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Dimensionnement TBPAP

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TABLE DES MATIERES

Dédicace...........................................................................................................................i

Remerciements................................................................................................................ii

Résumé...........................................................................................................................iii

Abstract..........................................................................................................................iv

Sigles et abréviations.....................................................................................................viii

Liste des tableaux............................................................................................................ix

Liste des figures...............................................................................................................xi

Introduction générale......................................................................................................1

I.1. GENERALITES SUR LES TABLES _________________________________________ 11

I.1.1. Historique ________________________________________________________ 11

I.1.2. Typologie _________________________________________________________ 12

I.2. GENERALITES SUR LES BANCS ____________________________________ 12

I.2.1 Historique _________________________________________________________ 13

II.1 Approche intuitive ________________________________________________ 18

II.2 Expression du besoin : « bête à cornes » _________________________________ 18

II.3 Validation du besoin _________________________________________________ 19

II.4 Environnement : « Pieuvre » __________________________________________ 20

II.5 Formulation des fonctions _____________________________________________ 21

II.6 cahier des charges fonctionnel (CDCF) __________________________________ 22

II.7. Diagramme FAST _______________________________________________ 23

III.1. Modélisation de la structure ______________________________________ 28

III.1.1. La géométrie de la structure ________________________________________ 28

III.1.2. Le matériau______________________________________________________ 30

BUREAU D’ETUDE CM 1
III.1.3. Les conditions aux limites __________________________________________ 31

III.1.4. Les actions mécaniques ____________________________________________ 31

III.2. Dimensionnement de la structure __________________________________ 32

III.2.1. Dimensionnement de la table ____________________________________ 33

III.2.1.2. Dimensionnement des pieds de la table ______________________________ 39

III.2.1.3. Dimensionnement des éléments d’assemblage de la table _______________ 41

III.2.2. Dimensionnement de la chaise ______________________________________ 48

III.3. Simulation _____________________________________________________ 64

III.3.1. Représentation en 3D _____________________________________________ 65

III.3.2. Simulation sur SolidWorks simulation _______________________________ 66

IV.2. Evaluation du coût de réalisation _______________________________________ 70


Conclusion générale_________________________________________________72

Bibliographie________________________________________________________73

Annexes____________________________________________________________74

BUREAU D’ETUDE CM 2
DEDICACES

A TOUS CEUX QUI NOUS ONT


SOUTENUS

BUREAU D’ETUDE CM 3
REMERCIEMENTS

Nous tenons à marquer notre gratitude à l’endroit des personnes et personnalité


suivantes :

 Pr. Robert NZENGWA, Doyen de la Faculté de Génie Industriel pour avoir suscité en
nous l’esprit de créativité ; surtout pour ses cours de mécaniques des milieux continues,
élasticité linéaire ou non-linéaire, plaque et coque dont nous commençons à voir une
application concrète ;

 M. NGAYIHI ABBE Claude, Chef de département de la filière Technologie de


Construction Industrielle pour ses conseils et le temps précieux qu’il nous a consacré ;

 Tous les Enseignants de la FGI pour leurs engagements et leurs efforts continus, en
particulier ceux de TCI.

BUREAU D’ETUDE CM 4
RESUME

Notre étude nous montre que les tables bancs pliables existent mais présentent
encore un encombrement très grand en position pliée comme dépliée donc une
solution pratique et adaptée au contexte social des populations est requise : c’est la
conception d’une table banc pliable avec accoudoir, pose pied et casier incorporés
ayant un encombrement de 20*20*80. Le résultat obtenu après le dimensionnement
des différents éléments nous montre que ce produit est facilement transportable,
possède une masse de 15 kg et un encombrement : 20*20*80 ; ce produit est une
solution innovante de notre ère. L’étude financière nous montre que l’investissement
initial pour la réalisation de ce projet s’élève à 492 851 FCFA et le retour sur
investissement aura lieu après les 50 premiers produits vendus à 40 000 FCFA l’unité ;
le projet est rentable lorsque la vente sera supérieure à 50 produits.

Mots clés : Table, banc, dimensionnement, simulation.

BUREAU D’ETUDE CM 5
ABSTRACT

Our study shows that the tables foldable benches exist but still have a very large
footprint in folded position thus unfolded as a practical and adapted to the social
context of the people is required: it is the design of a folding table bench with armrest,
incorporated pose foot locker with a footprint of 20 * 20 * 80. The result obtained after
the sizing of different elements shows that this product is easily transportable, has a
mass of 15 kg and dimensions: 20 * 20 * 80; this product is an innovative solution of
our era. The financial study shows that the initial investment for this project amounts
to 492 851 FCFA and the return on investment will take place after the first 50 products
sold at 40 000 FCFA unity; the project is profitable when sales will exceed 50 products.

Key Word: table, bench, sizing, simulation.

BUREAU D’ETUDE CM 6
SIGLES ET ABREVIATIONS

TBPAP Table Banc Pliable avec Accoudoir,


Casier et Pose pied incorporés
FP Fonction Principale
FC Fonction de Contrainte
CDCF Cahier De Charge Fonctionnel
FAST Function Analysis System Technic
Fo Non Flexible
F1 Moyennement Flexible
E Module D’Young
G Module de Coulomb
ν Coefficient de Poisson
ρ Masse Volumique
Re ou σe Résistance élastique à la traction
Reg ou τe Résistance élastique au glissement
F Force ponctuelle
M Moment ponctuel
Q Charge repartie
ε Surface de la mi- épaisseur
σ Contrainte Normale à la surface
PET Polyéthylène
W Flèche ou Déplacement transversal
T Effort Tranchant
R Réaction sur le bord appuyé
σ max Contrainte Normale Maximale
α Coefficient de Sécurité
w Dégré de mobilité
N Nombre de nœud
τ moy Contrainte moyenne de cisaillement
dN Diamètre nominal de la vis

BUREAU D’ETUDE CM 7
LISTE DES TABLEAUX

Tableau Intitulé Page


Tab. II.1 CDFC 23
Tab. III.1 Conditions aux limites 31
générales
Tab. III.2 Choix du matériau pour le 33
plateau
Tab. III.3 Choix du matériau pour 39
les pieds de la tables
Tab. III.4 Choix de l’élément 41
d’assemblage entre le pied
de la table et le pied de la
chaise
Tab. III.5 Choix de l’élément 42
d’assemblage pour les
autres liaisons pivots
Tab. III.6 Caractéristique de l’IPN 56
80
Tab. IV.1 Evaluation du coût du 69
matériel
Tab. IV.2 Evaluation du coût de 70
réalisation

BUREAU D’ETUDE CM 8
LISTE DES FIGURES

Figure Intitulé Page


Fig. I.1 Photo Table de séjour 11
Colbert de style
Fig. I.2 Photo d’un ployant en x, 13
bois sculpté et doré
Fig. I.3 Klimos avec repose pied, 14
une forme en courbe
Fig. I.4 Fauteuil en bois massif 14
sculpté, siège et dossier
garnis de tissu, bras en
courbe, époque Henri IV
Fig. I.5 Red and Blue chair(1917) 16
Fig. I.6 Chaise Wassili(1926) 16
Fig. I.7 Alvar Aalto(1931-1932) 16
Fig. I.8 Charles et Ray Eames 17
(1945-1946), chaise « LCW
»,
Fig. II.1 Diagramme bête à 18
cornes(Table)
Fig. II.2 Diagramme bête à 19
cornes(Banc)
Fig. II.3 Diagramme 20
pieuvre(Table)
Fig. II.4 Diagramme 21
pieuvre(Banc)
Fig. II.5 Diagramme FAST 27
Fig. III.1 Représentation d’une 29
poutre
Fig. III.2 Représentation d’une 29
coque

BUREAU D’ETUDE CM 9
0

Fig. III.3 Représentation des 31


actions mécaniques
Fig. III.4 Modélisation de la table 34
Fig. III.5 Tige d’assemblage 42
Fig. III.6 Vis de fixation sollicitée 45
au cisaillement
Fig. III.7 Profil du filetage ISO 47
Fig. III.8 Schéma du siège 49
Fig. III.9 Modélisation de 54
l’accoudoir
Fig. III.10 Mécanisme à quatre 57
barres
Fig. III.11 Modélisation du dossier 60
Fig. III.12 Modèle 3D du Produit 65
Fig. III.13 Modèle maillé de la table 66

BUREAU D’ETUDE CM 10
1

CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTERATURE

I.1. GENERALITES SUR LES TABLES

La table est un type de meuble, initialement (attesté en 1694) composé d'une surface plane
et horizontale (des planches de bois assemblées) destinée à être posée sur un ou plusieurs pieds,
tréteaux ou supports. Dans la culture occidentale, entre autres usages, elle peut être utilisée pour
les repas.

I.1.1. Historique

La table du repas s'entend depuis la fin du Moyen Âge comme l'ensemble de ce « dessus de
table » souvent simple planche, et de son piétement qui lui est indispensable (tréteaux en bois
de fabrication sommaire ou richement ornés). « Mettre ou dresser la table » est une expression
à prendre au sens littéral et l'installation auprès des meubles lourds (coffre, armoire) disparait
le repas terminé car l'usage des pièces est indifférencié.

Les jours de banquets au Moyen Âge, la table d'honneur (le deis) constituée d'une simple
planche de bois sur tréteaux , dressée sur une estrade (en usage du XIIe au XVIe siècle), se tenait
au fond de la grande salle d'apparat du château (aula) : les convives se répartissaient dos à la
cheminée, pouvant ainsi admirer la vaissellerie exposée sur le dressoir et assister aux
divertissements (opérette de bouffons, jongleurs, ménestrels). Cette disposition facilitait aussi
le service des plats à table qui se faisait par devant. Une nappe, brodée ou damassée, couvrait
le plateau de la table.

La Renaissance fait naître un véritable meuble, « la table occidentale », destiné à remplacer


le plateau « volant » et ses tréteaux par la voie de la sédentarisation plus forte des occupants
dans leur lieu d'habitation car les meubles précédents sont mobiles (étymologie du mot « meuble
») et déplacés au cours des voyages. À cette table fixe sont associées des sièges (bancs à dossier,
puis à baldaquins ou podiums pour orner la pièce).

À l'apparition de la salle à manger au XVIIIe siècle, le mobilier devient plus important mais
la table reste démontable pour que la salle à manger puisse redevenir une galerie. Dans les
milieux les plus modestes apparaissent paradoxalement les tables d’ébénisterie. Avec la
production en masse industrielle, elle s'uniformise au XXe siècle.

