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Procédure Civile

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Procédure civile

Article premier CPC : le juge doit soulever d’office les caractères du requérant :

- Capacité
o Majorité
- Qualité à agir
- Intérêt à agir

➔ Le juge doit prononcer une fin de non-recevoir si une de ces conditions n’est pas remplie
o Il doit demander à la partie demanderesse de régulariser cette situation dans les plus
brefs délais.
o L’affaire n’a pas encore autorité de la chose jugée
➔ Si le tribunal prononce une décision de rejet, alors cette décision peut être notifiée dans un
délai de 30 ans.
o Après notification, la partie adverse a 30 jours pour faire appel
o Après l’écoulement des 30 jours, le jugement de rejet devient définitif et a alors la force
de la chose jugée.
▪ Cette décision ne peut plus être réintroduite devant une juridiction

Introduction générale

Rappel historique procédure civile Maroc

La procédure civile est passée par plusieurs étapes :

- Déjà à l’époque du protectorat le premier texte fut celui du Dahir du 12 août 1913 sur la
procédure civile, qui a connu quelques réformes et modifications.
o Le 12 août 1913 est une date très importante en droit marocain : la plus grande partie
des dahirs ont été adoptées à cette date.
▪ Voir Bulletin officiel n° 46
- Loi de 1965 portant sur « l’arabisation, la marocanisation et l’unification »
o Avant cette date, sur la partie du Maroc contrôlée par la France était constituée de
magistrats français qui rendaient des décisions en langue française.
o Après cette date la justice est rendue par des magistrats marocains mais les magistrats
français sont restés en tant que conseillers techniques.
- Grande réforme adoptée Dahir 1974 qui constitue toujours « CPC »
o Ce dahir est publié au Bulletin officiel du 30 septembre 1974

Il y eu quelques petites modifications introduites :

- Loi 2011
- Loi 2019
- Loi 2021

➔ Les principes directeurs de la procédure civile sont toujours ceux établis par le dahir de 1974.
➔ Le projet de loi 02-23 portant CPC en discussion ne va pas révolutionner le droit applicable. Il
n’institue pas des principes nouveaux en matière de procédure civile. Il s’agit d’une réécriture
de l’actuelle dahir de 1974 avec une insistance sur la notification.
Dans le cadre de ce cours, on s’intéressera aux règles suivantes :

- Les règles générales (Art 1er à Art 10 CPC)


o Rappel des principes généraux :
▪ Le fait pour les justiciables d’adopter une démarche de bonne-foi lorsque l’on
saisit le juge (ex : donner son adresse dans le cadre d’une notification pour que
l’affaire puisse être instruite.)

- La compétence des juridictions


o Distinction entre la compétence d’attribution (relative à la matière) et la compétence
territoriale
o En matière de compétence d’attribution le juge ne peut accepter une requête qui était
destinée à un autre juge. C’est une règle d’ordre public. Il doit relever l’incompétence
matérielle d’office.
o En matière territoriale, il existe plusieurs règles. Il ne s’agit pas d’une règle d’ordre
public mais le défendeur peut soulever l’incompétence territoriale.

- Les règles régissant la procédure devant les tribunaux de première instance


o L’introduction de l’instance
o Les mesures d’instruction
▪ Les actes pris par le juge pour clarifier le dossier (expertise, enquêtes,
constats…)

- Les règles concernant les procédures d’urgence


o Injonction de payer : porte sur un titre exécutoire
o Les ordonnances sur requête
o Les constats

- Les procédures spéciales


o Les actions possessoires : détenteur d’un bien mais sur la base de la possession et non
pas d’un titre foncier, l’action possessoire peut permettre à la personne prétendant
avoir un droit réel sur un bien de se faire connaître. Et par conséquent de contester
l’action d’un tiers.
o Les offres de paiement et la consignation : situations dans lesquelles une personne
dans le cadre d’une procédure judiciaire propose de payer l’adversaire pour obtenir un
droit de manière définitive.
o La tierce opposition :
o La procédure devant la cour d’appel
o La procédure devant la Cass
Chapitre préliminaire

Le CPC, (Art 1er à 10) a défini les principes directeurs en matière de procédure civile. C’est ainsi qu’il
définit les modalités et les conditions de saisine du tribunal, en précisant que toute personne désirant
saisir le juge est dans l’obligation de prouver sa qualité, son intérêt et sa capacité.

➔ Ces 3 notions ont donné une jurisprudence abondante.


