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PREPARATION NATIONALE A LA CONFERENCE

DES NATIONS UNIES SUR LE DEVELOPPEMENT


DURABLE (RIO+20)
RAPPORT DU CAMEROUN

Consultant principal
Professeur TSALEFAC Maurice

Experts thématiques
CHETIMA BOUKAR
FEUMBA Rodrigue Aimé
KANA Collins

1
Avril 2012

SOMMAIRE
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2
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Synthèse en matière de l’Agriculture........................................................................8


Tableau 2: Synthèse en matière de l’Elevage et de la Pêche ....................................................10
Tableau 3 : Synthèse en matière de la foresterie, de l’environnement et de la biodiversité .....13
Tableau 4 : Synthèse en matière d’énergie ...............................................................................15
Tableau 5 : Synthèse en matière des transports ........................................................................17
Tableau 6:Tableau de synthèse en matière d’éducation............................................................20
Tableau 7: Synthèse en matière de santé...................................................................................21
Tableau 8 : Tableau de synthèse en matière de déchets ............................................................23
Tableau 9: Contraintes et défis de mise en œuvre.....................................................................30
Tableau 10 : Défis nouveaux et émergents ...............................................................................32

3
I. BREF RESUME DE L’ATELIER

Après s’être interrogés sur l’opportunité d’une position camerounaise alors qu’une
position africaine est déjà connue, les participants à l’atelier ont validé le rapport de situation
sous réserve de l’actualisation de certaines données et se sont penchés sur les points suivants :
défis et contraintes de la mise en œuvre du développement durable, la marche vers l’économie
verte, le cadre institutionnel du développement durable

I.1. DÉFIS ET CONTRAINTES DE MISE EN ŒUVRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

- La nécessité d’une mise en cohérence des actions gouvernementales en matière de


développement durable ;
- La critique des structures et mécanismes de gestion des questions et des fonds de
financement du développement durable dans le monde
- La non prise en compte de la durabilité dans la conception et la mise en œuvre des
projets de développement
- Le financement, le transfert de technologie et le renforcement des capacités

I.2. LA MARCHE VERS L’ÉCONOMIE VERTE A SUSCITÉ DES DÉBATS AUTOUR DES POINTS
SUIVANTS :

- compréhension du concept d’économie verte et des exigences pour y parvenir.


- urgence de mettre en place des groupes de réflexion pour promouvoir les produits
verts ; La marche vers l’économie verte doit être progressive et bénéficier du soutien
de la communauté internationale ;
- mise en place des stratégies et mécanismes financiers de promotion des énergies
nouvelles et renouvelables
- développement de la recherche en matière d’économie verte et établissement d’un
pont efficient entre la recherche et la politique
- financement, transfert de technologie et renforcement des capacités. Pour le
financement de l’économie verte, des pistes telles que les financements innovants

4
(taxe spéciale sur les billets d’avion par exemple) et autres taxes directes ont été
évoquées.
- promotion de l’intercommunalité pour bénéficier des financements
- participation active des experts nationaux au lobbying et à la formulation d’un corps
de droit international de l’environnement
- mise au point des mécanismes et des conditions logistiques idoines pour préparer la
participation du Cameroun aux différentes réunions préparatoires

I.3. LE CADRE INSTITUTIONNEL DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

- La nécessité de la mise sur pied d’une institution forte, dotée de capacités suffisantes pour
coordonner et suivre efficacement les actions engagées dans le sens du développement
durable ;

- La mise sur pied au niveau international d’un Organisme spécialisé des Nations Unies sur
les questions environnementales. Elle aura entre autres pour but de transformer de
nombreux traités et conventions épars sur l’environnement en un corps de droit
international.

5
II.SYNTHESE DU RAPPORT DE SITUATION

Ce rapport de synthèse ne s’intéresse qu’à un certain nombre de secteurs retenus par le


Cameroun. Il s’agit de : (1)-élevage, agriculture, foresterie, pêches et environnement,
biodiversité (2), énergie et transport, (3) santé, gestion des déchets et de l’eau et

6
éducation. Pour chacun d’eux seront présentés : les actions concrètes, les perspectives, les
contraintes et les défis

II.1. DANS LE DOMAINE DE L’AGRICULTURE

Actions concrètes :

Les principales actions dans le secteur ont visé la sécurité alimentaire et la lutte contre
la pauvreté.

En matière de sécurité alimentaire, plusieurs Programme/projets ont été exécutés pour


améliorer l’offre quantitative et qualitative des denrées: le Projet de Conservation des Sols-
ESA (PCS), le projet de restauration des sols dégradés avec l’appui du PNDP ; la mise à la
disposition des agriculteurs du matériel végétal sain et de bonne qualité dans les filières
hautement compétitives et porteuses d’enjeux pour la sécurité alimentaire (maïs, plantain etc)
et l’octroi des crédits à taux bonifié par le Programmes d’Amélioration de la Compétitivité
Agricole. L’appui à la recherche agricole a conduit à la production des semences améliorées et
adaptées aux différents contextes écologiques.

En matière de lutte contre la pauvreté l’Etat a renforcé la capacité de production des


planteurs de cacao, de café et de coton par la formation et la mise à leur disponibilité des
plants améliorés.

Perspectives

L’Etat entend poursuivre les efforts pour assurer la compétitivité des différentes
filières dans le but de réduire la pauvreté en milieu rural tout en veillant à la protection de
l’environnement. Il s’efforce également de développer des infrastructures routières pour
désenclaver les grands bassins de production.

Tableau 1: Synthèse en matière de l’Agriculture

7
Recommandation de Mise en œuvre Indicateurs Contraintes et défis
rio et plan d’action de
Johannesburg

P r o m o u v o i r u n Sécurité 25% de la population - C h a n g e m e n t s


d é v e l o p p e m e n t alimentaire ; c o u r t l e r i s q u ec l i m a t i q u e s e t
agricole durable d’insécurité alimentaire ; c r o i s s a n c e
permettant d'accroître démographique ;
Exécution de plus de 20
la production et
projets/programmes ;
d’améliorer la sécurité
alimentaire, tout en -Projets agricoles
Lutte contre la Croissance du PIB des
assurant l'innocuité des intègrent des activités
a l i m e n t s e t e n pauvreté par le cultures industrielles:
polluantes.
p r o t é g e a n t renforcement de la -5,07% en 2006 à 1,80%
l'environnement; capacité de en 2010 -mise en œuvre des
production des programmes/Projets
cultures de rente non précédée par des
études d’impact
environnemental.

I.2 .DANS LE DOMAINE DE L’ÉLEVAGE ET LA PÊCHE

Les actions concrètes ont concerné essentiellement l’encadrement des pêcheurs et le


développement de la pisciculture :

Pour l’encadrement de la pêche, en dehors du travail effectué par les structures


traditionnelles du MINEPIA, deux organismes, la Caisse de Développement de la Pêche
Maritime (CDPM) et la Mission de Développement de la Pêche artisanale Maritime
(MIDEPECAM) ont été créés.
De plus pour le renforcement des capacités des pêcheurs, l’accent a été mis sur la
formation avec la création d’un Institut des Arts nautiques et des Métiers de la Pêche à
Limbé, d’un Institut des Sciences Halieutique à Yabassi. De nombreuses fermes pilotes ont été
construites notamment à Douala, à Yaoundé et à Bengwi ainsi qu’un centre communautaire de
pêche artisanale à Kribi et 2 centres de formations des jeunes pêcheurs à Débundscha et à
Bonamatoubé. Près de 200 GIC regroupant plus de 1000 pêcheurs ont bénéficié de l’appui du
gouvernement.

S’agissant des infrastructures de production et de conservation, 5 unités de


fabrique de glace, 8 halles de vente de poissons, 14 fumoirs et séchoirs modernes ont été
construits. La pisciculture a été encouragée par la construction de 16 centres d’alevinage et de
contrôle des Pêches et la réhabilitation des 4 stations aquacoles.

8
Pour ce qui est de l’élevage l’Etat accorde des tarifs douaniers préférentiels à
l’importation des matières premières et du matériel d’élevage. Des frais de douanes et des
taxes plus élevés sont appliqués dans le secteur de l’importation des viandes pour protéger
l’élevage local. De plus, des vaccins subventionnés sont mis à la disposition des éleveurs.

