ch3 Ac 21
ch3 Ac 21
45
Chapitre 3
46
On veut tendre cette définition aux intégrales de fonctions le long de che-
mins ou courbes dans C.
Définition 23 (Chemin et courbe )
1. On appelle chemin continu (ou simplement chemin) toute application
continue d’un intervalle réel [a, b], a b valeurs dans C.
(
[a, b] !C
(t) =
t 7 ! x(t) + iy(t)
(t) = z(t)
z0 z6
t
t0 t1 t2 t3 t4 t5 t6
47
Exemples 4
1. Les applications
3⇡
z(t) = 3 cos t + 3i sin t, 0t
2
et ⇣3 ⌘
1 5
z(t) = + cos t + i + 2 sin t , 0 t 2⇡
2 2 2
définissent des chemins dans le plan complexe.
Définition 25
1. Si z1 et z2 2 C, alors
( t)z1 + (t ↵)z2
t : [↵, ] 7! (t) = , ↵, 2R
↵
C(a, r) = {z 2 C, |z a| = r}
48
Définition 26
U 2 C est simplement connexe si pour tout chemin fermé : [0, 1] 7! U,
avec (0) = (1) peut êtrès contracté en un seul point sans quitter U
( on dira que U est homotope en tous ses points).
Ce paramétrage donne lieu un sens d’orientation suivant le théorème de Jor-
dan suivant.
Théorème 3.1 (Gordan)
Tout lacet , partage le plan en deux domaines dont il est la frontière. En
d’autres termes, le complmentaire de , C \ est la réunion de deux ouverts
connexes disjounts : le domaine intérieur qui est borné et le domaine extérieur
qui ne l’est pas.
49
Exemples 5
1. Soient f (z) = z1 et : t 7! eit une paramétrisation du cercle unité
sur [0, 2⇡]. Comme f est holomorphe sur C? , elle y est en particulier
continue.
Z Z 2⇡ Z 2⇡
1 1 it
dz = ie dt = i dt = 2⇡i
|z|=1 z 0 eit 0
Z Z Z Z ⇣
@if @f ⌘
f (z)dz = f (x, y)(dx + idy) = dxdy
+ + ⌃ @x @y
Z
@f @f
f etant holomorphe alors f =0
= i ; =) f (z)dz = 0
@x @y +
50
Propriété 1
1. L’intégrale est indépendante de la représentation paramétrique.
En effet, soit h un bijection continument différentiable de I = [a, b]
sur [a0 , b0 ] telle que h(a) = a0 et h(b) = b0 et soit ' : [a0 , b0 ] 7! C un
chemin et posons '1 = ' h.
h '
a C
b a’ b’
: [a1 , b1 + b2 a2 ] ! C
8
< 1 (t) si, t 2 [a1 , b1 ]
t 7!
:
2 (a2 b1 + t) si, t 2 [b1 , b2 + b1 a2 ]
Alors Z Z Z
f (z)dz = f (z)dz + f (z)dz
1[ 2 1 2
51
Définition 28 Soit I = [a, b] et : I ! C un chemin. On définit
Z Z
f (z)|dz| = f ( (t))| 0 (t)|dt.
Rb
Ainsi L( ) = a
| 0 (t)|dt est la longueur de la courbe.
R
Démonstration 14 Soit I = f (z)dz. Alors I 2 C.
1. Si I = 0 alors rien à démontrer.
2. Sinon on I = |I|.ei arg I et donc
Z ⇣Z ⌘
i arg I i arg I i arg I
|I| = I.e = e .f (z)dz = Re e .f (z)dz .
52
Définition 29 On appelle indice du point z0 par rapport au lacet et on
note Ind (z0 ), l’expression :
Z
1 d⇠
Ind (z0 ) := , 8z0 2 U.
2⇡i ⇠ z0
Exemples 6
F : ⇥U ! C
(⇠, z) ! F (⇠, z)
satisfait
1. F (⇠, z) est holomorphe dans U , 8⇠ 2 .
2. F (., z) est continue sur , 8z 2 U .
3. F (⇠, z) est continue sur ⇥ U.
Alors la fonction Z
g(z) = F (⇠, z)d⇠
53
Alors Z h i
F (⇠, z + h) F (⇠, z)
l(h) = Fz0 (⇠, z) d⇠.
h
On montrera que l(h) 7! 0 si h 7! 0.
