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Notions clés de l'analyse financière

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Chapitre 1 : Objectifs et outils de l’analyse financière

L’analyse financière est un ensemble de concepts, méthodes et outils


permettant d’apprécier la situation financière passée et actuelle de
l’entreprise, d’aider à la prise de décisions de gestion cohérentes et d’évaluer
l’entreprise. Comme toute discipline, elle se base sur un ensemble de notions
qu’il importe de découvrir.

I. Les notions de base


1. La notion de flux
Les flux désignent l’ensemble des mouvements ayant un impact immédiat ou
différé sur la trésorerie de l’entreprise. Ils sont classés en 2 catégories :

✓ Flux physiques ou réels : entrée ou sortie de bien


✓ Flux monétaires : souvent la contrepartie des flux physiques exprimée
en unité monétaire.

2. La notion de cycle
L’activité de l’entreprise se base sur une série d’événements qui se
renouvellent périodiquement et dans le même ordre. On distingue 3 catégories
de cycles : exploitation, investissement et de financement.

2.1 Le cycle d’exploitation

Le cycle d’exploitation est au cœur de l'activité de l'entreprise. Il regroupe


l’ensemble des opérations visant à produire et vendre des biens et des services
: approvisionnement, stockage, transformation, vente. Il donne lieu, d’une
part, à la création de richesse et, d’autre part, aux flux de trésorerie. C’est
un cycle court, mais il peut s’étendre sur une période plus ou moins longue,
selon la nature des activités, conduisant à un décalage entre les dépenses
nécessaires à l’exploitation et les recettes d’exploitation correspondantes.

1
2.2 Le cycle d’investissement

Les dépenses d’investissement sont faites dans une perspective de long terme
qui concerne plusieurs cycles d’exploitation. Le cycle d’investissement est
donc long et comprend deux étapes :

✓ L’acquisition d’un équipement qui ne donne pas forcément un flux de

trésorerie instantané
✓ L’utilisation du bien d’équipement permet de générer des recettes et

partant la récupération de sa dépense initiale qui s’étale sur toute sa


durée de vie.

2.3 Le cycle de financement

Le cycle de financement permet de financer les cycles d’exploitation et


d’investissement du fait que ces derniers engendrent des décalages des flux
de trésorerie (payer les employés et les fournisseurs avant que les clients ne
paient ; faire des investissements avant d’en récolter les fruits). Ce
financement suppose que les cycles d’exploitation et d’investissement
génèrent des flux de trésorerie positifs. Les déficits de trésorerie peuvent être
financés par des capitaux propres (recours aux actionnaires) ou par des
capitaux d’emprunt (recours aux prêteurs et non aux actionnaires).

II. Les Objectif de l’analyse financière


L’objectif principal de l'analyse financière est de répondre aux interrogations
de toutes les parties intéressées par les données financières de l’entreprise en
termes de finances, que ce soit au niveau interne ou externe. Ces parties
peuvent être le dirigeant de l’entreprise, les actionnaires, les investisseurs, les
organismes financiers, l’Etat, etc.

Selon l’utilisateur, nombreuses sont les informations qu’on cherche à savoir


sur les finances de l'entreprise : la rentabilité, la solvabilité, la performance,
la croissance, l'évaluation des risques, etc. Au niveau externe, deux objectifs
sont largement sollicités :
2
✓ Prévoir la rentabilité financière que peut espérer l'actionnaire :
Si l'analyse financière est faite en vue de placements boursiers ;
✓ Prévoir la capacité de l'entreprise de rembourser ses crédits aux
échéances : Si l'analyse financière est faite en vue d'accorder des crédits.
Donc l'analyse financière n'est pas seulement l'étude des comptes de
l'entreprise, mais aussi l'examen de l'ensemble de sa situation financière et de
ses perspectives.

3. Les outils d’analyse financière


3.1 Les outils comptables

L’analyse financière se base sur les informations financières qui se trouvent


dans la comptabilité financière de l’entreprise. Il s’agit de mener une analyse
rigoureuse des documents comptables et de toute information
complémentaire de nature financière. Ces documents sont :

✓ Le bilan qui décrit la situation patrimoniale, en termes d’emplois

et de ressources, de l’entreprise à une date donnée ;


✓ Le Compte de Produits et Charges qui monte la formation du

résultat réalisé par l’entreprise à partir de la différence entre le total


des produits et des charges ;
✓ L’état des soldes de gestion qui montre la formation de résultats à

partir des soldes intermédiaires de gestion et le calcul de la capacité


d’autofinancement de l’entreprise ;
✓ Le tableau de financement qui montre les flux financiers en termes

d’emplois de ressources durables ;


✓ L’état des informations complémentaires permettant la
compréhension des états de synthèse cités ci-dessus.