Les Projets, Appui au Développement de la Production Laitière, Appui au


Développement des Petits Ruminants et Appui aux Elevages non Conventionnels contribuent
à la diversification des produits d’élevage en accordant des subventions aux organisations des
producteurs.

Perspectives :

L’Etat entend poursuivre le développement d’un élevage de qualité, diversifié, et


prenant en compte l’équilibre des écosystèmes.

9
Tableau 2: Synthèse en matière de l’Elevage et de la Pêche

Recommandation de Mise en œuvre Indicateurs Contraintes et défis


rio et plan d’action
de Johannesburg
A c c r o î t r e Renforcement des -fermes pilotes à Douala,
l'autosuffisance des c a p a c i t é s d e s Yaoundé et Bengwi ;
a g r i c u l t e u r s e n pêcheurs ; - 4 s t a t i o n s a q u a c o l e s , Certaines activités
développant et en S o u t i e n à formation et dotation de 200 sont polluantes.
a m é l i o r a n t l a l’élevage ; de 1000 pêcheurs.
pisciculture en eau Renforcement des -Production annuelle de 3 F i n a n c e m e n t d e s
douce, la pêche et c a p a c i t é s d e 000 000 vaccins viraux et projets
l’élevage. d i a g n o s t i c s d e s de plus de 13 000 000
l a b o r a t o i r e s vaccins bactériens.
v é t é r i n a i r e s -Formation de2 000 leaders
régionaux ; des organisations de
renforcements des producteurs et 20 000
c a p a c i t é s d e s producteurs
éleveurs
Promouvoir des -Pisciculture ; 16 centres d’alevinage et de R e s s o u r c e s
activités génératrices - P r o d u c t i o n contrôle des Pêches et financières limitées
de revenus dans le f o u r r a g è r e e t réhabilitation
secteur de l’élevage et valorisation de la
de la pêche prairie naturelle 160 hectares des champs et
58 hectares de prairie
naturelle
P o u r s u i v r e -Surveillance Nombre de balises et de
l ' é l i m i n a t i o n d e s satellitaire avec vedettes acquises
pratiques de pêche mise en place des
d e s t r u c t r i c e s d e balises et des
l’environnement et vedettes acquises
création de zones pour la surveillance
marines protégées des activités des
pêches

10
Contraintes et défis pour l’agriculture, la pêche et l’élevage

Ils sont relatifs à :

 l’insuffisance des ressources financières nécessaires due au non respect des


engagements des bailleurs de fonds.
 la lourdeur des mécanismes de décaissement des fonds PPTE, pour une dizaine de
projets ;
 l’inadéquation du système de financement par rapport aux temps forts du calendrier
des activités et la lourdeur des procédures de passassions des marchés ;
 la mise en œuvre de certains programmes/Projets non précédé d’études d’impact
environnemental.
 L’impact des activités polluantes sur l’environnement ;
 L’impact négatif des changements climatiques et de la croissance démographique ;
 L’absence de passerelles efficaces entre la recherche et l’action ;
 L’utilisation des techniques rudimentaires

II.3 DANS LE DOMAINE DE LA FORESTERIE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA BIODIVERSITÉ

L’appui de la communauté internationale à la mise en œuvre de la politique forestière du


Cameroun, s’est traduit par l’élaboration et/ou l’exécution des programmes et projets
cofinancés. Les principaux projets dans les cadres de la planification sont le PAFN
(Programme d’Action Forestier National, 1995), le PNGE (Plan National de Gestion de
l’Environnement, 1996), le PAU (Plan d’Action d’Urgence, 1999), le Plan de convergence,
2000), le CAS III et aujourd’hui le PSFE.

Pour ce qui est des Changements climatiques, le Cameroun a ratifié la Convention


Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) en 1994, adhéré au
Protocole de Kyoto le 23 juillet 2002, élaboré une Communication Nationale Initiale et créé
un Comité National MDP.

S’agissant de la désertification, en plus du Plan d’Action National de Lutte contre la


Désertification (PAN/LCD), du Plan National de Gestion de l’Environnement (PNGE), le
Programme Sectoriel Forêt Environnement (PSFE), le Document de Stratégie de la
Croissance et de l’Emploi (DSCE), le Plan d’Action Forestier National (PAFN), le
Gouvernement a entrepris plusieurs actions dans le domaine de la restauration des terres
dégradées (l’Opération Sahel Vert, l’aménagement des bassins versants de la Bénoué, les
reboisements urbains - Villes vertes - dans l’ensemble des dix régions).

Quant à l’Aménagement durable des concessions forestières, environ 113 Unités


Forestières d’Aménagement (UFA) ont été identifiées pour une superficie de 7 574 280 ha
dont 98 déjà attribuées. 88 disposent de plans d’aménagements approuvés, soit une superficie

11
d’environ 5 millions d’ha. Le processus d’aménagement se poursuit pour les autres pour
une superficie de 2,5 million d’ha.

En ce qui concerne la foresterie communautaire, la mise en œuvre du concept de


« foresterie communautaire » depuis 1994 a permis l’attribution de forêts communautaires
aux populations riveraines. Sur 404 demandes introduites par les communautés, 336 ont été
attribuées dont 178 disposant de Plans Simples de Gestion approuvés et 147 conventions
signées pour une superficie de 636.752 ha.

Pour le renouvellement de la ressource des organismes chargés spécifiquement de ces


opérations ont été créés, (Fonds National Forestier et Piscicole, ONAREF, ONADEF, puis
l’ANAFOR) tandis que des opérations de reboisement se poursuivent par ailleurs.

La gestion durable des ressources fauniques quant à elle a bénéficié de


l’augmentation de la superficie des aires protégées jusqu’environ 8138800 ha, soit 18% du
territoire national. Ces aires protégées peuvent être regroupées en: 18 Parcs Nationaux, 06
Réserves de Faune, 02 Sanctuaires de Faune, 03 Jardins zoologiques, 46 zones d’Intérêt
Cynégétiques à affermer (ZIG) et 22 zones d’Intérêt Cynégétique à Gestion Communautaire
(ZIGC).

Sur le plan régional, des initiatives transfrontières de gestion des ressources sont
réalisées à travers plusieurs accords : l’Accord de coopération du Tri-National de la Sangha
(TNS), l’Accord de coopération du TRIDOM pour la création de la trinationale Cameroun/
Gabon/République du Congo (Odzala) et l’initiation d’un partenariat entre le Parc National de
Korup et le Parc National de la Cross River (Cameroun-Nigéria), etc.

Enfin la lutte anti-braconnage se poursuit ; en effet, au cours des dix dernières


années, la stratégie nationale de lutte contre le braconnage a été élaborée (dès 1999 et révisée
en 2001). Aussi, des réformes ont été engagées sur le plan institutionnel afin de palier aux
insuffisances de l’organigramme du MINEF de l’époque d’où la création d’un comité
national de lutte contre le braconnage en 1999 et la mise sur pied de l’UCLCB en l’an 2000.

Perspectives.

Le Cameroun entend:

- poursuivre la mise en œuvre des Conventions Internationales relatives à la


biodiversité, aux changements climatiques et la désertification ;
- Renforcer l’initiative transfrontalière de gestion des ressources ;
- Améliorer la contribution des parcs nationaux aux économies locale et nationale.
Contraintes et défis:

Ils sont liés ;

12
 Aux effets négatifs des Changements climatiques et de la croissance démographique ;
 au suivi du renouvellement de la ressource dans les UFA attribués ;
 à l’opérationnalisation du cadre de concertation interministérielle mis en place par la
loi-cadre de l’environnement;
 au démarrage de l’observatoire des changements climatiques crée en 2009.

13
Tableau 3 : Synthèse en matière de la foresterie, de l’environnement et de la biodiversité

Recommandation de Mise en œuvre Indicateurs Contraintes et défis


Rio et plan d’action de
Johannesburg

-Améliorer l a -Protocole sur la -Nombre Protocoles et -loi-cadre partiellement


p r é s e r v a t i o n d e l a biosécurité signé le conventions signées ; 98 opérationnelle ;
diversité biologique et 2001 ; UFA attribuées, 88 avec
-changements
l'utilisation durable des plan d’aménagements ;
-Signature de la climatiques ;
ressources biologiques ;
Convention sur la -8138800 ha, soit 18%
- c r o i s s a n c e
-renforcer la Convention diversité biologique du territoire national
démographique.
s u r l a d i v e r s i t é (CDB) 1994 ; Loi
biologique cadre de 1996.