➔ Intérêt d’agir
o La notion d’intérêt d’agir est une condition de recevabilité de l’action qui est liée à la
défense d’un intérêt personnel, un droit subjectif.
o L’intérêt est exigé pour permettre au justiciable de défendre et de protéger ses droits
substantiels (droits subjectifs).
o Selon la JP, l’intérêt doit être direct et certain.
▪ En ce sens, ne peuvent être acceptées que les actions qui portent sur des
intérêts nés et actuels. En effet, le juge ne pourra pas trancher des intérêts
éventuels.
▪ Mais les justiciables peuvent saisir le juge afin de prévenir un évènement fort
probable dans le cadre d’une action préventive.
o L’intérêt est imposé aux justiciables pour éviter l’encombrement des juridictions et les
procès inutiles
o L’intérêt doit être actuel et certain

➔ Qualité pour agir


o En exigeant, la qualité pour agir, le législateur évite que des personnes étrangères
s’autoproclament défenseurs des intérêts d’autrui. Cela évite aussi les interventions
intempestives et éviter l’encombrement des tribunaux.
▪ Chaque personne a le monopole pour défendre ses propres intérêts.
➔ Capacité
➔ Les notions de qualité et d’intérêt sont assez proches si bien qu’on a parfois du mal à les
différencier

Art 2 CPC précise aussi que lorsqu’un juge est saisi d’une affaire, il est dans l’obligation d’y répondre.
S’il ne répond pas aux prétentions des parties ou à toute demande en justice il commet un déni de
justice.

Art 3 CPC précise par ailleurs que le juge doit statuer dans la limite de la demande des parties. S’il ne
respecte pas cette règle cela entrainera la cassation.

Art 4 CPC pose aussi comme règle fondamentale l’obligation pour les parties d’exercer leurs droits
devant le tribunal en respectant le principe de la bonne-foi.

➔ Il faut d’abord respecter les droits de la défense

Rejet de la demande : le tribunal de première instance juge l’affaire sur le fond mais il nie le droit du
demandeur.

➔ Possibilité de faire appel


o Double degré de juridiction

Fin de non-recevoir : le juge ne prend même pas la peine de s’intéresser au fond de l’affaire. Par
exemple

➔ C’est pour désencombrer les tribunaux que cette possibilité existe


Quelques aspects jurisprudentiels concernant l’intérêt et la qualité

L’existence de la qualité et de l’intérêt à l’occasion d’un procès civil est d’ordre public. En ce sens qu’elle
peut être invoqué par les parties à tout moment du procès et même, pour la première fois, devant la
Cass, qui va casser l’arrêt de la cour d’appel et va renvoyer l’affaire devant une nouvelle cour d’appel.

La Cass a jugé que « le défaut de qualité a été soulevé devant le juge du fond, qui aurait dû s’en prévaloir
suite au moyen soulevé par le défendeur qui précise qu’il n’est qu’un simple mandataire et non pas le
propriétaire du bien objet de la perfection de la vente. »

o Le bénéficiaire d’une promesse de vente a saisi le tribunal pour faire constater la


perfection de la vente d’un bien contre le mandataire du vendeur.
o Au lieu de citer le propriétaire du bien c’est le mandataire qui a été cité. Mais celui-ci
n’a pas la qualité pour être saisi d’une telle demande devant le juge civil.
▪ Le juge ne s’est pas prévalu de ce moyen de défense, alors qu’il était dans
l’obligation de s’en prévaloir et que le défendeur l’a soulevé.

L’action en nullité de la vente par un tiers, selon la JP, doit être dirigée contre les deux parties, l’acheteur
et le vendeur, sous peine de fin de non-recevoir.

o Aspect de qualité et d’intérêt

Selon la JP, le bénéficiaire d’une pré notation a la qualité et l’intérêt de demander au tribunal la
radiation d’une saisie conservatoire inscrite avant le pré notation sur le titre foncier en déposant dans
la caisse du tribunal la somme objet de la saisie conservatoire.

o Saisie conservatoire : porte sur un droit personnel (ex : créance)


o Prénotation : porte sur un droit réel

En matière de qualité, la JP considère que les héritiers ne peuvent se prévaloir de l’analphabétisme du


de cujus pour demander la nullité d’un contrat de vente. Etant un moyen de défense personnelle, il ne
peut être invoqué que par l’intéressé.

La capacité

Le décès de l’une des parties durant le procès

On va s’intéresser au changement de capacité d’une des parties au procès au cours de l’instance. Une
personne de son vivant décède au cours de l’instance. Que doit faire le tribunal à cet égard ?

