1020 Cameroon
1020 Cameroon
Consultant principal
Professeur TSALEFAC Maurice
Experts thématiques
CHETIMA BOUKAR
FEUMBA Rodrigue Aimé
KANA Collins
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Avril 2012
SOMMAIRE
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LISTE DES TABLEAUX
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I. BREF RESUME DE L’ATELIER
Après s’être interrogés sur l’opportunité d’une position camerounaise alors qu’une
position africaine est déjà connue, les participants à l’atelier ont validé le rapport de situation
sous réserve de l’actualisation de certaines données et se sont penchés sur les points suivants :
défis et contraintes de la mise en œuvre du développement durable, la marche vers l’économie
verte, le cadre institutionnel du développement durable
I.2. LA MARCHE VERS L’ÉCONOMIE VERTE A SUSCITÉ DES DÉBATS AUTOUR DES POINTS
SUIVANTS :
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(taxe spéciale sur les billets d’avion par exemple) et autres taxes directes ont été
évoquées.
- promotion de l’intercommunalité pour bénéficier des financements
- participation active des experts nationaux au lobbying et à la formulation d’un corps
de droit international de l’environnement
- mise au point des mécanismes et des conditions logistiques idoines pour préparer la
participation du Cameroun aux différentes réunions préparatoires
- La nécessité de la mise sur pied d’une institution forte, dotée de capacités suffisantes pour
coordonner et suivre efficacement les actions engagées dans le sens du développement
durable ;
- La mise sur pied au niveau international d’un Organisme spécialisé des Nations Unies sur
les questions environnementales. Elle aura entre autres pour but de transformer de
nombreux traités et conventions épars sur l’environnement en un corps de droit
international.
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II.SYNTHESE DU RAPPORT DE SITUATION
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éducation. Pour chacun d’eux seront présentés : les actions concrètes, les perspectives, les
contraintes et les défis
Actions concrètes :
Les principales actions dans le secteur ont visé la sécurité alimentaire et la lutte contre
la pauvreté.
Perspectives
L’Etat entend poursuivre les efforts pour assurer la compétitivité des différentes
filières dans le but de réduire la pauvreté en milieu rural tout en veillant à la protection de
l’environnement. Il s’efforce également de développer des infrastructures routières pour
désenclaver les grands bassins de production.
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Recommandation de Mise en œuvre Indicateurs Contraintes et défis
rio et plan d’action de
Johannesburg
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Pour ce qui est de l’élevage l’Etat accorde des tarifs douaniers préférentiels à
l’importation des matières premières et du matériel d’élevage. Des frais de douanes et des
taxes plus élevés sont appliqués dans le secteur de l’importation des viandes pour protéger
l’élevage local. De plus, des vaccins subventionnés sont mis à la disposition des éleveurs.
Perspectives :
9
Tableau 2: Synthèse en matière de l’Elevage et de la Pêche
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Contraintes et défis pour l’agriculture, la pêche et l’élevage
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d’environ 5 millions d’ha. Le processus d’aménagement se poursuit pour les autres pour
une superficie de 2,5 million d’ha.
Sur le plan régional, des initiatives transfrontières de gestion des ressources sont
réalisées à travers plusieurs accords : l’Accord de coopération du Tri-National de la Sangha
(TNS), l’Accord de coopération du TRIDOM pour la création de la trinationale Cameroun/
Gabon/République du Congo (Odzala) et l’initiation d’un partenariat entre le Parc National de
Korup et le Parc National de la Cross River (Cameroun-Nigéria), etc.
Perspectives.
Le Cameroun entend:
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Aux effets négatifs des Changements climatiques et de la croissance démographique ;
au suivi du renouvellement de la ressource dans les UFA attribués ;
à l’opérationnalisation du cadre de concertation interministérielle mis en place par la
loi-cadre de l’environnement;
au démarrage de l’observatoire des changements climatiques crée en 2009.