-Lutte contre le
braconnage ;

-Aménagement
durable des
concessions
forestières ;

-gestion durable des


ressources fauniques
Adopter de nouvelles Projet jacinthe
stratégies de gestion et d’eau ; Elaboration
de mise en valeur des d’un projet de Plan
mers, des océans et des National de Gestion - Exécution du projet,
zones côtières au niveau Intégrée de la zone
national côtière ;

Restauration de la
forêt des mangroves
Promouvoir l e -Reboisement de Bassin versant de la Activités agropastorales
développement intégré bassins versants ; -- Bénoué
des b a s s i n s Projet de
hydrographiques Conservation des
Sols-ESA
Renforcer la Convention S i g n a t u r e d e l a 13 000 ha reboisés soit Changements
sur la lutte contre la CCNUD, 2 080 000 arbres plantés climatiques
désertification
Opération « sahel
vert »
Mettre en vigueur le Observatoire des
Protocole de Kyoto et c h a n g e m e n t s
Signature du
réduction des GES ; climatiques crée en
II.4. DANS LES SECTEURS DE L’ÉNERGIE ET DES TRANSPORT

L’agenda 21 et le plan d’action de Johannesburg recommandent la promotion des


énergies nouvelles et renouvelables aux dépends des énergies fossiles ainsi que des
infrastructures et moyens de transport peu polluants et peu couteux. Au Cameroun, la mise en
œuvre de ces recommandations s’est traduite sur le plan institutionnel par la consolidation des
ministères dans ces secteurs et surtout par la mise en place de grandes sociétés para publiques
ou concessionnaires notamment dans le secteur de l’énergie. Sur le plan législatif et
réglementaire, un droit d’énergie bien fourni et assez approprié a été progressivement mis en
place même si les textes d’application sont attendus. On regrette aussi l’absence d’un texte
spécifique national sur les énergies nouvelles et renouvelables qui devrait adapter les
conventions en la matière. Par contre, le droit de transport est resté peu étoffé et épars.

Des politiques sectorielles découlant du DSCE (Document de Stratégie pour la


Croissance et l’Emploi) et du DSRP (Document de Stratégie pour la Réduction de la
Pauvreté) ont été élaborés et des visions formulées jusqu’en 2035 avec en bonne place les
grands projets en cours ou en perspectives dans les secteurs de l’énergie et des transports.
Enfin faut-il souligné, les actions concrètes même si elles sont nombreuses restent
insuffisantes et parfois peu appropriées. Ainsi dans les domaines de l’énergie, la primauté
demeure à l’énergie fossile alors que les véhicules personnels et vieux restent prépondérants
dans un contexte où les infrastructures de transport sont déficientes, en dégradation et mal
entretenues ; toutes choses à améliorer pour prétendre à l’économie verte dans ce secteur.

15
Tableau 4 : Synthèse en matière d’énergie

RECOMMANDATIONS DE MISE EN INDICATEURS CONTRAINTES


RIO ET DU SMDD DE ŒUVRE ET DEFIS
JOHANNESBURG
Promotion de l’utilisation des -Campagnes de Existence des -Mauvaise habitude
énergies nouvelles et sensibilisation installations pilotes de consommation
renouvelables -Mise en place des -Pauvreté
infrastructures de -difficulté d’accès à
production pilotes la technologie
Découragement de -Mesures Taux élevé de frais -Pauvreté
l’utilisation des énergies douanières de d’importation de
fossiles découragement de véhicules âgés
l’importation des
véhicules âgés (lois
de finances)
Recherche et transfert des Mise en place des Existence des -pauvreté
technologies en matière des infrastructures de installations pilotes
production pilotes -difficulté d’accès à
ENR
la technologie

Diffusion des technologies à -Distribution de 50 000 foyers d’une Habitudes culinaires


haut rendement énergétique, foyers améliorés capacité de réduction
(foyers améliorés, fourneaux dans l’opération de consommation du
sahel vert bois de 50%
perfectionnés…),

sensibilisation au changement Campagnes de Utilisation des foyers Attachement aux


de mode de consommation sensibilisation améliorés méthodes
énergétique traditionnelles

diversification et promotion Mise en place de 550 localités Financement


des programmes d’énergie l’Agence de électrifiées en 2010 -
rurale, l’électrification et 2011
rurale

Priorité aux investissements -Réhabilitation des 2 barrages réhabilités -Maintien de


hydrauliques sans nuire à centrales hydro- l’équilibre
électriques -construction environnemental.
l’environnement et aux
-Construction de prochaine de 3 -Financement
équilibres sociaux,
nouveaux barrages barrages

16
Formulation des programmes -Opération sahel 13000 ha reboisés -Sècheresse,
d'action nationaux de vert -financement
reboisement et de régénération
des forêts
Mise à jour de l’inventaire des -Mise en place du SIE fonctionnel -Amélioration des
ressources naturelles SIE Cameroun délais de publication
énergétiques et réalisation
d’un rapport annuel de leur
utilisation.

17
Tableau 5 : Synthèse en matière des transports

RECOMMANDATIONS DE MISE EN INDICATEURS CONTRAINTES


RIO ET DU SMDD DE ŒUVRE ET DEFIS
JOHANNESBURG
Elaboration et promotion des Promotion des Existence de bus Pauvreté
programmes et des stratégies d'un transports Mauvaise qualité
bon rapport coût-efficacité visant à collectifs dans les des routes
villes
limiter, à réduire ou à maîtriser, les
émissions nocives dans
l'atmosphère des Gaz à Effet de
Serre et autres atteintes à
l'environnement dues au secteur
des transports
Développement des systèmes de Relance des bus Existence de bus Pauvreté
transports publics sûrs avec des dans les grandes Mauvaise qualité
véhicules à forte densité villes des routes
d'occupation, les trains,
Mise en place et entretien des Fonds d’entretien 100 milliards pour Insuffisance des
infrastructures de transports routier en 2006 l’entretien routier ressources
écologiquement rationnels, Entretien des régulier budgétaires
routes chaque
année
Recours aux modes de transport Aménagement de Insuffisance des
non motorisés quelques pistes ressources
pédestres budgétaires
Promotion des modèles de
développement qui réduisent la
demande de transport,
Gestion efficace de la circulation, Campagne de Existence des corruption
sensibilisation et équipes de
prévention sensibilisation et de
routière
prévention routière
le long de certains
axes
Sensibilisation du public aux
incidences du transport et des
habitudes de transport sur
l'environnement et leur sécurité

18
Renforcement des capacités des Organisation des -Création d’une Matériels et
institutions de formation à la cours de section de espaces de
planification et à la gestion des formation pour formation à formations
moniteurs d’auto- appropriés
transports publics (cours, stages…) l’ENSPT
école, recyclage
des moniteurs -Campagne de
recyclage organisée
par les réseaux
d’auto-école
Minimisation des risques de Renforcement du Opération de Difficulté d’accès à
transport des produits dangereux système de sécurisation du la technologie
(pétroliers, radio actifs…) sécurité du pipe- pipe-line en 2012 appropriée
line et
surveillance des
installations
Développement d'un système Création de -Création de 4 ports Vétusté et type de
multimodal et d'une meilleure offre nouveaux ports, autonomes en 1999 rail
de transports publics reformes de tous et d’un port
les secteurs de
autonome à Tiko en
transports.
Restructuration 2011
de Camrail Capacité de
transport accru

Réduction au 1/3
des déraillements

-Acquisition de
nouvelles voitures

II.5. DANS LE SECTEUR DE L’ÉDUCATION

Actions menées
La stratégie sectorielle de l’éducation (SSE) a été élaborée en 2006 par les quatre
départements ministériels en charge de l’éducation formelle. Elle s’inscrit dans la perspective
d’une mise en œuvre des dispositions pertinentes de la loi fondamentale du pays, ainsi que des
engagements du Cameroun (EPT, FTI, ODM, etc.) en faveur de l’éducation pour tous et plus
particulièrement de l’universalisation de l’enseignement primaire comme objectif à atteindre
par le système éducatif en 2015.
Le développement du secteur éducatif est soutenu par une augmentation substantielle des
ressources publiques allouées au secteur de l’éducation. De plus, il s’appuie sur la prise en

19
compte de la formation professionnelle comme un moyen de professionnalisation des
enseignements, de développement des ressources humaines et un mécanisme de régulation
des flux à la fin de chaque niveau d’étude, en vue de l’insertion des sortants dans le système
de production.