La capacité juridique disparait avec la mort de la personne, si une personne entame une action en
justice et décède en cours de l’instance, ce sont les héritiers qui vont poursuivre l’action. Mais encore
faut-il que le tribunal les invite en tant que tel pour qu’ils puissent reprendre l’action en leur nom
propre.

Il arrive que la personne présente dans une procédure décède ou soit en face d’un changement
concernant sa capacité juridique. Quelles sont les conséquences d’une telle situation sur l’instance en
cours ?

Le CPC (art 115) détermine les conditions de la poursuite de l’instance. Selon cet article les évènements
en question sont les suivants :

- Le décès d’une partie / Le changement de sa situation en matière de capacité juridique


o Ex : Mineur devient majeur, son représentant légal va disparaitre du procès
- L’affaire en question ne soit pas encore instruite définitivement
o Le juge qui instruit le dossier va prendre une ordonnance de renvoi : à partir de ce
moment les parties ne peuvent plus de rajouter une pièce au dossier (sauf cas
exceptionnel, la réouverture des débats et possible).

La Cass a considéré dans un arrêt que « attendu que l’action en justice, selon l’art 1er CPC, n’est
recevable que de la part d’une personne vivante et capable ;
Attendu que le pourvoi a été formulé par une personne inexistante, il est donc irrecevable »

Par ailleurs, si durant le procès le mineur atteint sa majorité ou si l’interdiction de l’incapable est levée,
le procès ne peut être poursuivi, ou bien le recours (appel ou cassation) présenté par le représentant
du mineur ou de l’incapable. C’est à l’intéressé de faire le nécessaire.

➔ Le tribunal va avertir le nouveau majeur / capable pour qu’il prenne en charge en lui-même le
procès en son nom personnel.

Dans un cas d’espèce, une mère a présenté devant le tribunal une demande de pension alimentaire au
nom de sa fille majeure. A ce propos, le tribunal précise que « si la fille est majeure, la mère ne peut
pas présenter une demande en justice, en son nom portant sur une pension alimentaire à l’encontre
du père, et sans qu’elle présente un pouvoir spécial.
L’intervention de la fille à l’instance d’appel ne permet pas de régulariser l’instance qui était viciée dès
le départ. »

Le même raisonnement a été retenu par les tribunaux dans le cadre d’une action en justice introduite
par une société mais qui a été dissoute en cours d’instance.

➔ Reprise possible par un mandataire de justice.

Dans le même sens, les tribunaux considèrent que la demande de la réparation d’un préjudice corporel
provoqué par un accident de circulation est un droit personnel propre à la victime et qui n’est pas
transmissible par héritage. Par conséquent, les héritiers ne peuvent demander réparation que si la
demande a été introduite par la victime avant son décès.

La compétence des juridictions

On vise principalement l’incompétence, matérielle et territoriale.

En matière de compétence, les juridictions de première instance (le tribunal de première instance et le
tribunal de proximité), le taux de compétence est déterminé par le montant de l’affaire tel qu’il résulte
des dernières conclusions des parties, sans prendre en considération les frais de justice (CPC).

➔ Selon les dispositions du CPC, le TPI tranche les affaires en dernier ressort pour toutes les
demandes inférieures à 20.000 dh. Au-delà de cette valeur, il le fait en premier ressort et à
charge d’appel.
➔ Lorsque la valeur de l’affaire est indéterminée, le TPI tranchera le litige à charge d’appel.
o Divorce, statut des personnes etc…
➔ Lorsque la demande est présentée par plusieurs demandeurs, ou si elle est dirigée contre
plusieurs défendeurs, et ce en vertu d’un titre commun (contrat, obligation) il est jugé en
dernier ressort quand la part de chacun ne dépasse pas le taux du dernier ressort (20.000 dh).
o Si la part de l’un d’entre eux dépasse ce taux le tribunal tranchera à charge d’appel
Les exceptions de procédure (incluant les exceptions d’incompétence)

On entend par exception de procédure les règles suivantes :

- La litispendance : on parle de litispendance lorsque le litige est porté simultanément devant 2


juridictions différentes et de même degré.
o Sanction : fin de non-recevoir
- La connexité : il s’agit d’un lien entre 2 affaires qui sont portées devant 2 juridictions différentes
et qui pour des raisons de bonne justice doivent être tranchées par un seul tribunal.
- Les fins de non-recevoir : il s’agit du défaut de droit d’agir, de la prescription, de la forclusion et
de la chose jugée

En matière d’exceptions d’incompétence, le CPC fait la distinction entre l’incompétence matérielle et


l’incompétence territoriale. Il précise en outre dans son article 16 que ces exceptions d’incompétences
doivent être soulevées avant toute exception ou moyen de défense au fond.