3.2 Les outils de mathématiques financières

Les mathématiques constituent un outil d’analyse très puissant en matière


financière dans la mesure où elles permettent de faire parler les chiffres que

3
contiennent les documents comptables. Parmi ces outils :

✓ Les ratios : Il s’agit de rapport entre deux grandeurs l’une au numérateur

et l’autre au dénominateur. La famille des ratios est variable et dépend


de l’utilisateur et de l’information recherchée.
✓ Les pourcentages : Ils permettent de savoir le poids du numérateur dans le

dénominateur
✓ Les variations : Elles permettent de mesurer le taux de croissance d’un

agrégat d’une période à une autre.


✓ Les techniques d’actualisation : Elles permettent de savoir la valeur

actuelle des valeurs financières dans le temps.


II. Le champ d’application de l’analyse financière
1. Les utilisateurs de l’information financière
Ce sont les banques et les établissements financiers qui ont été à l’origine de
l’apparition et du développement de l’analyse financière comme instrument de
diagnostic. Le risque qu’ils encouraient les a amenés à créer des outils
susceptibles de les aider dans leur prise de décision d’octroi de crédit.
Aujourd’hui, l’analyse financière est aussi pratiquée à l’intérieur même de
l’entreprise, dans un souci d’information ou de prise de décision. Elle peut être
également menée par un partenaire extérieur à l’entreprise (les tiers, les
investisseurs, l’Etat).
En effet l’information financière intéresse diverses catégories de personnes
physiques ou morales :
➢ Les dirigeants : ils réalisent une analyse financière pour plusieurs raisons :
• Porter à intervalles réguliers un jugement sur les équilibres financiers, la
rentabilité, la solvabilité la liquidité, le risque financier de l’entreprise, etc. ;
• aider la direction générale et la direction financière à la prise de décision ;
• élaborer des prévisions financières ;
• aider au contrôle de gestion.

4
➢ Les investisseurs : Ce sont les associés ou des actionnaires (personnes
physiques ou morales) détenant des blocs de participations. En tant
qu’associés, ils s’intéressent aux bénéfices attendus et à la qualité de la
gestion dont dépend leur rémunération par les dividendes et les plus-
values.
➢ Les prêteurs : ils peuvent être les banquiers mais également d’autres
entreprises qui consentent des prêts ou des avances, ou qui vendent des
crédits. Les objets des prêteurs ne sont pas les mêmes, selon que les prêts
sont à long terme ou à court terme.
Dans une optique de prêt à court terme, seule la liquidité de l’entreprise est
étudiée. C’est-à-dire sa capacité à faire face à ses échéances à court terme.
Dans une optique de prêt à long terme, la solvabilité et la rentabilité doivent être
étudiées.
En tant que créanciers, les prêteurs s’intéressent à la structure financière de
l’entreprise.
➢ Les salariés : les salariés sont aussi intéressés à la situation financière de
leur entreprise car une défaillance de celle-ci entraîne la perte de leur
emploi. D’autre part, la loi sur la participation leur confère le droit de
participation aux bénéfices. Ils peuvent aussi devenir actionnaires de leur
société.
➢ L’Etat : dans le cadre de son rôle économique et de ses actions de contrôle
fiscal.
➢ Les Fournisseurs : pour fixer leur politique de crédits à l’égard de leurs
différents clients.
➢ Les autres partenaires : certaines entreprises sont amenées à réaliser des
analyses financières, pour déterminer la valeur d’une entreprise, ses forces
et faiblesses, ceci pour éviter de s’exposer à des difficultés en se liant à
d’autres entreprises peu stables. Il en est ainsi pour les conclusions de
contrats de fourniture à long terme et les acquisitions partielles ou totales

5
d’actifs.
➢ Les clients : pour apprécier la bonne fin de l’exécution par les fournisseurs
de certains marchés dont la réalisation exige certain délai et s’accompagne
éventuellement de versements d’avances.