PERSPECTIVES

L’Etat poursuit la mise en œuvre de la stratégie sectorielle, notamment à travers des efforts
visant à : (1) Améliorer du taux de scolarisation (estimé à 83% en 2009) tout en réduisant les
disparités régionales, (2) Améliorer l’efficacité et la qualité du service éducatif ; (3)
Développer un partenariat efficace avec les différents membres du corps social ; (4) Améliorer
la gestion et la gouvernance du système éducatif ;

CONTRAINTES ET DÉFIS

Les principales contraintes et défis de mise en œuvre sont : (1) l’insuffisance de l’expertise
locale pour la formation dans certains secteurs clés de la vie nationale et; (2) l’insuffisance
des ressources budgétaires face à l’accroissement démographique (Taux évalué à 2,8%)

20
Tableau 6:Tableau de synthèse en matière d’éducation

Agenda 21 et SMDD Mise en œuvre Indicateurs Contraintes et défis


Johannesburg
a) Réorienter -gratuité de -Amélioration du taux - La faible intégration
l'éducation vers un l’enseignement net global de de l’environnement et
développement primaire ; scolarisation (de 77% à du développement
- l’augmentation du
durable (assurer l'accès 83% entre 2001 et durable dans les
universel à l'éducation budget du secteur de 2009) programmes de
l’éducation ;
de base et à formation
- Augmentation de près
l’éducation - la création et mise en
de 4,9% des effectifs - Faiblesse des SIE
environnementale); fonctionnement de de l’enseignement
nouvelles écoles primaire entre 2005 et
2007
b) sensibiliser le public - Quelques campagnes - Le public sensibilisé - Inexistence des SIE
aux problèmes de sensibilisation aux questions devant servir à la
d'environnement et de organisées environnementales sensibilisation
développement;
c) Promouvoir la - ouverture des - Existence des filières - Absence d’expertise
formation sur des nouvelles filières de professionnelles (lycée locale dans certains
métiers déterminés et formation à vocation agricole, domaines clés
viser à combler les professionnelles sciences halieutiques
- La faible intégration
lacunes en matière de
de l’environnement et
connaissances et de
du développement
qualifications
durable dans les
programmes de
formation

II.5.DANS LE SECTEUR DE LA SANTÉ

ACTIONS MENÉES

Le Cameroun, avec l’appui des partenaires du secteur, a élaboré une stratégie sectorielle de
santé (2001/2015), actualisée en 2009 avec projection de certaines réalisations en 2020. Les
interventions prioritaires sont regroupées en quatre programmes économiques de santé:

-Santé de la mère, de l’adolescent et de l’enfant ;

- Lutte contre la maladie (Paludisme, VIH/ Sida, Tuberculose, etc.…)

21
- Promotion de la santé ;

- viabilisation du District de Santé (qui sont au nombre de 181 en 2011

PERSPECTIVES

Le Cameroun entend poursuivre la mise en œuvre de cette stratégie sectorielle de la santé, en


mettant l’accent sur l’amélioration de l’accessibilité des populations aux soins de santé de
qualité, la mise en œuvre du concept santé /environnement et la promotion des
comportements sains.

Tableau 7: Synthèse en matière de santé

Agenda 21 et Mise en œuvre Indicateurs Contraintes et défis


SMDD
Johannesburg
Améliorer l’offre en - Organisation du - Augmentation des FS: -Disparités dans
services et soins de système de santé en 1886 FS (dont 284 l’accessibilité des soins
santé de qualité 1998 hôpitaux) en 1995 à 2521 de qualité
vulnérables ; (dont 267 hôpitaux) en
- Viabilisation des Ressources
districts de santé en 2004 insuffisantes;
cours - Relèvement des plateaux Faible intégration de la
techniques médecine traditionnelle
Faible performance du
Système d’information
sur la santé
Prévenir et réduire - PEV; Campagnes -Distribution du MILDA -Contraintes
les risques de santé, de sensibilisation et à tous les ménages des sociologiques
y compris ceux liés de prévention zones endémiques en
-Précarité des systèmes
2011
à l’environnement (Choléra, Paludisme, de financements
VIH/IST) - Campagne de
-Quasi-absence de
sensibilisation sur la programmes
prévention des maladies transversaux santé/
liées à l’eau, etc.… environnement

22
Lutter contre les - Campagnes de - Régression de la - Faible mobilisation des
maladies sensibilisation, prévalence VIH de 5,5% à financements;
transmissibles prévention 4,3% en 2012 - Problème de
- Prise en charges - Taux de guérison de gouvernance;
76% pour la tuberculose Contraintes
sociologiques
- Activité de recherche
insuffisante

Contraintes et défis
Le rythme d’accroissement des ressources budgétaires qui peine à suivre celui de la
croissance démographique ;

Le déficit quantitatif et qualitatif en ressources humaines. Le ratio professionnel de santé/


population est de 0,63 pour 1000 habitants au Cameroun contre 2,3 (norme internationale).

L’émergence ou la réémergence de certaines maladies (tuberculose en co-infection avec le


VIH/Sida, la lèpre, les maladies cardio-vasculaires, le choléra, etc.…)

La persistance de certaines contraintes sociologiques telles que le recours à l’automédication,


les consultations tardives, les comportements à risque.

II.6. DANS LE SECTEUR DE LA GESTION DES DÉCHETS

ACTIONS MENÉES

Face à l’augmentation du volume de déchets due à une augmentation de la population, le


Cameroun a élaboré en 2008 une stratégie nationale de gestion des déchets, dont les
orientations visent la collecte, le traitement et le recyclage des déchets.

Une politique de ramassage et de traitement des déchets est mise en place et vise à couvrir
toutes les villes du Cameroun. Elle s’appuie sur le partenariat public- privé et le renforcement
des capacités des collectivités locales décentralisées dans la gestion des déchets.

Aussi le Cameroun est signataire des Conventions de Bâle et de Bamako, la CCNUCC et le


protocole de Kyoto, dont il exécute les objectifs. C’est ainsi que la Société d’Hygiène et
Salubrité du Cameroun (HYSACAM), principal agence d’exécution de la collecte et du
traitement des déchets, a mis en place en 2011 un projet de la transformation par torchère du
Méthane issu du compactage des déchets en gaz carbonique nettement moins polluant.

23
HYSACAM a également signé en 2011, avec le département ministériel en charge de
l’environnement, une convention de recyclage des déchets plastiques.

PERSPECTIVES

Le Cameroun attend de mettre en œuvre la stratégie nationale de gestion des déchets,


d’encourager les partenariats publics privés pour la gestion des déchets et de promouvoir non
seulement des schémas techniques de gestion écologiquement rationnels, mais aussi de mettre
en place des mécanismes de financement et de participation des citadins à la gestion des
déchets.

CONTRAINTES DE MISE EN ŒUVRE ET DÉFIS

- La Faiblesse des capacités des acteurs dans la minimisation des déchets ;


- La Faiblesse des capacités des acteurs dans le recyclage des ordures.
- La planification urbaine qui s’essouffle à suivre le rythme de la croissance urbaine dans les
villes.