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Tableau 3 : Synthèse en matière de la foresterie, de l’environnement et de la biodiversité
-Lutte contre le
braconnage ;
-Aménagement
durable des
concessions
forestières ;
Restauration de la
forêt des mangroves
Promouvoir l e -Reboisement de Bassin versant de la Activités agropastorales
développement intégré bassins versants ; -- Bénoué
des b a s s i n s Projet de
hydrographiques Conservation des
Sols-ESA
Renforcer la Convention S i g n a t u r e d e l a 13 000 ha reboisés soit Changements
sur la lutte contre la CCNUD, 2 080 000 arbres plantés climatiques
désertification
Opération « sahel
vert »
Mettre en vigueur le Observatoire des
Protocole de Kyoto et c h a n g e m e n t s
Signature du
réduction des GES ; climatiques crée en
II.4. DANS LES SECTEURS DE L’ÉNERGIE ET DES TRANSPORT
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Tableau 4 : Synthèse en matière d’énergie
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Formulation des programmes -Opération sahel 13000 ha reboisés -Sècheresse,
d'action nationaux de vert -financement
reboisement et de régénération
des forêts
Mise à jour de l’inventaire des -Mise en place du SIE fonctionnel -Amélioration des
ressources naturelles SIE Cameroun délais de publication
énergétiques et réalisation
d’un rapport annuel de leur
utilisation.
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Tableau 5 : Synthèse en matière des transports
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Renforcement des capacités des Organisation des -Création d’une Matériels et
institutions de formation à la cours de section de espaces de
planification et à la gestion des formation pour formation à formations
moniteurs d’auto- appropriés
transports publics (cours, stages…) l’ENSPT
école, recyclage
des moniteurs -Campagne de
recyclage organisée
par les réseaux
d’auto-école
Minimisation des risques de Renforcement du Opération de Difficulté d’accès à
transport des produits dangereux système de sécurisation du la technologie
(pétroliers, radio actifs…) sécurité du pipe- pipe-line en 2012 appropriée
line et
surveillance des
installations
Développement d'un système Création de -Création de 4 ports Vétusté et type de
multimodal et d'une meilleure offre nouveaux ports, autonomes en 1999 rail
de transports publics reformes de tous et d’un port
les secteurs de
autonome à Tiko en
transports.
Restructuration 2011
de Camrail Capacité de
transport accru
Réduction au 1/3
des déraillements
-Acquisition de
nouvelles voitures
Actions menées
La stratégie sectorielle de l’éducation (SSE) a été élaborée en 2006 par les quatre
départements ministériels en charge de l’éducation formelle. Elle s’inscrit dans la perspective
d’une mise en œuvre des dispositions pertinentes de la loi fondamentale du pays, ainsi que des
engagements du Cameroun (EPT, FTI, ODM, etc.) en faveur de l’éducation pour tous et plus
particulièrement de l’universalisation de l’enseignement primaire comme objectif à atteindre
par le système éducatif en 2015.
Le développement du secteur éducatif est soutenu par une augmentation substantielle des
ressources publiques allouées au secteur de l’éducation. De plus, il s’appuie sur la prise en
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compte de la formation professionnelle comme un moyen de professionnalisation des
enseignements, de développement des ressources humaines et un mécanisme de régulation
des flux à la fin de chaque niveau d’étude, en vue de l’insertion des sortants dans le système
de production.
PERSPECTIVES
L’Etat poursuit la mise en œuvre de la stratégie sectorielle, notamment à travers des efforts
visant à : (1) Améliorer du taux de scolarisation (estimé à 83% en 2009) tout en réduisant les
disparités régionales, (2) Améliorer l’efficacité et la qualité du service éducatif ; (3)
Développer un partenariat efficace avec les différents membres du corps social ; (4) Améliorer
la gestion et la gouvernance du système éducatif ;
CONTRAINTES ET DÉFIS
Les principales contraintes et défis de mise en œuvre sont : (1) l’insuffisance de l’expertise
locale pour la formation dans certains secteurs clés de la vie nationale et; (2) l’insuffisance
des ressources budgétaires face à l’accroissement démographique (Taux évalué à 2,8%)
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Tableau 6:Tableau de synthèse en matière d’éducation
ACTIONS MENÉES
Le Cameroun, avec l’appui des partenaires du secteur, a élaboré une stratégie sectorielle de
santé (2001/2015), actualisée en 2009 avec projection de certaines réalisations en 2020. Les
interventions prioritaires sont regroupées en quatre programmes économiques de santé:
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- Promotion de la santé ;
PERSPECTIVES
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Lutter contre les - Campagnes de - Régression de la - Faible mobilisation des
maladies sensibilisation, prévalence VIH de 5,5% à financements;
transmissibles prévention 4,3% en 2012 - Problème de
- Prise en charges - Taux de guérison de gouvernance;
76% pour la tuberculose Contraintes
sociologiques
- Activité de recherche
insuffisante
Contraintes et défis
Le rythme d’accroissement des ressources budgétaires qui peine à suivre celui de la
croissance démographique ;
ACTIONS MENÉES
Une politique de ramassage et de traitement des déchets est mise en place et vise à couvrir
toutes les villes du Cameroun. Elle s’appuie sur le partenariat public- privé et le renforcement
des capacités des collectivités locales décentralisées dans la gestion des déchets.