6
Chapitre 2 : Diagnostic financier de l’exploitation

Le SYSCOHADA présente la formation du résultat dans le Compte de


Produits et Charges (CPC) en reposant sur un découpage en trois niveaux :
Exploitation, Financier, Non courant complétés par un niveau général :
Impôts sur le résultat (voir modèle du CPC).

D’ores et déjà, le CPC fait apparaître certains soldes intermédiaires de


gestion, à savoir le résultat d’exploitation, le résultat financier, le résultat
courant, le résultat non courant, le résultat avant impôt et le résultat net. Par
ailleurs, pour approfondir l’analyse du résultat, il est possible de calculer
d’autres soldes intermédiaires de gestion comme la marge brute, la
production de l’exercice, la valeur ajoutée et l’excédent brut d’exploitation
(voir modèle de l’ESG).

I. L’analyse de la formation du résultat


La formation du résultat est analysée en cascade par le tableau de formation
des résultats qu’on peut élaborer directement à partir des données du CPC.
Cette analyse permet de dégager des soldes intermédiaires de gestion qu’on
peut utiliser comme indicateurs de gestion.

1. La marge brute
La marge brute est un indicateur significatif et essentiel des entreprises
commerciales. Elle est dégagée aussi par les entreprises industrielles pour leur
branche commerciale.

Marge brute = ventes de marchandises (en l’état) – Achats revendus de marchandises

A titre de rappel :

Achats revendus de marchandises = Achats de marchandises + SI – SF

7
La marge brute ne doit pas être confondue avec la marge commerciale 1. En effet,
l’évaluation des éléments utilisés pour le calcul de la marge brute n’est pas
homogène. Les achats sont comptabilisés à leur prix d’achat alors que les stocks
sont évalués à leur coût d’achat (prix d’achat + frais accessoires sur achats).
La marge brute peut être exprimée en valeur absolue ou en pourcentage.

Marge brute
Taux de marge =
Ventes de marchandises (HT)
Dans une branche d’activité donnée, le taux de marge brute est en général
homogène, ce qui permet de faire des comparaisons dans le temps et dans
l’espace.
Exemple :
Marge brute obtenue par un distributeur de produits électroménagers : 24 %
Marge brute moyenne des distributeurs de produits électroménagers du pays :
32 %
La marge brute de ce distributeur est a priori anormale et inquiétante.
2. La production de l’exercice
Elle concerne principalement les entreprises industrielles ayant des activités
de fabrication ou de transformation de biens et services. Elle est composée
de :
✓ la production vendue : ventes de biens et services produits ;
✓ la production stockée : variation des stocks de produits ;
✓ la production immobilisée : immobilisations produites par l’entreprise pour
elle-même.
Elle mesure l’activité productrice de l’entreprise. De ce fait, elle a une plus grande
signification économique que le chiffre d’affaires notamment pour les entreprises
qui ont des productions stockées ou immobilisées importantes. Toutefois, son

1
Marge commerciale = ventes de marchandises (en l’état) – Coût d’achat des marchandises vendues 8
évaluation est hétérogène puisque la production vendue est comptabilisée au prix
de vente, alors que la production stockée et la production immobilisée sont
évaluées au coût de production.
3. La consommation de l’exercice
Il s’agit de la consommation de biens et de services durant l’exercice. Elle se
compose des achats consommés de matières et de fournitures corrigés des
variations des stocks et des autres charges externes.
Dans les entreprises commerciales, la consommation exclut les achats
revendus de marchandises déjà soustraits pour le calcul de la marge brute et ne
comprend que les autres consommations de biens et services (fournitures et
services extérieurs, locations, assurances, etc.)
4. La valeur ajoutée
La valeur ajoutée représente la véritable production de l’entreprise et sa
contribution à la production nationale. Elle se calcule comme suit :
Valeur Ajoutée = Marge Brute + Production – Consommation

La VA renseigne sur la dimension de l’entreprise. Prenons, par exemple, deux


entreprises A et B qui réalisent le même chiffre d’affaires et dégagent
respectivement une valeur ajoutée de 20 000 000 et 30 000 000.
Même si le chiffre d’affaires est le même l’entreprise B est la plus « importante »
économiquement car elle dégage une valeur ajoutée plus élevée que l’entreprise
A. Cette VA sera consacrée à des « emplois » plus élevés en salaires et charges
sociales, en impôts, en intérêts, en amortissements et bénéfices.
En outre, la valeur ajoutée montre le degré d’intégration de l’entreprise en
utilisant le ratio VA/Production qui traduit une forte intégration lorsqu’il est
proche de 1.