Fig. I.1 : photo Table de séjour


Colbert de style

BUREAU D’ETUDE CM 11
2

I.1.2. Typologie

 Les tables se distinguent par leur forme :

Table carrées (de café, de jeu : équivalence des positions), tables (très) allongées (de
repas, de noces, prééminence de l'hôte), tables ovales, tables rondes (équivalence de tous) …

 Les tables se distinguent et sont conçues en fonction de la manière de s'y tenir, assis sur
une chaise, allongé sur un divan ou accroupi sur des coussins ou banquettes basses, …
ou/et de leur fonction principale (forme et fonction liés univoquement dans chaque style,
formant des modèles de meubles).

 table de salon, de salle à manger, de cuisine, de réunion, de café, de restaurant, de


terrasse, de travail, de jeu, de billard, de ping-pong, de jardin…

 Les tables destinées au travail se distinguent en général par un nom et des accessoires
spécifiques :

table de travail, étal du boucher, table de montage (du graphiste), table à dessin
(de l'architecte), table ou bureau de l'écrivain, table de dissection, table d'opération ou
billard…

 Les tables de l'ameublement des habitations reçoivent parfois des noms précis selon
leurs usages (la table de repas n'a pas de synonymes), en particulier dans l'intérieur
bourgeois européen :
o Un guéridon est une petite table à pied unique.
o Une table de chevet (ou table de nuit)
o Une table basse (ou table de salon)
o une desserte (meuble) ou table servante : petite table à roulettes destinée à
transporter et à servir les plats à table.
o Selon le gastronome suisse Thomas Zorn, la table parfaite est une table ronde,
d'un diamètre de 1,60 m, en bois de merisier, avec quatre à six convives, alors
que le chef japonais, Toyoo Tamamara pense que la table idéale doit être carrée.

I.2. GENERALITES SUR LES BANCS

Le mot chaise vient du latin cathedra signifiant siège, banc, chaire de


professeur et trône. Chaise résulterait de la transformation du « r » de chaire en sifflante « s ».
La chaire désignera le siège d’un personnage important et la chaise sera attribuée à un siège
d’usage courant ordinairement sans bras.

On s’assoit sur une chaise, c’est sa fonction première. L’homme a besoin de s’asseoir
mais, il peut s’asseoir de différentes manières pour se déplacer, se reposer, lire, travailler… La

BUREAU D’ETUDE CM 12
3

multiplicité des expressions sont assez évocatrices là-dessus : chaise à bras, chaise longue,
chaise percée, chaise haute, chaise de bureau, chaise roulante…

Indépendamment de ces pratiques culturelles, le siège soutient toujours le


poids du corps et la pression exercée ainsi sur le bassin amène l’utilisateur à changer de position
toutes les dix à quinze minutes. Cette gêne a sans aucun doute contribué à de nombreuses
recherches de confort (support lombaire, inclinaison, rembourrage…). Et pourtant la chaise
idéale ne semble toujours pas exister !

Ce bref résumé sur la chaise essaie de montrer comment l’essor des genres est
lié à cette insatisfaction de confort et aux pratiques culturelles.

I.2.1 Historique

a) Trônes et tabourets pliants en X, modèles les plus répandus jusqu’au


Moyen Âge

Les sièges les plus anciens ont été découverts dans les tombes
égyptiennes. Ce sont des sièges à dossier à angle droit, aux décors
raffinés dont un des plus beaux exemples est la chaise de la tombe
de Toutankhamon. Il s’agit d’un trône de cérémonie, muni
d’accotoirs et d’un piétement en X. Les trônes symbolisent le rang
social et le pouvoir. Cependant la simple vue montre l’absence
certaine de confort due à un dossier très droit et une assise sans
forme.

A côté de ce luxe éclatant, le tabouret en X, hérité de l’Antiquité, est


largement répandu car il se plie et se déplace aisément. Le trône de
Fig. I.2 : photo d’un Dagobert ou faudesteuil est une conjugaison du trône et du tabouret
ployant en x, bois sculpté et pliant en X. Modifié tardivement par l’ajout des accotoirs et du dossier,
doré c’est le plus ancien siège français parvenu jusqu’à nous.

BUREAU D’ETUDE CM 13
4

b) Une chaise à part, le klismos grec

En Grèce antique, les vases peints et la sculpture nous font


découvrir un nouveau type de chaise : le klismos, présente à côté des
trônes massifs inspirés des modèles d’Egypte. La courbe est son
principe : ses pieds arrières incurvés remontent jusqu’au dossier
arrondi et adapté au corps humain. Il permet ainsi une position plus
naturelle et plus confortable. Fait de bois et non orné, des coussins
et des peaux d’animaux augmentent parfois le confort.
Fig. I.3 Klimos avec
Le klismos entame un renouveau au cours du XIXe siècle
repose pied, une forme en
européen avec la mode du classicisme et les découvertes
courbe
archéologiques. Pour la première fois, une chaise est traitée dans un
souci ergonomique et nous sommes frappés de sa modernité due à la
pureté de ces lignes.

c) Petites innovations et multiplication des genres de la Renaissance au XVIIIe


siècle

Jusqu’au Moyen Age finissant, le trône, le tabouret pliant


et le banc sont quasiment les seuls représentants du siège. Le point
le plus frappant dans l’évolution du style des sièges ne réside pas
tellement dans des innovations majeures mais dans l’abandon
Fig. I.4 : fauteuil en bois massif progressif de la raideur palliée par la diversification des matériaux
sculpté, siège et dossier garnis de tissu, et l’usage des courbes.
bras en courbe, époque Henri IV

BUREAU D’ETUDE CM 14
5

d) L’histoire s’accélère, la chaise entre dans l’ère industrielle

Au XIXe siècle, la chaise a cessé d’être un symbole de pouvoir. La nécessité


est de produire des chaises en masse et à coût réduit. La révolution industrielle a des effets
considérables sur l’esthétique et certaines innovations techniques inhérentes à d’autres
domaines que l’ameublement, vont servir à la chaise. Parmi celles-ci, le rembourrage à ressorts
fut mis au point en 1826 pour atténuer les souffrances du mal de mer dues aux oscillations des
bateaux. Autre innovation qui marque le début d’une ère industrielle : la technique du bois
courbé à la vapeur inventée par Michael Thonet en 1830.

Tous les éléments de bois sont ici structurels. Le style décoratif est donné par
l’épure des lignes qui ont toutes une fonction. La chaise en bois courbé est une des plus
populaires de l’histoire. Aujourd’hui, elle est encore produite et déclinée sous forme plastique.

e) Le design d’aujourd’hui, tous les matériaux sont permis

Le XXe siècle est le siècle des échanges et des bouillonnements d’idées. Les
genres de vie se modifient, la notion du confort abordable pour tous se met en place. Aux côtés
de l’artisanat, des entreprises industrielles prennent en charge la production du mobilier. On ne
parle plus de style mais d’expérimentations ou de propositions. Les designers comme les
architectes dessinent des chaises selon des principes structurels, fonctionnels à partir de
matériaux qu’ils utilisent dans d’autres domaines : tubes métalliques, bois contreplaqué,
plastiques, mousse polyuréthane…

Tout est autorisé car tout semble possible, l’industrie s’étant mise au service de
l’ameublement : revêtements, apparition des visseries, mélange des matériaux et des genres. On
peut citer quelques exemples qui ont marqué ce temps :

BUREAU D’ETUDE CM 15
6

Fig. I.5 : Gerrit Rietvelt (1917),


chaise « Red and Blue chair », approche
radicale pour une chaise peinte comme un
tableau de Mondrian, conçue comme une
machine à s’asseoir, un meuble sculpture.

Fig. I.6 : Marcel Breuer (1926), chaise «


Wassili » en tube d’acier chromé qui révolutionne
les principes traditionnels de construction ;

Fig. I.7 : Alvar Aalto (1931-1932),


chaise « 39° » qui expérimente la flexibilité
du bois de bouleau, il n’y a plus que des
courbes et des contrecourbes ;

BUREAU D’ETUDE CM 16
7

Fig. I.8 : Charles et Ray Eames (1945-


1946), chaise « LCW », dans laquelle on retrouve
la fluidité contrecourbes ;

L’exhaustivité est bien impossible tant les références sont innombrables. Chaque
année de nouveaux modèles sont créés que l’on ne peut évidemment pas hiérarchiser selon
des styles car le style n’existe plus. Cela conduit à penser que la chaise idéale n’existe pas.

BUREAU D’ETUDE CM 17
8

Chapitre II : Analyse fonctionnelle, propositions et choix d’une


solution optimale

II.1 Approche intuitive

 Frontière : encombrement 20*20*80


 Environnement : quel est l’environnement dans lequel le produit sera utilisé ?

Réponses : Restaurant, bureaux, établissements, Domiciles ….

 Nom neutre : TBPAP

II.2 Expression du besoin : « bête à cornes »

II.2.1 Premier sous-système : Table

OBJETS OBJETS

TBPAP

SUPPORTER LES OBJETS

Figure II.1: Diagramme bête à cornes(Table)

BUREAU D’ETUDE CM 18
9

II.2.1 Deuxième sous-système : Banc

HOMMES
HOMMES

TBPAP

PERMETTRE AUX HOMMES


DE S’ASSEOIR

Figure II.2: Diagramme bête à cornes(Chaise)

II.3 Validation du besoin

Pourquoi le besoin existe-t-il (A cause de quoi ?)

R1 : L’homme ne peut s’asseoir sans support

R2 : La santé est primordiale pour l’Homme

Dans quel but ?

Permettre aux hommes de mieux se ressourcer et de travailler de façon aisée.