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HYSACAM a également signé en 2011, avec le département ministériel en charge de
l’environnement, une convention de recyclage des déchets plastiques.
PERSPECTIVES
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-Maximaliser la -Projets MDP -Existence de deux -Faiblesse des
réutilisation et le d’HYSACAM centrales de captage de capacités des acteurs
recyclage -Convention biogaz (Yaoundé et dans le recyclage des
écologiquement MINEPDED pour leDouala) ordures
rationnels des déchets; recyclage des déchets
-Quelques opérateurs
plastiques non économiques opérant
biodégradables de la collecte et le
recyclage de certains
déchets
Promouvoir le -Contrat HYSACAM/ Une quinzaine de -Faiblesse des
traitement et ---Communautés contrats capacités des acteurs à
l'élimination urbaines éliminer les déchets
écologiquement -Multiplicité d’acteurs
rationnels des déchets; institutionnels
Etendre les services en Accroissement du Une quinzaine de - Faiblesse des
matière de déchets. nombre de villes villes couvertes par capacités des acteurs à
couvert par HYSACAM éliminer les déchets
HYSACAM
ACTIONS MENÉES
Le Cameroun tout comme les autres pays signataires de la convention sur la lutte contre la
désertification, dispose d’un Plan d’Action National de Lutte contre la Désertification (PAN/
LCD). A ce titre les efforts sont focalisés sur la lutte contre la dégradation des sols dans le
cadre de l’Opération Sahel Vert. Ainsi 700 ha de reboisement ont été entrepris dans la zone
de retrait du Lac Tchad.
Le Plan d’Action National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PANGIRE) a été
élaboré. L’objectif est de doter le secteur de l’eau d’un cadre de référence élaboré suivant les
principes de gestion intégrée des ressources en eau ; la finalité étant de placer l’eau au centre
du développement économique et social.
En ce qui concerne les fleuves, un projet de lutte contre la jacinthe d’eau est actuellement
entrain d’être mis en œuvre dans le fleuve Wouri.
Au niveau de la côte, un plan d’action de lutte contre la pollution marine et l’érosion côtière a
été élaboré. Suivant ses orientations, un projet de régénération des mangroves est en cours.
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Dans le cadre de la réalisation des OMD, l’offre en eau potable a été améliorée aussi bien en
milieu urbain qu’en milieu rural
PERSPECTIVES
- Les effets néfastes des changements climatiques sur les ressources en eau ;
- Les conflits nés de la gestion non concertée de l’eau par divers groupes d’acteurs
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Tableau de synthèse en matière des ressources en eau
-un projet de
régénération des
mangroves est en
cours en le cadre du
plan d’action de lutte
contre l’érosion marine
et côtière
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l’approvisionnement en -Amélioration de la -Plus de 106 villes -Insuffisance de la
eau de boisson et fourniture en eau disposant du réseau production par rapport
assainissement; potable à travers la d’eau potable, aux besoins exprimés,
-la vétusté des réseaux
réhabilitation et
-La production d’eau existants,
l’extension des réseaux
potable est passée de -L’absence de
d’eau potable en
78 millions de m3 à formation des
milieu urbain
120 millions entre villageois à la gestion
-La réalisation des 2001 et 2005 et à l’entretien des
installations.
points d’eau potable en
Plus de 15 000 points -Insuffisance des
milieu urbain
d’eau potable financements
aménagés en milieu
rural.
l'eau et le -Amélioration de la Plus de 106 villes -Insuffisance de la
développement urbain fourniture en eau disposant du réseau production par rapport
et rural durables; potable à travers la d’eau potable, aux besoins exprimés,
-la vétusté des réseaux
réhabilitation et
La production d’eau existants,
l’extension des réseaux
potable est passé de 78 -L’absence de
d’eau potable en
millions de m3 à 120 formation des
milieu urbain
millions entre 2001 et villageois à la gestion
-La réalisation des 2005 et à l’entretien des
installations.
