Introduction au Management et Défis Actuels
Introduction au Management et Défis Actuels
Avertissement
Enfin, l’entreprise est souvent prise en exemple pour la commodité, ou pour éviter toute
confusion entre l’organisation en tant qu’entité ou en tant que structure. Il est donc utile
de rappeler que le programme de management concerne très généralement toutes les
formes d’organisation.
SOMMAIRE
INTRODUCTION AU MANAGEMENT
LE MANAGEMENT EN PRATIQUE
ORGANISATION ET PROCESSUS
DEFIS ET TENDANCES DU MANAGEMENT
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INTRODUCTION AU MANAGEMENT
Le management concerne tout groupe organisé en fonction d’un but. Nous prendrons
toutefois le plus souvent l’entreprise comme référence courante, sachant que les théories
et les techniques présentées sont transposables à d’autres situations.
1.1 – L’organisation.
Diriger, piloter une entreprise consiste à développer (au moins à conserver) sa valeur
économique, en tenant compte des contraintes et des opportunités internes
(équipements disponibles, compétences, …) et de celles de son environnement.
Fournisseurs,
Technologie Démographie partenaires
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perfectionnement des installations, matières, …), en imposant des règles (normes
de pollution, emballages, …), en induisant une pression commerciale (image de
l’entreprise, présentation des produits) etc.
2 – Le management
Le management est une activité dont la finalité est de conduire une organisation vers
son but (réaliser des profits, se développer, assurer un service public, …) par la
réalisation d’objectifs prédéfinis.
Le management est lié au travail collectif (« être efficaces à plusieurs, travailler avec les
autres, faire travailler les autres ») et son importance grandit avec la taille de
l’organisation.
Il trouve (au terme près) ses origines dans les premiers grands chantiers de l’Egypte
ancienne et son vocabulaire emprunte aux premières grandes organisations occidentales
que sont les armées (cadre, stratégie, tactique, …).
Le terme « manager » désigne ceux qui ont une responsabilité d’encadrement (en
France, cette notion ne se confond pas toujours avec celle de cadre, qui correspond à un
statut mais pas obligatoirement à une fonction).
Diriger consiste à fixer des objectifs en effectuant des choix. Gérer, c’est organiser et
optimiser les moyens disponibles pour atteindre les objectifs.
« Manager » suppose :
UN CERTAIN REALISME
- de l’ « administration » au sens courant du terme, que l’on retrouve par exemple dans
conseil d’administration ou administration de l’Etat, qui évoque plutôt une action « haut
placée », assez éloignée du quotidien (bien que l’administration d’entreprise inaugurée
par Fayol soit équivalente au management
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- Peter Drucker, pour qui le management repose sur cinq principes : fixer des objectifs,
organiser le travail, motiver et communiquer, former les équipes (au sens de
l’apprentissage : « former les autres et soi-même »);
- Henry Mintzberg, qui met l’accent sur le rôle unificateur du manager : « Ce qui
distingue, avant tout, une organisation formelle d’un quelconque rassemblement
d’hommes – d’une foule, d’un groupe informel – c’est la présence d’un système d’autorité
et d’administration, personnifié par un ou plusieurs managers dans une hiérarchie plus ou
moins structurée et dont la tâche est d’unir les efforts de tous dans un but donné ».
LA PRIMAUTE DE L’INFORMATION
Information
Humain
Economique
Le management est une activité de synthèse, qui nécessite des capacités à traiter et
combiner des informations d’origines diverses, plus ou moins variées selon le contexte
(financière, technique, légale, économique, politique, …) et à agir en conséquence dans
les trois dimensions.
Informations
Actions
sur
directes du
l’environnemen
manager
t
Management
Informations Information
sur dirigeant l’action
l’organisation des autres
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Le management recherche la performance de l’organisation en rapport avec ses objectifs,
qui peuvent être de différentes natures (expansion, profit, … ou à un niveau plus détaillé
réduction des délais, flexibilité, réduction des coûts, accroissement de la qualité, …).
Exemple : une entreprise qui atteint son objectif de croissance de 10% du chiffre
d’affaires et de son bénéfice est efficace, mais celle qui arrive au même résultat
avec moins d’actifs et moins de personnel est plus efficiente.
Le management est mis en œuvre dans des périmètres d’ampleur variable : un groupe,
une entreprise, une activité particulière de l’entreprise, un projet, la tenue d’un magasin,
… Les actions de management ont ainsi des conséquences plus où moins importantes.
Management tactique
(intermédiaire, « middle
managers »)
Management opérationnel
(de terrain ou d’unité, local,
« executive manager »)
Exemple :
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Le management recouvre la totalité des actes de conduite de l’organisation, dans tous les
domaines (technique, commercial, financier, …), mais il ne correspond à aucune cellule
de l’organigramme.
Administration Management
Stratégique
ENTREPRISE
Opérationnel
Gestion
Les actions de management sont par ailleurs contraintes par la disponibilité des
ressources nécessaire pour atteindre les objectifs (financement, savoir-faire, profil du
personnel, équipements, …).
3 – La méthode « management »
Le management n’est pas une science exacte, il s’apparente à une science humaine
expérimentale, qui traite de phénomènes socio-économiques évolutifs, et qui doit
trouver concrètement son application dans la vie des organisations.
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- seule la création d’une combinaison originale (dans le respect des règles) peut apporter
un avantage à l’entreprise, et non la reproduction de choix de management connus de
tous.
Vedettes Dilemmes
fort
(activités en (activités en
forte croissance, phase de
autofinancement lancement,
Taux de
+) potentiel +,
croissance du
domaine (cf. cycle coûts+, risque+)
de vie du produit) Vaches à lait
Poids morts
(activités
(activités en
faible stabilisées et
déclin)
concurrence
faible ou stable,
rentabilité+)
Remarque : parmi les facteurs influençant les principes de management, il est utile
de savoir détecter, pour s’en prémunir, les idéologies, préjugés et autres
« valeurs » sans rapport certain avec l’efficacité économique.
La littérature (ouvrages, revues) aborde le management sous des angles différents qui
peuvent suggérer une concurrence entre des approches théorique et pratique ou
psychologique et économique de cette discipline.