Risque d’évolution ou de disparition du produit :

Non R1 : l’homme s’assoie sans support (impossible)

Non R2 : la santé n’est pas primordiale pour l’homme (peu probable)

BUREAU D’ETUDE CM 19
0

Conclusion : Besoin validé

II.4 Environnement : « Pieuvre »

II.4.1 Premier sous-système : Table

OBJETS

NORMES ET
OBJETS
LEGISLATIONS

TBPAP

ESTHETIQUE SOURCE
D’ENERGIE

ENVIRONNEMENT

Figure II.3: Diagramme pieuvre(Table) FP : Fonction Principale

FC : Fonction contrainte

BUREAU D’ETUDE CM 20
1

II.4.1 Deuxième sous-système : Banc

HOMMES

NORMES ET
F LEGISLATIONS
HOMMES P

TBPAP ERGONOMIE

ESTHETIQUE F SOURCE
D’ENERGIE
ENVIRONNEMENT

Figure II.4: Diagramme pieuvre(chaise) FP : Fonction Principale

FC : Fonction contrainte

II.5 Formulation des fonctions

FP : Permettre aux Hommes de s’asseoir et de contenir des objets

FC1 : S’adapter à l’environnement

FC2 : Respecter les normes et législations en vigueur lors de la conception et la


réalisation du produit

FC3 : Etre confortable et malléable

FC4 : Utiliser l’énergie mécanique

FC5 : Etre agréable à la vue et au toucher

FC6 : Le prix doit être raisonnable

BUREAU D’ETUDE CM 21
2

II.6 cahier des charges fonctionnel (CDCF)

systèmes Fonctions Critères Niveaux Flexibilité


d’appréciation d’exigences
FP : Supporter Charge maxi 80 daN + ou – 10
les objets daN

FC1 : S’adapter à Niveau du bruit ≤ 12 dB -1 dB


l’environnement
Matériau de la semelle Matière
plastique F1
FC2 :Respecter
TABLE les normes et
législations
FC3 :Etre Couleur Vive F0
agréable à la vue
et au toucher
FC4 : utiliser Force maxi pour plier 10 daN + ou – 5 daN
l’énergie ou déplier
mécanique
FP :Permettre
aux Hommes de Charge maxi 150 daN F0
s’asseoir

FC1 : S’adapter à Niveau du bruit ≤ 12 dB -1 dB


l’environnement
Matériau de la semelle Matière
plastique F1
FC2 :Respecter
les normes et
législations

BUREAU D’ETUDE CM 22
3

FC 5 :Etre
BANC confortable et Masse 10kg < m < 15
malléable kg
FC 3 :Etre
agréable à la vue Couleur Vive F0
et au toucher
FC4 : Utiliser Force maxi pour plier
l’énergie ou déplier 10 daN + ou – 5 daN
mécanique
FC6 :Le prix doit
être raisonnable Prix de vente 40000 FCFA F0
TBPAP FC 5 :Etre Encombrement 20*20*80
confortable et Masse 20kg < m <
malléable 30kg

F0 : Non flexible Tab. II.1 : CDCF

F1 : Moyennement flexible

II.7. Diagramme FAST

Le diagramme FAST (Function Analysis System Technic) est une traduction rigoureuse
de chacune des fonctions de services en fonctions techniques puis de manière matérielle en
solutions constructives. En effet, la compréhension du diagramme FAST se fait en répondant à
la question pourquoi ? (De la droite vers la gauche) comment ? (De la gauche vers la droite) et
quand ? Pour les fonctions situées au même niveau. Les réponses à ces questions permettent de
décomposer en plusieurs niveaux la fonction étudiée. Le dernier niveau fait apparaitre des
fonctions techniques auxquelles on associe des solutions technologiques. Elaborons celui de
notre TBPAP (Table Banc Pliable avec Accoudoir et pose Pieds incorporé).

BUREAU D’ETUDE CM 23
4

Permettre aux Utiliser un Chaise

hommes de s’assoir mécanisme à barres pour pliable avec


supporter les charges accoudoir

FP

Casier

Contenir des Utiliser un espace


objets de stockage

Table

Utiliser le
plastique
Utiliser les matériaux Utiliser un matériau
dégradables et non dégradables recyclable
Utiliser
l’alliage
d’aluminium
Utiliser le bois

S’adapter au plancher Bien Utiliser les semelles


FC1 en plastique ou en
confectionner les
ou au sol semelles caoutchouc

Utiliser une
couche de peinture
S’adapter au climat Utiliser un
revêtement
Utiliser le verni

BUREAU D’ETUDE CM 24
5
Respecter les Appliquer les Appliquer la norme
normes liées à exigences liées à
la conception la norme NF 022

FC2 Respecter les Appliquer Appliquer la norme


normes liées à la les exigences NF 022
réalisation liées à la norme

Ressortir la traçabilité
Etre licite
de la matière première

Etre stable Repartir Utiliser des


et sans danger uniformément les semelles adaptées au
pour l’utilisateur appuis sur le sol plancher

Eviter la Arrondir,
présence des angles chanfreiner les
vifs et des surfaces angles et lisser les
rugueuses surfaces

FC3 Lier les barres Utiliser des Utiliser les


entre elles liaisons démontables boulons

Utiliser les
goupilles

Alliage léger
Utiliser un d’aluminium
Etre léger
matériau léger

Matière
plastique

BUREAU D’ETUDE CM 25
6

Transmettre la Utiliser
Agir sur le
force de l’opérateur au une table
mécanisme de sortie
système

Agir sur le
Utiliser
FC4 mécanisme d’entrée une manivelle

L’opérateur doit Prendre une De


être stable position confortable préférence
courbé

Gris
Avoir une
couleur agréable Texture bois
Etre
agréable à la vue
Marron

Avoir une Rectangulaire


belle forme
FC5

Etre agréable Etre lisse Rugosité


au touché

BUREAU D’ETUDE CM 26
7

Utiliser la Mouler et usiner


technologie locale les pièces

FC6

Conception simple Mécanisme


articulé à barres

Fig. II.5 : Diagramme FAST

BUREAU D’ETUDE CM 27
8

Chapitre III : PRESENTATION DE la METHODOLOGIE DE


DIMENSIONNEMENT

L e but de ce chapitre est de faire la lumière sur la méthodologie de


dimensionnement qui sera utilisée dans la suite de notre travail. Nous pouvons
d’ores et déjà dire que le calcul des structures se fait généralement en trois étapes successives
que sont la modélisation, le dimensionnement proprement dit et la simulation. Ces trois étapes
constituent logiquement la structure de notre chapitre.

III.1. Modélisation de la structure


La modélisation est la première étape à franchir pour pouvoir calculer une structure. Le
but de cette partie est de passer du mécanisme réel et de son fonctionnement aux modèles
mécaniques. Un modèle est une construction théorique qui, sur la base d’analogies, propose une
image simplifiée et opératoire d’une réalité donnée. Un modèle mécanique comprend des
éléments essentiels que sont :

La géométrie de la structure étudiée : c’est elle qui oriente vers la théorie utilisée pour
le dimensionnement ;

Le matériau : il renseigne sur les caractéristiques intrinsèques et extrinsèques de la


structure ;

Les conditions aux limites qui rendent compte des liaisons entre la structure et le milieu
extérieur ;

Les actions mécaniques qui sont les « forces » extérieures appliquées à la structure ;

III.1.1. La géométrie de la structure

Comme nous l’avons dit plus haut, c’est la géométrie de la structure qui oriente vers la
théorie utilisée pour le dimensionnement. En mécanique des structures, les principaux modèles
mécaniques sont les barres, les poutres, les plaques et les coques.

BUREAU D’ETUDE CM 28
9

le système que nous allons dimensionner est un assemblage de plaque, de coque et de


poutre. Nous allons donc utiliser la théorie des poutres pour dimensionner les pieds de la table
et de la chaise, et enfin la théorie des coques pour dimensionner le siège, le dossier et la
chaise.

Rappelons qu’une poutre est un solide pour lequel :

Il existe une ligne moyenne, continue, passant par les barycentres des sections du
solide ; une poutre est schématisée par sa ligne moyenne ;

La longueur L est très grande devant le diamètre D ;

Il n’y a pas de brusque variation de section (trous, épaulements) ;

Le solide admet un seul et même plan de symétrie pour les charges et la géométrie.

Fig. III.1 : Représentation d’une poutre


Rappelons qu’une coque est un solide délimité par deux surfaces proches et
approximativement parallèles. Elle est soit fermée sur elle-même, soit délimitée en
outre par une surface périphérique (le bord) qui joint les deux surfaces principales. Si,
au repos, les faces sont planes, on parle de plaque plutôt que de coque.

Fig. III.2 : Représentation d’une coque

BUREAU D’ETUDE CM 29
0

III.1.2. Le matériau

La connaissance du matériau renvoie à son comportement mécanique, en d’autres termes


à ses caractéristiques mécaniques. Ces caractéristiques sont déterminées par des essais
mécaniques sur le matériau et sont de deux types :

Les caractéristiques intrinsèques

Les caractéristiques extrinsèques

III.1.2.1. Caractéristiques intrinsèques


Les caractéristiques intrinsèques d’un matériau sont celles qui ne dépendent que de sa
structure interne. Celles qui nous intéressent pour notre étude sont :

Le module d’élasticité longitudinal ou module d’Young E qui caractérise la raideur


du matériau dans le sens longitudinal ;

Le module d’élasticité transversal ou module de Coulomb G ;

Le coefficient de Poisson et la masse volumique 

Les trois grandeurs (E, G, et ) sont liées par l’expression :

E
G
2 1   

III.1.2.2. Caractéristiques extrinsèques


Les caractéristiques extrinsèques dépendent des actions extérieures comme par exemple
les forces appliquées. Les caractéristiques extrinsèques qui nous seront utiles sont :

La résistance élastique à la traction R e ou  e qui est la force par unité de surface


qui provoque une déformation permanente du matériau ;

La résistance élastique au glissement R e g ou e .

BUREAU D’ETUDE CM 30
1

III.1.3. Les conditions aux limites

Il s’agit des liaisons entre la structure et le milieu extérieur. Les types de conditions aux
limites permettent de mettre en évidence les efforts de liaison.

Conditions aux Représentation Déplacement Efforts de


Rotation
limites symbolique transversal liaison
Encastrement non Non F, M

Appui simple non Oui F


Articulation non Oui F (direction
quelconque)
Guidage oui Non M
Extrémité libre oui Oui aucun

Tab III.1 : Conditions aux limites générales

III.1.4. Les actions mécaniques

Les actions mécaniques représentent les sollicitations extérieures sur la structure. Elles
sont de deux types : les forces et les moments. On les appelle aussi forces généralisées. Les
actions mécaniques sont ponctuelles ou réparties.

Fig. III.3: Représentation des actions mécaniques

Tous les aspects entrant dans la modélisation d’une structure ont été définis : géométrie,
matériau, conditions aux limites et actions mécaniques. Le modèle mécanique théorique étant
obtenu, nous devons à présent procéder au dimensionnement.

BUREAU D’ETUDE CM 31
2

III.2. Dimensionnement de la structure

Pour bien mener notre dimensionnement nous présenterons la structure de notre


travail partant des hypothèses que nous nous serons fixés jusqu’aux dessins et
simulation de notre système. Par la suite, nous démontrerons que les hypothèses telles
que énoncées sont valides. Toutefois, les calculs se sont fait avec une certaine
majoration pour augmenter la sécurité du système. L’organigramme de notre travail
est présenté tel que ci-dessous :

DIMENSIONNEMENT DE LA TABLE

DIMENSIONNEMENT DES PIEDS DE LA


TABLE

DIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS


D’ASSEMBLAGE DE LA TABLE

DIMENSIONNEMENT DU SIEGE

DIMENSIONNEMENT DE L’ACCOUDOIR

DIMENSIONNEMENT DU
MECANISME A QUATRE BARRES

DIMENSIONNEMENT DU DOSSIER

DESSIN DU SYSTEME 3D

SIMULATION

FIN DU DIMENSIONNEMENT

BUREAU D’ETUDE CM 32
3

III.2.1. Dimensionnement de la table

Cette partie consiste à dimensionner la table ainsi que ses pieds. Pour ce fait nous
modélisons dans la suite la table comme une plaque rectangulaire avec bord simplement appuyé
aux quatre extrémités et les pieds comme des poutres.