points d’eau potable en
Plus de 15 000 points -Insuffisance des
milieu urbain
d’eau potable financements
aménagés en milieu
rural.
l'impact des -Faiblesse des
changements capacités nationales en
climatiques sur les la matière ;
ressources en eau
-Lien insuffisant entre
la science et les
politiques
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III. LES QUESTIONS PRIORITAIRES DU
DEVELOPPEMENT DURABLE ET TENDANCES
III.1 LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET L’ATTEINTE DES OMD
Le Cameroun est l’un des pays les plus pauvres du monde avec un IDH de 0,460, il se classe
au 131ème/169 pays en 2010. Pourtant, elle dispose d’un potentiel naturel considérable. Ses
ressources forestières, minières et surtout pétrolières, ses cultures de rente, lui ont permis
d’atteindre un PIB de 22,2 milliards de dollars américains en 2009. Mais le pays reste miné
par la pauvreté ; le taux de pauvreté monétaire est de 39,9% en 2007. Cette pauvreté se
traduit par l’incapacité des populations à subvenir convenablement à leurs besoins
fondamentaux. En effet, on constate un accès limité des populations aux services sociaux de
base (eau, logement, santé, éducation). Cette situation est liée à la forte croissance
démographique qui réduit l’efficacité des politiques sociales en matière d’infrastructures de
santé, d’eau, d’éducation, de logement, de transport et de communication etc.
Au cours des années 1990, le pays a adopté la politique d’ajustement structurel en accord avec
la FMI et la Banque Mondiale. Mais cette politique a donné plus d’importance aux aspects
macroéconomiques au détriment des dimensions sociales. En outre, le pays a connu des
vagues d’instabilité sociopolitique liées au processus de démocratisation avec des effets
amplificateurs sur la pauvreté des populations.
Pour lutter contre ce phénomène le pays a souscrit en 2000 aux OMD et élaboré un
Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté pour la période 2003-2008. Le but visé
étant d’améliorer substantiellement le niveau de vie des populations. Le DSCE élaboré en
2009, tout en poursuivant les objectifs du précédent document s’articule autour de deux
stratégies : la lutte contre la pauvreté, la promotion de la croissance et de l’emploi. Toutefois
la faiblesse du taux de croissance du PIB (2,9 en 2008) couplé au taux d’accroissement
naturel de la population (2,7%) ne dégage pas un niveau de PIB par habitant suffisamment
élevé pour induire une amélioration des conditions de vie des populations. En 2007, près de
40% de la population vivait en deçà du seuil de pauvreté contre 40,2% en 2001 et 51,9% en
1996 (ECAM, 2007, 2001, 1996). Cette tendance ne rassure pas par rapport à l’atteinte des
objectifs des OMDs
Dans le domaine des transports, le déficit infrastructurel est manifeste. Moins de 10%
des routes sont bitumées. La plupart des zones de production agricole sont inaccessibles. La
liaison entre le sud forestier et le nord régulièrement soumis aux sécheresses n’est assuré
régulièrement que par une voie ferrée vétuste. Le désenclavement de ces zones est absolument
nécessaire dans la perspective de renforcement des échanges commerciaux à l’intérieur et du
pays et dans la sous-région. La résolution de ce problème devrait avoir un effet multiplicateur
sur toutes les autres questions soulevées.
Malgré les appels à la rigueur et à la moralisation, le pays reste miné par le problème
de la gouvernance. Depuis les années 1990, les pouvoirs publics ont mis en place un cadre
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législatif et réglementaire favorables à la démocratisation, à la décentralisation de la gestion
des affaires publiques et à la lutte contre la corruption tout en renforçant le pouvoir judiciaire.
Mais le problème reste celui de la mise en œuvre effective et efficiente de ces différentes
instances. .
L’économie du pays est caractérisée par les industries extractives (pétrole, mines, bois)
et l’agriculture. Cette économie reste largement tributaire des variations des prix sur le
marché mondial. Ainsi les contrecoups de la crise des années 1990 et de la crise financière
récente se sont manifestés par des taux de croissance du PIB négatif et une hyperinflation.
Ainsi, les productions ne dégagent pas assez de ressources pour financer les besoins
dans les autres secteurs de l’économie. L’attention doit être portée entre autres sur la
reconversion du secteur informel par l’offre des emplois décents, la mise en place des
infrastructures socio-économiques, l’investissement dans le monde rural.