➔ Ces exceptions d’incompétence ne peuvent pas être soulevées pour la première fois devant la
cour d’appel
o Sauf lorsqu’il s’agit d’un jugement par défaut.
➔ La partie qui soulève l’incompétence doit indiquer la juridiction compétente
➔ Le juge peut soulever l’incompétence matérielle
o Ce n’est pas une règle d’ordre public que l’on peut soulever pour la première fois
devant la Cass (Art 17 CPC)

En matière de compétence territoriale, la règle selon le CPC est que le tribunal territorialement
compétent est celui du domicile réel ou élu du défendeur (art 27 CPC).

➔ Domicile élu : domicile choisi chez la personne autre que son domicile réel (adresse de l’avocat)
➔ En l’absence de domicile, réel ou élu, on prend en considération la résidence de la personne.
➔ En l’absence de domicile ou de résidence au Maroc, le tribunal compétent est celui du
demandeur.

Lorsque l’on est en face de plusieurs défendeurs, le demandeur a la possibilité de choisir le tribunal du
lieu de domicile de l’un des défendeurs.

L’incompétence territoriale n’est pas une règle d’ordre public.

➔ Cette exception d’incompétence ne pourra pas être soulevé pour la première fois devant la
Cour de cassation
➔ Il faudra soulever cette règle avant toute exception ou moyen de défense au fond
➔ Il faudra également indiquer le tribunal territorialement compétent lors de la demande

Précisant que l’article 28 CPC a posé quelques exceptions à cette règle de l’article 27 CPC.

La procédure devant le tribunal de première instance :

L’article 31 CPC précise que le tribunal est saisi par une requête signée du demandeur ou de son
mandataire, ou bien par une déclaration au greffe (concerne les procédures orales).

➔ Le greffier établit un procès-verbal qu’il fera signer au demandeur.


➔ Une fois la requête enregistrée elle sera envoyée au Président du tribunal qui désignera le juge
compétent.
o Le Président qui distribue les affaires soit à un juge rapporteur (en cas de formation
collégiale) soit à un juge unique
L’article CPC dispose que la requête doit contenir obligatoirement certaines mentions :

- La requête doit contenir une énonciation sommaire des faits de l’affaire

Les mesures d’instruction : procédés qui permettent au tribunal d’y voir clair sur l’affaire. [A travailler
à la maison]

➔ « Dispositions communes CPC »


➔ Avant de trancher le litige le juge peut avoir besoin de l’avis d’un expert

Le CPC a consacré une série de règles aux mesures d’instruction et ce dans le cadre des articles 55 et
suivants CPC. Parmi ces mesures d’instruction, on peut citer :

- Les expertises
o L’expert n’a pas le droit de répondre à des questions autres que techniques.
o Par ailleurs, le tribunal désignera la partie qui doit consigner la somme qui sera alloué
à l’expert.
o Le tribunal fixe à l’expert un délai pour remettre son rapport écrit lequel sera notifié
aux parties par le greffe du tribunal afin de présenter leurs conclusions.
o Par ailleurs, selon l’article 63 CPC et sous peine de nullité, l’expert doit convoquer les
parties et leur mandataire pour assister à l’expertise.
▪ Les tribunaux annulent souvent le rapport d’expertise qui ne respectent pas
ses consignes
o S’il arrive que le tribunal, ne trouve pas de réponses au problème soulevé, il pourra
désigner un collège d’experts (« expertise tripartite »).
▪ Ces experts établiront un seul et unique rapport mais chacun est libre d’y
consigner ses propres conclusions
- Les visites des lieux
o Ne concernent que peu d’affaire
- Les enquêtes
o Ne concernent que peu d’affaire (droit de la famille ; droit social)
➔ Ces 3 mesures d’instruction ne sont pas obligatoires, le juge peut toujours décider de trancher
l’affaire selon sa propre conviction
➔ Selon l’article 55 CPC, le juge peut, soit d’office soit à la demande des parties, ordonner par un
jugement avant dire droit toute mesure d’instruction utile.
o Selon les règles du CPC, ce jugement avant dire droit n’est pas susceptible d’appel sur
le champ.