9
Exemple :

Ratio Entreprise A Entreprise B Moyenne du secteur

V.A / Production 0,65 0,52 0,70

L’entreprise A est nettement plus intégrée que l’entreprise B


Pour une production de 100 :
A consomme en biens et services 35 (100 - 65)
B consomme en biens et services 48 (100 - 52)
La consommation moyenne du secteur est de 30 (100 - 70)

Un tel écart traduit probablement une différence de structure car il est certain
que B ne paie pas à 48 ce que les autres paient à 30 ou 35.

Cette différence de structure, résultant souvent de choix stratégiques de la firme


ou de la conception de son outil de production, expliquera dans beaucoup de cas
le niveau de ses performances économiques et financières.

Le ratio valeur ajoutée / Production est l’un des premiers indicateurs à calculer
dans l’analyse financière de l’entreprise.

5. Excédent brut d’exploitation


C’est un solde intermédiaire de gestion qui exprime la ressource interne
d’exploitation créée par l’entreprise. Il permet de mesurer les performances
économiques de l'entreprise, indépendamment des conditions de financement
(appel aux capitaux propres ou à l'endettement). Il représente ainsi la véritable
performance économique de l’entreprise avant dotations et charges financières.
Dans le cas où l’excédent brut d’exploitation est négatif, il devient une
insuffisance brute d’exploitation (I.B.E.).

EBE = Valeur Ajoutée - Charges du personnel

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6. Résultat d’exploitation = EBE
+ Autres produits d’exploitation
+ Reprises d’exploitation ; transferts de charges
- Autres charges d’exploitation
- Dotations d’exploitation
7. Résultat Net = Résultat Activité Ordinaire
+ Résultat de l’activité non courante
- Participation des travailleurs
- Impôts sur le résultat

Il indique le bénéfice ou la perte induit(e) par l’ensemble des activités de


l’entreprise à un moment donné. Il sert de base d’évaluation de la rentabilité des
capitaux propres.
8. La Capacité d’autofinancement (CAF)
C’est la ressource de financement générée par l’activité de l’entreprise au cours
de l’exercice avant l’affectation du résultat net. Elle peut être calculée à partir du
résultat net ou à partir de l’excédent brut d’exploitation.

8.1 Calcul de la C.A.F. à partir du résultat net

Au résultat net de l’exercice :


✓ On ajoute toutes les dotations de l’exercice autres que celles relatives aux
actifs et passifs circulants ; il s’agit donc des dotations aux amortissements
et des dotations aux provisions sur actif immobilisé, des dotations aux
provisions durables pour risques et charges et des dotations aux provisions
réglementées ;
✓ On retranche toutes les reprises sur amortissements, sur provisions (autres
que celles relatives aux actifs et passifs circulants y compris la trésorerie) et
les reprises sur subventions d’investissement ;
✓ On élimine le résultat engendré par les cessions d’immobilisations en
retranchant le produit des cessions et en ajoutant la valeur nette

11
d’amortissements des immobilisations cédées ou retirées de l’actif.

8.2 Calcul de la CAF à partir de l’EBE

La capacité d’autofinancement peut être calculée à partir de l’excédent brut


d’exploitation de la manière suivante :

CAF = Excédent brut d’exploitation


+ Autres produits d’exploitation
- Autres charges d’exploitation
+ Transferts de charges d’exploitation
+ Produits financiers (1)
- Charges financières (2)
+ Produits non-courants (3)
- Charges non-courantes (4)
- Participation des salariés
- Impôts sur les résultats
(1) Sauf :
- Reprise sur provisions réglementées ou sur provisions durables
- Reprise sur amortissements ;
(2) Sauf dotations sur actifs immobilisé ou financement permanent
(3) Sauf :
- Produits des cessions d’immobilisations
- Reprises sur subventions d’investissement
- Reprise sur provisions durables ou réglementées
(4) Sauf :
- Valeur nette d’amortissements des immobilisations cédées.