Dans le pays constate que la dégradation du sol et des ressources végétales est en
grande partie due à la pression démographique, à l’inégalité en matière d’accès à la terre et
aux politiques de tenure foncière, à la mauvaise gestion des terres et la pauvreté généralisée.
Le pays ne dispose pas d’un plan général d’affectation des terres. De même, le pays ne
dispose pas de cartes actualisées et encore moins de cartes numériques et de base de données
afférentes permettant de suivre l’évolution de l’utilisation et de la couverture des sols.
Avec les autres pays d’Afrique centrale le Cameroun s’efforce de mettre en place des organes
spécialisés (COMIFAC, OFAC, Commissions des bassins versants internationaux, etc.) pour
coordonner leurs actions en vue de mieux protéger leur environnement, de valoriser les
ressources naturelles aux fins d’une amélioration substantielle des conditions de vie des
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populations. Cela se traduit entre autres par la mise en place de cadres législatifs,
réglementaires et institutionnels appropriés. Mais ils restent confrontés aux problèmes de
financement et d’accès aux technologies appropriées
1)- au renforcement des capacités des institutions de gouvernance par la formation des
ressources humaines, la mise en place des cadres législatifs et réglementaires appropriés et
des dotations budgétaires conséquentes ;
4)-au poids de la dette qui limite la capacité d’investissement du pays en particulier dans le
domaine de l’environnement et du développement durable;
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32
Tableau 9: Contraintes et défis de mise en œuvre
-
Protection de --Faible implication des populations locales dans les initiatives -Implication des p
l’Environnement de conservation de la biodiversité ; conservatoire de la bio
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IV- LE CADRE INSTITUTIONNEL DU DEVELOPPEMENT
DURABLE
Dans l’ancien MINEP, il existait une Sous direction de Développement Durable. Mais
pour certaines réunions liées à cette question, le Cameroun était tantôt représenté par cette
Sous-direction du MINEP, tantôt représenté par le MINEPAD. La formation du gouvernement
du 9 décembre 2011 est venue résoudre en principe ce problème en érigeant le MINEP en
MINEPDEV. Cette disposition statutaire devrait en principe permettre à ce nouveau Ministère
d’amplifier ses activités en matière de développement durable. Mais comme nous l’avons
constaté, la forte dispersion des responsabilités, le chevauchement des compétences en
matière de développement durable, le caractère très sectoriel des projets de développement
menés jusque-là parfois sans études d’impact environnemental et sans suivi-évaluation
constituaient autant de contraintes de mise en œuvre de développement durable au plan
institutionnel. Face à cette situation, l’atelier a suggéré la mise en place d’une plateforme forte
et doté en capacités suffisantes pour coordonner le développement durable au plan national.
D’aucuns ont suggéré la transformation du Conseil Economique et Social en Conseil
Economique Social et du Développement Durable. La nécessité de la mise sur pied d’une
institution forte, dotée de capacité suffisante pour coordonner et suivre efficacement les
actions engagées dans le sens du développement durable. D’autres ont préconisé la
réactivation de la Commission interministérielle prévue dans la loi-cadre sur l’Environnement
de 1994. D’autres encore ont suggéré que l’on donne les moyens au MINEPDEV de se
structurer, aux regards de ses nouvelles missions pour suivre tous les projets de
développement au Cameroun et s’assurer de leur durabilité.
Compte tenu du caractère épars et souvent non assez contraignants pour les Etats
parties des traités et conventions régissant le domaine de l’environnement et du
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développement durable, le Cameroun adhère à la position africaine sur la création d’une
institution spécialisée internationale répondant aux critères ci-après :
a) avoir un mandat clair et une visibilité politique, et collaborer avec les secteurs
économiques et sociaux à l’échelon international pour faire en sorte que leurs politiques
se complètent et soutiennent le développement durable ;
b) être ouverte à tous les Etats et régie par un système de prise de décision où chaque Etat
membre a une voix et où les décisions sont prises par consensus ;
d) disposer d’un financement sûr, stable additionnel et prévisible pour remplir sa mission ;
f) avoir une présence régionale renforcée et assurer une meilleure exécution à l’échelon
national grâce au développement des capacités opérationnelles ;
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V. SOLUTIONS ENVISAGEES VISANT A ELIMINER LES
CONTRAINTES IDENTIFIEES
Les solutions envisagées sont relatives aux contraintes identifiées par rapport à la marche
vers l’économie verte
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V.5 P ROTECTION DE L ’E NVIRONNEMENT , CONSERVATION ET VALORISATION DES
RESSOURCES NATURELLES
- Promouvoir l’éco-tourisme ;
- Mettre en place des programmes de gestion rationnelle des produits forestiers (ligneux
et non ligneux).