• Grâce au fait que F (⇠, .) est une primitive de Fz0 (⇠, .), on a d’après Newton
Leibzniz :
Z Z Z ⇣ ⌘
g(z+h) g(z) = F (⇠, z+h)d⇠ F (⇠, z)d⇠ = F (⇠, z+h) F (⇠, z) d⇠
Z Z
Fz0 (⇠, z)
F (⇠, z + h) F (⇠, z) = Fz0 (⇠, )d , Fz0 (⇠, z) = d
[z,z+h] [z,z+h] h
Z Z ⇣ ⌘
1
) l(h) = Fz0 (⇠, ) Fz0 (⇠, z) d d⇠
h [z,z+h]
Notons que Fz0 est uniformment continue sur ⇥ [z, z + h]. Donc
8" > 0, 9 > 0, t.q | z| |h| < ) 8⇠ 2 , F 0 (⇠, ) F 0 (⇠, z) < "
Z
) (Fz0 (⇠, ) Fz0 (⇠, z))d ".|h|
[z,z+h]
Z
1
) |l(h)| .".|h|.|d⇠| = ".L( ).
h
Conclusion : l(h) 7 ! 0 si h 7! 0 .
Théorème 3.5 Indice d’un point par rapport un lacet (ou un cycle)
L’indice d’un cycle a les mêmes propriétés que celui d’un lacet.
54
Démonstration 16
1.) Montrons que l’indice est un entier. Par définition de l’indice on a
Z Z b 0
d⇠ (t)
2⇡[Link] (z0 ) = = dt, z0 2 U.
⇠ z0 a (t) z0
55
application continue est un connexe).
On notera que est un sous-ensemble borné de C, d’où il existe R > 0
tel ⇢ D(0, R) alors, la composante non-bornée de C\ est le domaine
contenu dans C \ et contenant C \ D(0, R). On notera par C1 cette
composante. Soit z0 2 C1 tel que |z0 | > R. Comme |⇠ z0 | > |z0 | R
sur , on a
Z
1 1 1 1
|Ind (z0 )| d⇠ L( )
2⇡ ⇠ z0 2⇡ (|z0 | R)
et donc |Ind (z0 )| tend vers 0 lorsque |z0 | 7! 1. Comme Ind (z) est
constante dans le domaine C1 , cette constante est 0.
et extérieur de l’ensemble
Exemples 7
1) Soit le cercle (orienté positivement) de centre z0 et de rayon r, défini
par (t) = a+reit , t 2 [0, 2⇡]. Le complémentaire du cercle |z z0 | = r
(support de ) se divise en deux parties : le disque |z z0 < r et la
couronne |z z0 | > r. D’après le théorème précèdent, l’indice Ind (z0 )
est constant dans le disque et il suffit de le calculer au point z0 ,
Z Z 2⇡ it
1 1 r e
Ind (z0 ) = d⇠ = dt = 1.
2i⇡ ⇠ z0 2⇡ 0 reit
56
2 Recherche de primitives sur les intégales de
Cauchy
Comme nous disposons d’une notion de dérivabilité complexe, il est natu-
rel de chercher à réaliser l’opération inverse c’est- dire chercher des primitives
complexes. C’est ce que l’on appelle un problème d’intégration. Pour les fonc-
tions d’une variable réelle, le problème est bien compris : Rune primitive de f
x
(disons continue) s’obtient en considérant l’intégrale x 7! x0 f où x0 est fixé,
d’une certaine manière, nous suivrons une stratégie un peu similaire dans le
cas complexe en considérant l’intégrale de f le long d’un chemin joignant z0
(fixé) et z.