Le management a cependant une visée unique et concrète, la bonne marche des
organisations, et les travaux des universitaires rejoignent l’action des praticiens (les
universitaires réalisent d’ailleurs bien souvent leurs recherches au sein des
organisations).
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- la vision académique met en perspective des concepts et des théories. Elle permet de
s’approprier des raisonnements essentiels et stables, notamment concernant la stratégie
et les réactions humaines, qui sont le moteur des organisations ;
- la vision pratique relate le vécu des praticiens, présente des techniques concrètes et
tente parfois une vulgarisation favorisant la diffusion des concepts. Elle intègre de façon
pragmatique les objectifs économiques et les contraintes de fonctionnement des
organisations, en se plaçant parfois dans une vision à court terme.
Organisation
Exemples :
- la détermination des coûts et des marges résulte de techniques de gestion
indispensable aux décisions des managers ;
- le « CRM » (customer relationship management, en français GRC – gestion de la
relation client) est un concept récent qui s’accompagne de techniques liée aux plus
récents développements du management et des systèmes d’information ;
- le « coaching » est une technique de management permettant une évolution
personnelle dans le sens des objectifs de l’entreprise ;
- le recentrage sur le « métier » repose sur des techniques de management.
Les techniques sont rassurantes mais pas suffisantes et, si les théories ne sont pas
indispensables au praticien, elles aident à comprendre, à anticiper et à bien utiliser les
techniques.
L’expert comptable doit manager ses propres équipes. Il est par ailleurs supposé « …
conseiller et accompagner le chef d’entreprise dans toutes ses décisions … » (selon
l’OEC). Ce rôle est particulièrement important dans ses relations avec les petites
entreprises. Il doit donc avoir une capacité au management.
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- le conseil est une activité différente, par sa forme, de l’expertise comptable
(interventions longues, peu répétitives, peu codifiées, mises en concurrence), qui
nécessite une organisation particulière du cabinet lorsqu’elle dépasse l’intervention
occasionnelle.
APPLICATIONS IM
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Principes du management, d’après la norme ISO 9001 (2000) :
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Caractéristiq Prise de Informations Clés pour la Intervention
ues de décision : nécessaires : réussite extérieure
l’action : - - nature possible
- répétition opérationnelle - origine
- risque / stratégique - délai
- normes - délai obtention
- ampleur
Assurer la
restauration
du soir
(restaurant
familial)
Construire
un viaduc
(autoroute)
Certifier les
comptes
annuels d’un
groupe
national
(cabinet
d’audit)
Lancer une
ligne
d’avions
(constructeu
r
aéronautiqu
e)
Réduire la
capacité de
production
(groupe
industriel)
Acquérir une
entreprise
concurrente
(téléphonie
mobile)
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Fiche IM.1 - Définitions du management
Le management est l'ensemble des techniques d'organisation qui sont mises en oeuvre
pour l'administration d'une entité.
Au point de vue étymologique, le verbe manage vient de l'italien maneggiare (contrôler)
influencé par le mot français manège (faire tourner un cheval dans un manège). A cette
notion il faut aussi ajouter la notion de "ménage" (gérer les affaires du ménage) qui
consiste à gérer des ressources humaines et des moyens financiers
…/…
Concrétiser
Pour réussir un examen ou traiter une application pédagogique (la conception, les points
1 à 6, peut représenter le tiers du temps de travail) :
1 – Identifier le type de sujet (faut-il trouver une solution pratique ou communiquer
une réflexion générale ?).
2 – Lire le sujet et relever les mots clés.
3 – Définir les mots clés.
4 – Résumer la problématique du sujet (en quelques lignes).
5 – Lister les connaissances, références et raisonnements répondant au problème
(par recherche spontanée, ou raisonnée : qui, quoi, où, quand, comment, combien, …
listage des différents points de vue), trouver des exemples (notamment dans les
documents fournis).
6 – Organiser la réponse (définir le plan du développement, où des paragraphes bien
identifiés sont généralement nécessaires, en y liant les parties qui doivent être en
nombre limité – de deux à quatre). Prévoir d’y intégrer la définition des principales
notions induites par le sujet.
7 – Rédiger sous la forme adaptée (note technique ou recommandation, solution
pratique, exposé structuré, dissertation).
Il est difficile de faire passer plus de 4 ou 5 idées fortes dans un exposé unique.
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Fiche IM.3 - Bref historique
Antiquité : agriculture prédominante, industrie limitée aux besoins d’un individu ou d’un
clan, pour la confection des outils, des vêtements et de la poterie. Force motrice
animale ou humaine pour l’essentiel.
(Classement simplifié)
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ELEMENTS DE CORRIGE IM
Image entreprise
Satisfaction client
Liaisons
Implication du personnel
Information
Processus, système Leadership Répartition ressources
Amélioration continue
Régulation
Décision efficace
Négociation
Recherche de valeur
IM.2 Le leader entraîne naturellement derrière lui. Le manager n’est pas toujours leader
(même si c’est souhaitable). Le leader n’est pas toujours manager (plutôt notion
individuelle).
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Caractéristiq Prise de Information Clé pour la Intervention
ues de décision : s réussite : extérieure
l’action : - opération. nécessaires possible :
- répétition - direction :
- risque - délai - nature
- normes - origine
- ampleur - délai
obtention
Assurer la Répétitive Opérationnell Nombre de Variété menu Fournisseurs
restauration (quot.) e couverts Plats phares Extra
du soir Risque faible Gérant, Tarifs usuels Accueil Publicité
(Restaurant Normes responsable Calendrier Appros
familial) d’hygiène Rapide (qq (fêtes) Tarification
Technique Faible jours, menu et Clients, docs Vins
(fabrication) appros) divers, Gestion
Vente expérience congélation
(terrain) Qq jours Qualité cuisine
Appros
Construire un Unité (ou peu) Direction Plans, Technicité SS traitants
viaduc Elevé (aléas) plannings Appros Organismes
(autoroute) (financier, Opérationnell Qualifications Qualifications certificateurs
Technique technique) e (conduite Météo Prévision Contrôle
Organisation Architecture chantier) Disponibilités GRH client
Appros Elevée Immédiat à qq Bureau Contrat juste
semaines études
Qq sem à 24h
Certifier les Annuelle Opérationnell Comptable Technicité Siège
comptes Moyen e Juridique Expérience Autre cabinet
annuels d’un Règles Qq jours à Client Relation client
groupe comptables semaines Etat Système info.