La théorie des plaques (coque dont la courbure est nulle) étudie les conditions
d’équilibre des plaques afin que ces derniers supportent les chargements auxquels elles sont
soumises dans les meilleures conditions de sécurité, d’économie et d’esthétique.
Cependant, la théorie des plaques est valable sous certaines hypothèses qu’il est
nécessaire de préciser :

Les Lignes droites normales au plan mi- épaisseur demeurent droites après
chargement (flexion des poutres) ;

La plaque est homogène c'est-à-dire qu’en chacun de ses points elle possède la
même constitution et la même structure ;

La plaque est isotrope : elle possède les mêmes propriétés mécaniques quelque soit
la direction ;

Les dimensions de la plaque sont grandes par rapport à l’épaisseur :

a/e ≥10 et b/e≥ 10 ;

Les déplacements sont suivant l’épaisseur uniquement ;

La Surface à la mi- épaisseur est un plan neutre : 𝜀𝑋 = 𝜀𝑌 = 𝛾𝑋𝑌 =0

La contrainte normale à la surface de la mi- épaisseur est négligeable 𝜎𝑍 ≈0 ;

BUREAU D’ETUDE CM 33
4

III.2.1.1. Plaque rectangulaire sur appuis simple(plateau)

Choix du matériau pour le plateau (table)

Matériaux Bois(Balsa) Matière plastique Alliage léger


Critères (PET) (d’aluminium)
Légèreté (poids) (1+2+2) *2 (4+4+3) *2 (4+3+4) *2
Résistance (2+2+3) *3 (3+4+2) *3 (3+4+4) *3
Productivité (4+5+4) *3 (2+3+2) *3 (3+2+3) *3
Coût (3+4+2) *3 (2+3+3) *3 (4+4+4) *3
Accessibilité (4+4+4) *3 (2+1+3) *3 (1+2+1) *3
Total 133 123 127

Tab. III.2 : Choix du matériau pour le plateau


Conclusion : Le type choisi est le bois de variété Balsa.

Caractéristiques du matériau et du chargement

Type : Bois
Variété : Balsa
Module d’élasticité : 3000 MPA
Coefficient de poisson : 0,29
Limite d’élasticité : 20 MPA
Densité surfacique de charge : 6250 Pa (On prendra une charge maximale de
200 Kg).

Modélisation

Fig. III.4 : Modélisation de la table

BUREAU D’ETUDE CM 34
5

Interprétation

Soit la plaque rectangulaire de côtés a et b selon y et x respectivement.

Par la suite posons x=𝑥2 et y=𝑥1 ; elle est soumise à une charge répartie

𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
q=q0 sin ( ). Sin ( ) avec q0 représente l’intensité de la charge au centre de la
𝑎 𝑏
plaque.

a. Déterminons l’équation d’équilibre de la plaque


𝑞
W, 1111 + 2W, 1122 + W, 2222 = 𝐷 (1)

b. Conditions aux limites pour des bords simplement appuyés. Dans ce cadre,
les conditions aux limites s’écrivent :
𝐖 = 𝟎 ; 𝐌𝟏 = 𝟎 pour xa = 0 et xb = a
{
𝐖 = 𝟎 ; 𝐌𝟐 = 𝟎 pour x = 0 et x = b

Or (lois de comportement des plaques de Kirchhoff)

M1 = −D (W,11 + νW,22) et M2 = −D (νW,11 + W,22)

Ainsi : W = 0 W, 11 = 0 pour x1 = 0 et x1 = a et W = 0 W, 22 = 0 pour x2 = 0 et x2 = b

c. Forme générale de la solution.


On constate que toutes les conditions aux limites sont satisfaites si l’on exprime les
flèches par :

𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
W = C sin ( ). Sin ( ) (2)
𝑎 𝑏

d. Déterminons la constante C
1 1 𝑞
En remplaçant (2) dans (1), on obtient : 𝜋 4 (𝑎2 + 𝑏2 )2 C= 𝐷0

e. Ecrivons l’équation de la surface fléchie :


On conclut que la surface fléchie, satisfaisant à (1) et aux conditions aux limites est :

BUREAU D’ETUDE CM 35
6

𝑞0 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
W= 1 1 sin ( ). Sin ( ) (3)
𝜋 D( 2 + 2 )2
4 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

f. Déduisons les expressions des moments M1, M2 et M12.


A l’aide de l’expression de la flèche (3) on trouve :

𝑞0 1 ν 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
M1 = −D (W, 11 + νW, 22) = 1 1 ( 2+ 2) sin ( ). Sin ( )
𝜋 D( 2 + 2 )2
2 𝑎 𝑏 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

𝑞0 ν 1 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
M2 = −D (νW, 11 + W, 22) = 1 1 ( 2+ 2) sin ( ). Sin ( )
𝜋 D( 2 + 2 )2
2 𝑎 𝑏 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

−q0 (1−ν) πx1 πx2


M12 = −D (1-ν) W, 12 = 1 1 cos ( ). cos ( )
π ( 2 + 2 )2 ab
2 a b
a b

g. Déduisons la flèche maximum et les moments de flexion maximum.


On voit que la flèche et les moments maxi se situent au centre de la plaque.

𝑎 𝑏 𝑞0
Remplaçons x1 par et x2 par , on trouve : Wmax = 1 1 ;
2 2 𝜋4 D( 2 + 2 )2
𝑎 𝑏

𝑞0 1 ν 𝑞0 ν 1
M1max= 1 1 ( 2+ 2) et M2max= 1 1 ( 2+ 2)S
𝜋 ( 2 + 2 )2
2 𝑎 𝑏 𝜋 ( 2 + 2 )2
2 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏 𝑎 𝑏

6250 1 0.29 6250 0,29 1


M1max = 1 1 ( + ) = 69,547 N.m et M2max= 1 1 ( + )=35,016
𝜋2 ( 2 + 2 )2 0.4 2 0.82 𝜋2 ( 2+ 2)2 0,4 2 0,82
0.4 0.8 0,4 0,8

N.m
h. Calculons les efforts tranchants.
Les efforts tranchant sont donnés par les équations d’équilibre :
𝑞0 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
T1 = M1,1 + M12,2 = 1 1 cos ( ). Sin ( )
𝜋a( 2 + 2 ) 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

𝑞0 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
T2 =M12, 1 − M2, 2 = 1 1 sin ( ). Cos ( )
𝜋b( 2 + 2 ) 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

i. Donnons les réactions aux bords appuyés de la plaque.


𝑞0 1 2−𝜐 𝜋𝑥2
Pour le bord x1 = a : R1 = (T1 + M12,2)x1=a = − (𝑎2 + )Sin ( )
1 1 2 𝑏
2 𝑏
𝜋a( 2 + 2)
𝑎 𝑏

BUREAU D’ETUDE CM 36
7

𝑞0 1 2−𝜐 𝜋𝑥1
Pour le bord x2 = b : R2 = (T2 + M12,1)x1=b = − ( 2+ )Sin ( )
1 1 2 𝑏 𝑎2 𝑎
𝜋b( 2 + 2)
𝑎 𝑏

Ainsi, la répartition de la pression suit une loi sinusoïdale, le signe moins indiquant que
les réactions sur la plaque agissent vers le haut. Par symétrie, on conclut que les expressions (h)
et (i) représentent aussi les distributions de pression le long des côtés x1 = 0 et x2 = 0. La
résultante des pressions est :

𝑞0 1 2−𝜐 𝑏 𝜋𝑥 𝑞0 1 2 −4𝑞𝜐0 𝑏 𝜋𝑥1


−2 (
1 2 𝑎2
+ 2 ) ∫0 Sin ( 𝑏 2)𝑑𝑥2 −2 2 ( 2 + = − 2𝜋2 )𝑎𝑏−====
∫ Sin ( )𝑑𝑥1
1
𝜋a( 2+ 2) 𝑏 1 1
𝜋b( 2+ 2 ) 𝑏 𝑎 0 𝑎
𝑎 𝑏 𝑎 𝑏
8𝑞0 (1−𝜐)
=
1 1 2
𝜋 2 𝑎𝑏( 2+ 2 )
𝑎 𝑏

j. Comparons à la charge totale appliquée :

On remarque que :
4𝑞0 𝑎 𝑏 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
𝑎𝑏 = ∫0 ∫0 𝑞0 Sin ( ) Sin ( ) 𝑑𝑥1 𝑑𝑥2
𝜋2 𝑎 𝑏

On conclut que la somme des réactions réparties est plus grande que la charge totale
appliquée sur la plaque.

k. Déduisons les réactions concentrées aux coins. Ces quatre réactions sont
équivalentes (symétrique) et leur valeur est :

2𝑞0 (1−𝜐)
R=
1 1 2
=−2 (M12) x1=a, x2=b A.N R=46,04 N
𝜋2 ab( 2+ 2 )
𝑎 𝑏

III.[Link]. Critères de résistance

La contrainte maximale dans une pièce ne devra jamais atteindre la limite d’élasticité,
faute de quoi la pièce risque de prendre des déformations permanentes et de ne plus pouvoir
remplir sa fonction. On se fixera cette limite en affectant un coefficient de sécurité pour être
sûr de ne pas l’atteindre.

BUREAU D’ETUDE CM 37
8

En fait, le coefficient de sécurité tient compte des incertitudes sur les hypothèses
d’étude : qualité du matériau, dimensions réelles des pièces, valeur réelle des charges, défauts
d’assemblage, etc. C’est l’expérience qui permet de fixer ce coefficient que nous noterons  (
  1 ). Dans notre étude nous prendrons  = 4.
Pour les sollicitations simples, le critère de résistance s’écrit :

e Reg
 max  ou  max 
 

Dans notre étude, on utilisera la condition suivante :

𝜎𝑒 𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥 𝑒 𝜎𝑒
𝜎𝑚𝑎𝑥 ≤ => 𝑏∗𝑒3
* ≤
𝛼 2 𝛼
12

6∗𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥 𝜎𝑒
=> ≤
𝑏∗𝑒 2 𝛼

6∗𝛼∗𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥
=> √ ≤e
𝑏∗𝜎𝑒

6∗𝛼∗𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥
√ ≤e
𝑏∗𝜎𝑒

6∗4∗69,547
A.N : √0,8∗20∗106 ≤ e => 0,0102 ≤ e

Nous prendrons e=0,015 m soit e=15 mm (La pondération de l’épaisseur permet


d’augmenter la durée de vie de notre système et de diminuer la probabilité d’apparition d’une
fissure sur le plateau de la table).

