Contribution de l'IRAD au développement rural
Contribution de l'IRAD au développement rural
Republic of Cameroon
IRAD
BP 2123, Yaoundé, Cameroun
Tel./Fax : (237) 22 22 33 62 / 22 23 59 24
Site web : [Link]
L’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), créé par décret présidentiel
n° 96/050 du 12 mars 1996, réorganisé par le décret n° 2002/230 du 6 septembre 2002,
est un établissement public à .caractère administratif, doté de la personnalité morale et de
l’autonomie financière. Il est placé sous la tutelle technique du ministère chargé de la
recherche scientifique et de l’innovation et sous la tutelle financière du ministère de
l’économie et des finances.
L’IRAD a pour mission de répondre aux préoccupations des acteurs du développement
agricole (éleveurs, agriculteurs, transformateurs des produits agricoles, forestiers et
d’élevage, commerçants, etc.) sur toute l’étendue du territoire national. De ce fait, il conduit
des activités de recherche visant la promotion du développement agricole dans les
domaines des productions végétales, animales, halieutiques, fauniques, forestières et de
l’environnement. Il a aussi la charge de mettre au point des innovations technologiques
agro-alimentaires et agro-industrielles. Il dispose à cet effet d’une direction générale, de
cinq centres régionaux de recherche répartis dans les cinq grandes zones agro-
écologiques et de quatre centres spécialisés de recherche à vocation régionale et
internationale, de douze stations polyvalentes, de quatre stations spécialisées, de trente
trois antennes de recherche, et de dix laboratoires de référence. S’agissant des
ressources humaines, l’IRAD dispose de 980 agents, soit 273 chercheurs, dont 16 % de
femmes, 126 techniciens, 186 agents du personnel administratif et 395 agents du
personnel d’appui scientifique.
Pour réaliser ses missions, l’IRAD bénéficie d’importants financement de l’Etat
camerounais et de divers bailleurs de fonds au premier rang desquels la Banque Africaine
de Développement et la France, à travers plusieurs conventions et accords de partenariat.
Réalisation
IRAD, Direction générale
Supervision
Dr. Zok Simon, Directeur général
Coordination
Dr. Njoya Aboubakar, Directeur général adjoint
Directeur de la Recherche Scientifique
Edition
Dr. Régine Aroga
Dr. Jean-François Bruno
Michel Havard
Secrétariat
Ayuk Scholastica Agbor
June 2007
Avant-Propos
page i
Institut de Recherche Agricole pour le Développement
Résumé
Au cours des dix dernières années (1997-2006), les centres et stations de l’IRAD ont
accueilli 610 étudiants et stagiaires, dont 22% de sexe féminin. Ces stagiaires sont de 19
nationalités différentes á savoir des camerounais (90%), mais aussi des européens
(français, allemands, suisses, hollandais, belges, autrichiens, suédois, danois, etc),
quelques canadiens et des ressortissants d’autres pays africains (Tchad, Centrafrique,
Gabon, Burundi, Togo, Nigéria, Guinée, etc.). Ils proviennent de 65 universités et écoles,
essentiellement du Cameroun, mais aussi des pays suivants : Allemagne, Angleterre,
Belgique, Egypte, France, Gabon, Hollande, Nigéria, République Démocratique du Congo,
Suisse, Tchad, etc. Parmi ces stagiaires, 441 étaient dans des cursus universitaires
(Doctorat, PhD, DEA, MSc, DESS, Maîtrises, Diplôme d’ingénieur, Professeur de Lycée,
etc.), et 169 dans des cursus de formation professionnelle ou non diplômante (stage de
ième
pre-insertion en 4 année à la FASA de Dschang, divers stages de courte durée,
Techniciens, etc.). Les différents stagiaires ont été encadrés par 117 chercheurs sur les
300 chercheurs environ (expatriés compris) présents durant cette période, soit en
moyenne 2 stagiaires par chercheur. Ils ont mené leurs travaux dans les cinq
coordinations scientifiques de l’IRAD (94 en cultures annuelles, 90 en cultures pérennes,
134 en forêt et environnement, 171 en productions animales et halieutiques et 121 en
systèmes de production, économie et sociologie rurales). Ils ont été accueillis dans les
cinq centres régionaux de recherche agricole de l’IRAD (188 à Bambui, zone III, 86 à
Ekona, zone IV, 148 à Maroua, zone I, 167 à Nkolbisson, zone V, et 21 à Wakwa, zone II).