Tableau 8 : Tableau de synthèse en matière de déchets

Agenda 21 et SMDD Mise en œuvre Indicateurs Contraintes et défis


Johannesburg
Réduire le plus -Existence d’une -Mise en œuvre de la - Faiblesse de l’
possible, c'est-à-dire stratégie nationale de stratégie nationale de intégration de la
minimiser, les déchets; gestion des déchets gestion des déchets ; minimisation des
-Existence des plans -Mise en œuvre des déchets dans les
de gestion plans de gestion modes de production
environnementale pour environnementale pour et de consommation.
les projets à grands les grands projets à -Faiblesse des
impacts sur fort impact sur capacités dans le suivi
l’environnement l’environnement de la mise en œuvre
des plans de gestion
environnementale

24
-Maximaliser la -Projets MDP -Existence de deux -Faiblesse des
réutilisation et le d’HYSACAM centrales de captage de capacités des acteurs
recyclage -Convention biogaz (Yaoundé et dans le recyclage des
écologiquement MINEPDED pour leDouala) ordures
rationnels des déchets; recyclage des déchets
-Quelques opérateurs
plastiques non économiques opérant
biodégradables de la collecte et le
recyclage de certains
déchets
Promouvoir le -Contrat HYSACAM/ Une quinzaine de -Faiblesse des
traitement et ---Communautés contrats capacités des acteurs à
l'élimination urbaines éliminer les déchets
écologiquement -Multiplicité d’acteurs
rationnels des déchets; institutionnels
Etendre les services en Accroissement du Une quinzaine de - Faiblesse des
matière de déchets. nombre de villes villes couvertes par capacités des acteurs à
couvert par HYSACAM éliminer les déchets
HYSACAM

II.7. GESTION DES RESSOURCES EN EAU

ACTIONS MENÉES

Le Cameroun tout comme les autres pays signataires de la convention sur la lutte contre la
désertification, dispose d’un Plan d’Action National de Lutte contre la Désertification (PAN/
LCD). A ce titre les efforts sont focalisés sur la lutte contre la dégradation des sols dans le
cadre de l’Opération Sahel Vert. Ainsi 700 ha de reboisement ont été entrepris dans la zone
de retrait du Lac Tchad.

Le Plan d’Action National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PANGIRE) a été
élaboré. L’objectif est de doter le secteur de l’eau d’un cadre de référence élaboré suivant les
principes de gestion intégrée des ressources en eau ; la finalité étant de placer l’eau au centre
du développement économique et social.

En ce qui concerne les fleuves, un projet de lutte contre la jacinthe d’eau est actuellement
entrain d’être mis en œuvre dans le fleuve Wouri.

Au niveau de la côte, un plan d’action de lutte contre la pollution marine et l’érosion côtière a
été élaboré. Suivant ses orientations, un projet de régénération des mangroves est en cours.

25
Dans le cadre de la réalisation des OMD, l’offre en eau potable a été améliorée aussi bien en
milieu urbain qu’en milieu rural

PERSPECTIVES

Le Cameroun entend poursuivre les opérations de reboisement des bassins versant et de


sensibilisation des populations aux meilleurs pratiques en matière de gestion durable des
ressources naturelles. De même la lutte contre les espèces envahissantes des milieux
aquatiques et la régénération des mangroves dégradées, et l’amélioration de l’offre en eau
potable et assainissement

CONTRAINTES ET DÉFIS DE MISE EN ŒUVRE

- Les effets néfastes des changements climatiques sur les ressources en eau ;

- Les conflits nés de la gestion non concertée de l’eau par divers groupes d’acteurs

26
Tableau de synthèse en matière des ressources en eau

Agenda 21 et SMDD Mise en œuvre Indicateurs Contraintes et défis


Johannesburg
la mise en valeur et la Existence d’un Plan Conflits de la gestion
gestion intégrée des d’Action Nationale de non concertée de l’eau
ressources en eau Gestion Intégrée de par différents groupes
l’eau (PANGIRE) d’acteurs

la réalisation Réalisation périodique 03 stations -Précarité des systèmes


périodique du bilan des des bilans hydriques hydrologiques de financement
ressources hydriques; sur la Bénoué, affluent fonctionnelles sur le
Absence de
du Niger fleuve Bénoué
technologies
appropriées
la protection des -L’opération Sahel vert -Précarité des systèmes
ressources en eau, de la relance dans le cadre de financement
qualité de l'eau et des du plan d’Action
-Absence de
écosystèmes National de Lutte
technologies
aquatiques; contre la
appropriées
Désertification (PAN/
LCD

-Un projet de lutte


contre la jacinthe d’eau
est actuellement mis
en œuvre dans le
fleuve Wouri.

-un projet de
régénération des
mangroves est en
cours en le cadre du
plan d’action de lutte
contre l’érosion marine
et côtière

27
l’approvisionnement en -Amélioration de la -Plus de 106 villes -Insuffisance de la
eau de boisson et fourniture en eau disposant du réseau production par rapport
assainissement; potable à travers la d’eau potable, aux besoins exprimés,
-la vétusté des réseaux
réhabilitation et
-La production d’eau existants,
l’extension des réseaux
potable est passée de -L’absence de
d’eau potable en
78 millions de m3 à formation des
milieu urbain
120 millions entre villageois à la gestion
-La réalisation des 2001 et 2005 et à l’entretien des
installations.
points d’eau potable en
Plus de 15 000 points -Insuffisance des
milieu urbain
d’eau potable financements
aménagés en milieu
rural.
l'eau et le -Amélioration de la Plus de 106 villes -Insuffisance de la
développement urbain fourniture en eau disposant du réseau production par rapport
et rural durables; potable à travers la d’eau potable, aux besoins exprimés,
-la vétusté des réseaux
réhabilitation et
La production d’eau existants,
l’extension des réseaux
potable est passé de 78 -L’absence de
d’eau potable en
millions de m3 à 120 formation des
milieu urbain
millions entre 2001 et villageois à la gestion
-La réalisation des 2005 et à l’entretien des
installations.
points d’eau potable en
Plus de 15 000 points -Insuffisance des
milieu urbain
d’eau potable financements
aménagés en milieu
rural.
l'impact des -Faiblesse des
changements capacités nationales en
climatiques sur les la matière ;
ressources en eau
-Lien insuffisant entre
la science et les
politiques

28
III. LES QUESTIONS PRIORITAIRES DU
DEVELOPPEMENT DURABLE ET TENDANCES
III.1 LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET L’ATTEINTE DES OMD

Le Cameroun est l’un des pays les plus pauvres du monde avec un IDH de 0,460, il se classe
au 131ème/169 pays en 2010. Pourtant, elle dispose d’un potentiel naturel considérable. Ses
ressources forestières, minières et surtout pétrolières, ses cultures de rente, lui ont permis
d’atteindre un PIB de 22,2 milliards de dollars américains en 2009. Mais le pays reste miné
par la pauvreté ; le taux de pauvreté monétaire est de 39,9% en 2007. Cette pauvreté se
traduit par l’incapacité des populations à subvenir convenablement à leurs besoins
fondamentaux. En effet, on constate un accès limité des populations aux services sociaux de
base (eau, logement, santé, éducation). Cette situation est liée à la forte croissance
démographique qui réduit l’efficacité des politiques sociales en matière d’infrastructures de
santé, d’eau, d’éducation, de logement, de transport et de communication etc.

Au cours des années 1990, le pays a adopté la politique d’ajustement structurel en accord avec
la FMI et la Banque Mondiale. Mais cette politique a donné plus d’importance aux aspects
macroéconomiques au détriment des dimensions sociales. En outre, le pays a connu des
vagues d’instabilité sociopolitique liées au processus de démocratisation avec des effets
amplificateurs sur la pauvreté des populations.

Pour lutter contre ce phénomène le pays a souscrit en 2000 aux OMD et élaboré un
Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté pour la période 2003-2008. Le but visé
étant d’améliorer substantiellement le niveau de vie des populations. Le DSCE élaboré en
2009, tout en poursuivant les objectifs du précédent document s’articule autour de deux
stratégies : la lutte contre la pauvreté, la promotion de la croissance et de l’emploi. Toutefois
la faiblesse du taux de croissance du PIB (2,9 en 2008) couplé au taux d’accroissement
naturel de la population (2,7%) ne dégage pas un niveau de PIB par habitant suffisamment
élevé pour induire une amélioration des conditions de vie des populations. En 2007, près de
40% de la population vivait en deçà du seuil de pauvreté contre 40,2% en 2001 et 51,9% en
1996 (ECAM, 2007, 2001, 1996). Cette tendance ne rassure pas par rapport à l’atteinte des
objectifs des OMDs

III.2 DÉVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES ET FERROVIAIRES

Dans le domaine des transports, le déficit infrastructurel est manifeste. Moins de 10%
des routes sont bitumées. La plupart des zones de production agricole sont inaccessibles. La
liaison entre le sud forestier et le nord régulièrement soumis aux sécheresses n’est assuré
régulièrement que par une voie ferrée vétuste. Le désenclavement de ces zones est absolument
nécessaire dans la perspective de renforcement des échanges commerciaux à l’intérieur et du
pays et dans la sous-région. La résolution de ce problème devrait avoir un effet multiplicateur
sur toutes les autres questions soulevées.