BUREAU D’ETUDE CM 38
9

III.2.1.2. Dimensionnement des pieds de la table

Choix du matériau pour les pieds de la table

Matériaux Bois(Balsa) Matière plastique Alliage léger


Critères (PET) (d’aluminium)
Légèreté (poids) (1+2+2) *2 (4+4+3) *2 (4+3+4) *2
Résistance (2+2+3) *3 (3+4+2) *3 (3+4+4) *3
Productivité (4+5+4) *3 (2+3+2) *3 (3+2+3) *3
Coût (3+4+3) *3 (2+3+3) *3 (4+4+4) *3
Accessibilité (4+4+4) *3 (2+1+3) *3 (1+2+1) *3
Total 134 123 127

Tab. III.3 : Choix du matériau pour les pieds de la table

Conclusion : Le type choisi est le bois(Balsa) car bien accessible

Caractéristiques du matériau et du chargement

Type : Bois
Variété : Balsa
Module d’élasticité : 3000 MPA
Coefficient de poisson : 0,29
Limite d’élasticité : 20 MPA

Modélisation

BUREAU D’ETUDE CM 39
0

Groupe d’Assour

Un groupe d’Assour est une chaine cinématique statiquement déterminée, telle que :
w=3(n-1) - 2𝑃1 -2𝑃2 =0 ; avec :

w : degré de mobilité

n : nombre de nœuds

𝑃1 : nombre de paires inférieures

𝑃2 : nombre de paires supérieures

(2)
(1)

On utilisera le principe fondamental de la statique dont l’énoncé est le suivant :

« Considérons un solide soumis à un ensemble de forces extérieures F1 , F2 ,..., Fn , et

considérons un point A quelconque de l'espace. Alors, le solide est en équilibre si la somme des
forces est nulle et si la somme des moments des forces par rapport à A est nulle. »
n

F  0
i 1
i

 M F   0
n
A i
i 1

On sait que :
𝐸⃗1/4 = −𝐸⃗4/1
{
𝐸⃗3/2 = −𝐸⃗2/3

En appliquant le PFS on obtient :

BUREAU D’ETUDE CM 40
1

√2 √2
− 𝐸 + 𝐸3/2 = 0 𝐸4/1 = 𝐸3/2
2 4/1 2
{ => {
√2 √2
𝐸 + 2 𝐸3/2 − 2𝑅 = 0 𝐸4/1 + 𝐸3/2 = 2√2𝑅
2 4/1

=> 𝐸4/1 = 𝐸3/2 = √2𝑅

Par ailleurs,

√2 √2 √2
𝐸1/4 − 𝐸 + 𝐵𝑌 = 0 𝐵𝑍 = (𝐸2/3 + 𝐸1/4 ) − 𝐴𝑍
2 2 2/3 2
𝐵𝐸
√2 √2
− 2 𝐸1/4 − 2 𝐸2/3 + 𝐵𝑍 + 𝑍𝐴 = 0 => 𝐴𝑍 = − 𝐴𝐵 𝐸2/3
√2
{ −𝐴𝑍 ∗ 𝐴𝐵 − 𝐸2/3 ∗ 𝐵𝐸 = 0 { 𝐵𝑌 = (𝐸2/3 − 𝐸1/4 )
2

𝐸1/4 = 𝐸2/3 = −65,11 N


𝐵𝑌 =0N
=> 𝐸4/1 = 𝐸3/2 = 65,11 N
𝐵𝑍 = −40,69375 N
{ 𝐴𝑍 = 40,69375 N

III.2.1.3. Dimensionnement des éléments d’assemblage de la table

Les éléments d’assemblage sont retrouvés à plusieurs endroits sur la table. Pour ce faire
nous utiliserons dans un premier temps, des tiges au niveau du plateau et la jonction des deux
barres obliques et dans un deuxième temps nous utiliserons un tableau multicritère (outil d’aide
à la décision) pour le choix des autres éléments avant d’effectuer un dimensionnement des
éléments retenus.

III.[Link]. Choix des éléments d’assemblages


1er cas : liaison pivot entre le pied de la table et le pied de la chaise

Éléments Boulons Goupille Rivet


Critères
Remplacement (4+5+4) *2 (1+1+1) *2 (4+ 3+3) *2
Coût (3+4+3) *3 (3+4+3) *3 (4+4+4) *3
Accessibilité (1+3+3) *3 (4+4+4) *3 (4+3+4) *3
Total 90 75 89

Tab. III.4 : Choix de l’élément d’assemblage entre le pied de la table et le pied de la chaise

BUREAU D’ETUDE CM 41
2

Conclusion : Le type d’éléments d’assemblage choisi est le boulon.

2e cas : autre liaison pivot

Éléments Boulons Vis Rivet


Critères
Remplacement (3+ 3+4) *2 (5+5+5) *2 (4+ 3+3) *2
Coût (3+4+3) *3 (3+4+3) *3 (4+4+4) *3
Accessibilité (1+3+3) *3 (4+4+4) *3 (4+3+4) *3
Total 84 99 89

Tab. III.5 : Choix de l’élément d’assemblage pour les autres liaisons pivots

Conclusion : Le type d’éléments d’assemblage choisi pour les autres liaisons est une vis.

III.[Link]. Dimensionnement des tiges d’assemblage

La tige d’assemblage des liaisons est soumise au cisaillement et elle sera faite en bois.
C’est un matériau particulier et complexe à dimensionner. La structure du matériau est
constituée de fibres qui offrent une résistance différente selon la nature des sollicitations. La
résistance sera maximale perpendiculaire aux fibres et minimale parallèlement à ces dernières.

Bonne résistance
perpendiculairement aux fibres

Faible résistance
parallèlement aux fibres
Fig. III.5 : Tige d’assemblage

BUREAU D’ETUDE CM 42
3

Schéma cinématique de la table

Modélisation de la tige et détermination du diamètre

1er cas : tige entre D et C

D C

𝑅𝑒
Condition de résistance : 𝜎𝑚𝑎𝑥 ≤
𝛼
𝑅 𝑅𝑒 𝑅 𝑅𝑒
≤ => 𝛱∗𝑑2

𝑆 𝛼 𝛼
4

4∗𝑅 𝑑2
=> ≤
𝛱∗𝑅𝑒 𝛼

4∗𝑅∗𝛼
=> √ 𝛱∗𝑅 ≤ d
𝑒

BUREAU D’ETUDE CM 43
4

4∗46,04∗4
A.N : √ ≤d => 3,42 mm ≤ d
𝛱∗20∗106

Comme nous l’avons dit plus haut, le dimensionnement du bois est complexe car il fait appel à
un nombre conséquent de formules et de règles dont le but est de prendre en compte les éléments
suivant :

 L’orientation de la sollicitation par rapport aux fibres ;


 Les défauts du bois ;
 La répartition non homogène des contraintes
Pour pallier à ces problèmes, nous choisissons un diamètre qui est largement supérieure à la
valeur minimale, soit d=15 mm

2e cas : tige au niveau de E

𝑅𝑒
Condition de résistance : 𝜎𝑚𝑎𝑥 ≤
𝛼

𝐸1/4 𝑅𝑒 𝐸1/4 𝑅𝑒
≤ => 𝛱∗𝑑2

𝑆 𝛼 𝛼
4

BUREAU D’ETUDE CM 44
5

4∗𝐸1/4 𝑑2
=> ≤
𝛱∗𝑅𝑒 𝛼

4∗𝐸1/4 ∗𝛼
=> √ ≤d
𝛱∗𝑅𝑒

4∗65,11∗4
A.N : √ ≤d => 4,1 mm ≤ d
𝛱∗20∗106

Pour les mêmes raisons que précédemment nous prenons, d= 15 mm

Vis de fixation du plateau

Pour fixer notre plateau sur les tiges,nous utiliserons les vis à tête hexagonale dont nous
avons l’obligation de les dimensionner. En effet,notre plateau sera fixé grâce à quatre à vis tête
hexagnale.

Fig. III.6 : Vis de fixation sollicitée au cisaillement


Figure 0-1: Vis de fixation sollicitée au cisaillement

Pour le calcul, nous allons considérer l’effort axial dû au chargement R, Cet effort agit
perpendiculairement à l’axe des vis de fixation d’où ces vis sont sollicitées au cisaillement.

En considérant le noyau de la vis comme un cylindre imaginaire de diamètre do,


tangent à la base des filets pour un filetage triangulaire Iso, 𝑑𝑜 = 𝑑 − 1,23𝑃

Pour chaque vis, la surface cisaillée circulaire subit un effort

𝐹 𝐹: 𝑒𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑎𝑥𝑖𝑎𝑙
Tranchant donné par : T= 𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 {
𝑛: 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑖𝑠

BUREAU D’ETUDE CM 45
6

La contrainte moyenne de cisaillement sur la section est donnée par


T 4F
 m oy  
S  do2

La section étant circulaire, la contrainte maximale est donnée par :


 max  Kt moy
4𝐹𝐾𝑡 0,8𝑅𝑒 4𝐹𝐾𝑡 𝑠
La condition de résistance 𝜏𝑚𝑎𝑥 ≤ 𝑅𝑃𝑔 ⇒ ≤ ⇒ 𝑑𝑜 ≥ √
𝜋𝑛𝑑𝑜2 𝑠 0,8𝜋𝑛𝑅𝑒

avec s=4, n=8.