Au total 35 chercheurs (12%) de l’IRAD ont dispensé des cours dans six universités et
grandes écoles nationales et dans trois établissements étrangers, démontrant ainsi que
l’enseignement est un bon moyen pour les chercheurs de mieux valoriser leurs travaux de
recherche.
Enfin, cette étude montre que l’IRAD apporte une contribution très significative au
renforcement des capacités des cadres du développement agricole tant au niveau
national, régional qu’international. Il est souhaitable que cette contribution soit reconnue à
sa juste valeur, notamment lors des négociations des accords de collaboration avec les
différentes institutions universitaires ou professionnelles. De plus, les chercheurs de l’IRAD
doivent s’intéresser plus à ces formes de valorisation des résultats de leurs travaux que
sont l’accueil de stagiaires et l’enseignement.
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Institut de Recherche Agricole pour le Développement
Sommaire
Introduction ..........................................................................................................................1
Chapitre 1. Encadrement des stagiaires ..............................................................................2
1.1. Effectifs reçus.........................................................................................................3
1.1.1. Répartition annuelle des stagiaires....................................................................3
1.1.2. Nationalités des stagiaires .................................................................................4
1.1.3. Etablissements d’origine des stagiaires.............................................................4
1.1.4. Répartition des stagiaires par coordination scientifique ....................................5
1.1.5. Répartition des stagiaires par centre .................................................................6
1.1.6. Nombre de femmes stagiaires reçues ...............................................................8
1.2. Les diplômes préparés par les stagiaires...............................................................9
1.2.1. Diplômes par cursus ..........................................................................................9
1.2.2. Diplômes par domaine .....................................................................................10
1.2.3. Diplômes par sexe ...........................................................................................10
1.2.4. Diplômes par établissement.............................................................................10
1.2.5. Diplômes par nationalité...................................................................................11
1.3. Répartition des chercheurs encadreurs ...............................................................12
1.3.1. Répartition des chercheurs encadreurs par sexe et par nationalité ................12
1.3.2. Répartition des chercheurs encadreurs par domaine et par zone
agroécologique.................................................................................................12
1.3.3. Répartition des chercheurs encadreurs par année..........................................12
Chapitre 2. Enseignements dispensés...............................................................................13
Chapitre 3. Conclusion .......................................................................................................15
Bibliographie ......................................................................................................................16
Page iii
Institut de Recherche Agricole pour le Développement
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Introduction
Pour affronter les défis majeurs du secteur rural que sont la lutte contre la pauvreté et la
sécurité alimentaire des populations, l’intégration sur les marchés, la durabilité de ses
performances, les ministères en charge de ce secteur ont arrêté une stratégie intégrée de
développement qui entend mettre en place des conditions d’une croissance soutenue,
durable et équitable. Cette croissance sera supportée par un ensemble d’interventions qui
porteront entre autres sur le développement des productions animales et végétales, pour
assurer la sécurité alimentaire et améliorer les revenus des producteurs.
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Institut de Recherche Agricole pour le Développement
Par ailleurs, certains chercheurs participent à la transmission des connaissances dans les
universités nationales et internationales au travers des dispenses des cours spécialisés,
des codirections des mémoires et thèses, des jurys de soutenance, etc. Ces activités ne
sont malheureusement pas reconnues à leur juste valeur.
Pour remédier à cette situation, une enquête a été menée entre 2004 et 2006 sur la
contribution de l’IRAD depuis sa création en 1996 à nos jours, à l’encadrement des
stagiaires (universitaires, techniciens, ingénieurs, etc.) et sur l’implication des chercheurs
dans les enseignements. Les lignes qui suivent rendent compte des résultats obtenus.
