p1 
 
Ker(An − nIn+1 ) = Vect 
 ..  ,

.
 
pn

où pour tout k ∈ [[ 0, n ],] on note pk = nk .




Partie IV - Un peu de probabilités

Objectifs

Dans cette partie, on donne une application probabiliste de l’étude de la matrice


An . Seul le résultat de la question précédente est utilisé, cette partie peut être traitée
en admettant si besoin ce résultat.

Étant donné un entier n ∈ N∗ , on dispose de deux urnes U1 et U2 contenant à elles


deux n boules numérotées de 1 à n. On note N0 la variable aléatoire égale au nombre
de boules initialement contenues dans l’urne U1 .

À chaque instant entier k ∈ N∗ , on choisit un des n numéros de façon équiprobable


puis on change d’urne la boule portant ce numéro. les choix successifs sont supposés
indépendants.

Pour k ∈ N∗ , on note Nk la variable aléatoire égale au nombre de boules dans


l’urne U1 après l’échange effectué à l’instant k.

Exemple : supposons n = 4 et qu’à l’instant 0, l’urne U1 contient les boules


numérotées 1, 3, 4 et l’urne U2 la boule 2. On a dans ce cas N0 = 3.
• Si le numéro 3 est choisi à l’instant 1, on retire la boule 3 de U1 et on la place
dans U2 . On a alors N1 = 2.

6
PSI - DM 2 Algèbre linéaire

• Si le numéro 2 est choisi à l’instant 1, on retire la boule 2 de U2 et on la place


dans U1 . On a alors N1 = 4.

Pour l ∈ [[ 0, n ],] on note Ek,l l’événement (Nk = l) et pk,l = P(Ek,l ) sa probabilité.


 
p
 k,0 
 pk,1 
 
On note enfin Zk =   ..  le vecteur qui code la loi de la variable aléatoire Nk .

 . 
 
pk,n

1. Pour k ∈ N, que peut-on dire de la famille (Ek,0 , Ek,1, . . . , Ek,n ) ?

2. Si l’urne U1 contient j boules à l’instant k, combien peut-elle en contenir à


l’instant k + 1 ?

3. Pour k ∈ N et j, l ∈ [[ 0, n ],] déterminer :

PEk,l (Ek+1,j ).

On traitera séparément les cas j = 0 et j = n.

4. Démontrer que pour tout k ∈ N,

1 1
P(Ek+1,0 ) = P(Ek,1 ) et P(Ek+1,n ) = P(Ek,n−1)
n n
et que :

n−j+1 j+1
∀j ∈ [[ 1, n − 1 ]], P(Ek+1,j ) = P(Ek,j−1) + P(Ek,j+1).
n n
5. En déduire que pour tout k ∈ N,

1 k
Zk = A Z0
nk n
où An est la matrice introduite dans la Partie III.
On suppose jusqu’à la fin du Problème qu’à l’instant 0, on a disposé de façon équipro-
bable et indépendamment les unes des autres les n boules dans l’une des urnes U1 ou
U2 .

7
PSI - DM 2 Algèbre linéaire

6. Déterminer la loi π de N0 .

7. Montrer que pour tout k ∈ N, Nk a la même loi que N0 . On pourra utiliser la


dernière question de la Partie III.

8. Démontrer que π est l’unique loi de probabilité ayant la propriété suivante : si


N0 suit la loi π, alors toutes les variables Nk suivent la loi π.

FIN

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