national fiscales Qq jours à client
(cabinet Moyenne semaines
d’audit) (selon
Technique importance du
Relation cabinet)
client
Gestion des
connaissance
s
Lancer une Unité Direction Marché Concept SS traitants
ligne Très élevé Qq mois à Etudes Outil industriel Bureaux
d’avions Aéronautique années Compagnies Coût exploitation d’études
(constructeur Très élevée Qq mois à Tarif spécialisés
aéronautique années Fiabilité Compagnies
) Délais/concurrence Conseils
Stratégique SI simulation
RD
Etudes
Réduire la Unité Direction Financière Communication Cabinet
capacité de Moyen Qq mois à Industrielle Connaissance des d’organisatio
production Législation années Marché compétences n
(groupe (dont RH) Organisation Connaissance outil Conseils
industriel) Elevée Organismes industriel spécifiques
Stratégique spécialisés Concurrence
RH DRH Portefeuille
Communicati Qq mois d’activités
on
Production
Acquérir une Unité Direction Financière Communication Cabinet
entreprise Très élevé Qq mois Marché Marché d’organisatio
concurrente Législation Réseaux Cours boursiers n
(téléphonie telecom (ampleur, Conseils
mobile) Très élevée recouvrement spécifiques
Stratégique , …)
Marketing Organisations
Production Interne
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(réseau) Rachetée
Financier Sources
Communicati spécialisées
on Qq mois
LE MANAGEMENT EN PRATIQUE
Dans chacune de ces activités, des décisions et des arbitrages sont nécessaires, avec
des enjeux plus ou moins importants.
Remarques :
- Les cinq activités du management peuvent se retrouver à tout niveau de
management, si l’entreprise laisse une certaine autonomie de décision à ses
différentes unités. La conception est naturellement du ressort de la direction
générale et des conseils d’administration, mais elle peut être présente près du
terrain (latitude laissée à une filiale ou à un magasin par exemple). De même,
l’organisation du travail concerne un atelier, mais aussi la direction, qui structure
l’entreprise pour assurer ses activités, sa production.
- La planification définit des objectifs ou des axes stratégiques (choix de produits,
modalités de développement des ventes, implantations, alliances, …) et les traduit
en données de gestion prévisionnelles, synthétiques et échelonnées dans le temps,
afin de valider les objectifs et de fixer des repères.
- Un « business plan » (plan d’affaires)est, notamment, l’équivalent de la
planification, dans le cas de création d’entreprise ou pour la présentation de tout
projet d’activité.
Les activités du management s’inscrivent dans des cycles, qui peuvent être schématisé
comme suit (l’évaluation peut entraîner une révision du pilotage, de l’organisation ou des
objectifs sans que l’entreprise ne soit fondamentalement remise en cause):
conception
planification
évaluation
organisation
pilotage
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2 – Les contextes de management
Le management est influencé par son contexte, qui justifie des objectifs, une
organisation, des méthodes.
Par exemple, l’entreprise admet de nombreuses variantes selon sa taille, sa forme
juridique, son contrôle par l’état (entreprises publiques) ou par des intérêts privés. Il en
va de même des organismes administratifs qui peuvent dépendre de directives
nationales ou régionales, des associations qui ont des activités d’ampleur très variable.
L’UE préconise de distinguer les micro – entreprises (jusqu’à 9 salariés), les TPE – très
petites entreprises (moins de 20 salariés), les petites entreprises (moins de 50) et les
moyennes entreprises (de 50 à 250). Cependant, les PME sont parfois situées entre 10 et
500 salariés.
Remarques :
- en France, environ 40% des entreprises emploient de 1 à 50 salariés (ce qui
représente plus de 50% des emplois) et 59% n’en ont aucun ;
. le pays compte environ 2 600 000 entreprises, dont moins de 1% ont 250
employés et plus ;
- ancienneté et taille de l’entreprise sont liées, si l’on écarte les restructurations et
autres évolutions d’entreprises existantes.
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- la production d’un service répétitif et technique peut imposer une structure lourde et
une organisation très formalisée (voir les grandes sociétés d’audit ou de conseil
informatique) ;
- certains services peuvent être fournis à distance sans contact direct avec le client et
distribués par réseau (tenue de comptabilité, affacturage, gestion clientèle, centre
d’appel, …).
Remarque : la LOLF (loi organique relative aux lois de finances) est entrée en
vigueur en 2006. Elle alloue des moyens budgétaires en fonction de programmes et
remplace la reconduction automatique de 90% des budgets. Cette réforme se
heurte toutefois à la lourdeur des grands ministères, où la complexité des activités
est difficile à appréhender et où des inerties culturelles peuvent exister à tout
niveau.
Les associations loi de 1901 peuvent avoir une activité comparable à celle de grandes
entreprises (voir par exemple les associations de santé ou professionnelles) et leur
management est alors similaire, malgré l’absence de but lucratif (les bénéfices ne sont
pas distribuables). Elles ont d’ailleurs en France un poids économique important (elles
emploient environ 1 600 000 salariés).
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- l’ancienneté de l’entreprise (plus elle est ancienne, plus l’entreprise a tendance à
répéter des comportements éprouvés) ;
- la taille de l’entreprise (la grande entreprise a une composante administrative plus
développée) ;
- le système de production (très standardisé, complexe, automatisé, …) ;
- l’environnement.
L’entreprise a pour vocation première de mettre des produits à disposition de ses clients
en réalisant un profit. Pour y arriver, elle doit aussi satisfaire ses parties prenantes :
salariés, actionnaires, fournisseurs, …
Est partie prenante à l’entreprise « tout groupe ou individu qui peut être affecté ou est
affecté par les buts de l’organisation … » (Freeman – 1984).