Les différents types de stages distingués dans cette étude montrent la diversité et
l’importance de la contribution de l’IRAD à la formation des étudiants :
- stages de 3 mois à un an en vue de l’obtention des diplômes de techniciens,
techniciens supérieurs, d’ingénieurs, de Master of Science, de DESS, de DEA, etc. ;
- travaux de terrain en vue de l’obtention de Doctorat et PhD ;
- stages « d’imprégnation » de 1 à 4 mois pour des étudiants en cours de formation :
stages de pré-insertion professionnelle des étudiants en 4ième année de la FASA de
Dschang, des DESS de l’Université de Yaoundé I, etc.
Ces différents types de stages faisant partie des cursus de formation dans les écoles et
universités sont des exercices académiques. Ils sont dirigés (supervisés) par les
enseignants ; les chercheurs, quant à eux, assurent le rôle d’encadreurs (maîtres de
stages) principalement pour les travaux de terrain. Les thèmes de stage, les
méthodologies de travail, et la réalisation des rapports, mémoires et thèses sont définis et
mis en œuvre de manière différente suivant les types de stage :
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Institut de Recherche Agricole pour le Développement
Dans ces deux cas, le rapport de stage, le mémoire ou la thèse est un document des
écoles et universités. Trop souvent, bien que très importante, la contribution des
chercheurs n’est pas suffisamment affichée. En effet la plupart des écoles et universités
n’acceptent pas que le logo de l’IRAD apparaisse sur la page de garde du mémoire ou de
la thèse. N’ont pas été pris en compte dans cette analyse, les stages de courtes durées
(moins de 1 mois) et les voyages d’études des étudiants, comme ceux de l’ENGREF de
Montpellier au Nord Cameroun de 1999 à 2006 (en moyenne 20 étudiants et 3 à 4
enseignants sur trois semaines chaque année).
De 1996 à 2006, les structures opérationnelles de l’IRAD ont accueilli environ 610
stagiaires (Figure 1). Le plus grand nombre d’entre eux a été reçu entre 1999 et 2004. La
proportion des étudiants encadrés a légèrement baissé en 2005 et 2006. Il serait
intéressant d’investiguer pour en connaître les causes. En attendant, on pourrait supposer
que le manque de collaboration soutenue entre certains chercheurs encadreurs et les
superviseurs (universitaires) des encadrés serait en partie la cause de cette baisse. Ces
difficultés de collaboration sont régulièrement décriées par les chercheurs dans les
structures de l’IRAD.
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Les stagiaires reçus dans les structures opérationnelles de l’IRAD sont de 19 nationalités
différentes. Ils sont essentiellement des camerounais (91%), mais aussi des ressortissants
d’autres pays africains tels que le Gabon (2.3%), le Tchad (0.5%), le Burundi (0.5%), le
Togo (0.5%), la République Centrafricaine (0.3%), le Nigeria (0.3%), la Guinée Conakry
(0.2%) et la République Démocratique du Congo (0.2%). Des stagiaires européens ont
également été reçus. Ils sont des français (2.6%), des néerlandais (0.3%), des allemands
(0.3%), des autrichiens (0.2%), des belges (0.2%), des danois (0.2%), des suédois (0.2%)
et des suisses (0.2%). Des américains canadiens (0.4%) ont également effectué leur stage
dans les structures de l’IRAD. Cent dix neuf des stagiaires féminins sont camerounaises, 8
sont françaises, 3 gabonaises, 2 allemandes, 1 burundaise, 1 canadienne et 1
autrichienne.
Les différents stagiaires encadrés dans les structures opérationnelles de l’IRAD de 1996 à
2006 provenaient de 65 universités et écoles africaines et européennes.