Définition 31
1. Soit U un ouvert de C non vide et f continue de U 7! C, on dit que
f admet une primitive globalement sur U s’il existe F holomorphe sur
U telle que F 0 = f sur U ,
2. f admet une primitive localement sur U si pour tout z0 2 U , il existe
r > 0 tel que D(z0 , r) ⇢ U et F holomorphe sur D(z0 , r) telle que
F 0 = f sur D(z, r).
57
Démonstration 17
1. • (1) ) (2) f = F 0 , soient z 2 et z = '(t) : [a, b] 7! C
t.q '|[tj ,tj+1 ] 2 C1 [tj , tj+1 ], où a = t0 < t1 < . . . < tn 1 < tn = b. Alors
on a
Z n 1 Z tj+1
X n 1 Z tj+1
X
0 0
f (z)dz = F ('(t))' (t)dt = (F ')0 (t)dt
j=0 tj j=0 tj
n 1h
X i
= (F ')(tj+1 ) (F ')(tj ) = F '(b) F '(a) .
j=0
4. • (3) ) (1)
Soient z0 et z 2 U et z un chemin quelconque dans U qui joint z0 et
z (possible car U est supposé un ouvert connexe) Posons
Z z Z
F (z) = f (⇠)d⇠ = f (⇠)d⇠.
z0 z
Soit " > 0, comme f est continue, il existe < r tel que
58
et donc si |h| ,
Z ⇣ ⌘
F (z + h) F (z) 1
) f (z) = f (⇠) f (z) d⇠
h |h| [[z,z+h]
1
max f (⇠) f (z) |h|
|h| ⇠2[z, z+h]
"
Exemples 8
n+1
1. Pour n 2 N le monom̂e z n admet une primitive sur C s’avoir zn+1 .
P P j+1
2. Le polynôme P (z) = nj=0 aj z j admet une primitive sur C : nj=0 aj zj+1
P
3. Soit f (z) = +1 a z n convergente sur D(0, R), R > 0 alors
P+1 0 zn+1n
F (z) = 0 an n+1 est une primitive de f sur D(0, R).
z n+1
4. Pour n 2 { 2, 3, . . .}, n+1
est une primitive de z n sur C ? .
5. 1
z
n’a pas de primitive sur C ? . En effet
Z Z 2⇡ Z 2⇡
1 1
dz = ireit dt = idt = 2⇡i 6= 0
|z|=r z 0 reit 0
6. Z Z ⇢
2⇡
n n+1 i(n+1)t 0 , n 6= 1
z dz = ir e dt =
|z|=r 0 2⇡i , n = 1
59
2.1 Les théorèmes d’intégration de Cauchy
Notons qu’une ligne polygonale, à l’exemple du triangle ou du rectangle,
est une concaténation de segments, dont l’extrémité de l’un est l’origine du
suivant. L’intégrale curviligne le long d’une ligne polygonale se définit comme
la somme des intégrales curvilignes le long des segments qui la constituent.
Nous n’avons jusqu’ à maintenant pas utilisé la notion d’holomorphie dans
le problème de la construction de primitives. En particulier, dans le para-
graphe précèdent, les fonctions considéres étaient seulement supposes conti-
nues. Nous allons voir ici comment la notion d’holomorphie permet d’assurer
que les intégrales le long de chemins fermés sont nulles, ce qui est le premier
pas vers l’invariance des intégrales par déformation des chemins, que nous
verrons plus tard. Commencons par les conditions les moins contraignantes
et limitons-nous au cas des triangles.
1. Cas 1. Soit p 2/ := 0
prenons les milieux a, b, c des côtés de @ 0 . Décomposons le lacet 0
en somme des lacets constitués par quatre petits triangles :
j
, j = 1, . . . , 4
60
(les @ j étant orienté convenablement). Il existe parmi ces quatres tri-
angles un, d’indice qu’on va noter j0 2 {1, 2, 3, 4} telle que l’intégrale
en module sur son bord est plus grand que les autres. On a alors
Z 4
X Z Z
|J| = f (z)dz f (z)dz 4. f (z)dz
@ @ j @ j0
j=1
Z
|J|
, f (z)dz .
@ j0 4
Nous allons appeler ce triangle
j0
1 := ; 0 1.
et
1
l( n)l( 0 ) 7! 0.