Nous prenons une vis de qualité 4.6, ce qui nous permet d’avoir une limite d’élasticité

𝑅𝑒 = 240 𝑀𝑝𝑎 [MEMENTO DE DESSIN INDUSTRIEL TOME 2 P40]

4×2000×2,5×4
D’où 𝑑𝑜 ≥ √0,8×𝜋×8×240×106 =4,07mm, alors il faut prendre 𝑑𝑜 ≥ 4,07𝑚𝑚

Nous prenons une vis CHC de classe 4.6 à tête F/90 M6 désignée par Vis F/90 M6 20-18

Modélisation et dimensionnement des boulons


Les boulons d’assemblage de cette liaison sont soumis à la traction tandis que leurs filets
sont soumis plutôt au cisaillement. Deux phénomènes sont donc à prendre en compte pour le
calcul des boulons :

Le calcul à la traction qui nous conduira à la détermination du diamètre nominal dN

Le calcul à l’arrachement des filets, qui n’est possible que si le diamètre nominal est
connu

Quatre boulons supportent la réaction d’appui 𝐴𝑧 = 𝐵𝑍 = 40,69375 𝑁 dont 2 pour


chacune des liaisons. Du fait des concentrations de contraintes à la base des filets, la condition
F e
de résistance s’écrit   Kt  , avec Kt  2,5 [ ].
nS 

Les boulons choisis ont pour classe de qualité 6.8, de résistance élastique

𝜎𝑒 = 480 MPA [MEMENTO DE DESSIN INDUSTRIEL TOME 2 P40] ;

BUREAU D’ETUDE CM 46
7

dN d0

Fig. III.7 : Profil du filetage ISO

4F 
Nous obtenons donc Kt  e avec d0  dN  1,23p d’où :
 nd0 
2

𝟒∗𝟒𝟎,𝟔𝟗𝟑𝟕𝟓∗𝟐,𝟓∗𝟒
𝑑0 ≥√ = 0,52 mm
𝜫∗𝟒∗𝟒𝟖𝟎∗𝟏𝟎𝟔

Les vis de diamètre nominal 𝑑𝑁 =6 mm (désignation M6) satisfont la relation ci-


dessus, car 𝑑0 = 6 − 1,23 ∗ 1,75 =3,85 mm

𝑑𝑁 =6 mm

La tenue des vis à l’arrachement des filets est évaluée en calculant la contrainte de
cisaillement des filets pour une section S   d0 h où h =5mm est la hauteur de l’écrou.
[MEMENTO DE DESSIN INDUSTRIEL TOME 2 P58]

𝐹 40,69375
τ = 𝑛∗𝛱∗𝑑 = = 168308,99 𝑃𝐴 = 0,17 𝑀𝑃𝐴
0 ∗ℎ 4∗𝛱∗0,00385∗5∗10−3

𝜏𝑒 0,8∗𝜎𝑒 0,8∗480
= = =96 𝑀𝑃𝐴
𝛼 4 4

Le critère de résistance est largement vérifié.

Conclusion : nous choisissons un boulon ayant la désignation suivante Boulon


H AA L, M6 – 40/18.

BUREAU D’ETUDE CM 47
8

III.2.2. Dimensionnement de la chaise

III.2.2.1. Dimensionnement du siège

Cette partie consiste à déterminer l’épaisseur minimale pour que le siège puisse
résister au poids de l’utilisateur (p=150daN).

Hypothèses de l’étude :

Les Lignes droites normales au plan mi- épaisseur demeurent droites après
chargement (flexion des poutres) ;

La plaque est homogène c'est-à-dire qu’en chacun de ses points elle possède la
même constitution et la même structure ;

La plaque est isotrope : elle possède les mêmes propriétés mécaniques quel que soit la
direction ;

Les dimensions de la plaque sont grandes par rapport à l’épaisseur :

a/e ≥10 et b/e≥ 10 ;

Les déplacements sont suivant l’épaisseur uniquement ;

La Surface à la mi- épaisseur est un plan neutre : 𝜀𝑋 = 𝜀𝑌 = 𝛾𝑋𝑌 =0

La contrainte normale à la surface de la mi- épaisseur est négligeable 𝜎𝑍 ≈0 ;

Bord simplement appuyé sur 4 appuis

𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
Le chargement est réparti sinusoïdal p3 = q0 sin ( ). Sin ( )
𝑎 𝑏

BUREAU D’ETUDE CM 48
9

Données du problème (données prélever sur un modèle existant)

 Poids de l’utilisateur au centre de la plaque : P0 = 150daN ;


 Dimension de la section : a= 363mm ; b=370mm
 Charge engendrée par l’utilisateur sur la section a x b :
𝑝0 1500
q0=axb =363∗370∗10−6 =11168.19 Pa

Matériaux :

-Module d’élasticité E=2960 𝑁/𝑚𝑚2

- Coefficient de Poisson υ= 0.37

- Masse volumique = 1420 kg/𝑚3

-limite élastique=25 MPA

Position du problème

L’objectif est de déterminer les réactions aux appuis et l’épaisseur minimale du PET

Modélisation du problème

Fig. III.8 : Schéma du siège

BUREAU D’ETUDE CM 49
0

D’emblée la section la plus sollicitée sur notre siège est la zone encadrée en rouge.

Un modèle assez proche de la réalité serait le suivant :

a. Déterminons l’équation d’équilibre de la plaque


𝑝3
W, 1111 + 2W, 1122 + W, 2222 = (1)
𝐷

b. Conditions aux limites pour des bords simplement appuyés. Dans ce cadre,
les conditions aux limites s’écrivent :

𝐖 = 𝟎 ; 𝐌𝟏 = 𝟎 pour x1 = 0 et x1 = a
{
𝐖 = 𝟎 ; 𝐌𝟐 = 𝟎 pour x2 = 0 et x2 = b

Or (lois de comportement des plaques de Kirchhoff)

M1 = −D (W,11 + νW,22) et M2 = −D (νW,11 + W,22)

Ainsi : W = 0 ; W, 11 = 0 pour x1 = 0 et x1 = a et W = 0 ; W, 22 = 0 pour x2 = 0 et x2 = b

c. Forme générale de la solution.

On constate que toutes les conditions aux limites sont satisfaites si l’on exprime les
flèches par :
𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
W = C sin ( ). Sin ( ) (2)
𝑎 𝑏

BUREAU D’ETUDE CM 50
1

d. Déterminons la constante C

1 1 𝑞
En remplaçant (2) dans (1), on obtient : 𝜋 4 (𝑎2 + 𝑏2 )2 C= 𝐷0

e. Ecrivons l’équation de la surface fléchie :

On conclut que la surface fléchie, satisfaisant à (1) et aux conditions aux limites est :
𝑞0 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
W= 1 1 sin ( ). Sin ( ) (3)
𝜋 D( 2 + 2 )2
4 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

f. Déduisons les expressions des moments M1, M2 et M12.

A l’aide de l’expression de la flèche (3) on trouve :

𝑞0 1 ν 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
M1 = −D (W, 11 + νW, 22) = 1 1 ( + ) sin ( ). Sin ( )
𝜋 2 ( 2 + 2 )2 𝑎2 𝑏 2 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

𝑞0 ν 1 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
M2 = −D (νW, 11 + W, 22) = 1 1 ( + ) sin ( ). Sin ( )
𝜋 2 ( 2 + 2 )2 𝑎2 𝑏 2 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

−q0 (1−ν) πx1 πx2


M12 = −D (1-ν) W, 12 = 1 1 cos ( ). cos ( )
π ( 2 + 2 )2 ab
2 a b
a b

g. Déduisons la flèche maximum et les moments de flexion maximum.

On voit que la flèche et les moments maxi se situent au centre de la plaque.

𝑎 𝑏 𝑞0
Remplaçons x1 par et x2 par , on trouve : Wmax = 1 1 ;
2 2 𝜋 D( 2 + 2 )2
4
𝑎 𝑏

𝑞0 1 ν 𝑞0 ν 1
M1max= 1 1 (𝑎2 +𝑏2) et M2max= 1 1 (𝑎2 +𝑏2)
𝜋 ( 2 + 2 )2
2 𝜋 ( 2 + 2 )2
2
𝑎 𝑏 𝑎 𝑏

11168.19 1 0.37 11168.19 0.37 1


M1max= 1 1 ( + )=6.904 N.m et M2max= 1 1 ( + )=14.75 N.m
𝜋2 ( + )2 0.3632 0.1252 𝜋2 ( + )2 0.3632 0.1252
0.3632 0.1252 0.3632 0.1252

h. Calculons les efforts tranchants.

Les efforts tranchant sont donnés par les équations d’équilibre :


𝑞0 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
T1 = M1,1 + M12,2 = 1 1 cos ( ). Sin ( )
𝜋a( 2 + 2 ) 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

BUREAU D’ETUDE CM 51
2
𝑞0 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
T2 =M12, 1 − M2, 2 = 1 1 sin ( ). Cos ( )
𝜋b( 2 + 2 ) 𝑎 𝑏
𝑎 𝑏

i. Donnons les réactions aux bords appuyés de la plaque.

𝑞0 1 2−𝜐 𝜋𝑥2
Pour le bord x1 = a : R1 = (T1 + M12,2)x1=a = − 1 1 (𝑎 2 + )Sin ( )
𝜋a( 2 + 2 )2 𝑏2 𝑏
𝑎 𝑏

Pour le bord x2 = b :

𝑞0 1 2−𝜐 𝜋𝑥1
R2 = (T2 + M12,1)x1=b = − 1 1 (𝑏 2 + )Sin ( )
𝜋b( 2 + 2 )2 𝑎2 𝑎
𝑎 𝑏

Ainsi, la répartition de la pression suit une loi sinusoïdale, le signe moins indiquant que
les réactions sur la plaque agissent vers le haut. Par symétrie, on conclut que les expressions (h)
et (i) représentent aussi les distributions de pression le long des côtés x1 = 0 et x2 = 0. La
résultante des pressions est :

2−𝜐 𝑏 𝜋𝑥1 𝑞0 1 2−𝜐 𝑏 𝜋𝑥 𝑞0 1 4𝑞


) ∫ Sin ( )𝑑𝑥1 −2 (𝑎2 + ) ∫0 Sin ( 𝑏 2) 𝑑𝑥2 −2 ( 2 − 𝜋20 𝑎𝑏)
𝑎2 0 𝑎 1 1
2
𝑏
2
1 1
2
𝑏
𝜋a( 2+ 2) 𝜋b( 2+ 2 )
𝑎 𝑏 𝑎 𝑏

8𝑞0 (1−𝜐)
=
1 1 2
𝜋 2 𝑎𝑏( 2+ 2)
𝑎 𝑏

l. Comparons à la charge totale appliquée :

On remarque que :
4𝑞0 𝑎 𝑏 𝜋𝑥1 𝜋𝑥2
𝑎𝑏 = ∫0 ∫0 𝑞0 Sin ( ) Sin ( ) 𝑑𝑥1 𝑑𝑥2
𝜋2 𝑎 𝑏

On conclut que la somme des réactions réparties est plus grande que la charge totale
appliquée sur la plaque.

m. Déduisons les réactions concentrées aux coins. Ces quatre réactions sont
équivalentes (symétrique) et leur valeur est :

2𝑞0 (1−𝜐)
R=
1 1 2
=−2 (M12) x1=a, x2=b A.N R=47.85 N
𝜋2 ab( 2+ 2 )
𝑎 𝑏

BUREAU D’ETUDE CM 52
3

III.[Link]. Critères de résistance

La contrainte maximale dans une pièce ne devra jamais atteindre la limite d’élasticité,
faute de quoi la pièce risque de prendre des déformations permanentes et de ne plus pouvoir
remplir sa fonction. On se fixera cette limite en affectant un coefficient de sécurité pour être
sûr de ne pas l’atteindre.