Concernant l’Afrique, ils provenaient des universités camerounaises dont la Faculté des
sciences Agronomiques de Dschang (43%), l’université de Yaoundé I (14%), le CNFZV de
Foumban (8%), les universités de Ngaoundéré (7%), de Buéa (3%), de Douala (2%) et de
Yaoundé II (0,7%), l’Institut supérieur des sciences économiques et appliquées (ISSEA)
(1,5%), l’ENSAI de Ngaoundéré (1,3%), l’Ecole normale supérieure (0,8%), l’INADER
(0,7%), le National Polytechnic Bambui (0,7%), l’Université catholique d’Afrique centrale de
Yaoundé (0,2%), l’IPD (0,2%) et l’INJS (0,2%). Pour les autres pays, ils provenaient de :
Gabon : INSAB (0,8%) et Université de Masuku de Franceville (0,3%) ; du Bénin :
université d’Abomey (0,2%) ; du Tchad : Université de N’Djamena (0,5%) ; du Nigeria :
University of Calaba (0,2%) ; de la République Démocratique du Congo : ISAV de
Kinshasa (0,2%) ; de l’Egypte : Université Senghor (0,2%).
Parmi ces stages, 39 ont été effectués par 30 agents (chercheurs et techniciens) de
l’IRAD, encadrés par 26 chercheurs seniors en vue de la préparation du PhD (2), du MSc
(14), de DEA (5), du diplôme d’Ingénieur (11), du DESS (3), de la Maîtrise (1), d’un
MASTER professionnel (1), et comme stage de pré-insertion professionnelle (2). Ces
stages ont été effectués dans les :
♦ Coordinations scientifiques : CA (12), CP (8), FE (4), PA (4), SP (11) ;
♦ Centres régionaux de Bambui (3), Ekona (10), Nkolbisson (12) et Maroua (14).
Sur les 104 chercheurs recrutés en 2002, douze ont été stagiaires à l’IRAD avant leur
recrutement pour préparer le diplôme d’ingénieur (8 agronomes et un eaux et forêts), le
Msc (1), le DEA (2) et 12 préparent actuellement le MSc à la FASA de Dschang.
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Institut de Recherche Agricole pour le Développement
Les activités de recherche de l’IRAD sont conduites dans cinq domaines qui
correspondent aux cinq coordinations scientifiques suivantes :
♦ La coordination des cultures annuelles (CA) dont les activités visent entre autres, la
préservation de la sécurité alimentaire, l'accroissement des revenus du paysan par
l'intensification des cultures vivrières et de rente, et la valorisation des cultures
annuelles.
♦ La coordination des cultures pérennes (CP) qui tend à créer de nouveaux référentiels
et innovations scientifiques et techniques apportant les gains de productivité
nécessaires à une augmentation des revenus des producteurs.
♦ La coordination des productions animales et halieutiques (PAH) qui vise
l’augmentation de la production et de la productivité des ressources animales et des
pêches, le développement des technologies à faible coût pour toutes les zones agro-
écologiques, la conservation et la multiplication des ressources génétiques
améliorées, et le développement de la production à travers la traction animale.
♦ La coordination des forêts et environnement (FE) dont les activités concourent à la
maîtrise de la connaissance et de la gestion durable des ressources des formations
naturelles végétales, des sols, des eaux continentales et marines, de la faune sauvage
et du fonctionnement de l’écosystème forestier, ainsi que les interrelations entre ses
différentes composantes.
♦ La coordination des systèmes de production, économie et sociologie rurales (SP) qui
vise à intégrer la dimension sociale et sociologique dans le développement des
technologies agricoles, à introduire la composante économique dans les activités de
recherche, et à montrer aux décideurs et aux populations l’impact positif de la
recherche menée au sein de l’IRAD sur la sécurité alimentaire, l’économie, la santé et
l’environnement.
Des stagiaires ont été accueillis dans ces cinq coordinations scientifiques (Figure 2) : PAH
(28%), FE (22%), SP (20%), CA (16%) et CP (14%).
200
Hommes Femmes
150 38
17
100 43
18 19
133
117
50
76 71 78
0
CA CP FE PAH SP
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Institut de Recherche Agricole pour le Développement
L’accueil des stagiaires varie aussi beaucoup entre les années à l’intérieur de chaque
coordination (Tableau 1). Ainsi, les effectifs accueillis par les coordinations CA, CP et FE
se sont considérablement réduits en 2005 et 2006, alors qu’ils restent stables dans les
coordinations PAH et SP.