Les parties prenantes attendent, à des degrés divers, de profiter d’une création de valeur
en provenance de l’entreprise, qui doit répondre à ces attentes pour assurer sa pérennité
ou favoriser son développement.
Les organisations n’ayant pas d’objectif de profit doivent aussi satisfaire leurs parties
prenantes : apporter un service aux usagers dans les meilleures conditions économiques,
limiter un budget, assurer la qualité des relations avec les fournisseurs, …
Dans cette optique, le management doit organiser l’action de façon à équilibrer des
forces parfois divergentes :
- le contexte fait pression sur l’organisation, contrainte à optimiser ses résultats ;
- l’organisation cherche, par son action, à assurer sa pérennité, son développement (en
réalisant des profits dans le cas de l’entreprise) et à satisfaire ses parties prenantes ;
- le management agit, en pilotant les actions, pour contrebalancer la pression du
contexte.
Parties
prenantes
Management Contexte
Actions de
l’organisation
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APPLICATIONS MP
MP.2 Déterminer les parties prenantes d’un hôpital public et leurs principales attentes.
MP.3 En les situant dans le cycle des activités du management, trouver les actions à
mener dans les situations suivantes :
- baisse de 10% des ventes dans une entreprise industrielle (produits ménagers, le
réseau de distribution vient d’être réorganisé) ;
- idem, dans une entreprise de vente par correspondance soumise à la concurrence
internet (les ventes stagnaient depuis six mois, malgré les efforts promotionnels) ;
- augmentation des délais d’attente des consultations dans une clinique (l’hôpital voisin a
fermé son service d’urgences).
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ELEMENTS DE CORRIGE MP
MP.2 Déterminer les parties prenantes d’un hôpital public et leurs principales attentes.
Hôpital :
- patients (qualité des soins) ;
- CNAM (baisse des coûts)
- collectivité locale (service aux administrés)
- état (aménagement du territoire, maîtrise des budgets, optimisation)
- employés (salaire, conditions de travail et satisfaction)
- fournisseurs – pharmacie, autres (CA, paiement régulier)
- associations de patients (qualité, proximité des soins)
SNCF :
- usagers et associations d’usagers (proximité, régularité, prix du service)
- réseau ferré de France (optimisation des lignes, paiement adapté)
- fournisseurs (CA, paiement régulier)
- employés (salaire, conditions de travail, sécurité de l’emploi)
- état (aménagement du territoire)
- collectivités locales (service)
Peugeot :
- clients (qualité, prix, SAV, relation commerciale)
- fournisseurs (CA, régularité de l’activité)
- employés (salaire, conditions de travail, sécurité de l’emploi)
- état (taxes)
- collectivité locale (emploi, dynamisation économique, préservation de l’environnement)
- associations de protection de l’environnement (activité propre, baisse des émissions,
nouvelles énergies)
MAIF :
- sociétaires (protection, relation assureur, tarif mesuré)
- professionnels de l’automobile et autres (agrément, marge de manœuvre réparations,
tarifs élevés)
- fournisseurs (CA, paiement régulier)
- état (taxes, engagement pour la sécurité)
- employés (salaire, conditions de travail, sécurité de l’emploi)
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MP.3 En les situant dans le cycle des activités du management, trouver les actions à
mener dans les situations suivantes :
- baisse de 10% des ventes dans une entreprise industrielle (produits ménagers, le
réseau de distribution vient d’être réorganisé).
Adapter le pilotage, motiver, cadrer, si insuffisant retoucher une organisation
défectueuse.
- augmentation des délais d’attente des consultations dans une clinique (l’hôpital voisin a
fermé son service d’urgences).
Organisation. Si insuffisant, planification (nouveaux objectifs).
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ORGANISATION ET PROCESSUS
1 – Vers l’optimum
Jusqu’en 1945, le principal problème des entreprises était de produire des biens en
quantité suffisante à un prix compatible avec le marché. Les grandes entreprises se sont
multipliées et la standardisation a permis de réduire les coûts (exemple : développement
de Ford et de la production à la chaîne de 1908 à 1920, qui a permis une baisse du prix
des voitures des 2/3). On parle de « production poussée vers le marché ».
Cette croissance de la production, peu régulée, a été marquée par des surproductions en
1910 et 1920, puis par la crise de 1929, qui a prolongé ses effets jusqu’à la guerre.
Très tôt après la guerre, dans un Japon appauvri, le constructeur automobile Toyota a dû
faire face à une restriction du marché, des moyens financiers et productifs et des
approvisionnements. La firme a donc innové dans un nouveau système de production
chassant les « gaspillages » (temps d’attente, transports, stocks, défauts, …),
considérant que seule la fabrication vendable crée de la valeur.
Cette approche, qui vise un objectif de zéro stock et zéro défaut impose la maîtrise de
« bout en bout » des processus de production et leur amélioration.
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2 – Organiser l’entreprise
Diriger une entreprise nécessite de l’organiser (de répartir les tâches) pour qu’elle
puisse atteindre ses objectifs. L’organisation permet de satisfaire un marché, en tirant
parti des capacités actuelles de l’entreprise, tout en préparant l’avenir.
L’organisation résulte fréquemment d’un compromis entre des objectifs situés à des
niveaux et des échéances différents.
Exemples :
- le leader des chaises roulantes peut tirer profit de sa structure productive et de
son savoir faire pour entrer sur le marché de la bicyclette électrique ;
- être parfaitement structuré pour alimenter 90% du marché des disquettes ne
prépare pas l’avenir ;
- s’organiser pour conquérir le marché des tire-bouchons électriques dans les deux
ans perd de son sens si cela altère les moyens nécessaires à la production
d’appareils manuels, ancienne mais vitale, dont la diminution à court terme risque
de nuire à la solvabilité de l’entreprise et de la conduire à la cessation de
paiement.
La majorité des entreprises adopte une « organisation fonctionnelle » (celle qui est
visible dans les organigrammes) où des regroupements de personnels et
d’équipements se font, selon un modèle hiérarchique (« line »), dans des unités, des
services ou des départements spécialisés. Cette organisation peut se décliner à l’intérieur
des divisions des grandes entreprises quand elles scindent leur activité par zone
géographique, type d’activité, catégorie de clients, …
Toutes les actions internes à une organisation peuvent s’intégrer dans des processus, qui
conditionnent directement ou indirectement la capacité de l’organisation à satisfaire le
client final ou l’usager.
