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Mlouma : Révolution du Marché Agricole

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Mlouma : connecter les acteurs du marché des produits agricoles

Mlouma est fondée en 2012 par Aboubacar Sidy Sonko, ingénieur informaticien. Il s'agit
d'une plateforme basée sur le Web, le SMS, l'USSD, l'application mobile et le centre d'appel.
Cette entreprise sociale maintient le contact entre les agriculteurs et les acheteurs de
produits alimentaires en affichant en temps réel les prix du marché et les localisations. Ce
service améliorera l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement agricole, en aidant les
agriculteurs à obtenir un meilleur prix pour leurs produits. En introduisant les TIC, Mlouma
apporte des solutions innovantes aux défaillances du marché en créant plus de valeur pour
les producteurs et les consommateurs.

Sa plateforme web offre une vue d'ensemble des produits disponibles dans chaque zone de
production et/ou sur les marchés. Elle permet également aux parties prenantes (acheteurs
ou vendeurs) d'afficher les produits qu'ils souhaitent vendre ou de faire une réservation.

Son service SMS est développé pour permettre aux personnes n'ayant pas accès à internet
d'obtenir des informations sur les produits et les prix, mais aussi d'envoyer les produits à
vendre sur la plateforme Web. Ces données seront stockées et affichées sur la plateforme
web après validation.

Ses applications mobiles sont spécifiquement développées pour permettre aux utilisateurs
d'interagir avec la plateforme Mlouma à l'aide de smartphones ou de téléphones.

Son centre d'appel est mis en place pour permettre aux personnes qui n'ont pas la
possibilité d'utiliser les trois (3) autres plateformes de Mlouma, d'être assistées par des
particuliers pour effectuer des achats et/ou des ventes. Ce service permet de prendre en
compte la majorité de ses clients même ceux qui ne sont pas instruits.

La société Amadjing Consulting porteuse du projet Mlouma est fondée en 2010 par
Aboubacar Sidy Sonko. Après son diplôme d'ingénieur en informatique à l'Université Gaston
Berger du Sénégal et deux ans d'expérience en tant qu'ingénieur systèmes et réseaux dans
une société de TIC basée à Dakar, il crée cette start-up. Cette dernière propose des
solutions de sécurité et de communication collaborative intégrant notamment les solutions
Google. Aboubacar est né et a grandi dans un village de la région de Casamance (sud du
Sénégal). Son constat est le suivant : chaque année pendant la saison des fruits dont les
mangues, il y a des intermédiaires qui imposent leurs prix aux agriculteurs et ces derniers
n'ont aucune information sur le marché et aucun contrôle sur les prix. De plus, les produits
périssables dont les mangues pourrissent parfois par manque d'acheteur, par manque
d'anticipation sur le marché ou les agriculteurs n'ont pas la logistique pour acheminer leurs
produits sur le marché. Constatant cette situation anormale, il cherche des solutions pour
améliorer les conditions de vente et de visibilité des produits agricoles. En 2011, il
commence à travailler sur un projet visant à apporter une solution aux défaillances du
marché. Mais le véritable déclencheur du projet qui s'appellera Mlouma, c'est le concours de
l'entrepreneuriat social en Afrique lancé par la Fondation Orange en 2012. Selon le directeur
du projet, "il y avait trois thèmes, l'agriculture, la santé et l'éducation. L'objectif de ce
concours est d'utiliser les TIC pour développer des solutions qui amélioreront les conditions
de vie des personnes vivant à l'étranger.

Selon le directeur du projet, "il y avait trois thèmes, l'agriculture, la santé et l'éducation.
L'objectif de ce concours est d'utiliser les TIC pour développer des solutions qui amélioreront
les conditions de vie des personnes vivant au bas de la pyramide". Le concept Mlouma "M"
comme mobile et "Louma" en wolof signifiant jour de marché hebdomadaire qui attire des
acheteurs et des vendeurs de tout le pays dans la ville organise. Les mots suivants du
fondateur témoignent de ses motivations : "Personnellement, quand j'ai su tout cela et sur la
base de mon expérience, je me suis dit, attendez, je vais proposer quelque chose, une
plateforme qui permettra aux agriculteurs d'être informés, d'être visibles pour que les gens
puissent voir ce qu'ils font. C'est juste le concept. À l'époque, nous n'avions même pas codé,
il n'y avait rien. Sur plus de 600 candidatures dans le monde, notre projet est arrivé dans les
dix premiers. Là, on a dit que ce projet-là était bon..."

Le fondateur définit Mlouma comme une entreprise sociale car elle a un impact social. Il
donne sa définition de l'entreprise sociale : "C'est une entreprise qui a un impact social qui
va aussi permettre de générer des revenus durables". À la question de la rentabilité d'une
entreprise sociale, le fondateur répond : "Pour moi, lorsque vous résolvez un problème, vous
faites des bénéfices. Sinon, il n'y en aura pas. Je veux dire que sans impact social, il n'y
aura pas de profit. "Il situe son impact social à deux niveaux de la chaîne de valeur. En
amont, l'agriculteur disposera d'informations sur le marché, pourra anticiper sa récolte, en
particulier pour l'année suivante.

En aval, le consommateur achètera à un prix raisonnable. Pour atteindre cet objectif,


Mlouma propose une plateforme qui met directement en relation les agriculteurs et les
acheteurs afin de réduire le nombre d'intermédiaires et de résoudre le problème de la
commercialisation. Le fondateur a pointé du doigt la défaillance du marché des produits
agricoles au détriment des agriculteurs et des consommateurs. Il rapporte : "J'ai vu une fois
une scène à Potou. Au début d'une campagne, le kilogramme d'oignon était acheté 0,10 $
(USD) par des intermédiaires et une fois à Dakar ou ailleurs, il est vendu 0,43 $ (USD) ou
plus. Notre plateforme va résoudre le problème de la commercialisation. Pour résoudre ce
problème, il faut réduire le nombre d'intermédiaires et organiser l'information".

La plateforme permet également aux producteurs de gagner du temps mais aussi d'anticiper
et de prévenir la perte de certains produits périssables comme les mangues, les bananes,
les tomates, entre autres. Le fondateur précise que "dans la plateforme, il y a des produits
périssables et non périssables. Nous devons prévoir si les produits sont périssables. Même
pour les produits non périssables, nous pouvons anticiper. Cela permettra d'initier des
échanges avant la récolte avec les acheteurs potentiels. Cela permet de gagner du temps
mais aussi d'éviter que les produits ne se gâtent."

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