Tableau 1. Répartition des stagiaires par domaine scientifique
Année CA CP FE PAH SP Total
1997 3 14 2 19
1998 2 2 5 9 4 22
1999 11 8 9 21 12 61
2000 10 14 19 25 13 81
2001 9 3 17 23 14 66
2002 18 15 19 12 14 78
2003 12 22 20 21 12 87
2004 17 12 22 12 16 79
2005 2 8 10 15 14 49
2006 8 8 12 20 20 68
Total 92 92 133 172 121 610
Les stagiaires ont été accueillis dans toutes les structures opérationnelles de l’IRAD :
Bambui (188), Nkolbisson (167), Maroua (148), Ekona (86) et Wakwa (21) (Figure 3).
200
Hommes Femmes
53
150 32
23
100
25
135 125 135
50
61
2
19
0
Bambui Ekona Maroua Nkolbisson Wakwa
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La répartition des chercheurs par centre selon les coordinations (Tableau 2) reflète bien
les domaines scientifiques les mieux représentés dans les centres :
♦ PA surtout mai aussi CA et SP à Bambui ;
♦ CA, CP et FE à Ekona ;
♦ FE, SP, mais aussi PA et CA à Maroua ;
♦ CP, FE, mais aussi SP, CA et PA à Nkolbisson ;
♦ PA à Wakwa
Tableau 2. Répartition des stagiaires par centre par domaines scientifiques
Domaine Bambui Ekona Maroua Nkolbisson Wakwa Total
CA 32 24 20 16 92
CP 6 24 1 61 92
FE 11 23 50 49 133
PA 114 6 20 11 21 172
SP 25 9 57 30 121
Total 188 86 148 167 21 610
Le centre de Maroua a accueilli le plus grand nombre de stagiaires par chercheur (3.5)
devant Bambui (3.1). Les autres centres se trouvent en dessous de la moyenne de deux
stagiaires par chercheur. Le plus grand nombre de stagiaires enregistrés à Nkolbisson
répond à la plus forte concentration des chercheurs seniors dans cette structure.
Tableau 3. Stagiaires encadrés par chercheur et par centre
Centre Stagiaires Chercheurs Stagiaires par chercheur
Bambui 188 61 3.1
Ekona 86 72 1.2
Maroua 148 42 3.5
Nkolbisson 167 108 1.5
Wakwa 21 16 1.3
Total 610 299 2.0
Par ailleurs, la plus forte moyenne de 3.5 stagiaires par chercheur relevée au Centre de
Maroua se justifie par le plus grand nombre d’étudiants accueillis à la station de Garoua
entre 1999 et 2003 (Tableaux 4 et 5), période d’intense activité du Pôle de Recherche
Appliquée au Développement des Savanes d’Afrique Centrale (PRASAC). Vingt
chercheurs de cette station ont encadré 98 stagiaires et trois parmi eux en ont encadré à
eux seuls 47% de l’effectif.
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Institut de Recherche Agricole pour le Développement
Parmi les centres et stations, Nkolbisson a accueilli le plus de stagiaires (161), suivi de
Foumban (99) et Garoua (98), puis viennent les autres stations (Tableau 3). Le nombre
important de stagiaires accueillis à Foumban entre 1997 et 2006 comprend 51 étudiants
préparant le diplôme de technicien en aquaculture du CNFZV de Foumban et 18 étudiants
en stage de pré-insertion de la FASA de Dschang.
Tableau 5. Stagiaires reçus dans les structures opérationnelles de 1997 à 2006
Station IRAD Nbre stagiaires % de l’effectif total % Stagiaires féminins
Bambui 48 7,9 41
Barong bi Kang 4 0.7 0
Batoke/Limbé 5 0.8 20
Dibamba 17 2.8 41
Dschang 20 3.3 30
Ekona 25 4.1 32
Foumban 99 16.4 25
Foumbot 19 3.1 10
Garoua 98 16.2 21
Herbier national 7 1.2 43
Kribi 1 0.2 0
Mankon 2 0.3 0
Maroua 50 8.3 6
Njombe 34 6.8 26
Nkolbisson 161 26.0 18
Wakwa 21 3.5 10
Total 610 22
L’évaluation du nombre de stagiaires encadrés à l’IRAD par sexe de 1997 à 2006 montre
une faible représentativité des femmes (135 soit 22%). Elles étaient en très petit nombre
en 1998 (10%) et plus nombreuses en 2003 (27%).