- Dotations sur actif immobilisé ou sur financement permanent.

La capacité d’autofinancement, est un solde essentiel dans la gestion financière


car elle exprime l’aptitude de l’entreprise à générer des ressources en vue de
renouveler ses équipements et de nourrir financièrement sa croissance.

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Remarque
Le calcul de la CAF à partir de l'EBE (méthode soustractive) ne donne pas
forcement la même valeur que la CAF calculée à partir du RN. Toutefois, si on
veut retrouver la même valeur il faut ajouter à la valeur obtenue selon la méthode
soustractive les reprises d'exploitation sur éléments circulants et déduire les
dotations d'exploitation sur éléments circulants.
De manière globale, une capacité d'autofinancement négative indique que
l'entreprise ne génère pas assez de ressources pour couvrir son cycle
d'exploitation.
Pour y remédier, elle devra alors faire appel à des financements externes comme
des emprunts bancaires.
À noter : cela vous permet de distinguer le financement interne et externe d’une
entreprise.
À l’inverse, une capacité d’autofinancement positive signifie qu'une entreprise
génère des bénéfices d'exploitation qu’elle peut convertir en trésorerie, en
investissement ou en paiement de dividendes.
9. L’autofinancement
Il s’agit d’une ressource stable qu’on retrouve au tableau de financement. C’est le
surplus monétaire généré par l’entreprise et conservé durablement pour assurer le
financement de ses activités.
L’autofinancement est obtenu en retranchant de la C.A.F. les distributions ou
retraits de bénéfices opérés durant l’exercice. Il est à préciser qu’il s’agit des
bénéfices de l’exercice précédent ou d’exercices antérieurs à moins qu’il ne
s’agisse, à titre exceptionnel, d’acomptes sur les bénéfices de l’exercice en cours.

Autofinancement = CAF - Dividendes

13
II. Les principaux retraitements des soldes intermédiaires de gestion

• Subventions d'exploitation : les subventions d'exploitation versées en


compensation du prix de vente sont analysées comme un complément au
chiffre d'affaires et sont rajoutées aux ventes pour calculer la valeur ajoutée.
Toutefois, elles ne doivent faire l’objet d’aucun retraitement lorsqu’elles
sont reçues uniquement pour couvrir une partie des charges d’exploitation.
• La Sous-traitance : les frais de sous-traitance doivent être retirés des
charges externes et transférés aux charges de personnel. Mais lorsque les
charges de sous-traitance sont enregistrées dans le compte 611 et aux
comptes 712 comme ventes, elles doivent être retirés de la production de
l'exercice pour obtenir la production propre de l’entreprise
• Le crédit-bail : les redevances du crédit-bail sont comptabilisées dans les
autres charges externes donc dans la consommation de l’exercice ce qui
réduit la VA. Ces redevances remplacent en fait les « dotations aux
amortissements » et les « charges financières »
• Le personnel extérieur : les honoraires du personnel extérieur sont
comptabilisés aussi dans les autres charges externes donc dans la
consommation de l’exercice ce qui réduit la VA. Ces honoraires remplacent
en fait les charges du personnel.

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Applications
Le CPC de l’entreprise RAMISSOU présente les éléments suivants (F CFA)
Charges Montants
Achats revendus de marchandises 7 000
Achats consommés de matières et fournitures 18 500
Autres charges externes 8 500
Impôts et taxes Charges de 1 750
personnel 13 000
Autres charges d’exploitation 900
Dotations d’exploitation (dont 750 sur éléments circulants) 3 300
Charges financières (dont dotations sur TVP 600) 2 700
Charges non courantes 3 700
Impôts sur les résultats 1 500
Produits Montants
Ventes de marchandises 11 000
Ventes de biens et services produits 47 000
Variation de stocks de produits - 1000
Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même 1 900
Subvention d’exploitation 400
Autres produits d’exploitation 150
Reprises d’exploitation (dont 100 sur éléments circulants) 700
Produits financiers 1 100
Produits non courants (Pas de cession d’immobilisations) 2 800

Dividendes distribués pendant l’exercice 800


Travail demandé :
1. Etablit l’ESG
2. Calcule le taux de la marge brute
3. Cette entreprise est-elle bien intégrée ?
4. Analyse la structure interne de cette entreprise.

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