III.3 GOUVERNANCE ET RENFORCEMENT DE L’ETAT DE DROIT

Malgré les appels à la rigueur et à la moralisation, le pays reste miné par le problème
de la gouvernance. Depuis les années 1990, les pouvoirs publics ont mis en place un cadre

29
législatif et réglementaire favorables à la démocratisation, à la décentralisation de la gestion
des affaires publiques et à la lutte contre la corruption tout en renforçant le pouvoir judiciaire.
Mais le problème reste celui de la mise en œuvre effective et efficiente de ces différentes
instances. .

III.4 PROMOTION DE LA CROISSANCE DURABLE ET DIVERSIFICATION DE L’ECONOMIE

L’économie du pays est caractérisée par les industries extractives (pétrole, mines, bois)
et l’agriculture. Cette économie reste largement tributaire des variations des prix sur le
marché mondial. Ainsi les contrecoups de la crise des années 1990 et de la crise financière
récente se sont manifestés par des taux de croissance du PIB négatif et une hyperinflation.

Ainsi, les productions ne dégagent pas assez de ressources pour financer les besoins
dans les autres secteurs de l’économie. L’attention doit être portée entre autres sur la
reconversion du secteur informel par l’offre des emplois décents, la mise en place des
infrastructures socio-économiques, l’investissement dans le monde rural.

III.5 PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

III.5.1 CONSERVATION ET VALORISATION DES RESSOURCES NATURELLES

Environ 51,24% de la population camerounaise vit en zone rurale (RGPH, 2005) et


dépend largement des ressources naturelles comme sources d’alimentation, d’habillement et
de fabrication d’appareils ménagers. Cela pose de graves problèmes de conservation de ces
ressources

Le littoral du Cameroun concentre d’importantes activités économiques alors même


qu’elle est menacée par l’élévation du niveau de la mer et l’érosion. Par ailleurs la lutte
contre la pollution terrestre et marine représente un autre défi, en raison du développement
potentiel des activités de production de pétrole et de gaz en mer.

III.5.2 DÉSERTIFICATION ET DÉGRADATION DES TERRES

Dans le pays constate que la dégradation du sol et des ressources végétales est en
grande partie due à la pression démographique, à l’inégalité en matière d’accès à la terre et
aux politiques de tenure foncière, à la mauvaise gestion des terres et la pauvreté généralisée.
Le pays ne dispose pas d’un plan général d’affectation des terres. De même, le pays ne
dispose pas de cartes actualisées et encore moins de cartes numériques et de base de données
afférentes permettant de suivre l’évolution de l’utilisation et de la couverture des sols.

III.5.3VULNÉRABILITÉ À LA VARIABILITÉ ET AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les effets négatifs des changements climatiques sur la biodiversité, la production


alimentaire, la santé et l’économie en général deviennent de plus en plus préoccupants.

Avec les autres pays d’Afrique centrale le Cameroun s’efforce de mettre en place des organes
spécialisés (COMIFAC, OFAC, Commissions des bassins versants internationaux, etc.) pour
coordonner leurs actions en vue de mieux protéger leur environnement, de valoriser les
ressources naturelles aux fins d’une amélioration substantielle des conditions de vie des

30
populations. Cela se traduit entre autres par la mise en place de cadres législatifs,
réglementaires et institutionnels appropriés. Mais ils restent confrontés aux problèmes de
financement et d’accès aux technologies appropriées

III.6 CONTRAINTES DE MISE EN ŒUVRE

Elles sont liées :

1)- au renforcement des capacités des institutions de gouvernance par la formation des
ressources humaines, la mise en place des cadres législatifs et réglementaires appropriés et
des dotations budgétaires conséquentes ;

2)- au renforcement du processus de décentralisation et de déconcentration des pouvoirs afin


de donner aux collectivités et aux administrations locales les moyens idoines pour mettre en
œuvre les prescriptions relatives au développement durable à l’échelon local ;

3) à l’insuffisance ou le manque de mobilisation des ressources financières liée en partie au


non respect des engagements des pays développés à soutenir le processus de synergie en
adéquation avec les objectifs des conventions de Rio ;

4)-au poids de la dette qui limite la capacité d’investissement du pays en particulier dans le
domaine de l’environnement et du développement durable;

5)- aux difficultés d’accès des technologies appropriées;

6)- à la pauvreté et la pression qu’elle engendre sur les ressources naturelles.

31
32
Tableau 9: Contraintes et défis de mise en œuvre

Priorités Contraintes dans la mise en oeuvre Défis de la mise en oe


Lutte contre la - Insuffisance ou le manque de mobilisation des ressources -Reprise d’investissem
pauvreté et financières ;
-Promotion de la santé
l’atteinte des OMD
- Poids de la dette ;
- Mesures incitatives
- Instabilité sociopolitique ; privée ;

- Accès aux technologies appropriées ; - Mettre en adéquation

- Pauvreté et la pression qu’elle engendre sur les ressources - Réduire la vulnérab


naturelles ; climatiques ;

- Changement et Variabilité climatiques


Développement des - Insuffisance ou le manque de mobilisation des ressources -Mobilisation des ress
infrastructures financières
routières et -Amélioration de la go
ferroviaires - Pauvreté et problèmes de gouvernance ;
- Retard dans la mise en œuvre effective des dispositions --Renforcement du p
législatives et réglementaires ; participation des cito
Gouvernance locale ;
- Corruption et Enrichissement Illicite ;
--Renforcement de l’E
- Multiplication des fléaux qui portent fortement atteinte à la
sécurité et à la dignité de la personne humaine. -- Promotion et protec

-
Protection de --Faible implication des populations locales dans les initiatives -Implication des p
l’Environnement de conservation de la biodiversité ; conservatoire de la bio

-- Forte dépendance des populations des ressources naturelles ; - Réduction du prélève

-- Exploitation illégale des ressources naturelles ; - Promotion des mes


ressources naturelles ;
-- Absence de plan d’affectation des terres ;
- Renforcement des c
--Absence de suivi environnemental ; des impacts négatifs de

-- accès aux technologies appropriées ; - Sensibilisation et form

-- Faible niveau de sensibilisation et de formation des parties - Développement et tra


prenantes ;
- Suivi-évaluation d
-- Effets néfastes des changements climatiques. l’environnement.
III.8 DEFIS NOUVEAUX ET EMERGENTS AUXQUELS IL FAUT FAIRE FACE EN
ABORDANT L’ECONOMIE VERTE

Priorités Défis nouveaux et émergents Voies à suivre


Jeunesse de population : plus de 43 ,6% de la population a Investir dans le domai
moins de 15ans. Créer des emplois en f
Sécurité alimentaire Elaborer un plan d’aff
Lutte contre la
Renforcer la mécanisa
pauvreté et l’atteinte
Investir dans les biotec
des OMD Développement des cu
Croissance urbaine : Doter les zones rurales
Développer des activit
Changements et variabilité climatiques Développer les straté
changements climatiqu
Convoitise des ressources naturelles : Le Golfe de Guinée - Renforcer des mesur
Préservation de la
concentre environ 15% des réserves de pétrole mondiales. -Promouvoir de l
paix civile . ressources naturelles ;
Criminalité transfrontalière - Renforcer la coopér
de la sécurité
-Dualisme droit moderne/droit coutumier et question foncière Reforme foncière
Dotation en
infrastructures
- Intégration sous-régionale et régionale - Renforcer la coopéra
- Renforcer le réseau i
énergie…)
P ROMOTION DE LA - Valoriser les avantag
CROISSANCE sous-région
DURABLE ET - Faciliter la mobilité d
DIVERSIFICATI
ON D E- Reconversion du secteur informel en secteur formel Inciter la création d’en
L’ECONOMIE Restructurer le secteur