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Institut de Recherche Agricole pour le Développement
Leur proportion est relativement importante dans le domaine des Systèmes de production
(35%), moyenne en Cultures Pérennes (22%), en Production animale et halieutique (22%),
en Cultures Annuelles (20%) et faible en Forêt et Environnement (13%).
Bien que les Centres de Bambui (53) et Nkolbisson (32) en aient reçu un nombre plus
élevé, leur proportion se trouve plus importante au Centre d’Ekona (29%). Ce dernier est
suivi par Bambui (28%), Nkolbisson (19%) et Maroua (18%). Très peu de femmes
stagiaires ont été accueillies au Centre de Wakwa (10%).
Ces femmes stagiaires étaient de nationalités variées. Il y avait des camerounaises (88%),
des françaises (6%), des gabonaises (2%), des allemandes (2%), des autrichiennes, des
burundaises et des canadiennes (2%).
Les stages effectués étaient dans les cursus diplômants suivants : PhD, Doctorat, DEA,
MSc, Maîtrise, DESS, diplôme d’ingénieur, professeurs de Lycée, traducteurs, Techniciens
et Techniciens supérieurs, licence, etc. (Figure 4).
Des stagiaires ont été aussi encadrés dans des cursus de formation professionnelle ou
non diplômante (stage de pre-insertion de la FASA et divers stages de courte durée). On
remarque que 38% des stagiaires ont préparé le diplôme d’ingénieur (en agronomie, en
foresterie, en agroalimentaire, en statistique, etc.), et 31% le [Link], le DEA, la Maîtrise ou
le DESS.
250
Hommes Femmes
50
200
150
100 185
12
20 21 25
50
57 53 70
50
1
11 0
9
0
Dr/PhD
Ingénieur
MSc/DEA
Maîtrise
T et TS
Prof Lycée
diplôme
Non
Figure 4. Diplômes préparés par les stagiaires accueillis entre 1997 et 2006.
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Institut de Recherche Agricole pour le Développement
La répartition des principaux diplômes universitaires préparés par domaine montre que le
diplôme d’ingénieur agronome a été le plus postulé par les stagiaires quel que soit le
domaine considéré (Tableau 6). Par ailleurs, ceux en SP l’ont préparé en plus grand
nombre. La majorité de formés en PAH ont préparé le diplôme d’ingénieur, puis la
Maîtrise. Par contre, les stagiaires encadrés en FE, en plus du diplôme d’ingénieur
agronome, ont préparé majoritairement le [Link]. et le diplôme d’Ingénieur des Eaux et
Forêt. Beaucoup de stagiaires encadrés dans le domaine des CA ont préparé le DESS. En
CP, les stagiaires ont préparé surtout le diplôme d’ingénieur, la maîtrise, le DEA et le
DESS. Le PhD quant à lui n’a été préparé que par les stagiaires encadrés en CA et en FE.
Tableau 6. Variation des principaux diplômes universitaires préparés par domaine
Diplôme CA CP FE SP PAH Total
PhD 2 0 2 0 0 4
Doctorat 2 0 2 1 3 8
[Link] 7 3 17 0 6 33
DEA 4 11 11 16 2 44
Maîtrise 9 11 6 12 24 62
Ingénieur agronome 33 24 25 50 40 172
Ingénieur agroalimentaire 0 0 0 9 1 10
Ingénieur eaux et forêt 0 2 31 0 11 44
Ingénieur statisticien 0 3 0 0 0 3
DESS 16 11 10 5 2 44
Professeurs Lycée 0 5 0 0 4 9
Licence/BSc 1 0 0 0 1 2
Total 74 70 104 93 94 435
Une bonne partie des stagiaires féminins (50 soit 37%) a préparé le diplôme d’ingénieur.