En fait, le coefficient de sécurité tient compte des incertitudes sur les hypothèses
d’étude : qualité du matériau, dimensions réelles des pièces, valeur réelle des charges, défauts
d’assemblage, etc. C’est l’expérience qui permet de fixer ce coefficient que nous noterons  (
  1 ). Dans notre étude nous prendrons  = 4.
Pour les sollicitations simples, le critère de résistance s’écrit :

e Reg
 max  ou  max 
 
Dans notre étude, on utilisera la condition suivante :

𝜎𝑒 𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥 𝑒 𝜎𝑒
𝜎𝑚𝑎𝑥 ≤ => 𝑏∗𝑒3
* ≤
𝛼 2 𝛼
12

6∗𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥 𝜎𝑒
=> ≤
𝑏∗𝑒 2 𝛼

6∗𝛼∗𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥
=> √ ≤e
𝑏∗𝜎𝑒

6∗𝛼∗𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥
√ ≤e
𝑏∗𝜎𝑒

6∗4∗44
A.N : √ ≤e => 0,018 ≤ e
0.125∗25∗106

Nous prendrons e=0,020 m soit e=20 mm

BUREAU D’ETUDE CM 53
4

III.2.3. Dimensionnement de l’accoudoir

Le dimensionnement des structures a pour but de déterminer leurs dimensions. Dans


notre cas, la longueur est imposée par la fonctionnalité du système, il ne nous reste plus qu’à
calculer la section de la poutre. La charge maximale pouvant être supportée par l’accoudoir
est de 10 kg.

Hypothèses :

H1 : la masse est négligeable

H2 : l’accoudoir est assimilé à une poutre

H3 : la section droite avant déformation, reste droite après déformation

Reprenons la modélisation de la poutre longitudinale

Données : 𝐿0 = 30 𝑚𝑚 ; L=130 mm et q=0.769 N/mm

Modélisation

Fig. III.9 : Modélisation de l’accoudoir

BUREAU D’ETUDE CM 54
5

Détermination des actions de liaison

Le Principe Fondamental de la Statique (PFS) nous donne :

𝑋𝐴 = 0
𝑞𝐿2
𝑌𝐵 =
2𝐿0
𝑞𝐿2
𝑌 = 𝑞𝐿 −
{𝐴 2𝐿0

Evaluation des efforts intérieurs

En isolant un tronçon de poutre et en appliquant le PFS, on a les efforts intérieurs


suivants :

1𝑒𝑟 Tronçon : 0≤X≤𝐿0

0 0
{𝜏𝑐𝑜ℎ }={ 𝑞𝑋 − 𝑌𝐴 0 }
𝑋2
0 𝑌𝐴 𝑋 − 𝑞 2

2𝑒 Tronçon : 𝐿0 ≤X≤L

0 0
{𝜏𝑐𝑜ℎ }={ 𝑞(𝑋 − 𝐿) 0 }
(𝐿−𝑋)2
0 −𝑞 2

Pour X=𝐿0 , |𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥 |= 3845 [Link]

Calcul des contraintes et de la section


Mf
On a une contrainte normale due à la flexion   y
Iz

BUREAU D’ETUDE CM 55
6

Nous ne connaissons pas la section de la poutre (puisque c’est elle que nous recherchons),
nous ne pouvons pas calculer ses caractéristiques géométriques ( Az et I z ). Nous allons tout
d’abord déterminer la section par application du critère de résistance à la seule contrainte
normale.

e
 max 

𝜎𝑒 𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥 𝜎𝑒
𝜎𝑚𝑎𝑥 ≤ => 𝐼 ≤
𝛼 𝛼
𝜐

6∗𝛼∗𝑀𝑓𝑧 𝑚𝑎𝑥 𝐼
=> ≤
𝜎𝑒 𝜐

𝐼
=> 6∗4∗3.845
25∗106

𝜐

𝐼
=> 3.68 c𝑚3 ≤
𝜐

=>la section choisie : IPN 80

Profil H(mm) B(mm) E (mm) Poids(N)


IPN 80 80 42 3.9 6.1

Tab. III.6 : Caractéristiques de l’IPN 80

BUREAU D’ETUDE CM 56
7

III.2.4. Etude statique du mécanisme à quatre barres

Hypothèses

-les masses des barres sont négligées ;

-les barres sont assimilées à des poutres ;

-On néglige les frottements au niveau des articulations

Données du problème

-Efforts en O1 et O2 : F1= F2=R=47,85 N

- Les longueurs des barres : O1 O3=75mm ; O3 O4=92mm ; O4 O2=115mm ;

O1 O2=132mm

Position du problème

L’objectif est de déterminer les efforts dans les barres

Fig. III.10 : Mécanisme à quatre barres

BUREAU D’ETUDE CM 57
8

Déterminons successivement les efforts dans les barres

Etude statique : on rappelle que lorsqu’un solide est soumis sous l’action de deux forces
alors ces deux forces sont opposées, même direction ; même intensité

Siège

F1 = F2

F1 = F3

Dossier inférieur

Accoudoir

F4 = F5

BUREAU D’ETUDE CM 58
9

F4 = F5

Pieds

Ainsi : F1=F2=F3=F4=F5=R=47,85 N

Déterminons l’épaisseur minimale des barres

Données :

-effort dans les barres N=47,85 N ;

-Matériaux : Aluminium EN AW-Al MgSi T6 ; limite élastique σ𝑒 =250 MPa

On constate que les barres sont comprimées :


σ𝑒
Condition de résistance : σ𝑚𝑎𝑥 ≤ 𝑠

𝑁 σ𝑒 𝑁×𝑠
≤ Avec A=e× 𝐿 𝑒𝑡 𝑠 = 4 ⟺ e≥ σ ⟺ e≥ 12 𝑚𝑚 nous prenons
𝐴 𝑠 𝑒 ∗𝑙

e=12mm

BUREAU D’ETUDE CM 59
0

Dimensionnement des rivets au niveau des articulations

Les rivets au niveau des articulations sont soumis au cisaillement.

τ𝑒 𝑇𝑚𝑎𝑥 τ𝑒 𝜋𝑑4
Condition de résistance : τ𝑚𝑎𝑥 ≤ ⟺ ≤ avec A=
𝑠 𝐴 𝑠 4

4∗𝑠∗𝑇𝑚𝑎𝑥
⟺ d≥√ ⟺ d≥0,60mm
𝜋τ𝑒

Nous prenons d=5mm

III.2.5. Dimensionnement du dossier

a) Modélisation du problème

Fig. III.11 : Modélisation du dossier

b) Modèle statique

BUREAU D’ETUDE CM 60
1

c) Données du problème

-L’accoudoir est assimilée à une coque cylindrique mince d’épaisseur e=3mm et de rayon
R=100mm soumise à une charge surfacique qui représente 10%de la charge de l’utilisateur :
1
p=10 p0=15daN=150N

-section moyenne de la coque A=33733,97mm2:

𝑃
-Charge répartie sur la section A est de q=𝐴

Matériaux : PET

-Module d’élasticité E=2960 𝑁/𝑚𝑚2

- Coefficient de Poisson υ= 0.37

- Masse volumique = 1420 kg/𝑚3

-limite élastique=25 Mpa

Position du problème

L’objectif est de déterminer les moments et la déflection minimale de la coque

Hypothèses sur la coque

-Le matériau est homogène, élastique isotrope (E, υ)

- Les dimensions de la plaque sont grandes par rapport à l’épaisseur : a/e ≥10 et b/e≥ 10

-Les déplacements sont suivant l’épaisseur uniquement ;

-La Surface à la mi- épaisseur est un plan neutre : 𝜀𝑋 = 𝜀𝑌 = 𝛾𝑋𝑌 =0

-La contrainte normale à la surface de la mi- épaisseur est négligeable 𝜎𝑍 ≈0 ;

-Bord encastré ;

-Le chargement est réparti uniforme

- Champs de déplacement U= (0,0, w) avec w= w(z)

BUREAU D’ETUDE CM 61
2

Expression de la déflection ou de la flèche : w(z)

Equation d’équilibre :

Le dimensionnement du dossier à proprement parler ferait l’objet d’une série de calculs. Nous
présenterons l’équation d’équilibre en vue de déterminer la déflection w(z) et le reste se fera
avec Robot structural 2014 un produit Autodesk.

Autodesk ® Robot™ Structural Analysis Professional est une application logicielle


collaborative, polyvalente et rapide. Autodesk Robot Structural Analysis Professional est
capable de calculer les modèles les plus complexes grâce à un maillage automatique par
éléments finis, des algorithmes non linéaires, ainsi qu’un jeu complet de codes de conception,
le tout pour des résultats quasiment instantanés. Autodesk Robot Structural Analysis
Professional offre également l’avantage d’un flux de travail collaboratif plus fluide et d’une
remarquable interopérabilité grâce à ses liaisons bidirectionnelles 3D vers les produits
complémentaires Autodesk. L’API ouverte aide à offrir une solution d’analyse évolutive et
adaptée à chaque pays pour des types de structure de bâtiments vastes et complexes.

*L’équilibre se traduit par : 𝛿𝑤𝑑𝑒𝑓 −𝛿𝑤𝑒𝑥𝑡 =0

𝑚𝑒𝑚𝑏𝑟𝑎𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑓𝑙𝑒𝑥𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒
Wdef = 𝑤𝑑𝑒𝑓 +𝑤𝑑𝑒𝑓

𝐸ℎ 𝜌 𝛾 𝐸ℎ3 𝜌 𝛾
=24(1−𝜐2 ) ∫𝑠[(1 − 𝜐)𝑒 𝛼𝛽 𝑒𝛼𝛽 + 𝜐𝑒𝜌 𝑒𝛾 ]ds+24(1−𝜐2 ) ∫𝑠[(1 − 𝜐)𝐾 𝛼𝛽 𝐾𝛼𝛽 + 𝜐𝐾𝜌 𝐾𝛾 ]ds

ℎ3 𝑤2
=Em+Ef avec Em∝ he2 et Ef ∝ 12 × 𝑅2

Avec :

∗ 𝐾𝛼𝛽 :Le tenseur de courbure de deuxième forme est exprimé comme suit :

1
kα   
2
         b   u  b b u3
1
2
  1
  
  
D ' où kα    ,       ,     b b u3  b u ,    u
2

* 𝑒𝛼𝛽 : Le tenseur de déformation membranaire est exprimé comme suit :

 u ,  u ,    Γ  u  b u3
1 
eα 
2

BUREAU D’ETUDE CM 62
3

Wext =

 p( z )w( z )dS   qwRd   qwRd   m(0)w Rd   m(l )w Rd


' '

s z 0 z l z 0 z l

Sur le bord encastré nous avons les moments de flexion m et effort tranchant q.

condition aux limites sur le bord encastré : w=0 ;𝑤 ′ =0 ; u=v=0


Déformée :

Déplacement

BUREAU D’ETUDE CM 63
4

On constate que le déplacement maximal est de umax=|−0,046566663|=0,046566663𝑚𝑚 au


nœud 1 qui est moins de 1mm ce qui explique que notre dossier avec le chargement de p=150N
va pouvoir résister à la sollicitation.