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Aborder le fonctionnement de l’entreprise par ses processus (approche processus)
permet de mettre en évidence les chaînes d’activités qui conduisent aux produits,
leurs dysfonctionnements, leurs coûts, la formation des délais et la souplesse (la
flexibilité) disponible pour satisfaire la clientèle finale. L’amélioration des processus a un
impact visible et direct sur chaque produit proposé aux clients.
Exemple :
Direction Processus
x
Client
Activité Activité Activité
C-x AF-x E-x P-x
La division du travail par fonctions induit une charge de coordination pour assurer le
déroulement du processus. Elle peut générer des attentes, des erreurs ou des conflits
d’intérêt (l’observation montre que des dysfonctionnements sont très souvent constatés
lors du passage d’un service à un autre).
APPLICATIONS OP
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OP.3 Dégager les principes du toyotisme présenté ci-dessous. En quoi ce système est-il
initiateur de l’approche processus ?
Taiichi Ohno (1912 – 1990) … ne se prenait pas pour un visionnaire, mais, en imposant
une nouvelle façon de produire, il a réinventé le management … tout le monde a entendu
parler des mots qui ont popularisé le toyotisme dont il est le père : le juste-à-temps, …
Autant d'outils conçus pour l’automobile et qui ont aujourd'hui une application
universelle.
… Taiichi Ohno, jeune ingénieur, entre chez Toyota, alors simple constructeur de
machines textiles. Dès 1926 apparaît la notion de jidoka … c'est l'art de transférer de
l'intelligence aux machines pour mieux libérer l'intelligence des hommes. Tout le
contraire du taylorisme, qui juge la machine moins imprévisible que l'homme. En 1933,
Toyota se lance dans l'automobile en s'inspirant des méthodes américaines. Mais en
1935, à l'occasion d'un voyage aux Etats-Unis, l'état-major de l'entreprise revient fasciné
de sa visite dans un supermarché. La notion de juste-à-temps va naître de l'observation
d'une grande surface, un lieu où les clients ne prennent que ce dont ils ont besoin et où
les rayons sont réapprovisionnés pour compenser les quantités prélevées. Ainsi le
système Toyota est-il déjà dans la tête de ses dirigeants, avant même la Seconde Guerre
mondiale, un demi-siècle avant la révolution informatique et la segmentation intensive
des marchés.
… des esprits curieux, comme François Dalle en France, tombent alors sous le charme
des formules et des paraboles de Taiichi Ohno. En voici deux échantillons.
Penser à l'envers. Cela signifie combattre les idées reçues. En l'espèce, il s'agit du
fordisme et du taylorisme. Ohno ne croit pas à la planification, aux effets d'échelle et
d'expérience. Il propose un système industriel à l'envers qui permette de diversifier les
produits et de les fabriquer en petites quantités. Nous ne devons plus être des paysans
qui accumulent des stocks, mais des chasseurs. On n'impose pas l'offre. On traque la
demande, et on la gère en continu.
Que les vallées soient hautes et les montagnes peu élevées. Plutôt que de
concentrer tous les efforts sur une production à un moment donné, mieux vaut se doter
de structures flexibles permettant de passer à tout instant d'une série à une autre. Il faut
éviter les ruptures et les secousses, aplanir les cycles, entretenir des flux réguliers
d'activités diversifiées. Ce qui implique de ne pas enfermer les hommes et les
équipements dans des spécialisations trop étroites.
Taiichi Ohno a imaginé la méthode des « cinq pourquoi », qui consiste à se poser cinq
fois de suite la question « pourquoi ? » sur le même sujet, de façon à découvrir la
véritable cause d’un problème. Cette méthode peut être appliquée à tous les niveaux et
permettre, notamment, aux agents de fabrication de proposer de véritables améliorations
de la production.
La recherche de la qualité totale (pas de défaut des produits, pas de rebuts, pas de
défaut des processus) accompagne la démarche de Toyota. La qualité a un coût,
compensé par des ventes accrues, par l’économie des mesures palliatives aux défauts.
Fiche OP.1 – Benchmarking et processus
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Le « benchmarking » consiste à comparer le fonctionnement de plusieurs systèmes
pour en faire, notamment, ressortir les meilleures pratiques (« best practices »). Cette
technique est utilisée depuis les années 80 pour améliorer la performance des
entreprises. Elle impose à l’entreprise d’évaluer et de remettre en question ses propres
modes de fonctionnement afin de les faire évoluer à la lueur de ce qui se fait ailleurs.
Le benchmarking permet d’améliorer les processus à moindre risque, en fixant des
objectifs basés sur des faits et donc plus facilement acceptés.
Une classification des processus, en tant que base de réflexion, a été établie aux USA
par l’« International Benchmarking Clearinghouse » de l’APQC (american productivity
and quality center), en collaboration avec plusieurs dizaines d’entreprises.
Développer 4– Facturer et
Comprendre produits,
Processus
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Fiche OP.2 – L’organisation par processus.
L’évolution d’une organisation aux activités répétitives vers l’approche processus est
généralement progressive et se met en place par paliers.
La mise en œuvre d’un véritable management par processus doit être précédée, quand
l’activité de l’entreprise est complexe, d’un recensement (une « cartographie des
processus ») pour mettre en évidence les processus ou les familles de processus clés,
critiques pour le succès de l’entreprise, où les efforts seront prioritaires.
Le responsable doit concevoir ses processus puis, après leur mise en œuvre, assurer les
coordinations nécessaires, les améliorer et les représenter auprès de la direction.
Quand une structure par processus est mise en place, des opérateurs exécutants
précédemment regroupés dans les fonctions peuvent être affectés aux processus, et
d’anciens responsables de fonctions peuvent devenir des experts au service des
processus.
L’organisation par processus peut imposer un degré élevé d’intégration des activités
donc une polyvalence accrue des personnels, et une réduction des niveaux hiérarchiques.