- Industrialisation à haute main d’œuvre et à forte valeur - Mettre l’accent sur l’


ajoutée La transformation du b
pétroliers

G OUVERNANCE ET Gouvernance locale -- Rendre effective la


RENFORCEMEN Promouvoir la justice
T DE L’ETAT DE -
DROIT
-Intégration des trois piliers du développement durable Mettre en place une
durable
Suivi et34
évaluation des
Civisme des populations Sensibiliser et res
PROTECTION DE l’exploitation des re
durabilité
Tableau 10 : Défis nouveaux et émergents

35
IV- LE CADRE INSTITUTIONNEL DU DEVELOPPEMENT
DURABLE

Dans l’ancien MINEP, il existait une Sous direction de Développement Durable. Mais
pour certaines réunions liées à cette question, le Cameroun était tantôt représenté par cette
Sous-direction du MINEP, tantôt représenté par le MINEPAD. La formation du gouvernement
du 9 décembre 2011 est venue résoudre en principe ce problème en érigeant le MINEP en
MINEPDEV. Cette disposition statutaire devrait en principe permettre à ce nouveau Ministère
d’amplifier ses activités en matière de développement durable. Mais comme nous l’avons
constaté, la forte dispersion des responsabilités, le chevauchement des compétences en
matière de développement durable, le caractère très sectoriel des projets de développement
menés jusque-là parfois sans études d’impact environnemental et sans suivi-évaluation
constituaient autant de contraintes de mise en œuvre de développement durable au plan
institutionnel. Face à cette situation, l’atelier a suggéré la mise en place d’une plateforme forte
et doté en capacités suffisantes pour coordonner le développement durable au plan national.
D’aucuns ont suggéré la transformation du Conseil Economique et Social en Conseil
Economique Social et du Développement Durable. La nécessité de la mise sur pied d’une
institution forte, dotée de capacité suffisante pour coordonner et suivre efficacement les
actions engagées dans le sens du développement durable. D’autres ont préconisé la
réactivation de la Commission interministérielle prévue dans la loi-cadre sur l’Environnement
de 1994. D’autres encore ont suggéré que l’on donne les moyens au MINEPDEV de se
structurer, aux regards de ses nouvelles missions pour suivre tous les projets de
développement au Cameroun et s’assurer de leur durabilité.

Quoiqu’il en soit, cette structuration devrait s’inspirer de la recommandation de la


réunion de consultation sous-régionale du 26 au 27 septembre 2011 à Douala, au cours de
laquelle il a été constaté que beaucoup de structures créées ne sont pas fonctionnelles et que
les directions de développement durable dans les pays ne fonctionnent pas à plein régime
faute de soutien financier et de ressources humaines adéquates. Face à ce constat, il a été
recommandé d’inclure les communautés locales et les coopérations bilatérales dans le cadre
institutionnel du développement durable au niveau national. Ainsi, ce cadre comporterait des
paliers avec des liens fonctionnels clairs allant du local au régional en passant par le national.
Il s’agit en clair de créer au niveau de la CEEAC une cellule de Développement durable en
étroite interaction avec les démembrements nationaux constitués de commissions de
développement durable présidées par le Ministère en charge de l’environnement et du
Développement durable. Un mécanisme de financement durable de ce cadre institutionnel doit
être mis en place pour en assurer l’efficacité.

Compte tenu du caractère épars et souvent non assez contraignants pour les Etats
parties des traités et conventions régissant le domaine de l’environnement et du

36
développement durable, le Cameroun adhère à la position africaine sur la création d’une
institution spécialisée internationale répondant aux critères ci-après :

a) avoir un mandat clair et une visibilité politique, et collaborer avec les secteurs
économiques et sociaux à l’échelon international pour faire en sorte que leurs politiques
se complètent et soutiennent le développement durable ;

b) être ouverte à tous les Etats et régie par un système de prise de décision où chaque Etat
membre a une voix et où les décisions sont prises par consensus ;

c) être autonome et capable de définir un programme politique mondial pour


l’environnement et de donner des orientations pour la mobilisation des fonds pour
l’environnement ;

d) disposer d’un financement sûr, stable additionnel et prévisible pour remplir sa mission ;

e) disposer de pouvoirs accrus pour coordonner l’éventail d’accords multilatéraux sur


l’environnement et en assurer la cohérence, en encourageant les synergies, tout en
respectant l’indépendance juridique des Conférences des parties à ces accords ;

f) avoir une présence régionale renforcée et assurer une meilleure exécution à l’échelon
national grâce au développement des capacités opérationnelles ;

g) disposer des pouvoirs pour conduire un processus de planification stratégique à


l’échelle du système des Nations Unies en ce qui concerne l’environnement et de
coordonner les contributions de plusieurs organismes ayant un mandat se rapportant à
l’environnement dans le système international ;

h) encourager le liens entre la science et les politiques pour répondre à la préoccupation


pressante qu’est la durabilité de l’environnement et pour soutenir les réseaux
scientifiques nationaux et régionaux et les chercheurs ;

i) être capable de renforcer les capacités et l’appui technologique en particulier en


Afrique, de contrôler l’efficacité de la mise en œuvre effective et de faciliter l’accès à la
technologie et son transfert.

Cette institution spécialisée ne saurait impliquer la création d’un mécanisme de


l’environnement, organisme de contrôle de conformité pour les pays en développement, où la
mise en place des conditionnalités vertes ou des barrières commerciales et ne doit pas
conduire à des charges supplémentaires pour l’Afrique.

37
V. SOLUTIONS ENVISAGEES VISANT A ELIMINER LES
CONTRAINTES IDENTIFIEES
Les solutions envisagées sont relatives aux contraintes identifiées par rapport à la marche
vers l’économie verte

V.1 EN MATIÈRE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

- Sensibiliser les populations en matière de Planification familiale :

- Promouvoir des emplois décents à travers la diversification des activités agricoles,


pastorales et sylvicoles qui relèvent le pouvoir d’achat des pauvres en milieu ;

- Redistribuer équitablement les fruits de la croissance ;

- Intensifier la lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics ;

- Promouvoir les investissements publics dans les projets structurants ;

V.2 DÉVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES ET FERROVIAIRES

- Désenclaver les zones de production agricole ;

- Développer une stratégie nationale en matière d’infrastructures ;

V.3 PRÉSERVATION DE LA PAIX CIVILE, GOUVERNANCE ET RENFORCEMENT DE L’ETAT DE


DROIT

- Consolider des institutions démocratiques ;

- Rendre plus crédible le processus électoral dans le pays ;

- Réformer les cadres législatif et réglementaire.

V.4 PROMOTION DE LA CROISSANCE DURABLE ET DIVERSIFICATION DE L’ECONOMIE

- Diversifier les activités économiques ;

- Mettre en place des infrastructures socio-économiques de base pour réduire la


vulnérabilité de l’économie aux fluctuations des cours mondiaux des produits de base ;

38
V.5 P ROTECTION DE L ’E NVIRONNEMENT , CONSERVATION ET VALORISATION DES
RESSOURCES NATURELLES

- Préserver la richesse biologique du pays en renforçant et en gérant efficacement le


réseau national d’aires protégées ;

- Promouvoir l’éco-tourisme ;

- Mettre en place des programmes de gestion rationnelle des produits forestiers (ligneux
et non ligneux).

V.6 VULNÉRABILITÉ AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

- Développer les stratégies nationales d’adaptation et d’atténuation des Changements


climatiques ainsi que les technologies appropriées pour faire face à ces changements ;

- Intégrer ces stratégies dans les plans nationaux de développement ;

- Mettre en place des fonds nationaux propres pour les problèmes relatifs aux
changements climatiques ;

V.7 DÉSERTIFICATION ET DÉGRADATION DES TERRES

- Adopter une approche intégrée pour promouvoir la sécurité alimentaire et améliorer la


qualité des terres ;

- Consolider et appliquer le plan d’action national de lutte contre la désertification ;

Poursuivre et intensifier les mesures de gestion et de protection durables des ressources


forestières

39
VI. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

Recommandations pour renforcer le programme national en faveur du


développement durable

Prenant en compte les préoccupations de l’ensemble des parties prenantes nationales,


notamment les populations locales, le secteur public, le secteur privé, la société civile, le
monde universitaire, les institutions de développement régionales et sous-régionales,

Tenant compte de la position des pays de la CEEAC qui s’insère harmonieusement


dans la position africaine définie lors de la Conférence d’Addis-Abeba du 25 au 27 octobre
2011.