De ces ingénieurs, 80% sont des agronomes, 14% des forestières et 6% des ingénieurs
Agroalimentaires. Alors qu’1 seule femme a préparé le Doctorat et aucune le PhD, 16%
ont préparé la maîtrise, 15% le Msc ou le DEA, 4% le DESS, 18% le diplôme de
technicien, et le reste était en stage non diplomant. Chez les stagiaires masculins
également, le plus grand effectif (39%) a préparé le diplôme d’ingénieur. En plus, 74%
d’entre eux étaient des agronomes, 18% des forestiers et 3% des agroalimentaires. Les
autres diplômes étaient le [Link] ou le DEA (12%), la Maîtrise (11%), le Doctorat ou le PhD
(2%), le DESS (8%), le diplôme de technicien (12%), et le reste était en stage non
diplomant.
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Tous les professeurs de Lycée venaient de l’Université de Yaoundé I (ENS : 7 ; INJS : 1).
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Les différents stagiaires ont été encadrés par 117 chercheurs dont la majorité (94%) sont
des hommes. Par ailleurs, ces derniers sont majoritairement des camerounais, avec 6
femmes (6% du total des camerounais) et 99 hommes (94%). Le reste des encadreurs
(12, soit 9% du total) sont des français. La proportion des femmes parmi ces derniers est
de 9%. On note en général une très faible proportion des femmes parmi les encadreurs.
Cette situation se justifierait par le très faible effectif féminin (15%) parmi les chercheurs
dans l’ensemble, et particulièrement des chercheurs féminins seniors.
La répartition des chercheurs encadreurs principaux des stagiaires par domaine révèle
qu’en général, un nombre pas très différent de ceux-ci a participé à cette activité : Cultures
annuelles (20%), Cultures pérennes (17%), Forêt et environnement (21%), Productions
animales et halieutiques (21%), Systèmes de production (21%). Par zone agroécologique,
les encadreurs se répartissent comme suit : zone I (25%), zone II (4%), zone III (21%),
zone IV (22%), zone V (29%). Cependant, en tenant compte des proportions de
chercheurs impliqués dans l’activité d’encadrement des stagiaires comparativement aux
effectifs de ceux-ci dans les différentes zones, les pourcentages de chercheurs impliqués
dans l’encadrement sont les suivants : zone I (71%), zone II (25%), zone III (42%), zone IV
(37%), zone V (32%).
47 44
40 41
31 34
28 27
17
7
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
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Il convient de signaler qu’en plus des stages sus développés qui ont été effectués dans
des cursus diplômants, les différentes structures opérationnelles de l’IRAD accueillent
chaque année un nombre important de stagiaires dans les cursus de formation
professionnelle ou non diplômante (stage de pré insertion en 4ième année de la Faculté des
sciences agronomiques de Dschang, divers stages de courte durée, etc.). Les stagiaires
dans les cursus de formation professionnelle proviennent essentiellement des différentes
écoles de formation des Ministères de l’Agriculture et du Développement rural (Centre
régional d’agriculture, écoles techniques d’agriculture, centres de formation en
coopération, centres de formation en développement communautaire, centres de
formations des jeunes agriculteurs, etc.), de l’Elevage, des pêches et des industries
animales (centres nationaux de formation zootechnique et vétérinaire, centres de
formation des éleveurs, etc.) et des Forêts et de la faune (écoles des eaux et forêts, écoles
de faune, etc.).
Au total 35 chercheurs (12% de l’effectif total) dispensent des cours dans les universités et
grandes écoles nationales et internationales. Ce faible nombre des chercheurs intervenant
dans l’enseignement (académique et professionnel) témoigne probablement de leur
manque d’intérêt pour cette activité. Pourtant, l’enseignement est considéré comme un
bon moyen permettant aux chercheurs de mieux valoriser leurs travaux de recherche, tout
en offrant au corps enseignant et aux étudiants une opportunité de suivre les évolutions
technologiques.