Elle nécessite, pour le moins, des compétences élargies au niveau des responsables de
processus (organisation, administration, technique …), dont le nombre doit rester limité
(quelques dizaines au plus).
Sauf dans de très petites structures, l’organisation par processus se plaque généralement
sur une structure plus classique.
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ELEMENTS DE CORRIGE OP
OP.1 Définir :
OP.2 Citer huit exemples d’informations essentielles pour orienter l’optimisation d’un
processus.
OP.3 Dégager les principes du toyotisme présenté dans la fiche 3.1. En quoi ce système
repose t’il sur l’approche processus ?
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DEFIS ET TENDANCES DU MANAGEMENT
A mesure que l’activité économique mondiale s’accroît, que la technologie évolue, les
changements sont de plus en plus rapides. Ils introduisent des situations inédites
auxquelles les entreprises doivent s’adapter en cherchant de nouvelles solutions de
management. Les trois dernières décennies ont été notamment marquées par les
phénomènes suivants (que nous listons sans tenir compte des liens pouvant exister entre
eux) :
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(*) Récemment, quelques affaires (Enron, « subprimes », Vivendi Universal, Société
Générale, Airbus par exemple) et à plus grande échelle la crise financière de 2008,
ont montré les dangers d’une libéralisation sans contrôles suffisants.
(**) Des alliances économiques naissent entre pays émergents (notamment en
amérique centrale, création de la Banque du Sud en 2008, par exemple) et l’on
commence à imaginer une baisse progressive de l’influence économique des Etats
Unis.
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internationale opportunités partenariats
(*) La théorie des coûts de transaction, développée par O.E. Williamson dans les
années 70, intègre les coûts liés au recours au marché (recherche et choix d’un
fournisseur, négociation, rédaction de contrat, suivi des échanges, risque de rupture
d’approvisionnement, …). On peut en conclure que l’intégration de différentes
activités à l’entreprise (la « firme ») présente des avantages. Mais des coûts de
transaction internes doivent aussi être considérés (préparation, organisation,
surveillance, …), et certaines formes de coopération continue avec les fournisseurs
permettent de réduire le coût des transactions externes.
(**) d’après « Les meilleures pratiques de management » - Brilman, Hérard – EO
Une étude du Conference Board (2002) liste les défis du management, vus par 700
leaders mondiaux. Soit en résumé, avec indication du score correspondant :
1 – Fidéliser les clients (42%)
2 – Réduire les coûts (38%)
3 – Accroître flexibilité et réactivité (29%)
4 – Amener les employés à adhérer aux valeurs et visions de l’entreprise (26%)
5 – Développer et retenir les leaders (25%)
6 – Gérer acquisitions et alliances (24%)
7 – Accroître l’innovation (20%)
Pour faire face aux défis, le manager dispose de nouveaux concepts et de nouvelles
techniques. Le tableau ci-dessous en donne un résumé et indique les domaines qu’ils
influencent principalement :
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Principaux concepts / techniques / outils Incidence principale sur
Internet
- e-commerce (commerce électronique, site Vente, accès au marché
entreprise)
- CRM ou GRC (gestion de la relation client) Relation client, réactivité, personnalisation,
fidélisation
- e-procurement (gestion des Délais, coûts
approvisionnements par le réseau)
- messagerie électronique Communication, transfert de données (pièces
jointes), tous domaines
- e-recrutement Communication, recrutement
Intranet, réseau d’entreprise, SI
- knowledge management (gestion des Innovation, capacité au changement, veille
connaissances) documentaire
- e-learning (apprentissage en ligne) Formation du personnel, accompagnement des
changements
- plateforme de travail collaboratif (groupware) Coordination, communication interne
- workflow (circulation électronique de Coordination
documents, enchaînement de processus)
- e-RH, portail RH (libre accès aux postes à Communication interne (voire internet en
pourvoir, informations, candidatures, …) externe), réduction des coûts, climat
d’entreprise, recrutement, plans de carrières,
- PGI (progiciel de gestion intégré) ou ERP …
Coûts, fiabilité du système d’information,
délais, processus (continuité, intégration)
Logistique intégrée
Supply Chain Management (SCM), gestion de la Processus, délais, coûts
logistique (incluant les approvisionnements) Externalisation
Valorisation du capital humain
GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et Réactivité de l’entreprise, conservation des
compétences) compétences, rendements individuels, turn-
over, adaptation des compétences, motivation
Coaching Efficacité individuelle, contrôle, régulation,
progrès, processus
Approche processus
Optimisation des processus Coûts, marges, qualité, délais, flexibilité,
externalisation, élargissement des
compétences, organisation
Démarche qualité totale (TQM – total quality Amélioration des processus (métiers et
management) supports)
Empowerment (empouvoirement)
Benchmarking, réingéniérie Autonomie, compétences des employés
Amélioration des processus, restructuration
Management par la valeur
Parties prenantes Satisfaction des parties prenantes,
financement, motivation, collaborations, …
Collaboration inter organisations
Réseaux d’entreprises, alliances Coûts, recentrage, investissements, lancement
d’activité
EDI (échange de données informatisées), Coûts, réactivité, délais, relations avec
extranet l’administration
Coûts, recentrage, limitation des
Impartition, externalisation (outsourcing) investissements
Ethique d’entreprise
Gouvernance d’entreprise (mode de direction Image de l’entreprise, régulation du top
encadré par des règles) management, relations actionnaires
Rôle sociétal, développement durable, Image, pénalités et amendes, objectifs
environnement stratégiques
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2.3 – Le rôle sociétal des entreprises
L’entreprise peut aussi tirer avantage d’une démarche responsable par la baisse de
certains coûts (plus faibles consommations d’énergies, réduction des transports, …).
Le rôle sociétal de l’entreprise a été reconnu en France par la loi « NRE » de 2001 (loi sur
les nouvelles régulations économiques), qui oblige les sociétés française cotées sur
un marché réglementé à rendre compte, dans leur rapport annuel, de leur gestion sociale
et environnementale au travers de leur activité.
Une norme ISO 14000 intègre ces préoccupations et des taxes écologiques sont
progressivement crées.