- Mettre en place des fonds nationaux propres pour les problèmes relatifs aux
changements climatiques ;
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VI. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
Tenant compte des observations des différentes parties prenantes lors de l’atelier
multipartite du 13 avril 2012 au palais des Congrès de Yaoundé, il est recommandé pour le
Cameroun :
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De réaffirmer la nécessité de Sécuriser un engagement politique renouvelé en faveur
du développement durable, par :
De reconnaître qu’en dépit des progrès enregistrés, il subsiste des lacunes dans la mise
en œuvre et des défis considérables : extrême pauvreté, malnutrition. Plusieurs des objectifs
du millénaire pour le développement (OMD) sont encore très loin d’être atteints. De même
beaucoup de problèmes environnementaux n’ont pas été résolus et se sont aggravés : demande
croissante des ressources (comme les terres, l’eau, les forêts, les écosystèmes),
appauvrissement et dégradation de l’environnement, et perte de biodiversité, déforestation, se
poursuivent à un rythme inquiétant.
L’atelier reconnait que la marche vers l’économie verte est confrontée à deux grands
défis liés entre eux: satisfaire les besoins d’une population en augmentation régulière et
réduire les pressions sur l'environnement aggravées par les impacts négatifs des changements
climatiques. Pour relever ces défis, il est nécessaire de promouvoir une croissance fondée sur
une économie diversifiée et sur une utilisation efficace du capital naturel et des ressources
tout en permettant d'améliorer le bien-être humain : emplois décents, réduction des inégalités,
lutte contre la pauvreté. Dans ce sens, l’atelier encourage le Cameroun à œuvrer d’avantage
en faveur de la préservation de son capital naturel et dans la recherche des solutions à faible
intensité de carbone et efficaces sur le plan de l’utilisation des ressources et la promotion des
modes de production et de consommation durables.
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L’atelier reconnaît que la lutte contre les changements climatiques passe par
l’élaboration de stratégies d’adaptation et d’atténuation au niveau national ainsi que le
développement des technologies appropriées pour faire face aux impacts négatifs de ces
changements climatiques. Pour cela, Il demande que l’engagement du pays pour le
mécanisme REDD+ soit garanti par des alternatives viables aux activités causant la
déforestation et/ou que les efforts de préservation des écosystèmes naturels soient
équitablement compensés.
Il recommande au pays de prendre toutes les dispositions nécessaires pour lutter contre
la déforestation et l’érosion de la biodiversité, le déficit énergétique, le renforcement de la
transparence dans la gestion publique, la piraterie, les déchets électroniques, les maladies
émergentes, les déplacements forcés des populations, la criminalité transfrontalière, le boom
de l’urbanisation et le déficit infrastructurel sur tous les plans qui deviennent de plus en plus
préoccupants.
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Dans le cadre du développement durable et de l’éradication de la pauvreté, l’atelier
recommande au pays de solliciter l’appui des partenaires au développement pour :
A la communauté internationale,
a- Créer une commission nationale sur le développement durable qui aurait entre autres
pour rôle :
i. le suivi et la revue des progrès effectués sur le développement durable ;
ii. l’accompagnement du pays dans la mise en place de base d’informations
fiables et à jour ;
iii. la veille notamment en ce qui concerne les défis nouveaux et émergents.
iv. la coordination des activités de recherche sur la synergie entre
l’environnement, l’économie et le développement social ;
v. l’intégration des critères de développement durable dans les projets de
développement nationaux afin de promouvoir les investissements
véritablement durables
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vi. la création au niveau sous-régional d’une cellule de développement durable
qui aura pour rôle de promouvoir, de suivre et de coordonner les initiatives
sous-régionales en la matière ;
b. le Renforcement au niveau international du cadre institutionnel pour la gouvernance
environnementale à travers la transformation du PNUE en une organisation mondiale
spécialisée pour l’environnement (réf. Déclaration de la conférence africaine
ministérielle sur l’environnement, Bamako Septembre 2011).
c. La création dans la sous-région d’un groupement de chercheurs et de scientifiques
conduisant les travaux sur les questions liées aux différents piliers du développement
durable
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