=
2n
On peut alors appliquer le lemme d’intersection de Cantor : \ n =
{z0 }. Notons que z0 2 U et comme f 2 H U \ {p} , alors z0 6= p.
En vue de notre construction
Z
|J| 1
f (z)dz , et l( n ) = l( 0 ).
@ n 4n 2n
Comme f est holomorphe en z0 , on a
61
Z Z
" |z z0 ||dz| " sup |z z0 | |dz|.
@ n z2@ n @ n
Comme
1
sup |z z0 | diam( n) l( n) l( ).
z2@ n 2n
Donc
Z
1 1 1 2
" sup |z z0 | |dz| ". l( ). l( ) = ". l ( ).
z2@ n @ n
2n 2n 4n
Donc
|J| ".l2 ( )
En faisant tendre ", on obtient J = 0.
R
Notre supposition |J| = @ f (z)dz > 0 est fausse, c’est son contraire
qui est vrai, donc J = 0.
2. Cas 2 : p est un sommet du triangle = (A, B, C).
Soient p = C, " > 0. Choisissons X 2 [A, C], Y 2 [B, C] tels que
On obtient :
Z Z
|J| = f (z)dz = f (z)dz sup |f |.3".
@Y XC
62
On sait que, la fonction f (z) = z1 n’admet pas de primitive dans U = C? . On
remarquera la présence d’un trou dans U . On va s’intéresser aux domaines de
C dans lesquels toute fonction holomorphe admet une primitive. On appelle
un tel domaine, un domaine simplement connexe.
Nous travaillons avec une sous-classe de la classe des domaines simplement
connexes, appelés domaines étoilés.
Rappelons quelques points de topologie. Soit U une partie de C.
Exemples 9
1. Les domaines étoilés comprennent des disques , des triangles, des
rectangles et plus généralement des domaines convexes. Un domaine
étoilé est simplement connexe, nous entendons par là toute courbe fer-
mée simple dans ce domaine peut être déformée de facon continue en
un point (homotope en ce point) du domaine. De nombreuses domaines
telles que les polygônes peuvent être décomposés en domaines étoilés.
2. C, un demi-plan, une bande
U1 = U \{z1 , z2 , . . . , zn }
63
on obtient un domaine multiplement connexe
Remarque 12
1. Un ouvert du plan est connexe si et seulement si il est connexe par
arcs. Par exemple, il suffit qu’il soit convexe ou étoilé.
2. Il y a toujours des primitives holomorphes locales mais pas forcément
globales.
Exemples 10
1. La restriction de la fonction z 7! z1 sur l’ouvert simplement connexe
U⇡ = C \ R possède la déterminantion principale du logarithme com-
plexe et une primitive holomorphe telle que Log(1) = 0 :
Z z
d!
F (z) = Log(z) =
1 !
Les autres primitives sur U⇡ sont égales Log(z) + 2k⇡i, k 2 Z
2. Calculons l’intégrale curviligne de la fonction g(z) = z21 1 , le long le
cercle paramètré par l’application '(t) = 1 + eit , t 2 [0, 2⇡].
Z Z Z
dz 1 dz 1 dz
2
=
z 1 2 z 1 2 z+1
64
On en déduit que la fonction z 7! z21 1 n’admet pas de primitive holo-
morphe sur l’ouvert U = C \ { 1, 1}. Cependant, si on restreint
f |⌦ = g : z 7! z2dz 1 , ⌦ := H = {z 2 C, t.q Im(z) > 0} le demi plan
supérieur, on vérifie que la fonction
1 1
G(z) = Log(z 1) Log(z + 1)
2 2
est une primitive holomorphe de g(z) sur H. telle que G(i) = i ⇡2 .