L’analyse de la valeur est née en 1947 aux Etats-Unis (General Electrics). Cette
technique consiste à élaborer des produits conformes aux attentes de la clientèle, mais
sans excès, pour trouver un bon compromis entre valeur pour le client et coût. Le produit
optimal est défini à partir d’enquêtes qui déterminent le besoin client (ou plutôt d’un
client « type »).
Cette recherche d’un ajustement de valeur au besoin des clients était un précurseur du
management par la valeur, qui recherche plus largement la création de valeur pour
chacune des parties prenantes de l’entreprise, tout en lui ménageant un résultat
suffisant.
Plus généralement, le management par la valeur est défini par une norme européenne
(EN 12973) :
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synergies et l'innovation, avec pour objectif la maximisation de la performance
globale d'un organisme. Le management par la valeur apporte une nouvelle façon
d'utiliser nombre de méthodes de management existantes. Il est en cohérence avec
le Management de la qualité. "
Le processus d’élaboration d’un produit, qui consomme des ressources coûteuses, doit
créer une valeur suffisante pour provoquer l’achat par le client final. La production d’une
valeur reconnue par le client est vitale pour l’entreprise, mais sa détermination est
parfois complexe.
La valeur du produit, perçue par le client, intègre des éléments en partie subjectifs :
- une valeur d’usage (le produit répond à un besoin) ;
- une valeur d’estime (l’image apportée par le produit, un aspect affectif) ;
- une valeur d’échange (déduite de l’espoir de revente du produit).
Par ailleurs, le client considère le coût d’obtention du produit (les charges qu’il doit
supporter pour acquérir le produit, l’effort qu’il doit faire pour trouver le produit et les
frais de mise à disposition).
euros
valeur perçue client
Valeur créée
prix perçu client
pour le client
prix produit
Marge (valeur créée pour
l’entreprise) coût produit
Le client achète théoriquement le produit qui présente la différence valeur perçue – prix
perçu la plus favorable, ou le meilleur rapport prix perçu / qualité perçue, et dans certains
cas celui qui a le prix produit le plus bas.
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Valeur perçue, coût, marge et satisfaction résultent de processus allant de la conception
du produit jusqu’à sa livraison et son après-vente. La démarche « processus » et
l’« analyse de la valeur », en forçant la recherche de solutions efficientes à tout niveau,
administratif, technique, commercial et après-vente, sont donc nécessaires pour bien
positionner l’entreprise sur son marché.
Pour autant, le risque commercial ne peut jamais être annulé et l’offre de l’entreprise ne
satisfait généralement pas, en milieu concurrentiel, tous ses clients potentiels.
Les salariés.
La création d’une valeur suffisante pour les salariés est reconnue comme nécessaire, car
des observations montrent que la satisfaction des clients en dépend. Moins souvent
évoquée en période de chômage, elle n’est prioritaire que pour les employés dont
l’entreprise souhaite conserver les compétences.
euros
Rétribution perçue
Avantage non
monétaire de
l’emploi
Salaire objectif
Les actionnaires.
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Compte tenu de l’importance croissante de l’actionnariat dans le financement des
grandes entreprises cotées en bourse, et notamment des investisseurs institutionnels
comme les fonds de pension, des indicateurs spécifiques ont été introduits pour apprécier
la performance des entreprises vue par les actionnaires. Par exemple la valeur ajoutée
économique (EVA ®, economic value added, marque déposée de Stern Stewart, ou VAE
– valeur ajoutée économique, parfois dénommée VEC – valeur économique créée) qui
prend en compte le coût du capital.
L’EVA correspond très schématiquement au calcul suivant :
EVA = (PO) profit opérationnel – (C) coût du capital X (CE) capitaux employés
Si l’EVA est positive, l’entreprise créée de la valeur après rémunération des capitaux et
sa valeur boursière doit augmenter.
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Les fournisseurs reçoivent le paiement de leurs factures plus ou moins rapidement (le
délai de paiement représente une valeur consentie au fournisseur).
L’entreprise peut accroître la valeur apportée à ses fournisseurs par des actions ciblées,
comme une contribution à la formation de leurs personnels, certains transferts de
technologie ou de savoir faire à des sous-traitants, une coopération suivie favorisant leur
développement, l’intégration à des campagnes de promotion.
A noter que la valeur consentie aux fournisseurs peut avoir une influence sur la qualité et
les délais de livraison des produits.
La collectivité reçoit des taxes, et parfois des prestations en nature par défaut ou
explicites (effort de préservation de l’environnement, aménagement du territoire par les
implantations, aide matérielle à des projets, participation à la formation par exemple).
APPLICATIONS DT
DT.2 Déterminer en quoi la démarche TQM s’inscrit dans les défis actuels du
management.
DT.3 Après avoir consulté les documents ci-dessous, extraits du site d’Air France
([Link]
.htm),
exposer les enjeux et les limites de la RSE et de la gestion des parties prenantes.
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Dialogue avec les parties prenantes
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Attentes des parties prenantes
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Création de valeur pour les parties prenantes
La création de valeur pour les parties prenantes est au cœur de la stratégie du Groupe. Le schéma de
distribution financière ci-dessous donne un aperçu de la distribution des recettes du Groupe aux
différentes parties prenantes : actionnaires, collaborateurs, fournisseurs, pouvoirs publics,
collectivités locales etc.
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Fiche DT.1 – Extrait du sommaire de « Problèmes économiques » No 2.894
Peter Drucker l'avait prédit, le capital immatériel était voué à devenir un facteur de
compétitivité pour l'entreprise. La libéralisation des échanges accélère les processus de
décision de l'entreprise et implique que l'assimilation des informations soit à la fois de
meilleure qualité et plus rapide. Ainsi, la fonction qui consiste à " manager " les connaissances
au sein de l'entreprise s'avère primordiale. Bien que la prise de conscience de l'importance du
capital immatériel ait été tardive - le concept de knowledge management est apparu en
France, aux Etats-Unis et au Japon au milieu des années 1990 -, à l'heure actuelle,
l'organisation de l'échange d'informations et le partage des connaissances sont devenus des
facteurs clés d'une gestion performante de l'entreprise. Ils doivent s'inscrire dans un projet
global, destiné à mettre en valeur les savoirs et les savoir-faire individuels et collectifs.