La vérification des écritures : porte souvent sur la signature.

Les ordonnances sur requête : Le CPC précise que les Présidents des tribunaux de première instance
sont les seuls compétents pour statuer sur les requêtes visant à ordonner des constats, des sommations
ou bien toute autre mesure d’urgence. Et ce en quelque matière que ce soit.

➔ Le Président tranche la demande en dehors de la présence des parties et sans l’assistance du


greffier.
o Si le Président rejette la demande : la partie à la possibilité de faire appel (devant la
cour d’appel)
▪ Impossibilité de faire appel en matière de constat et de sommation
➔ En matière de référé, selon l’article 149 CPC, le Président du tribunal convoquera les parties et
en cas de rejet de la demande, les parties ont la possibilité de faire appel.
o Le Président ne tranchera pas le fond et se limitera à ne trancher l’affaire que
provisoirement.
▪ Il a aussi la possibilité d’ordonner l’exécution provisoire

Les incidents

L’intervention

➔ L’intervention volontaire : un tiers au litige peut se porter partie au procès de sa propre


initiative
➔ L’intervention forcée : un tiers au litige est appelé par une partie au procès (généralement le
défendeur)
o Ex : assurance appelée en garantie par le défendeur

Le désistement

➔ Pour une raison, le demandeur a renoncé à aller jusqu’au bout de la procédure


o Rédaction d’un protocole d’accord dans lequel les parties se sont mis d’accord pour
mettre fin au procès.
o Abandon par le demandeur de sa participation au litige
▪ Mais le juge n’est pas obligé de mettre fin au procès si le défendeur décide
d’aller jusqu’au bout de la procédure.

Certaines procédures spéciales :

- L’injonction de payer
o Toute personne disposant d’un titre exécutoire peut passer directement par le
Président du tribunal pour obtenir une injonction de payer
▪ Titre exécutoire : lettre de change, jugement définitif, acte notarié
- Le référé
o Il est envisagé dans une situation d’urgence
▪ Ex : pour conserver les preuves s’il apparaît qu’elles peuvent disparaitre
o Le Président du tribunal de première instance est saisi mais pas sur le fond
▪ Il ne fait qu’effleurer l’affaire
o Ex : une personne titulaire d’un titre foncier voit une personne s’installer sans droit ni
titre. Selon les règles du droit marocain, le seul et unique propriétaire et celui inscrit
sur le titre foncier. Le droit lui permet de saisir le juge des référés.
▪ Valeur probatoire des inscriptions sur le titre foncier

Les modalités de convocation en matière judiciaire (Art 37, 38, 39 CPC)

Le CPC a consacré, dans le cadre ces articles 37 à 39 CPP, les modalités admises juridiquement pour
que les notifications produisent leur effet juridique.

Selon l’article 37 CPC, la convocation devant le tribunal est transmise selon les modalités suivantes :

- Par l’un des agents du greffe


- La convocation par huissier de justice
- La notification par la poste (LRAR)
- La convocation par voie administrative

S’agit-il d’un classement hiérarchique ? On considère qu’il n’y a pas d’obligations à respecter la
hiérarchie de ces modalités de convocation.
Par ailleurs, lorsque l’huissier de justice n’a pas pu toucher la personne à l’adresse indiquée il le
mentionnera sur le certificat de notification. Et le tribunal procédera à une deuxième notification par
la voie postale.

Après l’écoulement d’un délai de 10 jours après réception de l’accusé de réception, le CPC considère
que la notification est valable. Mais le plus souvent, le tribunal accorde des délais avant de déclarer la
notification valable.

Lorsque le défendeur réside à l’étranger, le CPC prévoit plusieurs modalités de convocation :

- Par la voie diplomatique


- Par la voie postale (LRAR)
➔ Tous cela sous réserve de l’existence, ou non, des conventions bilatérales (ou multilatérales).

Selon l’article 38 CPC, la convocation devant le tribunal est valable lorsqu’elle est remise :

- A la personne même
- A domicile
- Au lieu du travail (ou bien dans tout lieu où la personne peut se trouver)
- Au domicile élu

Lorsque la notification n’a pas été faite, l’agent en question (huissier, agent de l’administration) affichera
un avis dans un endroit apparent dans le lieu de notification, le greffe va adresser dans les meilleurs
délais une convocation par LRAR.

➔ Lorsqu’aucune possibilité ne permet de toucher la personne, le tribunal nommera un


curateur (agent du greffe)

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