*Efforts maxi et mini dans le dossier

III.3. Simulation

Dans la pratique du calcul des mécanismes, les produits avant la mise à disposition des
utilisateurs, doivent être testés. L’expérimentation a longtemps été utilisée pour tester les
mécanismes. Ces méthodes de test s’avèrent très coûteuses, puisque destructrices. Le
développement de l’informatique a favorisé l’évolution de la simulation numérique qui a
remplacé, peu à peu, l’expérimentation.

L’étape préliminaire à la simulation est la représentation en 3 dimensions du mécanisme


complet tel qu’il sera construit dans la réalité. Nous avons choisi le logiciel SOLIDWORKS
pour accomplir cette tâche. Nous présenterons le dessin d’ensemble et quelques détails de
conception.

Nous ferons ensuite la simulation sur SolidWorks simulation pour vérifier par un
contrôle de conception le critère de Von Mises pour tout le mécanisme.

BUREAU D’ETUDE CM 64
5

III.3.1. Représentation en 3D

Le résultat du dimensionnement que nous avons effectué est présenté sur la figure ci-
dessous :

Fig. III.12 : Modèle 3 D du Produit

BUREAU D’ETUDE CM 65
6

III.3.2. Simulation sur SolidWorks simulation

1er sous-système : Table

Fig. III.13 : Modèle maillé de la table

BUREAU D’ETUDE CM 66
7

Résultats de l’étude sur SolidWorks simulation

BUREAU D’ETUDE CM 67
8

Conclusion : comme nous pouvons le constater, notre table subit une légère
déformation suite aux chargements appliqués. Donc les résultats obtenus sur ce sous-
système sont satisfaisants.

BUREAU D’ETUDE CM 68
9

CHAPITRE IV : ETUDE FINANCIERE

Dans cette partie, nous sommes appelés à évaluer le coût des investissements nécessaire
pour la réalisation de ce projet. Il est question dans cette partie de déterminer la somme à investir
dans le projet.

IV.1. Evaluation du coût du matériel en FCFA

N DESIGNATION CU QTE CT
° 1 Planche 2200*400*30 6 000 01
6 000
En Bossée
2 Éléments / 20 3 000
d’assemblage et de fixation

3 Profilés 25x12x4000 22 906 01


8 000
En Alliage d’aluminium

4 Verni et diluant 7 000 01 7 000

5 Pinceau 500 02 1 000

6 Polyéthylène 198 02 396

7 Tube rectangulaire creux en 22 906 02 45 812


Aluminium(25*12*)
8 Semelle en caoutchouc 500 02 1 000

Total 64 208
Tab. IV.1 : Evaluation du coût du matériel

BUREAU D’ETUDE CM 69
0

IV.2. Evaluation du coût de réalisation

L’Equipe compte:

 01 chef de projet ;
 01 designer ;
 0 2 assistants projet ;
 02 techniciens.

Le coût de réalisation Creal est la somme des honoraires de toutes les parties prenantes
du projet.

Ressources Nombres d’heures Coût horaire Total


(FCFA) (FCFA)

01 Chef Projet 32 5 000 160 000


01 Designer 08 4 000 32 000
02 Assistants projet 64 3 000 192 000
02 Techniciens 08 1 000 8 000
TOTAL (FCFA) 392 000

Tab. IV.2 : Evaluation du coût de réalisation

BUREAU D’ETUDE CM 70
1

IV.3. Autres coûts

Le coût des imprévus : Cimp est estimé à 5% de l’investissement initial.

Le coût de transport sera fixé à 2000 FCFA et le coût du temps d’utilisation du local
pour la réalisation de la pièce : Ctu = 10 000 FCFA

IV.4. Calcul de l’investissement initial du projet

L’investissement initial est la somme des coûts de réalisation, des matériels, des
imprévus, et de transport.

Io = Créal + Cmat + Cimp+ Ctrans + Ctu

Soit Io = 392 000 + 64 208 + 0.05*Io + 2000 + 10 000

D’où : Io = 492 851 FCFA

Conclusion : L’investissement initial pour la réalisation de ce projet est estimé à

Io =492 851 FCFA

IV.5. Evaluation du prix unitaire

Soit P.U : Le prix unitaire

P.U = Cmat + charge salariale des techniciens + Cimp+ Ctrans

= 98 851 FCFA

P.U = 98 851 FCFA

BUREAU D’ETUDE CM 71
2

Afin de satisfaire la contrainte sur le prix telle que fixée dans notre cahier de charge
fonctionnelle à 40 000 FCFA, nous optons pour une production en grande échelle.

Conclusion : le prix de revient est de 40 000 FCFA.

IV.6. Estimation de la durée de réalisation prévisionnelle

Contexte académique : L’étude de notre projet s’est étalée en un mois soit 04 semaines,
nous avons eu droit à 02 séances par semaine d’une durée de 04 h par séance. De ce fait, nous
estimons la durée d’étude à 4*2*4 soit 32 heures.

Contexte professionnel : Compte tenu du fait qu’on aura besoin de 32 h pour l’étude
du projet soit 32/8= 4 jours en supposant qu’on travaille 08 h/j.

Durée de réalisation = durée d’étude + durée d’achat matériel +durée de fabrication

=4+1+1

Durée de réalisation = 06 jours

Ce dernier chapitre du projet nous a permis de faire une étude de réalisation du projet
plus précisément, la mise en œuvre en passant par L’estimation de la quantité de matière
d’œuvre et ressources matérielles ; l’estimation du temps de réalisation du projet ; l’estimation
des ressources humaines ; l’estimation des ressources financières et l’étude financière du projet.
En conclusion, la durée de réalisation prévisionnelle a été estimée à 06 jours avec un budget
initial de 492 851 FCFA.

IV.7. Etude de la rentabilité

Dans cette partie, nous déterminerons pour commencer le seuil de rentabilité c'est-à-
dire la période qui correspond à un retour sur investissement, ensuite la valeur actuelle nette de
notre entreprise sur une période de cinq ans ; enfin le taux de rentabilité de notre entreprise

IV.7.1. Seuil de rentabilité

Il est calculé en faisant le rapport entre le financement initial et la différence du prix de


vente et le prix réel du produit comme le montre la formule ci-dessous.

BUREAU D’ETUDE CM 72
3

I0 492 851
SR  AN : SR= = 50
CP  CR 50000−40000

Avec :

I0 : le financement initial

CP : le prix de vente

Cr : le prix de revient

Il ressort de ce calcul que le retour sur investissement aura lieu lorsque nous aurons
écoulé 50 produits.

BUREAU D’ETUDE CM 73
4

CONCLUSION GENERALE ET PERSPECTIVES

Ayant atteint le point d’achèvement de l’étude de ce projet de Bureau


d’Etude fait au sein de notre l’établissement, il était question pour nous dans un
premier temps de faire une brève et succincte présentation du cadre de travail et la
définition de la problématique, dans un deuxième temps, lister les systèmes déjà
existant, en précisant les indicatifs de performance de chaque variante, sur la
base desquels le choix de la variante du système a été effectué , dans un
troisième temps, la définition de la méthodologie de conception et de
dimensionnement ceci permettant de lister les fonctions de service et de
contraintes du projet et enfin une méthodologie pour le choix ou le
dimensionnement de certains de ces éléments. Dans un quatrième temps, le
dimensionnement proprement dit et la présentation des résultats et enfin une
vérification de la stabilité du système, pour tout couronner, une étude de réalisation
a été menée, à savoir, la m i s e en œuvre du projet et l’étude financière du projet
qui en effet, s’estime à un coût d’une hauteur de 𝟒𝟗𝟐 𝟖𝟓𝟏 FCFA et dont la durée
prévisionnelle du projet s’étale sur 06 jours allant de la commande a la livraison du
système.
Comme perspectives :

 Le Cameroun dans sa politique de développement, nous a donné l’idée


de mettre sur pied une startup spécialisée dans la conception, la fabrication, et
l’entretien des Tables Bancs Pliables, avec comme potentiels clients les
ménages, les restaurants, les bars etc….

 Du point de vue managérial, la méthode des 5S est vivement


recommandée à l’entreprise dans l’optique de lui permettre de faire des économies
de temps et une meilleure organisation du travail lors de la préparation des travaux
et par ricochet engranger des bénéfices supplémentaires.

BUREAU D’ETUDE CM 74
5

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1] ARNAUD DEPLACE, FABRICE GATUINGT, FREDERIC RAGUENEAU,


Mécanique des structures résistance des matériaux, Dunod Paris 2008.

[2] CHRISTOPHE THIBIERGE, Analyse financière, 5𝑒 EDITION VUIBERT,


Septembre 2014.

[3] SABOURIN FRANCIS, SALLE EMMANUELLE, Calculs des structures par


éléments finis, INSA de Lyon, 2001.

[4] JEAN. GOULET, JEAN-PIERRE BOUTIN, Aide-mémoire de résistance des


matériaux.

[5] D. SPENLE, R. GOURHANT, Guide de calcul mécanique, HACHETTE


LIVRE, Paris 1998, 257 p.

[6] LENORMAND G ET TINEL J, Memento de dessin industriel, Tome 2,


FOUCHER- 1973.

DOCUMENTATION CONSULTE NON PUBLIEE

[7] Dr MOUSSA S, Cours de calcul de structure, 2014-2015 (non publié).

[8] Pr Robert NZENGWA, Cours de plaques et coques, 2014-2015 (non publié).

[9] NGAYIHI ABBE Claude, Cours de Théorie des mécanismes, 2013-2014 (non
publié).

WEBOGRAPHIES

[Link] Consulté le 10 mars 2016

[Link] Consulté
le 15 mars 2016

[Link]
[Link]/content/article/17/284/full/#.Vx3Kf_nhDIU Consulté le 01 avril 2016

BUREAU D’ETUDE CM 75
6

ANNEXES

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7

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BUREAU D’ETUDE CM 78
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