Parmi les nouvelles formes de management en vogue dans les entreprises, le coaching figure
en bonne place. Appliqué au management de la qualité, il s'agit d'une pratique
d'accompagnement destinée à initier et à faciliter le processus de développement d'un
individu. La démarche consiste à affirmer que tout individu est en quête de qualité, à
condition toutefois de ne pas lui imposer des contraintes l'empêchant de progresser. On
considère notamment les erreurs comme potentiellement fécondes. En définitive, le coach
donne au coaché la permission de réussir en lui donnant aussi la permission d'échouer.
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Fiche DT.2 – Management stratégique : les sept défis à relever d'ici à 2016
Extrait d’un article du site [Link] -Sabine Blanc - Mis en ligne le
20/03/2007
([Link]
Les mondes mutuels. Tout se passe dans le cadre des communautés locales, vie privée
comme professionnelle. Le modèle coopératif prévaut, au lieu du « big business ».
Oubliés aussi dans ce système les trajets pour aller au bureau : les gens préfèreront
travailler dans de petites entreprises locales, souvent connectées au réseau d’autres
structures similaires.
Les disciples de la nuée. Cette appellation poétique cache simplement une extension
de l’organisation actuelle des grandes entreprises, avec des salariés se rendant sur un
lieu de travail centralisé. Le rôle croissant des technologies de l’information multipliera
les façons de collaborer et accroîtra l’efficacité. Le contrôle du travail sera omniprésent.
La frontière entre travail et vie privée restera marquée.
Quoi qu’il advienne, les entreprises et leurs dirigeants devront concentrer leurs efforts sur
sept points-clés pour s’adapter. Voici quelques exemples de problématiques soulevées
par le rapport et des pistes de solution.
Le leadership. Les managers devront, entre autres, savoir persuader et influencer des
travailleurs beaucoup plus indépendants. Ils auront aussi à repenser les niveaux auxquels
prendre les décisions stratégiques, en haut ou au contraire à des degrés moins élevés de
la pyramide hiérarchique.
> Faire du management une force facilitant les activités transversales plutôt que la
réduire à la seule fonction de décision.
Page : 43 / 48
> Passer, si nécessaire d’une culture d’entreprise forte à un mode d’engagement plus
consensuel moins rebutant.
L’innovation. Plus que jamais, il faudra faire face à une accélération du rythme de
l’innovation, en proposant constamment des solutions adaptées.
> Tisser des partenariats stratégiques avec d’autres entreprises pour partager les coûts
et les fruits de l’innovation.
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Fiche DT.3 – Le management par la qualité totale
L'ISO est une ouverture indéniable vers la logique du TQM mais ne se réfère pas à la
notion d'efficience.
Les dirigeants sont, cependant, sensibles à la nécessaire réduction des coûts de non-
qualité et d'obtention de la qualité, à la " rentabilité " du système de management de la
qualité, mais ne perçoivent pas toujours la qualité comme une démarche globale.
Les démarches qualité commencent bien souvent par la remise en cause de
l'organisation, l'évaluation critique de son efficacité, l'examen des processus et la mise en
évidence des lourdeurs administratives.
La qualité devient " l'affaire de tous " …
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Fiche DT.4 – Le développement durable et la RSE
Extrait du site [Link]
([Link]
[Link])
Référentiel d’évaluation des entreprises par le groupe Vigéo (le groupe mesure les
performances et le niveau de maîtrise des risques de responsabilité sociale des entreprises et des
organisations - site [Link]).
1. Ressources Humaines :
Amélioration continue des relations professionnelles, des relations d’emploi et des conditions de travail.
3. Environnement :
Protection, sauvegarde, prévention des atteintes à l'environnement, mise en place d’une stratégie managériale
appropriée, éco conception, protection de la biodiversité et maîtrise rationnelle des impacts environnementaux
sur l’ensemble du cycle de vie des produits ou services.
5. Gouvernement d’entreprise :
Efficience et probité, assurance de l’indépendance et de l’efficacité du Conseil d’administration, effectivité et
efficience des mécanismes d’audit et de contrôle et notamment inclusion des risques de responsabilité sociale,
respect des droits des actionnaires et notamment des minoritaires, transparence et rationalité de la
rémunération des dirigeants.
6. Engagement sociétal :
Effectivité, intégration managériale de l’engagement, contribution au développement économique et social des
territoires d’implantation et de leurs communautés humaines, engagements concrets en faveur de la maîtrise
des impacts sociétaux des produits et des services, contribution transparente et participative à des causes
d’intérêt général.
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ELEMENTS DE CORRIGE DT
DT.2 Déterminer en quoi la démarche TQM s’inscrit dans les défis actuels du
management.
DT.3 Après avoir consulté les documents ci-dessous, extraits du site d’Air France
([Link]
.htm),
exposer les enjeux et les limites de la RSE et de la gestion des parties prenantes.
Introduction
Article 116 de la loi : Le rapport visé à l'article L. 225-102 rend compte … « Il comprend
également des informations, dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat, sur la
manière dont la société prend en compte les conséquences sociales et environnementales de
son activité. Le présent alinéa ne s'applique pas aux sociétés dont les titres ne sont pas
admis aux négociations sur un marché réglementé. »
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3 – Liens entre PP et RSE
- la RSE introduit de nouvelles PP
- la RSE suppose le respect des PP usuelles (employés, clients notamment)
4 - Problématique
- définir la valeur réellement apportée par une gestion des PP (confusion salaire – valeur,
idem impôts, … ex « valeur ajoutée »)
- communication (nécessaire, mais aller au-delà)
- marginalité des dépenses RSE (efficacité, sincérité de l’engagement, marge de
manœuvre)
- charge RSE reportée sur des tiers (ex : fournisseurs AF)
- intégration de facteurs non visibles en comptabilité (pertes d’emploi, nuisances, …)
Conclusion
Voies incontournables, mais pouvant n’avoir qu’un effet superficiel et temporaire. Voir
utilité d’accompagnement législatif, de règles de gouvernance ?
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