10
9
8
7 7
0
CA CP PAH FE SP
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6
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7
6 6
2
1 1 1 1
0
U. Nam
Laval
UDS
Yde I
ENS B
FUB
Dla
Buea
Ngdere
Les résultats de la figure 8 qui présente la répartition des cours dispensés dans le temps,
permettent de remarquer que le plus grand nombre d’entre eux se situe entre 2000 et
2005, avec une légère diminution en 2003 et une remontée de la pente en 2005. La
moyenne globale de cours dispensés par an se situe à 7,3. Aussi, seules les années 2000,
2001, 2002 et 2005 ont connu un nombre de cours dispensé supérieur à la moyenne.
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12
6
10
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8
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6 6
4
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Figure 8. Répartition annuelle des cours dispensés par les chercheurs de l’IRAD
Chapitre 3. Conclusion
Un total de 610 stagiaires a été accueilli dans les structures opérationnelles de l’IRAD
entre 1997, année de début effectif des activités de l’Institut, et 2006, avec un plus grand
nombre d’entre eux reçu au cours des années 2003 et 2004. Le domaine des productions
animales et halieutiques a été le plus sollicité par ces stagiaires. Ils ont par ailleurs visité
plus fréquemment le centre régional (CRRA) de Bambui, bien que le plus fort nombre
moyen de stagiaires par chercheur ait été plutôt enregistré au CRRA de Maroua.
Les femmes stagiaires étaient faiblement représentées (22% du total). Leur proportion est
relativement importante dans le domaine des Systèmes de production (34% du nombre
total des femmes). Elles ont très faiblement visité le CRRA de Wakwa (1%). Elles étaient à
85,4% de nationalité camerounaise ; cependant, on a enregistré un nombre non
négligeable (7,2%) de françaises. Les stagiaires provenaient de 65 établissements
(universités et écoles) dont 25 africains et 20 européens.
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Les principaux diplômes postulés par ces différents stagiaires sont : le PhD, le Doctorat, le
DEA, le MSc, la Maîtrise, le DESS, les diplômes d’ingénieur, de professeurs de lycée et de
traducteurs. La majorité de ces stagiaires (38%) ont préparé le diplôme d’ingénieur.
Les différents étudiants stagiaires ont été encadrés par un total de 117 encadreurs
principaux majoritairement de sexe masculin (94%). Par ailleurs, ces derniers sont des
camerounais (90% du total) et des français (10%).
L’IRAD participe aussi de façon très significative à l’encadrement des stagiaires dans les
cursus de formation professionnelle. Ces stagiaires proviennent essentiellement de la
FASA (pour les stages de pré-insertion) et des différentes écoles de formation des
Ministères de l’Agriculture et du Développement rural, de l’Elevage, des pêches et des
industries animales et des Forêts et de la faune.
L’IRAD apporte une contribution très significative dans le renforcement des capacités des
cadres du développement tant au niveau national, régional qu’international. Nous osons
espérer que les informations sus dites permettront que désormais, cette contribution soit
souvent reconnue à sa juste valeur, notamment lors des négociations des accords de
collaboration avec les différentes institutions, qu’elles soient universitaires ou
professionnelles. Nous espérons également que les informations contenues dans ce
document vont contribuer à inciter les chercheurs de l’IRAD à s’intéresser plus à cette
forme de valorisation des résultats de leurs travaux qu’est l’enseignement. Enfin, nous
souhaitons que ce premier document suscite plus de volonté au niveau des structures
opérationnelles de l’IRAD dans le sens d’une meilleure documentation des stages réalisés
dans leur sein. En effet, nous restons convaincus que les chiffres présentés dans ce
document ne représentent qu’une partie de la réalité en matière de stagiaires accueillis à
l’IRAD durant la période ciblée. Beaucoup d’informations sont certainement restées
inaccessibles à cause du manque d’enregistrement plus soutenu des encadreurs, des
encadrés et des intitulés de leurs thèmes de recherche.
Bibliographie
INS. 2005. Enquête Nationale sur l’Emploi et le Secteur Informel (EESI). Rapport phase I.
50 pages.
DSDSR. 2002. Document de Stratégie pour le Développement du Secteur Rural.
MINAGRI. 115 pages.
DSRP. 2003. Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté. République du
Cameroun. 265 pages.
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