Tenant compte des observations des différentes parties prenantes lors de l’atelier
multipartite du 13 avril 2012 au palais des Congrès de Yaoundé, il est recommandé pour le
Cameroun :

40
De réaffirmer la nécessité de Sécuriser un engagement politique renouvelé en faveur
du développement durable, par :

a) L’application et le respect effectifs des conventions internationales auxquelles il a


souscrit ainsi que des lois nationales relatives au développement durable.

b) L’élaboration d’une stratégie nationale de développement durable et la mise en place


d’une commission nationale de développement durable qui vise entre autre à permettre
l’évaluation des progrès en faveur du développement durable.

c) L’utilisation rationnelle des ressources naturelles et la mise en place des mécanismes


politiques et financiers flexibles pour sécuriser les engagements en faveur du
développement durable.

De reconnaître la nécessité de mettre en place des dispositifs techniques et financiers


visant à encourager les Universités et les centres de recherche à la production et à la mise en
place de bases de données utiles à la prise de décision de toutes les parties prenantes (leaders
politiques, secteurs privés, ONG, groupement des producteurs etc.) impliqués dans les
questions de développement durable.

De reconnaître qu’en dépit des progrès enregistrés, il subsiste des lacunes dans la mise
en œuvre et des défis considérables : extrême pauvreté, malnutrition. Plusieurs des objectifs
du millénaire pour le développement (OMD) sont encore très loin d’être atteints. De même
beaucoup de problèmes environnementaux n’ont pas été résolus et se sont aggravés : demande
croissante des ressources (comme les terres, l’eau, les forêts, les écosystèmes),
appauvrissement et dégradation de l’environnement, et perte de biodiversité, déforestation, se
poursuivent à un rythme inquiétant.

S’agissant de la transition vers une économie verte,

L’atelier reconnait que la marche vers l’économie verte est confrontée à deux grands
défis liés entre eux: satisfaire les besoins d’une population en augmentation régulière et
réduire les pressions sur l'environnement aggravées par les impacts négatifs des changements
climatiques. Pour relever ces défis, il est nécessaire de promouvoir une croissance fondée sur
une économie diversifiée et sur une utilisation efficace du capital naturel et des ressources
tout en permettant d'améliorer le bien-être humain : emplois décents, réduction des inégalités,
lutte contre la pauvreté. Dans ce sens, l’atelier encourage le Cameroun à œuvrer d’avantage
en faveur de la préservation de son capital naturel et dans la recherche des solutions à faible
intensité de carbone et efficaces sur le plan de l’utilisation des ressources et la promotion des
modes de production et de consommation durables.

41
L’atelier reconnaît que la lutte contre les changements climatiques passe par
l’élaboration de stratégies d’adaptation et d’atténuation au niveau national ainsi que le
développement des technologies appropriées pour faire face aux impacts négatifs de ces
changements climatiques. Pour cela, Il demande que l’engagement du pays pour le
mécanisme REDD+ soit garanti par des alternatives viables aux activités causant la
déforestation et/ou que les efforts de préservation des écosystèmes naturels soient
équitablement compensés.

De même, Il soutient la démarche du Cameroun qui voudrait que les projets de


séquestration de carbone à travers la conservation des forêts et le reboisement des zones
dénudées qui contribuent à la stabilisation du climat aient leur place dans le marché du
carbone. Par conséquent il soutient également la demande du pays à la Communauté
Internationale pour les appuis financiers et techniques dans la mise en œuvre de ses
différentes stratégies dans le domaine.

Il soutient également les efforts du pays pour la conversion de l’outil de production et


l’intégration des technologies appropriées afin de favoriser la transition vers l’économie verte
et encourage le pays à engager des démarches auprès de la communauté internationale pour
faciliter les procédures d’accès au fonds pour l’adaptation afin de promouvoir les savoirs
traditionnels et l’appui de la recherche dans ce domaine.

Il souligne l’importance pour le pays de répondre aux défis nouveaux et


émergents en procédant à l’identification et à la compréhension de ces défis, en développant
des stratégies propres aux différents défis au travers des commissions sur le développement
durable y compris par la mise en place de cadres juridiques et réglementaires pour atténuer
certains défis.

Il recommande au pays de prendre toutes les dispositions nécessaires pour lutter contre
la déforestation et l’érosion de la biodiversité, le déficit énergétique, le renforcement de la
transparence dans la gestion publique, la piraterie, les déchets électroniques, les maladies
émergentes, les déplacements forcés des populations, la criminalité transfrontalière, le boom
de l’urbanisation et le déficit infrastructurel sur tous les plans qui deviennent de plus en plus
préoccupants.

Il souligne la nécessité de tenir compte de la période d’ajustement des économies des


pays en développement vers l’économie verte par la mise en place d’un fonds dédié à cet
ajustement sans pour autant que celui-ci n’influence négativement l’Aide Publique au
Développement (APD)

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Dans le cadre du développement durable et de l’éradication de la pauvreté, l’atelier
recommande au pays de solliciter l’appui des partenaires au développement pour :

a. Comprendre les opportunités et moyens de mise en œuvre de l’Economie


verte;
b. Mettre en place des plans de communication nationaux sur l’économie verte
c. Elaborer une stratégie nationale de développement durable devant comprendre
une feuille de route sur la transition vers une économie verte axée sur :
i. La promotion de la connaissance sur l’économie verte
ii. Les retombées en termes de création d’emplois
iii. Les revenus nationaux (revenus fiscaux, devises, etc.)
iv. Le développement des entreprises
v. La réduction de la pauvreté
vi. La réduction de la pression sur les écosystèmes

A la communauté internationale,

l’atelier souligne l’impérieuse nécessité (1) de développer un nouvel indicateur de


référence afin de mesurer la performance environnementale en parallèle du PIB et de l’utiliser
ainsi que l’Indice du Développement Humain (IDH) pour obtenir une meilleure
compréhension de l’état de nos économies et pour inciter à la préservation de notre
environnement naturel et à un développement plus équitable (2) d’étendre, soutenir et
normaliser les systèmes de certification qui sont multipartites et fondés sur la science afin
d’avancer vers une production et une consommation durables.

De même Il relève la nécessité de mettre en place une structure d’investissement afin


de faciliter la transition vers des économies vertes à travers un financement initial pour
soutenir le développement des technologies appropriées.

S’agissant du cadre institutionnel du développement durable ;

L’atelier recommande au pays de lui accorder une attention particulière et de


demander un appui conséquent aux partenaires au développement pour :

a- Créer une commission nationale sur le développement durable qui aurait entre autres
pour rôle :
i. le suivi et la revue des progrès effectués sur le développement durable ;
ii. l’accompagnement du pays dans la mise en place de base d’informations
fiables et à jour ;
iii. la veille notamment en ce qui concerne les défis nouveaux et émergents.
iv. la coordination des activités de recherche sur la synergie entre
l’environnement, l’économie et le développement social ;
v. l’intégration des critères de développement durable dans les projets de
développement nationaux afin de promouvoir les investissements
véritablement durables

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vi. la création au niveau sous-régional d’une cellule de développement durable
qui aura pour rôle de promouvoir, de suivre et de coordonner les initiatives
sous-régionales en la matière ;
b. le Renforcement au niveau international du cadre institutionnel pour la gouvernance
environnementale à travers la transformation du PNUE en une organisation mondiale
spécialisée pour l’environnement (réf. Déclaration de la conférence africaine
ministérielle sur l’environnement, Bamako Septembre 2011).
c. La création dans la sous-région d’un groupement de chercheurs et de scientifiques
conduisant les travaux sur les questions liées aux différents piliers du développement
durable

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