Exercice 3 On considère z0 2 C fixé et on pose f (z) = z 1z0
1. Montrer que f n’a pas de primitive dans C \ {z0 }
2. Expliciter un domaine D du plan complexe ainsi qu’une fonction F :
D 7 ! C telle que F 0 (z) = f (z), 8z 2 D
65
Preuve
Ainsi Z
f (⇠)f (z)
d⇠ = 0, 8z 2 U \
⇠z
Z Z
f (⇠) d⇠
d⇠ = f (z) = f (z).2⇡iInd (z)
⇠ z ⇠ z
Z
1 f (⇠)
() Ind (z)f (z) = d⇠
2⇡i ⇠ z
2. Appliquons le théorème des intégrales dépendant d’un paramètre à
f (⇠)
D=U\ et F (⇠, z) = , (⇠ 2 , z 2 D).
⇠ z
@ f (⇠)
Notons que Fz0 (⇠, z) = @z ⇠ z
= (⇠f (⇠)
z)2
est continue sur ⇥ D.
Comme Ind (z) est constant sur les composantes connexes de C \
on obtient pour z 2 U \
Z
d 1! f (⇠)
Ind (z)f (z) = . (3.4)
dz 2⇡i (⇠ z)2
Z
d2 2! f (⇠)
Ind (z)f (z) = .
dz 2 2⇡i (⇠ z)3
La même procèdure pour les dérivées d’ordre supérieur donns la for-
mule (3.3) appelée formule de dérivation de Cauchy.
Corollaire 4 (Formule de la moyenne de Gauss)
Soit U ✓ C un ouvert non vide de C et f : U 7! C une fonction holomorphe.
Pour tout point z0 2 U et pour tout rel r > 0 tel que le disque fermé
D(z0 , r) ⇢ U on a la formule de la moyenne
Z 2⇡
1
f (z0 ) = f (z0 + rei✓ )d✓
2⇡ 0
66
Preuve : Remarquer que si on applique la formule de Cauchy à la fonction
holomorphe f (z) sur le cercle C(z0 , r) = @D(z0 , r) on obtient
Z
1 f (z)
f (z0 ) = dz
2⇡i z z0
donc Z 2⇡
1
f (z0 ) = f (z0 + rei✓ )d✓
2⇡ 0
Dans les exemples ci-dessous on va appliquer la formule intégrale de Cauchy
pour calculer des intégrales curvilignes.
Exemples 11
1. On désigne par le cercle de centre z = 0 et de rayon r = 2 parcouru
une fois. Calculons les intégrales curvilignes suivantes en appliquant
la formule de Cauchy :
Z Z 5
ez z + 10z + 4
I= dz et J = dz
(z 1)(z + 3) z(z 4i)
z 5
Puisque les fonctions f (z) = z+3
e
et g(z) = z +10z+4
z 4i
sont holomorphes
sur le disque centré l’origine et de rayon deux la formule de Cauchy
nous permet de déduit que
Z Z
1 ez 1 f (z) ei⇡
dz = dz = f (1) =) I =
2⇡i (z 1)(z + 3) 2⇡i z 1 2
Z Z
1 z 5 + 10z + 4 1 g(z)
dz = = g(0) =) J = 2⇡
2⇡i z(z 4i) 2⇡i z
2. Soit ⇢ C une courbe simple fermée, donc elle borde un domaine
simplement connexe D ⇢ C Notons que si on applique la formule de
Cauchy la fonction f (z) = 1 sur D on déduit que
Z ⇢
1 dz 0 si z0 2
/D
=
2⇡i z z0 1 si z 0 2 Int(D)
67
Exemples 12 On désigne par le cercle centré en 0 et de rayon 1. Calculons
les intégrales suivantes
R
1. 8 n 1, dz
z n+1 (z 2)
, f (z) = z 1 2 est holomorphe D(0, 1) donc
Z Z
n! f (z) (n) f (z) 2⇡i dn ⇣ 1 ⌘
dz = f (0) () dz =
2⇡i (z 0)n+1 (z)n+1 n! dz n z 2 z=0
Z
f (z) 2⇡i h ( 1)n n! i ⇡i
n+1
dz = n+1
=
(z) n! ( 2) 2n
R e2z dz
2. (2z 1)2 (2z+1)
Soit = @D(0, 1). L’inétgrant est holomorphe sur
C \ {± 2 }. Si pour
1
⇣ 0 < r < 4 , on oriente
1
⌘ positivement le domaine
D1 = D(0, 1)\ D( 1
2
. D1 est un domaine multiconnexe.
, r)[D( 12 , r)
R
f est holomorphe sur ce domaine donc @D1 f (z)dz = 0. Soit :
Z Z Z Z
f (z)dz = f (z)dz f (z)dz f (z)dz = 0
1
@D1 @D(0,1) @D( 2
,r) @D( 12 ,r)
Z ⇣ ⌘
e2z dz e2z ⇡i
2
= 2⇡i 2
= e 1
@D( 12 ,r) (2z 1) .2(z + 1/2) 2(z 1/2) z= 1/2 4
Z
e2z dz 1 d ⇣ e2z ⌘ 1 4ze2z ⇡ie1
= 2⇡i = 2⇡i =
@D( 12 ,r) 4(z 1/2)2 (2z + 1) 4 dz 2z + 1 z=1/2 4 (2z + 1)2 z=1/2 4
Donc Z
e2z dz ⇡i
2
= (e1 + e 1 )
(2z 1) (2z + 1) 4
Exercice 4 Calculer les intégrales suivantes
R
1. |z|=1 z n sin z dz, n 2 Z
R
2. |z|=1 z n (1 z)m n, m 2 Z
Exercice 5
Soient f une fonction analytique sur |z| 1 et |f (z)| M sur |z| = 1,
où M est une constante réelle. Montrer en utilisant les formules de cauchy
que
|f (0)| M et |f 0 (0)| M
Exercice 6
Soit C une courbe simple bordant un domaine D de C. On suppose que
f (z) et g(z) sont analytiques dans D et sur C.
a) Montrer que si f (z) = g(z) sur C alors f (z) = g(z) 8 z 2 D
b) Montrer que Z Z
f 0 (⇠) f (⇠)
d⇠ = d⇠
C ⇠ z C (⇠ z)2
68
3 Analyticité des fonctions holomorphes.
Théorème 3.8
Soit U ⇢ C un ouvert non vide et f : U 7! C une fonction holomorphe.
Alors
2. et 8 n 0 et 0 < r < R on a :
Z
f (n) (z0 ) n! f (z)dz
an = , avec f (n) (z0 ) =
n! 2⇡i (z z0 )n+1
où ⇢ U désigne une courbe ferme simple qui borde un domaine
simplement connexe D ✓ U (i.e = @D) et qui contient le point z0
dans son intérieur.
Z
(n) n! f (z)dz
f (z0 ) =
2⇡i (z z0 )n+1
étant la formule de dérivation de Cauchy.
Démonstration
Soit 0 < r < r0 < R d’après la formule de Cauchy, pour z 2 D(z0 , r) on a
Z
1 f (⇠)
f (z) = d⇠
2⇡i C(z0 ,r) ⇠ z
69
Ainsi f est analytique et 8 n 0, 0<r<R
Z
f (n) (z0 ) 1 f (⇠)
an = = d⇠
n! 2⇡i C(z0 ,r) (⇠ z0 )n+1
Z
(n) n! f (⇠)
() f (z0 ) = d⇠
2⇡i C(z0 ,r) (⇠ z0 )n+1
formule de dérivation de Cauchy.
Remarque 13
1. Toute fonction holomorphe est en fait de classe C1 au sens complexe.
2. Il y a identité entre fonctions holomorphes et fonctions analytiques.
3. Il y a identité entre fonctions holomorphes sur C et séries entires de
rayon de convergence 1.
Preuve R
Supposons que @T f (z)dz = 0 pour tout triangle T ⇢ U . D’apès la
relation de Chasles
Z Z Z
f (z)dz = f (z)dz + f (z)dz
[a, c] [a, b] [b, c]
70
Z
F (z + h) F (z) 1
f (z) = f (⇠)d⇠ f (z)
h h [z, z+h]
R
Comme f (z) = h1 [z, z+h] f (z)d⇠, alors F est holomorphe et
on a F 0 = f , donc f est holomorphe. CQFD
Pour la preuve il suffit de poser ⇠ z0 = reit , t 2 [0, 2⇡] et majorer |f (n) (z0 )|.
71